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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Rêves de naissance et de mort
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:55

La représentation onirique des expériences-limites du corps dans la littérature, les arts plastiques, le théâtre, la musique et les films

Congrès international du DFG-Graduiertenkolleg „Cultures européennes du rêve“ (GRK 2021), du 21 au 23 mars 2018 à l’Université de la Sarre (Allemagne)

Propositions: le 31 août 2017

Le phénomène anthropologique du rêve, ô combien énigmatique, est omniprésent dans les cultures européennes, et ce, depuis la nuit des temps : on retrouve des représentations oniriques dans les arts depuis l’Antiquité classique jusqu’à l’époque contemporaine. Or, l’on peut déceler des différences de représentation du rêve, qu’il soit raconté, peint, mis en musique ou mis en scène ; des différences nettement spécifiques à chaque époque, même lorsque l’on considère leur esthétique formelle respective. La thématique au cœur de ce congrès aborde donc un sujet éternel : la transition entre vie et non-vie en tant qu’expérience-limite et la façon dont celle-ci s’accomplit au cours du processus de donner la vie, tout autant que celui du naître et du mourir.

Que ce soit dans la Bible ou les mythes antiques (L’Iliade, L’Orestie), dans les épopées et les récits médiévaux (Perceval, les Nibelungen, Les Contes de Canterbury) ainsi que dans les drames de Shakespeare ou Calderón ; de l’époque des Lumières (Diderot, Rousseau) en passant par le romantisme (Novalis, Brentano) jusqu’à la littérature moderne et contemporaine (Kafka, Karahasan, Politycki), on retrouve d’innombrables rêves qui ont pour point nodal une expérience aux frontières de la vie. De la même manière, nombreuses sont les œuvres en arts plastiques (Daumier, Hodler), en musique (Berlioz, Korngold) ou au cinéma (Bergman, Kubrick, Craven) dédiées à la représentation onirique ou cauchemardesque des expériences-limites et expériences essentielles. La naissance et la mort sont des expériences particulièrement dérangeantes et menaçantes dans la mesure où elles concernent tout être humain et l’obligent inévitablement à éprouver son corps de façon hautement individuelle. Dans le même temps, elles s’actualisent au-delà du souvenir : mourir et naître se situent aux frontières de la vie et, de fait, surviennent toujours trop tôt ou trop tard pour être vécues par le moi comme une expérience authentique.

À l’inverse, les rêves – en tant que fictions, imaginations ou mises en scène – peuvent ouvrir des espaces esthétiques de l’expérimentation à ces transitions extrêmes du corps. Le mystère que le rêve renferme, son mépris à l’égard des lois physiques du temps et de l’espace ou envers les modèles culturels de l’identité, sa défiance de la cohérence ou de la logique sont décuplés dans les rêves de début et de fin de l’existence. C’est la raison pour laquelle la représentation de telles expériences oniriques lance un défi particulièrement élevé à la conception artistique. Car, d’une façon tout aussi troublante qu’originale, le rêve prend la mesure de l’abîme qui existe entre l’expérience vécue par tout être humain, telle que la naissance et la mort, et sa « non-racontabilité » subjective, individuelle : les souvenirs et récits oniriques trouvent des moyens et des possibilités de s’exprimer afin de retracer et de transmettre l’absence, l’irreprésentable.

Depuis 2015, les membres du Graduiertenkolleg de Sarrebruck intitulé « Cultures européennes du rêve » étudient les interrelations  entre l’esthétique onirique, la culture et l’histoire des sciences. Nous dédions ce congrès au phénomène du rêve de naissance et de mort, à ses discours scientifiques ainsi qu’à ses réalisations artistiques dans l’optique de retracer une histoire littéraire, culturelle et médiale du rêve.

Sont acceptées toutes les communications concernant la vie et la mort représentées dans le rêve – sous quelque forme artistique que ce soit et abordées sous diverses perspectives disciplinaires : la philosophie, l’histoire, la théologie, la littérature, l’art, le théâtre, le cinéma, la musique ou la science des médias.

