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Calls for Papers and Contributions

Littérature et philosophie : repérages critiques (Nador)
Posted: Thursday, July 28, 2016 - 21:15

Royaume du Maroc

Université Mohamed Premier – Oujda

Faculté pluridisciplinaire de Nador

 

  • Colloque international sous le thème :

Littérature et philosophie : Repérages critiques

Nador : 03-04 Mai  2017

     Le département des études arabes et le département des études françaises à la faculté pluridisciplinaire de Nador, organisent un colloque international sous le thème : Littérature et philosophie : Repérages critiques.

- Mercredi et Jeudi, 03-04 Mai 2017.

Argumentaire

       La question du rapport entre  littérature et philosophie n’a pas cessé de soulever dans divers champs scientifiques, des problématiques de toute nature.Sans doute, cette thématique tellement sensible au niveau épistémologique, exige des révisions continues et des lectures renouvelables, non seulement parce que ce rapport n’arrête pas de nous surprendre par un nombre de donnés inconnues jusqu’alors, et de nous solliciter à nouveau, mais aussi car il s’agit d’un sujet qui se situe justement au cœur des questions critiques planant autour de toutes les préoccupations scientifiques et méthodologiques d’un grand nombre de sciences humaines contemporaines, dans leurs jonctions avec la création littéraire et la production philosophique. Et c’est en partant de cette hypothèse que le comité scientifique du colloque, vous propose d’y intervenir.

     Le philosophe œuvre d’habitude avec un dispositif conceptuel rigide et purement abstrait, tout comme le poète qui utilise  tout un système d’images, de signes et de symboles, que l’imaginaire ne cesse de pousser vers un glissement et une intensification de sens sans limites, ou plutôt comme le romancier ou dramaturge qui œuvre par un monde de personnages narratifs, qui traversent leurs esprits à l’intérieur d’un espace et d’un temps qui cheminent entre le sujet, la réalité et l’imagination.

     Pendant la civilisation antique grecque, les philosophes sophistes ont usé avec éloquence de tous les arts du discours, et ils sont arrivés à être des rhétoriciens professionnels par excellence. Aristote pour sa part, a modalisé toutes les règles logiques et linguistiques, qui ont fait de la métaphysique une haute science, régissant par là, toutes les orientations littéraires classiques au Moyen Age et même au début des Temps Modernes. Et Platon qui a banni les poètes de sa cité idéale, n’a pas cessé, à travers son maître Socrate, de structurer son système, en se basant sur les arts du dialogue, outre les techniques de la dialectique, tout en se référant à un patrimoine riche de narrations, de mythes et d’épopées.

     Il existe à l’intérieur des œuvres littéraires, des personnages et des sujets qu’on ne peut appréhender au niveau esthétique, ni avoir l’accès à leurs espaces humains et linguistiques si secrets et si cryptés ,que si nous les concevons en tant que sujets littéraires qui jouissent d’une forme conceptuelle émanant d’un ensemble de contextes et de circonstances psychologiques, physiques et sociales, nous basculons par la suite vers un sujet sublime et purement transcendantal.  

      Dans une optique méthodologique différente, mais qui nous amène au même horizon esthétique, il se trouve dans les œuvres philosophiques, des pensées profondes et bien investies dans l’abstraction, sur le sujet, l’esprit, l’existence, l’Homme et l’histoire qu’on ne peut jamais démystifier les présupposés ni décoder les intentions ontologiques, que dans un appareil conceptuel bien fondé par un cheminement illusoire et bien ficelé au niveau logique, rationnel, sémiotique et argumentatif.

     Dans la question du rapport entre littérature et philosophie, il s’agit en effet de deux approches sublimes de la vie et de l’existence qui pénètrent chacune d’elles à l’intériorité  par la voie du langage. Seulement que la deuxième  y accède par voie conceptuelle, tandis que la première intervient au niveau de la rhétorique et de l’imaginaire. A chaque pas de l’approche de la littérature ou de la philosophie, de l’existence et de la vie, on se trouve toujours d’avantages à coté d’une nouvelle conquête de l’esprit et du sujet, à partir d’un angle nouveau et dans des contextes rituels auxquelles on n’avait jamais pensé au passé. Dans ce sens, la littérature et la philosophie sont indéniablement deux pionniers innovants du langage. Dans l’histoire de la littérature et de la philosophie, il y a toujours des rapports subtils entre le discours contemplatif, conceptuel, et le discours poétique, surréaliste, et symbolique en général. En effet, il s’agit pour les deux interventions de l’esprit, d’un appel partenaire profond à la recherche d’un ensemble d’archétypes existentiels très fins de l’être social, provenant de la vie quotidienne d’une part, et de l’histoire des deux disciplines d’autre part, avec un attachement supplémentaire pour la philosophie.

Ce parachèvement incontournable se situe entre une trilogie référentielle permanente : - Le Moi -Le Monde et le Langage.

     F. Nietzsche attire notre attention à cette parenté intime entre philosophie d’une part, l’art et la littérature d’autre part en disant :

« Grand embarras de savoir si la philosophie est un art ou une science. C’est un art dans ces fins et sa production. Mais le moyen, la représentation en concepts, elle l’a en commun avec la science. » .

     René Descartes, à son tour, nous éclaire sur cette parenté, comme suit :

« Ce serait peut être surprenant de savoir que les idées profondes existent dans les écrits des poètes  plus que dans les écrits des philosophes. ». Et Jean Val disait aussi : «  En effet, il n y a pas une différence fondamentale entre la philosophie et la poésie ; je dirai même que la philosophie ne se limite pas à elle-même, car elle existe chez les poètes et les grands dramaturges, comme chez les philosophes. » 

     Dans ce sens strict, on peut dire que la philosophie est l’enveloppe conceptuelle emblématique qui règne autour de toutes les couleurs, toutes les émotions, toutes les métaphores profondes du discours littéraire et artistique, en leur offrant une sublimation existentielle exclusive. Et c’est dans ce sens même que la philosophie représente la teinte métaphysique du langage littéraire dans ses transfigurations subjectives et profondes. C’est la raison même  qui fait que toutes les grandes œuvres de la littérature mondiale sont celles qui ont su métaphoriser les concepts philosophiques en un sens d’inspiration pour toutes les cultures et toutes  les civilisations du monde, si diversifiées soient elles.  

