Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Artistes et collections royales et princières (France, fin XVe - fin XVIIIe s.)
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 11:12

Journée d’études interdisciplinaire : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/Paris-Saclay - Centre de Recherches du Château de Versailles

Cycle « Artistes et collections royales et princières (France, fin XVe-fin XVIIIe siècle) »

 

Journée d’études I : L’artiste créateur

Château de Versailles, 31 mai 2018

Organisation : Delphine Carrangeot (UVSQ/DYPAC) delphine.carrangeot@uvsq.fr

 

Lorsque François Ier confie à Primatice, envoyé à Rome, la mission de rapporter des moulages d’antiques pour Fontainebleau, le roi de France entend bien enrichir sa collection, encore balbutiante, de sculptures témoignant de son goût pour les choses du passé, mais aussi de son rêve de voir Fontainebleau devenir « une nouvelle Rome », selon le mot complaisant de Vasari. Quand Louis XIV confie à Adam Van der Meulen la réalisation de quatre vues de résidences royales pour le décor de sa chambre à Saint-Germain-en-Laye, l’artiste n’aurait certainement pas imaginé que ses peintures seraient présentées, quelques années plus tard, avec les chefs-d’œuvre des collections versaillaises. Enfin dans les années 1770-1780 le comte d’Angiviller organise pour Louis XVI la commande de vastes compositions peintes ou sculptées sur le thème de l’histoire du royaume, afin de doter le futur museum royal de collections « patriotiques » mises à la disposition des artistes et du public par un souverain éclairé.

En proposant d’explorer le rôle polyvalent des artistes dans la construction, l’organisation et la gestion des collections royales et princières françaises (y compris celles des cardinaux-ministres), cette série de journées d’études a l’ambition d’entamer un travail interdisciplinaire autour de l’histoire sociale et politique des collections à l’époque moderne, de la fin du XVe siècle à la fin de l’Ancien régime.

La place de l’artiste dans les processus complexes qui régissent l’élaboration des collections mérite en effet un questionnement réunissant historiens, historiens de l’art, conservateurs, sociologues de l’art et croisant les champs et objets d’étude. Trois journées y seront consacrées : la première vise à explorer le rôle de l’artiste comme créateur ; la seconde cherchera à comprendre le rôle de l’artiste comme intermédiaire ou médiateur ; la troisième s’interrogera sur l’artiste gestionnaire de l’espace et du contenu des collections royales ou princières.

Nombreuses sont les études qui, depuis un demi-siècle, se sont intéressées aux rapports entre l’art et la société, en particulier à travers le prisme du collectionnisme, dans la lignée des études fondatrices de Francis Haskell et d’Antoine Schnapper. Les questions du statut de l’artiste et du « métier de peintre » ont  connu un important renouvellement (M. Warnke, J.-M. Montias, N. Heinich) grâce à des travaux incluant le rôle des institutions académiques, l’influence du contexte politique et la question fondamentale de la transformation des publics. Le goût des amateurs et collectionneurs (Ch. Guichard), la pratique de la commande, du patronage, du mécénat, le rôle des marchands et des divers intermédiaires dans la mise en place du marché de l’art (G. Glorieux), la naissance des musées (D. Poulot) à partir des collections royales ou particulières sont autant de thématiques qui, elles aussi, ont bénéficié de l’attention d’historiens de l’art, d’historiens et de sociologues de l’art. Dans l’histoire de la production des œuvres collectionnées, l’amont (mécénat, contexte matériel et culturel) et l’aval (réception, sociologie des collectionneurs, des regards, des objets) sont des champs qui ont déjà bénéficié d’un défrichement. Mais force est de constater le très faible nombre d’études (au-delà de rares monographies) qui s’interrogent sur le rôle qu’ont pu jouer les artistes dans la construction ou la transformation des collections royales et princières françaises à l’époque moderne.

À l’occasion de cette première journée d’études autour de « l’artiste créateur », de multiples questions peuvent être posées afin de contribuer à une histoire sociale voire politique du collectionnisme qui s’intéresserait aussi aux producteurs (d’originaux ou de copies).

Les thèmes et les genres connaissent-ils une évolution du fait de la commande pour les collections ? L’artiste employé à cet effet puise-t-il son inspiration dans d’autres collections ? Le rapport au modèle italien à la Renaissance, puis aux grands modèles européens (collections de Rodolphe II, Philippe IV, Charles Ier, Christine de Suède, collections des souverains pontifes et de leurs neveux, mais aussi de Mazarin, Olivares ou Gaston d’Orléans) doit être posé notamment pour le XVIIe siècle où la possession et l’ostentation d’une riche collection déterminent et signent la puissance culturelle du monarque. Le rôle de l’artiste dans la recomposition ou le parachèvement d’une collection exogène mérite un questionnement : ainsi de Poussin et Stella à qui Richelieu fit appel pour compléter le décor du grand cabinet du château de Richelieu après l’acquisition des tableaux du studiolo d’Isabelle d’Este. Dans ces conditions fortement contraintes, quelle peut être la liberté créatrice de l’artiste qui doit – comme plus tard Mignard pour la Petite Galerie – se conformer à une nécessaire harmonie d’ensemble, et à des proportions strictement imposées ?

