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Calls for Papers and Contributions

CFP: THÉOLOGIE ET LITTÉRATURE DANS LA FRANCE D'ANCIEN RÉGIME
Posted: Wednesday, November 23, 2016 - 13:27

Société Ontarienne des Chercheurs en Ancien Régime (SOCAR)

Appel à communication pour la VIIIe journée d'étude

Vendredi 21 avril 2017

Département d'Études françaises, Queen's University (Kingston, Canada)

Vénérée, crainte ou décriée, « Dame Théologie » fut une figure de pensée avant de s'imposer comme discipline dès le Moyen Âge, et le développement de la littérature fut étroitement associé à l'histoire de la théologie. En 1565, Ronsard rappelle que « la Poësie n'estoit au premier aage qu'une Theologie allegoricque ». Objet de représentation et source d'inspiration des lettrés et des artistes, la théologie s'est développée avec ou contre les instances du pouvoir politique. Souvent identifiée avec l'Église, elle a fait l'objet d'éloges ou de contestations tout au long de son histoire. Son omniprésence dans la vie sociale et culturelle s'est accompagnée de controverses et a suscité réformes et tentatives d'émancipation.

La VIIIe journée d'étude de la SOCAR sera placée sous le signe de la théologie dans la France d'Ancien Régime. Il s'agira de définir la nature, la place, les enjeux et les limites de la théologie (comme savoir institué) à cette époque. On questionnera les relations qu'elle entretient avec les autres formes du champ littéraire, ses méthodes de construction et de diffusion du savoir, ses acteurs et leur rôle dans la sphère publique, ses normes et les réponses qu'elles suscitent.

Dans l’esprit des précédentes journées de la SOCAR, les étudiant(e)s de maîtrise, de doctorat et les professeur(e)s sont invité(e)s à présenter une communication d'une durée maximale de 20 minutes sur les rapports que la théologie entretient avec la littérature. On privilégiera ainsi, mais pas exclusivement, l'étude des discours théologiques ou plus généralement religieux (traités de dévotion, littérature mystique ; traductions et adaptations ; commentaires et exégèse ; récits apologétiques ou pamphlets polémiques, etc.) qui prennent des formes diverses (théâtre, poésie, contes et romans, récits de voyages, etc.).

Les propositions de communication (titre et résumé de 350 mots maximum) sont à adresser, avant le 31 janvier 2017, aux deux responsables suivants :

Francesca Fiore (francesca.fiore@queensu.ca) et François Rouget (fr2@queensu.ca)

 

Appel à publicatiions : L'étiquette à la cour
Posted: Tuesday, November 15, 2016 - 14:18

Pour son programme triennal 2014-2016, le Centre de recherche du château de Versailles a lancé un axe de recherche sur « L’étiquette à la cour : textes normatif et usages » et souhaite publier des articles relatifs à cette thématique sur le Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles.

Argumentaire

Si l’étiquette recouvre aujourd’hui une acception qui peut apparaître claire et bien délimitée, on s’aperçoit bien vite que cette notion est loin de relever d’une évidence. Outre le fait que l’on mélange souvent « cérémonial », « protocole » et « étiquette », ce dernier terme n’était que très rarement utilisé par les contemporains, et souvent dans des significations bien différentes. Que cela soit dans le dictionnaire de Richelet ou celui de Furetière, c’est essentiellement un sens juridique qui est retenu par les lexicographes. En effet, en France, le terme se rapportait à des pièces de procédures judiciaires. Cependant le dictionnaire de l’Académie française (à partir de son édition de 1718 et dans la dernière signification qu’il donne du mot) rappelle l’utilisation familière de ce terme en Espagne dans le sens « de ce qui se doit faire journellement dans la Maison du Roi, & dans les principales cérémonies ». L’absence de la définition actuelle du mot « étiquette » dans les dictionnaires contemporains ne signifie absolument pas que le terme n’était pas utilisé avec cette signification dans le langage. On en a pour preuve l’utilisation qu’en fait Madame Palatine dans une lettre du 3 février 1679 où la duchesse d’Orléans expliquait qu’elle n’avait jamais pu se faire à cette « insipide étiquette ».

