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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Seuils en literature et dans les arts
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 11:39

Colloque international

Centre d’Études Classiques – Centre d’Études Comparatistes

Faculté des Lettres, Université de Lisbonne (Portugal)

7-8 juin 2018

Propositions : 31 janiver 2018

Au cours du dernier siècle, le concept de « liminalité » a gagné de plus en plus d'attention dans beaucoup de disciplines, de la psychologie à l'anthropologie, de la philosophie aux études littéraires et culturelles. Mais l'état que le mot indique est bien plus ancien que le mot lui-même. Il suffira de penser aux mythes, aux héros et aux divinités liés à la catabase et autres formes de passage dans l'antiquité grecque et latine, pour se faire une idée de la profondeur historique de tel concept.

Du point de vue étymologique, le mot vient du latin limen – « seuil » – qui partage la même racine avec le mot limes – « limite », « frontière ». Si d'un côté la presqu'identité orthographique révèle l'idée commune de quelque chose (une pierre ou une pièce de bois) posée de travers pour marquer la fin et/ou le début d'un espace, la subtile différence entre les deux termes témoigne de leur différence fonctionnelle et ontologique. En effet, si le limen signale la limite d'un édifice ou d'une pièce, sa relation à l'acte de « passage » est clairement antithétique à celle du limes car, comme l'a montré Mircea Eliade (Le Sacré et le profane, Gallimard, 1965, p. 28), le seuil est le lieu paradoxal où les deux espaces qu'il sépare communiquent. Le seuil permet – voire prévoit – le franchissement, à condition de suivre certains règles et rituels, alors que la fonction du limes consiste précisément à assurer l'imperméabilité des deux espaces.

Ce colloque international veut stimuler une réflexion sur ce troisième espace à la nature littéralement ambigüe qui défie toute logique binaire dedans/dehors (mais aussi haut/bas, avant/après etc.). Vu l'étendue du sujet, cette première occasion de rencontre, à laquelle nous espérons pouvoir en faire suivre d'autres aux perspectives plus amples, portera sur les différentes manifestations du « seuil » dans le domaine des études littéraires et des arts.

Les axes thématiques proposés sont :

Seuil : questions conceptuelles

Seuil, espace et/ou temps

Seuil et mythe

Seuil, passages, transgressions

Seuil et identité : inclusion, exclusion, ambiguïté

Seuil et genre

Seuil et racisme

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 31 janvier 2018, en format doc, à l'adresse email : thresholdconference2018@gmail.com

Elles doivent inclure :

- Nom de l'auteur

- Affiliation institutionnelle

- Titre de la communication

- Résumé (300 mots)

Toutes les propositions seront soumises à révision par les pairs (peer review).

Les auteurs des communications acceptées seront notifiés du résultat de l'évaluation avant le 1er mars 2018.

Les communications ne dépasseront pas 20 minutes.

Langues des communications : Français, Anglais, Portugais.

Frais d'inscription : 90€ (Étudiants : 60€)

 

Calendrier :

31 janvier 2018 : Date limite pour l'envoi des propositions

01 mars 2018 : Date limite pour la notification des propositions acceptées

15 avril 2018 : Date limite pour l'inscription

7-8 juin 2018 : Colloque

 

Organisation :

Centro d’Études Classique (Faculté de Lettres, Université de Lisbonne)

Centro d’Études Comparatistes (Faculté de Lettres, Université de Lisbonne)

Responsable : Jacopo Masi

Appel à communications : L’esthétique de la contingence dans les fictions de faits divers de la première modernité
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 11:30

21-22 juin 2018, Université Paris-Diderot

Les propositions, d’une demi page, doivent être envoyées le 15 novembre 2017 au plus tard, simultanément à Guiomar Hautcoeur (Guiomar.Hautcoeur@gmail.com) et Anne Teulade (anne.teulade@univ-nantes.fr)

L’esthétique de la contingence dans les fictions de faits divers de la première modernité. La littérature, un lieu pour se réapproprier l’expérience ?

Le fait divers, que Philippe Hamon définit comme « le récit d’un événement exceptionnel, survenant de façon imprévisible dans le monde quotidien, et considéré par l’opinion comme une infraction à une norme (juridique, statistique, éthique, naturelle, logique)[1] », constitue un objet particulièrement efficace pour penser l’intervention du hasard. Nous proposons de réfléchir sur les modes de scénarisation de faits divers avérés ou prétendus tels, dans la fiction de la première modernité. Quand le théâtre ou la nouvelle prennent en charge un tel fait divers, qu’il s’agisse d’un cas juridique sortant de l’ordinaire[2], d’un événement inouï[3] ou traumatique[4], ils tentent généralement de soumettre au public une mise en ordre artistique de l’incompréhensible, de la violence et des aléas du monde – de proposer un système de causalité et de réfléchir au sens de l’advenu.

