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Calls for Papers and Contributions

CFP: Les lieux du rêve. Architectures fantastiques dans la littérature : textes et images (Florence)
Posted: Sunday, November 13, 2016 - 14:10

Florence, les 6, 7 & 8 avril 2017

Propositions: le 8 janvier 2017

Ce colloque propose de mettre en perspective commune le rêve et l’architecture. Unis, opposés, croisés, ces deux thèmes peuvent se décliner sous plusieurs aspects : l’architecture du rêve, les rêves d’architectures, la ville rêvée, les constructions projetées, l’imaginaire de l’architecture dans les rêves, les constructions oniriques des romans médiévaux, les visions merveilleuses de la Jérusalem céleste …  

Ce vaste champ de recherche a été, certes, déjà bien investi par les chercheurs, ce que prouvent les nombreuses études sur les villes idéales et l’architecture utopique, les traités d’architecture (qui ouvrent une fenêtre sur les rêves de l’architecte), l’écriture des hommes de l’art (de Vitruve et Villard de Honnecourt à Alberti ou Filarète …), les constructions de l’imaginaire dans les récits de rêve ou de songe … 

C’est pourquoi le colloque 2017 s’est fixé pour objectif de recentrer ses travaux soit sur des éclairages novateurs de cette thématique double, soit sur des cas d’études originaux, avec une approche spécifique croisant architecture et imaginaire. La thématique inclut le sacré et le profane. Parallèlement, il s’attachera à favoriser l’interdisciplinarité dans l’analyse du rapport entre textes et images. Les périodes ciblées s’échelonnent de l’Antiquité au Baroque. Plusieurs axes de réflexion sont possibles pour ceux qui souhaitent présenter une communication :

    1-la littérature transmet des récits imaginaires décrivant des architectures et des « lieux » (entendus au sens large) : 

*édifices fantastiques qui ont un caractère étonnant ou admirable en raison de leur architecture, des méthodes de construction ou des matériaux employés ; 

*édifices ou parties d’édifices issus du réel que le récit rend exceptionnels et inscrit dans le merveilleux ; 

*édifices qui s’inspirent d’un imaginaire - rêve ou vision- raconté.

Les choix de narration, de description et de mise en image, ainsi que le recours à la vision, au rêve ou à des effets spéciaux seront des paramètres d’étude significatifs. L’étude portera aussi sur la mise en image de ces lieux dans les arts, lorsqu’elle existe, en parallèle du texte.

 

    2-les sources écrites et l’archéologie témoignent de pratiques anciennes exécutées dans des lieux rituels précis, édifices ou aménagements sacrés, où peut opérer le processus onirique. En tant qu’ « architectures du rêve », ils matérialisent ainsi dans le réel une ouverture vers un espace merveilleux et surnaturel :

*édifices sacrés de l’Antiquité (temples grecs, etc…) où le rêveur « voit » le rêve ; les divinités se manifestent ainsi au rêveur passif (cas de guérison, rêve prémonitoire, voyage de l’âme…) ;

*édifices religieux du Moyen Âge où les pratiques antiques sont répétées ; le rêveur attend de rentrer en contact avec une divinité pour recevoir une vérité supérieure.

Les axes de réflexion cités ne sont pas exhaustifs et le comité scientifique se réservera la possibilité d’insérer des sujets novateurs, pour enrichir la réflexion et développer les échanges. L’angle d’étude a été choisi en considérant avec attention l’actualité de la recherche à la fois française et italienne, pour continuer d’apporter des pistes de réflexion nouvelles dans les disciplines impliquées, tout en espérant également susciter l’intérêt de chercheurs internationaux.

Les interventions seront en italien et en français (sans traduction simultanée), et donneront lieu à publication. Les propositions d’intervention dans la langue choisie avec titre (environ 250 mots) et notice biographique, doivent être envoyées à noelle-christine.rebichon@institutfrancais.it d’ici le 8 janvier 2017.