     Le rapport entre  la littérature et la philosophie a connu dans divers moments de l’histoire une vive tension. Et en effet, c’est surtout avec le positivisme et les philosophies scolastiques que cette tension est bien flagrante.    Mais, le modèle le plus célèbre est celui de Platon qui a banni catégoriquement la poésie et les poètes, pour lui, dupeurs de la vérité, et ennemis de la méditation métaphysique, de la raison et du savoir logique.

     Et en effet, nous trouvons dans le patrimoine littéraire français un contre modèle de l’opinion platonicienne qui valorise l’inspiration à l’encontre de la méditation philosophique, sans faire allusion à la philosophie. Il s’agit de Victor Hugo qui dit ceci :

« La composition poétique résulte de deux phénomènes intellectuels, la méditation et l’inspiration. La méditation est une faculté ; l’inspiration est un don. Tous les hommes jusqu'à un certain degré, peuvent méditer : bien peu sont inspirés ».  

     Parfaitement dans la voie platonicienne, nous trouvons à l’intérieur du patrimoine philosophique arabo-musulman, cette antipathie à l’égard de la poésie. C’est ce qu’exprime Avicenne :

« La poésie doit œuvrer de l’imagination pour atteindre ces fins, c’est-à-dire l’accès à l’âme. (..).Et si on dispose de l’élément imaginaire, peut importe que le contenu est sincère ou factice, tout en sachant que se sont les paroles factices qui dominent la nature de la poésie. ».

     Il est certain que ce sont les soufis qui ont déployé les plus grands efforts pour revaloriser l’imaginaire arabe, à travers une relecture spirituelle innovante des significations esthétiques de la connaissance divine et humaine musulmane.   Et il est certain également que le soufisme comme nouvelle philosophie de l’esprit, était une source indéniable de révélation pour quelques expériences artistiques de haut niveau, dans l’histoire de la littérature arabe classique et moderne.

     Dans le but de disposer et de déconstruire le rapport complexe entre littérature et philosophie, on doit toujours se rendre compte de ce fil conducteur, ou plutôt cet espace qui unit leurs aspirations et leurs optiques communes, plus que de nous intéresser à la ligne de démarcation qui les sépare, sans négliger évidemment, la différence radicale de leurs méthodes et outils de travail. En fait, ce fil conducteur est l’écriture au sens strictement contemporain, comme intervention existentielle dans le monde, via le sujet .C’est sans doute, ce qui rassemble les philosophes, les créateurs littéraires et les artistes, en dépit des différences de ses formes, de ses rites et de ses moyens, dans leurs représentations subjectives exclusives.

     Il y a d’innombrables grands écrivains qui ont vécu des expériences modèles où se mêlent littérature et philosophie d’une manière distinctive. L’écriture en ce sens, dans ce contexte symbolique bien déterminé, est l’équivalent de l’identité de la créativité et de l’innovation, non pas l’équivalent d’une science ou discipline ou art bien défini. En un mot, l’écriture n’a pas de frontières épistémologiques stables.   

     Il s’agit dans ce sens d’une intervention ou d’un passage ontologique dans l’intérieur de l’Etre et de l’existence, ce qui n’est acquis que pour ceux qui sont aptes à réaliser un haut niveau de transcendance gnoséologique. Et Sartre, dans ses essais Situations, notamment dans Qu’est-ce que la littérature ?,  n’est pas loin de nous éclairer sur ce point en signalant que :

« L’écrivain n’est pas un écrivain parce qu’il a choisi de parler de quelques choses, mais parce qu’il a choisi d’en parler d’une manière différente. ». Nous remarquons également chez l’écrivain marocain Abdelkebir Khatibi cette orientation esthétique et ontologique, inspirée par ce mélange existentiel entre, littérature, activité artistique, et philosophie, dans sa conception de l’écriture :

« L’écriture et ses manières forment en elle même un ensemble de prise de positions analysables sur des niveaux différents envers les êtres et les choses, outre des prises de positions vis-à-vis de l’écriture elle-même (...). Je ne me considère pas en tant que penseur, ni philosophe, ni même un critique, même si j’use quelques fois un concept philosophique ou d’autre. Mais j’essaie d’aller vers le poème. »  

     En fait, le concept d’écriture est devenu aujourd’hui un choix préféré de beaucoup d’auteurs, philosophes, et théoriciens de l’œuvre artistique et littéraire, surtout depuis  cinquante ou soixante années passées, avec l’arrivée triomphante de ce champs critique qui a porté le nom d’études culturelles.

     Certainement, tous les phénomènes littéraires, voire tous les courants artistiques et critiques immanents, sont attachés à un certain profil philosophique. Nous dirons même que nous ne pouvons jamais approcher cet héritage, si diversifié et si complexe, sans un retour irréversible à la source philosophique qui émane de son langage, de ses rituels linguistiques et sémiotiques, et de son empreinte spirituelle et esthétique. En fin de compte, il s’agit d’un système bien ficelé qui se compose de tous les penchants subjectifs de l’écrivain ou de l’artiste, penchants qui se glissent subrepticement au texte en tant que représentations conscientes ou inconscientes, plus ou moins philosophiques qu’on doit démystifier ou décrypter.   

     Nul doute que la littérature, pour sa part, est fortement présente à l’intérieur des textes philosophiques. Il est certain aujourd’hui, avec la nouvelle vague épistémologique de la transdisciplinarité, basée sur ce point bien déterminé autour d’une conception optimiste, autour d’un rapprochement profond entre littérature, philosophie et sciences humaines, que la littérature représente une source riche des tendances théoriques et ontologiques des philosophes. Il suffit de faire allusion pendant les Temps Modernes à Nietzsche qui voit en la poésie l’accès le plus profond à la pensée, lui qui se distingue de son langage philosophique fragmenté et plein de métaphores et de symboles. De même, Martin Heidegger aussi avec ses préoccupations ontologiques pour comprendre les secrets existentiels du langage, outre son attachement intime aux poètes de son époque, ou G. Lukacs et E. Bloch, le premier passionné par la production romanesque et le deuxième philosophe de l’utopie et écrivain d’une prose exceptionnelle ramifiée de surréalisme et de symbolisme apocalyptique. Enfin, Friedrich Schlegel qui se montre le philosophe allégorique le plus doué d’une poésie : il se réclame transcendantal.

