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Calls for Papers and Contributions

Apple à communication: Figures de l'inspiration dans la poésie française du XVIIe s.
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 02:14

Colloque international – Appel à communications

           Figures de l’inspiration dans la poésie française du XVIIe siècle

                                            18-20 avril 2018

                             Bruxelles / Louvain-la-Neuve (Belgique)

GEMCA - INCAL, Université Catholique de Louvain – TRAME, Université de Picardie Jules Verne

Propositions: le 12 septembre 2017

Ce colloque vise à encourager une réévaluation de la place de l’inspiration dans la poésie française du XVIIe siècle. Il considérera ce qu’a laissé dans l’ombre le constat d’un « crépuscule de l’enthousiasme » (M. Fumaroli) au XVIIe siècle, après le tournant malherbien. Cette vue, thématisée par la prédominance de l’« art » sur la « nature » dans l’exercice du poète, tend en effet à laisser de côté des figures de l’inspiration qui continuent de travailler l’héritage de la Renaissance. Des poètes religieux, d’André Mage de Fiefmelin à Madame Guyon en passant par Claude Hopil, Pierre de Croix, Martial de Brive, P. Le Moyne, J.-J. Surin ou Jean de Labadie, adaptent le cadre métaphysique de la fureur à une conception mystique de l’enthousiasme poétique ; de nombreux autres formulent des paraphrases plus ou moins libres des livres bibliques au titre d’une expérience chrétienne inspirée, alors que la révélation prophétique est close. Dans le domaine profane, le rôle dévolu à l’imagination (N. Negroni) ou à la mélancolie (C. Luccioni) dans le « génie » poétique concourt à façonner chez des auteurs comme Saint-Amant, Tristan L’Hermite ou Théophile de Viau une figure nouvelle du poète inspiré ; des théoriciens et des poètes comme Rapin ou Boileau intègrent enfin, à l’âge classique, l’inspiration comme ornement rhétorique dans le cadre d’une poétique maîtrisée. Dans le contexte d’un scepticisme grandissant à l’égard de l’influence des « esprits » sur l’homme et d’une régularisation institutionnelle et mondaine du discours versifié, de telles figures de l’inspiration continuent donc d’informer le discours poétique. Elles suggèrent la possibilité de dégager une histoire de la poésie inspirée au xviie siècle qui ne soit pas uniquement tributaire des grandes scansions du malherbisme ou du classicisme souvent mises en avant par les études sur la période. L’héritage, l’usage et le développement de ces figures – figures du poète inspiré tout autant que figurations dans le discours poétique de l’énonciation inspirée – constitueront les objets d’étude de ce colloque. Une large variété d’approches sera possible au sein des orientations suivantes :

1° La Renaissance en héritage

Il convient d’interroger en premier lieu le rapport que l’inspiration poétique du XVIIe siècle entretient avec les conceptions poétiques, religieuses et philosophiques qui ont favorisé son éclosion à la Renaissance. Par quels relais de lecture les figures de l’inspiration de la Renaissance se sont-elles transmises ? Comment les lieux communs et modèles de l’inspiration profanes et chrétiens dont hérite le xviie siècle sont-ils réarticulés ? Quelles généalogies intellectuelles ou poétiques se révèlent dans les écrits inspirés ?

2° Anthropologie de l’inspiration

L’inspiration suppose une disponibilité particulière du sujet poétique : l’énonciation inspirée procède d’une puissance dépassant la volonté propre de ce sujet, qui n’en maîtrise pas tout à fait la survenue ni les effets. Selon quelles conceptions anthropologiques, quelles topiques de l’âme et du corps, l’inspiration se dit-elle ? Quel rôle jouent des notions telles que la « nature », le « génie » ou la « fantaisie » dans l’énonciation inspirée ? Selon quels partages entre l’humain et le divin, la pathologie et la grâce, l’inspiration se comprend-elle ? Quelle place et quel sens sont donnés à des émotions comme la fureur, la langueur ou l’admiration dans ce processus ?

3o Sémiologie du discours inspiré

Le discours inspiré se signale par des traits formels et thématiques que nous voudrions voir ici précisés et expliqués. Quelles fonctions occupent les mythèmes (le Parnasse et l’Hélicon, Apollon et les Muses, etc.) et le vocabulaire (fureur, ardeur, transport, ravissement, etc.) traditionnellement mobilisés pour figurer l’inspiration ? Comment se manifeste stylistiquement la dimension expressive propre au discours inspiré ? Par quelles catégories rhétoriques (invention, disposition, élocution, action) l’inspiration peut-elle être appréhendée ? On s’interrogera d’autre part sur les catégories génériques qui sont privilégiées dans la poésie inspirée, comme nous y incite la valorisation de l’inspiration dans les poétiques restreintes de l’ode (Boileau) et du poème héroïque (Desmarets, P. Le Moyne). Le rôle de la musique dans cette poésie, que ce soit à l’état de référence ou dans sa réalité (comme dans le cas du contrafactum), mérite enfin d’être exploré.