Dates et lieux du colloque : 6, 7 & 8 avril 2017 ; Univ. de Florence (SAGAS) & Institut français Firenze

Comité scientifique : 

Fulvio Cervini (Université de Florence, SAGAS), Mino Gabriele (Université de Udine, DIBE), Isabelle Mallez (Institut français Firenze), Noëlle-Christine Rebichon (Institut français Firenze, UMR 7323 CNRS-CESR Tours), Nicolas Reveyron (Université L. Lyon 2, UMR 5138).

Organisateurs :

Université L. Lumière Lyon 2, Università degli Studi di Udine, Università degli Studi di Firenze et le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours, en collaboration avec l’Institut français Italia (IFI) et l’Institut français Firenze (IFF).

http://institutfrancais-firenze.com/fr

Source: Fabula

CFP: Dis(qualifier) l'ennemi
Posted: Sunday, November 13, 2016 - 14:06

Montpellier les 9 et 10 novembre 2017 

Propositions: le 30 janvier 2017

Ce colloque prend place dans le cadre d’un des axes de l’équipe de recherche LLACS (Langues, Littératures, Arts et Civilisations des Suds) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3, Polémiques et controverses : frontières religieuses, idéologiques et culturelles. Il se situe dans le prolongement des recherches menées sur  les mots de la dissidence et de la polémique religieuse essentiellement dans la péninsule ibérique et l’espace italophone et occitanophone et se propose d’élargir l’enquête dans l’espace, le temps, et les registres.

Rhétorique, stratégies discursives, échafaudages lexicaux ne sont sans doute pas les seules clés permettant d’élucider les enjeux de la qualification de l’ennemi. Cependant, toute écriture polémique mettant en oeuvre des caractères sémantiques, rhétoriques, énonciatifs et argumentatifs qui visent la disqualification de la cible, il nous a semblé important de mener un travail sur la désignation de l’ennemi politique, religieux, social, culturel.

En quoi ces procédés de disqualification/qualification – vitupérations, polysémies assassines, dénominations corrosives, glissements venimeux – sont-ils de véritables armes de guerre ? Et de quelle guerre ? Que s’agit-il de défendre ? En somme avons nous besoin d’un ennemi pour construire notre identité ? En d’autres termes, il ne s’agit pas de se limiter aux seules controverses religieuses, mais bien de s’interroger sur la façon dont la qualification de l’expérience historique par les différents acteurs de l’Histoire (institutions, groupes sociaux et individus impliqués) pèse sur  la nomination. Il sera question de luttes de mots et de rapports de domination.  

Pour ce faire nous proposons non seulement d’interroger les formes à travers des objets textuels (chroniques, traités, littérature, caricatures, témoignages, presse etc.) ou iconologiques et cinématographiques mais aussi la façon dont ces formes sont enjeux de conflits et enjeux de savoirs. De ce point de vue ont vocation à être pris en compte des productions aussi variées que les sirventés (poèmes politiques occitans du Moyen Age), les textes polémiques liés à la Réforme protestante à partir du XVIe siècle ou toutes les formes que prend le copieux corpus, dans tous les pays du Sud, des textes de polémique ou de propagande politique.

Ce travail sur l’historicité des catégories discursives pourra conduire à une réflexion sur la polysémie ou sur l’oblitération de certains mots devenus problématiques ou inaudibles (par exemple des mots comme « démocratie », «République », « révolution », pour ce qui est du XXe et du XXIe siècle). À l’inverse, il invite à analyser la construction de récits consensuels qui imposent des lexiques, des figures et des stratégies d’énonciation (ainsi les langues du dommage et de la réconciliation dans les discours liés à la violence politique).

Il est bien entendu impossible de dresser un tableau embrassant l’ensemble des problèmes posés. On privilégiera donc un certain nombre de thèmes :

- la dénonciation de l’étranger du dedans, sur le modèle fourni entre autres par la polémique antijuive récurrente dans plusieurs des territoires concernés.

