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New Publications

Fénelon et Port-Royal
Posted: 4 Sep 2017 - 14:07

Touboul (Patricia), Devillairs (Laurence), Frigo (Alberto), dir. Paris, Classiques Garnier, 2017. ISBN 978-2-406-05824-3. 220 p. 31€.

Le combat de Fénelon contre le jansénisme s’est traduit par un foisonnement d’écrits. Bien des aspects de cette polémique, qui a permis à l’archevêque de Cambrai de préciser sa théologie, son ecclésiologie et sa philosophie, sont à élucider. Cependant, ennemi des jansénistes, Fénelon le serait-il aussi de Port-Royal ?

https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&category_id=122&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=3008&option=com_virtuemart&Itemid=1&utm_source=sendinblue&utm_campaign=Classiques_Garnier__Nouveauts_disponibles_en_librairie&utm_medium=email

L’usage du conte: Contes classiques et réemploi, méthodes d’analyse
Posted: 4 Sep 2017 - 14:04

Patricia Eichel-Lojkine, dir. Presses Universitaires de Rennes, 2017. ISBN : 978-2-7535-5527-3. 324 p. 22€.

Les questions de la réécriture et de l’intertextualité, de l’arrangement et de l’adaptation ne se sont jamais véritablement posées en terme de rapport de force pour les contes, perpétuellement repris, déclinés, modulés. L’activité créatrice actuelle qui se déploie dans toutes les directions autour de contes de toutes origines ravive notre curiosité pour les conditions d’écriture, de réception, de réemploi, de médiation des contes aux temps de Straparola, de Mme d’Aulnoy ou de Rousseau.

http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4437&utm_source=parution-l%C3%A2-usage-du-conte&utm_medium=e-mail&utm_content=notice&utm_campaign=outil-de-diffusion

Source: H-France

Penser l’Amérique, de l’observation à l’inscription
Posted: 31 Aug 2017 - 22:46

Dir. Nathalie Vuillemin, Thomas Wien. Oxford, Voltaire Foundation, 2017. ISBN: 978-0-7294-1198-1. 286 p. 70 £.

S’il est désormais établi que le legs textuel des rencontres coloniales en révèle autant sur les observateurs que sur ce qu’ils observent, le passage de l’acte d’observation à l’acte d’écriture et le devenir des documents produits n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritent. C’est ce que proposent les auteurs des neuf études composant cet ouvrage, qui reviennent aux sources archivistiques du discours colonial: les inscriptions d’expression française sur l’Amérique, entre le milieu du XVIIe siècle et la fin du XVIIIe.

Cette période peut être considérée comme un laboratoire des représentations françaises de l’Amérique, au moment où s’accélère le projet de découverte et de domination politique et symbolique de la Nouvelle-France, puis des Antilles. Dans les contradictions des textes, dans les brèches du récit colonial, se met progressivement en place un système de représentation plus mouvant et évolutif que le savoir dominé par les volontés institutionnelles, normatives, communautaires. Les auteurs analysent ici les contingences et les imprévus de l’expérience américaine des colonisateurs et de l’écriture de l’Amérique dans ses différentes inscriptions: écrits, cartes, gravures. En étudiant les divers accidents liés au déplacement des textes (pertes, formatage, réécriture, réception), les auteurs montrent comment la sphère de la circulation devient lieu de création du savoir.

L’inscription de l’observation consiste à transcrire mais surtout à transformer l’expérience existentielle américaine des observateurs en un événement exemplaire. Elle contribue à constituer une mémoire et un savoir qui prétendent retenir la réalité vécue et la transmettre à des publics différents. Les auteurs de ce volume envisagent ainsi l’inscription comme un phénomène d’intégration. Comment l’Amérique devient-elle partie du monde connu des Européens? Et, réciproquement, comment l’assimilation de l’Amérique redessine-t-elle les contours de la conscience de soi des observateurs européens? Tels sont les enjeux de ce livre, qui renouvelle l’approche du discours colonial sur l’Amérique au XVIIIe siècle.

Céline Candiard, ESCLAVES ET VALETS VEDETTES dans les comédies de la Rome antique et la France d'ancien Régime.
Posted: 31 Aug 2017 - 22:14

Paris, Honoré Champion, coll. Lumière Classique, 2017. ISBN 9782745344786. 518 p. 80€.

Et si les valets de comédie n’avaient rien de commun avec la domesticité française des XVIIe et XVIIIe siècles ? Si Sganarelle et Arlequin n’étaient pas des figures de pauvres ou d’opprimés, ni Figaro le premier signe d’une Révolution en marche ? Cet ouvrage se propose d’étudier à nouveaux frais le valet de comédie en France sous l’Ancien Régime, à la lumière de la convention théâtrale dans laquelle il s’inscrit. Il le confronte pour cela à son principal modèle, l’esclave de comédie romaine, lui aussi régulièrement placé en position de maîtrise dramaturgique et spectaculaire. Il fait ainsi apparaître que ces rôles, plus métathéâtraux que sociaux, donnent avant tout à penser l’activité théâtrale, dans des contextes comparables de vedettariat exacerbé : figures d’acteurs ou de poètes, esclaves et valets comiques donnent à voir le théâtre dans toute sa virtuosité technique, en un geste de mise en valeur et d’autopromotion. Ainsi l’étude de la comédie romaine, qui occupe le premier volet de l’ouvrage, permet d’informer celle de la comédie de l’époque moderne en France, aussi bien celle des troupes françaises que des troupes italiennes qui s’y implantent parfois durablement. Elle offre notamment à la compréhension de ce théâtre un modèle alternatif à celui de l’esthétique classique qui s’impose en France au cours du XVIIe siècle : au lieu d’un théâtre qui se ferait le reflet du monde ou le porteur d’une pensée morale, le valet comique serait le signe d’un théâtre du jeu et de l’effet, travaillé par le double principe de la convention et de la variation, et gouverné par la recherche de la surprise.

Céline Candiard est maître de conférences en études théâtrales à l’Université Lumière Lyon 2, membre de l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans la Modernité (IHRIM, UMR 5317) et membre associé de l’Institut de Recherche en Études Théâtrales (EA 3959). Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Paris et agrégée de lettres classiques, elle s’intéresse en particulier aux rapports du théâtre européen de l’époque moderne (XVIe s.-XVIIIe s.) avec ses modèles dramatiques et théoriques de l’Antiquité.

Mettre en scène(s) L'École des femmes selon les sources historiques
Posted: 7 Aug 2017 - 19:08
Bonjour à tous,
 
j'ai le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du numéro 5 de la revue Arrêt sur scène / Scene Focus, que vous pouvez consulter sur le site de l'IRCL (UMR 5186) de Montpellier : http://www.ircl.cnrs.fr/productions%20electroniques/arret_scene/arret_scene_focus_5_2016.htm
 
Intitulé "Mettre en scène(s) L'École des femmes selon les sources historiques" et dirigé par Mickaël Bouffard, Jean-Noël Laurenti et Bénédicte Louvat-Molozay, il est le fruit d'une entreprise collective de recherche appliquée qui a abouti à la création d'un spectacle, lequel s'est nourri d'un important travail d'investigation préalable en matière de prononciation, d'actio, de placement et déplacements, de musique pour les entractes et de costumes.
Le numéro fait place à des captations audiovisuelles qui complètent les articles scientifiques. 
 
En vous souhaitant un bel été, riche en lectures et en spectacles,
Bien cordialement,
 
Bénédicte Louvat-Molozay