Voici une liste des thèmes qui pourront être abordés :

Expériences-limites et conception esthétique du rêve

  • Études sur la conception artistique du rêve, de la naissance à la mort, au niveau de :
  • l’expérience somatique vs. l’expérience sensuelle
  • les limites du corps / les limites du médium
  • l’expérience du temps et/ou de l’espace
  • des rêves positifs de mort
  • des rêves de naissance et de mort et leur référence au monde réel (implications politiques, connexité avec un régime (post-)dictatorial, rêve et traumatismes collectifs, fonctions identitaires, références coloniales et post-coloniales, etc.)
  • conception esthétique du rêve des expériences-limites sous des formes artistiques multimédiales

Perspective poétologique / corrélation entre "travail culturel" et "construction esthétique"

  • discours religieux et rêves artistiques de la naissance à la mort dans la mutation historique
  • connaissance scientifique et culturelle sur la naissance et la mort  dans les représentations artistiques du rêve
  • articulation genrée de la naissance et de la mort dans les conceptions artistiques du rêve
  • poétique onirique individuelle et expériences-limites entre vécu personnel et le discours culturel, voire scientifique, sur la naissance et la mort

Suivant l’exemple des différents axes d’analyse menée par le Graduiertenkolleg dans son programme de recherche, les objets d’étude pourront être considérés dans leur perspective diachronique, transmédiale et/ou comparatiste.

Les propositions de communication (en allemand, français ou anglais) ne devront pas dépasser 3 000 signes et être envoyées au plus tard le 31 août 2017 (accompagnées d’une courte notice biobibliographique) à l’adresse suivante : traumkulturen@uni-saarland.de

À la suite de ce colloque, les communications sélectionnées seront publiées en volume dans la collection Traum – Wissen – Erzählen (Rêve – Savoir – Récit) aux éditions Fink (Padeborn).

http://www.traumkulturen.de/veranstaltungen/konferenzen-co.html

Source: Fabula

Appel à contributions : Revue Sociopoétiques
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:52

La revue Sociopoétiques (http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/) lance un appel à textes pour la rubrique varia de son troisième numéro, à paraître en 2018. Ces textes, d'une longueur maximale de 30 000 signes (notes et espaces compris), doivent respecter les normes de publication (http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/normes-aux-auteurs) et être adressés, avant le 30 novembre 2017 à

Anne-Sophie Gomez (a-sophie.gomez@uca.fr) et Pascale Auraix-Jonchière (pascale.auraix-jonchiere@uca.fr), accompagnés d'une notice bio-bibliographique rédigée sur un document à part.

Le comité de rédaction de la revue attire l'attention des contributeurs sur le fait que ces derniers devront veiller à bien inscrire leur texte dans la perspective sociopoétique qui constitue la ligne éditoriale de notre revue. Il s'agira en effet d'analyser la manière dont les représentations et l'imaginaire social informent le texte dans son écriture même. Nous renvoyons pour une définition plus approfondie à l'article d'Alain Montandon paru dans le premier numéro de notre revue : http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/mythes-contes-et-sociopoetique/sociopoetiques/sociopoetique

Appel à contributions : Le silence en mots, les mots en silence (Quêtes littéraires, nº7)
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:41

« Mais quand deux hommes s’entretiennent, il y a toujours un tiers présent : le silence ; il écoute. Ce qui donne de l’ampleur à la conversation, c’est que les paroles ne se meuvent pas dans l’espace étroit des interlocuteurs, mais qu’elles viennent de loin, de là où le silence écoute. » Cette phrase de l’écrivain et philosophe suisse Max Picard extraite du Monde du silence (1948) confirme bien qu’il serait faux de prétendre que le silence revient à l’absence de paroles ou de sonorités. Tout au contraire, il peut accompagner les paroles, leur donner du retentissement ou en être l’essor, voire la plénitude, s’insérer entre elles comme un tiers qui prend part à la conversation. Qu’en est-il pour l’écrit et les œuvres littéraires ? Comment saisir le silence en mots, comment l’écrire et quelles sont les modalités du sens qu’il génère ? Dans le septième numéro de Quêtes littéraires nous souhaitons interroger la place et la fonction du silence dans les littératures française et francophone.

Nous proposons de mener la réflexion autour de trois piliers : générique, formel et thématique.