- la fabrication du stéréotype de l’Ennemi.

- le vocabulaire de l’invective (surnoms, épithètes, slogans, pour chacune des langues concernées, espagnol, occitan, italien, portugais, catalan, grec)

- le réemploi des étiquettes (par exemple l’assimilation de la réforme protestante à telle ou telle hérésie médiévale).

 Ces questions seront débattues au cours du colloque qui se tiendra à Montpellier les 9 et 10 novembre 2017.

Délai d’envoi des propositions :
Les propositions de communication (d'environ 1000 signes), accompagnées d’une biobibliographie de l’auteur, sont à adresser aux organisateurs avant le 30 janvier 2017.

Date limite de réponse et de confirmation : 1er mars 2017
Les interventions orales ne dépasseront pas 20 minutes.
Seront pris en charge l’hébergement du 8 au 10 novembre et la restauration des 9 et 10 novembre

Organisateurs :
Anita Gonzalez-Raymond anita.gonzalez-raymond@univ-montp3.fr
Philippe Martel philippe.martel@univ-montp3.fr

Appel à contributions: MASCULINITÉ ET THÉÂTRE
Posted: Saturday, November 5, 2016 - 20:00

European Drama and Performance Studies - 2018

Revue scientifique publiée par les Éditions Classiques Garnier

Dans leur ouvrage Masculinités : États des lieux, Daniel Welzer-Lang et Chantal Zaouche-Gaudron soulignent le manque d’études sur « les hommes et le masculin, leurs diversités sociales, leurs orientations sexuelles, les diverses positions qu’ils occupent dans les sphères publiques et privées, et les conséquences que cela produit en termes de vécus individuels et/ou collectifs »[1]. Force est de constater que la question de la masculinité, et même des masculinités, reste peu explorée dans les études littéraires en France,[2] et plus encore au théâtre, alors qu’elle fait l’objet depuis les années 2000 de publications en sociologie ou en histoire avec entre autres Hommes et masculinités de 1789 à nos jours un ouvrage dirigé par Régis Revenin[3] qui aborde la masculinité sous l’angle de la sexualité, du travail, de la guerre, de la religion et de la race, et plus récemment Histoire de la virilité sous la direction de Georges Vigarello (t. 1) et Alain Corbin (t. 2) et Jean-Jacques Courtine (t. 3)[4]. Les questions de genre méritent pourtant d’être interrogées, et ce d’un point de vue interdisciplinaire.

D’après Raewyn Connell, masculinité et féminité sont intrinsèquement liées, signalant des différences culturelles et des fonctions sociales le plus souvent antagonistes.[5] Sous l’Ancien Régime par exemple, hommes et femmes présentent des caractéristiques et des qualités opposées ; la femme est subordonnée à l’homme, ce que Connell a théorisé par le concept d’‘hégémonie masculine’ et ce qu’Arthur Brittan a qualifié de ‘masculinisme’[6]. Par ailleurs, les théories sur la masculinité montrent que celle-ci est produite par différents facteurs comme la classe sociale ou l’environnement culturel. La masculinité est conjoncturelle. Elle se définit et se construit dans sa mise en relation à quelque chose ou à quelqu’un.[7] L’histoire des « mentalités masculines » est ainsi corrélée à l’histoire des femmes soulignait Alain Corbin[8] en 1984 alors que cette dernière suscitait de plus en plus l’intérêt des universitaires. De multiples critères peuvent être utilisés pour donner une interprétation de la masculinité comme l’âge, le physique, l’éducation, le statut, le style de vie, l’orientation sexuelle, l’ethnicité, le travail, les lieux auxquels elle est rattachée ainsi que l’influence de normes culturelles ou de sous-cultures.