4° Critique de l’inspiration

La poésie inspirée s’accompagne dès le XVIe siècle d’un discours de satire, dénonçant la place qu’y occupe la fable païenne (Passerat, par exemple, mais aussi certains poètes au nom de l’inspiration chrétienne). De façon plus marquée au XVIIe siècle, de telles critiques visent le discours inspiré tout comme la figure de l’inspiré ou de l’enthousiaste. À l’image de Madame Guyon durant la crise du quiétisme, l’inspiré devient une figure suspecte dans le domaine social et religieux, tout autant qu’un contre-modèle au regard de normes poétiques dominantes. Quelles lignes de fracture historique la critique de l’inspiration permet-elle de saisir au regard de définitions de normes d’acceptabilité littéraires, sociales ou religieuses ?

5o Sociohistoire de l’inspiration

Un certain Lortigue, soldat poète, s’interroge sur les compétences qui fondent sa paraphrase biblique (La Trompete spirituelle, 1605). Gatien de Morillon, bénédictin poète, s’interroge également sur la convenance de la poésie à la paraphrase biblique, tout en l’utilisant pour sa pastorale auprès de laïcs (Tobie, 1674). L’inspiration autorise finalement leurs deux projets. Peut-on interroger le statut social des rédacteurs – laïcs, religieux, hommes, femmes – qui usent d’une compétence poétique en la sacralisant par la notion d’inspiration ? Commenter leur rôle dans la pastorale ou l’institution lettrée ? Esquisser une géographie de l’inspiration ? Identifier des sociabilités, des médiations imprimées ?

 

Orientations bibliographiques

Clément, Michèle, « Poésie biblique et théorie poétique (1582-1629) », in Pascale Blum et Anne Mantero (dir.), Poésie et Bible de la Renaissance à l’âge classique. 1550-1680, Paris, H. Champion, 1999, p. 33-48.

Galland-Hallyn, Perrine et Hallyn, Fernand (dir.), Poétiques de la Renaissance. Le modèle italien, le monde franco-bourguignon et leur héritage en France au xvie siècle, Genève, Droz, 2001.

Gimaret, Antoinette, « La prophétie dans les Théorèmes spirituels de Jean de La Ceppède », in Line Cottegnies, Claire Gheeraert-Graffeuille et al. (dir.), Les voix de Dieu. Littérature et prophétie en Angleterre et en France à l’âge baroque, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2008, p. 73-87.

Lecointe, Jean, L’idéal et la différence. La perception de la personnalité littéraire à la Renaissance, Genève, Droz, 1993.

Luccioni, Carine, Les rencontres d’Apollon et de Saturne, Paris, Classiques Garnier, 2012.

Mantero, Anne, La Muse théologienne. Poésie et théologie en France de 1629 à 1680, Berlin, Duncker & Humblot, 1995.

Rieu Josiane, in Hélène Baby et Josiane Rieu, « “Fureur non pas fureur mais doux eslancement”. Douceur et expérience mystique chez Pierre de Croix », in La douceur en littérature de l’Antiquité au xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 205-221.

Salazar, Philippe-Joseph Le culte de la voix au XVIIe siècle. Formes esthétiques de la parole à l’âge de l’imprimé, Paris, H. Champion, 1995.

*

Les propositions en français (titre et résumé de 1 500 signes maximum, accompagnés d’une courte biobibliographie) seront à remettre pour le 12 septembre 2017 au plus tard.

Les propositions retenues seront annoncées à la mi-octobre 2017.

Les communications dureront 25 minutes et seront suivies d’une discussion.

La publication des actes sous le contrôle d'un comité de lecture est prévue.

 

Contacts :

Audrey Duru (TRAME, EA 4284) audrey.duru@u-picardie.fr

Clément Duyck (GEMCA - INCAL) clement.duyck@uclouvain.be

 

Comité d’organisation :

Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles)

Audrey Duru (Université de Picardie Jules Verne)

Clément Duyck (Université catholique de Louvain – Actions Marie Curie)

Agnès Guiderdoni (Université catholique de Louvain – FNRS)

 

Comité scientifique :

Manuel Couvreur, professeur à l’Université libre de Bruxelles

Marie-Madeleine Fragonard, professeure émérite à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Julien Gœury, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne

Agnès Guiderdoni, professeure à l’Université catholique de Louvain, maître de recherche du FNRS

Sophie Houdard, professeure à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Guillaume Peureux, professeur à l’Université Paris-Nanterre

Anne-Pascale Pouey-Mounou, professeure à l’Université Paris-Sorbonne

Aline Smeesters, professeure à l’Université catholique de Louvain, chercheuse qualifiée du FNRS

Appel à contributions: Itinéraires : littératures du voyage, de la migration et de l’exil (Tropics, n° 5)
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 02:08

Sous la direction de Corinne Duboin

Date limite: 1er décembre 2017

TrOPICS est une revue électronique pluridisciplinaire en libre accès et à comité de lecture, dirigée par l’Equipe d’Accueil DIRE (Déplacements, Identités, Regards, Ecritures) de l'Université de la Réunion. Elle propose un numéro thématique par an comprenant des articles et comptes rendus de lecture en Lettres et Sciences Humaines (arts et littérature, langues et civilisations étrangères, didactique des langues, linguistique, études culturelles, anthropologie et sociologie).

