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Calls for Papers and Contributions

Appel à Communications: CIEF, Passage : médiation et transition
Posted: Tuesday, October 17, 2017 - 21:24

Conseil International d'études francophones

La Rochelle, 4 au 10 juin 2018

Propositions: le 31 octobre

 

La ville de La Rochelle, « belle et rebelle », invite qu'on se penche sur les thèmes du passage, de la

médiation et de la transition. Ville de pêcheurs, à l'origine, puis port de mer, elle marque la frontière

entre le monde terrestre et le monde aquatique. Ville protestante, dans la France catholique des XVI et

XVIIe siècles, elle favorise les échanges économiques et culturels. Mais aussi ville d'émigration vers la

Nouvelle-France, les Antilles et l'Afrique du Sud, au XVIIIe siècle, elle devient le lieu à partir duquel

s'entame la grande traversée vers le Nouveau-Monde. C'est ainsi que La Rochelle nous inspire le

thème du 32e Congrès du CIÉF.

Le passage renvoie à la fois au point de départ, au déplacement, au trajet et à l'arrivée. Il impose des

transitions, des médiations, il prend forme dans des lieux ou des espaces et sollicite la présence de

passeurs et de facilitateurs. Le passage peut également être temporel et évoquer la transition d'une

époque à une autre, que ce soit celle de la culture orale à la culture écrite ou de la modernité à la

postmodernité. La notion de passage ouvre donc la porte à une multitude de questionnements,

d'objets d'études et de problématiques. En choisissant La Rochelle pour son 32e Congrès, le CIÉF

souhaite mettre en valeur les nombreux types de passages qui façonnent la francophonie, ses

littératures, ses pratiques artistiques, son histoire et sa géographie. Plusieurs axes de recherches

peuvent être envisagés :

- Traversées et frontières

- Migration, émigration, immigration

- Voyages

- Diasporas

- Conversions

- Lieux de passages, seuils et portes

- Rites de passages

- Inclusion et exclusion

- Identités et métissages

- Accessibilité et inaccessibilité

- Traversées, franchissements et dérives

- Mutations

- Transition d’une époque à l’autre

- Transmission, filiations, générations

- Multiculturel, interculturel et transculturel

- Intermédialité, intertextualité et intergénéricité

- Médiation culturelle

- Réseaux littéraires et réseaux sociaux

- Enseignement

- Critique, Lecture et réception

- Traduction et autotraduction

Afin d'encourager de manière interdisciplinaire le développement des études, de la recherche, des

publications portant sur la littérature, la langue, la culture, les arts et les sciences sociales dans tout le

monde francophone, le CIEF accueille chaque année a son congre un large éventail de sessions

regroupées sous ces catégories. Nous acceptons aussi des propositions dans lesquelles la

francophonie est un facteur principe et qui permettront de rassembler les intervenants autour de

problématiques d'actualité, sous les grandes catégories de LANGUE-CULTURE-LITTÉRATUREHISTOIRE-

PEDAGOGIE.

 

Vous souhaitez participer à notre congrès en 2018 ? Il y a deux façons de faire des propositions sur un

thème lié aux études francophones :

1. Proposer une session complète regroupant trois ou de préférence quatre

communications autour d'un thème commun.

Nous vous encourageons à réunir des communications autour d'un thème avec des collaborateurs

membres du CIÉF ou encore à lancer un appel à communications qui paraîtra dans le Bulletin

d'automne. Pour ce faire, il faut être membre en règle du CIÉF, c'est-à-dire avoir payé votre adhésion

(https://secure.cief.org/wp/formadhesion/adhesion_step1.php#)

Nouvelle date limite pour proposer une session complète : 31 octobre 2017

Formulaire à remplir : https://secure.cief.org/wp/formsession/

2. Proposer une communication individuelle

Nouvelle date limite pour proposer une communication individuelle : 31 octobre 2017

Formulaire à remplir : https://secure.cief.org/wp/formcommunication/

Les membres sont priés de ne soumettre qu'UNE proposition ; le cas échéant, la proposition faisant

partie d'une session complète aura automatiquement priorité. Les propositions individuelles multiples

ne seront pas considérées. Si votre proposition peut s'insérer dans une des thématiques proposées cidessus,

veuillez indiquer la thématique pertinente entre parenthèses à la fin de votre proposition.

Par ailleurs, les membres dont les propositions sont acceptées doivent s'attendre à remplir l'office de

président ou de secrétaire de session. Pour faciliter la tâche des organisateurs, nous vous prions de

consulter l'horaire provisoire sur le site Web dès le début du mois de février et prévenir la présidente

(presidente@cief.org) uniquement dans le cas d'une impossibilité à accomplir cette tâche. Nous

comptons sur votre collaboration et vous remercions d'avance.

 

Pour obtenir des renseignements sur le CIÉF et son congrès, prière de consulter notre site web ou de

communiquer avec la présidente du CIÉF, Mme Lucie Hotte (presidente@cief.org). Pour en savoir

davantage sur le CIEF et sa revue Nouvelles Études Francophones (NEF), veuillez consulter notre site

Web : https://secure.cief.org/wp/?page_id=913

Le Prix Jeune Chercheur est décerné chaque année à la meilleure communication doctorante au Congrès.

CFP : La foi et le littéraire : Quêtes et défaites spirituelles dans les littératures / Faith and the literary: Quest and spiritual defeat in literatures
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 12:21

« La foi et le littéraire : Quêtes et défaites spirituelles dans les littératures »

Colloque annuel de la revue Post-Scriptum

Université de Montréal, les 26 et 27 avril 2018

Propositions : le 30 octobre 2017

*English follows

Colloque organisé par Gabriel Tétrault (Doctorant, littérature comparée, Université de Montréal), Louis-Thomas Leguerrier (Doctorant, littérature comparée, Université de Montréal) et Laurence Sylvain (Doctorante, littérature comparée, Université de Montréal)

Pour son 5ème colloque annuel, la revue post-scriptum.org de littérature comparée souhaite se pencher sur la question et le problème de la foi dans leurs rapports au fait littéraire mondial et aux différentes littératures. Pourquoi les littéraires sont dans une situation idéale pour proposer des pistes de réflexion constructives sur l’enjeu originel et contemporain de la foi ?

En tant que littéraires, intellectuels, universitaires ou non, la question de la foi s’adresse directement à nous. Les liens entre le littéraire et la foi ne datent pas d’hier. Nous pouvons penser notamment aux nombreux textes fondateurs et sacrés, dont la Bible représente l’exemple le plus frappant et joue toujours un rôle décisif dans notre imaginaire. Toute littérature a à sa manière — de façon explicite ou non — à gérer avec l’existence ou non de la foi. La distinction entre les domaines du savoir et de la foi (notamment depuis la pensée du Traité théologico-politique de Spinoza) a laissé le champ libre à la littérature, qui relève à la fois du philosophique et du spirituel. On peut constater à la lecture de textes de traditions et d’origines diverses que les quêtes littéraires sont souvent imbriquées dans des quêtes spirituelles, laïques ou non, individuelles et collectives.