Qui sont les artistes employés par les souverains et les Princes ? Leur origine géographique, sociale, leur milieu culturel diffèrent-ils de ceux des artistes qui ne créent pas spécifiquement pour les collections ? Leurs conditions de travail sont-elles différentes ? La question du statut des « producteurs d’art » dans le contexte du collectionnisme royal doit être posée puisqu’elle recoupe celle du rapport de l’artiste au souverain de manière plus générale. Quels sont les bénéfices socio-symboliques à travailler à l’enrichissement de la collection royale ? Du prestigieux artiste « invité », qui demeure la norme jusqu’au milieu du XVIIe siècle, à l’artiste académicien désormais jugé par un public dans le cadre du Salon, une évolution, qui n’est pas nécessairement linéaire, pourra être brossée.

À partir de quelles sources peut-on connaître le rôle des artistes dans la construction des collections artistiques des souverains ? En effet, à une époque où l’on assiste à la raréfaction du contrat – du fait, notamment, du mécénat d’État – quelle documentation, au-delà des œuvres elles-mêmes, permet d’appréhender à la fois le goût du souverain, les choix esthétiques, politiques, mis en œuvre dans la relation avec les artistes désignés ?

La place du présent diplomatique pourra être également abordée, dans la mesure où l’on peut retracer la commande d’une ou plusieurs œuvres par des souverains étrangers à des artistes de renom (une constante de ce phénomène) dans le but d’en faire don aux rois de France : le cas le plus fameux des présents italiens à François Ier (la Vénus de Lorenzo Costa offerte par François II de Gonzague, les tableaux de Raphaël envoyés par Léon X, la « corne de licorne » enchâssée par Tobia et offerte par Clément VII…) pourra être complété par des exemples plus tardifs ou de provenances différentes.

Et qu’en est-il des princes eux-mêmes artistes, ou des artistes eux-mêmes collectionneurs, créateurs d’une collection en somme, qui peuvent léguer à leur commanditaire un cabinet d’art et de curiosités ?

Enfin, quelles sont les mutations (sociales, esthétiques, voire économiques) induites par les bouleversements que connaît le monde des arts au XVIIIe siècle, où les collections royales se développent via l’institutionnalisation du Salon mais aussi sous l’impulsion du projet de museum royal durant les quinze dernières années de l’Ancien Régime ?

Afin d’éviter l’écueil de la juxtaposition de cas particuliers ou de monographies, les communications thématiques et une approche diachronique seront privilégiées : l’histoire et la sociologie récentes des objets et des acteurs du monde de l’art nous invitent à explorer la position de l’artiste employé par les souverains et les princes dans la construction des collections – d’abord royales ou privées, plus tard dans l’optique du projet de museum royal des arts – et les conséquences de ces commandes sur le statut de l’artiste, qu’il soit artiste de cour ou extérieur à celle-ci, avant le temps des académies, durant l’âge d’or de celles-ci et au siècle des Lumières. En peinture, en sculpture, en orfèvrerie, tapisserie ou numismatique, dans le domaine de l’architecture où les artistes sont invités à concevoir ou rénover les espaces accueillant les collections, la plupart des domaines artistiques sont concernés par cette création ou cette recréation : il ne faut en effet pas oublier la réalisation de copies et de moulages, d’antiques ou de modernes, visant généralement à combler les manques des collections royales, sans oublier le phénomène de la restauration.

Ces quelques pistes ne sont pas limitatives et les organisateurs veilleront à prendre en compte toutes les propositions. Les études de cas seront acceptées dès lors que l’auteur proposera une montée en généralité en conceptualisant ou en offrant des comparaisons à différentes échelles.

 

Les communications, d’une durée de 30 minutes, pourront être prononcées en français ou en anglais.

Les propositions de communication, composées d’un titre, d’un résumé d’une vingtaine de lignes et d’un court CV (en indiquant le rattachement administratif) sont à envoyer avant le 20 janvier 2018 à delphine.carrangeot@uvsq.fr

 

Calendrier :

- clôture de l’appel à communications : 31/01/2018

- annonce des communications retenues : 15/02/2018

- date de la journée d’études : 31/05/2018

 

Journée d’études II L’artiste intermédiaire ou médiateur : UVSQ, novembre 2018

Journée d’études III L’artiste gestionnaire de l’espace et du contenu des collections : Château de Versailles, printemps 2019

 

Comité d’organisation :

Delphine Carrangeot, MCF en histoire moderne, UVSQ, Laboratoire DYPAC

Mathieu da Vinha, Directeur scientifique, Centre de Recherches du Château de Versailles

 

Comité scientifique :

Etienne Anheim, Directeur de Recherches, EHESS

Marianne Cojannot-Leblanc, Professeur en histoire de l’art, Paris X-Nanterre

Laure Fagnart, Chercheur qualifié du F.R.S.-FNRS, Université de Liège

Guillaume Faroult, Conservateur en chef, Peintures françaises du XVIIIe siècle et peintures britanniques et américaines, Musée du Louvre