La revue lance un appel à contribution pour son 5e numéro à paraître en décembre 2018 et consacré au thème suivant : « Itinéraires : littératures du voyage, de la migration et de l’exil ».

L’étude des thèmes du voyage, de la migration et de l’exil dans la littérature amène à s’interroger sur la perception de l’ailleurs chez les écrivains et leurs représentations du monde vécu. Tout parcours, déplacement ou traversée conduit à un repositionnement, géographique et identitaire, à une reconsidération de soi au contact de l’autre. Comment, à travers une écriture de la mobilité, du passage, du franchissement des frontières et du mélange des cultures, des idées, des langues, des histoires et des mémoires en contact, les écrivains donnent-ils à voir des êtres en mouvement, migrants ou nomades, passants et passeurs ?

Pourront être étudiés divers genres littéraires et leurs évolutions au fil des siècles : les romans d’exploration, d’immigration, les road novels, les récits de voyages imaginaires ou fantastiques, mais aussi la littérature non-fictionnelle : récits de voyage, scientifiques ou touristiques, récits d’exil, etc. Le roman d’aventure ou d’exploration scientifique, tout comme le récit de voyage invitent à la découverte de nouveaux horizons réels ou imaginaires. Ils peuvent répondre à un besoin d’évasion, de dépaysement, d’exotisme, d’émerveillement. Ils se donnent également à lire comme l’expression d’une quête personnelle, un regard sur soi, un voyage intérieur, ou parcours initiatique. 

La littérature de voyage donne à voir la perspective de l’observateur, le regard qu’il porte sur le monde. Elle relate et s’inscrit dans une Histoire globale faite de conquêtes, d’expansions coloniales, de découvertes. Les cheminements mêmes de l’écriture viatique, aux formes multiples, son esthétique du divers, du disparate, du fragment rendent compte de ces itinéraires qui façonnent les écrivains-voyageurs.

Le voyage est parfois imposé, et même sans retour. L’ailleurs, que les figures littéraires de l’exilé(e) ou de l’immigré(e) tentent de s’approprier, est-il envisagé comme un espace géographique, social et culturel où se reconstruire et s’enraciner dans un désir d’appartenance, ou bien est-il représenté comme l’espace nouveau d’une errance nostalgique et d’un exil intérieur ? En quoi l’émergence d’une nouvelle « littérature-monde » postcoloniale dans un espace fluide globalisé et la présence grandissante d’écrivains cosmopolites contribuent-elles à de nouvelles représentations de la mobilité ?

Les articles soumis, rédigés en français ou en anglais, compteront au maximum 30.000 signes, escapes compris. Nous invitons également les comptes rendus de lecture totalisant au maximum 10.000 signes, espaces compris, et de préférence en lien avec la thématique du numéro.

Pour les articles et comptes rendus rédigés en français, la feuille de style à utiliser est téléchargeable ici :  http://ufr-lsh.univ-reunion.fr/fileadmin/Fichiers/FLSH/BTCR/Publications/guide_auteur_BTCR.pdf

Les manuscrits en langue anglaise devront respecter les normes MLA.

Veuillez joindre une courte notice biographique de 50 mots maximum rédigée en français ou en anglais et, pour les auteurs d’article, un résumé de 200 mots.

Date limite d’envoi des articles ou comptes rendus de lecture : 1er décembre 2017

A adresser par courriel à corinne.duboin@univ-reunion.fr

 

Les manuscrits reçus seront soumis à un comité de lecture selon le principe de la double lecture anonyme. 

Responsable :

Corinne DUBOIN

Source: Fabula

Appel à communications: Formes, pratiques et imaginaires du discours indirect libre dans les textes français de la première modernité XVIe-XVIIIe s.
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 02:02

Journées d’étude organisées à l’Université de Lausanne

par Suzanne Duval

(23-24 mars 2018)

Propositions: le 15 octobre 2017

Le discours indirect libre (désormais DIL) apparaît, à juste titre, comme une forme de prédilection de la langue littéraire des xixe et xxe siècles. Sa théorisation intervient à la fin du xixe siècle, conjointement à son utilisation massive dans le roman naturaliste européen. Les nombreux travaux de stylistique qui se sont penchés sur cette forme ont cependant toujours insisté sur son attestation dans des textes antérieurs au xixe siècle, en particulier chez des auteurs restés célèbres comme Sévigné, La Fontaine ou encore Rousseau.

Cette journée d’étude propose d’interroger la présence du DIL dans les textes de la première modernité, dans la perspective d’une stylistique historique : il s’agira d’étudier le ou les patrons du discours indirect libre existant à cette époque, d’en identifier les traits formels plus ou moins figés, d’en analyser les pratiques en vertu d’une approche contextualisée qui tienne compte des imaginaires langagiers de l’époque envisagée.

Ces journées font suite à une première manifestation dont les actes sont déjà en ligne :

Philippe, Gilles, Zufferey, Joël (dir.), Marges et contraintes du discours indirect libre : textes mis en ligne par Samuel Estier, avec le soutien de l’Université de Lausanne sur Fabula/Les colloques.