On souhaiterait examiner comment, et avec quels effets, le théâtre et le récit sont susceptibles d’intégrer l’inattendu le hasard et les irrégularités du réel dans leurs représentations. L’événement présenté comme avéré constitue en effet un lieu privilégié de l’intégration de la contingence dans la création artistique, processus qui entre d’ailleurs en tension avec l’extension du champ du vraisemblable qui se fait jour à la même époque.

On pourra s’interroger sur la part du hasard dans le système de causalité présidant aux «  faits divers », sur les modes de représentation du hasard dans ces fictions factuelles et sur le type de mimesis qui en découle. La mise en scène d’événements contingents exerce-t-elle des effets sur la conception de la fabrique fabulaire ? Entraîne-t-elle un redéploiement des possibles narratifs, ou à l’inverse l’irrégularité de la contingence se voit-elle polie par la surimposition de logiques fictionnelles préexistantes ? Comment les œuvres créent-elles les conditions d’adhésion du spectateur au fait inouï ?

Par ailleurs, on questionnera les formes d’interprétation du réel que livrent les œuvres, en se demandant comment le hasard est perçu, compris ou mis en débat dans les fictions factuelles, et en étudiant comment elles permettent une réfraction des incertitudes et des doutes liés aux bouleversements de la première modernité. On se demandera quels discours ces œuvres produisent sur le déroulement et le sens de l’existence humaine, et quelle peut être leur valeur heuristique, dans une période où le rapport du sujet à l’histoire est considérablement troublé.

Le prisme des scénarisations du hasard sera une manière d’interroger les relations entre littérature et fait divers à une époque qui a jusqu’ici fait l’objet de peu d’études sur le sujet[5], alors que les travaux se développent sur la période du XIXe au XXIe siècle[6]. Or si le « fait divers » ne se constitue comme tel qu’à partir du XIXe siècle (le terme apparaît en 1838 dans la langue française, période à laquelle on instaure une « rubrique des faits divers » dans les quotidiens), la diffusion de faits divers est attestée dès le XVIe siècle. Ils concernent alors essentiellement des apparitions diaboliques, des monstres, des phénomènes célestes, des catastrophes naturelles et bien sûr des crimes, et sont d’abord transmis par des colporteurs. Dès 1634, la Gazette de Théophraste Renaudot diffuse, à côté des « Nouvelles extraordinaires », qui concernent les faits politiques et guerriers, les « Nouvelles ordinaires », qui impliquent des gens sans renommée particulière mais auxquels sont arrivés des faits exceptionnels[7]. Les œuvres littéraires portant sur des crimes récents, des apparitions diaboliques et des sorcières, des phénomènes naturels inexplicables, relayant des faits avérés, témoignent d’ailleurs de leur diffusion dans l’opinion. Il apparaît donc nécessaire de revenir sur les relations entre fait divers et littérature avant 1800, à l’aune d’un questionnement sur le hasard qui permettra de rendre saillants les problèmes posés par l’écriture de l’inouï et de l’irrégulier.

 

[1] Philippe Hamon, « Fait divers et littérature », Romantisme, vol. 27, numéro 97, 1997, p. 7. On notera que la définition du fait divers est instable. Il ne correspond ni à une forme ni à un contenu spécifiques. Pour une réflexion sur les modalités et les typologies du fait divers contemporain, voir Annick Dubied, Les Dits et les scènes du fait divers (Droz, 2014).

[2] La Devineresse ou les faux enchantements de Thomas Corneille/Donneau de Visée (1680), The Witch of Edmonton de Thomas Rowley, William Dekker et John Ford (1621/1658) ou à The Late Lancashire Witches de Thomas Heywood et Richard Brome (1634)

[3] La Comète de Fontenelle/Donneau de Visée (1681).

[4] Les Portugais infortunés de Nicolas Chrétien Des Croix (1608), El trato de Argel et Los baños de Argel de Cervantès, l’anonyme Famous history of life and death of captain Stukeley (1605).

[5] Si l’on excepte les faits divers catastrophiques, amplement étudiés dans le volume dirigé par Françoise Lavocat, Pestes, incendies, naufrages. Écritures du désastre au dix-septième siècle, Turnhout, Brepols, 2011.

[6] Voir en particulier le numéro de la revue Romantisme cité supra et coordonné par Philippe Hamon ; Franck Evrard, Faits divers et littérature (Nathan, 1997) ; Emmanuelle André, Martine Boyer-Weimann et Hélène Kuntz (éd.), Tout contre le réel : miroirs du fait divers (Le Manuscrit, 2008) ; Sylvie Jopeck, Le Fait divers dans la littérature (Gallimard, 2009) ; Minh Huy Tran, Les Écrivains et le fait divers : une autre histoire de la littérature (Flammarion, 2017).

[7] Voir le dossier « Faits divers », dans  Gallica. 