En effet on peut avancer que les littéraires en général, et les poètes en particulier, mieux que les philosophes, ont des compétences considérables à démystifier les grandes idées philosophiques tellement rigides et figées.

     Ceci dit, on croit que quant à l’analyse du rapport littérature/philosophie, on doit partir d’une vision plus vaste et plus équitable. Et il existe à cet égard deux orientations dominantes :

1-Primo, il s’agit d’une tendance à relativiser la philosophie en un arrière plan de la littérature et des œuvres littéraires ;

2-Secundo, il s’agit de minimiser l’essence du patrimoine littéraire à des simples reflets, ou tout au plus, à des éclairages esthétiques plus ou moins féconds des grandes idées et concepts philosophiques.

     Loin de ces deux tendances, notre colloque ne vise pas du tout une recherche des potentialités offertes pour atteindre un archétype textuel philosophico-littéraire, ou bien dissoudre toutes les frontières entre les deux activités ou disciplines ; car ce genre de présence partenarial côte à côte n’est qu’une forme parmi d’autres de ce rapport complexe que nous appelons à déconstruire.

     Ce colloque vise justement de mettre au clair les carrefours de cette rencontre souvent discrète entre littérature et philosophie, et par là aller vers l’exploration des présupposés protocoles et paramètres sous-jacents qui gèrent conceptuellement, linguistiquement et esthétiquement cette rencontre.

     Cet argumentaire, ainsi problématisé, a amplement l’intention d’étayer une approche et une analyse de plus en plus consciente de ce rapport énigmatique, en partant des questions suivantes :

-  Quelles sont les formes littéraires de la philosophie ?

-Quelles sont les formes philosophiques de la littérature ?

-Quels sont les processus a travers les quels les courants et les grandes idées philosophiques affectent les contenus et les tendances linguistiques, artistiques et esthétiques des œuvres littéraires ?

- Quels sont les contextes subjectifs et objectifs a travers les quels les orientations créatives des genres littéraires gardent un empreint sur les dispositions conceptuelles particulières des philosophes ? 

- Jusqu’à quel point on peut avancer que les critiques et les historiens sont suffisamment attentifs à ce rapport complexe entre littérature et philosophie, soit ceux qui opèrent dans le domaine de la critique littéraire et artistique, soit ceux qui traitent l’histoire de la philosophie et se préoccupent des dissertations purement théoriques ?

- Est-ce qu’il y a vraiment des critères plus ou moins confiants, qui sont aptes, épistémologiquement parlant, à dresser un paradigme, pour avoir un accès au contenu philosophique de la littérature et vice versa ?

- Est-ce qu’on a le droit de dire que le langage représente le code secret a travers lequel un philosophe accède à la littérature, ou un créateur de lettres pénètre dans le monde de la philosophie ? En d’autres termes, est ce qu’il est concevable qu’un concept philosophique tellement rigide, systématique au niveau théorique, se transforme en métaphore, et que celle-ci, bien symbolique et fragmentée, se métamorphose en un système d’idées qui revêtent des formes et des couleurs qui échappent à l’entendement et à la perception ?   

- Si on admet que la littérature comparée aujourd’hui, surtout dans quelques-unes de ses approximations méthodologiques, institutionnalisées par les efforts critiques des études culturelles, a  élargi le champs de la comparaison, en ce sens qu’il s’agit davantage du rapport entre la littérature, les arts et les diverses productions culturelles et symboliques, peut-on être confiant pour avancer une conception théorique sur la quelle se base un champ scientifique nouveau qui s’intéressera probablement de toutes les formes comparatives entre littérature et philosophie, et qu’on aura la possibilité épistémologique d’appeler  « littérature philosophique comparée » ou « philosophie littéraire comparée  »  ?

     Toutes ces questions, outre les préoccupations inhérentes, propres aux niveaux analytiques, méthodologiques et critiques, se situent au sein des axes de recherches suivants que le comité scientifique du colloque propose aux collègues chercheurs et académiciens nationaux et internationaux en vue d’y apporter d’autres questions, réponses et hypothèses.

  • Première section thématique : Vers un paradigme possible pour décrypter les divers rapports entre littérature et philosophie .Possibilité de paramétrer ces rapports à la lumière d’une référence théorique soutenable, ou au contraire on ne peut à cet égard que formuler des hypothèses plus ou moins pertinentes. L’idée de  « littérature philosophique » et de « philosophie littéraire comparée. »
  • Deuxième section thématique : L’écriture en tant que créativité artistique/littéraire et parallèlement, une forme de théorisation philosophique. L’idée de dissolution des frontières épistémologiques.- Le texte en tant que synthétisation linguistique entre la rhétorique et le concept théorique, ou plutôt entre la métaphore et l’abstraction conceptuelle. Etudes comparatifs (Textes typiques à l’appui)
  • Troisième section thématique : La question de l’intersection historique marquante entre littérature et philosophie : Etudes théoriques et analytique : Les formes des interactions-les caractéristiques-les contextes et les questions critiques…..
  • Quatrième section thématique : Archétypes d’une philosophie littéraire et d’une littérature philosophique. Etudes appliquées sur des textes de dissertation théoriques ou de production imaginaire.      

