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Calls for Papers and Contributions

Appel à contribution: Romanesque et écrits personnels : attraction, hybridation, résistance (XVIIe-XXIe siècles) (Revue Romanesques)
Posted: Monday, October 30, 2017 - 23:59

sous la direction d’Aurélie Adler et Anne Coudreuse.

 

 

                                                                                  Voglio vivere una favola

                                                                                  [Je veux vivre une histoire]

                                                  Inscription anonyme sur les marches de l’église Santa Croce, à Florence.

                                                                                  (Annie Ernaux, Se perdre, 2001)

 

Tout diariste, autobiographe, mémorialiste écrirait-il contre, tout contre, le romanesque ? À en juger par l’épigraphe du journal Se perdre d’Annie Ernaux, la pulsion romanesque serait gravée en chacun de nous et il reviendrait à l’écrivain.e de révéler ces élans anonymes, de leur donner forme et dignité. Pour ce faire, l’autrice de Se perdre commence par explorer en elle-même ce désir d’histoire qui prend la valeur d’un ex-voto au seuil du livre. Le romanesque relèverait-il d’une nécessité anthropologique sans quoi la vie humaine ne vaudrait pas la peine d’être vécue ? Au-delà du bovarysme qui affleure dans Se perdre comme dans d’autres écrits d’Ernaux, cette épigraphe suggère de multiples croisements entre romanesque et écriture de soi. Or cette tension des écrits personnels vers le romanesque, faite d’aimantation et de répulsion, mérite d’être questionnée plus largement.

Car si le très ample Dictionnaire de l’autobiographie[1] dirigé par Françoise Simonet-Tenant fait bien état des liens entre les écritures de soi et le roman (roman autobiographique, roman à clés, roman de formation), il n’interroge pas directement la notion de « romanesque » au prisme des écrits personnels. Or, les rapports entre romanesque et écritures de soi guidées par un impératif de vérité (autobiographie, mémoires…) demandent sans doute une attention spécifique tant ils engagent des formes d’attraction mutuelle, de porosité ou au contraire de démarcation entre les genres et les modes d’énonciation depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours.

Les travaux de René Démoris[2] ont mis en évidence les jeux d’hybridation mutuelle entre le roman à la première personne, les mémoires et les formes de récit historique à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. Si le roman à la première personne se développe en France sous l’influence des mémoires (Marivaux, Defoe, Courtilz de Sandras), parallèlement, les mémoires se défont en partie de la logique de la chronique pour gagner en unité narrative sous l’influence de la fiction. Autrement dit, la mimésis formelle n’est pas l’apanage de la seule fiction. Les écritures factuelles, et plus particulièrement les écritures de soi, imitent également le roman. Plus précisément, elles paraissent reprendre à leur compte ce qui constitue l’intérêt voire le charme de la fabula : le romanesque. Catégorie transhistorique et transgénérique, le romanesque, qu’on ne confondra pas avec le travestissement de la réalité pour des raisons de confort, tel qu’on peut le voir à l’œuvre dans l’autofiction, « connote le roman hors du roman[3] ». Archétype ou modèle mythique de la narration, le romanesque, catégorie « la plus proche de l’accomplissement du rêve[4] » selon Northop Frye, se situerait à mi-chemin entre la légende et la réalité. Quête aventureuse, tentative de dépassement de soi, arrachement à la platitude du quotidien, le romanesque emprunte volontiers ses figures à l’invraisemblance, à l’inouï ou à l’insolite pour mettre en récit une altérité constitutive. Il se manifeste tant du point de vue structurel (intrigue, personnages, durée, organicité de l’œuvre), thématique (sentiments, idées) que stylistique. Le romanesque a partie liée avec la « production de l’intérêt » (Grivel[5]) de la narration. Il participe pleinement de la tension narrative en alimentant les effets de suspens qui nourrissent la pulsion lectoriale[6]. Cette dramatisation du récit peut passer par un travail de la stéréotypie, une intertextualité plus ou moins marquée avec des genres narratifs tels que le roman pastoral, le roman d’aventures, le roman de cape et d’épée, etc. qui colorent bien souvent la notion d’une connotation péjorative. Est « romanesque » ce qui relève de l’excès, de la démesure ou de l’extravagance[7] : autant de caractéristiques qui peuvent tirer la notion du côté du comique ou de la parodie. Aussi les liens entre les écritures de soi, fondées sur un pacte de la sincérité, et la catégorie du « romanesque » ne vont-ils pas de soi.

