Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: L'Afrique des savants européens. XVIIe-XXe siècles (Dakar)
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 01:59

Appel à communication pour un colloque prévu des 5 au 7 février 2018 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Propositions: le 30 août 2017

La production du savoir sur l’Afrique ne fut pas laissée à la seule initiative des marchands, des missionnaires, des militaires ou des compilateurs de récits de voyage. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Afrique et les Africains furent au cœur des préoccupations savantes aux 17e et 18e siècles. Les savants des grandes Académies européennes construisaient également leur Afrique. Certes, cette Afrique ne rompait pas avec les préjugés communs de l’époque sur les Africains, mais elle a su se doter d’une existence propre, soutenue par les exigences épistémologiques de leurs disciplines. Ainsi, de la Dissertation physique à l’occasion du nègre blanc (1744) de Maupertuis aux théories de Buffon sur la couleur des Noirs (A. Curran), l’Afrique et les Africains inspirèrent toutes sortes d’échafaudages intellectuels animés par une certaine « volonté de vérité. » (Foucault)

Néanmoins, si l’attention était essentiellement retenue par cette couleur de peau dont on cherchait à expliquer scientifiquement la nature, les préoccupations ne tardèrent pas à se déplacer. Ce qui n’était naguère qu’une Afrique imaginée et théorisée allait peu à peu laisser place à une Afrique de l’exploration et de l’investigation scientifique sur place, en contact direct avec le milieu africain. Aux premières données rapportées par les « chirurgiens » – les mieux qualifiés, parmi le personnel navigant des Compagnies de commerce, pour un travail d’une telle érudition – s’ajouteront des mémoires circonstanciés de voyageurs savants formés aux méthodes d’observation scientifique.

Dans son acception la plus simple, l’Afrique des savants renvoie à une tradition d’écriture qui prétend rompre avec une Afrique imaginaire pour proposer une Afrique « concrète ». S’insérant dans le cadre européen d’une « reconversion de l’esprit scientifique » (Gusdorf, Foucault), elle tend à se construire sur l’expérience africaine de voyageurs savants et à accorder une place de plus en plus importante au quotidien des sociétés africaines. Rien de ce qui touchait la faune, la flore mais aussi les peuples, leurs langues, leurs coutumes, leurs croyances et rites religieux ne fut négligé par ces « défricheurs d’inconnu » (A. Bailly).

C’est cette Afrique à la croisée de la théorie et de la pratique scientifique occidentale que nous proposons comme objet d’étude. Dépendante d’une périodisation structurée à la fois par des mutations scientifiques et l’évolution des contextes historiques, l’Afrique des savants européens n’est pas une mais multiple. De Michel Adanson (1727-1806), considéré dans le milieu français comme le premier scientifique de formation à avoir effectué un voyage en Afrique et à s’être intéressé à tous les domaines du savoir, à Théodore Monod (1902-2000), le dernier des naturalistes voyageurs, les contextes politiques et idéologiques influent sur les motivations et les résultats de la recherche scientifique.

Bien qu’étant à l’initiative du GRREA 17/18, groupe de recherche attaché à l’étude des représentations européennes de l’Afrique aux 17e et 18e siècles, cette réflexion sous le signe de l’interdisciplinarité sera ouverte aux chercheurs en sciences et en sciences humaines spécialistes des deux siècles suivants (19e et 20e siècles). Les aires géographiques étudiées couvriront spécialement les champs francophones, anglophones et lusophones.

Les propositions de communication pourront s’insérer dans l’un des quatre axes d’étude suivants :

I- La formation des savants européens

  • Quelles sont les catégories de savants qui se sont partagées le champ de la construction du savoir sur l’Afrique ?
  • Quelles étaient leurs principales motivations ?

II- Les canaux d’information des savants 

  • L’information de première main : les lettres et notes de terrain du voyageur savant.
  • L’information de seconde main : les récits de voyage imprimés ou informels (comptes rendus, cours, communications manuscrites)
  • L’information de troisième main : les collections de récits de voyage.

III- Les canaux de diffusion du savoir savant 

  • Les Académies des Sciences en Europe.
  • Les journaux savants.
  • Les musées (Les muséums d’histoire naturelle et les cabinets de curiosités).
  • Les freins à la diffusion du savoir.
  • Science et colonisation.

