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Calls for Papers and Contributions

Bibliography Among the Disciplines: Two CFPs
Posted: Thursday, October 13, 2016 - 10:11

Philadelphia, October 2017; proposal due 25 October 2016.

The Conference

Bibliography Among the Disciplines, a four-day international conference, will bring together scholarly professionals poised to address current problems pertaining to the study of textual artifacts that cross scholarly, pedagogical, professional, and curatorial domains. The conference will explore theories and methods common to the object-oriented disciplines, such as anthropology and archaeology, but new to bibliography. The program aims to promote focused crossdisciplinary exchange and future scholarly collaborations. Bibliography Among the Disciplines is supported by the Andrew W. Mellon Foundation, and organized by the Andrew W. Mellon Fellowship of Scholars in Critical Bibliography at Rare Book School. For more information, please visit: http://rarebookschool.org/bibliographyconference-2017

"Manuscript in the Age of Print"

Session Organizers: Rachael King (University of California, Santa Barbara), Marissa Nicosia (Penn State University, Abington College)

Saturday, 14 October 2017, 10:45am–12:15pm

In the period after the rise of print culture(s) and public sphere(s), we now know that the production and circulation of manuscripts—from letters and diaries to scientific treatises and novels—continued and even flourished alongside innovative printing practices. Even so, many aspects of the relationship between manuscript and print remain to be explored by scholars.

How should we best describe the status of manuscript and print (and, for that matter, of orality and literacy): in terms of transition, transcendence, interaction, symbiosis, co-dependence? To what extent do the different affordances of the two media account for the ongoing prominence of manuscripts after the advent of printed publications? How do we (should we) avoid teleology while also noting progressive change in materials and processes over time? This panel seeks to address such questions through papers that investigate manuscript practices and texts and/or explore the interaction of manuscript and print in the sixteenth through nineteenth centuries. We invite scholars working in different geographical and linguistic contexts to contribute to this interdisciplinary effort.

During this conference session, three participants will give 20-minute presentations, followed by a half-hour discussion led by a moderator. Please submit a proposal of no more than 500 words by 25 October 2016 at: http://rarebookschool.org/bibliographyconference-papers

 

"The Social Life of Books: Uses of Text and Image Beyond Reading and Viewing"

Session Organizers: Aaron Hyman (University of California, Berkeley), Hannah Marcus (Harvard University), Marissa Nicosia (Penn State University, Abington College)

Saturday, 14 October 2017, 8:30–10:00am

Fish wrappers, cigarette rollers, toilet paper, the backing for embroidery, lining for baking pans, the raw material for papier mâché—these are but a few of the uses that the page was subjected to outside the normative economies of reading and viewing. But texts and images also often functioned in less pragmatic and more freighted ways: as numinously charged surfaces to be touched upon one's person, as personal possessions hidden inside mummy bundles for the enjoyment of the deceased, as symbols to be iconoclastically destroyed, or as divine conduits to be ceremonially ingested. Sometimes books and images, which by their nature inform, instruct, invite annotation, and implore users to follow their designs, incited such uses beyond mere reading or viewing. We seek interrogations of uses and reuses of the page that emphasize instances in which material necessity was charged with a semantic or symbolic dimension. When was the sheer need for paper or parchment complicated or compounded by the content of the page? Or when might repurposing have been prompted by alternative understandings of a book's materials, in their own right?

During this conference session, three participants will give 20- minute presentations, followed by a half hour discussion led by a moderator.

Please submit a proposal of no more than 500 words, along with an abridged CV, by 25 October 2016 at: http://rarebookschool.org/bibliographyconference-papers

 

Les discours rapportés en contexte épistolaire (xvie-xviiie siècles). Colloque international.
Posted: Tuesday, October 4, 2016 - 16:25

Université Grenoble Alpes, les 4-5 octobre 2017
coorganisé par Karine Abiven (STIH / Université Paris-Sorbonne)
et Cécile Lignereux (RARE / Université Grenoble Alpes)

Appel à communications
Depuis le début des années 2000, l’apparition de nouveaux outils pour l’étude du discours rapporté (Rosier 1999) a prouvé la fécondité d’un examen serré des formes de la polyphonie, ainsi que l’utilité d’une approche selon les genres de discours (Rabatel 2004 ; Lopez-Muñoz et al. 2006). Pourtant, aucun ouvrage n’a encore été consacré au seul genre épistolaire, dont l’intérêt semble évident sur cette question, en raison de la circulation des discours et de leur mise en scène inhérentes à la lettre. Que l’épistolier relate des scènes agrémentées de paroles rapportées, qu’il prétende transcrire des conversations ou transmettre tel propos d’un tiers, la polyphonie est naturellement au cœur de textes qui consistent, pour une part, en l’orchestration adressée de diverses voix - autres que celle de l’épistolier et de son coénonciateur, dans une perspective véritablement polyphonique, plus que diaphonique (Roulet 1991).