Benjamin Fondane formulait en 1939 cette affirmation percutante et des plus actuelle : « Il se peut que le suprême héroïsme, je veux dire la chose la plus malaisée à l’homme, ne soit pas le sacrifice de sa vie, mais l’aveu de sa défaite spirituelle. » Nous osons affirmer — pour alimenter le débat — que nous partageons tous et toutes cette défaite, croyants ou non. Sommes-nous en mesure d’exprimer cette défaite de notre présent ? Quel est l’héritage des différentes quêtes spirituelles et littéraires du passé ? À quel avenir pouvons-nous nous attendre ? En définitive, est-ce que le littéraire et la littérature peuvent encore dire quelque chose sur la foi ? Nous pensons humblement que oui et nous vous invitons à nous proposer des réflexions stimulantes sur le sujet, selon vos intérêts de recherche. Il serait possible notamment et non-exclusivement de traiter des questions de ce type :

Comment est représentée la foi dans un corpus littéraire donné ? Qu’est-ce que la foi au dehors des institutions (littéraires ou religieuses) ?

Comment élaborer une réflexion sur la foi dans les termes du savoir ? Est-ce que la foi est une connaissance immédiate ? Quel est le rapport entre la foi, le savoir et le littéraire ? Est-ce que le « suspension of disbelief » fait état d’une foi aux textes ?

Peut-on penser des « figures » de la foi ?

Quel est le rapport entre l’économie du récit et la foi ?

Peut-on avoir foi dans le savoir ?

Les communications seront en français ou en anglais, dureront vingt minutes et seront suivies d’une période de questions. Les participants doivent envoyer leur proposition d’environ 300 mots au plus tard le 30 octobre 2017 à l’adresse suivante : redaction@post-scriptum.org. Vous devez envoyer votre proposition en deux fichiers distincts : dans le premier document doit apparaître le titre de votre communication et le texte de votre proposition ; dans le second document doivent apparaître votre nom, votre université d’attache, votre adresse courriel, votre biobibliographie et le titre de votre communication. Les propositions feront l’objet d’une évaluation à l’aveugle par le comité de lecture. Nous encourageons les propositions d’étudiant(e)s de tous cycles ainsi que de chercheur(e)s diplômé(e)s et de professeur(e)s.

(Les frais de transport et d’hébergement seront à la charge des participant(e)s.)  

Calendrier : 30 octobre 2017 : Envoi des propositions 20 novembre 2017 : Décision finale du comité 26-27 avril 2018 : Colloque à l’Université de Montréal

*

CALL FOR PAPERS

Faith and the literary: Quest and spiritual defeat in literatures

For its 5th annual conference, the post-scriptum.org journal of comparative literature wishes to address the question and the problem of faith in its relationship to the world literary fact and various literature. Why are literary thinkers in an ideal situation to propose constructive ways of thinking about the original and contemporary stake of faith?

Whether literary, intellectual, academic or not, the question of faith is addressed directly to us. The links between literature and faith are not new. We can think in particular of the many founding and sacred texts, of which the Bible represents the most striking example since it still plays a decisive role in our imagination. All literature has in its own way—explicitly or otherwise—to deal with the existence or non-existence of faith. The distinction between the fields of knowledge and faith (especially since Spinoza’s Theological-Political Treaty) has left the field open to literature, which is both philosophical and spiritual. It can be seen from reading texts of various traditions and origins that literary quests are often intertwined with spiritual quests whether secular or not, individual and collective.

In 1939, Benjamin Fondane formulated this striking and most up-to-date statement: “It may be that supreme heroism, I mean the most difficult thing for man, is not the sacrifice of his life, but the avowal of his spiritual defeat.”* (« Il se peut que le suprême héroïsme, je veux dire la chose la plus malaisée à l’homme, ne soit pas le sacrifice de sa vie, mais l’aveu de sa défaite spirituelle. »). We dare to affirm—to fuel the debate—that we all share this defeat, believers or not. Are we able to express this defeat of our present? What is the legacy of the various spiritual and literary quests of the past? What future can we expect? In the end, can the literary and literature still say something about faith? We humbly believe that yes and we invite you to offer stimulating reflections on the subject according to your research interests. It would be possible, not exclusively, to deal with such questions:

How is faith represented in a given literary corpus? What is faith outside institutions (literary or religious)? Is it possible to express a reflection on faith in the terms of knowledge? Is faith an immediate knowledge? What is the relationship between faith, knowledge and literature? Does the “suspension of disbelief” indicate a faith in the texts? Can we portray and create “figures” of faith? What is the relationship between the narrative economy of a text and faith? Can we have faith in knowledge?

Papers can be presented either in French or in English. The presentations will last 20 minutes and will be followed by a Q&A. The proposals will be chosen in a spirit of variety and originality. Participants must send their 300-word proposals by October 30th, 2017 at the latest at redaction@post-scriptum.org. Proposals must be sent in two distinct files: in the first file, you must include the title of your proposal and the proposal text itself. In the second file, you must include your name, your institution, your email address, a short biography, and the title of your proposal. Proposals will be subjected to a masked review by the reading committee. Proposals by undergraduate and graduate students, researchers, and professors are welcomed.

(Travel and accommodation costs will be at the participants’ expense).

Calendar: October 30th, 2017: Deadline to send the proposals November 20th, 2017: Final decision by the committee April 26th-27th, 2018: Conference

*Our translation

Responsable : Laurence Sylvain

url de référence : http://www.post-scriptum.org

Source : Fabula

Appel à communications : Portraits et autoportraits d’auteurs : l’écrivain mis en images
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 12:11

Paris, 12 et 13 octobre 2018

Organisateurs: Caroline Marie (Université Paris 8), Xavier Giudicelli (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Propositions : 15 novembre 2017

Conférences plénières :

Patrick Chambon, artiste plasticien

Valérie Mangin, scénariste de bande dessinée

 

La figure de l’écrivain est omniprésente aujourd’hui. Cette « manie des portraits », qui s’est développée en même temps que se popularisait l’art de la photographie, fixe et dissémine une image de l’auteur à l’exclusion d’autres représentations et perceptions possibles. Cette image est paradoxalement souvent plus connue que son œuvre même ; du moins est-elle souvent visible avant le texte, au seuil du livre, sur telle affiche publicitaire ou telle photographie en quatrième de couverture. Si bien que la question : « Un auteur serait-il désormais son visage plus que son texte ? » (Jean-François Louette et Roger-Yves Roche, « Portraits de l'écrivain contemporain », Les Cahiers de médiologie, 1/2003 (n° 15), p. 59-66) occupe désormais une place légitime dans la recherche littéraire. Parallèlement, la recherche littéraire s’est récemment tournée vers un phénomène narratif nouveau, le devenir personnage de l’écrivain dans la littérature contemporaine, ou « l’auteur déplacé dans la fiction » (Charline Pluvinet). À la croisée de ces deux phénomènes, la prolifération des mises en images des écrivains et leur mise en fiction, ce colloque s’intéressera à la fictionnalisation des auteurs par les arts visuels : peinture, sculpture, photographie, dessin, caricature, bande dessinée, comics, album illustré — à l’exclusion des arts de l’image en mouvement (théâtre, cinéma, série télévisée) pour lesquels les enjeux théoriques sont différents. Certes, l’art a créé de nombreux écrivains imaginaires, mais nous préférerons observer les transferts et les enjeux de la recréation par les arts visuels d’écrivains réels, en Europe de la première modernité à nos jours.