Quant aux genres littéraires, il y en a qui ne trouvent leur réalisation que sans paroles, bien que notés à l’encre. Tel est sans doute le cas de la pantomime qui jouit d’un rapport privilégié au silence. Or, outre les pièces mimées, le théâtre est un art de la parole par excellence, parole théâtrale qui peuple l’espace entre le comédien et le spectateur, mais aussi entre les personnages eux-mêmes. Par conséquent, lorsque les voix se taisent et le silence intervient, ne peut-on parler que d’un malaise, d’une déficience ou d’une lacune ? Et au sein du genre romanesque, quels sont les lieux privilégiés du texte pour exprimer le silence ? Quels types de textes narratifs sont particulièrement propices à la manifestation du silence ? Qu’advient-il des zones du silence en poésie ? Le non-dit, quelle place y occupe-t-il et quelles fonctions peut-il jouer lorsqu’il est enfermé en/entre les vers ?

Le deuxième axe de recherche concerne les dispositifs techniques mis en œuvre par l’auteur pour exprimer le silence à l’écrit et revient à s’interroger comment écrire le silence. Blanc typographique, saut à la ligne, vers pointillés, trois points ou d’autres moyens relevant de la mise en page graphique ou de la ponctuation semblent être les plus évidents pour amener dans le texte l’interruption de l’action, le saut dans le temps ou le non-dit. Cependant, il serait tentant d’examiner les procédés rhétoriques introduisant le silence tels qu’ellipse, prétérition, suspension, parataxte ou autres.

Finalement, les topoï relatifs au silence semblent particulièrement riches pour en choisir en vue d’une analyse intéressante. Sans vouloir prétendre à l’exhaustivité, nous proposons quelques pistes de recherche :

  • différents types de silence : solitaire, partagé, lourd de sens, à contresens ; 
  • le lien qu’entretient le silence avec la nuit, par opposition au couple jour-parole ;
  • la recherche du silence en tant que quête d’apaisement, de recueillement, d’immersion dans un lieu propice ;
  • silence comme moyen d’évoquer les souvenirs ou d’engendrer le retour du refoulé ;
  • silence en tant que déclencheur de la peur, de l’angoisse ou d’un malaise ;
  • le silence et la mort ;
  • le silence manifestant le vide de sens et l’émergence du néant ;
  • le silence et le religieux.

 Par cette invitation nous espérons, d’un côté, donner un apport intéressant à différentes recherches littéraires qui ont eu et ont toujours lieu dans le cadre des littératures française et francophone et, d’un autre côté, envisager la question dans toute sa diversité.

 

Calendrier

La date limite pour l’envoi de la proposition (titre + résumé d’environ 300 mots) est le 15 juillet 2017, à l’adresse quetes-litteraires@kul.pl

Les propositions seront examinées par un comité de lecture.

Les auteurs des propositions seront avisés avant le 20 juillet 2017.

Les normes de rédaction seront envoyées après l’acceptation de la proposition par le comité de lecture.

Langue des contributions : français.

Volume : 25 000 signes, notes et espaces compris.

Délai pour l’envoi des articles : le 15 octobre 2017.

 

La publication du septième numéro de Quêtes littéraires est prévue en décembre2017.

Site web : www.kul.pl/quetes-litteraires

 

Comité scientifique :

José-Luis Diaz (Université Paris VII)

Gérard Gengembre (Université de Caen)

Georges Jacques (Université Catholique de Louvain-la-Neuve)

Edyta Kociubińska (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Wiesław Malinowski (Uniwersytet im. Adama Mickiewicza, Poznań)

Bertrand Marchal (Université Paris IV)

Paweł Matyaszewski (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Zbigniew Naliwajek (Uniwersytet Warszawski)

Judyta Niedokos (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Daniel Sangsue (Université de Neuchâtel)

Gisèle Séginger (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)

Magdalena Wandzioch (Uniwersytet Śląski)

Contact pour envoi des résumés et pour toutes informations :

quetes-litteraires@kul.pl

RESPONSABLE :

Quêtes littéraires

URL DE RÉFÉRENCE

http:// www.kul.pl/quetes-litteraires

Source: Fabula

Appel à communications: Venus d’ailleurs : paroles sur les "étranges étrangers"
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:37