Bernard Hours dans son étude sur la cour de Louis XV (Louis XV et sa Cour, Paris, PUF, coll. « Le nœud gordien », 2002, p. 77-98) a précisé l’historicité et les origines de l’étiquette française. Elle remonterait à la cour de Bourgogne de Philippe le Bon au xve siècle où « elle désignait un formulaire écrit fixant l’emploi du temps du prince et de sa cour » (ibid., p. 78.). Dès lors, on chercha à conserver les usages afin qu’ils se perpétuassent. Les situations évoluant, l’étiquette en fit de même et chaque nouveau code était consigné pour faire jurisprudence.

Cet axe de recherche a pour ambition de formaliser les usages non écrits de la cour de France. En effet, au contraire des nombreuses études systématiques qui ont été menées notamment pour les Habsbourg de la cour de Madrid ou ceux de la cour de Vienne, l’étiquette française a toujours été envisagée selon les usages et rituels de la cour et de façon globale. Il s’agira principalement ici de saisir l’évolution de l’étiquette à l’époque moderne entre développement, perfectionnement et/ou appauvrissement.

Axes thématiques (non exhaustif)

Les propositions d’articles pourront s’inscrire dans une ou plusieurs des thématiques et questions suivantes :

[if !supportLists]· [endif]La définition de l’étiquette ;

[if !supportLists]· [endif]Les origines et la naissance de l’étiquette ;

[if !supportLists]· [endif]La caractérisation de l’étiquette par rapport aux rituels de cour ;

[if !supportLists]· [endif]Les moyens d’application de l’étiquette (une maison nombreuse ?, le cérémonial, les rituels ?) et l’étiquette en fonction de la topographie et réciproquement ;

[if !supportLists]· [endif]L’étiquette comme outil politique, de contrôle ou civilisationnel ? ;

[if !supportLists]· [endif]Qui détermine/arbitre l’étiquette ? ;

[if !supportLists]· [endif]Les courtisans sont-ils acteurs, moteurs, victimes de l’étiquette ? ;

[if !supportLists]· [endif]Un élargissement de l’étiquette à l’échelle européenne.

Sources et bibliographie

Les auteurs pourront consulter une liste des sources manuscrites et imprimées ainsi qu’une bibliographie sur le sujet (toutes deux non exhaustive).

Base de données

Les auteurs pourront également s’appuyer sur la base « Étiquette » réalisée par les chercheurs du Centre de recherche du château de Versailles.

Mise en ligne sur le portail de ressources du Centre, elle rassemble des sources extraites de textes normatifs et/ou des mémorialistes de la cour de France à l’époque moderne.

Soumission et évaluation d’un article

Dans un premier temps, les propositions d’articles (sous forme de résumés d’environ 5 000 signes) devront être adressées à Mathieu da Vinha (mathieu.da-vinha@chateauversailles.fr) en français ou en anglais. Ces propositions seront examinées par le comité scientifique.

Si les propositions sont retenues par le comité scientifique, les articles complets seront évalués à la fois par ce dernier et par deux évaluateurs du comité de lecture du Centre de recherche du château de Versailles (ou par des personnalités extérieures désignées par le comité de lecture ou le comité scientifique le cas échéant).

Les articles doivent être soumis avant le 28 février 2017.

Les propositions pourront être présentées dans les langues suivantes : français, anglais, allemand, italien, espagnol.

Les articles définitifs seront d’environ 40 000 signes (bibliographie et notes de bas de pages comprises).

Les auteurs devront se conformer aux normes rédactionnelles du Bulletin.

Comités

Comité scientifique du programme de recherche « Étiquette »

Mathieu da Vinha (Centre de recherche du château de Versailles) ; Raphaël Masson (château de Versailles) ; Alice Camus (Centre de recherche du château de Versailles) ; Delphine Carrangeot (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, centre de recherche ESR-DYPAC) ; Nicole Lallement (Centre de recherche du château de Versailles) ; Bénédicte Lecarpentier-Bertrand (université Paris-Est Créteil Val-de-Marne) ; Pauline Lemaigre-Gaffier (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, centre de recherche ESR-DYPAC) ; Benjamin Ringot (Centre de recherche du château de Versailles).