L’écrivain n’est plus simplement un visage immortalisé dans une pose photographique ; il est devenu l’objet de représentations visuelles dont la multimodalité même fait sens. Aussi pourra-t-on aborder ce transfert du réel à l’imaginaire, voire au légendaire, dans toute sa diversité, d’un point de vue historique, diachronique ou comparatiste, autant qu’analyser l’exemple d’un écrivain particulier ou d’une œuvre spécifique. On pourra se demander comment la mise en images de l’auteur dans le paratexte – affiches, quatrièmes de couverture, frontispices, sites internet – fait récit. On pourra choisir de s’attacher à la mise en livres de l’auteur historique, beau livre, biographie dessinée, album de jeunesse, ou encore exposition dans un musée. L’auteur peut aussi se mettre en images lui-même : qu’advient-il lorsqu’il se met en scène dans une autofiction visuelle ? Les modalités et les enjeux du transfert du réel à l’imaginaire visuel sont-ils comparables lorsque la figure de l’écrivain occupe une place centrale dans l’œuvre et lorsqu’il tient un rôle secondaire aux côté de personnages fictifs, lorsqu’il s’agit d’un biopic ou d’une aventure imaginaire ? Quelle est la portée éditoriale, poétique, esthétique, culturelle ou médiatique de cette mise en images ?

Ce colloque interdisciplinaire invite à considérer la nature protéiforme des portraits et autoportraits d’écrivains selon les perspectives de la poétique et de l’esthétique, mais également de l’histoire des idées, de l’histoire de l’édition, de l’histoire de l’art, de la muséologie, ou encore de la culture et de la communication.

Comité scientifique :

Catherine Bernard (Université Paris-Diderot)

Marie-Françoise Cachin (Université Paris-Diderot)

Emily Eells (Université Paris-Nanterre)

Alexis Lévrier (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Mireille Séguy (Université Paris 8)

Adeline Wrona (Celsa, Université Paris-Sorbonne)

 

Les langues de travail du colloque seront le français et l’anglais.

Merci d’envoyer vos propositions (300 mots) avec une brève notice bio-bibliographique à : xgiudicelli@yahoo.fr et caroline.marie@univ-paris8.fr avant le 15 novembre 2017.

 

 

Portraits and self-portraits of authors: picturing writers

12 & 13 October 2018

Convenors: Caroline Marie (Université Paris 8), Xavier Giudicelli (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Keynote speakers :

Patrick Chambon, artist  

Valérie Mangin, author of the Abymes trilogy

 

The figure of the writer is increasingly conspicuous nowadays. The “mania for portraits,” which has flourished along with the development of the art of photography, is undeniably a way of both freezing and disseminating a particular image of a writer—thereby excluding other possible representations and perceptions. That image of the writer is paradoxically often better known than his/her own works; at least, a portrait of the writer is often visible before the text itself, on the very threshold of books, on advertising posters or photographs on the back covers, for instance. Thus, the question: “ Is an author a face rather than a text?” has become legitimate in literary studies. At the same time, research in literature has recently turned to a new narrative phenomenon, namely the “becoming - character” (as Deleuze and Guattari would have called it) of the writer in contemporary literature, or “the author displaced into fiction.”

At the intersection between these two phenomena—the proliferation of images of writers and the “becoming - characters” of writers—this conference will focus on the fictionalisation of authors in and through the visual arts: painting, sculpture, photography, drawing, caricature, comics, picture story books—excluding moving images (theatre, cinema, TV series), whose theoretical stakes are arguably different. Art has certainly created many imaginary writers, but we propose to focus on the questions raised by the recreation of real writers in the visual arts, in Europe, from the early modern period to the present day.

The writer is no longer merely a face immortalized in a photographic pose, but s/he has become the object of visual representations whose multimodal dimension itself makes sense. The participants may examine this transfer from the real to the imaginary—or even the legendary—in all its diversity, from a historical, diachronic, or comparative point of view; monographic approaches (analysing the example of a particular writer or of a specific work) are also welcome. Participants may wonder how the picturing of an author in the (visual) paratext—posters, book covers, frontispices, websites—is turned into a form of narrative. They may choose to focus on the ways historical authors become book material in art books, graphic biographies, picture story books, or exhibitions in museums. The author can also picture him/herself: what happens when s/he plays his/her own role in a visual autobiofiction? Are the modalities and the stakes of the transfer of the real to the (visual) imaginary comparable when the figure of the writer holds a central place in the work, or when s/he plays a secondary role alongside other fictitious characters, in the case of biopics or imaginary adventures, for instance? What is the editorial, poetic, aesthetic, cultural or media impact of those images of authors?

This interdisciplinary conference seeks to approach the protean nature of portraits and self-portraits of writers from a poetic and aesthetic point of view, but also from the perspectives of the history of ideas, the history of publishing, art history, museum studies, and media studies.

Scientific board :

Catherine Bernard (Université Paris-Diderot)

Marie-Françoise Cachin (Université Paris-Diderot)

Emily Eells (Université Paris-Nanterre)

Alexis Lévrier (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Mireille Séguy (Université Paris 8)

Adeline Wrona (Celsa, Université Paris-Sorbonne)

The conference will be held in French and English.

 Please send proposals (300 words) and short bio-bibliographies to : xgiudicelli@yahoo.fr and caroline.marie@univ-pari8.fr no later than November 15th 2017.

Appel à communications : En scène ! L’art de la représentation théâtrale et politique
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 12:02

Reims. (Les dates du colloque ne sont pas indiquées, mais il semble s'agir de la semaine du 13 avril 2018.)

Colloque international organisé par Yann Lignereux (Histoire moderne, Université de Nantes), Yves Sintomer (Science politique, Université Paris-Lumières, ANR/DFG CLAIMS), Noémie Villacèque (Histoire ancienne, Université de Reims), et Ludovic Lagarde, directeur de la Comédie de Reims, Scène dramatique nationale

Les propositions de communications (titre et résumé de 1000 signes environ) sont à adresser avant le 12 novembre 2017, conjointement à

      - Yann Ligneureux, yann.lignereux@univ-nantes.fr

      - Yves Sintomer, sy@cmb.hu-berlin.de

      - Noémie Villacèque, noemie.villaceque@univ-reims.fr

Si le « théâtre politique » n’est qu’un sous-genre théâtral et une étiquette souvent plus apposée de l’extérieur que revendiquée par les auteurs et metteurs en scène, la politique a depuis toujours été abordée par le théâtre. Réciproquement, la politique est pleine de métaphores et expressions qui viennent du monde du théâtre. « La scène politique », « les acteurs politiques », l’exclamation « c’est du théâtre » accolée à tel ou tel responsable ou événement politique, reviennent très souvent dans les conversations et les analyses, et des notions comme « politique spectacle » ou « bête de scène », plus circonscrites, sont cependant spontanément compréhensibles par tous les citoyens. Ce langage a une vocation descriptive mais aussi évaluative, et il a très souvent une connotation péjorative.