En refusant nettement le statut d’auteur, les mémorialistes d’Ancien Régime (Retz, Saint-Simon…) manifestent toute leur défiance vis-à-vis du romanesque. Tirant leur légitimité de la vérité historique du témoin, ils invoquent encore l’argument nobiliaire, se défendant de toute forme d’abâtardissement ou de compromission avec les formes indignes du roman. Comment comprendre dès lors les formes d’affabulation présentes dans ces mémoires ? Plus largement, avec Rousseau émergent des formes d’écritures de soi plus démocratiques, réaménageant les rapports avec le romanesque. La variété stylistique des Confessions, dont les scènes ou les épisodes tirent bien souvent leur virtuosité des modèles romanesques, ne sacrifie jamais pour autant la revendication de la vérité et de la sincérité du discours sur soi. Performance destinée à séduire le lecteur, écriture compensatoire visant à panser un ego blessé, le romanesque n’a pas pour seule vocation de réenchanter des souvenirs partiellement oubliés (Rousseau) ou de redorer le blason de vies minuscules (Michon). Il permet peut-être plus fondamentalement de réorganiser les événements passés suivant une temporalité plus large, mettant en perspective le destin d’une vie dans la durée. Plus qu’un type de romanesque, les écritures personnelles mobilisent et/ou critiquent différentes échelles du romanesque, interrogeant à chaque fois le système de valeurs, « l’utopie existentielle[8] », qui lui est associé, système qui change d’une époque à l’autre[9]. Aussi conviendrait-il de questionner l’évolution du romanesque du point de vue des mémorialistes ou des autobiographes du XVIIe siècle à nos jours. Le romanesque dédaigné par le cardinal de Retz a-t-il encore quelque chose à voir avec le romanesque tel qu’il apparaît sous la plume de Madame de Staël, de George Sand, de Michel Leiris, de Philippe Vilain ou de Grégoire Bouillier ?

S’il paraît important de réfléchir à l’historicité de la catégorie axiologique du romanesque mise en jeu dans les écritures de soi, on pourra également s’interroger sur ses manifestations au sein des textes. Comment les écritures personnelles reconduisent-elles ou se jouent-elles des topoï romanesques ? Peut-on parler d’un style romanesque de l’autobiographie, des mémoires, du journal intime ? Et où se situe le romanesque des œuvres qui affirment leur refus farouche de suivre l’ordre logico-temporel du roman ? On pourra enfin réfléchir à l’articulation des régimes d’écritures au sein d’une même œuvre. Comment envisager le rapport entre deux lignées d’écriture : l’une romanesque et l’autre autobiographique pour un même auteur ou une même autrice ? Peut-on déceler des rapports de contamination entre l’un et l’autre ou au contraire mesurer des effets de rupture ?

 

Les propositions d’articles (500 mots environ) accompagnées d’une bio-bibliographie indicative sont à renvoyer à Aurélie Adler (aurelieadler@gmail.com) et Anne Coudreuse (anne.coudreuse@yahoo.fr) pour le 15 janvier 2018.

 

Les articles de 35000 signes sont à remettre pour le 15 juin 2018.

 

[1] Françoise Simonet-Tenant (dir.), Dictionnaire de l’autobiographie. Écritures de soi de langue française, Paris, Champion, « Dictionnaires et références », 2017.

[2] René Démoris, Le roman à la première personne. Du classicisme aux Lumières[1975], Genève, Droz, « Titre courant », 2002.

[3] Shakespeare et l’esthétique du romanesque, hors-série de la revue Romanesquesdirigé par Camille Guyon-Lecoq, Isabelle Hautbout et Audrey Faulot (à paraître aux éditions Classiques Garnier en janvier 2018).

[4] Northop Frye, Anatomie de la critique [1957], trad. de l’anglais par G. Durand, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 1969, p. 226.

[5] Charles Grivel, Production de l’intérêt romanesque, La Haye-Paris, Mouton, 1973.

