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Le Discours mystique entre Moyen Âge et première modernité. Tome I – La question du langage. Dir. Marie-Christine Gomez-Géraud et Jean-René Valette
Posted: 15 Mar 2019 - 12:38

Paris, Honoré Champion, collection "Mystica", 2019. ISBN 9782745349644. 578 p. 85 Euros.

 

Présentation de l'éditeur :

La pensée commune peut bien associer mystique et silence, discours mystique et ineffable, il est difficile, après La Fable mystique de Michel de Certeau, de s’interroger sur ces questions sans chercher à articuler mystique et langage. C’est l’objet de ce volume, fondé sur un pari hermé­neutique qui déplace la borne temporelle situant l’avènement de la mystique aux XVIe-XVIIe siècles, et met en confrontation Moyen Âge  et première modernité.

Il adopte une démarche pragmatique qui privilégie une réflexion sur les langues et leur aptitude à favoriser les mécanismes d’une littérature mystique, tout en s’interrogeant sur les modalités du langage où s’exprime le discours mystique (modalité du silence, codes et langue poétiques, fable). Une série d’études en miroir clôt l’ensemble : s’y voient associés, d’une manière aussi audacieuse que fructueuse, des grands noms de la littérature mystique : Maître Eckhart et Jean de la Croix, Bonaventure et François de Sales, Bernard de Clairvaux et Calvin.

                             

Le présent volume est le fruit d’une collaboration au long cours entre médiévistes et modernistes – littéraires, historiens ou philosophes – ayant pour objet le discours mystique, et le premier d’une série de quatre : langage, sujet, Révélation, institution.

Marie-Christine Gomez-Géraud est professeur émérite de littérature française du XVIe siècle à l’université de Paris-Nanterre, spécialiste de la littérature de pèlerinage et de la Bible de Castellion.

Jean-René Valette est professeur de littérature médiévale à l’université de Paris-Sorbonne, spécialiste des liens entre littérature des XIIe-XIIIe siècles et histoire des idées.

Introduction de M.-C. Gomez-Géraud et J.-R. Valette.

Contributions de J. Canavaggio, J.-L. Chrétien, B. Darbord, I. Fabre, V. Ferrer, I. Garnier, C. Giraud, P. Gire, M.-P. Halary, P. Henriet, A. Mantero, H. Michon, F. Laurent, M. Mauriège, O. Millet, B. Petey-Girard, J. Rieu, J. R. Robbe, L. Solignac, J.-Y. Tilliette, F. Trémolières, J.-R. Valette, G. Veysseyre.

Le tome II paraîtra fin octobre 2019.

https://www.honorechampion.com/fr/10926-book-08534964-9782745349644.html

C. Levantal, Louis XIV voyageur
Posted: 15 Mar 2019 - 12:34

Paris, CNRS éditions, 2019. ISBN : 978-2-271-11793-9. 480 p. 28,00 €.

PRÉSENTATION

En contradiction avec l’image du personnage sédentaire que l’on garde trop souvent de lui, d’un souverain n’ayant pas ou presque pas quitté ses trois résidences successives (Paris, Saint-Germain et Versailles), Louis XIV fut un roi voyageur au cours de la plus grande partie de son règne.

Suivant le Roi-Soleil jour après jour, lieu après lieu, dès sa première jeunesse et pendant plus d’un demi-siècle, Christophe Levantal montre qu’il se déplaça presque chaque année, parcourant non seulement la France mais aussi plusieurs pays étrangers. Voyageur persévérant et même endurant pour des motifs très variés (éducatifs, religieux, familiaux, politiques, diplomatiques, militaires ou d’agrément), il trouvait dans cette activité une façon à la fois différente et complémentaire de régner, de gouverner et de vivre.

Chronologie et périodicité des déplacements, calendrier et horaires, météorologie, caractéristiques géographiques naturelles et artificielles, distances, moyens et vitesses de locomotion, repas, étapes et logements, visites et même accidents : le présent ouvrage propose une présentation et une analyse fouillées, cartes à l’appui, de ces voyages sous tous leurs aspects.

CHRISTOPHE LEVANTAL

Christophe Levantal est un spécialiste de l’histoire des institutions, de la Maison de Bourbon, de la haute noblesse et en particulier de Louis XIV auquel il a déjà consacré plusieurs ouvrages, dont Louis XIV. Chronographie d’un règne (2009) et Louis XIV. Lumières sur le Roi-Soleil (2015).

http://www.cnrseditions.fr/histoire/7812-louis-xiv-voyageur.html

 

Elodie Bénard, Les vies d'écrivains (1550-1750) : Contribution à une archéologie du genre biographique
Posted: 15 Mar 2019 - 12:27

Genève, Droz, coll. Travaux du Grand Siècle, 2019. ISBN 978-2-600-25895-1. 440 p. 39€. Disponible en pdf.