Charlotte Guichard, Directrice de Recherches, CNRS-IHMC

Pauline Lemaigre-Gaffier, MCF en histoire moderne, UVSQ, Laboratoire DYPAC

Séverine Lepape, Conservateur, Département des Arts graphiques, Musée du Louvre

Alexandre Maral, Conservateur en chef, Département des sculptures, Château de Versailles - Directeur du Centre de Recherches du Château de Versailles

http://www.dypac.uvsq.fr/actualites-247890.kjsp?RH=1507272832684&RF=1354723047753

Appel à communications: Masculinités Sacerdotales – Approches historiques (Xème-XXIème siècles)
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 10:47

Louvain-la-Neuve (6, 7 & 8 mars 2018), avant le 15 décembre

COMITE D’ORGANISATION : Jean-Pascal Gay (professeur, Université catholique de Louvain), Silvia Mostaccio (professeure, Université catholique de Louvain), Josselin Tricou (doctorant, Université Paris VIII, LEGS).

 

APPEL A COMMUNICATIONS : La date de réception des propositions est fixée au 15 décembre 2017. Les propositions d’environ 500 mots, accompagnées d’une note biographique doivent être envoyées à josselintricou@gmail.com, silvia.mostaccio@uclouvain.be et jpgay@uclouvain.be. Une réponse d’acceptation ou de refus sera retournée début janvier 2018. Le comité d’organisation sera attentif à valoriser les propositions émanant de jeunes chercheur-e-s.

 

ARGUMENTAIRE : La recherche récente (conduite notamment dans le monde anglophone, en Belgique et aux Pays-Bas, et dans une moindre mesure en France où les études de ce type demeurent peu et mal reçues et sont essentiellement portées par de jeunes chercheur-e-s) a permis de très significatifs progrès dans l’exploration des rapports entre masculinité et religion, et dans l’étude de leur historicisation. Ces travaux ont permis de mettre en avant le rôle des religions dans la fabrique des rapports et des identités de genre et dans l’inculcation des normes genrées. Ils ont aussi, cependant, mis en avant le caractère potentiellement éversif, voire subversif de performances religieuses qui, en fonction du jeu social permis par les formes spécifiques d’organisation des communautés religieuses, interrogent et travaillent les normes de genre. Ceci vaut à la fois pour des situations de performances religieuses de « haute intensité » (mystique, engagements caritatifs radicaux, construction de communautés de « performers ») mais encore dans des contextes de performance religieuse plus routinières. Dans le cas du catholicisme, en particulier pour l’époque contemporaine, l’étude des masculinités sacerdotales apparaît comme un lieu privilégié pour comprendre la contribution paradoxale du religieux à l’histoire des masculinités. Les travaux dont on dispose ont notamment souligné la spécificité des masculinités sacerdotales, et leur potentiel de distance, de tension et de conflits avec les normes dominantes de la masculinité. La participation du clergé catholique à la construction des régimes contemporains de la masculinité apparaît marquée par une contradiction interne entre contribution à la construction et l’inculcation d’une masculinité catholique elle-même dans un rapport paradoxal à la « masculinité hégémonique », et l’ambiguïté de la position cléricale en termes d’appartenance au monde masculin et de performance des codes de la masculinité. Historiquement, les modèles de la « masculinité sacerdotale » apparaissent en tension durable avec les modèles de masculinité des laïcs catholiques et plus largement des modèles de masculinité qui travaillent les sociétés contemporaines (masculinité féodale, masculinité nobiliaire, masculinité bourgeoise). Certains travaux cependant, en lien avec la permanence d’une tradition de recherche sur l’histoire du sacerdoce, ont aussi parfois contribué à neutraliser la question de la masculinité sacerdotale. La qualification d’une masculinité sacerdotale comme « masculinité alternative », réduite à une altérité essentielle liée au caractère sacré de la position du prêtre, a pu ainsi servir à naturaliser à la fois la tension entre masculinité cléricale et modèles dominants de masculinité mais aussi la manière dont cette distance travaille et structure le monde sacerdotal (affectant le recrutement, mais aussi les formes et les conditions du ministère, les sociabilités cléricales). Si donc le constat posé par Anne-Marie Sohn en 2006, selon lequel « le rôle des hommes, et particulièrement des ecclésiastiques, est resté au point aveugle de l’historiographie [du catholicisme] », n’apparaît plus guère d’actualité, le champ de l’histoire des masculinités sacerdotales se présente comme un chantier encore largement à ouvrir et susceptible de contribuer tant à l’histoire du catholicisme qu’à l’histoire des masculinités. L’exploration des masculinités sacerdotales du point de vue de l’histoire engage ensemble une histoire religieuse du genre qui analyse une performance de genre en fonction d’une performance religieuse, et une histoire du religieux par le genre, qui analyse une performance religieuse en fonction d’une performance de genre. Ce colloque entend donc d’abord inventorier les problématiques et les méthodes de cette histoire « en partie double » qu’est alors nécessairement une histoire des masculinités sacerdotales. Il se propose ainsi d’interroger, sur le temps long de l’histoire du christianisme (et plus précisément pour la période Xe-XXIe siècles) : – les lieux de construction et de performance de la masculinité des membres du clergé et la manière dont la masculinité structure le monde clérical marqué par l’homosocialité (socialisation, sociabilités, hiérarchies internes). – la manière dont les modèles de masculinité sacerdotale s’articulent à la masculinité catholique et aux différents régimes de la masculinité hégémonique. – la variabilité des formes, des perceptions et des représentations de l’appartenance des clercs au monde masculin. – le lien entre le caractère « sacré » du clerc et sa performance, notamment liturgique, et la masculinité sacerdotale. – les lieux (mouvements, formes de militantisme, confréries) d’un travail réciproque entre masculinités laïques et masculinités cléricales – le rapport entre spiritualité et fonction spirituelles (notamment dans le contexte de la direction) et la masculinité – l’articulation d’un « pouvoir pastoral » avec la performance d’une masculinité potentiellement à distance de la masculinité hégémonique. – le lien entre le partage sexuel et genré du public de l’action cléricale et la masculinité sacerdotale. – la variabilité des modèles de masculinités sacerdotales en fonction de contexte ecclésiaux et pastoraux (organisations, droits canons locaux, missions) – le rôle des clercs comme éducateurs de la masculinité et la reconfiguration de ce rôle en fonction de la perception catholique des évolutions des rapports de genre et de leur importance religieuse, politique et sociale – la manière dont l’étude des masculinités sacerdotales permet d’interroger les thèses de la « féminisation » et de la « remasculinisation » du catholicisme. Au-delà de ces questions particulières et de celles que les communications pourront faire émerger, l’enjeu d’une rencontre de chercheurs venu de l’un ou l’autre des champs engagés par l’étude des masculinités sacerdotales est aussi théorique. Il s’agira tout d’abord de pointer la manière de penser ensemble des performances (la croyance et le genre) souvent analysées de manière disjointe et ce que leur analyse conjointe permet de comprendre sur différents régimes de performativité. Il s’agira aussi en réfléchissant sur le temps long, d’interroger l’essentialisme de nos catégories, leur capacité à construire une projection du présent sur l’histoire, et d’essayer de comprendre si l’historicisation conjointe du « sacerdotal » et du « masculin » conduit à réviser les catégories et les paradigmes de l’analyse du religieux et de la masculinité.