 

  • Coordonnateur du colloque : Pr. Farid Lamrini
  • Comité scientifique :
  • Pr.Farid Lamrini – Coordonnateur
  • Pr.Hassan Banhakeia
  • Pr.Abouabdessalam El Idrissi
  • Pr. Abdelhamid Youyou
  • Pr. Ali Seddiki
  • Pr. El Hossaien Farhad

 

  • Comité d’organisation :
  • Pr. Farid Lamrini  
  • Pr. Hassan Banhakeia
  • Pr.Abouabdessalam El Idrisi
  • Pr. Abdelhamid Youyou
  • Pr. Ali Seddiki
  • Pr. El Hossaien Farhad
  • Pr.Belkacem Eljattari  
  • Pr.Youssef Taghzaoui
  • Pr. Abdellatif Taliouane

- Dates importantes :

     - La date de réception des résumés est fixée au 30 Septembre 2016. Envoyer environ de 500 mots  (10 à 15 lignes) + Formulaire d’inscription dûment rempli (ci-joint) + CV abrégé.

- L'avis du comité scientifique sur les propositions acceptées sera communiqué aux auteurs au plus tard le 15 Octobre 2016.

- La réception des papiers : Texte intégral (Article) est fixée au plus tard au

28 Février 2017.

-L’avis du comité scientifique sur les papiers acceptés définitivement, sera communiqué aux auteurs, au plus tard  le 30 Mars 2017.

- La tenue du colloque  sera le Mercredi 03 et Jeudi 04 Mai 2017.

-Le comité d’organisation prend en charge le logement et la restauration des participants pendant les deux jours du colloque.

- Contact :

     -Les propositions de communication doivent être adressées au coordonnateur général du colloque, sur l’une des deux adresses  suivantes:

-Pr. Farid Lamrini,   

E-mail, farid_lamrini@yahoo.fr ,   f.lamrini@ump.ma

 

  • Format des propositions :

Les propositions de communication intégrale sous format Word, taille 12, Times New Roman (12 pages maximum, y compris la bibliographie et les illustrations) devront comprendre les éléments suivants :

1) Les coordonnées précises de l’auteur ;

2) Le titre de la communication ;

3) Le résumé ; abstract : Les mots-clés- Hypothèse de recherche-problématique principale-Méthodologie et approche probables adoptées. 

-Publication :

  • une sélection de communications sera publiée par les organisateurs, après le colloque. Elle ne concernera que les articles dont le résumé et le texte intégral auront été envoyés dans les délais, et validés auparavant par le comité scientifique.

-Les Langues du colloque :

  • Arabe, Français. Les textes rédigés en Anglais et en Espagnol sont admis, sauf que leurs présentations devront se faire en français ou en Arabe.

Royaume du Maroc

Université Mohamed Premier – Oujda

Faculté pluridisciplinaire de Nador

  • Colloque international :

Littérature et philosophie : Repérages critiques

Nador : 03-04 Mai  2017

FORMULAIRE D’INSCRIPTION

 

  • Prénom…………………………………………………..
  • Nom……………………………………………………..
  • Profession………………………………………………..
  • Etablissement d’origine…………………………………….
  • Pays………………………………………………………….
  • Adresse personnel………………………………………….
  • N° de téléphone / Fax……………………………………..
  • Adresse électronique………………………………………..
  •  Axe de recherche choisi…………………………………….
  • Intitulé de la communication…………………………………….
  •  

  • RESPONSABLE :

    Faculté pluridisciplinaire de Nador-Université Mohamed Premier-Maroc

URL DE RÉFÉRENCE: http://www.fpn.ma/

Source: Fabula
Écrire/inscrire : écritures plurielles. Du Moyen Âge au début du XIXe siècle (Strasbourg)
Posted: Thursday, July 28, 2016 - 21:06

Date d'échéance pour les propositions de communication: le 4 novembre 2016.

Depuis une trentaine d’années, considérant que tout document s’inscrit dans un contexte social, les chercheurs s’intéressent aux usages sociaux de l’écrit en s’appuyant notamment sur l’étude de sa matérialité. Sans distinguer a priori les différents types d’écrits, ils les sondent pour y découvrir la trace des activités des acteurs, tentent d’en reconstituer les conditions de production, de circulation, d’utilisation et de conservation. Ils sont souvent confrontés à des feuillets sur lesquels se trouvent réunies plusieurs écritures – que nous nommons « écritures plurielles » – et ils les analysent en fonction de leurs propres questionnements. Mais leurs interrogations ne concernent que rarement ces écritures plurielles elles-mêmes, d’où le projet d’en faire l’objet de cette journée d’études.

Les écritures plurielles résultent de l’intervention de plusieurs scripteurs et sont visibles sur un même document et/ou sur une même page. Elles ont pu être créées dans un temps court, par exemple lorsqu’un ambassadeur ajoute de sa main un post-scriptum sur une dépêche rédigée par son secrétaire, ou dans un temps plus long, dans le cas d’une chronique pour laquelle les continuateurs se succèdent au fil des décennies. Elles peuvent être le fruit d’une écriture collaborative, ou de "continuelles révisions et (...) continuations d’œuvres toujours ouvertes" (Chartier Roger, La main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur: XVIe-XVIIIe siècle, Paris, Folio, 2015, p. 18). Étudier les écritures plurielles signifie donc prendre en compte les documents écrits dans leur diversité, en se tenant à distance des catégories (écrits privés, publics), des genres (mémoires, documents nécrologiques...) et des domaines de savoir (juridique, littéraire, scientifique...) qui conditionnent trop souvent notre manière d’interpréter les textes du passé (GRIHL, Ecriture et action. XVIIe-XIXe siècle, une enquête collective, Paris, Éditions de l’EHESS, 2016, p. 9). Ainsi, un nécrologe présente à la fois un calendrier perpétuel figé par le moine qui l’a conçu et la liste des défunts qu’allongent au fil du temps les scripteurs successifs. Certains livres manuscrits ou imprimés accueillent dans leurs marges et leurs interlignes des annotations du (des) lecteur(s). On peut encore trouver, sur une dépêche ministérielle, la signature d’un ministre côtoyant l’écriture de son secrétaire, scripteur du corps du texte, ainsi que plusieurs annotations d’autres commis du bureau destinataire. Des phénomènes semblables peuvent s’observer dans une correspondance familiale où, sur une lettre qu’il a reçue de son fils, un père griffonne un accusé de réception et un résumé de sa réponse....