Responsable : Anne Teulade et Guiomar Hautcoeur

Source : Fabula

CFP: Literature and social emotions
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 11:28

University of Bristol, United Kingdom

22nd June 2018

An interdisciplinary symposium supported by the Leverhulme Trust

Proposals due by 15 January 2018

Work on the cultural and historical dimensions of emotion in recent decades has argued that all emotions are, to an extent, socially constructed experiences: think of Sara Ahmed’s conceptualisation of the way emotions ‘stick’ to objects in a social context, for example, William Reddy’s theory of normative emotional regimes, or Monique Scheer’s work on emotions as socially learnt practices. In this perspective, to talk about social emotions as a subcategory of emotion might seem tautological, redundant. Yet the term remains of use in scholarship across a range of disciplines, functioning to tease apart emotional experiences with an intrinsic relationship to social appraisal, real or imagined, from so-called basic emotions like happiness or fear. Emotions considered intrinsically social typically include shame, embarrassment, and envy: emotions which may seem non-prestigious, trivial, or in some cases even ‘ugly’ (Sianne Ngai) but which are prevalent and powerful in modern culture.      

This symposium seeks to further our understanding of social emotions – remaining attuned to the problems of this label - by focusing on their rapports with literature. Jan Plamper and Sarah McNamer, amongst others, have pointed out that the history of emotions has much to be gained from closer contact with literature as a source. In addition to literary articulations of social emotions, however, this symposium is also interested in how the production and reception of literary works has often been, and still is, inflected by social emotions like guilt or pride. How might this understanding of literary practice as an ‘archive of feeling’ (Ann Cvetkovich) impact on the sociology of literature? Or the history of authorship, or reading?

To stage a mutually beneficial encounter between emotion researchers and literary scholars, this symposium invites papers which explore the history and theory of social emotions (broadly construed) and/or literature as a site of social emotions. Papers can draw on historical or contemporary contexts; perspectives from all areas of the arts, humanities, and social sciences are welcome. The working language of the conference will be English but global and comparative perspectives are warmly encouraged.

Suggested topics for discussion include, but are not limited to:

  • The history of social emotions, either as a subset or by way of one specific emotion (e.g. shame, shyness, sympathy)
  • Theories of social emotions from philosophy, sociology, psychology, psychiatry
  • The implications, uses, and limits of the ‘social emotions’ as a category
  • Social emotions and links to other emotions or affects
  • Emotion words across time and space
  • The political efficacy or non-efficacy of social emotions
  • Social emotions and the body, gender, and sexuality
  • Literature which thematises or narrativises social emotions
  • The aesthetics of social emotions
  • Archives of social emotions
  • The role of social emotions in literary production, e.g. shame, shyness, guilt, jealousy, or admiration as a function of literary production
  • Reading and social emotions, e.g. guilt or embarrassment as an effect of reading
  • Reading communities
  • Literature and empathy
  • Literature and self-consciousness
  • Cognitive literary studies and social emotions
  • Literature and sociability: social networks between writers, between readers, and between readers and writers, e.g. fan-mail
  • The social emotions of authorship and literary celebrity
  • Social media and social emotions

 

Please submit abstracts (max. 500 words), along with a brief author biography, to literatureandsocialemotions@gmail.com by 15th January 2018. Enquiries can be sent to the same address.

Source: Fabula

Appel à communications : La recherche en études françaises : un éventail de possibilités
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 11:25

SÉVILLE, ASOCIACIÓN DE FRANCESISTAS DE LA UNIVERSIDAD ESPAÑOLA (AFUE)

XXVIIe COLLOQUE AFUE – 1ère circulaire

La recherche en études françaises : un éventail de possibilités La investigación en Estudios Franceses: un abanico de posibilidades 9, 10 et 11 mai 2018 Universidad de Sevilla

Ce colloque est ouvert à tout travail de recherche portant sur la langue française, la littérature en français ou la culture du monde francophone. Son objectif est de proposer un panorama de la recherche actuelle dans ces domaines.

AXES THEMATIQUES

a) Axe littéraire - Littérature en français - Littérature comparée - Approches critiques et théoriques

b) Axe linguistique - Linguistique française et contrastive - Linguistique appliquée - Approches théoriques

c) Axe didactique - Enseignement de la langue française, de la littérature en français et de la culture du monde francophone. - Français sur objectifs spécifiques - Approches plurilingues

d) Axe traduction - Traduction et traductologie - Histoire de la traduction

e) Axe culture du monde francophone - Approches centrées sur la culture du monde francophone - Approches interculturelles - Histoire, politique, société

PROPOSER UNE COMMUNICATION Durée prévue pour la présentation de chaque communication : vingt minutes.

Langues du colloque : français et espagnol. Les travaux présentés oralement au colloque par leurs auteurs seront publiés, si le comité scientifique les admet, sur cédérom pourvu d’ISBN. Ils seront également diffusés sur le site de Dialnet. Date de publication prévue : dernier trimestre de 2018. Vous trouverez l’appel à communications, le formulaire d’inscription ainsi que toutes les informations nécessaires, sur le site du colloque.