Comité de lecture

Marc Bayard (Mobilier national) ; Monique Chatenet (université Paris-Sorbonne/École du Louvre) ; Anne Conchon (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Claire Constans (conservateur général honoraire du patrimoine) ; Alexandre Gady (Centre André Chastel/université Paris-Sorbonne) ; Pauline Lemaigre-Gaffier (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, centre de recherche ESR-DYPAC) ; Nicolas Le Roux (université Lumière – Lyon 2) ; Nicole Reinhardt (université de Durham, Grande-Bretagne) ; Thierry Sarmant (musée Carnavalet).
Voir la présentation détaillée du comité de lecture sur le site du Centre de recherche du château de Versailles.

Source: H-France 

 

 

 

 

CFP: New Frontiers of the Self and Society in the Early Modern French Atlantic
Posted: Tuesday, November 15, 2016 - 10:28

18-19 May 2017

Proposals due 20 December 2016 

Nantes Institute for Advanced Studies /Maison des sciences de l’homme Ange Guépin (Nantes) 

Colloquium organized by Daniella Kostroun (Indiana University--Purdue University, Indianapolis / Nantes- IAS) and Yann Lignereux (University of Nantes)  

Sponsored by the Research Center for International and Atlantic History (CRHIA); Labex "Writing a New History of Europe"; The "STAtutes,  'RAces,' and 'COlors,' in the Atlantic from Antiquity to the Present" program; and the Nantes Institute for Advanced Studies.   

The political, social, and religious systems of Old Regime France were designed and built on traditional, classical ideas about hierarchy and order in ways that promoted an ideal of a stable, self-reproducing system, one that was immune to the changes and contingencies of the passage of time. But what happened to these systems when they were contested and disrupted by the increase in commercial activity and the movement of people across the Atlantic Ocean in the 16th-18th centuries?  What were the effects, on individuals and on the society in which they lived, of this new "disorientation" of institutions, families, and self-representations?  What degrees of disorientation did this experience of alterity present, perhaps less in the matter of discovering of other places than in the process of self-discovery that occurred in the hearts and souls of the individuals involved. 

We explore these questions because the disorientation that resulted from colonial enterprises was a process that unfolded at the very heart of a worldview, one that had its traditional certainties and tenets challenged, weakened, and overturned.  Assumptions about our human nature, our relationship to the divine, the essence of our political behavior, and our need to build societies fell subject to what Jean Rohou has called the "revolution of the human condition" in the 17th century.  The disorientation experienced by the men and women who engaged in the Atlantic adventure was not just a test of distance, but a process of distanciation.  Whether this process occurred slowly and imperceptibly or with incredible speed, it carved into individual consciences and the collective imagination new divides that were possibly as daunting as the ocean that had to be crossed. Was the long voyage from the old France to Canada or the Antilles, made out of fear or out of hope, an opportunity for liberation? Was the New World a place for renewal?  Moreover, were these strangers in new worlds susceptible to an estrangement from themselves as they confronted new intersections of intimate, personal, communal and collective spheres?

These questions of the self, of the intimate, and of ipseity, have a history and a genealogy in the sources of their own. They are embedded in the accounts of the discovery and exploration of new lands in the Americas and of the peoplesliving there. We find, either explicitly or in indirect ways, in the administrative documents, personal letters, religious treatises, and literary texts, and other genres--including all other forms of artistic expression-- discourses relating to peoples’ fears and hopes surrounding the effects of the specific detachment at work as they crossed and inscribed themselves in these new worlds. 

The goal of this colloquium is to shed light on these fragile discourses and to take stock of them.  They are fragile because they are at the cusp of what has since become an edifice demarking differences that have been protected, constructed, and overstated in subsequent centuries. In specifying how French men and women perceived this distanciation amongst themselves, this colloquium will help us understand how they interacted--whatever the nature of their projects in the Atlantic--with each other and with the other people whom they came to see as fundamentally other.  It will also help us to think more generally about the problems France faced when it sought to uphold an ideology of stability and order in a world that was in reality shifting and demanding constant negotiation. 

 

Please submit paper proposals in French or English (350 words approximately) and a short CV to the two organizers by December 20, 2016. (dkostrou@iupui.edu ; yann.lignereux@wanadoo.fr). 