Les organisateur-e-s assument pleinement la perspective historique choisie, tout en restant particulièrement attentifs aux suggestions de la sociologie religieuse et de la sociologie tout court : une discipline qui travaille la notion et les manifestations genrées en société et qui aidera les historien-ne-s dans la définition des frontières épistémologiques pertinentes pour cette enquête collective.

CFP: Grad Student Conference, RÉPÉTITION/REPETITION
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 10:33

The Society for French Studies

Postgraduate Conference 2018

CALL FOR PAPERS

 

RÉPÉTITION/REPETITION

 

Friday 16 March 2018

IMLR, London

(Proposals: 5 January 2018)

Keynote Speaker: Prof Peter Dayan (University of Edimburgh)

 

English 

 

Humans are mimetic animals. We learn how to speak, how to walk, how to read, how to remember even and to think of ourselves as part of a history, through repeating gestures we were taught, reproducing practices that were passed on to us. Without its repetitions, life would be indecipherable, illegible. Repetition’s creative possibilities are particularly striking when one turns to the arts: in music and poetry, repetition is used as a composition principle (canon, song…) and a vehicle for expressivity (pathos). Additionally, repetition can be read as an ethical principle whereby we imitate models, as Classical authors were once to be imitated; through this mimetic behaviour, one can hope to achieve moral excellence. 

            But repetition is ambiguous; if we learn and eventually become autonomous beings through processes of repetition, don’t we also mimic out of conformism, and thus sometimes despite what we know to be right, as the most distressing dystopias have shown? Repetition can even infringe on what is deemed pathological behaviour (as with palilalia, paliphrasia, iteration), and one would go through a lot of trouble to draw a clear line between this “deviant” mode of repetition and its poetical counterpart. Turning to parodies, to mimes, to words spoken by burlesque characters (Molière’s for instance) or by non-human ones (Loulou in “Un cœur simple”), repetition appears as a comic device and an instrument of satire. But mechanical repetition is not always funny; on the production lines, workers reiterate the same meaningless gesture again and again, and alienate themselves: repetition now symbolises the condition of the modern worker. At last, repetition can take a tragic turn: whether it be at the level of the individual with Freud, or at the level of the collective with Hegel and Marx, history can be read as the repetition of the same, repetition that subjects are bent on preventing, often to no avail (preventing history from repeating itself: a too well-known trope of the second part of the 20th century). 

            What are the functions of repetition in literature from the Middle Ages onward? What role does it play in performance arts, wherein it signifies both a rehearsal, and the principle at the very basis of theatre, i.e. saying again a text that has already been said a thousand times (Corneille or Racine today), telling again a story that has already been told a thousand times (Antigone, the Trojan war…)? What do we make of phrases designed to be repeated (formules) that we can find in genres as diverse as the chanson de geste, philosophical discourse, the tale, the letter…? When we repeat something, do we produce something identical to the original, or rather, as Borges hinted in “Pierre Ménard”, are we only dealing with singular objects impossible to reproduce? Taking up Deleuze’s repetition(Différence et répétition), or Derrida’s iteration (“Signature Événement Contexte”), we could explore and question the poststructuralist philosophical reformulations of the notion of “repetition”, and its further theorisations in more recent research (in gender studies for instance).