Étudier les écritures plurielles implique de tenir compte de leur dimension matérielle, intellectuelle et sociale, donc de considérer les documents du point de vue des scripteurs et des destinataires du document, ainsi que les opérations mises en œuvre par les uns et les autres plus que les contenus qu’ils recèlent (Jacob Christian, Lieux de savoir. 2, les mains de l’intellect, Paris, Albin Michel, 2010, p. 15). L’enjeu de cette journée consistera à saisir les activités, les gestes, les opérations, les procédures concrètes qui ont conduit à la coexistence de plusieurs écritures sur un même document ou/et sur une même page. En considérant que la forme, le support, la mise en page affectent profondément les usages des écrits, on cherchera aussi à comprendre les modalités de diffusion et d’interprétation de ces documents à plusieurs écritures ainsi que les significations que la société leur attribue.

Les écritures plurielles seront étudiées dans un cadre principalement européen (sans toutefois s’y restreindre) et dans la longue durée, du XIIe  siècle au début du XIXesiècle. Bien avant l’invention de l’imprimerie, la « révolution de l’écrit » des XIIe-XIIIesiècles fait de la société médiévale une société de l’écrit ; l’accroissement du nombre de textes, en particulier pragmatiques, et la hausse du nombre de scripteurs, notamment parmi les laïcs (membres des administrations urbaines/princières, marchands, écoliers, copistes des ateliers urbains, etc.) engendre aussi la multiplication de documents donnant à voir des écritures plurielles. Le tournant des XVIIIe et XIXe siècles se définit quant à lui par un double mouvement qui affecte également les écritures plurielles : d’une part le souci accru de l’individualisation de l’écriture, l’émergence du droit d’auteur, le sacre de l’écrivain, et d’autre part la révolution de la bureaucratie et le foisonnement du papier, dans l’administration par exemple.

Quelques grandes thématiques pourront être explorées:

  • les implications des écritures plurielles en termes de relations interpersonnelles entre les scripteurs : y-a-t-il écriture collaborative, collective, expression d’une hiérarchie, de conflits ?
  • les modalités pratiques de production d’écritures plurielles, les interactions entre différents stades d’écritures, les jeux d’écriture qui visent à homogénéiser le document ou a contrario à rendre visibles les différentes mains.
  • le statut d’auteur/scripteur dans le cas d’écritures plurielles, les  relations entre écriture et propriété intellectuelle.
  • les  rapports des écritures plurielles aux normes, aux modèles.
  • la présence des écritures plurielles ou leur devenir dans les copies.
  • les modalités de publication, de diffusion, de circulation des écritures plurielles.
  • les modalités de réception et de lisibilité des écritures plurielles.
  • les rapports entre manuscrit et imprimé.

 

Au-delà de la diversité des documents, de la diversité de leur lieu et de leur milieu de production, cette journée d’études entend ainsi saisir les évolutions et les caractéristiques communes des écritures plurielles, et peut-être dégager des méthodes d’analyse qui permettent de les saisir dans toutes leurs nuances grâce à un dialogue interdisciplinaire mené par des chercheurs d’horizons différents (historiens, paléographes, philologues, littéraires, etc.).

 

Organisation : Juliette Deloye et Anne Rauner (Université de Strasbourg, EA 3400 ARCHE)

 

Lieu et date : Université de Strasbourg, vendredi 9 juin 2017.

 

Comité scientifique (Université de Strasbourg) :

Thomas Brunner (EA 3400 ARCHE), Laurence Buchholzer (EA 3400 ARCHE), Isabelle Laboulais (EA 3400 ARCHE), Jean-Charles Monferran (EA 1337 Configurations littéraires), Emmanuelle Sempère (EA 1337 Configurations littéraires), Benoît Tock (EA 3400 ARCHE).

 

Envoi des propositions de communication :

Les propositions de communication, qui ne doivent dépasser 300 mots, sont à envoyer, accompagnées d’un curriculum vitae, à l’adresse suivante : ecritures.plurielles@gmail.com au plus tard le 4 novembre 2016.

ADRESSE

Université de Strasbourg

 

Poétique et imaginaire de l'enfermement (Chameaux 11)
Posted: Thursday, July 28, 2016 - 21:01

Jeunes chercheurs; date limite le 20 décembre 2016.

Pour son onzième numéro, la revue littéraire Chameaux, destinée à accueillir les articles de jeunes chercheurs (maîtrise, doctorat et postdoctorat) en études littéraires, souhaite ouvrir un espace de réflexion sur les prisons et les enfermements quels qu'ils soient, dans la production de langue française du Moyen Âge à nos jours. En effet, la prison est depuis longtemps un lieu privilégié de la production littéraire, qu’elle soit fictionnelle ou non, et a donné naissance à tout un ensemble de motifs, poétiques, postures, imaginaires, etc., que nous nous proposons d'explorer.

La prison influence la manière dont le monde est perçu, décrit et représenté, elle en détermine en effet tout le cadre spatial. Le cadre temporel y est aussi singulier en ce qu’il place un narrateur ou un protagoniste en dehors du temps quotidien et collectif. Le point de vue sur l’extérieur en vient souvent à reconfigurer la perception du présent subjectif, joignant à la limitation physique une liberté nouvelle de l’esprit et des idées – la prison stimule l’acte de l’écriture. La créativité du captif permet une prise de distance inusitée qui renouvelle le regard sur le monde, et bien qu’elle puisse être un frein à l’écriture, elle l'encourage néanmoins par son pouvoir d'émancipation. La peur engendrée dans ce cas va de pair avec une fictionnalisation du réel en tant que récit de survivance ou de postérité (littéraire et humaine). Le présent fait soit appel au futur, soit appel à l’aliénation d’un présent lancinant. Dans plusieurs cas, on conçoit que l’emprisonnement, par le biais d’une posture littéraire provoquée ou non, c’est-à-dire fictive ou non, mène à une désillusion face au présent. Si la captivité encourage bien souvent la réflexivité des auteurs, elle entraîne parfois une forme de désinvolture. On peut ici penser au Cardinal de Retz ou encore à Bussy-Rabutin qui, dans leurs Mémoires respectifs, mêlent leurs misères et la dénonciation de l'injustice de leur sort à une forme d'ironie et de détachement, faisant montre de ne pas se laisser atteindre par leur captivité.