Au-delà de la familiarité de l’évidence que révèle cet usage des mots – l’existence de liens étroits entre représentation politique et représentation théâtrale –, de nombreuses questions sont ouvertes. Comment faire une histoire « croisée » (Werner, Zimmermann) ou « connectée » (Subrahmanyam) de la représentation théâtrale et de la représentation politique ? Qu’est-ce que la représentation politique, qu’est-ce qu’une représentation théâtrale – et est-il possible de donner une définition unique et transhistorique de ces deux notions ? Dans la plupart des langues, la représentation théâtrale et la représentation politique ne se disent pas avec un mot commun : on distingue ainsi en allemand die Aufführung et die Vertretung (ou die Repräsentation), en anglais the performance ou the show et the representation, en chinois biǎoyǎn 表演 et dàibiǎo 代表. En français, le mot représentation a une extension sémantique très grande : cela a-t-il une quelconque incidence sur la pratique et la perception du politique ? Aujourd’hui, la représentation politique emprunte-t-elle davantage à la représentation cinématographique où à la représentation théâtrale ? Au-delà des mots familiers que nous avons évoqués, qu’y a-t-il de spécifiquement théâtral dans la représentation politique actuelle ?

Cette question doit être posée en regard de deux évolutions qu’il est important de restituer. D’une part, celle à l’œuvre au sein de la représentation dramaturgique elle-même, partagée entre une approche que l’on peut qualifier de « référentielle » (la représentation scénographique rendant accessible le texte de la pièce représentée) et une conception « performative » (le sens naissant dans la performance d’une pièce jouée par des acteurs devant mais aussi, et peut-être plus encore, avec le public). D’autre part, celle affectant la représentation politique, qui a pu être abordée en termes de simulation/simulacre (comme nous y invitent les travaux classiques de Baudrillard et ceux, plus familiers peut-être du grand public, de Christian Salmon). L’action de rendre présent le sens d’une pièce, tout comme celle de donner à voir le politique, oscillent alors entre des extériorités proprement révérencielles, qui peuvent être intimidantes et qui déclinent un spectre d’émotions égrenant les différents dimensions de l’admiration, et des épiphanies de sens, avec le risque d’une performance ratée. Le rapprochement entre ces deux espaces de la représentation dessine une géométrie de l’intention où la production politique, rituelle, théâtrale peut s’effectuer devant un public ou pour un public. On donnera ici un seul exemple : XVIIIe siècle constitue un moment charnière, une épreuve fondamentale de la représentation politique, révélée par une esthétique rituelle où les applaudissements se substituent au silence acclamatif, où le rôle politique du souverain, après le métier de roi, remplace l’exercice de la souveraineté royale entendue auparavant comme une vocation, où le vieil héritage de la représentation mosaïque du roi est abandonné au bénéfice d’une égalité du regard (cf. ici les travaux de Stéphane Lojkine sur les Salons de Diderot), et où la Révolution fera finalement surgir dans les institutions une forme renouvelée de la Souveraineté qui doit beaucoup au théâtral (Sabine Chaouche).

C’est à ces questions que nous voudrions commencer à répondre, en faisant dialoguer praticiens du spectacle, historiens, et théoriciens du théâtre et de la politique. Un temps de discussion grand public est prévu le samedi après-midi.

II

Il est important de « détruire la trompeuse familiarité que nous avons avec des mots, tel que “représentation”, qui font partie de notre langage quotidien » (Ginzburg). L’histoire des concepts (Hofmann, Podlech) a notamment montré que si le mot de représentation date de l’époque romaine, la notion est quant à elle médiévale. Elle surgit de deux grandes matrices dont la fusion sémantique n’a rien d’évident et qui ne se constate que dans certaines langues néolatines. D’un côté, une dialectique du modèle et de l’image, déclinée dans d’infinies variations esthétiques, épistémologiques, philosophiques, théologiques et politiques, et qui forme un univers sémantique que les Italiens désignent sous le terme de « rappresentazione ». Cette matrice est centrale dans la représentation théâtrale, mais elle est aussi présente dans la représentation politique (les expressions citées en introduction en témoignent, mais aussi d’autres, comme par exemple l’idée qu’une assemblée est ou n’est pas « représentative » de la diversité des citoyens). De l’autre, une catégorie spécifiquement juridico-politique, nommée en italien la « rappresentanza », par laquelle un ou des représentants forment avec les représentés une même personne juridique, ce qui rend les décisions des représentants, par exemple la fixation des impôts, contraignantes pour les représentés.

On peut définir la dialectique du modèle et de l’image comme la dimension symbolique de la représentation, en donnant une définition très générique de l’expression symbolique (la production de symboles au sens strict, mais aussi de signes, d’images, de concepts, de rituels, de signifiés – cf. Maurice Godelier). Très souvent, cette dialectique est rabattue sur l’une de ses significations : rendre présent une réalité ou un être absent. Cependant, cette première signification, celle de la représentation référentielle évoquée plus haut, n’est pas exclusive d’une autre, presque opposée, la représentation pouvant aussi relever de la performance et renvoyer à l’exhibition d’une présence. Les premiers dictionnaires en langue vulgaire différenciaient clairement ces deux sens. Ainsi, le fameux Dictionnaire de la langue française publié par Furetière en 1690 mentionne : (1) « Représentation : image qui nous remet en idée et en mémoire les objets absents, et qui nous les peint tels qu’ils sont », mais aussi (2) « Représentation, se dit […] de l’exhibition de quelque chose […] Se dit quelquefois des gens vivants. On dit d’une mine grave et majestueuse : Voilà une personne de belle représentation. » De même, Le grand Larousse du XXe siècle, dans son édition de 1932 rappelait : « Certains philosophes voudraient que la perception fut appelée "présentation" et que le nom de représentation fût réservé aux images et aux souvenirs. En réalité, le suffixe re dans le mot représentation n’exprime pas l’idée d’une reproduction, d’un renouvellement, d’un rappel : représenter, c’est rem praesentem facere. Le mot de représentation convient donc aussi bien à la perception qu’à l’image. » Suivant Louis Marin, Roger Chartier qualifie la première relation de « transitive » (on représente quelque chose ou quelqu’un), la seconde d’« intransitive » ou de « réflexive » (on se montre dans l’acte de représenter).

La représentation théâtrale contemporaine a sans doute ceci de particulier qu’elle couple de façon intrinsèque la représentation comme figuration et la représentation comme exhibition et mise en scène. Cependant, n’en va-t-il pas de même de la représentation politique, où les représentants prétendent figurer la communauté représentée, ses valeurs et ses intérêts, tout en se mettant eux-mêmes en scène ? Par ailleurs, ce n’est sans doute qu’à partir du XVIIIe siècle que le terme de représentation a été utilisé pour désigner la mise en scène publique d’une pièce de théâtre, et ce n’est pas le terme de représentation qui est utilisé à cette fin dans des langues européennes comme l’italien, l’espagnol, l’anglais ou l’allemand, ou extra-européennes comme le chinois ou l’hindi. Comment rendre compte de ces paradoxes ?

La seconde matrice, juridico-politique, a été développée dans le droit civil comme dans le droit public, international et constitutionnel. Il semble aujourd’hui aller de soi que la représentation politique, en tant que lien juridico-politique, repose sur l’idée de mandat et en particulier de mandat électoral. Or, ni les Grecs anciens ni les Romains n’avaient de mot leur permettant de désigner de façon unifiée un ensemble d’activités que nous associons aujourd’hui spontanément en qualifiant de « représentants » des ambassadeurs, des élus, des dirigeants d’une tendance politique, des porte-parole d’un groupe social. La notion de représentation-mandat est relativement récente et date du Moyen-âge. Elle devint politiquement hégémonique à partir du XVIIe et plus encore du XVIIIe siècle, avec la montée des théories du droit naturel et des idées républicaines, et elle impliqua comme corollaire l’idée de consentement. Avec les révolutions, la représentation des états auprès du souverain typique de l’Ancien Régime céda la place à l’idée du peuple délégant le pouvoir à un gouvernement représentatif. C’est à cette notion de représentation-mandat que les citoyens européens se réfèrent spontanément lorsqu’ils pensent à la représentation juridico-politique.