Journée d’études

Venus d’ailleurs : paroles sur les « étranges étrangers » 

Clermont-Ferrand, Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique

CELIS

Équipe « Ecritures et Interactions Sociales »

Programme D’écrire l’Autre

Propositions : avant le 1er septembre 2017

Aller vers l’ailleurs, particulièrement malgré soi, c’est se confronter à l’autre lieu et à ceux qui le peuplent. La mise en récit de l’expérience de ce passage par celui pour qui le voyage est obligé (l’exilé, le captif, l’émigré) livre des représentations indissociables d’une réalité souvent douloureuse, mais fait advenir également des révélations essentielles quant à la construction de l’humain à l’épreuve de l’altérité.*

Pour celui qui est là à l’arrivée des déplacés, des mots rendent compte aussi quelquefois de la réception de cet ailleurs qu’évoque a priori la venue de l’étranger. A partir de la perception d’une distance, celle qui fait aboutir, à la fin de leur périple, ces « hommes de pays loin » (Prévert, « Etranges étrangers ») dans le territoire soudain forcément partagé, l’humanité de chacun trouve à s’interroger face à l’autre. Expérience universelle, comme le rappelle Patrick Chamoiseau, depuis que le monde est monde : « Pas une tribu, pas une culture ou civilisation qui n’ait en quelque heure essaimé sous le désir ou la contrainte. Qui n’ait en quelque moment de ses histoires vu une partie d’elle polliniser le monde. Ou qui n’ait accueilli ou n’ait été forcée de recevoir ce qui provenait d’un bout quelconque du monde, puisant au monde autant que se donnant au monde, s’érigeant en source en asile en refuge, ou réclamant asile et refuge. » (Frères migrants, 2017).  Mais si les migrations n’ont pas d’âge, notre temps de « mondialisation » semble ouvrir plus que jamais l’« ici » de tout homme au « là-bas » de son semblable. 

Ainsi, le « déplacement de notre humanité, de lieux en lieux que la langue et le regard explorent sans relâche » (Pierre Ouellet, L’esprit migrateur, 2003), comme modalité essentielle de notre condition s’exprime sans doute non seulement dans le récit du déplacé, mais aussi dans la parole et la voix de celui qui le reçoit, fût-ce malgré lui. 

Quels mots pour le témoignage, quelles voies empruntées par le discours de celui qui parle du réfugié, de l’exilé, de l’immigré, du migrant ? Si, dans la perspective de Paul Ricoeur, se raconter soi-même c’est créer sa continuité d’existence à l’épreuve de l’autre, rendre compte, à travers sa propre expérience, de celui qui vient, fournit sans doute au sujet l’occasion d’un questionnement perturbateur et essentiel sur lui-même.

L’étude pourra donc porter sur des témoignages comme sur des textes littéraires (roman, théâtre, poésie, voire autres genres) empruntés à une large période, dans lesquels un individu raconte la venue « chez lui » de l’étranger, la manière par laquelle il l’appréhende ou évoque la perception qu’il en a.

On sera sensible à la façon dont s’amorcent à cette occasion les mouvements, manifestes ou diffus, par lesquels l’être se dispose ou non à la rencontre, s’établit au seuil de sa demeure ou se porte au-devant de l’autre, élude ou accueille ce qui, face à la diversité et tout à la fois l’unité de l’humain, l’interroge sur sa propre intimité multiple, évolutive, en devenir.

Les propositions de communications (15 à 20 lignes accompagnées d’un titre et d’une brève présentation de l’auteur) sont à envoyer pour le 1er septembre 2017 aux adresses suivantes : Florence.CLERC@uca.fr et  catherine.songoulashvili@uca.fr

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*La manifestation du 14 novembre 2017 fait suite à la journée d’études organisée le 29 novembre 2016 à la Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand : « Récits de l’exilé, du captif, de l’émigré : vers l’ailleurs malgré soi » http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1460 .