Pour le présent appel à contributions, on pourra s’inscrire, sans exclusive, dans l’un des axes suivants :

- Le patron du DIL tel qu’il se constitue en France dans la deuxième moitié du xixe siècle est-il pertinent pour appréhender les textes des xvie-xviiie siècles ? Quels critères apparaissent pertinents pour définir les pratiques du discours indirect libre de la première modernité ?

- Comment situer, d’un point de vue à la fois théorique et formel, le DIL par rapport aux autres formes de discours rapporté qui existent à l’époque envisagée ?

- Dans quels types de corpus et de textes le DIL de la première modernité intervient-il ? Est-ce que certains contextes favorisent son apparition ? Quelles en sont l’économie et la visée ?

- Le DIL de la première modernité est-il un impensé de la grammaire et de la rhétorique de l’époque ? Il semble en effet entrer en tension avec le modèle énonciatif oratoire qui prévaut dans l’imaginaire langagier de la période envisagée. Peut-on considérer, cependant, que certaines figures de pensée ou de construction permettent de l’appréhender ?

Les propositions de communication doivent être adressées à Suzanne.Duval@unil.ch avant le 15 octobre 2017.

 

Bibliographie indicative

Adam, Jean-Michel, « Conte écrit et représentations du discours autre. Le cas Perrault », dans Juan Manuel López Muñoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier, Dans la jungle des discours : genres de discours et discours rapporté, Cádiz, 2005, p. 27-44.

Authier-Revuz, Jacqueline, « Le discours rapporté », dans Roberte Tomassone (dir.), Une langue : le français, Paris, Hachette, 2001 p. 192-201.

Bally, Charles, « Le style indirect libre en français moderne I », GermanischRomanische Monatsschrift, IV/10, 1912, p. 549‑556.

Bally, Charles, « Le style indirect libre en français moderne II », GermanischRomanische Monatsschrift, IV/11, 1912, p. 597‑606.

Banfield, Ann, Phrases sans parole. Théorie du récit et du style indirect libre, trad. Cyril Veken, Paris, Seuil, 1985.

Badiou-Monferran, Claire, Denis, Delphine (dir.), Le narrateur en question(s) dans les fictions d’ancien régime. Récits parlés, récits montrés, Le français moderne, 2012/1.

Cerquiglini, Bernard, « Le style indirect libre et la modernité », Langages, xix, 73, 1984, p. 7-16.

Delhez-Sarlet, Claudette, « Style indirect libre et "point de vue" dans La Princesse de Clèves » Cahiers d’Analyse Textuelle, 1964/6, p. 70-80.

Floirat, Alexandra, « Quel discours indirect libre au xvie siècle ? », Linx, 43, 2000, p. 77-86.

Goebel, Gerhard, « " Style indirect libre " in La Fontaine’s Amours de Psyche et de Cupidon (1669) », Romanistisches Jahrbuch, 1966, no17, p. 98-111.

Jaubert, Anna, « Discours rapporté, énonciation, point de vue : la question du clivage », Scolia, n°13, Strasbourg, 2000, p. 83-97.

Jaubert, Anna, « L’alter-énonciation au laboratoire du romanesque », dans Juan Manuel López Muñoz, Sophie Marnette et Laurence Rosier, Dans la jungle des discours : genres de discours et discours rapporté, Cádiz, 2005, p. 121-130.

Jaubert, Anna, « Le discours indirect libre. Dire et montrer : approche pragmatique », dans Mellet et Vuillaume, Le style indirect libre et ses contextes, Amsterdam, Rodopi, 2000, p. 46-69.

Lips, Marguerite, Le style indirect libre, Paris, Payot, 1926.

Mahrer, Rudolf, « Du discours indirect libre dans les Annales. Les traductions de Tacite comme observatoire de la compétence langagière (1790, 1830, 1925) », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Paillet, Anne-Marie, Ironie et paradoxe. Le discours amoureux romanesque, Paris, H. Champion, 1998.

Patron, Sylvie, Le narrateur. Introduction à la théorie narrative, Paris, A. Colin, 2009.

Philippe, Gilles, « Le discours indirect libre et la représentation du discours perçu », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Philippe, Gilles, Zufferey, Joël, « Cent ans après », dans Fabula / Les colloques, Marges et contraintes du discours indirect libre.

Reggiani, Christelle, « L’intériorisation du roman : brève histoire du style indirect libre », dans Gilles Philippe et Julien Piat (dir.), La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon, Paris, Fayard, 2009, p. 122-134.

Rodriguez Somolinos, Amalia, « Énonciation et discours rapportés dans les Fables de La Fontaine », Bulletin hispanique, cvii, 2005/1, p. 139-154.

Mellet, Sylvie, Vuillaume, Marcel (dir.), Le style indirect libre et ses contextes, Amsterdam-Atlanta, Rodopi, Cahiers Chronos 5, 2000.

Rosier, Laurence, Le discours rapporté. Histoire, théorie, pratique, Duculot, Paris, Bruxelles, 1999.

Siouffi, Gilles, Rohou, Jean, Lectures de Madame de Lafayette, Rennes, PUR, 2016.