IV- Quelles connaissances sur l’Afrique peut-on aujourd’hui tirer de cette littérature savante ancienne ?

  •   En matière d’histoire naturelle (faune, flore…)
  •  …  d’histoire culturelle (langues, mœurs…)
  • … d’histoire des religions (pratiques religieuses et cultuelles, polythéistes et monothéistes)
  • … d’histoire politique et économique (l’évolution et la dissolution des grands Empires, les guerres de succession, les guerres et coopérations économiques)

Les propositions de communication (en français ou en anglais), d’une longueur de 500 mots au plus, suivies d’un court Curriculum Vitae, seront à adresser au plus tard le 30 août 2017 à David Diop diop.david@wanadoo.fr et à Ousmane Seydi ousmane.seydi@unibas.ch

Comité scientifique du colloque L’Afrique des savants européens (17e-20 e siècles) :

Sylviane Albertan-Coppola (Université d’Amiens, France), Mamadou Ba (Université Cheikh Anta Diop, Sénégal), Alia Baccar (Académie Beït El Hekma, Tunisie), Isabelle Charlatte Fels (Université de Bâle, Suisse), Andrew Curran (Wesleyan University, Etats-Unis), Hélène Cussac (Université de Toulouse, France), Catherine Gallouët (Hobart and Willliam Smith Colleges, États-Unis), Patrick Graille (Wesleyan University, Paris, France) Françoise Le Borgne (Université de Clermont-Auvergne, France), Nicolas Malais (Libraire de livres anciens, Paris), Jean Moomou (Université des Antilles, France), Claudia Opitz-Belakhal (Université de Bâle, Suisse), Ibrahima Thioub (Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal) Izabella Zatorska (Université de Varsovie, Pologne), Roberto Zaugg (Université de Lausanne, Suisse).

Une journée de travail préparatoire au colloque de Dakar, rassemblant les membres du comité scientifique, est prévue le 7 novembre 2017 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Appel à communication: « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) », Rencontres doctorales internationales
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 01:47

VOLET 1 

« Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) » 

Liège, 30 et 31 janvier 2018

Propositions: 15 septembre 2017

L’Unité de recherches (UR) Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’Université de Liège s’associe au laboratoire TRAME (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’Université de Picardie Jules Verne et au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de l’Université François Rabelais de Tours à l’occasion de rencontres doctorales en trois volets. Mises en oeuvre par les doctorants de ces trois institutions, ces rencontres ont pour but de favoriser l’échange et les débats entre doctorant(e)s, jeunes chercheurs(euses) et collègues expérimenté(e)s. Le premier volet de ces journées sera organisé à Liège, les mardi 30 et mercredi 31 janvier 2018.

Depuis le Moyen Âge jusqu’aux bouleversements engendrés par la science galiléenne, l’Europe vit d’incessants questionnements qui remettent en cause ses équilibres politiques et leurs légitimations, qui ébranlent les fondements de l’unité confessionnelle et déplacent les limites du savoir et de la création. En tentant de transcender les clivages hérités d’une longue tradition historiographique, l’UR Transitions de l’Université de Liège (http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/) se penche sur ces mutations continuelles en Occident et dans le bassin méditerranéen. Ouvert aux médiévistes et aux modernistes, elle encourage la confrontation des pratiques de recherche, les collaborations inédites et le partage des résultats dans une perspective interdisciplinaire. Par ailleurs, elle tente de mettre en lumière les multiples facteurs qui ont concouru à la construction des cadres sociaux et culturels dans lesquels nous nous définissons encore aujourd’hui.

Les rencontres liégeoises de janvier 2018 seront articulées autour du thème « Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles) ». Aujourd’hui, la recherche en sciences humaines tend globalement à supprimer les catégories de même que la périodisation historique traditionnelle pour privilégier une approche transversale des objets, des phénomènes, des genres, des formes et des idées. La notion de « transition » est étroitement liée à l’idée de « passage » : elle peut être définie comme le « passage d’un état à l’autre », un « degré ou état intermédiaire » (Trésor de la langue française). À partir de leurs propres objets de recherche, les participants sont invités à mener une réflexion sur ce concept, ses acceptions et sa pertinence en regard de ceux de « mutation », « changement », « transformation », « modification », « révolution » ou encore « métamorphose ». Il s’agira de la sorte de renouveler le débat sur les méthodes et les cadres théoriques qui caractérisent les différentes disciplines représentées lors de ces journées.