 

The Society for French Studies invites proposals on all aspects of repetition from all the fields of French and Francophone Studies. Contributions from all periods and disciplines are welcome, including literature, poetry, history, philosophy, rhetoric, performance, translation, queer, gender and cultural studies.

 

Suggested topics include, but are not limited to:

·      Parody and pastiche

·      Tropes of repetition

·      (In)Authenticity

·      Originality

·      Humour

·      Teaching/didactics/pedagogy

·      Religion

·      Animals

·      Mimetism

·      Mimesis

 

Please send abstracts (250-300 words) for twenty-minute papers, either in French or in English, along with the name of your institution, the title of your PhD and your year of study to sfsrepetition2018@gmail.com no later than Friday 5 January 2018.

 

Organisers: Thomas Liano and Charlotte Thevenet

 

Français

L’être humain est un animal mimétique. Pour apprendre à parler, à marcher, à lire, pour se souvenir et s’inscrire dans une histoire, on répète et on reproduit les gestes, les pratiques qui nous ont été enseignées et transmises. Sans ses redites, la vie serait indéchiffrable tant elles s’inscrivent au cœur de ce qui fait l’humain. Principe créatif, la répétition l’est particulièrement quand on se tourne vers les arts : en musique comme en poésie, la répétition est un principe de composition (canon, chanson…) et un vecteur d’expressivité (pathos). En outre, on peut lire dans la répétition un principe éthique, celui de l’imitation des modèles, lié à l’imitation des Anciens en littérature, et qui permet à celui qui s’y soumet de prétendre à l’excellence morale. 

            Mais la répétition ne va pas sans ambiguïté ; si l’on répète pour apprendre et devenir autonome, ne répète-t-on pas aussi par conformisme, et ce parfois au détriment de ce que l’on sait juste, comme le montrent les plus glaçantes dystopies ? La répétition peut alors même friser le pathologique (palilalie, paliphrasie, itération), et l’on serait bien en peine de déterminer une frontière étanche entre ce mode de répétition et la répétition poétique. Dans la parodie, le mime, dans la bouche de personnages burlesques (chez Molière par exemple) ou non humains (le perroquet Loulou dans « Un cœur simple »), la répétition se fait comique et instrument de la satire. Mais la répétition mécanique parfois ne fait pas rire ; sur les chaînes de production, le travailleur s’aliène à répéter cent fois, mille fois, les mêmes gestes dépourvus de sens, et la répétition devient symbole de la condition du travailleur moderne. La répétition, enfin, peut prendre un tour tragique : que ce soit au niveau individuel avec Freud, ou au niveau collectif avec Hegel et Marx, l’histoire peut être conçue comme la répétition du même, que les sujets cherchent à tout prix, mais souvent en vain, à éviter (éviter que l’histoire ne se répète : trope bien connu de la deuxième partie du XXème siècle).  

            Quelles fonctions tient la répétition dans la littérature du Moyen-Age à nos jours ? Quel rôle joue-t-elle dans les arts du spectacle, où elle désigne à la fois la préparation en vue d’une représentation (rehearsal), et le principe même de l’adaptation qui consiste à répéter un texte dit des milliers de fois (Corneille ou Racine aujourd’hui), à répéter un motif exploité et mis en scène depuis la nuit des temps (Antigone, la guerre de Troie…) ? Comment comprendre l’usage de la formule dans des formes littéraires aussi diverses que la chanson de geste, le discours philosophique, le conte, la lettre… ? Répète-t-on toujours à l’identique, ou comme le suggère Borges dans « Pierre Ménard », n’y a-t-il que des objets singuliers impossibles à reproduire ? En mobilisant la « répétition » chez Deleuze (Différence et répétition), ou l’« itération » chez Derrida (« Signature Evénement Contexte »), on pourra s’interroger sur les réélaborations philosophiques auxquelles la notion de répétition a donné lieu dans le post-structuralisme français, et au-delà dans les fonctions nouvelles que lui ont conféré, par exemple, les gender studies. 

 

La Society for French Studies invite les participant.es à envisager les aspects les plus divers de la notion de répétition et ce à travers tous les domaines des French and Francophone Studies, toute époque et discipline confondues, y compris la littérature, l’histoire, le théâtre, la poésie, la philosophie, la rhétorique, les translation, queer, gender, et cultural studies. 

 

Les thèmes envisagés incluent : 

·      Parodie et pastiche

·      Tropes de la répétition

·      (In)Authenticité

·      Originalité

·      Humour

·      Enseignement/didactique/pédagogie

·      La religion

·      L’animal

·      Mimétisme

·      Mimèsis

 

Les propositions de communication de 20 minutes (250-300 mots), en français ou en anglais, accompagnées du nom de votre institution, du titre de votre thèse et de votre année de doctorat, sont à envoyer à sfsrepetition2018@gmail.com avant le 5 janvier 2018.