Dates à retenir : - Envoi de propositions à l’adresse afuesevilla@gmail.com : du 20 octobre 2017 au 31 janvier 2018 - Réponse du comité scientifique : jusqu’au 1er mars 2018 - Réception des travaux susceptibles d’être publiés : jusqu’au 15 juin 2018  

Appel à communications: Personnage en séries, séries de personnage
Posted: Sunday, October 15, 2017 - 11:17

17-18 mai, Université de Caen Normandie

Propositions : 15 décembre 2017

Depuis quelques années, le récit sériel et les conséquences de ses formes sur la narration, notamment cinématographique et télévisuelle, interroge. En parallèle à ces travaux et réflexions, ce colloque pluridisciplinaire veut aborder la sérialité sous l’angle particulier du personnage, qu’il soit télévisuel, cinématographique, littéraire, pictural ou dessiné. Il s’agira de s’intéresser à la sérialité de ces personnages inscrits dans une temporalité longue et fractionnée, et de s’interroger sur ce que cette forme d’existence produit, permet, contraint, ce qu’elle révèle peut-être aussi du statut de personnage, en général et dans chaque art en particulier.

L’histoire de l’art est traversée, de manières extrêmement variées, de personnages récurrents. Un  même personnage ou un même type de personnages peut être représenté à plusieurs reprises (les dix portraits de son oncle Dominique Aubert par Paul Cézanne[1], la série des Monomanes de Théodore Géricault[2]) ou revenir de manière régulière sur des supports et sous des traits différents (Superman[3], Fantomas[4], James Bond[5]). Un même acteur peut incarner le même personnage dans une série de films mais aussi jouer plusieurs personnages dans une même œuvre, que ce postulat soit inscrit dès le départ[6] ou fruit d’un travail d’adaptation[7]. La sérialité peut aussi constituer un regard critique et analytique sur un personnage d’origine, le modèle réel ou déjà sa représentation (les variations de Francis Bacon à partir du portrait par Velazquez du Pape Innoncent X). Autant de cas de figures, non exhaustifs, dans lesquels des auteurs travaillent sur la récurrence et, d’un art à l’autre, offrent le personnage sériel comme objet d’étude.

Les interventions pourront s’inscrire dans différents axes :

(Dé)Construction du personnage sériel :

Les personnages revenant de manière récurrente peuvent vieillir d’aventure en aventure ou au contraire évoluer dans un éternel présent (le Little Nemo de Winsor McCay[8]). Les stratégies narratives mises en place par l’auteur ou les auteurs pour satisfaire au jeu entre répétition et nouveauté propre au retour d’un personnage, synthétisé par la notion de héros bibliothèque (Huftier), pourront faire l’objet d’interventions, de même que les différences entre héros de séries évolutives ou fermées, ou encore le changement de statut et de fonction d’un personnage au fil du récit sériel : de quasi figurant ou personnage secondaire à héros ou antagoniste principal, un personnage peut en effet prendre une importance considérable au fil d’un récit qui s’inscrit dans la durée ou reprend après une interruption (prévue ou non), et inversement (Baroni), que l’on pense aux personnages de la saga des Rougon-Macquart d’Emile Zola[9] ou à certains personnages de Breaking Bad[10].

Personnage sériel et inter/transmédialité :

Les interventions pourront s’interroger sur des personnages sériels circulant d’un support à l’autre, parfois dans le même temps d’un pays à l’autre : qu’advient-il de Sherlock Holmes, héros des romans anglais de Sir Arthur Conan Doyle lorsqu’il prend vie au cinéma sous les traits du britannique Basil Rathbone[11] puis de l’américain Robert Downey Jr[12], avant de devenir le personnage principal de la série télévisée anglaise Sherlock sous les traits de Benedict Cumberbatch[13]? D’une autre manière, le personnage de Buffy change lui aussi de support, ce changement suivant l’évolution de l’héroïne : née au cinéma, Buffy se développe ensuite au sein d’une série télévisée avant que ses aventures ne continuent en bande dessinée[14]. Le personnage rentre ainsi à deux reprises dans une logique sérielle, passant de la télévision au comics : la Buffy dessinée est-elle la même que la Buffy incarnée par Sarah Michelle Gellar ?

Dans ce cadre là, il pourra également être intéressant de s’interroger sur le développement d’un personnage adapté d’un support quand la chronologie de l’adaptation dépasse celle de l’original : ainsi la série télévisée Game of Thrones[15] commence-t-elle comme une adaptation des romans de George R. R. Martin avant que l’évolution des personnages à la télévision ne rattrape puis ne dépasse leur état dans le roman. Comment un personnage s’émancipe-t-il ou accomplit-il alors l’arc narratif qui était le sien dans le roman et quelles conséquences cette émancipation pourra-t-elle avoir sur le texte à venir ? Plus généralement, comment le processus d’adaptation et celui de sérialisation dialoguent-ils ?