Ce numéro tentera de définir la manière dont elle est non seulement représentée par le texte de théâtre mais aussi reflétée par les arts de la scène. Que traduisent l’auteur, l’acteur et la scène en matière de virilité, de rituels, ou de normes ? Quels éléments du théâtre sont ‘genrés’ et en particulier masculins/masculinisés ? Quelles sont les façons de s’exprimer et/ou de se conduire qui doivent être comprises comme des marqueurs de masculinité-s ? Le masculin s’oppose-t-il systématiquement au féminin ? Voit-on un affaiblissement de la frontière entre caractères masculins et féminins – ainsi des héros ‘larmoyants’ de la tragédie des années 1660 et des ‘viragos’ des comédies ? Quelle place est donnée aux personnages transgenres ?

Ce numéro portera sur les mises en scène de la masculinité ou de masculinités, qu’elles aient lieu dans le cadre d’une représentation théâtrale ou en société, afin d’identifier et de mieux comprendre les constructions culturelles qu’elles articulent. Ce numéro interrogera les thématiques suivantes :

 

1.      Les signes et les marqueurs de masculinité(s) (comportements, utilisation du discours, objets symboliques, idée de ‘performance’…), et leur impact sur le genre théâtral ou la tonalité des dialogues

2.      Le mélange et la confusion des genres, les formes de transgression par rapport aux normes sociales ou culturelles ; les formes d’engagement de l’auteur ou les effets de rupture par rapport aux interdits et tabous de la société 

3.      Le corps masculin ; les modes masculines ; la masculinité/anti-masculinité du jeu et de la diction ; masculinité et technologie(s) ; masculinité, mouvements et/ou danse

4.      La construction/déconstruction de l’identité masculine de l’auteur, du héros, du spectateur ; la remise en cause des stéréotypes masculins ou de l’hégémonie masculine ; la critique de la masculinité/virilité ; l’esthétique du masculin

 

Les propositions sont à envoyer à sabine.chaouche@gmail.com pour le 10 décembre 2016.

Informations supplémentaires relatives au numéro :

Langue : français ou anglais

Longueur des articles : entre 6 000 et 8 000 mots

Notification de l’acceptation des propositions : 20 décembre 2016

Remise des articles : 10 juin 2017

Les contributions seront soumises à un comité de lecture avant l’envoi définitif du tapuscrit à l’éditeur.

 

[1] Daniel Welzer-Lang et Chantal Zaouche Gaudron (dir.), Masculinités : États des lieux, Toulouse, Erès, 2011.

[2] Katherine Astbury et Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval (dir.), Le Mâle en France 1715-1830 : représentations de la masculinité, Bern, Lang, 2004 ; Daniel Maira et Jean-Marie Roulin, Masculinités en révolution de Rousseau à Balzac, Saint-Etienne, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2013 ; B. Banoun, A. Tomiche et M. Zapata (dir.), Fictions du masculin dans les littératures occidentales, Paris, Garnier, 2014. En 2014 se sont tenues trois séances consacrées à la virilité et aux représentations du masculin à la Renaissance à l’initiative de Choréa, suivies en 2015 d’un colloque en Sorbonne intitulé « D’Adonis à Alexandre. Cartographie du masculin de la Renaissance aux Lumières dans les littératures européennes » qui se proposait d’aborder la question dans la littérature, mais non pas spécifiquement au théâtre.

[3] Régis Revenin (dir.), Hommes et masculinités de 1789 à nos jours, Paris, Éditions Autrement, 2007. Consultable en ligne à :https://www.cairn.info/hommes-et-masculinites-de-1789-a-nos-jours--9782746709881.htm.