Ce colloque invite ainsi à interroger un genre qui n’a rien d’unifié - lettres fictives ou authentiques, statuts divers des épistoliers, modalités variées de circulation des lettres, etc. La lettre, « hypergenre » s’il en est (c’est-à-dire moins un genre de discours socio-historiquement défini qu’un cadre aux contraintes minimales, qui se retrouve en des temps et lieux variés [Maingueneau 1998]), permet de confronter différentes gestions de la parole rapportée dans des contextes socio-historiques multiples. Dans le sillage de l’intérêt croissant pour les formes et les enjeux de la représentation de la parole au sein de diverses pratiques d’écriture d’Ancien Régime (Siouffi et Louvat 2007 ; Servet 2007), de récents travaux se sont penchés sur les discours rapportés, aussi bien dans les récits de fiction (Hersant, Pilorge, Ramond et Raviez 2011 : 277-342) que dans les genres factuels, comme l’histoire (Volpilhac-Auger et Guellec 2010 ; Hersant, Pilorge, Ramond et Raviez 2011 : 175-220) ou les mémoires (Hersant, Pilorge, Ramond et Raviez 2011 : 223-273).
Penser le rapport à la parole vive s’avère crucial dans un contexte où se multiplient les dispositifs d’encadrement de celle-ci (conversation, formes de théâtralisation de la société, permanence des pratiques de discours d’apparat, etc.). S’agissant plus spécifiquement des genres factuels, l’exigence de véridicité contraint naturellement la relation de paroles : on évitera, par exemple, de multiplier les harangues ou les longs entretiens, qui ne peuvent sans invraisemblance être restitués dans leur détail. Les contraintes et les marges de liberté varient indéniablement selon le type de discours que l’on relate : le caractère approximatif voire apocryphe de brefs mots mémorables est plus justifiable (corollaire de leur exemplarité) que les longs propos rapportés, plus souvent sujets à caution. Qu’en est-il, dans l’épistolaire, de cette parole « sous surveillance » (Rosellini dans Volpilhac-Auger et Guellec 2010 : 33) ?

Des corpus variés pourront servir de point de départ à cette réflexion - échanges épistolaires de la République des lettres (Chapelain, Bayle, Voltaire, Grimm…), correspondances familières ou partiellement impliquées dans l’espace public (Mme de Sévigné, la Princesse Palatine, Diderot…), recueils de lettres (Pasquier, Hélisenne de Crenne, Urfé, Boursault, Grenaille…), romans épistolaires (Guilleragues, Rousseau, Laclos…). Les communications portant sur des textes d’expression française seront privilégiées. On pourra s’inscrire, sans exclusive, dans un ou plusieurs des axes suivants :

Réglages énonciatifs
▪ Selon le type de lettre ou la période envisagée, privilégie-t-on les formes mimétiques du discours rapporté (discours direct ou direct libre) ou les formes diégétiques (discours indirect ou narrativisé) ? Certains corpus proposent-ils une certaine inventivité formelle de ce point de vue ?
▪ Comment évolue le marquage typographique dans tel sous-corpus épistolaire ? Quelles sont les diverses manifestations du décrochage énonciatif ?
▪ Quelle est la voix ou le point de vue dominant dans les contextes polyphoniques ? Dans quelle mesure les discours rapportés affectent-il la voix qui les rapporte ? Grâce, par exemple, aux notions de surénonciation et de sousénonciation (Rabatel 2004), on pourra formaliser les rapports entre les voix, tant le point de vue du locuteur cité peut être modifié, mais peut aussi opacifier celui du locuteur citant. Comment l’hétérogénéité des instances énonciatives et des points de vue, ainsi que l’éventuel effacement énonciatif, sont-ils utilisés dans l’économie d’une lettre ou d’une correspondance ?

Buts rhétoriques
Peut-on répertorier les situations épistolaires qui favorisent le recours au discours rapporté ? À la lumière des descriptifs théoriques et des exemples fournis par les nombreux manuels épistolographiques de l’époque, il paraît possible de mettre au jour des séquences plus ou moins autonomes dans lesquelles le discours citant se sert des propos qu’il rapporte pour renforcer sa force de persuasion. Même si les manuels épistolographiques ne proposent pas de réflexion d’ensemble sur le discours rapporté, ils n’en formulent pas moins régulièrement des prescriptions qui en régulent et en orientent l’usage, en fonction des différents types de lettres et de leur protocole argumentatif propre – ainsi en est-il par exemple de la lettre de remontrance (où il est plus prudent d’alléguer le jugement de tiers), de la lettre de congratulation (où le chœur de discours rapportés, qui accrédite les louanges de l’épistolier, évite à celui-ci de passer pour un flatteur) ou encore de la lettre de condoléance (où la puissance persuasive des exhortations à sortir de la douleur est accrue par la répercussion de voix multiples).