Appel à communications: L'Afrique des savants européens. XVIIe-XXe siècles (Dakar)
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 01:59

Appel à communication pour un colloque prévu des 5 au 7 février 2018 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Propositions: le 30 août 2017

La production du savoir sur l’Afrique ne fut pas laissée à la seule initiative des marchands, des missionnaires, des militaires ou des compilateurs de récits de voyage. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Afrique et les Africains furent au cœur des préoccupations savantes aux 17e et 18e siècles. Les savants des grandes Académies européennes construisaient également leur Afrique. Certes, cette Afrique ne rompait pas avec les préjugés communs de l’époque sur les Africains, mais elle a su se doter d’une existence propre, soutenue par les exigences épistémologiques de leurs disciplines. Ainsi, de la Dissertation physique à l’occasion du nègre blanc (1744) de Maupertuis aux théories de Buffon sur la couleur des Noirs (A. Curran), l’Afrique et les Africains inspirèrent toutes sortes d’échafaudages intellectuels animés par une certaine « volonté de vérité. » (Foucault)

Néanmoins, si l’attention était essentiellement retenue par cette couleur de peau dont on cherchait à expliquer scientifiquement la nature, les préoccupations ne tardèrent pas à se déplacer. Ce qui n’était naguère qu’une Afrique imaginée et théorisée allait peu à peu laisser place à une Afrique de l’exploration et de l’investigation scientifique sur place, en contact direct avec le milieu africain. Aux premières données rapportées par les « chirurgiens » – les mieux qualifiés, parmi le personnel navigant des Compagnies de commerce, pour un travail d’une telle érudition – s’ajouteront des mémoires circonstanciés de voyageurs savants formés aux méthodes d’observation scientifique.

Dans son acception la plus simple, l’Afrique des savants renvoie à une tradition d’écriture qui prétend rompre avec une Afrique imaginaire pour proposer une Afrique « concrète ». S’insérant dans le cadre européen d’une « reconversion de l’esprit scientifique » (Gusdorf, Foucault), elle tend à se construire sur l’expérience africaine de voyageurs savants et à accorder une place de plus en plus importante au quotidien des sociétés africaines. Rien de ce qui touchait la faune, la flore mais aussi les peuples, leurs langues, leurs coutumes, leurs croyances et rites religieux ne fut négligé par ces « défricheurs d’inconnu » (A. Bailly).

C’est cette Afrique à la croisée de la théorie et de la pratique scientifique occidentale que nous proposons comme objet d’étude. Dépendante d’une périodisation structurée à la fois par des mutations scientifiques et l’évolution des contextes historiques, l’Afrique des savants européens n’est pas une mais multiple. De Michel Adanson (1727-1806), considéré dans le milieu français comme le premier scientifique de formation à avoir effectué un voyage en Afrique et à s’être intéressé à tous les domaines du savoir, à Théodore Monod (1902-2000), le dernier des naturalistes voyageurs, les contextes politiques et idéologiques influent sur les motivations et les résultats de la recherche scientifique.

Bien qu’étant à l’initiative du GRREA 17/18, groupe de recherche attaché à l’étude des représentations européennes de l’Afrique aux 17e et 18e siècles, cette réflexion sous le signe de l’interdisciplinarité sera ouverte aux chercheurs en sciences et en sciences humaines spécialistes des deux siècles suivants (19e et 20e siècles). Les aires géographiques étudiées couvriront spécialement les champs francophones, anglophones et lusophones.

Les propositions de communication pourront s’insérer dans l’un des quatre axes d’étude suivants :

I- La formation des savants européens

  • Quelles sont les catégories de savants qui se sont partagées le champ de la construction du savoir sur l’Afrique ?
  • Quelles étaient leurs principales motivations ?

II- Les canaux d’information des savants 

  • L’information de première main : les lettres et notes de terrain du voyageur savant.
  • L’information de seconde main : les récits de voyage imprimés ou informels (comptes rendus, cours, communications manuscrites)
  • L’information de troisième main : les collections de récits de voyage.

III- Les canaux de diffusion du savoir savant 

  • Les Académies des Sciences en Europe.
  • Les journaux savants.
  • Les musées (Les muséums d’histoire naturelle et les cabinets de curiosités).
  • Les freins à la diffusion du savoir.
  • Science et colonisation.

IV- Quelles connaissances sur l’Afrique peut-on aujourd’hui tirer de cette littérature savante ancienne ?

  •   En matière d’histoire naturelle (faune, flore…)
  •  …  d’histoire culturelle (langues, mœurs…)
  • … d’histoire des religions (pratiques religieuses et cultuelles, polythéistes et monothéistes)
  • … d’histoire politique et économique (l’évolution et la dissolution des grands Empires, les guerres de succession, les guerres et coopérations économiques)

Les propositions de communication (en français ou en anglais), d’une longueur de 500 mots au plus, suivies d’un court Curriculum Vitae, seront à adresser au plus tard le 30 août 2017 à David Diop diop.david@wanadoo.fr et à Ousmane Seydi ousmane.seydi@unibas.ch

Comité scientifique du colloque L’Afrique des savants européens (17e-20 e siècles) :