Economies sérielles :

Une des spécificités du développement sériel d’un personnage est la place que peuvent prendre, dans son évolution, les réactions de ceux qui suivent ses aventures : qu’il s’agisse d’Eugène Sue recevant pendant l’écriture des Mystères de Paris[16], des courriers de lecteurs lui demandant le retour de tel ou tel personnage ou des forums consacrés à des séries télévisées ou des films dans lesquels les fans réagissent, formulent des hypothèses quant au devenir de l’un ou l’autre de leur héros, les adeptes d’un personnages s’investissent dans son évolution. Ces (tentatives d’) interventions viennent-elles contrer la liberté des auteurs voire des autres lecteurs/spectateurs (Jouve)? Quelles places prennent-elles (avec ou contre l’auteur/les auteurs) dans la construction du récit sériel qui parfois subit mais parfois aussi intègre, voire se nourrit à la fois de ces commentaires mais également de ses conditions de productions et de ses incertitudes (Goudmand).

Les interventions  pourront également étudier la réception et les attentes spécifiques par rapport à ce type de personnage et, dans certains cas, la naissance d’un nouveau personnage qui en émane, ni la créature de fiction ni l’acteur qui l’incarne mais les deux à la fois (Chalvon-Demersay). Elles pourront s’attacher à questionner les spécificités du héros sériel selon les genres dans lesquels il se développe : souvent attaché aux genres et auteurs populaires, le héros sériel se retrouve néanmoins aussi dans des genres ou chez des autres dits nobles ou auquel le temps a rendu leur noblesse[17]  : y existe-t-il et s’y développe-t-il alors selon les mêmes modalités (narratives, esthétiques) ? Participe-t-il ou a-t-il participé à faire bouger certaines frontières ? Dans tous les cas, il s’agira de croiser les approches et les disciplines afin de proposer quelques hypothèses sur la spécificité du personnage sériel.

 

Les propositions de communications d’une quinzaine de lignes sont à envoyer pour le 15 décembre 2017 à helene.valmary@unicaen.fr. Elles seront évaluées par un comité scientifique constitué de Julie Anselmini (MCF, Université de Caen, LASLAR EA4256), Fabien Boully (MCF, Université Paris Nanterre, EA4414 HAR), Claire Cornillon (MCF, Université de Nîmes, RIRRA 21), Stéphanie Loncle (MCF, Université de Caen, CRHQ EA7455), Camille Prunet (Université de Toulouse-Jean Jaurés, LARA-SEPPIA, EA4154), David Roche (PR, Université Toulouse Jean Jaurès, DEMA/CAS EA 801).

 

Bibliographie indicative

Raphaël BARONI, « Intrigues et personnages des séries évolutives : quand l’improvisation devient une vertu », in Raphaël Baroni et François Jost (dir.), « Repenser le récit avec les séries télévisées », Télévision n°7, Paris, CNRS éditions, 2016, pp. 31-48.

Sabine CHALVON-DEMERSAY, « Enquête sur l'étrange nature du héros de série télévisée », Réseaux 2011/1 (n° 165), pp. 181-214.

Umberto ECO, De Superman au surhomme, Paris, Grasset, 1993.

Vincent JOUVE, L’effet-personnage dans le roman, Paris, Presses universitaires de France, 1992.

Anaïs GOUDMAND, « "Oh my God ! They’ve killed… !" Le récit sériel entre autonomie et hétéronomie : conséquences du départ non planifié des acteurs », in Raphaël Baroni et François Jost (dir.), « Repenser le récit avec les séries télévisées », Télévision n°7, Paris, CNRS éditions, 2016, pp. 65-83.

Arnaud HUFTIER, « Vertiges de la série : M. Wens de S.-A. Steeman ou réécrire la répétition », in Jean-Paul Engélibert, Yen-Maï Tran-Gervat, La littérature dépliée, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008, pp. 383-395.

Murray SMITH, Engaging Characters, Oxford, Clarendon Press, 2004.

 

[1] Durant la même période de 1866, Cézanne peint une dizaine de portraits de cet oncle, sous des angles différents, avec des déguisements variés (en moine, coiffé d’un turban ou d’un bonnet de coton).

[2] Il est question de dix toiles dont cinq seulement auraient survécu, peintes aux alentours de 1820 : Le Monomane du commandement militaire, Le Monomane du vol, Le Monomane du vol d’enfants, La Monomane de l’envie, La Monomane du jeu.

[3] Créé par Joe Shuster et Jerry Siegel en 1938, le personnage de Superman a vu ses aventures déclinées dans plus d’une dizaine de comics écrits par différents scénaristes et dessinateurs. Il a été également adapté en feuilleton radiophonique et au cinéma sous les traits de Christopher Reeve (la tétralogie Superman de 1978, 1980, 1983, 1987), Brandon Routh (Superman Returns, Bryan Singer, 2006), Henry Cavill (Man of Steel, Zack Snyder, 2013).