 

Scientific Committee

Virginie Chaillou-Atrous (Labex « EHNE » / University of Nantes)

Antonio de Almeida-Mendès (University of Nantes/ Staraco)

Daniella Kostroun (Indiana University--Purdue University, Indianapolis / Nantes-IAS)

Françoise Le Jeune (University of Nantes / CRHIA)

Yann Lignereux (University of Nantes / CRHIA)

Annick Peters-Custot (University of Nantes/ CRHIA)

 

 

Les nouvelles frontières du soi et de la société dans le monde atlantique français à l’époque moderne

18-19 mai 2017 

Institut d’études avancées de Nantes/ Maison des sciences de l’homme Ange Guépin (Nantes) 

Colloque organisé par Daniella Kostroun (Indiana University, Purdue University-Indianapolis/IEA Nantes) et Yann Lignereux (Université de Nantes) 

Avec le soutien du Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique, du Labex « Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe », du programme « STAtuts, « RAces » et COuleurs dans l’Atlantique de l’Antiquité à nos jours » et de l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes.

 

Les systèmes politiques, sociaux et religieux de la France ont été, durant l’Ancien Régime, pensés et édifiés sur la base d’idéologies, classiques et traditionnelles, de hiérarchie et d’ordre comme elles se sont fondées sur un idéal de stabilité et de reproduction du semblable pour conjurer la diversité et la contingence de la succession. Comment ces systèmes ont-ils alors été affectés, perturbés et possiblement contestés par l’essor du mouvement des individus et du commerce à travers l’océan atlantique aux XVIe-XVIIe siècles ? Quels sont les effets, sur l’individu et la société dans laquelle il vit, de cette nouvelle « désorientation » des institutions, des familles et des représentations personnelles ? Quels degrés de différenciation sont-ils dès lors introduits à travers l’expérience d’une altérité qui serait peut-être moins celle rencontrée dans la découverte de l’ailleurs que celle qui se découvre précisément dans le cœur et l’âme d’un chacun ?

Parce qu’elle se réalise au sein d’un monde au sens le plus exact du terme désorienté dans lequel les certitudes et les traditions sont assaillies, blessées et peut-être renversées, n’épargnant pas même la nature ou le sens de la relation des hommes à la divinité ni l’essence politique de l’humanité ou encore sa vocation à faire société, parce que donc elle ne peut être pensée indifférente ou étrangère à ce que Jean Rohou a pu appeler la « révolution de la condition humaine » du XVIIe siècle, l’entreprise coloniale atlantique ne saurait jamais être seulement qu’une épreuve de la distance. Elle constitue plus essentiellement une épreuve de la distanciation qui, à travers l’étendue qu’affrontent les hommes et les femmes engagés dans l’aventure atlantique, creuse sourdement ou avec une stupéfiante rapidité, dans les consciences individuelles et dans les imaginaires collectifs, un abîme possiblement aussi profond et menaçant que celui qu’ils surmontent hardiment dans leurs navires partis des côtes de l’ancienne France pour gagner les ports de la nouvelle ou les havres de l’archipel antillais. Le franchissement de l’océan n’est-il pas, pour la craindre ou pour l’espérer, une possible promesse d’affranchissement ? Et ce Nouveau Monde l’expérience d’un renouvellement ? Poursuivons ; l’étranger ne serait-il pas propice à une forme d’étrangement à soi-même entendu ici dans ses variables entremêlées de l’intime, du personnel, du commun et du collectif ?

Ces questions du soi, de l’intime et de ce que l’on appellera l’ipséité, ont une histoire propre et une archéologie documentaire spécifique entrelacées aux récits de la découverte et de l’exploration des nouvelles terres américaines et des peuples qui les habitent. Les écrivains de l’époque en étaient préoccupés et l’on trouve, explicitement ou de manière moins directe, dans les documents administratifs, les correspondances personnelles, les traités religieux et les textes littéraires – entre autres genres et sans négliger ici toute autre forme d’expression artistique –, des discours sur les craintes et les espérances quant à l’effet de distanciation spécifique à l’œuvre dans cette traversée et dans cette inscription dans un monde nouveau.