[6] Raphaël Baroni, La tension narrativeSuspense, curiosité, surprise, Paris, Seuil, 2007.

[7] Voir les quatre composantes thématiques et structurelles retenues par Jean-Marie Schaeffer dans « La catégorie du romanesque », in Gilles Declercq, Michel Murat (dir.), Le romanesque, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2004, p. 291-302.

[8] J.-M. Schaeffer, art. cit., p. 302.

[9] Alain Schaffner considère ainsi le romanesque comme un « embrayeur culturel » : à une époque donnée, le romanesque engage un imaginaire culturel et social spécifique, renvoie à l’idéal qu’une société se donne, voir « Le romanesque, idéal du roman ? », in Le romanesqueIbid. p. 272.

Voir https://www.u-picardie.fr/unites-de-recherche/cercll/axes-de-specialites/roman-romanesque/roman-et-romanesque-439528.kjsp

Source: Fabula

 
CFP: REMEMBERING THE FRENCH WARS OF RELIGION
Posted: Friday, October 27, 2017 - 14:38
International Conference, 6–8 September 2018 Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier
 
Organisers: David van der Linden (Groningen), 

Tom Hamilton (Cambridge) and Chrystel Bernat (IPT Montpellier)

 
CALL FOR PAPERS

The French Wars of Religion have fascinated historians ever since the opening shots were fired in a barn in Vassy in 1562. Over the centuries, scholars have explored the myriad political, religious, military, and social aspects of these devastating civil wars. In recent years, however, researchers have also started to examine the memory of the Wars of Religion. They have asked how Catholics and Protestants looked back on the events they had experienced during the wars, how they recorded their memories, and what impact these memories had on post-war society. Most of the scholarship in this nascent field has focused on printed histories and elite memories, but we still know very little about the distinctions between local, national, and transnational memory practices; how memories varied throughout the social hierarchy, among individuals and groups, or within and between confessions; and what long-term impact traumatic memories had on early modern society. 

A focus on memories contests the established view that the transition to post-war France was important primarily because of the policy of forgetting, which reinforced the authority of the French monarchy. When the Edict of Nantes ended the eighth civil war in 1598, it ordered in its first article that ‘the memory of everything which occurred ... during all the previous troubles, and the occasion of the same, shall remain extinguished and suppressed, as things that had never been’. Yet despite the edicts of pacification that compelled French subjects to forget the conflict, its memory has always remained a contested topic within and beyond France, with significant consequences for royal authority and religious coexistence within France and for exile communities beyond its borders. 

More generally, this workshop approaches the Wars of Religion as a particularly productive field for the wider study of memory, history, and forgetting. Can we distinguish between the study of memory and history, remembering and recording the civil wars? A range of sources might be re-evaluated in this light. During and after the conflict, people discussed events in genres such as diaries, chronicles, pamphlets, news sheets, engravings, paintings, and songs. They continued to do so long after the Edict of Nantes, and took their disputes from the streets and battlefields into the pulpits and the law courts. Oral, visual, and written media all had major roles in remembering the Wars of Religion. What difference does it make to focus our attention on how these sources were formed, reformed, and mobilised to different ends? From all of these perspectives, this workshop aims to evaluate how the study of memory can reshape our understanding of the Wars of Religion.

We welcome proposals for 30-minute papers covering topics anywhere between 1562 and 1794. Early career researchers are especially encouraged to submit. Proposals should include a brief CV and an abstract of no more than 300 words. Please submit your documents by e-mail before 15 January 2018 to rememberingthewars@gmail.com. Applicants shall be informed by 28 February 2018. The organisers will cover accommodation in Montpellier (2 nights), lunches, and the conference dinner. 