[4] Créé par Pierre Souvestre et Marcel Allain et développé entre 1911 et 1913 dans une trentaine de romans, Fantômas a connu au cinéma les traits de différents acteurs (René Navarre chez Louis Feuillade en 1913-1914 ou encore Jean Marais dans les adaptations de André Hunebelle [Fantômas, 1964 ; Fantômas se déchaîne, 1965 ; Fantômas contre Scotland Yard, 1967])

[5] Le personnage de James Bond a été créé par Ian Fleming dans le roman Casino Royale en 1953 et a vu ses aventures déclinées dans 12 romans et 9 nouvelles par cet auteur. Après sa mort en 1964, plus de 8 auteurs se sont succédés pour raconter de nouvelles aventures du personnage. Dans le même temps, James Bond a été adapté au cinéma sous les traits de différents acteurs : entre autres, Sean Connery entre 1962 et 1967 ; Roger Moore entre 1973 et 1985 ; Pierce Brosnan entre 1995 et 2002 ; Daniel Craig depuis 2006.

[6] On peut penser par exemple au cinéma à Sabine Azéma et Pierre Arditi dans Smoking/No Smoking (Alain Resnais, 1993) ; Denis Lavant dans Holy Motors (Leos Carax, 2012) aux acteurs de Cloud Atlas (sœurs Wachowski, 2012). Dans la série télévisée, évoquons American Horror Story (Brad Falchuk, Ryan Murphy, FX, 2011-) et son principe de faire revenir à chaque saison les mêmes acteurs dans de nouveaux rôles.

[7] Ainsi Gwénaël Morin évoque-t-il une adaptation de l’Antigone de Sophocle dans le cadre du Théâtre Permanent des Laboratoires d’Aubervilliers : « Nous avons décidé au regard de la construction de la pièce de Sophocle qui ne fait jamais apparaître plus de trois personnages en même temps, (…) que les personnages (…) puissent être interprétés par un même acteur (…). Si nous faisons jouer Antigone et Hémon par le même acteur par exemple, cela permet au moment où Créon porte le corps d’Hémon, son fils, mort, de porter aussi le corps de l’acteur qui joue Antigone. Il porte les deux morts en même temps. Il y a ainsi une sorte d’évidence de la dramaturgie.», http://www.leslaboratoires.org/article/antigone-discussion-collective, page consultée le 14 août 2017. 

[8] Entre 1905 et 1914, Winsor McCay publie hebdomadairement dans le New York Herald Tribune les aventures de son Little Nemo in Slumberland : chaque planche déroule le récit d’un rêve du petit garçon Nemo qui, systématiquement, à la dernière case, se réveille.

[9] Vingt romans écrits entre 1871 et 1893 mettant en scène cinq générations d’une même famille.

[10] Breaking Bad, Vince Gilligan, AMC, 2008-2013.

[11] On compte une série de 14 films (entre 1939 et 1946) avec Basil Rathbone dans le rôle de Holmes et Nigel Bruce dans celui de Watson, la plupart réalisés par Roy William Neill.

[12] Sherlock Holmes, Guy Ritchie, 2009 ; Sherlock Holmes : jeux d’ombres, Guy Ritchie, 2011.

[13] Sherlock, Mark Gatiss, Steven Moffat, BBC One, 2010-2017.

[14] Buffy, Fran Kuzui, 1992 ; Buffy contre les vampires, Joss Whedon, The WB/UPN, 1997-2003 ; Buffy contre les vampires, Joss Whedon, 2007-.

[15] Games of Thrones, David Benioff, D. B. Weiss, HBO, 2011-.

[16] Les Mystères de Paris furent publiés en feuilleton dans Le Journal des débats en 1842-1843.

[17] Pensons au cinéma au personnage d’Antoine Doinel chez François Truffaut (Les 400 coups, 1959 ; Antoine et Colette, 1962 ; Baisers volés, 1968 ; Domicile conjugal, 1970 ; L’Amour en fuite, 1979) ou à Paul Dédalus chez Arnaud Desplechin (Comment je me suis disputé… ma vie sexuelle, 1996 ; Un Conte de Noël, 2008 ; Trois souvenirs de ma jeunesse, 2015).

Source: Fabula

New Publications

Discours sur l'éducation au XVIIIe siècle (éd. B. Bernard et S. Guri)
Posted: 29 Oct 2021 - 16:58

B. Bernard et S. Guri (éd.), Discours sur l'éducation au XVIIIe siècle. Pédagogie et utopies pédagogiques, Éditions de l'Université de Bruxelles, coll. "Études sur le 18e siècle", 2021.

383 p.