Aussi, chez plusieurs essayistes et romanciers québécois, prenons Joseph-Guillaume Barthe, poète et patriote enfermé lors des Rebellions de 1837, ou Gérald Godin, poète et homme politique arrêté en octobre 1970, on remarque une tendance à faire de la prison un lieu de l’entre-deux : au moment d’écrire un journal en prison, ceux-ci prennent une distance face au drame collectif en vivant intimement le drame de leur emprisonnement. Arrimant de manière surprenante l'enfermement à la libération intellectuelle et littéraire, les auteurs voient s’enclencher un décloisonnement littéraire au moment même de l’emprisonnement physique.

La prison peut aussi s'envisager dans les rapports qu'elle entretient avec d'autres thèmes : l'amour en est un particulièrement évident. Il n'y a qu'à penser au motif médiéval de la prison d'air, tel qu’il s’incarne notamment dans l'épisode de la Joie de la cour qui clôt le roman Erec et Enide de Chrétien de Troyes en lui offrant une ultime résolution. Le motif de la prison d'air permet ici de réconcilier les armes et l’amour dans la vie du chevalier en palliant le déséquilibre initial. Néanmoins, tous les amoureux qui cherchent à tenir l'être aimé en captivité ne connaissent pas une fin aussi heureuse que dans ce roman arthurien. Pensons entre autres à La Prisonnière, le cinquième tome d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, où le narrateur, faute de pouvoir véritablement sonder le cœur d'Albertine, cherche à en contrôler le corps en la gardant chez lui. Or, si dans cet exemple la captivité rendait impossible le plein épanouissement de l'amour, le motif de la prison heureuse de La Chartreuse de Parme inverse complètement ce rapport. En effet, Fabrice del Bongo, parce qu'il peut observer Clélia du haut de la tour Farnèse, connaît ironiquement le bonheur en prison, allant jusqu'à y préférer son séjour à la liberté.

La notion de captivité pourra être explorée de manière plus abstraite, plus éloignée du lieu même de la prison, que ce soit une cyclicité dans laquelle un personnage serait emprisonné, ou encore dans tout autre phénomène qui pourrait s'y apparenter. En gardant à l’esprit que la prison est un lieu pluriel et un lieu de retrait particulièrement fécond, il s’agira, pour ce onzième numéro de la revue Chameaux, de montrer de quelle(s) façon(s) l'enfermement peut se constituer en un enjeu littéraire à part entière.

Les contributions devront prendre la forme d’analyses (ton universitaire) ou d’essais (ton plus personnel) ; elles sont attendues pour le 20 décembre 2016. La parution du onzième numéro est prévue pour le printemps 2017. Vous pouvez soumettre vos contributions en ligne ou nous les faire parvenir à l'adresse suivante : chameaux@lit.ulaval.ca. N’hésitez pas à nous écrire à cette adresse si vous souhaitez obtenir plus d’informations. Nous vous invitons également à conformer votre texte au protocole éditorial de la revue avant de le soumettre. Veuillez prendre note que les propositions d’articles ne seront pas évaluées, mais seulement les textes entiers.

Alexandra Guité-Verret (Université de Montréal)

Louis Laliberté-Bouchard (Université McGill)

http://revuechameaux.org

Source: Fabula

CfP, Graduate conference: "The Fine Art of Lying: Disguise, Dissimulation and Counterfeiting in Early Modern Culture"
Posted: Thursday, July 28, 2016 - 20:51

Florence, 7 April 2017. Proposals due 31 October 2016.

The 2017 IASEMS Graduate Conference at The British Institute of Florence is a one-day interdisciplinary forum open to PhD students and researchers who have obtained their doctorates within the past 5 years.

Dissimulation is but a faint kind of policy, or wisdom; for it asketh a strong wit, and a strong heart, to know when to tell truth, and to do it. Therefore it is the weaker sort of politics, that are the great dissemblers! (Francis Bacon, “Of Dissimulation”)

Throughout history the question of what a lie is and whether it is wrong to lie has been the subject of a lively debate among Western philosophers and theologians. In antiquity, lying has been often stigmatized and condemned on religious, moral and legal bases: it is a sin, a transgression, a criminal offense and therefore intrinsically wrong and morally reprehensible. Contrary to this absolutist position, held by philosophers such as Augustine and Kant, the utilitarian perspective, put forth by Bentham and Mill in the nineteenth century and expanded by J.L. Austin in the twentieth century, proposes that the concept of lying and its moral implications are context dependent and defined by social conventions. The aim of the conference is to explore lying and related concepts such as falsehood, deceit, disguise, dissimulation, counterfeiting, the role they have and the values they entail in early modern culture.

Discussions on lying also imply a range of other issues and questions concerning truth, its attainability and the meaning of its attainment; and notions of trust, faith, belief. During the conference we want to reflect on these topics and also explore creative ways of eluding the prohibition of lying through linguistic and rhetorical strategies such as, for instance, equivocation and amphibology. We welcome contributions addressing (but not necessarily restricted to) the following topics:

  • The confession and condemnation of lies
  • Justifications for lying
  • Lying to enemies, liars
  • Lies protecting family, friends and the public good
  • White lies
  • Dissimulation of religious belief and unbelief
  • Counterfeiting and propaganda
  • The use of dissimulation in politics
  • Truth and falsehood in early modern news
  • Metatheatre and embedded plays
  • Disguise on early modern stage and in prose fiction
  • Literary dissimulation and its linguistic implication

Candidates are invited to send a description of their proposed contribution according to the following guidelines: Please provide name, institution, contact info, title and a short abstract of the proposed contribution (300 words for a 20-minute paper), including a short bibliography. Abstracts are to be submitted by 31 October 2016 by email to ilaria.natali@unifi.it. All proposals will be blind-vetted. The list of selected papers will be available by 30 November 2016. Each contribution is to last no longer than 20 minutes and is to be presented in English; candidates whose first language is not English are kindly asked to have their paper revised by a native speaker. Participants will be asked to present a final draft of the paper two weeks before the Conference.