Comment élaborer une méthodologie et une grille d'analyse qui permettent d’étudier des objets, des pratiques et des comportements positionnés entre deux éléments, entre deux périodes historiques, entre deux tendances, entre deux styles, entre deux manières de faire, de voir, d’écrire, de penser, de croire ? Comment, aussi, se dégager de cet entre-deux ? Les transitions sont-elles porteuses d’une dimension de rupture, d’innovation, de transfert, d’échange, de circulation ? En allant plus loin dans la réflexion, ces objets incarnent-ils réellement le passage d’une pratique, d’une période, d’un style à un(e) autre ou le sont-ils parce que le chercheur les considère comme tels ? La notion de « transition » est-elle une nouvelle catégorie, une nouvelle construction pragmatique mais néanmoins féconde ? Ce concept contribue-t-il au renouvellement de nos disciplines et pourquoi ?

Cette approche méthodologique pourra être envisagée via des questionnements concrets touchant aux transitions culturelles, linguistiques, artistiques, historiques qui s’opèrent entre les XIVe et XVIIe siècles en Europe occidentale et dans le bassin méditerranéen, que ce soit par le biais des acteurs, de leurs oeuvres (objets, textes), des idées et/ou des espaces dans lesquels ceux-ci évoluent.

Les communications feront l’objet de discussions que l’on souhaite résolument transdisciplinaires. Elles n’excéderont pas vingt minutes et seront présentées en français, en anglais ou en italien. À l'issue de chacune des interventions, un court débat sera engagé avec les auditeurs.

Le comité organisateur attend les propositions des doctorants, belges ou étrangers, pour le vendredi 15 septembre 2017 au plus tard, sous forme d’un dossier à adresser à l’UR Transitions (journeesdoctorales.transitions@gmail.com) par courriel en fichier joint. Ce dossier comprendra les coordonnées personnelles du doctorant et celles du (des) directeur(s) de recherche, l’intitulé de la thèse, l’intitulé de la communication, l’année d’inscription en thèse et un résumé d’une quinzaine de lignes de la communication proposée, rédigé en français, en anglais ou en italien. Un avis d’acceptation ou de refus de la communication sera envoyé aux doctorant(e)s le 15 octobre 2017.

Chaque doctorant(e) est invité(e) à se renseigner auprès de son université sur la possibilité de valoriser sa participation aux journées dans le cadre de sa formation doctorale (attestation, obtention d’ECTS, etc.). Les organisateurs fourniront, à l’issue du séminaire, un document certifiant la participation active du (de la) doctorant(e). Par ailleurs, au vu de ses moyens financiers limités, l’UR Transitions ne pourra pas prendre en charge les frais de transport et d’hébergement éventuels des participant(e)s.

Comité organisateur : Emilie Corswarem, Sébastien Damoiseaux, Frédéric Degroote, Aurore Drécourt, Adelaïde Lambert, Anne-Sophie Laruelle, Julie Piront 

Comité scientifique : Emilie Corswarem, Annick Delfosse, Laure Fagnart, Marie-Elisabeth Henneau, Nicola Morato, Julie Piront

Responsable :

Transitions

CfP: "Many Will Travel": Translation and Travel in Early Cultures
Posted: Monday, July 31, 2017 - 15:01

The Center for Early Cultures at UC Irvine is pleased to announce our 2017 Conference – "Many Will Travel": Translation and Travel in Early Cultures.

Our keynote speakers will be Cynthia Brown from UCSB and John Ganim from UC Riverside.

Conference Date: October 13–14, 2017

Paper Proposal Deadline: August 31, 2017

Montaigne, in the early modern period, translates songs from the New World in his essay "On the Cannibals," even giving an account of the travel of several natives to Europe and suggesting provocatively the way their values might translate across to ours. From the ancient and medieval concept of translatio imperii studii to early modern relationships with the New World, early cultures provide us with an excellent set of ways for thinking about travel and translation.