Enjeux pragmatiques
▪ Comment le discours rapporté interagit-il avec les diverses dimensions pragmatiques (notamment les visées illocutoires et perlocutoires) du discours citant, ou le système des places et des relations entre les locuteurs (verticale/horizontale, affective, idéologique) ?
▪ Il arrive que la pression de la polyphonie soit esquivée par l’épistolier : le propos d’autrui peut être simplement évoqué, résumé, reformulé, non seulement par le discours narrativisé mais aussi par toutes sortes de procédures d’évitement (prétérition, allusion, réappropriation de la parole d’autrui, etc.). Quelles sont les stratégies de contournement adoptées par l’épistolier ?
▪ Le discours rapporté et l’épistolaire partagent les problématiques communes que sont l’authenticité ou la fidélité à une parole vive ou prétendument spontanée : quelles sont les modifications de la portée des propos originels ou supposés tels ? Quels sont les enjeux argumentatifs et les stratégies discursives impliqués par la citation ou la reformulation des propos dans la lettre ?

Les propositions sont à envoyer avant le 1er novembre 2016 aux deux adresses suivantes :
karine.abiven@paris-sorbonne.fr et cecile.lignereux@u-grenoble3.fr

Comité scientifique
Frédéric Calas (Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand II)
Delphine Denis (Université Paris-Sorbonne)
Francis Goyet (Université Grenoble Alpes)
Sybille Große (Université de Heidelberg)
Anna Jaubert (Université de Nice)
Dominique Maingueneau (Université Paris-Sorbonne)
Benoît Melançon (Université de Montréal)
Viviane Mellinghoff-Bourgerie (Université de Bochum)
Christine Noille (Université Grenoble Alpes)
Amalia Rodríguez-Somolinos (Université de Madrid)
Laurence Rosier (Université Libre de Bruxelles)

Bibliographie indicative
- Authier-Revuz Jacqueline, « Hétérogénéité montrée et hétérogénéité constitutive : éléments pour une approche de l’autre en discours », DRLAV, n°26, 1982, p. 91-151.
– « Repères dans le champ du discours rapporté », L’information grammaticale, n°55, oct. 1992, p. 38-42, et n°56, janvier 1993, p. 10-14.
- Guellec Laurence et Volpilhac-Auger Catherine (dir.), Des voix dans l’histoire, La Licorne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010.
- Hersant Marc, Pilorge Marie-Paule, Ramond Catherine et Raviez François (dir.), « Les discours rapportés dans les récits fictionnels et historiques des XVIIe et XVIIe siècles », dans Histoire, histoires. Nouvelles approches de Saint-Simon et des récits des XVIIe-XVIIIe siècles, Arras, Artois Presses Université, 2011, p. 163-342.
- Lignereux Cécile, « Scénographies mondaines et réglages polyphoniques dans les lettres de Mme de Sévigné : l’exemple des compliments », dans Cécile Lignereux et Julien Piat (dir.), Une langue à soi. Propositions, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p. 139-156.
- Lopez-Muñoz Juan Manuel, Marnette Sophie et Rosier, Laurence (dir.), Dans la jungle des discours. Genre de discours et discours rapporté, Cádiz, Presses Universitaires de Cádiz, 2006.
- Maingueneau Dominique, « Scénographie épistolaire et débat public », dans J. Siess (dir.), La Lettre entre réel et fiction, Paris, Sedes, 1998, p. 55-71.
- Rabatel Alain (dir.), « Effacement énonciatif et discours rapportés », Langages, n° 156, 2004.
- Rosier Laurence, Le Discours rapporté, histoire, théories, pratiques, Paris-Bruxelles, De Boeck & Larcier s.a., éd. Duculot, coll. « Champs linguistiques », n°13, 1999.
- Roulet Eddy, « Structures hiérarchiques et polyphoniques du discours », dans Roulet Eddy, Auchlin Antoine, Moeschler Jacques et al., L’Articulation du discours en français contemporain [1985], Berne, Peter Lang, 1991, p. 9-84.
- Servet Pierre (dir.), Paroles de l’Autre et genres littéraires XVIe-XVIIe siècles, Cahiers du GADGES, n° 5, Genève, Droz, 2007.
- Siess Jürgen (dir.), « La lettre, laboratoire de valeurs ? », Argumentation et analyse du discours, n° 5, 2010, URL : https://aad.revues.org/957
- Siouffi Gilles et Louvat-Molozay Bénédicte (dir.), Les Mises en scène de la parole aux XVIe et XVIIe siècles, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2007.