[4] Daniel Welzer-Lang et Jean-Paul Filiod, (dir.), Des hommes et du masculin, Presses Universitaires de Lyon, CREA/Bief, 1992, Daniel Welzer-Lang (dir.), Des Hommes et du masculin, Nouvelles Approches des hommes, Toulouse, Presses Universitaires du Miral, 2000 et Nous les mecs. Essai sur le trouble actuel des hommes, Paris, Payot, 2013 ; Georges Vigarello, Histoire de virilité, de l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2015, t. 1 ; Alain Corbin, Histoire de la virilité, Le Triomphe de la virilité, Le XIXe siècle, Paris, Seuil, t. 2, 2015 ; Jean-Jacques Courtine (dir.),Histoire de la virilité : la virilité en crise XX-XXIe siècle, Paris, Seuil, 2015. Voir également et Anne-Marie Sohn, ‘Sois un homme!’ La Construction de la Masculinité au XIXe Siècle, Paris, Seuil, 2009 et sur l’histoire britannique, John Tosh Manliness and Masculinities in Nineteenth-Century Britain: Essays on Gender, Family and Empire, Harlow, Pearson Longman, c2005.

[5] Raewyn Connell, Masculinities, Cambridge, Polity, [1995] 2005.

[6] Arthur Brittan, Masculinity and Power, Oxford, OUP, 1989.  

[7] Joan W. Scott, « Gender: A Useful Category of Historical Analysis », in Gender and the Politics of History, New York, Columbia University Press, 1988, p. 28-50 ; John Beynon, Masculinities and Cultures, Buckingham, Open University Press, 2001 ; Michael Kimmel and Jeff Hearn,Handbook of Studies on Men and Masculinities, London, Sage publications, 2005.

[8] Alain Corbin, « Le “Sexe en deuil” et l’Histoire des femmes », Le Temps, le Désir et l’Horreur, Paris, Aubier, (1984)1991, p. 91

CFP Anachronismes créateurs (Clermont-Ferrand)
Posted: Saturday, November 5, 2016 - 18:54

Le 10 juin 2017; propositions le 15 janvier 2017.

Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique

(CELIS, EA 4280)

Équipe : « Écritures et Interactions sociales »

Programme : « Anachronismes porteurs »

Dans le cadre du projet sur l'anachronisme, nous organisons une journée d’études qui débouchera sur un ouvrage consacré aux Anachronismes créateurs en littérature.

Considéré longtemps comme une grave faute, l’anachronisme a été réévalué pour en souligner  les dimensions heuristiques. Acte délibéré ou involontaire, l’anachronisme peut ouvrir la voie aussi bien à une relecture du passé qu’à une réinterprétation du présent, nous permettant de repenser la « marche des temps » (Siegfried Kracauer, L’histoire. Des avant-dernières choses, 2006) et de se pencher autrement sur les rapports que nous établissons à la fois avec le présent d’où écrit l’auteur, avec le passé que cet auteur réinvestit et avec le présent d’où nous lisons ses textes.

L'objet de cette rencontre est une revalorisation de l'anachronisme dans le sens où nous souhaitons explorer aussi bien le potentiel poïétique que la dimension heuristique et interprétative de l’anachronisme en littérature. D’où le titre de « L’anachronisme créateur ».

Les propositions de communication sont à adresser avec titre, résumé d'une vingtaine de lignes et présentation de l'intervenant au plus tard le 15 janvier 2017 à : Alain.Montandon@univ-bpclermont.fr

Maison des Sciences de l'Homme

CELIS/ Alain Montandon

4, rue Ledru

63057 CLERMONT-FD, CEDEX 1

 

Publication thématique : « L’étiquette à la cour : textes normatifs et usages »
Posted: Saturday, October 22, 2016 - 20:38

Voir http://crcv.revues.org/13994 pour le détail de cette appel à contributions du Centre de recherche du château de Versailles.

La dernière lettre d’information du Centre se trouve ici:

http://chateauversailles-recherche.fr/francais/publications/lettre-d-information/archives/lettre-d-information-no58-octobre-2017-no2.html

Contacter Mathieu da Vinha: mathieu.da-vinha@chateauversailles.fr

Source: H-France

 

 

 

New Publications

Le Politique et le Féminin. Les femmes de pouvoir dans les Mémoires d’Ancien Régime, dir. Cyril Francès
Posted: 30 Jun 2020 - 18:10

Classiques Garnier, 2020. ISBN 978-2-406-09759-4. 319 p. 29€. Articles individuels en vente.