La représentation-mandat n’épuise cependant pas la relation juridico-politique de représentation. Une autre matrice conceptuelle était apparue quelques décennies avant elle au Moyen-âge. Elle fut essentiellement élaborée dans le droit des corporations et des communes médiévales, mais aussi par les théoriciens du conciliarisme et du Collège électoral chargés de désigner l’Empereur du Saint-Empire romain germanique. Dans cette perspective, la représentation implique l’incarnation juridico-politique d’une multiplicité dans un corps unique, plutôt qu’un transfert d’autorité juridique. Dans la représentation-identité, une partie est identifiée au tout, selon le motif de la pars pro toto que nous connaissons encore dans la poésie ou dans la langue quotidienne (posséder dix têtes de bétail signifiant posséder dix animaux). « Dans une certaine mesure, dans des actions spécifiques, le conseil "est" la commune, et le concile l’Église, sans pour autant que cette identification suffise à elle seule à déterminer ce que sont l’Église ou la communauté politique urbaine » (Hofmann). La notion fut reformulée par l’absolutisme, avec en particulier le fameux « l’État, c’est moi » attribué à Louis XIV. Par la suite, elle fusionna souvent avec la représentation-mandat : les mots les plus célèbres de l’histoire constitutionnelle étasunienne, « We the people », furent prononcés par les députés au moment de l’adoption de la constitution – et lorsqu’un président de la République française prend ses fonctions, le président du Conseil constitutionnel prononce une formule rituelle : « Maintenant, vous incarnez la France ». On pourrait même avancer que des prétentions à ce type de représentation politique, formulées cependant sans portée juridiquement contraignante, sont régulièrement énoncées par les institutions internationales (comme le Forum de Davos parlant au nom de l’économie mondiale) ou par les mouvements sociaux (les ONG de la COP 21 prétendant incarner la société civile mondiale et les manifestants d’Occupy Wall Street s’exclamant « nous sommes les 99% »). La théorie politique allemande a conceptualisé ces deux variantes de la représentation juridico-politique avec la dichotomie Vertretung/Repräsentation.

III

Une perspective historique montre que les relations entre ce que nous appelons aujourd’hui la représentation théâtrale et la représentation politique sont étroites, faites de passages et d’emprunts mais aussi de décalages. Quelques exemples historiques en témoignent.

Athènes. La cité attique est le lieu où l’on situe communément l’invention conjointe de la politique et du théâtre en Occident, et il est vrai que la démocratie, la tragédie et la comédie y naissent dans une même expérience historique. À l’époque classique, le théâtre et le lieu de réunion de l’Assemblée du peuple sont des espaces distincts mais leurs formes architecturales sont très proches. En outre, le public du théâtre est à peu de choses près le même qu’à l’Assemblée et dans les tribunaux ; la politique constitue un thème central pour la comédie comme pour la tragédie et, tout au long de leurs pièces, les poètes ne cessent de rappeler aux spectateurs leur qualité de citoyens. Cependant, la politique ne mobilise pas alors un équivalent grec du mot de représentation, et si Platon et Aristote utilisent, différemment certes, la notion de mimesis dans leur analyse du fait théâtral, elle ne renvoie pas à la représentation dramatique. Au-delà des mots, les Grecs ne connaissent pas la notion juridico-politique de représentation, et ne pratiquent que très partiellement ce que nous désignons désormais avec elle.

Dans une première phase historique, une homologie forte se note entre le peuple spectateur et le peuple politique, qui ne sont pas des récepteurs muets mais sont au contraire actifs, tandis que la dimension délibérative de la politique est plus fortement mise en avant que sa théâtralisation. Les choses changent à partir de la mort de Périclès, en 429 av. J.-C. Le topos de la « démocratie comme spectacle » (Villacèque) se répand largement, en particulier dans la bouche des détracteurs de la démocratie, à la fois pour décrier les citoyens-spectateurs, trop actifs et bruyants, et les « démagogues » qui par leur gestuelle et leur rhétorique toutes théâtrales sont censés manipuler les foules. La situation évolue encore au IVe siècle : le topos n’est plus utilisé comme un outil idéologique de disqualification de la démocratie mais comme une insulte personnelle pour disqualifier un adversaire qui est un mauvais acteur politique, dans un contexte où les acteurs de théâtre deviennent des vedettes internationales parlant au-delà du corps des citoyens athéniens, où le théâtre se dépolitise en partie et où la théâtralité des assemblées démocratiques finit par être pleinement assumée par les rhètores, les citoyens qui tendent à monopoliser les discours écoutés par la masse des non-spécialistes (les idiôtai).

Du théâtre baroque aux hémicycles révolutionnaires. Pour le théâtre baroque et élisabéthain, « le monde est un théâtre » (Shakespeare) et la politique n’y fait pas exception. Cependant, ce monde qui est représenté n’est pas celui de l’apparence : il renvoie de façon allégorique à une réalité transcendante que le théâtre rend présent, tandis que la théorie des deux corps du Roi inscrit elle aussi la représentation du souverain politique dans un lien avec la transcendance. Dans le théâtre baroque, les spectateurs ne sont pas passifs et il n’y a pas de frontière tranchée entre acteurs et public. Le sens de la pièce se fonde sur une composition de différents points de vue, qui suivent les mouvements des acteurs et ne permettent pas une perspective unique. Le théâtre n’a pas de lieu propre car il est une figuration parmi d’autres (picturales, politiques), et il se déroule en des bâtiments dont la forme architecturale est très proche des assemblées d’Ancien régime (Surgers). Comme ces dernières, le théâtre est le cadre d’une « représentation englobante » où s’incarne le bien commun.

Une profonde rupture a lieu avec l’introduction du théâtre à l’italienne : la représentation s’inscrit alors dans un plan d’immanence et doit représenter l’apparence, sur le modèle de la perspective dans les arts graphiques. Le théâtre se dote d’édifices propres, qui ont la forme que nous leur connaissons encore et où règne un point de vue unique, perspectiviste, celui des spectateurs qui font face à la scène, sont séparés d’elle et deviendront progressivement muets. En France, c’est le regard du Prince qui organise l’espace théâtral. Parallèlement, les portraits des souverains absolus perdent eux aussi leur dimension allégorique et font ressortir la puissance mondaine du représenté. Les rois dansent devant des milliers de spectateurs, et l’étiquette est une mise en scène de la représentation monarchique par laquelle il est possible de « faire le roi. » Cependant, les dynamiques conceptuelles et les espaces architecturaux de la représentation politique vont alors suivre des chemins qui s’écartent en partie de ceux de la représentation théâtrale. Les souverains prétendent représenter la nation à travers leur incarnation corporelle, et les assemblées politiques continuent de se rassembler dans les salles rectangulaires où la réunion des délégués des différents états auprès du Roi ou de l’Empereur complète l’incarnation du corps politique (Christin), le King-in-parliament anglais en représentant une variante. Les termes de « théâtralité » et de « représentation théâtrale » sont adoptés au moment où cette dernière est devenue une activité relevant du divertissement, quand bien même une part importante des thèmes traités continuent de relever de la politique.