Sylviane Albertan-Coppola (Université d’Amiens, France), Mamadou Ba (Université Cheikh Anta Diop, Sénégal), Alia Baccar (Académie Beït El Hekma, Tunisie), Isabelle Charlatte Fels (Université de Bâle, Suisse), Andrew Curran (Wesleyan University, Etats-Unis), Hélène Cussac (Université de Toulouse, France), Catherine Gallouët (Hobart and Willliam Smith Colleges, États-Unis), Patrick Graille (Wesleyan University, Paris, France) Françoise Le Borgne (Université de Clermont-Auvergne, France), Nicolas Malais (Libraire de livres anciens, Paris), Jean Moomou (Université des Antilles, France), Claudia Opitz-Belakhal (Université de Bâle, Suisse), Ibrahima Thioub (Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal) Izabella Zatorska (Université de Varsovie, Pologne), Roberto Zaugg (Université de Lausanne, Suisse).

Une journée de travail préparatoire au colloque de Dakar, rassemblant les membres du comité scientifique, est prévue le 7 novembre 2017 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Appel à communication: « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) », Rencontres doctorales internationales
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 01:47

VOLET 1 

« Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) » 

Liège, 30 et 31 janvier 2018

Propositions: 15 septembre 2017

L’Unité de recherches (UR) Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’Université de Liège s’associe au laboratoire TRAME (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’Université de Picardie Jules Verne et au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de l’Université François Rabelais de Tours à l’occasion de rencontres doctorales en trois volets. Mises en oeuvre par les doctorants de ces trois institutions, ces rencontres ont pour but de favoriser l’échange et les débats entre doctorant(e)s, jeunes chercheurs(euses) et collègues expérimenté(e)s. Le premier volet de ces journées sera organisé à Liège, les mardi 30 et mercredi 31 janvier 2018.

Depuis le Moyen Âge jusqu’aux bouleversements engendrés par la science galiléenne, l’Europe vit d’incessants questionnements qui remettent en cause ses équilibres politiques et leurs légitimations, qui ébranlent les fondements de l’unité confessionnelle et déplacent les limites du savoir et de la création. En tentant de transcender les clivages hérités d’une longue tradition historiographique, l’UR Transitions de l’Université de Liège (http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/) se penche sur ces mutations continuelles en Occident et dans le bassin méditerranéen. Ouvert aux médiévistes et aux modernistes, elle encourage la confrontation des pratiques de recherche, les collaborations inédites et le partage des résultats dans une perspective interdisciplinaire. Par ailleurs, elle tente de mettre en lumière les multiples facteurs qui ont concouru à la construction des cadres sociaux et culturels dans lesquels nous nous définissons encore aujourd’hui.

Les rencontres liégeoises de janvier 2018 seront articulées autour du thème « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) ». Aujourd’hui, la recherche en sciences humaines tend globalement à supprimer les catégories de même que la périodisation historique traditionnelle pour privilégier une approche transversale des objets, des phénomènes, des genres, des formes et des idées. La notion de « transition » est étroitement liée à l’idée de « passage » : elle peut être définie comme le « passage d’un état à l’autre », un « degré ou état intermédiaire » (Trésor de la langue française). À partir de leurs propres objets de recherche, les participants sont invités à mener une réflexion sur ce concept, ses acceptions et sa pertinence en regard de ceux de « mutation », « changement », « transformation », « modification », « révolution » ou encore « métamorphose ». Il s’agira de la sorte de renouveler le débat sur les méthodes et les cadres théoriques qui caractérisent les différentes disciplines représentées lors de ces journées.

Comment élaborer une méthodologie et une grille d'analyse qui permettent d’étudier des objets, des pratiques et des comportements positionnés entre deux éléments, entre deux périodes historiques, entre deux tendances, entre deux styles, entre deux manières de faire, de voir, d’écrire, de penser, de croire ? Comment, aussi, se dégager de cet entre-deux ? Les transitions sont-elles porteuses d’une dimension de rupture, d’innovation, de transfert, d’échange, de circulation ? En allant plus loin dans la réflexion, ces objets incarnent-ils réellement le passage d’une pratique, d’une période, d’un style à un(e) autre ou le sont-ils parce que le chercheur les considère comme tels ? La notion de « transition » est-elle une nouvelle catégorie, une nouvelle construction pragmatique mais néanmoins féconde ? Ce concept contribue-t-il au renouvellement de nos disciplines et pourquoi ?

Cette approche méthodologique pourra être envisagée via des questionnements concrets touchant aux transitions culturelles, linguistiques, artistiques, historiques qui s’opèrent entre les XIVe et XVIIe siècles en Europe occidentale et dans le bassin méditerranéen, que ce soit par le biais des acteurs, de leurs oeuvres (objets, textes), des idées et/ou des espaces dans lesquels ceux-ci évoluent.

Les communications feront l’objet de discussions que l’on souhaite résolument transdisciplinaires. Elles n’excéderont pas vingt minutes et seront présentées en français, en anglais ou en italien. À l'issue de chacune des interventions, un court débat sera engagé avec les auditeurs.

