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Roger Chartier, L'Oeuvre, l'Atelier et la Scène - Trois études de mobilité textuelle, Classiques Garnier 2014 (source: Dramatica)
Collectif: Récit et justice (France, Italie, Espagne, XIVe-XIXe siècles), Presses Universitaires de Provence (source: Christophe Regina)
publié aux Presses Universitaires de Provence.
http://ahmuf.hypotheses.org/3316
Table des matières
*Avant-propos* Lucien Faggion et Christophe Regina
*Préface* Antoine Garapon
*Introduction*
La justice et les usages du récit
Laure Verdon, Les usages du récit dans l’archive judiciaire médiévale. Éléments pour une réflexion introductive Lucien Faggion et Christophe Regina, Le droit, la loi et l’écriture de la justice
*Les pratiques politiques du récit judiciaire*
Vincent Challet, La lèse-majesté ou l’impossible récit : le cas d’Aymeric de Roquefort, seigneur de la Pomarède
Cecilia Nubola, L’ennemi politique. Récits de procès et exécutions pour lèse-majesté en Italie à l’époque moderne
Olivier Caporossi, Rodrigo Calderón, Miguel de Molina, Rodrigo de Silva : trois héros pour la littérature judiciaire du Siècle d’Or espagnol
Cristina Setti, Avocats, procureurs, juges : rhétorique et praxis dans le procès pénal vénitien
Mathieu Soula, Les voies de l’exemplarité. Les mises en récit des exécutions publiques à Toulouse au XVIIIe siècle : comparaison des procès-verbaux de mort et du témoignage du chroniqueur toulousain Pierre Barthès
*Du singulier au pluriel : récit de soi, récit des autres en justice*
Michel Nassiet, Le récit de crime rémissible au XVIe siècle
Claudio Povolo, ‘En plein air’. Sur les traces de Giovan Andrea Bertanza (été 1618, dans les environs de Tignale, province de Brescia)
Giovanni Florio, Du fascicule du procès à la création d’un culte : le cas de la Madone des Miracles de Lonigo
Antoine-Marie Graziani, Quelques personnages en quête d’auteur
Alessandro Boarin, Mots de la prison. Trois suppliques du noble Giovanni Battista Velo au Conseil des Dix (1701-1705)
*Le récit, les émotions et la mémoire des corps*
Thierry Pastorello, Entrepreneurs de morale et homosexualité à Paris au XVIIIe siècle
Alfredo Viggiano, Passions déréglées. Race et justice dans la Venise napoléonienne
Agnès Walch, Les récits d’amour dans les factums du XIXe siècle
*Le récit judiciaire et l’espace public*
Jean Bart, Les plaidoyers pédants du procureur Bouchin
Gabriele Vickermann-Ribémont, Du mémoire judiciaire comme relais entre le droit et la fiction littéraire. L’affaire Courbon-Moras et le roman de Mouhy
Laura Talamante, Une héroïne inattendue : le récit édifiant de la Dame Rose-Michel Reynoir
*Conclusion*
Sources et bibliographie
Liste des noms des directeurs et des contributeurs
Index des noms
Charles MAZOUER, Le Théâtre français de l’âge classique. Tome III - L’arrière-saison, Champion, 2014
Charles MAZOUER, Le Théâtre français de l’âge classique. Tome III - L’arrière-saison, Champion, 2014
Présentation de l'éditeur :
Ici s’achève, avec un dernier volume consacré au théâtre de la fin du règne de Louis XIV, l’entreprise engagée il y a quinze années d’écrire une histoire de l’ancien théâtre français, du Moyen Âge à l’aube des Lumières. Le présent ouvrage rend bien compte d’une arrière-saison – surtout si on compare cette période, qui va de la création de la Comédie-Française à la fin du siècle, avec la haute floraison du classicisme des années 1660. C’est que la vie théâtrale est tributaire alors d’un contexte historique, politique et idéologique bien peu favorable. Néanmoins, pour la toute petite partie de la société française qui se passionne pour le théâtre, les propositions de spectacles demeurent, un peu paradoxalement, fort importantes, et méritent une analyse précise. Trois faits marquants ressortent de l’étude, qui la structurent. Le théâtre scolaire, qui échappe aux foudres des rigoristes, prospère chez les jésuites, tandis que Madame de Maintenon, à Saint-Cyr, développe, à leur exemple, un théâtre éducatif – ce qui nous vaudra les deux ultimes chefs-d’œuvre de Racine, Esther et Athalie. Secondement, le plus impressionnant quand on se réfère à l’apogée du classicisme, reste l’entrée en disgrâce du genre tragique, du grand genre, malgré d’honorables dramaturges comme Campistron. Troisièmement, aussi impressionnante à rebours, s’avère la véritable explosion de la production comique, que l’ombre d’un Molière révéré ne semble pas entraver. Les Dancourt, Regnard, Lesage peignent de manière gaie, allègre, voire assez cynique, une société qui, moralement, s’affaisse et se délite. Primauté de la comédie de mœurs. Et il faut ajouter au crédit du genre comique le théâtre franco-italien follement libre et follement drôle qu’inventa la troupe de l’Ancien Théâtre Italien, chassée de Paris en 1697. Finalement, ce sont donc encore les lumières d’un beau couchant!