This conference is part of the NWO-funded research program ‘Divided by Memory: Coping with Religious Diversity in Post-Civil War France, 1598–1685’, led by Dr David van der Linden. For more information on the project, please visit http://vanderlinden.weebly.com

 

LA MEMOIRE DES GUERRES DE RELIGION
 
Colloque international, 6-8 septembre 2018 Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier

Organisé par David van der Linden (Groningue),  Tom Hamilton (Cambridge) et Chrystel Bernat (Montpellier)

 
 
APPEL A CONTRIBUTION

Les guerres de religion ont marqué l’écriture de l’histoire depuis les premiers coups tirés à Vassy en 1562. Au fil des siècles, les chercheurs ont travaillé sur les aspects politiques, religieux, militaires et sociaux de ces guerres civiles dévastatrices. Plus récemment, ils ont commencé à considérer la mémoire des guerres de religion à partir de nouvelles problématiques. Ils interrogent la façon dont catholiques et protestants réfléchirent aux événements vécus pendant les guerres, comment ces souvenirs furent retenus, et quel en fut leur impact dans la société d’après-guerre. Cependant, la plupart de ces recherches portent sur des histoires imprimées et se fondent sur la mémoire des élites. On sait par ailleurs très peu de choses concernant les distinctions entre les pratiques commémoratives locales, nationales et transnationales ; de même de la variété des mémoires selon la position sociale, de la diversité de leur expression individuelle et collective, ni même des variantes intra ou interconfessionnelles ; et des effets de ces mémoires traumatiques sur la société moderne.  Étudier la mémoire des guerres de religion, c’est aussi réviser l’idée reçue selon laquelle l’importance de la transition de la guerre à la paix réside dans la politique de l’oubli, qui renforça l’autorité de la monarchie. Lorsque l’édit de Nantes mit fin à la huitième guerre civile en 1598, il fut ordonné dans l’article premier « que la memoire de toutes choses passées d’une part et d’autre ... durant les autres troubles preceddens et à l’occasion d’iceulx, demourera estaincte et assoupie, comme de chose non advenue ». Malgré les édits de pacification qui appellent les Français à oublier le conflit, la mémoire des guerres de religion a toujours demeuré un sujet contesté, non sans conséquences sur l’autorité royale et la coexistence religieuse en France, mais aussi parmi les communautés exilées. Ce colloque aborde les guerres de religion comme un champ de recherche particulièrement fécond pour l’étude de la mémoire, de l’histoire, et de l’oubli. À quel moment l’histoire devient mémoire ? Et peut-on distinguer entre l’histoire, la mémoire individuelle et la mémoire collective des guerres ? S’agit-il de se souvenir ou de consigner la mémoire des affrontements ? Plusieurs types de documents peuvent être interrogés pour y répondre. Pendant et après les troubles, les sujets français ont discuté les événements aussi bien dans des journaux et des chroniques, des libelles et des nouvelles, que des gravures, des tableaux et des chansons. Ils continuèrent en particulier à commémorer les guerres bien après la promulgation de l’édit de Nantes, en transposant le conflit des rues et des champs de bataille aux chaires et aux tribunaux. Écrits, productions iconographiques et compositions orales ont joué un rôle majeur dans la formation des mémoires des guerres de religion. Le colloque invite à interroger la manière dont ces documents mémoriels furent créés, recomposés et mobilisés à des fins différentes. Dans ces perspectives, il vise à évaluer comment l’étude de la mémoire peut nous aider à repenser les guerres de religion. Les communications, d’une durée de 30 minutes, porteront sur des sujets compris entre 1562 et 1794. Les doctorants et post-doctorants sont particulièrement encouragés à soumettre une contribution. Les propositions sont à adresser à rememberingthewars@gmail.com, assorties d’un résumé de 300 mots (en français ou en anglais) et d’un bref curriculum vitae avant le 15 janvier 2018. Le Comité scientifique communiquera sa décision le 28 février 2018. Les frais d’hébergement (2 nuits) et de restauration à Montpellier seront pris en charge par les organisateurs.

 
CfP: Early Modern Cultures of Hospitality
Posted: Wednesday, October 25, 2017 - 10:42

26-27 October 2018

An interdisciplinary conference at the University of Toronto  sponsored by The Toronto Renaissance and Reformation Colloquium Regulating relationships among strangers was a primary concern of the early modern world. Both the rediscovery of the Ancients and the new encounters among Europeans, Eastern peoples, and Native Americans required a rethinking of the laws and customs of hospitality on both local and global scales.