 

Organisateur.ices : Thomas Liano et Charlotte Thevenet

Appel à communications: Canards, occasionnels, éphémères : « information » et infralittérature en France à l’aube des temps modernes
Posted: Tuesday, November 21, 2017 - 20:57

CÉRÉdI-Université de Rouen, 19-21 septembre 2018

organisé par Rafael Viegas (Unicamp, São Paulo),  Silvia Liebel (Université Fédérale de Minas Gerais) et Jean-Claude Arnould (CÉRÉdI, Université de Rouen)

 

Un large éventail de publications mineures des XVIe et XVIIe siècles est longtemps resté à l’écart des préoccupations des spécialistes de la littérature de cette époque. Les occasionnels, auxquels un collectionneur ou un commentateur pouvaient parfois accorder un regard passager, ont fini par capter l’intérêt d’abord des historiens du livre, puis grâce à leur apport, de quelques spécialistes de la littérature narrative ; si les “canards criminels” et la Bibliothèque bleue ont pu trouver leur place dans la recherche universitaire, une grande variété de publications occasionnelles reste encore à explorer, et c’est le dessein de ce colloque.

Les livrets de faits divers que nous connaissons aujourd’hui sous cette appellation de “canards” font partie d’une très vaste production qui commence avec l’imprimé et florit jusqu’à l’apparition de la presse périodique. Immergés dans les collections anciennes  puis dans nos fonds publics, ces textes, dans toute leur variété thématique, sont définis  par deux traits essentiels : le caractère occasionnel de la publication et le format éditorial réduit. Cette formule éditoriale à succès prend la forme d’almanachs, de calendriers, de feuilles volantes parfois illustrées, de livrets constituant un riche arsenal à la disposition des chercheurs et chercheuses.

À partir des travaux fondateurs de Jean-Pierre Seguin, auteur du premier recensement systématique quoique volontairement non exhaustif, suivi par le Répertoire Sud-Est de la France, enrichis des réflexions d’historiens du livre tels que Roger Chartier et Henri-Jean Martin, ont pu émerger de rares thèses de doctorat et quelques contributions ponctuelles intégrées dans des recueils non spécialisés. Le but de notre colloque est donc de réunir historiens, historiens du livre, littéraires et plus largement tout spécialiste intéressé par la question afin de procurer un ouvrage d’ensemble qui étudiera cet objet éditorial et textuel sous les divers angles permettant de rendre compte de ses modalités de production et de réception :

- histoire du livre et histoire éditoriale comprenant aussi bien les dimensions commerciale, technique, graphique et iconographique

- thématiques littéraires, problématiques sociales, idéologiques, historiques

- conditions de lecture, rapport avec l’information et le quotidien

- questions formelles (les canards sont-ils une « forme simple »?), insertion dans le paysage “littéraire” contemporain, etc.

Les contributions porteront sur les productions en langue française, et de préférence sur l’ensemble du corpus ou des parties de celui-ci, mais pourront également se présenter comme des études de cas et ne devront pas s’interdire, loin de là, des comparaisons avec les genres littéraires connexes ni les productions en d’autres langues européennes (chapbooks et broadsides, Fluglätter et Volksbücher, pliegos et relaciones de sucesoetc.).

Le colloque se déroulera à l’Université de Rouen, Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter du 18 au 21 septembre 2018 et sera publié en ligne sur le site du CEREdI ; outre la rapidité de publication, cette formule offrira l’avantage de ne pas limiter l’ampleur nécessaire des textes mais aussi d’insérer autant que de besoin des liens et des images (sous réserve que l’auteur en ait obtenu formellement les droits de publication numérique).

Les personnes intéressées qui auraient des difficultés d’accès aux originaux pourront obtenir des organisateurs communication d’une partie du corpus, sous forme de fichier numérisé ou papier.

 

Les propositions de communication doivent être adressées à Jean-Claude Arnould, jean-claude.arnould@univ-rouen.fr

 

Bibliographie indicative (chronologique)

Lucien Febvre et Henri-Jean Martin, L’Apparition du livre, Paris, Albin Michel, 1958.

Jean-Pierre Seguin, L’Information en France avant le périodique. 517 canards imprimés entre 1529 et 1631, Paris, Maisonneuve et Larose, 1964.

Annie Parent, Les Métiers du livre à Paris au XVIe siècle (1535-1560), Genève, Droz, 1974.

Denis Pallier, Recherches sur l'imprimerie à Paris pendant la Ligue (1585-1594), Genève, Droz, 1976.

Roger Chartier et Henri-Jean Martin, Histoire de l’édition française, t. I,  Le Livre conquérant. Du Moyen Âge au milieu du XVIIe siècle, Paris, Fayard, 1982.

Livres populaires du XVIe siècle. Répertoire sud-est de la France, sous la dir. de Guy Demerson, Paris, Editions du CNRS, 1986.

Roger Chartier, « La pendue miraculeusement sauvée. Étude d’un occasionnel », Les Usages de l’imprimé (XVe-XIXe siècle), Paris, Fayard, 1987.

Maurice Lever, Canards sanglants. Naissance du fait divers, Paris, Fayard, 1993.

Jean-Claude Arnould, « Canards criminels des XVIe et XVIIe siècles : le fait divers et l'ordre du monde (1570 - 1630) », Tourments, doutes et ruptures dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles, Paris, Champion, 1995, p. 149-161.