C’est pourtant au XVIIIe et au XIXe siècle que naît l’espace public politique, qui se coule largement dans le modèle de l’espace public théâtral, avec ses acteurs, ses intermédiaires et ses spectateurs (Roueff). Il faudra cependant attendre la Révolution française pour que la représentation politique s’approprie l’architecture théâtrale en construisant des hémicycles pour les assemblées (Heurtin), au moment où elle rompt avec la représentation d’Ancien régime en représentant des individus et non plus des ordres, et en fusionnant représentation-mandat (avec les élections) et représentation-incarnation (exprimée par exemple dans la théorie de la souveraineté parlementaire). La théâtralité du politique devient alors un problème, qu’elle soit louée ou décriée.

Parallèlement à ces enjeux d’espace comme lieux ou territoires de la parole politique, il faut rappeler que celle-ci définit et discrimine des légitimités et des indignités. Sous l’Ancien Régime, le peuple « murmure » seulement, et ce frémissement provoque la répression car il faut éviter que ce balbutiement ne devienne une émotion qui se transformerait en révolte. Même médiatisée par l’institution des Parlements qui peuvent prendre la relève de la contestation, ce ne sont jamais que des « bruits de parlements » (Colbert) qu’il faut réduire au silence et le pouvoir royal ne parle finalement que pour qu’on ne lui réponde pas. Il ne se montre que pour ne pas avoir à se démontrer : un soliloque qui est celui du Verbe divin agissant dans le monde et pour lequel peu importe ce que lui répondent ses créatures. Dans l’opinion, à croire le témoignage, au XVIIIe siècle, de Valentin Jamerey-Duval, le roi est comparé à un géant à la voix formidable, écho assourdi d’une conception maniériste du pouvoir où le roi herméneute énonçait le sens des concepts et des images de la représentation de son pouvoir. Il serait intéressant de voir au XIXe siècle, dans la figure du poète-prophète hugolien, le déplacement de l’énonciation du monde qui accompagne « la souveraineté de l’artiste » (E. Kantorowicz) et le « sacre de l’écrivain » (P. Bénichou), dans ses succès (les obsèques nationales du nouveau patriarche républicain en 1885) comme dans ses limites (Lamartine en 1848).

Théâtre et politique au XXIe siècle. Au moment où fleurissent les expressions qui diagnostiquent ou dénoncent une théâtralisation de la politique, le théâtre et la politique entrent de nouveau dans une période où décalages et transferts sont renouvelés.

À partir du XIXe et du XXe siècle, la représentation picturale et la représentation littéraire sont bousculées par l’invention de la photographie et du cinéma et bouleversées par le cubisme et les avant-gardes. La représentation théâtrale se renouvelle en profondeur, notamment avec l’émergence de la figure du metteur en scène, qui devient le pivot de l’art théâtral (Surgers). Progressivement, la mise en spectacle de la politique s’accentue de nouveau. Elle est pleinement assumée en coulisse par les représentants et leurs conseillers en communication, mais elle est déniée ou très rarement thématisée publiquement de façon réflexive par les acteurs politiques, fussent-ils des critiques radicaux du système en place. Cette évolution contraste fortement avec la place éminente qu’occupe la réflexion critique de la représentation théâtrale sur l’acte de représentation – une réflexion qui passe également par des dynamiques d’hybridation avec d’autres genres de représentation artistique, à commencer par la vidéo. Parallèlement, avec le passage du centre de gravité de l’activité publique de représentation de l’hémicycle parlementaire à la télévision, les modes de mise en spectacle de la politique et le jeu de ses « acteurs » se rapprochent davantage de ceux du cinéma et du petit écran que de ceux du théâtre. Réciproquement, la représentation théâtrale, du moins dans les théâtres publics, continue d’être fortement nourrie par des thématiques politiques, tout en essayant, pour paraphraser Godard, de mettre le théâtre dans la politique plutôt que la politique dans le théâtre – le théâtre militant n’occupe ainsi qu’une place relativement marginale. Ces thèmes politiques renvoient d’ailleurs moins à la politique institutionnelle, fondée sur la représentation élective, que sur la mise en discussion des problèmes de la cité.

La fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle sont marqués en Europe par un affaiblissement de la légitimité du système politique institutionnel, fondé sur les élections et une coupure nette entre représentants et représentés. Cette coupure est remise en question par les évolutions qui réclament une démocratie plus participative ou plus « réelle », ou par les mouvements qui occupent la rue et les places. De leur côté, nombre de représentations théâtrales expérimentent des dispositions architecturales nouvelles et un rôle moins passif pour le public. Les études théâtrales rejoignent celles, plus récentes, sur la représentation politique, qui contestent la dichotomie forme/fond qui sous-tend les critiques de la « politique spectacle » et qui affirment que la représentation politique implique irrémédiablement une figuration et une mise en scène ou, pour reprendre les termes évoqués plus haut, une représentation symbolique (Kolesch). S’il ne saurait y avoir de « rappresentanza » sans « rappresentazione », la question normative n’est plus dès lors de dénoncer le spectacle de la politique mais de construire des critères permettant de « bonnes » mises en représentation de la politique et de la démocratie. Cela passe par exemple par le rôle accru donné aux simples citoyens, qui ne sont plus forcément réductibles au rôle de spectateurs passifs, par un rapport plus réflexif à l’acte de représentation, ou par la multiplication de représentants qui ne font pas reposer leur légitimité sur le mandat électoral. Sur tous ces points, praticiens et théoriciens du théâtre ne sont-ils pas en mesure de transmettre beaucoup de choses aux acteurs et analystes de la représentation politique ?

IV

A l’occasion de la création de Narcisse par Ferdinand Barbet à la Comédie de Reims (http://www.lacomediedereims.fr/page-spectacle/629-narcisse), nous voudrions discuter de ces hypothèses, en organisant la discussion autour de plusieurs problématiques.

Comment analyser le sens du mot « représentation », dans les diverses périodes historiques évoquées, et comment comprendre en particulier l’émergence et les évolutions des notions de « représentation politique » et de « représentation théâtrale » ? Comment rendre compte sans anachronisme de phénomènes que nous désignons par ces notions dans des époques ou dans des civilisations qui ne connaissent pas ce terme, et quelle est la portée de ces variations sémantiques et de vocabulaire ? Quelles sont en particulier les opportunités et les risques de court-circuit conceptuel que porte la grande extension du terme de « représentation » en français, et en particulier le fait que le mot puisse s’appliquer au théâtre aussi bien qu’à la politique ? Quels ont été les rapports du théâtre et de la politique dans les périodes historiques que nous avons évoquées, mais aussi dans d’autres – et dans d’autres aires géographiques ? Est-il possible d’avancer vers une historie globale et connectée de la représentation théâtrale et de la représentation politique ?

Quels sont aujourd’hui les traits les plus marquants de l’évolution de la représentation théâtrale et de la représentation politique, ainsi que de leurs rapports ? Comment les praticiens du théâtre intègrent-ils ces réflexions dans leur travail ? Que peut nous apprendre un dialogue croisé des théoriciens du théâtre et de la politique ?