Theological conflicts and shifting national alignments in Europe itself also imperiled traditional conceptions of host and guest, forcing thinkers to envision their responsibilities to others in new ways. What does it mean to welcome another into one’s home, or to be welcomed by another? When is the visitor a guest, when an enemy? What are the limits of the hospitable imperative? How do early modern nations negotiate the boundaries of obligation and relation to their subjects? How do different national, tribal, and religious cultures of hospitality intersect and clash? In what ways do new and traditional art forms enact spaces and events of hospitality and inhospitality? How do concepts of hospitality extend not just to other cultures and locales, but also to non-human environments? This conference will explore practices, symbols, and philosophies of hospitality and obligation in the early modern world.

Proposals will be accepted for individual papers, panels, roundtables, and alternatives to traditional academic models. To submit, please include: the name of the speaker; the speaker’s academic affiliation (or “independent scholar” as applicable); the title of the presentation; a 150-word abstract; full contact information for the speaker (name, address, telephone, email); the speaker’s one-page CV. In the case of complete session proposals, this information is to be repeated for each presenter. Proposals should be emailed in Word format to both conference organizers: Prof. David Goldstein at dgolds@yorku.ca Prof. Konrad Eisenbichler at konrad.eisenbichler@utoronto.ca 

Deadline for submission: 31 December 2017 

For further information on the Toronto Renaissance and Reformation Colloquium, visit its web site at http://www.itergateway.org/trrc/

Source: RSA

Appel à communications: Colloque SATOR 2018 « Le Manger et le Boire dans la fiction narrative »
Posted: Monday, October 23, 2017 - 16:27

Hobart and William Smith Colleges, Geneva (New York)

8-10 octobre 2018

Propositions: avant le 15 février 2015

Le colloque annuel de la SATOR (Société d’analyse de la topique romanesque http://satorbase.org) se

tiendra à Hobart and William Smith Colleges, à Geneva, dans l’état de New York. Le thème du

colloque sera Le Manger et Le Boire dans la fiction narrative.

 

Argumentaire :

De l’espace politique (le mouvement fair trade ) à l’espace social (justice alimentaire), le discours contemporain des Food Studies  offre une nouvelle interrogation du monde qui gagne peu à peu l’espace universitaire où il trouve naturellement sa place dans un échange pluridisciplinaire d’exploration et de communications entre des domaines aussi différents que l’anthropologie, l’économie, l’histoire, l’oenologie, la chimie, la philosophie... La SATOR invite donc les chercheurs à un dialogue pluridisciplinaire à partir d’une thématique littéraire, le Manger et le Boire. Comment, et en, quoi la production littéraire reflète-t-elle l’importance vitale du Manger et du Boire ?

Quelle place et quelles fonctions occupent la nourriture et la boisson dans la littérature narrative ? Au-delà des festins pantagruéliques de Rabelais et des petites madeleines de Proust, comment la littérature narrative représente-t-elle le Manger et le Boire ?

Dans l’optique de la SATOR, l’on propose les pistes de réflexion suivantes, qui pourront rester dans les limites traditionnelles de l’association (la fiction narrative littéraire, du Moyen-Âge à 1800), ou proposer des ouvertures vers des périodes antérieures ou postérieures, ainsi que vers des perspectives intermédiales. 

Établissement de topoï  narratifs ou discursifs associés au boire et au manger :

Description et analyse de ces topoï

Configurations narratives de ces topoï

Evolution de ces topoï  à travers une oeuvre, un auteur, une époque, un genre particulier

Rapport de ces topoï  au sein de l’appareil narratif

Symbolique de ces topoï

Littérature gourmande

Discours gastronomique : Hédonisme lié au boire et au manger dans le discours narratif

Métaphores du boire et du manger

Sociabilité, convivialité autour du boire et du manger

Goûts et dégoûts

Littératures et gastronomies : plaisir de lire, plaisirs de table

Le boire et le manger comme méthode de connaissance

Éducation alimentaire

Nostalgies gustatives

Le cru et le cuit

Désir et appétit

Mots et mets

Nourriture et écriture

Faim, soif, désirs

 

Hobart and William Smith Colleges se situent au coeur d’une importante région agricole, également la deuxième région viticole des Etats-Unis, qui voit un renouveau associé aux valeurs écologiques du retour aux valeurs essentielles, et au mouvement mondial de la slow food . Il est donc tout à fait logique que HWS soit l’hôte d’un colloque pluridisciplinaire où s’élabore une réflexion sur le boire et le manger dans la littérature.