This year's Early Cultures Conference is looking for papers that investigate how travel and/or translation figure into ancient, medieval, and early modern cultures. In addition to these political and cultural possibilities for travel and translation, we are also curious in the travel to imagined or poetic worlds. Also welcome are papers that consider travel to spiritual realms, where not all translation is strictly textual. In concord with these imaginative and religious travels, we also are interested in work that considers the modern need for translation of the past cultures that we are interested in. The move to "modernize" or "update" early texts like Shakespeare or Chaucer might suggests limits on our capacity to travel to the past. Indeed, we hope that in a conference where we continually travel to the past we will also shed light on the pressing problems regarding cultural, historical, and actual translation in the present. We invite papers that address this theme in history, literature, philosophy, or the history of art.

Possible Topics for Papers might Include:

  • Translatio imperii and the travel of empire
  • Travel narratives (and their translation)
  • Travel in romance
  • First contact and translation in the New World
  • Travel to ruins and sites of the ancient world
  • Translation and travel between historical periods
  • Travel and translation against hostile borders
  • The need to translate the past
  • Figuration and/or typology
  • The translation of ideas into new languages and/or disciplines

We invite abstracts of 300 words or less and a 1 page CV to be sent to early.cultures.conference@gmail.com by August 31, 2017.

Source: RSA

Call for contributions: Rewrite Conflicts: The Role of Losers, Heretics, and Outsiders in the History of Medicine
Posted: Monday, July 31, 2017 - 14:59

Invited editor: Fabrizio Baldassarri

Webpage: https://fbaldassarriphilo.wordpress.com/home/cfp-outcomes/

A multifaceted narration characterizes the contrapositions between schools, factions, theories, and practices in the history of medicine. Yet, studying these conflicts helps to shed light on those actors traditional historiographies usually relegate to secondary roles: surgeons, practitioners, apothecaries, botanists, astronomers, chymists, men and women devoted to the knowledge of simples. Especially when following losers, outsiders, heretics, and marginalized scholars, medical conflicts reveal epistemologically fruitful paths that help to track the changes buttressing early modern bio-medical revolution. While academic physicians required the support of theologians to rule out these practices as responsible for heresies, errors, and charlatanisms, kings frequently credited such outsiders as court physicians (i.e., Ambroise Paré, Guy de La Brosse), elevating their knowledge and experience to a crucial role. Slowly, these actors entered medical schools and academies, rewriting early modern history of medicine.

This fascicule aims to reconstruct this conflicting situation, and to analyse diverse cases of such outsiders and losers, moving from the sixteenth to the eighteenth centuries (wider focuses are accepted as well). Research articles coming from different fields (history of philosophy, psychology, science, medicine, botany, ideas, intellectual history, and history of life sciences…) are welcome.

Societate și Politică is a peer-reviewed scholarly journal published by Vasile Goldiș Western University of Arad, Romania. See http://uvvg.ro/socpol/.

Papers no longer than 8,000 words or book reviews no longer than 800 words should be submitted by email to fabrizio.baldassarri@gmail.com by 15 December 2017. Papers will go through a double-blind peer-review process. Publication is scheduled by 30 April 2018.

For the authors' guidelines see: http://socpol.uvvg.ro/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=53.

CfP: Transition(s): concept, methods and case studies (14th–17th centuries): PhD students
Posted: Monday, July 31, 2017 - 14:57

International PhD Students' Meetings

PART 1 “Transition(s): concept, methods and case studies (14th–17th centuries)” Liège, 30th and 31st January 2018

http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/

The Research Unit Transitions. Middle Ages and First Modernity (University of Liège) associated with the research laboratory TRAME (Texts, Representations, Archaeology and Memory from Antiquity to the Renaissance) of the University of Picardie Jules Verne and with the Centre for Advanced Studies in the Renaissance of the University François Rabelais (Tours) on the occasion of International PhD Students' Meetings in three parts. Implemented by PhD students of these three institutions, the aim of the meetings is to enable exchange and discussion between PhD students, junior researchers and skilled colleagues. The first of these three meetings will be held in Liège on Tuesday January 30th and Wednesday January 31st, 2018.