Le comité organisateur attend les propositions des doctorants, belges ou étrangers, pour le vendredi 15 septembre 2017 au plus tard, sous forme d’un dossier à adresser à l’UR Transitions (journeesdoctorales.transitions@gmail.com) par courriel en fichier joint. Ce dossier comprendra les coordonnées personnelles du doctorant et celles du (des) directeur(s) de recherche, l’intitulé de la thèse, l’intitulé de la communication, l’année d’inscription en thèse et un résumé d’une quinzaine de lignes de la communication proposée, rédigé en français, en anglais ou en italien. Un avis d’acceptation ou de refus de la communication sera envoyé aux doctorant(e)s le 15 octobre 2017.

Chaque doctorant(e) est invité(e) à se renseigner auprès de son université sur la possibilité de valoriser sa participation aux journées dans le cadre de sa formation doctorale (attestation, obtention d’ECTS, etc.). Les organisateurs fourniront, à l’issue du séminaire, un document certifiant la participation active du (de la) doctorant(e). Par ailleurs, au vu de ses moyens financiers limités, l’UR Transitions ne pourra pas prendre en charge les frais de transport et d’hébergement éventuels des participant(e)s.

Comité organisateur : Emilie Corswarem, Sébastien Damoiseaux, Frédéric Degroote, Aurore Drécourt, Adelaïde Lambert, Anne-Sophie Laruelle, Julie Piront 

Comité scientifique : Emilie Corswarem, Annick Delfosse, Laure Fagnart, Marie-Elisabeth Henneau, Nicola Morato, Julie Piront

Responsable :

Transitions

New Publications

L’Expérience du Levant à l’automne de la Renaissance. Le “Voyage de Constantinople” (Étienne Jouhaud)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:39

Étienne Jouhaud, L’Expérience du Levant à l’automne de la Renaissance. Le “Voyage de Constantinople”, Paris, Classique Garnier, 2021.

À la fin de la Renaissance, le chemin de Constantinople est bien connu et la bibliothèque sur le Levant est vaste. Des gentilshommes curieux rejoignent la Porte. Dans leurs récits ils posent à neuf la dialectique maintenue par la prose viatique entre expérience personnelle et utilisation des ressources livresques.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 608
Parution: 16/06/2021
Collection: Géographies du monde, n° 29
ISBN: 978-2-406-10844-3
ISSN: 1279-8428

Éditer et traduire. Mobilité et matérialité des textes (XVIe-XVIIIe s.) (Roger Chartier)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:29

Roger Chartier, Éditer et traduire. Mobilité et matérialité des textes (XVIe-XVIIIe s.), Paris, Seuil, 2021.

Notre monde devient chaque jour plus global et, pourtant, il n’est pas doté d’une langue universelle. Traduire est donc une nécessité pour que les destins partagés ne soient pas, en fait, des histoires cloisonnées. De là, l’importance des études portant sur la traduction et sur son envers, l’intraduisible. Elles permettent de dissiper les illusions anachroniques qui oublient la très grande inégalité entre les langues qui sont traduites et celles qui traduisent. Shakespeare connaissait Don Quichotte, mais Cervantès ne savait rien du dramaturge anglais. L’histoire des traductions doit s’écrire dans la tension entre l’hospitalité langagière, qui accueille l’autre, et la violence, qui le prive de ses propres mots. Ce livre voué à la première modernité, entre XVIe et XVIIIe siècle, s’attache d’abord aux mots eux-mêmes: ainsi, « sprezzatura » chez Castiglione ou « To be, or not to be » chez Shakespeare. Mais il montre aussi que la traduction ne se limite pas à faire passer un texte d’une langue à une autre. La modification des formes de publication transforme des œuvres dont la langue reste inchangée. C’est en ce sens que l’édition peut être considérée comme une modalité de traduction et que se trouvent ici associées la matérialité des textes et la mobilité des œuvres.

Disponible en librairie et sur le site de l'EHESS.

Collection: Hautes Études
Date de parution: mai, 2021
ISBN 13 : 978-2-02-147389-6

Bandits, pirates et hors-la-loi au temps des Lumières (Lise Andries)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:25

Lise Andries, Bandits, pirates et hors-la-loi au temps des Lumières, Paris, Classiques Garnier, coll. "L'Europe des Lumières", 2021

Brigands, pirates et hors-la-loi sont des hommes dans la force de l’âge, énergiques et violents. Ce sont des héros d’archives et des brigands de papier, à la ligne de crête entre réalité et fiction. Le livre se propose d’en suivre l’image, de plus en plus positive, au long du XVIIIe siècle.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

EAN : 9782406109914 — 248 p. — 29 €

La rumeur des distances traverses. Transferts culturels, traductions et translations entre Moyen Âge et Modernité (Claudio Galderisi)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:21

Claudio Galderisi, La rumeur des distances traverses. Transferts culturels, traductions et translations entre Moyen Âge et Modernité, Brepols, 2021.

Brepols, 2021

603 p. — ISBN: 978-2-503-59404-0

 

Les vingt-cinq chapitres de cet ouvrage offrent une vue d’ensemble de la pratique de la translation, de la traduction et des transferts culturels, de leur portée quantitative et typologique, de leurs enjeux épistémologiques et historiques, de leurs impasses, de leurs silences, de leurs faux-semblants et de leurs faux-amis, mais également de leur charge vivifiante, du profit que les lettrés et les indocti peuvent en retirer.