Le but de ces journées est de révéler ces fragilités, de dresser l’inventaire de ce qui est désormais perçu comme sur la ligne de crête d’une différence à protéger, à construire ou à surévaluer ; du moins suffisamment inquiété et découvert comme vulnérable pour être désormais réfléchi à l’image de ce qu’a pu provoquer dans la construction des identités modernes en France la formidable décomposition des guerres civiles de la seconde moitié du XVIe siècle. En spécifiant comment les hommes et les femmes de l’ancienne France ont perçu les effets de cette distanciation en eux-mêmes, ce colloque aidera à comprendre peut-être différemment les politiques et les attitudes françaises envers ces projets atlantiques – de quelque nature qu’ils soient – comme celles engagées vis-à-vis des peuples qu’ils viennent à rencontrer dans ce nouvel espace devenu celui d’un quotidien fondamentalement autre. Il peut aussi nous amener à réfléchir sur ces tremblements infinis qui saisissent une culture lorsque, adhérant à une idéologie de la stabilité et du conformisme, elle se découvre différente dans une réalité devenue celle d’un espace global où ses légitimités se trouvent comme perpétuellement discutées et négociées.

 

Les propositions de communication (350 mots environ) accompagnées d’une brève présentation biographique sont à adresser, en français ou en anglais, aux deux organisateurs du colloque pour le 20 décembre prochain (dkostrou@iupui.edu ; yann.lignereux@wanadoo.fr).

   

Comité scientifique du colloque

Virginie Chaillou-Atrous (Labex « EHNE » / Université de Nantes)

Antonio de Almeida-Mendès (Université de Nantes / Staraco)

Daniella Kostroun (Indiana University, Purdue University-Indianapolis / IEA Nantes)

Françoise Le Jeune (Université de Nantes / CRHIA)

Yann Lignereux (Université de Nantes / CRHIA)

Annick Peters-Custot (Université de Nantes / CRHIA)

 

Source: Daniella Kostroun

CFP: ‘Modernity and its Discontents’, « Malaise(s) dans la modernité »
Posted: Monday, November 14, 2016 - 17:21

British Society for Early Modern French Studies

40th Annual Conference, 11-13th September 2017

The Society for Early Modern French Studieswill hold its annual conference in the magnificent setting of Durham Castle, at the heart of the World Heritage Site, on 11-13 September 2017.  The theme is ‘Modernity and its Discontents’. Papers are invited on any aspect of this theme. Subjects may include (but are not limited to) the following:

  • Modernity in literature and thought: questions of imitation, evolving attitudes to the past, realignments of genres, models and literary and philosophical practices, the ‘querelle des anciens et des modernes’.
  • Reactions to the new, the innovative, the fashionable, the notion of emergence.
  • Perceptions of change, themes of memory and nostalgia.

·      Theoretical modernity: problems of anachronism, re-assessments of the positions of Skinner, Maclean, Taylor and others, periodicity and Foucauldian rupture, the notion of episteme, descriptors such as ‘early modern’.

Proposals for papers (250-300 words) should be sent by 31 January 2017 to the Secretary, Professor Richard Maber (r.g.maber@durham.ac.uk). Please note that only members of the Society may present a paper at the conference.

We are delighted and honoured to announce that our keynote speaker will be Professor Michael Moriarty (Cambridge).

 

APPEL À CONTRIBUTIONS

 

Le colloque annuel de la Société d’étude de la première modernité française (SEMFS) se tiendra du 11 au 13 septembre 2017 à l’université de Durham. Thème retenu : « Malaise(s) dans la modernité », conçu sous toutes ses formes, à titre d’exemple non-limitatif :

·      Modernité littéraire et philosophique : questions de l’imitation, évolution du sens du passé, remaniements de genres, de modèles, de pratiques littéraires et intellectuelles, la « querelle des anciens et des modernes ».

·      Réactions face au nouveau, au novateur, au modique, concepts d’émergence et de naissance.

·      Perceptions du changement, thèmes du souvenir et de la nostalgie.

·      Modernité théorique : problèmes d’anachronisme, ré-évaluations des perspectives de Skinner, Maclean, Taylor et autres, périodicité et rupture foucaldienne, l’idée d’épistème, le « pré-moderne » comme descriptif.