From the Middle Ages until the upheavals brought about by Galilean science, Europe underwent a period of unceasing questioning which challenged the political balance and its legitimacy, shook the foundations of confessional unity, and expanded the limits of knowledge and of creation. In an attempt to transcend the inherited divisions of the long historiographical tradition, the Research Unit Transitions. Middle Ages and First Modernity (http://web.philo.ulg.ac.be/transitions/fr/) explores these constant transformations in the Western and in the Mediterranean Basin. Open to Medievalists and Modernists, the Research Unit promotes confrontation between research practices, original collaboration, and the sharing of results in a transdisciplinary way. Furthermore, it attempts to show several factors which contributed to the construction of the social and cultural frameworks by which we define ourselves even today.

In January 2018, the Liège meetings will focus on the theme “Transition(s): concept, methods and case studies (14th–17th centuries)”. Nowadays, the Social Sciences and Humanities Research on the whole tend to delete categories and traditional historical periodization in favor of transversal approach of objects, phenomena, genders, forms and ideas. The concept of “Transition” is linked to the idea of “passage” and it may be defined as “the passage from one state to another” a “degree or an intermediate state” (Trésor de la langue française). From their own research objects, participants will be asked to think on this concept, its acceptability and its relevance toward those of “Mutation”, “Change”, “Transformation”, “Modification”, “Revolution” and “Metamorphosis”. Thereby, it aims to renew the debate on the methods and theoretical ways which mark all disciplinary fields presented in those meetings.

How does one develop a methodology and an analytic grid allowing the study of objects, practices and behaviours positioned between two elements, between two historical periods, between two trends, between two styles, between two manners to do, to see, to write, to think and to believe? Also, how does one get out of this idea of “between two”? Do Transition have breaks, innovations, transfers, exchanges or flow aspects? Do these objects really depict the passage from a practice, a period, from one style to another, or is it actually because the Researcher sees them as doing so? Is the concept of “Transition” a new category, a new pragmatic approach, but nevertheless fruitful? Is this concept involved in advances in our disciplines, and why?

This methodological approach may be considered by concrete questions about the linguistic, cultural, historical, artistic transitions which happened between the 14th and the 17th centuries in Western Europe and the Mediterranean basin, whether through actors and their works (objects, texts), ideas, and / or the areas within which they lived.

Lectures will be the subject of transdisciplinary discussions. They should not last more twenty minutes and they will be given in either French, English or Italian. Each lecture will then be followed by a short debate with the audience.

The organising committee espects the PhD students' proposals for Friday the 15th of September 2017 at the latest. They should be addressed to the RU Transitions (journeesdoctorales.transitions@gmail.com) as an attached document that includes the personal data of the PhD student and those of the research director(s), as well as the title of the thesis, the title of the lecture, the year of registration as a PhD student and, finally, a fifteen-line summary of the proposed lecture. Proposals are to be written in French, English or Italian. Candidates will be informed of the approval or the rejection of their proposal by the 15th of October 2017.

Each PhD student is invited to contact his own institution about the possibility of valorising his or her participation in the study days within the framework of their doctoral training (attestation, ECTS credits, etc.). At the end of the seminar, the organizers will provide a document certifying the active participation of the PhD student in the meeting. Furthermore, in view of its limited financial resources, RU Transitions will not be able to bear the cost of mobility and accommodation for Participants.

Organising Committee : Emilie Corswarem, Sébastien Damoiseaux, Frédéric Degroote, Aurore Drécourt, Adelaïde Lambert, Anne-Sophie Laruelle, Julie Piront

Scientific Committee : Emilie Corswarem, Annick Delfosse, Laure Fagnart, Marie-Elisabeth Henneau, Nicola Morato, Julie Piront

New Publications

L’Expérience du Levant à l’automne de la Renaissance. Le “Voyage de Constantinople” (Étienne Jouhaud)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:39

Étienne Jouhaud, L’Expérience du Levant à l’automne de la Renaissance. Le “Voyage de Constantinople”, Paris, Classique Garnier, 2021.