RESPONSABLE : Karine Abiven & Cécile Lignereux

Penser la compromission (XVIe‑XXIe siècle) Colloque international à Saint‑Pétersbourg
Posted: Tuesday, October 4, 2016 - 16:15

Propositions le 30 janvier 2017

Collège Universitaire Français – Université d’État de Saint-Pétersbourg
28-29 avril 2017

Appel à communications
Le spectre de la compromission semble être l’une des hantises majeures de tous ceux qui, par goût ou par profession, se sont fait fort de penser le monde, des premiers philosophes de l’antiquité aux sociologues contemporains. La fidélité à la vérité du penseur « intègre », son refus de transiger avec ses principes ou avec les principes idéaux du champ – principes qui restent à interroger et doivent être ressaisis dans leur évolution historique – ne sont pourtant pas sans risques. Ils peuvent l’exposer à la persécution, à la ruine, à l’oubli... À l’inverse, les profits tirés de ce sacerdoce, pudiquement cachés lorsqu’ils sont légitimes, sont dénoncés avec vigueur lorsqu’ils ne le sont pas : ils entachent parfois définitivement la crédibilité des idées professées par l’impénitent, accusé de prostituer sa pensée ou de déroger aux exigences du dire-vrai pour satisfaire à des intérêts personnels ou à des impératifs douteux.

L’histoire intellectuelle au sens large et les histoires disciplinaires multiples apparaissent, pour une large part, structurées autour de cet impératif catégorique : le refus de la compromission serait ainsi la clé de voûte d’une éthique intellectuelle idéalement envisagée comme désintéressée.

Qu’ils soient « sophistes », « philosophes de cour », « plumes stipendiées » ou « sociologues jaunes », ceux que leurs détracteurs accusent de se compromettre hantent pourtant l’histoire des idées comme autant d’obstacles parfois insurmontables à un « courage de la vérité » érigé comme idéal. Se confronter aux penseurs compromis est périlleux ; être tenu pour l’un d’eux est rédhibitoire. L’accusation de compromission est facilement utilisée comme une arme polémique, un outil de relégation symbolique, et constitue une constante de la dispute théorique à travers les âges, parfois au détriment de toute réfutation argumentée.
La notion de compromission, cependant, n’a guère été nettement définie par l’historiographie : ses formes et ses enjeux semblent parfois tenus pour si clairs qu’ils ne méritent pas d’être circonscrits, répertoriés, pensés. Ce colloque se propose de combler cet angle mort historiographique, et d’examiner les enjeux théoriques et pratiques associés à la compromission, de la Renaissance à nos jours, en adoptant une perspective délibérément pluridisciplinaire (littérature, histoire, philosophie, sociologie). Notre réflexion s’articulera autour de quatre axes principaux :

1) Nature de la compromission : la compromission apparaît comme un objet théorique labile, se dérobant à toute analyse univoque. Il s’agira de cerner la spécificité de la compromission par rapport à des notions connexes (la trahison, le compromis, l’accommodement…), bénéficiant souvent d’une historiographie plus développée ; d’en répertorier les formes ; d’en dégager les principaux enjeux et de les historiciser. Envers qui se compromet-on ? pour quelles raisons ? comment distinguer, par exemple, la compromission des conduites prudentielles, des logiques de mécénat, d’un souci du compromis ? Peut-on penser la compromission hors de toute évaluation morale, de tout jugement de valeur ?

2) Figures de la (non-)compromission : l’histoire intellectuelle véhicule une mythologie de la non-compromission, dont les principes seraient exemplairement incarnés par quelques figures tutélaires à la postérité intellectuelle forte. Ainsi, Socrate célébré comme modèle d’un « courage de la vérité », Giordano Bruno ou Galilée envisagés comme les symboles d’une liberté de pensée et d’une fidélité exemplaires à leurs principes, ou encore Rousseau refusant avec ostentation de « plier […] sa morale à son profit ». Une même mise en scène affecte les penseurs ou les écrivains « compromis » : qu’on songe par exemple aux écrivains fustigés pour s'être compromis sous l'Occupation, ou à Heidegger, dont la pensée peine à s’extraire de l’accusation de compromission avec le nazisme. Comment s’organise cette mise en scène des « martyrs » et « héros » de la pensée intègre, cette stigmatisation des « renégats » compromis dans l’histoire intellectuelle?

3) Discours et usages de la compromission : on s’interrogera en outre sur les accusations ou les justifications de la compromission à travers les âges : comment la notion est-elle mise en discours et utilisée à des fins polémiques ? Comment polarise-t-elle la réception d’une pensée ? A­‑t­‑elle jamais été capable de modifier l’impact d’une œuvre lors de sa parution ? Comment ont évolué les usages de l’accusation au sein de la Républiques des lettres et des sciences ? L’accusation de compromission est-elle également utilisée par tous, indépendamment du lieu ou de l’époque, ou fait-elle partie d’une stratégie de déqualification spécifique à certains auteurs, certains milieux sociaux ou certaines polémiques ? Autrement dit, quelle est la contingence d’une telle accusation ?