Veuillez adresser, avant le 31 janvier 2017, un résumé de toute proposition de communication (250-300 mots) au secrétaire de la Société, prof. Richard Maber (richard.maber@durham.ac.uk).  A noter que seuls les sociétaires à jour de leur cotisation auront le droit d’intervenir lors du colloque.

Nous avons le plaisir et l’honneur de vous annoncer que notre invité d’honneur sera le prof. Michael Moriarty (Cambridge).

 

 

CFP: Malveillance / maltraitance de l’enfant dans les récits pour jeune public
Posted: Sunday, November 13, 2016 - 14:15

Colloque international, 30-31 mars 2017

Propositions: le 6 janvier 2017

Université Hradec Králové, Faculté de Pédagogie, Section de langue et littérature françaises

Université de Lille sciences humaines et sociales, E.A. 1061 Analyses Littéraires et Histoire de la Langue (ALITHILA) 

Le Petit Chose, Poil de Carotte, Rémi de Sans famille, sont les archétypes littéraires des enfants maltraités par leurs parents, leurs pairs ou la vie. Ainsi, enfants abandonnés, vagabonds, battus, mal aimés font les bonnes feuilles de la Littérature et des récits pour l’enfance dont les contes, notamment, qui ne sont pas en reste : que l’on songe au Petit Poucet par exemple, ou aux malheurs des cadets.

Mais la notion de « maltraitance » est elle-même variable, dépendant d’une interprétation sociale liée à l’évolution des rapports enfants/adultes. Elle n’est manifestée pour la première fois qu’en 1987 selon Le Robert (2013) qui renvoie au verbe « maltraiter » datant de 1520 avec comme premier sens « Traiter avec brutalité », et comme exemple attendu de nos jours : « Enfant maltraité : qui subit des sévices (battu, violé, privé, enfermé, etc.) » Cela signifie-t-il qu’il n’y a pas « maltraitance » avant 1987, mais « correction » légitime pour redresser un comportement jugé inadéquat ?  Ainsi, dans La guerre des boutons, qui paraît en 1912, les bandes de gamins qui s’affrontent finissent par devoir rendre des comptes à leurs parents : « tous recevaient la pile et les paternels y allaient sans se retenir […], à grands coups de poing et de pied, de souliers, de sabots, de martinets et de triques »[1] ; qui s’en serait offusqué alors ?

Si maltraiter est l’acte même, la « malveillance » en est l’intention, c’est-à-dire le vouloir, dans le sens de vouloir du mal à l’enfant. Mais peut-on invoquer la malveillance quand il s’agit de redresser une mauvaise conduite ou  peut-on invoquer la fameuse sentence : « Qui aime bien châtie bien » ?

Les communications interrogeront cette problématique selon une perspective pluridisciplinaire : littéraire, sociologique, anthropologique et historique. Elles l’analyseront à travers différents objets sémiotiques, qu’il s’agisse de l’écrit, de l’oral, de la BD, du cinéma, du théâtre, etc. Les études porteront, par exemple, sur les multiples processus de narrativisation de la maltraitance/ malveillance dans les textes destinés au jeune public,  sur leurs figurations discursive et cognitive ainsi que sur leurs diverses significations et portées éducatives et / ou symboliques.

Comité d’organisation 

Kvĕtuše Kunešová, Faculté de Pédagogie, Section de langue et littérature françaises

Thierry Charnay ALITHILA, Lille  Sciences Humaines et Sociales

Bochra Charnay, ALITHILA, Lille  Sciences Humaines et Sociales

Les propositions de communication (titre,  résumé de 1500 caractères maximum ( mots clés, et références bibliographiques) doivent être accompagnées d’une brève biobibliographie de 1500 caractères maximum (statut, établissement et équipe d’accueil ainsi que les principales publications)

Ces propositions sont à adresser au plus tard le  6 janvier 2017 aux adresses suivantes :

- kvkunesova@centrum.cz

thcharnay@aol.com

- bochra.charnay@univ-lille3.fr

La communication est d'une durée de 20 minutes et en langue française 

Les frais d'inscription de 40 € sont à régler à l'arrivée

Les communications retenues par le comité scientifique et présentées lors du colloque feront l’objet d’une publication.