À la fin de la Renaissance, le chemin de Constantinople est bien connu et la bibliothèque sur le Levant est vaste. Des gentilshommes curieux rejoignent la Porte. Dans leurs récits ils posent à neuf la dialectique maintenue par la prose viatique entre expérience personnelle et utilisation des ressources livresques.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 608
Parution: 16/06/2021
Collection: Géographies du monde, n° 29
ISBN: 978-2-406-10844-3
ISSN: 1279-8428

Éditer et traduire. Mobilité et matérialité des textes (XVIe-XVIIIe s.) (Roger Chartier)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:29

Roger Chartier, Éditer et traduire. Mobilité et matérialité des textes (XVIe-XVIIIe s.), Paris, Seuil, 2021.

Notre monde devient chaque jour plus global et, pourtant, il n’est pas doté d’une langue universelle. Traduire est donc une nécessité pour que les destins partagés ne soient pas, en fait, des histoires cloisonnées. De là, l’importance des études portant sur la traduction et sur son envers, l’intraduisible. Elles permettent de dissiper les illusions anachroniques qui oublient la très grande inégalité entre les langues qui sont traduites et celles qui traduisent. Shakespeare connaissait Don Quichotte, mais Cervantès ne savait rien du dramaturge anglais. L’histoire des traductions doit s’écrire dans la tension entre l’hospitalité langagière, qui accueille l’autre, et la violence, qui le prive de ses propres mots. Ce livre voué à la première modernité, entre XVIe et XVIIIe siècle, s’attache d’abord aux mots eux-mêmes: ainsi, « sprezzatura » chez Castiglione ou « To be, or not to be » chez Shakespeare. Mais il montre aussi que la traduction ne se limite pas à faire passer un texte d’une langue à une autre. La modification des formes de publication transforme des œuvres dont la langue reste inchangée. C’est en ce sens que l’édition peut être considérée comme une modalité de traduction et que se trouvent ici associées la matérialité des textes et la mobilité des œuvres.

Disponible en librairie et sur le site de l'EHESS.

Collection: Hautes Études
Date de parution: mai, 2021
ISBN 13 : 978-2-02-147389-6

Bandits, pirates et hors-la-loi au temps des Lumières (Lise Andries)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:25

Lise Andries, Bandits, pirates et hors-la-loi au temps des Lumières, Paris, Classiques Garnier, coll. "L'Europe des Lumières", 2021

Brigands, pirates et hors-la-loi sont des hommes dans la force de l’âge, énergiques et violents. Ce sont des héros d’archives et des brigands de papier, à la ligne de crête entre réalité et fiction. Le livre se propose d’en suivre l’image, de plus en plus positive, au long du XVIIIe siècle.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

EAN : 9782406109914 — 248 p. — 29 €

La rumeur des distances traverses. Transferts culturels, traductions et translations entre Moyen Âge et Modernité (Claudio Galderisi)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:21

Claudio Galderisi, La rumeur des distances traverses. Transferts culturels, traductions et translations entre Moyen Âge et Modernité, Brepols, 2021.

Brepols, 2021

603 p. — ISBN: 978-2-503-59404-0

 

Les vingt-cinq chapitres de cet ouvrage offrent une vue d’ensemble de la pratique de la translation, de la traduction et des transferts culturels, de leur portée quantitative et typologique, de leurs enjeux épistémologiques et historiques, de leurs impasses, de leurs silences, de leurs faux-semblants et de leurs faux-amis, mais également de leur charge vivifiante, du profit que les lettrés et les indocti peuvent en retirer.

Cet ouvrage ne s’interroge pas seulement sur l’utilitas, le plaisir, les buts éthiques, politiques et moraux de la traduction. La traduction n’est que l’un des vecteurs de la translatio studii, qui alimente à travers la circulation culturelle et universitaire, le choc des mythologies, la confrontation de la pensée sauvage et de la pensée cléricale, tous les transferts qui s’opèrent du passé vers le présent, de l’Est vers l’Ouest, et parfois de l’Ouest vers l’Est. Ce livre propose alors des études d’autres modalités de transfert culturel, d’autres types de mutations qui dessinent des fractales culturelles dans l’espace-temps qui sépare et réunit l’Antiquité et le monde médiéval, l’Orient et l’Occident, les mondes médiévaux et les mondes modernes. L’observation de ces transferts culturels nous offre une image vivante et vivifiante de la civilisation médiévale et nous oriente dans les chemins et parfois les impasses qu’elle a empruntés au Moyen Âge, et au-delà jusqu’à nous.