Officiellement exclues des institutions politiques sous l’Ancien Régime, les femmes exercent cependant une influence prépondérante dans les sphères du pouvoir. Leur action se présente pour les mémorialistes comme l’un des principaux ressorts de l’Histoire secrète qu’ils s’efforcent de mettre au jour.

https://classiques-garnier.com/le-politique-et-le-feminin-les-femmes-de-pouvoir-dans-les-memoires-d-ancien-regime.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_hebdo__29062020__V1&utm_medium=email

Antoine Singlin, Lettres, éd. Anne-Claire Volongo
Posted: 30 Jun 2020 - 18:06

Classiques Garnier, 2020. ISBN 978-2-406-09239-1. 555 p. 59€. Pdf des chapitres en vente.

Les lettres d’Antoine Singlin (1607-1664) sont l’unique témoignage direct qui nous soit parvenu du directeur de Port-Royal. La présente édition critique de ses lettres est précédée d’une première partie biographique éclairant la personnalité du disciple de Saint-Cyran.

https://classiques-garnier.com/lettres-3.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_hebdo__29062020__V1&utm_medium=email

Anna Lisa Schino, Batailles libertines : La vie et l'œuvre de Gabriel Naudé
Posted: 30 Jun 2020 - 17:53

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745353016. 342 p. 55€.

Membre du cercle des libertins érudits du XVIIe siècle, Gabriel Naudé, bibliothécaire et grand savant, était aussi médecin. Son regard « médical » se traduit par une perspective naturaliste et matérialiste qui cherche dans la nature et uniquement en elle la cause de tous les phénomènes, y compris des prétendus miracles, selon un modèle d’explication où la vie et l’âme sont ramenées au jeu de la chaleur innée et de l’ « humidité radicale ». Ce schéma est repris par plusieurs libres penseurs, parmi lesquels Cyrano de Bergerac.

Par sa méthode historico-critique, qui fait de lui une source importante de Pierre Bayle, et par une écriture oblique, Naudé formule une critique radicale des religions grâce à un usage savant des citations qui incite le lecteur à décrypter ses textes. Naudé écrit avec une grande liberté intellectuelle et est profondément hostile au fanatisme des théologiens et à la superstition du peuple. Ses idées, cependant, ne sauraient être communiquées à tous : son monde reste partagé entre les esprits forts, qui ont la possibilité de s’émanciper, et les esprits faibles, condamnés à perpétuer l’erreur.

Anna Lisa Schino enseigne à l’Université de Rome La Sapienza. Elle a édité de nombreux ouvrages parus à l’Istituto della Enciclopedia Italiana, dont le Dizionario di filosofia. Ses travaux portent sur le libertinage érudit du XVIIe siècle et sur les théories du droit naturel, avec une attention particulière à Hobbes et à Pufendorf. Elle participe à l’édition des œuvres complètes de Gabriel Naudé.

https://www.honorechampion.com/fr/11237-book-08535301-9782745353016.html

Jean-Jacques Olier, Écrits sur la Sainte Vierge, éd. B. Pitaud
Posted: 30 Jun 2020 - 17:49

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745353542. 262 p. 38€.