Henri-Jean Martin, Histoire et pouvoirs de l’écrit, Paris, Albin Michel, 1996.

Nicolas Petit, L’éphémère, l’occasionnel et le non livre à la bibliothèque Sainte-Geneviève (XVe-XVIIIe siècles), Paris, Klincksieck, 1997.

Denis Crouzet, « Sur la signification eschatologique des ‘canards’ (France, fin XVe-milieu XVIe siècle) », in Rumeurs et nouvelles au temps de la Renaissance, éd. M. T. Jones-Davies, Paris, Klincksieck, 1997, p. 25-42.

Geneviève Guilleminot-Chrétien, « Les canards du XVIe siècle et leurs éditeurs à Paris et à Lyon », in Rumeurs et nouvelles au temps de la Renaissance, éd. M. T. Jones-Davies, Paris, Klincksieck, 1997, p. 48-49.

Histoire de la lecture dans le monde occidental, ss la dir. de Guglielmo Cavallo et Roger Chartier, Paris, Editions du Seuil, 1997.

Annie Parent-Charon, « Canards du Sud-Ouest (1560-1630) », in Albineana, Cahiers d'Aubigné, n° 9, 1998, p. 99-109.

Lise Andries, La Bibliothèque bleue. Littérature de colportage, Paris, Robert Laffont, 2003.

Christian Biet (dir.), Théâtre de la cruauté et récits sanglants en France (XVIe-XVIIe siècles), Paris, R. Laffont, 2006.

Jean-Claude Arnould, « Les canards criminels, ou le procès escamoté », Littérature et droit, du Moyen Âge à la période baroque : le procès exemplaire, Paris, Champion, 2008, p. 91-113.

Jean-Claude Arnould, « Le juge et le criminel dans les ‘canards’ (1574-1610) », in Juges et criminels dans la narration brève du XVIe siècle, 2010,http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/public/?le-juge-et-le-criminel-dans-les.html

Silvia Liebel, Les Médées modernes. La cruauté féminine d’après les canards imprimés (1574-1651), Presses Universitaires de Rennes, 2013.

Martin Martial, « L'‘information internationale’ dans les occasionnels et les libelles des guerres de religion », Le Temps des médias, 2013, 1, n° 20, p. 9-21.

Rafael Viegas, « Cristeman, o Terrível: um fait divers do século XVI », Alea. Estudos Neolatinos, 16.2, 2014, p. 362-385.

Silvia Liebel, « Ingratas e pérfidas Medeias ! Infanticídio e normatização da sexualidade feminina na literatura de rua francesa dos séculos XVI e XVII », Topoi, Rio de Janeiro, v. 16, n. 30, 2015, p. 182-202.

Frank Greiner dans « Des canards aux romans : la mise en fiction du « fait divers » dans la littérature française des XVIe-XVIIe siècles », Du labyrinthe à la toile / Dal labirinto alla rete, Publifarum, n° 26, Università di Genova, 2016, http://publifarum.farum.it/ezine_articles.php?id=383

Silvia Liebel, « Os canards e a literatura de rua na França moderna », in Possibilidades de pesquisa em História, São Paulo, Contexto, 2017.

Silvia Liebel, Les canards, The Literary Encyclopedia. 22 August 2017. [http://www.litencyc.com/php/stopics.php?rec=true&UID=19449]

Silvia Liebel, « 17th century French street literature », The Literary Encyclopedia. 16 May 2017. [http://www.litencyc.com/php/stopics.php?rec=true&UID=19450]

 
Source: H-France
Appel à communications: "La transmission des savoirs"
Posted: Sunday, November 12, 2017 - 20:29

Inscrivez-vous au prochain congrès du CTHS !

"La transmission des savoirs"

Mesdames, Messieurs,

Les inscriptions au 143e congrès qui se tiendra sur le thème de la transmission des savoirs du 23 au 27 avril 2018 à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO-Paris 13e) sont ouvertes.

Il est encore temps de proposer une communication, la date limite de réception des propositions de communications est reportée au vendredi 17 novembre 2017.

Vous trouverez ci-joint le texte intégral de l'appel à communication, son résumé et une fiche d'inscription.

Inscrivez-vous directement en ligne sur le site du CTHS ou envoyez par courrier électronique  le bulletin à télécharger à congres@cths.fr

Pour assister au congrès en tant qu'auditeur, les inscriptions sont possibles jusqu'au dernier jour du congrès.

Nous vous rappelons que des bourses d'aide au déplacement sont proposées aux doctorants sous conditions de ressources.

Bien cordialement

Francine Fourmaux, chargée de l'organisation du congrès national des sociétés historiques et scientifiques

Christophe Marion, Délégué général du CTHS

 

Le secrétariat du congrès est fermé le jeudi.

CTHS - Congrès - 110 rue de Grenelle 

75357 Paris cedex 07

 

Découvrez le site du CTHS

Règlement du Congrès

S'inscrire !

En savoir plus sur le Congrès

 

La BNF et Gallica vous aident à traiter le thème du congrès grâce à cette bibliographie sélective. 