4) Le concept de compromission à l’épreuve des sciences sociales : en creux, la « vérité » d’une œuvre ou de sa signification pour ses lecteurs semble en jeu derrière le concept de compromission. La qualité estimée d’une œuvre semble liée, d’une manière ou d’une autre, à une fidélité des auteurs aux idéaux du champ. La compromission rompt ce contrat tacite : l’œuvre d’un penseur « compromis » serait alors tenue pour moindre que celle d’un penseur « intègre » ; les travaux « compromis » d’un auteur vaudraient moins que ceux écrits avec l’ambition de produire un chef-d’œuvre, hors de la contingence matérielle. Est-il possible pour un chercheur en sciences sociales d’utiliser des concepts éthiques pour trier « le bon grain de l’ivraie » au sein de l’œuvre d’un auteur qu’il souhaite analyser ? La notion de compromission ajoute-elle quelque chose à notre compréhension d’une œuvre ou d’un auteur, et si oui, à quel niveau ? Sinon, comment échapper aux jugements moraux qui semblent infuser la plupart des analyses critiques que nous produisons?

Le colloque se tiendra au Collège universitaire français de Saint-Pétersbourg du vendredi 28 au samedi 29 avril 2017, en français et en russe (traduction simultanée). Le C.U.F prendra en charge l’hébergement, les repas et les frais de visas des participants. Il s’efforcera également, dans la mesure du possible, de prendre en charge tout ou partie des frais de transport : les participants sont cependant invités à solliciter sur ce point leurs institutions d’origine.

Les propositions de communication (titre, résumé de 250 mots, brève notice bio-bibliographique) sont attendues au plus tard le 30 janvier 2017 à l’adresse suivante : colloque.compromission@gmail.com

Organisation : Raphaëlle Brin et Karim Ghorbal (C.U.F)

Récits d'accès au savoir au XVIIe siècle (collectif)
Posted: Tuesday, October 4, 2016 - 13:13

Projet de collectif (revue XVIIe siècle),
Judith Sribnai (Université du Québec à Montréal)
et Marie-Florence Sguaitamatti (Université de Zurich)

Il existe, au XVIIe siècle, différentes manières de raconter l’accès au savoir ou à la vérité : le récit hagiographique qui rapporte l’illumination du saint ; la biographie savante qui détermine les conditions de la découverte ; le roman épistémologique qui explore les fictions scientifiques. Dans un contexte de profondes transformations épistémologiques, les philosophes (Descartes, Gassendi, Malebranche, Spinoza, Mersenne) réfléchissent aux nouvelles modalités d’élaboration du savoir mais mettent également en scène leur propre cheminement intellectuel. De même, des savants comme Galilée, Campanella ou encore Bacon se décrivent comme des voyageurs ou des explorateurs. Chez les romanciers (Charles Sorel, Cyrano de Bergerac) ou dans les satires (celle du Père Gabriel Daniel par exemple), le passage de l’ignorance à la connaissance est représenté sous forme d’un itinéraire ou d’un voyage initiatique.

Ces textes mobilisent des topiques narratives, telles le récit de conversion ou le décillement du héros. Ils s’articulent autour de métaphores et d’antithèses plus ou moins usées : l’ombre contre la lumière ; l’aveuglement et la révélation ; le chemin, la route aride. Pour passer de l’innocence à la sagesse, les épreuves et les peines à surmonter sont nombreuses, l’esprit connaît le trouble et le corps des blessures. Bien après l’allégorie de la caverne de La République, l’accès à la connaissance ou au savoir continue de se dire par le biais de récits. Ces derniers illustrent autant qu’ils déterminent la relation du sujet à sa connaissance, aux modes d’acquisition d’un savoir ou d’un savoir-faire. Ce collectif propose d’explorer la variété et la spécificité de ces récits pour une période qui remanie les fables léguées par les Anciens. Que signifie, par exemple, la reprise de la métaphore du passage de l’ombre à la lumière à une période où le concept et l’appareillage de la vision se transforment durablement ? Comment les astronomes, comme Gassendi ou Galilée, se réapproprient-ils l’itinéraire platonicien quand, pour eux, c’est la nuit et l’obscurité qui parlent ? Que doit la biographie savante aux récits hagiographiques ? Comment dialoguent les motifs du récit de conversion (la révélation) et ceux de la nouvelle science (l’expérience). Questionner les relations entre l’épistémologie et ses fables devrait permettre d’éclairer ce que le XVIIe siècle entend par « savoir(s) » et « vérité(s) »[1]. Il s’agit, par conséquent, d’une réflexion sur l’imaginaire du siècle lié au savoir et, plus particulièrement, à la figure complexe et multiforme de celui qui le cherche ou le désire.