Cet ouvrage ne s’interroge pas seulement sur l’utilitas, le plaisir, les buts éthiques, politiques et moraux de la traduction. La traduction n’est que l’un des vecteurs de la translatio studii, qui alimente à travers la circulation culturelle et universitaire, le choc des mythologies, la confrontation de la pensée sauvage et de la pensée cléricale, tous les transferts qui s’opèrent du passé vers le présent, de l’Est vers l’Ouest, et parfois de l’Ouest vers l’Est. Ce livre propose alors des études d’autres modalités de transfert culturel, d’autres types de mutations qui dessinent des fractales culturelles dans l’espace-temps qui sépare et réunit l’Antiquité et le monde médiéval, l’Orient et l’Occident, les mondes médiévaux et les mondes modernes. L’observation de ces transferts culturels nous offre une image vivante et vivifiante de la civilisation médiévale et nous oriente dans les chemins et parfois les impasses qu’elle a empruntés au Moyen Âge, et au-delà jusqu’à nous.

Claudio Galderisi, professeur de langues et littératures de la France médiévale à l’Université de Poitiers (CESCM), a dirigé les trois volumes des Translations médiévales. Cinq siècles de traductions en français au Moyen Âge (XIe -XVe s.) (Brepols, 2011) et a codirigé une dizaine de volumes sur la traduction et les transferts culturels.

Table des matières

Avant-propos : perspectives et prospectives

Partie I : L’invention du Moyen Âge
Le Moyen Âge des pertes, des gains et une capitalisation majeure
Une civilisation juchée sur les épaules des lettres

Partie II. 1 : Des géants sur les épaules des nains…
Le translateur : Pont et planche du nouveau monde
La langue d’oïl (et la langue d’oc) au miroir des traductions
Le silence des siècles et la traduction empêchée
La traduction manipulée

Partie II. 2 : Mythologie antique et horizons chrétiens : trois exemples de concurrence culturelle
Alcide, le héros oublié de la translatio studii
Alexandre : Bâtisseur et ‘fossoyeur’ d’Alexandrie
Paris au Moyen Âge entre mythisation et représentation littéraire in absentia

Partie III : Les lettres françaises à l’école des traducteurs
Des translateurs-nains aux créateurs de la prose savante
Liste des traducteurs des XIVe et XVe
Des nains devenus des maîtres à penser: Les traductions des miroirs des princes
L’âge de la traduction : Moyen Âge vs Renaissance

Partie IV : Les deux sœurs de la Romania : France et Italie
La France et l’Italie : Faux-amis et vrais transferts culturels au Moyen Âge
Un cas emblématique du bilinguisme roman : Brunetto Latini entre création, compilation et… autotraduction
Une auctoritas problématique : Bonaventure de Demena et l’autotraduction

Partie V. 1 : L’héritage de la translatio studii : de la francophonie au médiévalisme
Du même au même ? La vieille langue était une langue jeune
Lingua Gallica ad Europam

Partie V. 2 : Quatre modalités de la mutation littéraire 
La fée envolée vers la Modernité
Entre réécriture et traduction : Stendhal et les Chroniques italiennes
L’anachronisme sublimé ou La Pisanelle de D’Annunzio
Réécritures vivifiantes : Le Jongleur de Notre-Dame
Le médiévalisme en trompe-l’œil

Conclusion : Pour une nouvelle translatio studii

Apostille anachronique

Index des auteurs
Index des titres
Index des manuscrits

Lancelot Voisin de LA POPELINIÈRE, L'Histoire de France Tome IV (1563-1567) (éd. sour la dir. de
Posted: 16 Sep 2021 - 10:18

Lancelot Voisin de LA POPELINIÈRE, L'Histoire de France. Tome IV (1563-1567), sous la direction scientifique de Thierry RENTET, éd.  Pierre-Jean SOURIAC    avec Odette TURIAS, Denise TURREL, Genève, Droz, 2021.

Le quatrième tome de L’Histoire de France de La Popelinière poursuit le récit, entamé au tome précédent, des faits survenus lors de la première guerre de religion. Les livres 9 et 10 sont centrés sur la bataille de Dreux (décembre 1562), l’assassinat du duc de Guise devant Orléans (février 1563) et l’édit d’Amboise (mars 1563), qui clôt le conflit et permet aux sujets de Charles IX, à nouveau unis, d’assiéger Le Havre afin d’en chasser les Anglais. Pour les années 1564-1566, l'auteur évoque rapidement le « Tour de France » royal, mais détaille les affaires européennes : crise écossaise, siège de Malte, dernière campagne de Soliman et expédition française sur Madère. L’appareil critique continue d’enrichir la connaissance des lieux, des protagonistes et des faits. Il explicite aussi la sélection opérée par l’auteur par rapport à ses sources. Ce patient travail permet de relativiser l’impartialité affichée par La Popelinière qui profite de son récit pour régler quelques comptes personnels.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

coll. "Travaux d'Humanisme et Renaissance"
 ISBN-13 978-2-600-06241-1