RESPONSABLE :

Florence CLERC

URL DE RÉFÉRENCE

http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1154

Source: Fabula

Appel à contributions : Confidences
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:32

Appel à contributions pour l’ouvrage

dirigé par Sylvie Crinquand et Véronique Liard

Université de Bourgogne Franche Comté

 

« Confidence » et « confiance » ont la même racine étymologique. Lorsque, dans sa vie privée, on fait une confidence à quelqu’un, c’est que l’on place sa confiance dans cette personne, que l’on croit en sa fidélité. Les confidences faites à un médecin ou un psychanalyste sont destinées à son seul usage pour qu’il aide le patient sur la voie de la guérison. Les confidences destinées à un(e) ou plusieurs ami (e)s n’ont pas vocation à être diffusées à autrui. Mettre dans la confidence équivaut à construire un espace fermé, réservé, qui n’est accessible qu’à un petit cercle de personnes choisies. Mais ce qui est dit « entre nous » se limite-t-il vraiment à des interlocuteurs privilégiés ?

Au-delà des confidences révélées dans l’espace privé, il y a celles divulguées dans l’espace public. Les autobiographies, les mémoires, l’exposition d’un projet politique, les interviews données dans des journaux, les confessions sur le divan d’un plateau télé et plus récemment encore les blogs, se présentent comme des confidences : la personne qui écrit ou parle semble se dévoiler en partie à son auditeur ou son lecteur, mais  le prétendu sceau du secret est rompu par le nombre de ses bénéficiaires.

Bien des auteurs, à commencer par Saint-Augustin puis Jean-Jacques Rousseau, pour ne citer que les plus célèbres, nous ont conté leur parcours et fait profiter de leurs réflexions. Plus récemment, le goût pour la mise en scène de l’intime a fait fleurir les confidences, que ce soit en musique, dans le cinéma ou dans la presse, comme si la confidence avait valeur de vérité, anticipant dès le début du 20èmesiècle les émissions de télé-réalité actuelles.

La confidence peut être un soulagement et créer un lien plus fort entre deux êtres. Lorsqu’on reçoit une confidence, ne se sent-on pas obligé d’en faire une en retour pour établir une relation de confiance réciproque? Ne représente-t-elle pas aussi une mise en danger, une possibilité de trahison et de vengeance ultérieure si la relation de confiance s’altère par la suite ? Elle peut mener sur une pente glissante par un jeu de questions-réponses qui entraîne toujours plus loin dans les confidences et par suite dans le risque. Dans ces circonstances, la confidence peut avoir plusieurs statuts : révélation intime, exhibition masquée, ou tout bonnement manipulation d’un destinataire crédule. Comment déceler la confidence sincère des « fausses confidences » destinées à manipuler le récepteur du message ?

L’ouvrage se propose d’étudier les différents aspects de la confidence, la nature du lien entre l’émetteur et le récepteur de confidences et/ou les implications de ces confidences. On pourra se demander en quoi la notion de confidence peut affecter le statut et le rôle du destinataire du message confié. On pourra également étudier le lien avec les aveux, extériorisation d’une faute, d’un crime ou d’un amour, ainsi qu’avec  la confession, qui est à la fois confidence et aveu. Les contributions pourront toucher aux domaines de la littérature, de la sociologie, de la psychologie, des sciences du langage et des études filmiques.

Merci d’envoyer votre article au plus tard le 30 septembre 2017 à veronique.liard@neuf.fr et sylvie.crinquand@u-bourgogne.fr

Source: Fabula

New Publications

Early Modern French Studies, 43. 1 (2021) : "Women Philosophers in Early Modern France"
Posted: 26 Aug 2021 - 08:24

 Early Modern French Studies, 43. 1 (2021) : "Women Philosophers in Early Modern France", Derval Conroy ed.

Available online

Table of Contents:

Introduction: Women and the History of Philosophy
Derval Conroy

1.     'Le bien sur le bord du mal': la philosophie morale de Marie de Gournay
Marie-Frédérique Pellegrin, Université Jean Moulin-Lyon 3

2.     Against Uniformity: Gournay's Philosophy of Language and Literature
John J. Conley, Loyola University Maryland

3.     Suzanne de Nervèze polygraphe: les modulations du discours moral dans les Pensées chrestiennes et morales(1662)
Jean-Philippe Beaulieu, Université de Montréa

4.     Society and Sociability in Gabrielle Suchon: Towards a Politics of Friendship
Derval Conroy, University College Dublin