25.00 €

EAN : 9782800416953

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La publication par John Locke de son célèbre Essay Concerning Human Understanding (1690) puis de Some Thoughts Concerning Education (1694) a marqué un véritable tournant dans le discours européen sur l'éducation. Ces deux ouvrages consacrent la défaite définitive de l'innéisme cartésien et leibnizien au profit d'un empirisme pédagogique qui fait de l'esprit de l'enfant une tabula rasa que les pédagogues auront pour tâche d'alimenter. 
Plus tard, en proposant, dans Emile, ou de l'éducation (1762), une éducation plus proche de "la Nature", Jean-Jacques Rousseau a posé un autre jalon majeur au sein du discours éducatif et a tait de nombreux disciples, tant professionnels qu'amateurs. Malgré cela, on le verra, le discours utilitariste d'adaptation de l'individu â la société a néanmoins continué â avoir, tout au long du siècle, de nombreux adeptes, notamment au sein des milieux bourgeois. 
C'est essentiellement au sein de ce cadre théorique contrasté que se développent les essais ici réunis. Du traité général d'éducation au simple journal tenu par un père â propos de l'éducation de son rejeton et de la vie de college au préceptorat princier, ce sont les aspects théoriques et pratiques essentiels de l'éducation au XVIIIe siècle qui sont successivement évoqués.

Url de référence :
https://www.editions-ulb.be/en/book/?gcoi=74530100923730

Amérique(s) poétique(s) entre Ancien et Nouveau Monde (dir. P. Gallo)
Posted: 29 Oct 2021 - 16:55

Amérique(s) poétique(s) entre Ancien et Nouveau Monde. L'espace américain comme nouveau territoire de la fiction de Fontenelle à Chateaubriand, P. Gallo, dir., Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, coll. "Révolutions et Romantismes", 2021.

Ce volume se propose d’interroger la manière dont la littérature de fiction, en France, intègre le paradigme américain de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe (de Fontenelle à Chateaubriand), moment de l’histoire littéraire où l’Homme et la foi dans le progrès font l’objet d’un questionnement important. L’histoire des idées et des représentations y est donc relue à la lumière de son imbrication dans le système des normes qui définissent, non sans fractures, les contours des genres littéraires. Si l’Amérique des écrivains a donné lieu, dans les cinquante dernières années, à de nombreuses études, une analyse axée simultanément sur les apports philosophiques du Nouveau Monde et sur leurs effets dans l’évolution de l’écriture s’imposait : ce n’est qu’en regardant de près ces deux aspects que l’on peut envisager de mieux connaître l’influence qu’eut l’ailleurs sur la pensée et la littérature européennes.

SOMMAIRE :

Introduction
Pierino Gallo, Isabelle Mullet-Blandin

Partie 1. Altérité(s) littéraire(s), Altérité(s) philosophique(s)

- L’Autre américain au prisme de l’universalisme chez Fontenelle
Isabelle Mullet-Blandin

- « Avec tant de vertu, on ne devrait pas être anthropophage » : sagesse et sauvagerie aux Amériques dans les contes de Voltaire et de Saint-Lambert
Magali Fourgnaud

Partie 2. Physiologie(s) de la Muse américaine. Ancien Monde et Nouveau Monde dans l’épopée

- Une nouvelle race d’hommes et de héros : les Péruviens de Marmontel et de Le Suire
Pierino Gallo

- Anne-Marie Du Bocage et les « Amériques épiques ». La Colombiade ou la foi portée au Nouveau Monde (1756) ou les nouveaux enjeux de la représentation de l’Autre chez une auteure du Siècle des Lumières
María Isabel Corbí Sáez

- L’Amérique poétique de Jean-Paul Pillet, jeune colon émigré de Saint-Domingue
Hélène Cussac

Partie 3. Espaces du Sauvage : le Nouveau Monde sur les planches françaises

- Images de l’Amérique du Sud au théâtre (fin XVIIe- XVIIIe) : fantasmes de l’altérité
Isabelle ligier-Degauque

- Le Huron dans le théâtre français du XVIIIe siècle : gloire et déchéance du philosophe naturel
Sébastien Côté

- Tendres conquêtes : l’Amérique galante selon Rameau et Fuzelier (Les Indes galantes, 1735)
Hendrik Schlieper

- L’imaginaire américain dans Zélia de Dubuisson
Françoise Le Borgne et Diane Tisdall

Partie 4. Aux origines des Amériques fictionnelles : sources et inspirations

- Des Lettres édifiantes et curieuses sur le Paraguay à l’imaginaire des écrivains français
Letizia Norci Cagiano de Azevedo

- La fin de l’Eldorado ? Quelques métamorphoses d’un espace légendaire, de La Condamine à Voltaire
Matthias Soubise

- Le dernier visiteur. Chateaubriand et l’Amérique des Découvreurs
Arlette Girault-Fruet

Bibliographie
Les auteurs
Index nominum

 

La colonisation de la Guyane (1626-1696) (éd. Gérard Collomb, Martijn van Den Bel)
Posted: 29 Oct 2021 - 16:49

La colonisation de la Guyane (1626-1696), éd. Gérard Collomb, Martijn van Den Bel, Paris, Heermann, 2021, 2 vol.