 

 Bibliographie préliminaire :

BARTHES, Roland, Mythologies, Paris, Éditions du Seuil, 1951.

BONNET, Jean-Claude, La Gourmandise et la Faim. Histoire et symbolique de l’aliment (1730-1830), Paris, Livre de Poche, 2015. « Références Inédit ».

COURTINE, Robert et Jean DAUMUR. Anthologie de la littérature gastronomique, Paris, Trévise, 1970.

DI FOLCO, Philippe, La littérature gourmande. De François Rabelais à Marcel Proust, Paris, Eyrolles, 2012.

FINK, Beatrice. “The Other French Revolution: Explorations of Culinary and Prandial

Inventiveness”, Gastronomica (Spring 2001), 93-7.

HENNIG, Jean-Luc, Dictionnaire littéraire et érotique des fruits et légumes, Paris, Albin-Michel, 1994.

HENNIG, Jean-Luc, Erotique du vin, Paris, Zulma, 1999.

KAPLAN Steven L., Bread, Politics and Political Economy in the Reign of Louis XV, 2nd ed., London, Anthem Press, 2015.

Les liaisons savoureuses. Réflexions et pratiques culinaires au 18e siècle, éd. Béatrice FINK, Saint-Étienne, PU St. Etienne, 1955. Coll. « Lire le 18e siècle ».

L’imaginaire des nourritures, éd. Simone VIERNE, Grenoble, PUG, 1979

MINTZ, Sidney W. Tasting Food, Tasting Freedom: Excursions into Eating, Culture, and the Past. Boston, Beacon, 1996.

MINTZ, Sidney W., Sweetness and Power: The Place of Sugar in Modern History, Boston, Beacon Press, 1985.

ONFRAY, Michel, Le ventre des philosophes. Critique de la raison diététique, Paris, Grasset, 1989.

ONFRAY, Michel, La raison gourmande, Paris, Grasset, 1995.

REVEL, Jean-François. Un festin en paroles : Histoire littéraire de la sensibilité gastronomique de l'Antiquité à nos jours, Paris, Editions Tallandier, 2007.

TEYSSANDIER, Bernard, Allégories du fromage au Grand Siècle, Paris, PUF, Dix-septième siècle, 2002/4.

« Les Vendanges du Savoir : La littérature et le vin », conférence de Sophie GUERMÈS

Le vin. Dix-huitième Siècle, sous la direction de Jean BART et Élisabeth WAHL, n°29, 1997.

WILD, Anthony, Coffee: A Dark History, New York, W. W. Norton & Company, 2004.

 

Les propositions de communication de 20 minutes comprendront : (1) le nom du ou des communicants, (2) leur(s) éventuelle(s) institution(s) de rattachement, (3) le titre de leur intervention, (4) leurs coordonnées, (5) un résumé de 250 mots.

 

Envoyer les propositions en français ou en anglais à Catherine Gallouët (gallouet@hws.edu )

Date limite de réception des propositions : 15 février 2018

Les propositions seront soumises à l’approbation d’un comité scientifique composé des

membres suivants :

Yen-Maï Tran-Gervat, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Présidente de la SATOR yen-mai.trangervat@sorbonne-nouvelle.fr

Jean-Pierre Dubost, UCA (Université de Clermont Auvergne), dubost.jeanpierre@gmail.com

Madeleine Jeay, McMaster University, jeaymad@mcmaster.ca

Catherine Gallouët, Hobart and William Smith Colleges, gallouet@hws.edu

Véronique Duché, The University of Melbourne, veronique.duche@unimelb.edu.au

Daniel Maher, University of Calgary, dmaher@ucalgary.ca

Stéphane Lojkine, CIELAM, Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille, stephane.lojkine@univ-amu.fr

L’acceptation des propositions sera confirmée aux auteurs au plus tard le 15 avril 2018

Tout participant au colloque devra adhérer à la SATOR: voir http://satorbase.org

 Comité d’organisation à Hobart and William Smith Colleges :

▪ Organisation du colloque : Catherine Gallouët (littérature du dix-huitième siècle)

▪ Mathew Crow (histoire colonial américaine) crow@hws.edu

▪ Laurence Érussard (littérature médiévale) erussard@hws.edu

▪ Courtney Wells (littératures francophones médiévales) wells@hws.edu

« Une histoire de la poésie française, par les ouvrages mêmes des poètes » ? Le Recueil Barbin (1692). Colloque organisé à Lyon (IHRIM), 3-4 mai 2018
Posted: Wednesday, October 18, 2017 - 22:32

« Une histoire de la poésie française, par les ouvrages mêmes des poètes » ?