[1] Louis Pergaud, La guerre des boutons, Mercure de France, 1912, p. 272.

https://www.uhk.cz/cs-CZ/UHK , http://alithila.recherche.univ-lille3.fr/

Source: Fabula

New Publications

Giambattista Marino, Le Camerone (1598), La Prison du Cavalier Marin (1612) suivi de Le Camerotto (1645) de Girolamo Brusoni
Posted: 15 Jul 2020 - 00:35

Éditeur-traducteur: Jean-Pierre Cavaillé, éditeur scientifique adjoint: Filippo D’Angelo. Classiques Garnier, 2020. ISBN: 978-2-406-09359-6. 225 p. 29€.

Transformer l’expérience de la prison, ô combien dure et amère, en une matière littéraire destinée à réjouir le lecteur, tel est le but de ces œuvres burlesques et libertines composées au xviie siècle par deux auteurs italiens de renom : Giambattista Marino et Girolamo Brusoni.

https://classiques-garnier.com/le-camerone-1598-la-prison-du-cavalier-marin-1612-suivi-de-le-camerotto-1645-de-girolamo-brusoni.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_hebdo_-_13072020&utm_medium=email

Yohann Deguin, L’Écriture familiale des Mémoires Noblesse 1570-1750
Posted: 15 Jul 2020 - 00:20

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745353740. 376 p. 55€.

Souvent, les Mémoires sont intégrés à la pratique des écrits du for privé, intimes et personnels. Le présent ouvrage propose d’envisager l’écriture des mémorialistes nobles de la seconde moitié du XVIe siècle à la première moitié du XVIIIe siècle à l’aune d’une écriture de l’idéal familial. La famille permet ainsi de lire à nouveaux frais ces textes pour y voir non plus exclusivement l’expression d’un « je » singulier, mais en réalité d’un « je-nous », d’une identité qui se fait à la fois singulière et collective. Les mémorialistes de la Première Modernité, de Monluc à Saint-Simon, investissent, dans leurs ouvrages, un espace au sein duquel refonder les valeurs de la lignée noble pour affirmer une image d’eux-mêmes au sein de l’espace social et curial. À cet effet, ils fabriquent un récit familial, une légende de la maison à transmettre au gré de mythes familiaux, de généalogies, de motifs qui participent d’une « mémoire artificielle » à valeur lignagère. Les auteurs construisent une fiction de solidarité au sein d’une famille choisie, qui reconfigure les frontières de la parenté objective pour intégrer à une parenté rêvée des personnages et des collectifs que seule l’écriture des Mémoires peut instituer en membres d’une famille d’encre.

Professeur agrégé de Lettres Modernes, Yohann Deguin est docteur en langue et littérature françaises des universités de Lorraine et de Neuchâtel et ancien boursier de la Fondation Thiers – Centre de recherches humanistes de l’Institut de France.

https://www.honorechampion.com/fr/11303-book-08535374-9782745353740.html

Charles Sorel, Les récréations galantes, éd. M. Leopizzi
Posted: 15 Jul 2020 - 00:18

Suite de "La Maison des Jeux". Édition critique avec l'analyse des variantes des trois éditions par Marcella Leopizzi. Préface de Giovanni Dotoli. Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352309. 300 p. 48€.

Ce travail constitue la première édition critique des Récréations Galantes. Grâce à cette publication, le lecteur peut lire une oeuvre dont les exemplaires (datant de 1671, 1672, 1673) sont très rares et communiqués exceptionnellement aux lecteurs des bibliothèques, en raison de leur état de conservation. Notre étude permet en outre de parcourir les variations apportées par Sorel au fil des éditions. Le lecteur peut ainsi connaître la ‘suite’ de La Maison des Jeux (1642) et l’évolution de l’iter narratif sorélien dans les sections des Récréations Galantes reliées à La Maison des Jeux, lesquelles, à la différence de l’ouvrage de 1642, ne présentent pas une voix plurielle, mais un discours à une seule voix narrative.