L’installation européenne sur ce que l’on appelle alors la « Côte sauvage », tout au long du xviie siècle, a posé les fondements d’un environnement social, culturel, voire économique (si l’on pense à la dépendance envers la métropole), qui marquera durablement la Guyane, jusqu’à aujourd’hui. Cette anthologie s’ouvre au milieu des années 1620, alors que s’organisent les premières expéditions qui visent à établir des colonies dans l’île de Cayenne, sur l’Oyapock ou sur la Sinnamary. Elle se clôt à la fin du XVIIe siècle, lorsque la colonie de la Guyane est en place, organisée et peuplée : la production sucrière se développe sur les habitations et les missionnaires jésuites ont entrepris la conquête des âmes indigènes.

Présentés en deux volumes, de nombreux textes sont inédits ; chacun fait l’objet d’une introduction, d’un appareil de notes historiques et anthropologiques développé, qui permettent au lecteur de le replacer dans son contexte historique, culturel, social, et qui en facilitent la compréhension et l’utilisation, notamment par les enseignants. Enfin, l’ensemble est accompagné d’une abondante iconographie contemporaine.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur : vol. 1 - vol. 2.

Paru le 03/03/2021

ISBN : 9791037005380

Collection : Les collections de la République des Lettres

Thématique : Langues et littératures

Dimensions : 17 x 24.4 cm

Prix : 45,00 €

Désordres modernes (dir. Simon Gosselin-Rodière, Aurore Schoenecker)
Posted: 29 Oct 2021 - 16:46

Désordres modernes. Contester, travailler, refonder l'ordre par les pratiques sociales et artistiques XVe-XVIIIe siècle, dir. Simon Gosselin-Rodière, Aurore Schoenecker, Paris, Hermann, 2021.

Le présent volume d’actes réunit quatorze articles qui tracent un trait d’union entre les jeunes communautés scientifiques française et canadienne. Alors que, dans le courant de l’année universitaire 2014-2015, le séminaire annuel « Polysémie », tenu à l’École normale supérieure de Paris, consacrait sa réflexion annuelle au thème « Dés-ordre(s) », à l’Université de Sherbrooke était organisé un colloque intitulé « Désordres, débats et discordances à l’époque moderne ». Il s’avéra que les deux comités organisateurs partageaient de mêmes principes méthodologiques : tous deux nourrissaient le souhait de faire dialoguer, autour de préoccupations similaires, les intérêts de jeunes chercheurs modernistes issus d’horizons disciplinaires variés (aussi bien historiens que littéraires, philosophes ou historiens de l’art). Aussi, de part et d’autre de l’Atlantique, résolution fut-elle prise de cultiver les fruits communs de ces travaux.

De la simple escarmouche dans une œuvre fictionnelle jusqu’aux grandes querelles philosophiques en passant par les polémiques à caractère social ou politique, les quatorze contributions issues de ces riches échanges entendent ainsi scruter le désordre dans ses diverses manifestations et ses dimensions multiples. À l’horizon de toutes les formes d’expressions discordantes venant troubler l’ordre établi, sur les plans tant socio-politiques qu’esthétiques, de la littérature aux arts, se dévoile, sous des facettes plurielles, l’esprit inquiet et toujours alerte animant cette période engagée dans la recherche d’elle-même.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Paru le 21/04/2021

ISBN : 9791037007247

Collection : Les collections de la République des Lettres

Thématique : Langues et littératures

Dimensions : 15.2 x 22.9 cm

Pages : 304

Prix : 45,00 €

Simone Perrier, Études littéraires sur le XVIe siècle (éd. Michel Sandras)
Posted: 29 Oct 2021 - 16:42

Simone Perrier, Études littéraires sur le XVIe siècle, éd. Michel Sandras, Paris, Hermann, 2021.

Ce cahier rassemble les principaux articles que Simone Perrier a publiés en revue sur la littérature du xvie siècle, ainsi que ses contributions à des volumes collectifs d’actes de colloques. On y trouvera des études consacrées à Montaigne, Marguerite de Navarre, et surtout aux poètes : Agrippa d’Aubigné, Ronsard, Du Bellay, Marot, Jodelle, Pontus de Tyard. Celles qu’elle a réservées à Maurice Scève comptent parmi ses travaux essentiels. D’autres articles portent sur des thématiques particulières – la représentation de l’écrivain à la Renaissance, la gloire, la problématique du songe, les emblèmes, le regard et le visible – ou sur des formes : l’allégorie, l’adynaton, les vers gnomiques. On sera sensible à l’attention portée aux textes et à la langue, au travail de construction de l’interprétation, ainsi qu’à l’élégance de son style.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Paru le 12/05/2021

ISBN : 9791037008398

Collection : Cahiers Textuel

Thématique : Langues et littératures

Dimensions : 15.2 x 22.9 cm

Pages : 424

Prix : 22,00 €