La dévotion à la Vierge Marie occupe une place centrale dans la spiritualité de Jean-Jacques Olier (1608-1657), le fondateur de Saint-Sulpice, mais elle fut défigurée par le zèle de son biographe M. Faillon, dont la publication en 1866 de textes de M. Olier sous le titre La Vie intérieure de la très Sainte Vierge fit l’objet de graves critiques. Depuis que Mariel Mazzocco a entrepris de publier les écrits mystiques d’Olier (dont, dans la présente collection, Tentations diaboliques et possession divine, 2012), jusqu’alors presque tous inédits, cette spiritualité nous est mieux connue et la dimension mariale peut être mieux comprise. L’édition proposée aujourd’hui des Écrits sur la Sainte Vierge fait donc retour aux manuscrits, et d’abord au recueil autographe dont s’était servi Étienne-Michel Faillon. Elle entend donner à lire simplement ce qu’Olier a écrit sur la Vierge Marie dans ce recueil. Les notes cherchent à contextualiser le texte, entre autres en le référant aux passages des Mémoires d’Olier sur Marie et en le situant par rapport à divers éléments biographiques. Une brève étude sur le rapport entre théologie, mystique et spiritualité chez Olier conclut ce volume.

Bernard Pitaud est membre de la Compagnie des prêtres de Saint- Sulpice, ancien supérieur de la province de France. Il a enseigné l’histoire de la spiritualité à l’Institut catholique de Paris et au Centre Sèvres. Ses travaux sur Saint-Sulpice font autorité, dont récemment Jean-Jacques Olier (1608-1657), Lessius, 2017, et Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1657 et 1700, Salvator, 2018. Il a contribué à l’édition de la Correspondance d’Olier à nos éditions (2014).

https://www.honorechampion.com/fr/11285-book-08535354-9782745353542.html

Anne Marie Louise d’Orléans, Duchesse de Montpensier, Mémoires, vol. I et II, éd. J. Garapon
Posted: 30 Jun 2020 - 17:46

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352125. 1462 p. 95€.

Jamais réédités avec rigueur depuis le XIXe siècle, revus ici sur le manuscrit original, les Mémoires confidentiels d’Anne Marie Louise d’Orléans, cousine de Louis XIV, La Grande Mademoiselle (1627-1693), méritaient d’être redécouverts. Mêlée avec panache à la Fronde, participant à la vie de cour jusqu’à sa mort, Mademoiselle est un témoin actif d’une histoire dont elle connaît tous les acteurs. Avec franchise et brusquerie, elle nous fait vivre dans leur familiarité, gardant la constante liberté de ton d’une petite-fille de France « Bourbon de tous les côtés ». Peu concerté, son projet d’écriture reflète la culture féminine de son temps, éloignée en apparence de la culture savante, formée à la riche et libre école de la conversation. De là un récit improvisé et rapidement écrit, collection de souvenirs pris sur le vif et unis entre eux par une conscience de soi hautaine et inquiète. Par grandes couches d’écriture et sur près de quarante ans, la princesse confie l’histoire de sa vie, mais autant pour « se dire » que pour témoigner de son temps, dans la logique d’un abandon à la mémoire qui laisse la part large à une mythologie personnelle, comme à une grandissante introspection. À l’école de Corneille, lu et scruté une vie entière, et forte d’une conscience de soi fabuleuse, Mademoiselle nous offre l’odyssée d’une liberté féminine au grand siècle, sous un règne pourtant écrasant. Ce faisant, et bien avant Rousseau, elle nous livre un des premiers exemples de la moderne autobiographie.

Professeur émérite à l’université de Nantes, spécialiste du genre des Mémoires, Jean Garapon, a animé avec d’autres à Nantes pendant une dizaine d’années une équipe de recherches sur les Mémoires d’Ancien Régime, à la source de nombreux volumes d’Actes. À côté d’articles divers sur Marguerite de Valois, Retz ou Saint-Simon, il a consacré à Mademoiselle de Montpensier deux ouvrages, La Grande Mademoiselle mémorialiste, une autobiographie dans le temps (Droz, 1988) et La Culture d’une princesse. Écriture et autoportrait dans l’œuvre de la Grande Mademoiselle (Honoré Champion, 2003).

https://www.honorechampion.com/fr/11150-book-08535212-9782745352125.html