Source: Fabula

Appel à communications : L’intertextualité dans la littérature et les arts
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 11:48

Le 12 et le 13 décembre 2017 à Agadir

Colloque International organisé par ACF (l’Association Culturelle Francophone) en collaboration avec LARLANCO (Laboratoire de Recherche sur Langues et la Communication) et la mairie d’Agadir

Propositions : avant le 26 novembre 2017

Argumentaire

« (…) le magnétisme  des œuvres de l’autre. C‘est de ce constat sidéré avec la littérature que naissent les peurs et les joies les plus contrastés pour l’écrivain lorsque prenant la plume, il sent venir à lui, à la manière d’un  défoulé, les mots qu’il avait  pris tant de plaisir à lire chez les autres ». Tel se résumerait ainsi l’acte d’écrire, celui qui nous rappellerait combien l’approche intertextuelle a de beaux jours devant elle. Ouverte par Gérard GENETTE dans son Palimpseste à l’hypertextualité, cette herméneutique du texte littéraire nous renvoie inlassablement  à cette angoisse de l’immersion dans l’identité de l'autre, dans cette inévitable interrogation sur ce qu’aurait appelé Hjelmslev, the meaning of meaning ;  ce sens que laisse transparaitre chaque forme - qu’elle soit littéraire artistique ou tout simplement inhérente à la parole - et qu’on ne peut appréhender sans ce jeu de miroir avec la facture de l’expression d’un double, d’une altérité ; de celui qui nous a précédé ou bien de celui qui va nous succéder et tentera de nous imprégner de cette portion de lui-même, de ses interrogations, de ses doutes et de ses découvertes.

On connaît cette fameuse phrase de Flaubert « Madame Bovary c’est moi » : on oublie que malgré son aversion au style de Balzac, l’auteur drôlement réaliste avait une fascination pour l’écrivain ; troublé de relever des similitudes frappantes entre Le Médecin de compagne et Madame Bovary, en s’écriant par ailleurs « Luis Lambert c’est moi », personnage balzacien qui lui rappelait son roman subrepticement autobiographique, Le journal d’un fou.

Quand elle est consciente, l’intertextualité devient une émulation : « Quand on joue à la paume, c’est d’une même balle qu’on joue l’un et l’autre l’un la place mieux » 

Angoisse ou fascination des traces  parfois souterraines de la création de l’autre dans l’œuvres d’un tiers, l’intertextualité est cet exercice incontournable, fatidique et incommensurable ; non pas comme un appel des sans dieux, mais comme un geste désespéré et humble devant cet appel à une inspiration  imbibée d’échos et de voix universelles ; un exercice vieux comme l’est le monde : où « tout est dit d’avance et l'on vient trop tard ». Mais pour quoi alors redire ?

 

Dans sa huitième édition, le colloque que nous organisons à Agadir privilégiera cette intertextualité appelée floue,  ouverte à l’altérité et à la voix de l’autre.

Nous continuerons certes à réinterroger cette approche critique à partir de sa fonction opératoire, dans la mesure où elle constitue un outil d’analyse à même de décrire une poétique du texte littéraire... Autrement dit il s’agit, là encore,  d’étudier ce que le texte fait des autres textes qu’il invoque, comment il les modifie, les phagocyte, les transforme ou les révoque ; le texte étant pris dans un sens sémiotique ouvert à tout discours et à toute manifestation artistique.

 

Axes du Colloque

- L’ironie littéraire : un acte fondateur de l’intertextualité

- Hypertextualité et analyse de discours : le discours rapporté

- La réception en tant que dimension principale de l’intertextualité

- L’intertextualité comme champ des possibles des textes ou comme mémoire des œuvres

- L’imitation , ou l’intertextualité par anachronisme

- La stylistique, une clef indispensable dans le décodage de l’intertextualité inavouée

- Intertextualité et altérité

- Histoire des idées et intertextualité

- Intertextualité et interdiscursivité

- Cinéma et peinture (l’intertextualité de l’image)

- Hypertextualité, parodie ou pastiche

- Intertextualité en art

- Intertextualité et publicité

- La mise en abyme comme forme générique de l’intertextualité.

- La photographie et le texte ethnographique

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Ahanouch Jamila (Université Ibn Zohr)

Boujghagh Hassan (Université Ibn Zohr

Chakir Bouchra (Dar El Hadith HASSANIA ,RABAT)

Diane ElHoucine (Iniversité Ibn Zohr)

Eric Hopprnot (Université Paris IV)

Laila Errhouni (Université Ibn Zohr)

Nacer Idrissi (Université Ibn Zohr )

Wahbi Mohamed (Université Ibn Zohr)

PilorgetJean-Paul (Ecole Normale supérieure , Paris)

Faisa Guennoun (Université Allal Ben Abdallah , Fès)

Slamti Sad (Université Ibn Zohr)

 

COMITE D’ORGANISATION

Lamia BENJALLOUNE

Imane JALLOUL

Kanza KASSEMI

Laila ERRHOUNI  

Wahbi Mhamed

Slamti Sad

 

Les propositions de communication sont à envoyer conjointement à ces deux adresses:

de_saaade@hotmail.com

m_hamedwahbi@hotmail.com

 

CONDITIONS DE PARTICIPATION

Obligation de s’engager à participer dans l’un des axes précités. Envoi d’un résumé du travail de recherche avant le 26 novembre 2017. Date de communication de l’avis favorable du comité scientifique : le 28 novembre Les frais de participation sont de 100 euros versés sur le compte de l’association dès réception de l’acceptation. Aucun argent n’est accepté sur place. Langues du Colloque : Arabe, Français.

Source: Fabula

 

New Publications

Trois adolescents d'autrefois, Rodrigue, Agnès et Hippolyte (Patrick Dandrey)
Posted: 3 Nov 2021 - 05:06

Patrick Dandrey, Trois adolescents d'autrefois, Rodrigue, Agnès et Hippolyte, Paris, Honoré Chamption, "Champion essais", 2021.

Peut-être parce qu’on s’est accoutumé à les voir incarnés à la scène par des comédiens plus âgés que leurs rôles, Rodrigue, Agnès et Hippolyte, héros de trois chefs-d’œuvre parmi les plus vivants et les plus puissants du théâtre français, se caractérisent par un trait commun qu’on a trop oublié : ce sont des adolescents. Soumis à des figures adultes dont ils subissent les injonctions contradictoires et les passions mal maîtrisées, ils sortent de l’enfance assujettie et prétendent à une reconnaissance comme sujets de plein droit, comme sujets adultes : cette transition, c’est ce que nous nommons adolescence. Mais au XVIIe siècle l’adolescence ne constitue pas une tranche de vie identifiée et autonome : on y entre et on en sort par phases décousues, par « tuilage ». L’œuvre dramatique aurait-elle donc pour tâche de combler ce vide, de dire cette béance, de revendiquer cette reconnaissance ? En relisant dans cette optique inédite ces trois pièces, on les redécouvre : toujours neuves et étonnamment méconnues.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Collection CHAMPION ESSAIS

Format13 X 20 CM

No dans la collection0055

Nombre de volume1

Nombre de pages204

Type de reliureBROCHÉ

Date de publication27/09/2021

ISBN9782745357427

Libertines and the Law (Adam Horsley)
Posted: 1 Nov 2021 - 13:58

Adam Horsley, Libertines and the Law: Subversive Authors and Criminal Justice in Early Seventeenth-Century France (Oxford: Oxford University Press / British Academy Postdoctoral Fellowship Monographs, 2021), 432 pp.