5.     The Paradoxes of Religion in Gabrielle Suchon
Véronique Desnain, University of Edinburgh

6.     'Réformez vos contrats!': From the Marriage Contract to the Social Contract in Louise Dupin and Jean-Jacques Rousseau
Rebecca Wilkin, Pacific Lutheran University

7.     Louise Keralio-Robert: Feminism, Virtue, and the Problem of Fanaticism
Karen Green, University of Melbourne

 

L’autorité d’un canon philosophique. Le cas Descartes (Delphine Antoine-Mahut)
Posted: 26 Aug 2021 - 08:18

Delphine Antoine-Mahut, L’autorité d’un canon philosophique. Le cas Descartes, Paris, Vrin, 2021.

Les Humanités sont entrées dans une période critique contestant l’autorité du petit nombre de modèles du passé ayant leur place dans un canon. Au nom de quoi? De la reconnaissance de la diversité des expériences et de son rôle fondamental dans la formation des citoyens. Mais ce faisant, on oublie parfois que le canon est, aussi, le produit épuré et pacifié de différentes autres interprétations possibles d’une doctrine philosophique. Pour le montrer, Descartes est un cas paradigmatique. En déplaçant la question du droit d’entrée dans le canon, vers celle de la généalogie d’une carte d’identité, cet ouvrage explique le lien entre les premiers autoportraits polémiques de Descartes et sa postérité qui en fait un label : le “dualisme de Descartes”.

Disponible sur le site de l'éditeur.

Vrin - Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie – Poche
356 pages - 11 × 18 cm
ISBN 978-2-7116-3020-2 - août 2021

Jean Passerat, Œuvres poétiques françaises (éd. François Rouget)
Posted: 26 Aug 2021 - 08:13

Jean Passerat, Œuvres poétiques françaises, éd. François Rouget, Paris, Classiques Garnier, 2021.

La présente édition critique reproduit le Recueil des œuvres poétiques de Jean Passerat (1534-1602), Lecteur en éloquence au collège Royal, contemporain de Ronsard et de Desportes, connu pour sa participation à la Satyre Ménippée. Elle est complétée de nombreux vers qui étaient demeurés inédits.

Sommaire disponible sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 655
Parution: 23/06/2021
Collection: Textes de la Renaissance, n° 238
Série: Scriptorium, n° 5
ISBN: 978-2-406-11067-5
ISSN: 1262-2842

De Port-Royal au jansénisme à travers les Relations de captivité (Michèle Bretz)
Posted: 26 Aug 2021 - 08:10

Michèle Bretz, De Port-Royal au jansénisme à travers les Relations de captivité, préface de Gilbert Schrenck, Paris, Classiques Garnier, 2021.

Les religieuses de Port-Royal décrivent leur révolte contre la signature du formulaire dans leurs Relations de captivité, des journaux de prison, écrits à la fois intimes et collectifs. Les jansénistes du dix-huitième siècle en firent un mythe. Cet ouvrage en analyse la dynamique.

Sommaire disponible sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 295
Parution: 23/06/2021
Collection: Univers Port-Royal, n° 45
ISBN: 978-2-406-11447-5
ISSN: 1636-7332

Jean Regnault de Segrais, Les Nouvelles françaises ou les Divertissements de la princesse Aurélie. II (éd. Roger Guichemerre)
Posted: 26 Aug 2021 - 08:07

Jean Regnault de Segrais, Les Nouvelles françaises ou les Divertissements de la princesse Aurélie. II, éd. Roger Guichemerre, Paris, STFM, 2021.

À côté des grands noms de la littérature (Ronsard, Corneille, Voltaire ou Chateaubriand) et des œuvres majeures, des collections (Du Bellay, Rotrou, Saint-Evremond, Scarron, Tristan l'Hermite), des auteurs moins connus (Angot de l'Eperonnière, Boindin ou Mareschal) et de nombreux textes rares, souvent en première édition moderne, les textes publiés par la STFM offrent le panorama le plus riche et le plus varié de la littérature française de la Renaissance à l'époque moderne.

Sommaire disponible sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 275
Parution: 04/08/2021
Collection: Société des Textes Français Modernes, n° 197
ISBN: 978-2-86503-338-6
ISSN: 0768-0821