Source: H-France

 

New Publications

Antoine Baudry de Saint-Gilles d'Asson, Journal d'un Solitaire de Port-Royal 1655-1656 (éd. Pol Ernst et Jean Lesaulnier)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:20

Antoine Baudry de Saint-Gilles d'Asson, Journal d'un Solitaire de Port-Royal 1655-1656, éd. Pol Ernst et Jean Lesaulnier, Paris, Classiques Garnier, 2021.

Témoin capital des années 1655-1656, le Journal de M. de Saint-Gilles constitue l’une des pièces maîtresses de la collection des écrits historiques de Port-Royal. Œuvre d’un gentilhomme du Poitou, il fournit sur les Provinciales et les publications contemporaines une documentation irremplaçable.

Journal d'un Solitaire de Port-Royal
(Extrait de l'Introduction)

“ Tout au long de ce Journal, écrit à chaud, au jour le jour, sont relatés les épisodes, divers et semblables néanmoins, d'une lutte fratricide ponctuée par les attaques les plus violentes, les plus féroces, les plus basses aussi et les plus tortueuses : Saint­ Gilles ne se prive pas de dévoiler « les malicieuses fictions » contre M. Arnauld dont les jésuites, depuis douze ans déjà, n'ont pas encore accepté la Fréquente Communion. En 1655 et 1656, cette guerre reprend de plus belle, s'envenime encore davantage jusqu'à se transformer en persécution impitoyable, où les jésuites prennent une grande part.

Saint-Gilles le dit sans ambages : « Ces bons Pères font tous leurs efforts depuis douze ans pour perdre, c'est-à-dire pour exiler et même punir, emprisonner et faire encore pis, s'ils pouvaient, à M. Arnauld et à tout Port-Royal des Champs et de la Ville, qu'ils décrient et par leurs libelles et dans toutes les compagnies, surtout à la Cour et dans l'esprit de la reine, comme des hérétiques bien plus à craindre que Luther et Calvin, comme des gens factieux qui conspirent contre l'État et qu'il faut par conséquent exterminer au plus tôt. » ”

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 395

Parution: 20/10/2021

Réimpression de l’édition de: 2008

Collection: Univers Port-Royal, n° 11

ISBN: 978-2-406-11334-8

ISSN: 1636-7332

Image : Vue de l'Abbaye de Port-Royal du côté du Septentrion
(Gravure du XVIIIᵉ siècle, d'après Madeleine Horthemels)

Teofilo Folengo en France à la Renaissance « Entendons ce que dict Merlin Cocagne » (Carole Primot)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:15

Carole Primot, Teofilo Folengo en France à la Renaissance « Entendons ce que dict Merlin Cocagne », Paris, Classiques Garnier, 2021.

Du corpus des textes macaroniques français à la traduction anonyme du Baldus, l’Histoire macaronique, en passant par le poète Bérenger de la Tour ou des recueils de facéties, cet ouvrage explore des lectures qui permettent de saisir la diversité de la réception des Macaronées de Teofilo Folengo.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 293

Parution: 20/10/2021

Collection: Études et essais sur la Renaissance, n° 126

ISBN: 978-2-406-12177-0

ISSN: 2105-8814

Le Domaine de Port-Royal Histoire documentaire 1669-1710 (F. Ellen Weaver)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:12

F. Ellen Weaver, Le Domaine de Port-Royal Histoire documentaire 1669-1710, Paris, Classiques Garnier, 2021.

L’objet de cet ouvrage est de présenter une histoire documentaire du temporel de l’abbaye de Port-Royal entre 1669 et 1710, à partir des déclarations et biens des deux monastères de Paris et des Champs, tels qu’ils figurent dans le minutier central des Archives nationales.

Disponible en ligne et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 338

Parution: 20/10/2021

Réimpression de l’édition de: 2009

Collection: Univers Port-Royal, n° 15

ISBN: 978-2-406-12303-3

ISSN: 1636-7332

Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée, Théâtre. Tome III (éd. Catherine François-Giappiconi)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:06

Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée, Théâtre. Tome III, éd. Catherine François-Giappiconi, Paris, Classiques Garnier, 2021.

Connu comme créateur de la comédie « larmoyante », La Chaussée s’est essayé à d’autres genres. Réunissant une parade et des comédies avec divertissements destinées à la Comédie-Française et aux Italiens, ce dernier tome confirme l’originalité et la cohérence de l’œuvre d’un dramaturge novateur.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 756

Parution: 27/10/2021

Collection: Bibliothèque du théâtre français, n° 80

ISBN: 978-2-406-11528-1

ISSN: 2109-7577

Anatomie du « mauvais goût » (1628-1730) (Carine Barbafieri)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:00

Carine Barbafieri, Anatomie du « mauvais goût » (1628-1730), Paris, Classiques Garnier, 2021.

Le goût devient, au xviie siècle, par métaphore, le sens intérieur qui permet de distinguer le bon du mauvais, en matière de comportements comme d’œuvres littéraires. La notion de goût exprime alors la naissance d’un nouveau questionnement du lien entre savoir et saveur, raison et plaisir.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 517

Parution: 27/10/2021

Collection: Lire le xviie siècle, n° 72

ISBN: 978-2-406-11393-5

ISSN: 2108-9876