Following the assassination of Henri IV in 1610, the political turbulence of Louis XIII's early reign led to renewed efforts to police the book trade during a golden age of so-called 'libertine' literature. Libertines and the Law examines the notorious trials of three subversive authors. The Italian naturalist philosopher Giulio Cesare Vanini was brutally executed for blasphemy by the Parlement de Toulouse in 1619. The Jewish convert Jean Fontanier was burned at the stake two years later in Paris for authoring a text refuting Christian teaching. Finally, the trial of the infamous poet Théophile de Viau for irreligion, obscenity, and poetic descriptions of homosexuality proved to be a landmark in French literary and social history, despite the poet eventually escaping the death penalty in 1625.

These trials are contextualised with a conceptual history of libertinism, as well as an exploration of literary censorship and the mechanics of the criminal justice system in early modern France. Drawing from legal manuals, rarely explored archival sources, newly discovered documents, and forgotten witness testimonies, Libertines and the Law provides new insights into the censorship of French literature and thought from the perspectives of both the defendants and the magistrates. Through a diverse corpus including poetry, philosophical texts, religious polemics, Jewish teachings, private memoirs, and seventeen images of the relevant trial records, it sheds new light on this crucial period in literary, legal, and intellectual history.

Table of contents.

Hardback
Published: 14 October 2021
432 Pages | 17 Illustrations
ISBN: 9780197267004

Notre Homère. stratégies d'appropriation des poèmes homériques (XVIe - XXIe siècle) (dir. C. Louette et A. Sahla)
Posted: 29 Oct 2021 - 17:11

Notre Homère. stratégies d'appropriation des poèmes homériques (XVIe - XXIe siècle), dir. Christiane Louette et Agathe Sahla, Grenoble : UGA Editions, coll. "Lire l'Antiquité", 2021.

EAN 9782377472819.

Prix : 35EUR.

Présentation :

À l’heure où traductions et adaptations d’Homère se multiplient, ce livre explore les moyens que les artistes et écrivains français ont mis en oeuvre pour faire d’Homère un auteur patrimonial. Transmission, traduction, transformation, transposition : les auteurs examinent toute forme d’appropriation créatrice qui se réalise parfois au risque d’un dévoiement ou d’un écart. Son sujet est la vulgarisation d’Homère à tous les sens du terme, du plus noble – le transfert dans la langue vulgaire – au plus péjoratif – la chute du piédestal – en passant par l’adaptation à un public pluriel : vulgariser, c’est rendre accessible au plus grand nombre. Les auteurs font le choix de considérer les diverses appropriations des textes homériques comme des enrichissements, voire des oeuvres à part entière : il ne s’agit pas seulement de traduire, mais de faire « nôtre ».

Transhistorique et pluridisciplinaire, il croise les approches d’antiquisants et de modernistes, de stylisticiens et de comparatistes, approches plurielles et multiples d’un nous collectif.

Url de référence :
https://www.uga-editions.com/menu-principal/actualites/a-paraitre/notre-homere-888920.kjsp...

Variations on the Ethics of Mourning in Modern Literature in French (dir. C. Bourne-Taylor, S.-L. Cooper)
Posted: 29 Oct 2021 - 17:09

Carole Bourne-Taylor, Sara-Louise Cooper (dir.), Variations on the Ethics of Mourning in Modern Literature in French, Oxford, Peter Lang, Coll. Modern French Identities, 2021.

How does modern writing in French grapple with the present absence and absent presence of lost loved ones? How might it challenge and critique the relegation of certain deaths to the realm of the unmournable? What might this reveal about the role of the literary in the French and francophone world and shifting conceptions of the nation-state? Essays on texts from the Revolution to the present day explore these questions from a variety of perspectives, bringing out the ways in which mourning contests the boundaries between the personal and the historical, the aesthetic and the ethical, the self and the other, and ultimately reasserting its truly critical resonance.

 

Table of contents

Dominique Rabaté - Préface ix

Dominique Rabaté: Translation by Stephen Romer

Preface xi

Acknowledgements xv

Carole Bourne- Taylor - Introduction 1
 

Part I Unmournable Revolutions

Benjamin Thurston - Impossible Mourning: Funeral Orations for Louis XVI (1814– 1815) 57
Rachel Benoît - Unmourned Histories in Gustave Flaubert’s
L’Éducation sentimentale 85


Part II Inconsolable (Af)filiations

Jennifer Rushworth - The Rhythm of Mourning in Proust (with Barthes and Derrida) 109Henriette Korthals Altes -

Mourning their Mothers: Roland Barthes, Jacques Derrida and the Gift of Tears 129

Khalid Lyamlahy - With Barthes and Derrida in ‘the Margins of a Funereal Song’:

The Poetics of Maternal Mourning in the Work of Abdelkébir Khatibi 153

Sara- Louise Cooper - ‘Mourning the Mother, Mourning the World:
Patrick Chamoiseau’s La Matière de l’absence’ 183


Part III Poéthique: Between New Elegy and Anti- Elegy

Ariane Mildenberg - ‘The Door Pushed Back the Light’: On a Phenomenology of Mourning in Maurice Merleau-Ponty and Jacques Roubaud 205

Daisy Sainsbury - The Ends and Beginnings of Language in Valérie Rouzeau’s
Pas revoir 227

Carole Bourne- Taylor - Poethic Justice: Re- incarnations in Emmanuel Merle’s Poetry 249

Sara- Louise Cooper - Conclusion: Mourning in Motion from Ireland to the Caribbean 271
Notes on Contributors 287
Index 291

Url de référence :
https://www.peterlang.com/view/title/70482

Faire Voir Études sur l'enargeia de l'Antiquité à l'époque moderne (éd. Florence Klein, Ruth Webb)
Posted: 29 Oct 2021 - 17:03

Faire Voir. Études sur l'enargeia de l'Antiquité à l'époque moderne, éd. Florence Klein, Ruth Webb, PU Septentrion, 2021.

Dans l'Antiquité grecque et romaine, on attendait des mots écrits ou prononcés qu’ils suscitent l’imagination visuelle et puissent convaincre, plaire et émouvoir par leur qualité d’enargeia et d’euidentia. Ce volume collectif étudie ce phénomène de l’épopée homérique à la seconde sophistique, et, par-delà l’Antiquité, au début de l’époque moderne : le fonctionnement de l’enargeia y est analysé dans la poésie grecque (archaïque et hellénistique) et romaine, la tragédie attique et shakespearienne, l’historiographie latine et les écrits sur l’art de l’Antiquité et de la modernité. Il éclaire une pratique souvent réflexive avant même d’être théorisée et montre comment théorie et pratique interagissent à partir de l’époque hellénistique. Les différentes études réunies ici soulignent la manière dont l’enargeia mobilise différents sens, ses liens étroits avec la performance chorale et théâtrale, ainsi que les questions poétiques, épistémologiques et ontologiques qu’elle soulève.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Édition Première édition

Éditeur Presses Universitaires du Septentrion

 

Support Livre broché

Nb de pages 296 p.

ISBN-10 2757433660

ISBN-13 978-2-7574-3366-9

GTIN13 (EAN13) 9782757433669

 

Support PDF

Nb de pages 296 p.

ISBN-10 2-7574-3377-6

ISBN-13 978-2-7574-3377-5

GTIN13 (EAN13) 9782757433775