Ces perspectives se situent notamment dans la lignée des travaux de Dinah Ribard sur la biographie de philosophes[2]. Elles poursuivent également les recherches de ces dernières années sur les relations entre sciences et fiction, d’une part, (Fernand Hallyn, Frédérique Aït-Touati, Jean-Pierre Cavaillé, Jean-Charles Darmon), sciences et religion, d’autre part (Pierre Magnard, Michel Blay). L’étude des jonctions, disjonctions ou reprises d’un discours à l’autre est analysée ici sous l’angle des narrations adoptées (constructions diégétiques, tropes, poétique).

La longueur des articles se situera entre 30 et 33 mille signes, espaces et notes compris.
Les propositions devront parvenir avant le 17 octobre 2016 à Judith Sribnai (judith.sribnai@gmail.com) et à Marie-Florence Sguaitamatti (marieflorence74@gmail.com). Elles seront assorties d’un résumé d’environ 300 mots, ainsi que d’une notice biographique précisant votre appartenance instutuionnelle et vos domaines de recherche. La sélection des propositions sera opérée pour le premier novembre 2016.

Les articles seront envoyés dans leur version définitive par voie électronique pour le premier mars 2017 au plus tard. Ils seront évalués par le comité de rédaction. Le dossier sera publié dans le numéro 2/2018 de la revue XVIIe siècle.

1 L’alchimie ou l’astrologie judiciaire sont-ils toujours considérées comme des «savoirs», et par qui ?
2 Raconter, vivre, penser : histoire(s) de philosophes (1650-1776), Vrin, 2003.

Colloques jeunes chercheurs: Habillage du livre et du texte XVIIe et XVIIIe siècles / Book- and Text-Wrapping in the 17th and 18th centuries
Posted: Tuesday, October 4, 2016 - 13:06

Vendredi 22 septembre et samedi 23 septembre 2017
Université de Lorraine, site de Metz

Ce colloque Jeunes Chercheurs de la Société Française d’Étude du XVIIIe siècle (SFEDS), de la Société d'étude du Dix-Septième Siècle et de la Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SÉAA XVII-XVIII) est organisé en collaboration avec les Centres de Recherche IDEA (InterDisciplinarité dans les Études Anglophones, EA 2338) et Écritures (EA 3943) de l’Université de Lorraine. Il portera sur toutes les formes d’ « habillage » du livre et du texte dans la France et le monde anglophone des XVIIe et XVIIIe siècles.

Comme l’a écrit Gérard Genette dans Seuils (1987), « [le] texte se présente rarement à l’état nu ». Il est généralement accompagné d’un ensemble d’éléments textuels (titre, dédicace, préface, notes, index, etc.) et non textuels (image de couverture, frontispice, illustrations, etc.) qui « l’entourent et le prolongent », « pour le présenter, au sens habituel de ce verbe, mais aussi en son sens le plus fort : pour le rendre présent, pour assurer sa présence au monde, sa ‘réception’ et sa consommation, sous la forme, aujourd’hui du moins, d’un livre ». Le paratexte est donc « ce par quoi un texte se fait livre et se propose comme tel à ses lecteurs, et plus généralement au public ». Il paraît ainsi essentiel à tout chercheur qui s’intéresse au livre et au texte de dépister et d’analyser ces « seuils » (Genette) ou ces « vestibules » (Jorge Luis Borges) qui « offre[nt] à tout un chacun la possibilité d’entrer, ou de rebrousser chemin » devant un livre ou un texte, ces éléments « périphériques » (Philippe Lane, La Périphérie du texte 1992) qui « parlent au lecteur avant le texte lui-même » (Hubert Nyssen, Du texte au livre, les avatars du sens 1993), cette « frange du texte imprimé qui, en réalité », écrit Philippe Lejeune, « commande toute la lecture » (Le Pacte Autobiographique, 1975).

Puisque « [l]es voies et moyens du paratexte se modifient sans cesse selon les époques, les cultures, les genres, les auteurs, les œuvres, les éditions d’une même œuvre » (Genette), ce nouveau colloque jeunes chercheurs se propose d’aborder la question de l’ « habillage du texte et du livre » aux 17e et 18e siècles dans les aires francophones et anglophones. Il invite à s’interroger sur toutes les formes de spécificités du monde éditorial de cette époque, sur ses acteurs et sur leurs pratiques. Qui sont alors les initiateurs et les auteurs du paratexte/livre ? Quelles formes ce dernier prend-il ? De quelles traditions est-il l’héritier ? Connaît-il des phases de mutations ? En quoi est-il important dans la production, la diffusion et la réception d’un texte, littéraire, philosophique ou historique, et du livre qui le véhicule ? En quels termes permet-il de penser la relation texte-livre ? Nous proposons de réfléchir aux « particularités de l’épistémè éditoriale » (Nyssen) des aires anglophones et francophones aux 17e et 18e siècles, dans les domaines de la littérature, de l’histoire, de l’art, de l’histoire des idées et des mentalités (politiques, scientifiques, économiques, esthétiques, philosophiques…).