Recueil de pièces galantes qui ne découlent pas toutes de la même plume, cet ouvrage donne matière à réflexion sur la sociologie du jeu et conserve dans la mémoire culturelle les gaietés et galanteries de la vie intellectuelle mondaine du Grand Siècle, lesquelles cachent entre les lignes une veine dénonciatrice.

Marcella Leopizzi est enseignante-chercheuse en Littérature Française à l’Université du Salente – Lecce (Italie). Titulaire d’un Doctorat de Recherche en Francesistica, elle est chargée de cours universitaires depuis octobre 2003. En 2013 elle a obtenu l’habilitation nationale aux fonctions de professeur associé. Elle étudie notamment le courant libertin du XVIIe siècle et la poésie contemporaine (tout particulièrement l’oeuvre de Guillevic et de Henri Meschonnic). Ses travaux ont été publiés en Italie, en France, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Pologne, en Roumanie, au Canada et aux États-Unis.

https://www.honorechampion.com/fr/11185-book-08535230-9782745352309.html

New book: Cinq études sur le style de Rousseau
Posted: 2 Jul 2020 - 17:24
Cinq études sur le style de Rousseau

Frédéric Calas ; Anne-Marie Garagnon Éditeur : la ligne d'ombre Collection / Série : Mémoires et documents sur Voltaire ; 11

 

Résumé: Rousseau? Des siècles d’investigation biobibliographique, de spéculations philosophiques, de réhabilitation musicale, mais des études techniques plus discrètes sur la dominante d’une œuvre, le lexique, la phrase, les images ou tel et tel procédé. Rousseau: un tricentenaire événement, scientifique et populaire, en 2012, et toujours en cours de publication, l’édition savante de ses œuvres complètes en vingt volumes. Rousseau donc ! La transparence et l’obstacle... et une enquête au plus près de son écriture de romancier, d’essayiste et d’autobiographe. Amis, longtemps collègues, co-auteurs d’un manuel et d’articles sur des auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles, Frédéric Calas et Anne-Marie Garagnon ont misé sur l’analyse d’extraits assez courts pour dégager, localement et par induction, plus largement, une « poétique » de Rousseau. Jean-Jacques tenait à une écriture invisible, n’interposant aucune barrière à la perception de l’idée. Ils ont trahi sa volonté, mais, du moins l’espèrent-ils, quelque peu éclairé le mystère de sa création.

Antoine Compagnon, Un été avec Pascal
Posted: 30 Jun 2020 - 19:43

Les Équateurs, 2020. ISBN : 9782849907581. 240 p. 14€.

Après Montaigne, Antoine Compagnon nous invite à passer un été avec Pascal. Ces deux ardents défenseurs de la liberté d’esprit traitent de l’homme, de la société, de l’univers, du pouvoir, de la foi, de l’angoisse, de la mort, du jeu : le tout et le rien.

Le roseau pensant, les deux infinis, le pari ou le nez de Cléopâtre : les Pensées renferment tant de formules et d’images inoubliables. Pascal fut un virtuose de la langue française, mais d’abord un mathématicien et un physicien incomparable, et encore un philosophe et un théologien hors pair.

Plusieurs de ses sentences sont inscrites dans le cerveau de tout Français : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » ; « Qui veut faire l’ange fait la bête » ; « Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point ».

En quarante et un chapitres (dont six inédits), Antoine Compagnon évoque à la fois la vie du génie Pascal tout cherchant la signification de ses pensées elliptiques. Avec cette tournure d’esprit combinatoire, Pascal explore tous les possibles de la réflexion. Il s’intéresse aussi bien à la question de la violence et de la vérité, de la tyrannie, à l’esprit de finesse, au divertissement et au juste milieu.

Au moins depuis Chateaubriand, nous négligeons que les Penséesoffrent les rudiments d’une « Apologie de la religion chrétienne », et Pascal représente pour nous l’homme moderne partagé entre la science et la foi, soumis au tragique du Dieu caché et à l’angoisse de la condition humaine.

On devrait « mettre dans le journal, moi je ne sais pas, les… Pensées de Pascal », disait le Swann de Proust. C’est un peu ce que nous avons tenté de faire dans cet Été avec Pascal.

https://editionsdesequateurs.fr/enLibrairie/oo/UnEteAvecPascal