SELECTED SPEAKERS WHO ARE IASEMS MEMBERS CAN APPLY FOR A SMALL GRANT. PLEASE CONTACT ALESSANDRA PETRINA AT alessandra.petrina@unipd.it and LAURA TOSI AT tosilaur@unive.it.

Source: RSA

CfP: New book series, Renaissance History, Art & Culture
Posted: Thursday, July 28, 2016 - 20:43

General Editors: Christopher Celenza; Samuel Cohn, Jr.; Andrea Gamberini; Geraldine Johnson; and Isabella Lazzarini.

This series investigates the Renaissance as a complex intersection of political and cultural processes that radiated across Italian territories into wider worlds of influence, not only throughout Western Europe, but into Eastern Europe, the Middle East, Asia, the Indian subcontinent and the Americas. It is alive to the best writing of a transnational and comparative nature and crosses canonical chronological divides. The intent of the series is to spark new ideas and encourage debate on the meanings, extent and influence of the Renaissance within Europe, broadly defined, and the wider world. It encourages engagement by scholars across disciplines—history, literature, art history, musicology, and even the social sciences—and focuses on ideas and collective mentalities as social, political, and cultural movements that shaped a changing world from ca. 1250 to 1650.

For more information, or to submit a proposal, please contact one of the acquisitions editors: Tyler Cloherty, tcloherty@arc-humanities.org, or Erika Gaffney, Erika.Gaffney@arc-humanities.org. Or, visit http://en.aup.nl/series/renaissance-history-art-and-culture.

Source: RSA

New Publications

Theatre in Saint-Domingue, 1764-1791, Haitian Creole version, website and database
Posted: 2 May 2020 - 10:09

In March 2018, we launched the bilingual (English-French) website and database: Theatre in Saint-Domingue, 1764-1791. 

Today, I am delighted to announce the launch of a new Haitian Creole version of both the website and the database.  The French and English versions have also been updated.  This phase of the project was made possible thanks to the support of the University of St Andrews.

https://www.theatreinsaintdomingue.org

 

Nan Mas 2018, nou te lanse sit wèb ak baz done bileng (franse-angle): Teyat Nan Sendomeng, 1764-1791.

Jodi a, mwen kontan nèt anonse lansman nouvo vèzyon an Kreyòl sit wèb la ansanm ak baz done an. Nou te tou profite revize vèzyon franse ak angle yo. Pati sa a nan pwojè a te realize gras a sipò Inivèsite St Andrews nan peyi Lecòs.

https://www.theatreinsaintdomingue.org

 

En mars 2018, nous avons lancé le site web et la base de données bilingues (français-anglais) : Les spectacles à Saint-Domingue, 1764-1791. 

Aujourd’hui j'ai le plaisir d’annoncer le lancement d’une version complète du site et de la base de données en créole haïtien.  Nous avons également mis à jour les versions anglaise et française.  Cette partie du projet a pu être réalisée grâce au soutien financier de l’université de St Andrews.

https://www.theatreinsaintdomingue.org

 

Julia Prest, Professor of French and Caribbean Studies, University of St Andrews

 

 

Inqualifiables fureurs. Poétique des invocations inspirées aux XVIe et XVIIe siècles, dir. A.-P. Pouey-Mounou
Posted: 30 Apr 2020 - 10:26

Classiques Garnier, 2019. ISBN: 978-2-406-09031-1. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09033-5. 435 p. 39€.

Cet ouvrage étudie la façon dont les poètes des xvie et xviie siècles qualifient les divinités inspiratrices, ainsi que les arrière-plans savants de leurs invocations, afin d’analyser les revendications poétiques dont celles-ci sont porteuses, de l’Italie et de la France au Nord de l’Europe.

https://classiques-garnier.com/inqualifiables-fureurs-poetique-des-invocations-inspirees-aux-xvie-et-xviie-siecles.html

Patrick Goujon, Les Politiques de l’âme. Direction spirituelle et Jésuites français à l’époque moderne
Posted: 30 Apr 2020 - 10:21

Classiques Garnier, 2019. ISBN: 978-2-406-09291-9. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09293-3. 212 p. 29€.

L’ouvrage éclaire la direction spirituelle des jésuites français à l’époque moderne. En introduisant la littérature de dévotion dans les conversations spirituelles, les Jésuites ont transformé le modèle d’Ignace de Loyola de subjectivation en une pratique d’assujettissement.

https://classiques-garnier.com/les-politiques-de-l-ame-direction-spirituelle-et-jesuites-francais-a-l-epoque-moderne.html

Appropriations de Corneille, dir. Myriam Dufour-Maître
Posted: 23 Apr 2020 - 14:19

http://publis-shs.univ-rouen.fr/ceredi/index.php?id=797.

Faisant suite aux collectifs Corneille après Corneille[1], Corneille des Romantiques[2], Pratiques de Corneille[3], et Héros ou personnages ? Le personnel du théâtre de Pierre Corneille[4], ce nouvel ouvrage examine plus largement la place de Corneille dans la culture, les multiples façons dont les époques successives se sont emparées de son œuvre, ont construit sa figure d’auteur, son nom, et les ont incorporés non seulement à la vie même des lettres, mais aussi de la langue, de la cité, de la nation, de l’imaginaire collectif. Le terme d’« appropriation » voudrait rendre compte de cette activité protéiforme et transformatrice par laquelle un auteur et son œuvre deviennent « nôtres ».

Les vingt-deux contributions du volume lancent ainsi des coups de sonde dans un immense corpus rayonnant en tous sens autour de Corneille, qui comprend les interventions sur le texte cornélien (coupes, censures, extraits, réécritures), les imitations, suites, pastiches, parodies et travestissements, les adaptations, hybridations, narrativisations, les traductions, les apparats critiques et démarches didactiques, mais aussi la masse immense des pièces de circonstance, dramatiques ou lyriques, qui ont célébré Corneille et son œuvre, les commémorations et les « fêtes à Corneille », les maisons-musées, la publicité, etc. : autant de façons de lire, d’interpréter, mais aussi d’entretenir avec l’auteur, sa figure et son œuvre une relation constituante de valeurs et d’identité(s), un lien affectif et un dialogue créateur.