Les communications, qui ne dépasseront pas 20 minutes, pourront être consacrées aux thématiques suivantes (la liste ci-dessous n’étant pas exhaustive) :
-la matérialité de l’objet livre et celle du texte qu’il contient : illustrations, frontispices, typographie, reliure, rapport texte/image, présentation des titres, type de papier, choix des polices, etc. ;
-l’ « habillage » comme stratégie de travestissement, de manipulation, de maquillage du texte ;
-la traduction comme nouvel « habillage » du texte ;
-ex-libris, commentaires, annotations ;
-la domiciliation éditoriale, la pseudonymie, la mise en scène, la promotion, la médiatisation, tout ce qui s’ensuit ou s’y rallie, tout ce qui pare ou maquille le texte ;
-la « théâtralisation du texte », les « commentaires qui l’entourent », les « propos assertifs de son éditeur », les « conditions de sa reconnaissance » ;
-l'apport des préfaciers et postfaciers ;
-le rôle du prologue et de l’épilogue dans l’édition théâtrale ;
-l'épitexte public (médiations, interviews, entretiens, colloques, débats, autocommentaires, etc.) et privé (correspondances, confidences orales, journaux intimes, avant-textes, etc.) ;
-la relation entre auteur (titre, dédicace, épigraphe, préface, etc.) et éditeur (choix éditoriaux, catalogue, campagne publicitaire, couverture, etc.) ;
-la thématique de l’avant-lecture, lecture et après-lecture ; celle de la lecture en amont et en aval ;
-les enjeux commerciaux de l’habillage du texte et du livre : stratégies de vente, de promotion, de commercialisation ;
-les enjeux conceptuels de l’habillage du texte et du livre : lecture, réception populaire et réception critique;
-l'évolution diachronique des stratégies d’habillage du texte et du livre.

Seront encouragées l’étude de documents et de corpus de différente nature et de différentes origines, ainsi que l’approche interdisciplinaire.

Les propositions des doctorants et jeunes docteurs (250-500 mots, en anglais ou en français, accompagnés d’une notice bio-bibliographie) sont à envoyer à :

Nicolas Brucker, nicolas.brucker@univ-lorraine.fr;
Nathalie Collé, nathalie.colle@univ-lorraine.fr
Pierre Degott, pierre.degott@univ-lorraine.fr
Anne Spica, anne-elisabeth.spica@univ-lorraine.fr.

Merci de bien vouloir adresser vos propositions aux quatre organisateurs.
31 mars 2017 : date limite de soumission des propositions.
30 avril 2017 : notification aux auteurs des propositions.

Les frais de déplacement seront à la charge des communicants (qui sont invités à solliciter l’aide de leur laboratoire). Seront pris en charge les pauses-café, le repas de midi, et si besoin le logement.

Comité organisateur :
Nicolas Brucker, nicolas.brucker@univ-lorraine.fr
Nathalie Collé, nathalie.colle@univ-lorraine.fr
Pierre Degott, pierre.degott@univ-lorraine.fr
Anne Spica, anne-elisabeth.spica@univ-lorraine.fr
Comité scientifique :
Anne Bandry-Scubbi, Université de Strasbourg
Christine Bénévent, Ecole nationale des chartes
Nicolas Brucker, Université de Lorraine
Jean-Jacques Chardin, Université de Strasbourg
Nathalie Collé, Université de Lorraine
Laurent Curelly, Université de Haute Alsace
Pierre Degott, Université de Lorraine
Alain Genetiot, Universit é de Lorraine
Brigitte Friant-Kessler, Université de Valenciennes
Françoise Rubellin, Université de Nantes
Céline Sabiron, Université de Lorraine
Catriona Seth, Université de Lorraine & All Souls College, Oxford
Anne Spica, Université de Lorraine
Bernard Teyssandier, Université de Reims
Dominique Varry, ENSSIB (Lyon)
Rémi Vuillemin, Université de Strasbourg

Source: Fabula.org

New Publications

Isabelle Calleja-Roque, Molière, un héros national de l'école
Posted: 11 Jun 2020 - 20:39

Paris, UGA Editions,  collection « Didaskein », 2020. ISBN 978-2-37747-171-3. 350 p. 24€.

Présentation de l’éditeur :

Analysant d’abord la place de Molière dans les programmes successifs et dans les manuels scolaires, depuis le début du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui, l’ouvrage va ensuite s’intéresser à la manière dont la critique exégétique a influencé la construction puis l’évolution de l’image scolaire de l’auteur-acteur. Ces deux premières étapes nous conduisent à nous pencher sur l’évolution du corpus scolaire des œuvres de Molière puis sur l’influence qu’a pu avoir le nouveau « langage » iconographique sur la lecture de l’œuvre de Molière.