Le Recueil Barbin (1692).

 

Colloque organisé à Lyon (IHRIM),

3-4 mai 2018

 

Dans la continuité d’un séminaire intitulé « Lire par morceaux : lectures et lecteurs de recueils et d’anthologies (16e-18e siècle) » (http://ihrim.ens-lyon.fr/evenement/seminaire-doctoral-du-gadges-2017-2018-lire-par-morceaux-lecteurs-et-lectures), ce colloque se centre sur un recueil de poésie à la fois exemplaire (pour les questions qu’il soulève), et d’une grande influence, le Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes, avec l'histoire de leur vie, dit Recueil Barbin, paru en 5 volumes en 1692 et attribué à Fontenelle. S’ouvrant sur Villon et s’achevant sur Benserade, ce recueil est souvent considéré comme la première véritable anthologie de la poésie française, tout en étant lu comme un manifeste de la poésie galante. Plusieurs fois réédité et imité, il est aussi à mettre en relation avec le développement des anthologies poétiques scolaires au cours du XVIIIe siècle.

 

A partir de ce cas, ce sont les enjeux de cette forme particulière de publication qu’est le recueil que nous souhaitons étudier : son économie (marchande et symbolique) particulière, le rôle des recueils dans l’écriture de l’histoire de la littérature et leurs usages, notamment pédagogiques et idéologiques.

Les principales pistes retenues (non exclusives), sont les suivantes :

-la dimension matérielle et éditoriale de l’entreprise : resituer l’édition du recueil par Barbin au sein de l’économie des recueils collectifs, florissante dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Les aspects juridiques et marchands de la publication de recueils collectifs, au-delà du seul cas du recueil de 1692, nous intéresseront particulièrement ;

-les enjeux sociaux, politiques et idéologiques représentés par le recueil, notamment comme discours sur la poésie et son histoire : « on ne modélise que des formes, mais on les modélise pour des raisons politiques, que l’on occulte sous des considérations formelles » (Alain Viala). Que signalent de ce point de vue la sélection des auteurs, des textes, de leurs versions, ainsi que leur organisation dans les différents volumes ? quelle vision de la pratique de la poésie et de ce qu’est un poète promeuvent ces gestes éditoriaux, ainsi que les notices qui les accompagnent ?

-le recueil comme œuvre attribuée à Fontenelle : quel est le sens de cette attribution ? quel rôle auctorial donne-t-elle à la figure du compilateur ?

 

Les propositions de communication (environ 300 signes) sont à envoyer avant le 30 novembre 2017 à Mathilde Bombart (mathilde.bombart@univ-lyon3.fr), Maxime Cartron (maxime.cartron@univ-lyon3.fr) et Michèle Rosellini (michele.rosellini@ens-lyon.fr).

Site web de référence : http://ihrim.ens-lyon.fr/evenement/une-histoire-de-la-poesie-francoise-par-les-ouvrages-mesmes-des-poetes-le

New Publications

Thomas Corneille, Théâtre complet. Tome II (éd. dir. par Christopher Gossip)
Posted: 5 Nov 2021 - 13:57

Thomas Corneille, Théâtre complet. Tome II, éd. dir. par Christopher Gossip, avec Le Chevalier (Gaël), Nancy (Sarah), Picciola (Liliane), Paris, Classiques Garnier, 2021.

Dans ce deuxième tome du Théâtre complet de Thomas Corneille qui paraîtra en neuf volumes figurent quatre pièces des années 1650 éditées par Liliane Picciola, Gaël Le Chevalier et Sarah Nancy : une pastorale burlesque, Le Berger extravagant, et trois comédies, Les Illustres ennemis, Le Geôlier de soi-même et Le Charme de la voix.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 722

Parution: 28/07/2021

Collection: Bibliothèque du théâtre français, n° 77

Autres informations ⮟

ISBN: 978-2-406-11384-3

ISSN: 2109-7577

Condorcet, Écrits sur les États-Unis (éd. Guillaume Ansart)
Posted: 5 Nov 2021 - 13:53

Condorcet, Écrits sur les États-Unis, éd. Guillaume Ansart, Paris, Classiques Garnier, (2012) 2021.