D. Boillet, M.-M. Fragonard, M. Residori, H. Tropé (dir.), Vies d'écrivains, vies d'artistes - Espagne, France, Italie XVIe-XVIIIe siècles
Présentation de l'éditeur :
D'où naît l’intérêt, qui nous semble aujourd’hui si naturel, pour la biographie des écrivains et des artistes? Quels en sont les enjeux et les finalités, pour promouvoir quelles valeurs, pour contrer quelles résistances? La floraison à la Renaissance desVies consacrées à des figures d’artistes et d’écrivains ne peut que retenir l’attention. Au sein d’un genre traditionnellement réservé aux puissants ou aux saints, prises certes dans la gangue du mythe ou de la légende, recueillant fragments et anecdotes, procédant à coups d’occultations et d’altérations pratiquées de bonne ou de mauvaise foi, les Vies de poètes et d’artistes constituent de fait un efficace instrument de combat dans ce qui donne corps à la vie ordinaire de la création littéraire et artistique. Comment la diffusion de ces Vies contribue-t-elle à la légitimation, voire à l’héroïsation du génie créateur? Telle est l’interrogation qui fonde la dynamique de ce volume dont l’enquête s’inscrit dans le vaste champ géographique et historique que constituent l’Espagne, la France et l’Italie considérées de l’Humanisme aux Lumières, sur trois siècles.
Sommaire :
Matteo Residori, Hélène Tropé – Avant-propos
Dynamiques fondatrices
Johannes Bartuschat – Vie du poète et paratexte : Girolamo Squarciafico, les éditions de Boccace à la Renaissance et les enjeux de la biographie ; Pedro M. Cátedra – Biografía, altrobiografía y reinvindicación autobiográfica ; Gilles Guilhem Couffignal – Jean de Nostredame, Vies de poètes et vie littéraire ; Franco Tomasi – Le vite dei poeti nelle edizioni cinquecentesche tra esegesi e storia della letteratura ; Alessandra Villa – Les trois premières Vies de l'Arioste.
Le projet biographique, ses acteurs et ses publics
Ricardo Saez – La Vie de Garcilaso de la Vega (1498??-1536) dans les Anotaciones de Fernando de Herrera (1580) ; Benedikte Andersson – La Vie de Ronsard par Binet : présences du biographe dans la Vie de son grand homme ; Catherine Magnien-Simonin – Le Sommaire discours sur la vie de Michel, Seigneur de Montaigne (1608) : biographie d'auteur ou bonnes feuilles des Essais ? Ismène Cotensin – La destinée des Vite de G. B. Passeri au xviiie siècle : entre réécriture et plagiat.
Auteur : une identité problématique
Jacobo Sanz Hermida – Una biografía política barroca, la Historia de la Vida del Primer César de Juan Enríquez de Zúñiga ; Julien Gœury – Théodore de Bèze a-t-il eu une vie de poète ? Dinah Ribard – Artisan, poète. Littérature et biographie ; Pablo Jauralde Pou – El ascenso espiritual de Luisa de Carvajal ; Matteo Residori – Vie d'artiste, mélancolie de poète dans la Galleria de la Casa Buonarroti.
Constitution des canons esthétiques et usages de la gloire
Agnès Morini – Vies « Incognite » ; Hélène Tropé – La première biographie de Francisco de Quevedo par Paolo Antonio de Tarsia (1663) ; Florence Ferran – Notoriété et obscurité. Notices biographiques d'artistes dans les Mémoires secrets et le Journal de Paris (XVIIIe siècle) René Démoris – Le comte de Caylus, biographe engagé ; Pierre Musitelli – Vers une histoire littéraire unitaire. Usages de la biographie en Italie au XVIIIe siècle.
Myriam DUFOUR-MAÎTRE, La clémence et la grâce, Étude de Cinna et de Polyeucte de Pierre Corneille, PURH 2014
De quel sublime sommes-nous capables ? Voici peut-être une des questions que Cinna et Polyeucte nous adressent. Plus obscures à nos temps modernes que la légitimation du crime et l’aspiration à la perdition, la clémence et la grâce offrent un mystère auquel Corneille donne toute sa force d’inouï. Non pas modernes mais contemporaines, intempestives, ces deux tragédies nous invitent avec éclat, mais aussi avec une douceur inattendue, à explorer cette « obscure clarté » qui peut propulser chacun à une altitude insoupçonnée, sans le séparer néanmoins de la commune humanité. Douceur et clarté des fins heureuses où les liens humains se trouvent refondés dans Cinna, transcendés dans Polyeucte. Douceur et clarté d’une dramaturgie qui, tout en transportant le spectateur par l’extraordinaire d’une action vraie, lui offre tous les moyens d’apprécier l’art avec lequel elle est représentée, et de s’en divertir.
Myriam Dufour-Maître est maître de conférences à l’université de Rouen et membre du centre de recherches Éditer-interpréter (CEREDI).