Isabelle Calleja-Roque enseigne la littérature française, la culture humaniste et la didactique à l’INSPE d’Aix-Marseille. Docteure en didactique de la littérature, elle est membre de l'équipe de recherche ADEF (Apprentissage, Didactique, Évaluation, Formation).

https://www.uga-editions.com/menu-principal/collections-et-revues/toutes-nos-collections/didaskein/moliere-un-heros-national-de-l-ecole-644192.kjsp?RH=12869425720219599

Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve, Beauty and the Beast: The Original Story
Posted: 11 Jun 2020 - 20:35

Ed. and trans. Aurora Wolfgang. ACMRS Pres, The Other Voice in Early Modern Europe: The Toronto Series volume 74, 2020. ISBN: 9780866986274. 191 p. $49.95.

Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve, the little-known author of Beauty and the Beast, was a successful novelist and fairytale writer in mid eighteenth-century France. While her novels are rarely read today, her compelling fairytale has become universally recognized. This edition is the first integral English translation of Villeneuve's original tale. The introduction seeks to illuminate the publication of Beauty and the Beast in its historical and literary context, and brings to life the dynamic female characters that first populated this enchanting tale: the courageous Beauty, the Fairy Queen, the Amazon Queen, the Lady Fairy, and the powerful, but mischievous elderly fairy.

https://www.acmrs.org/9780866986274/gabrielle-suzanne-barbot-de-villeneuve-beauty-and-the-beast-the-original-story/

Ellen McClure, The Logic of Idolatry in Seventeenth-Century French Literature
Posted: 11 Jun 2020 - 20:30

Boydell & Brewer, 2020. ISBN 9781843845508 Hardback ($95); 9781787446892 ebook ($24.99). 253 p.

Idolatry was one of the dominant and most contentious themes of early modern religious polemics. This book argues that many of the best-known literary and philosophical works of the French seventeenth century were deeply engaged and concerned with the theme. In a series of case studies and close readings, it shows that authors used the logic of idolatry to interrogate the fractured and fragile relationship between the divine and the human, with particular attention to the increasingly fraught question of the legitimacy of human agency. Reading d'Urfé, Descartes, La Fontaine, Sévigné, Molière, and Racine through the lens of idolatry reveals heretofore hidden aspects of their work, all while demonstrating the link between the emergent autonomy of literature and philosophy and the confessional conflicts that dominated the period. In so doing, Professor McClure illustrates how religion can become a source of interpretive complexity, and how this dynamism can and should be taken into account in early modern French studies and beyond.

https://boydellandbrewer.com/the-logic-of-idolatry-in-seventeenth-century-french-literature.html

Angélique ARNAULD, Oeuvres complètes, t. 1, vol. II
Posted: 1 Jun 2020 - 00:19

Éd. Jean Lesaulnier, Françoise Pouge-Bellais, Anne-Claire Volongo. Classiques Garnier, 2020. ISBN: 978-2-406-08676-5. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08676-5. 1093 p. Disponible uniquement en version numérique.

À travers 1800 lettres, dont 500 inédites, se révèle la figure d’Angélique Arnauld (1591-1661), abbesse réformatrice de Port-Royal : volontaire et exigeante, Angélique Arnauld exprime pourtant sa douloureuse impuissance face aux sanctions royales contre ceux qu’on appela dès lors les jansénistes.

https://classiques-garnier.com/oeuvres-completes-tome-i-volume-i-lettres.html

Frontières et altérité religieuse. La religion dans le récit de voyage, XVIe-XXe siècle , dir. S. Berthier Folgar, A. Nijenhuis-Bescher, G. Bertrand, F. Meyer
Posted: 29 May 2020 - 13:00

Presses Universitaires de Rennes, coll. "Histoire", 2019. ISBN : 978-2-7535-7784-8 324 p. 26,00 €.

Ce livre explore l’altérité religieuse au prisme du voyage, à travers les incursions en terre d’islam, la différence religieuse et ethnique, les religiosités ibérique et italienne modernes, le rôle de l’altérité religieuse comme marqueur d’exotisme, et une réflexion sur les liens entre modernité politique et religion. Le corpus analysé embrasse toutes formes d’écrits liés au déplacement de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine : journaux, mémoires, textes épistolaires ou encore romancés, voire une pièce de théâtre, intégrant des réminiscences du voyage.

Avec le soutien des laboratoires ILCEA4 et LUHCIE de l’université Grenoble-Alpes, du LLSETI de l’université Savoie-Mont-Blanc et de l’Institut universitaire de France.

http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4890