Fervent américaniste, Condorcet propose une analyse résolument moderne des constitutions américaines. Dans ces écrits, il affine les principes fondamentaux de sa propre philosophie politique. La présente édition rend à Condorcet la place qu’il mérite dans l’histoire de la pensée libérale française.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 195

Parution: 13/07/2021

Réimpression de l’édition de: 2012

Collection: Classiques Jaunes, n° 462

Série: Littératures francophones

Autres informations ⮟

ISBN: 978-2-8124-1835-8

ISSN: 2417-6400

Les Plus Beaux Bâtiments de France. Anthologie de textes (xve-xviie siècles) (éd. Frédérique Lemercle)
Posted: 5 Nov 2021 - 13:50

Les Plus Beaux Bâtiments de France. Anthologie de textes (xve-xviie siècles), éd. Frédérique Lemercle, Paris, Classiques Garnier, 2021.

À travers deux cents descriptions des plus beaux bâtiments du royaume (xve-xviie siècle) : antiquités, résidences royales et princières, demeures privées, châteaux, édifices religieux et constructions remarquables, l’anthologie témoigne de la curiosité architecturale à l’époque moderne.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 336

Parution: 07/07/2021

Collection: Arts de la Renaissance européenne, n° 8

Autres informations ⮟

ISBN: 978-2-406-10826-9

ISSN: 2257-7440

Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l’éducation, Livres I-II -(éd. Pierre Crétois)
Posted: 5 Nov 2021 - 13:45

Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l’éducation, Livres I-II. Prépa scientifiques, éd. Pierre Crétois, Paris, GF, 2021.

Nous voyons aujourd’hui l’Émile comme une anticipation révolutionnaire des méthodes nouvelles en éducation. Mais, en 1762, sa publication et son succès mettent le feu aux poudres : la façon dont Rousseau y nie le péché originel lui vaut condamnation de l’Église. Convaincu d’une forme de bonté naturelle de l’enfant, que n’aurait pas encore pervertie la société humaine, Rousseau en vient à l’idée que l’enfance est un moment essentiel de l’existence et que son développement obéit à des lois générales sur lesquelles tout bon pédagogue devrait s’appuyer.

Les deux premiers livres de l’ Émile portent sur les deux stades initiaux de l’enfance (de la naissance à 2 ans et de 2 à 12 ans), au cours desquels la pédagogie est, d’emblée, un enjeu des plus sérieux. Mettant en scène un gouverneur et son jeune élève à travers une narration théorique d’une infinie richesse, Rousseau nous donne à penser les questions les plus cruciales soulevées par toute réflexion sur l’enfance.

Dossier
1. Les sources de la pensée éducative de Rousseau
2. L’Émile, un précis d’anthropologie rousseauiste
3. La pédagogie et l’enfance à l’époque des Lumières
4. Les approches de l’enfance d’inspiration rousseauiste.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

GF (n° 1632) - Philosophie

Paru le 09/06/2021

Genre : Philosophie

400 pages - 107 x 177 mm

Poche - Format poche

EAN : 9782080247452

ISBN : 9782080247452

Tristan L'Hermite, Les Amours et autres poésies choisies (éd. Pierre Carno)
Posted: 5 Nov 2021 - 13:40

Tristan L'Hermite, Les Amours et autres poésies choisies, éd. Pierre Carno, Paris, Classiques Garnier, 2021.

Ce volume réunit les principales œuvres poétiques de Tristan l’Hermite. Alliant la variété des formes poétiques déclinées dans une rigueur toute malherbienne à l’art du concetto hérité de Marino, ces poèmes traduisent également le goût du retrait mélancolique dans des paysages-états d’âme, bien avant les romantiques.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 341
Parution: 09/06/2021
Réimpression de l’édition de: 1925
Collection: Classiques Jaunes, n° 234
Série: Littératures francophones
ISBN: 978-2-8124-2277-5
ISSN: 2417-6400