Menacée par la révérence autant que par la déshérence, la réception des classiques appelle des transactions multiples entre le texte-source et ses recréations, conçues comme autant de relances de la relation esthétique, au sens premier, en même temps qu’un dialogue avec l’ensemble de l’héritage interprétatif. À la fois amoureuse et analytique, l’appropriation ainsi dialectisée fait écho à l’éthique de la poétique cornélienne, où l’admiration (la surprise donc, le choc quasi physique) se trouve contrebalancée par le retour réflexif attendu du spectateur.

S’approprier une œuvre exige enfin – et c’est l’essentiel peut-être – que, nous heurtant avec courage à l’énigme qu’elle nous oppose, nous lui permettions aussi de s’emparer de nous et de nous modifier.

Myriam Dufour-Maître

CEREdI, Université Rouen-Normandie

 

Table des matières

Myriam Dufour-Maître,  Remerciements

Le Festival Corneille de Barentin (1956-1975) et le Mouvement Corneille

Myriam Dufour-Maître,  Introduction

 

RÉCEPTIONS CRÉATRICES

Mises en scènes et actualisation

Sylvain Ledda,  Polyeucte, ou comment mettre en scène la violence ?

Hélène Merlin-Kajman,  Comment déterminer ce qui est « religion » en littérature ? Réflexions à partir du cas de Polyeucte de Corneille

Liliane Picciola,  De la « seconde Médée » à la « mamma souveraine […] suscitant l’horreur et le rire » : Rodogune au Petit Montparnasse en 1997

Jacques Téphany,  Corneille, l’autre fondateur du TNP

Réécritures, adaptations ou « inadaptations »

Roxane Martin,  Horace à l’épreuve des révolutions : les remaniements du texte et l’édification d’un Corneille patriote (1789-1799 vs 1848)

Claire Carlin,  L’Illusion comique sur la scène du monde anglophone, entre traduction et « adaptation libre »

Cécilia Laurin,  L’Illusion comique, « entre Platon et Hollywood » ? Du théâtre du monde au cinéma du monde : autour du film Illusion de M. A. Goorjian

Julia Gros de Gasquet,  Filmer L’Illusion comique, réécrire Corneille ? À propos du film de Mathieu Amalric à la Comédie-Française (2010)

Noëmie Charrié,  Le rêve d’une réappropriation : Othon sur les écrans

Jean-François Lattarico,  De l’Horace (1641) à l’Orazio (1688). Prémisses de la réforme dans le premier dramma cornélien per musica

Sarah Nancy,  Le Cid de Massenet, Gallet, d’Ennery et Blau : une appropriation amoureuse

Entre la lettre et l’esprit

Judith le Blanc,  « Foire ! l’unique objet de mon ressentiment ! » : appropriations parodiques de Corneille aux xviie et xviiie siècles

Françoise Court-Perez,  Gautier et la langue de Corneille : Le Capitaine Fracasse, un « ricochet qui fait bouquet »

 

LES DISCOURS D’APPROPRIATION

La critique et l’histoire littéraire

Mariane Bury,  Le Corneille des historiens de la littérature au xixe siècle

Michal Bajer,  Les contextes de la traduction. L’établissement de la tradition cornélienne en Pologne au tournant romantique : discours critique, pratiques éditoriales, péritextes

Lise Forment,  Roland Barthes, Sans Corneille : les « résons » politiques d’un silence critique

Bénédicte Louvat , « L’invention » du dilemme cornélien

Jean-Yves Vialleton , Les exemples rhétoriques empruntés à Corneille et la construction de la mémoire collective

L’enseignement

Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval,  Un Corneille à l’usage de la jeunesse au tournant des xviiie et xixe siècles : quelques jalons

Beate Langenbruch,  Corneille, auteur de concours

Hélène Bilis,  Corneille aux États-Unis, ou quel « auteur classique » pour les campus américains ?

Appropriations de l’auteur

Marie-Clémence Régnier  Appropriations littérales et littéraires de Pierre Corneille en sa maison de Petit-Couronne : l’exemple du livre d’or du musée

 

[1] Corneille après Corneille, 1684-1791, Myriam Dufour-Maître [dir.], xviie siècle n° 225, octobre 2004.

[2] Corneille des romantiques, Florence Naugrette et Myriam Dufour-Maître [dir.], Rouen, PURH, 2006.

[3] Pratiques de Corneille, Myriam Dufour-Maître [dir.], Rouen, PURH, 2012.

[4] Héros ou personnages ? Le personnel du théâtre de Pierre Corneille, Myriam Dufour-Maître [dir.], Rouen, PURH, 2013.

Devises héroïques et galantes pour la Cour du Roi-Soleil, éd. J.-M. Chatelain & A. Jammes
Posted: 14 Apr 2020 - 20:08

Éditions des Cendres, 2020. ISBN 978-2-86742-296-6. 320 p. 95€.

Exceptionnel fac-similé d’un manuscrit jusqu’ici inconnu, présentant 114 devises calligraphiées et peintes au siècle de Louis XIV reproduites  au format avec le plus grand soin et sur un papier choisi. Cette édition met ainsi en lumière trois arts à leur sommet au dix-septième siècle, celui de l’invention de devises et madrigaux célébrant tel ou tel personnage de rang, celui de l’enluminure, enfin celui de la calligraphie.

Les commentateurs du livre manuscrit, André Jammes et Jean-Marc Chatelain, dans leurs textes d’accompagnement remettent au premier plan par leurs recherches approfondies trois personnages oubliés : l’écrivain François Clément, le peintre Pierre-Paul Sevin, le calligraphe Charles Gilbert. Une découverte…

http://www.lescendres.com/livre/devises-heroiques-galantes