Claudio Galderisi, professeur de langues et littératures de la France médiévale à l’Université de Poitiers (CESCM), a dirigé les trois volumes des Translations médiévales. Cinq siècles de traductions en français au Moyen Âge (XIe -XVe s.) (Brepols, 2011) et a codirigé une dizaine de volumes sur la traduction et les transferts culturels.

Table des matières

Avant-propos : perspectives et prospectives

Partie I : L’invention du Moyen Âge
Le Moyen Âge des pertes, des gains et une capitalisation majeure
Une civilisation juchée sur les épaules des lettres

Partie II. 1 : Des géants sur les épaules des nains…
Le translateur : Pont et planche du nouveau monde
La langue d’oïl (et la langue d’oc) au miroir des traductions
Le silence des siècles et la traduction empêchée
La traduction manipulée

Partie II. 2 : Mythologie antique et horizons chrétiens : trois exemples de concurrence culturelle
Alcide, le héros oublié de la translatio studii
Alexandre : Bâtisseur et ‘fossoyeur’ d’Alexandrie
Paris au Moyen Âge entre mythisation et représentation littéraire in absentia

Partie III : Les lettres françaises à l’école des traducteurs
Des translateurs-nains aux créateurs de la prose savante
Liste des traducteurs des XIVe et XVe
Des nains devenus des maîtres à penser: Les traductions des miroirs des princes
L’âge de la traduction : Moyen Âge vs Renaissance

Partie IV : Les deux sœurs de la Romania : France et Italie
La France et l’Italie : Faux-amis et vrais transferts culturels au Moyen Âge
Un cas emblématique du bilinguisme roman : Brunetto Latini entre création, compilation et… autotraduction
Une auctoritas problématique : Bonaventure de Demena et l’autotraduction

Partie V. 1 : L’héritage de la translatio studii : de la francophonie au médiévalisme
Du même au même ? La vieille langue était une langue jeune
Lingua Gallica ad Europam

Partie V. 2 : Quatre modalités de la mutation littéraire 
La fée envolée vers la Modernité
Entre réécriture et traduction : Stendhal et les Chroniques italiennes
L’anachronisme sublimé ou La Pisanelle de D’Annunzio
Réécritures vivifiantes : Le Jongleur de Notre-Dame
Le médiévalisme en trompe-l’œil

Conclusion : Pour une nouvelle translatio studii

Apostille anachronique

Index des auteurs
Index des titres
Index des manuscrits

Lancelot Voisin de LA POPELINIÈRE, L'Histoire de France Tome IV (1563-1567) (éd. sour la dir. de
Posted: 16 Sep 2021 - 10:18

Lancelot Voisin de LA POPELINIÈRE, L'Histoire de France. Tome IV (1563-1567), sous la direction scientifique de Thierry RENTET, éd.  Pierre-Jean SOURIAC    avec Odette TURIAS, Denise TURREL, Genève, Droz, 2021.

Le quatrième tome de L’Histoire de France de La Popelinière poursuit le récit, entamé au tome précédent, des faits survenus lors de la première guerre de religion. Les livres 9 et 10 sont centrés sur la bataille de Dreux (décembre 1562), l’assassinat du duc de Guise devant Orléans (février 1563) et l’édit d’Amboise (mars 1563), qui clôt le conflit et permet aux sujets de Charles IX, à nouveau unis, d’assiéger Le Havre afin d’en chasser les Anglais. Pour les années 1564-1566, l'auteur évoque rapidement le « Tour de France » royal, mais détaille les affaires européennes : crise écossaise, siège de Malte, dernière campagne de Soliman et expédition française sur Madère. L’appareil critique continue d’enrichir la connaissance des lieux, des protagonistes et des faits. Il explicite aussi la sélection opérée par l’auteur par rapport à ses sources. Ce patient travail permet de relativiser l’impartialité affichée par La Popelinière qui profite de son récit pour régler quelques comptes personnels.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

coll. "Travaux d'Humanisme et Renaissance"
 ISBN-13 978-2-600-06241-1