Entre la Vie de Ronsard, dont la première version parut en 1586, et l’Éloge de Molière dû à Chamfort en 1769, se développe un genre qui prend son autonomie par rapport à la tradition des Vies d’hommes illustres issue de l’Antiquité : la Vie d’écrivain. Élodie Bénard distingue trois périodes dans l’évolution du genre : la période rhétorique – lorsque le genre était lié à la tradition de l’éloge –, la période mondaine – où la Vie d’écrivain se détache de celle d’homme de lettres –, et la période historique, avec son nouvel impératif de véridicité combiné au goût croissant pour l’anecdote et le secret – les anecdotes prétendant révéler les secrets.

Le présent ouvrage offre ainsi une étude puissante et neuve des caractéristiques des Vies d’écrivains et de leur évolution du XVIe au XVIIIe siècle, en même temps qu’une réflexion approfondie sur la façon dont s’est constituée l’histoire littéraire au moment où elle a commencé à prendre conscience d’elle-même.

 
Paola Vismara, L’Église et l’argent à l’époque moderne
Posted: 11 Mar 2019 - 13:43
Frédéric Meyer, Présentation; Stefano Simiz, Traduction. Lyon, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, coll. Chrétiens et Sociétés Documents et Mémoires N°34, 2019. ISBN : 979-10-91592-19-2. 213 p. 20 €.
 

Cet ouvrage est la traduction de Questioni di interesse. La Chiesa e il denaro in età moderna, Milano, B. Mondadori « Campus », 2009.

 

Au cours de son histoire deux fois millénaire, l’Église a dû rendre des comptes sur l’économie, les usages de l’argent et toutes les problématiques qui leur sont associées. Les théologiens et d’illustres penseurs s’en sont chargés. Mais, au fond, il s’agit d’une question qui intéresse tout un chacun. C’est donc une question qui interpelle les consciences et en même temps, si on l’examine dans son environnement religieux, elle ne peut être séparée d’autres éléments auxquels elle est inextricablement liée : l’économie, la politique, le droit … 

L’ouvrage se concentre sur la période moderne, qui a hérité du Moyen Âge quelques importantes incitations, provenant en particulier du monde franciscain et, pour certains, déjà du monde monastique. Dans l’Italie de la fin du Moyen Âge naissent les assurances et les banques modernes ; les Flandres et d’autres aires européennes connaissent également un impressionnant développement. Ces nouveautés sont rendues possibles par les grandes mutations du temps, à commencer par la découverte du Nouveau monde et ses incidences sur le plan économique. Il est alors indispensable de repenser, de rénover et de proposer des réflexions inédites, en mesure de répondre à la mutation et aux enjeux en cours.

L’objet central du livre est le prêt à intérêt. Ce n’est qu’avec le temps qu’on distingue l’usure du prêt à intérêt légitime et non condamnable. C’est une affaire d’importance. En elle se reflètent les grands confits qui agitent l’intérieur même de l’Église, surtout dans la seconde moitié du xviie siècle. Elle représente aussi une grille de lecture très intéressante pour mieux comprendre l’évolution générale de l’Église. Cela concerne tous les membres de la société : les riches qui possèdent un capital à investir ; les marchands qui, même riches, ont besoin d’un capital liquide afin de développer leurs affaires. Cela concerne aussi les pauvres qui ont besoin d’argent pour subvenir à leurs premières nécessités ; cela concerne enfin les petites institutions ecclésiastiques et les personnes aux faibles ressources, qui possèdent néanmoins quelques liquidités et doivent vivre sur le profit généré par celles-ci.

http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/node/5852

 

Melinda Gough, Dancing Queen: Marie de Médicis’ Ballets at the Court of Henri IV
Posted: 5 Mar 2019 - 00:10
University of Toronto Press, 2019. ISBN 978-1487503666. 400 p. $63.75 CDN (disponible en ebook pour le même prix).

Drawing on newly discovered primary sources as well as theories and methodologies derived from literary studies, political history, musicology, dance studies, and women’s and gender studies, Dancing Queen traces how Queen Marie de Médicis’ ballets authorized her incipient political authority through innovative verbal and visual imagery, avant-garde musical developments, and ceremonial arrangements of objects and bodies in space. Making use of women’s “semi-official” status as political agents, Marie’s ballets also manipulated the subtle social and cultural codes of international courtly society in order to more deftly navigate rivalries and alliances both at home and abroad. At times the queen’s productions could challenge Henri IV’s immediate interests, contesting the influence enjoyed by his mistresses or giving space to implied critiques of official foreign policy, for example. Such defenses of Marie’s own position, though, took shape as part of a larger governmental program designed to promote the French consort queen’s political authority not in its own right but as a means of maintaining power for the new Bourbon monarchy in the event of Henri IV’s untimely death.

https://utorontopress.com/ca/dancing-queen-2