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Calls for Papers and Contributions

New book series, Gendering the Late Medieval & Early Modern World
Posted: Sunday, May 22, 2016 - 16:20

Amsterdam University Press

This series provides a forum for studies that investigate the themes of women and gender in the late medieval and early modern world. The editors invite proposals for book-length studies of an interdisciplinary nature, including but not exclusively, from the fields of history, literature, art and architectural history, and visual and material culture. Consideration will be given to both monographs and collections of essays. Chronologically, we welcome studies that look at the period between 1400 and 1700, with a focus on Britain, Europe and Global transnational histories.

We invite proposals including, but not limited to, the following broad themes: methodologies, theories and meanings of gender; gender, power and political culture; monarchs, courts and power; construction of femininity and masculinities; gift-giving, diplomacy and the politics of exchange; gender and the politics of early modern archives and architectural spaces (court, salons, household); consumption and material culture; objects and gendered power; women’s writing; gendered patronage and power; gendered activities, behaviours, rituals and fashions. For more information, or to submit a proposal, visit this page: http://en.aup.nl/series/gendering-the-late-medieval-and-early-modern-world or contact Erika Gaffney, Senior Acquisitions Editor, at Erika.Gaffney@arc-humanities.org.

New Book Series, Visual & Material Culture, 1300–1700
Posted: Sunday, May 22, 2016 - 16:15

Amsterdam University Press

Series editor: Dr. Allison Levy, http://www.allisonlevy.com/

A forum for innovative research on the role of images and objects in the late medieval and early modern periods, Visual and Material Culture, 1300–1700 publishes monographs and essay collections that combine rigorous investigation with critical inquiry to present new narratives on a wide range of topics, from traditional arts to seemingly ordinary things. Recognizing the fluidity of images, objects, and ideas, this series fosters cross-cultural as well as multi-disciplinary exploration. We consider proposals from across the spectrum of analytic approaches and methodologies.

For more information visit our website (http://en.aup.nl/series/visual-and-material-culture-1300-1700) or Facebook page (https://www.facebook.com/VMCseries/?fref=ts&ref=br_tf) or to submit a proposal, please contact Erika Gaffney, Senior Acquisitions Editor, at Erika.Gaffney@arc-humanities.org.

Reception, Reputation and Circulation in the Early Modern World, 1500–1800
Posted: Sunday, May 22, 2016 - 16:08

Moore Institute, National University of Ireland, Galway
22–25 March 2017

Abstracts due 19 September 2016

This international conference will bring together scholars working on the reception of texts, the reputations of authors and individuals, and the circulation of people and things in the early modern world. Possible questions and topics might include, but are not limited to: How did texts circulate in the early modern world? How were authorial reputations fashioned? How did gender affect the reception and/or circulation of texts? How did circulation forge religious, scientific, or social networks? How did cross-cultural encounters affect the circulation of texts, ideas, reputations, people, and goods across national and linguistic boundaries? How were texts and authors received through media such as embroidery, artwork, or musical settings? How can materiality affect reception? What can quantitative methodologies tell us about textual transmission and/or authorial or personal reputations? How can digital scholarship help us understand networks of circulation and influence? We invite proposals (max. 200 words) for 20-minute papers. To submit an abstract, complete the webform at http://recirc.nuigalway.ie/conference2017 by Monday 19 September 2016.

ADEFFI 2016, 18eme colloque annuel, "Obeissance." University College Cork. Date limite: 15 juin 2016.
Posted: Monday, May 16, 2016 - 17:15

Association des Études Françaises et Francophones d’Irlande

 

ADEFFI 2016 – 18ème Colloque Annuel

 

OBÉISSANCE

 

University College Cork (14-15-16 Octobre 2016)

 

 Intervenant principal: M. Yves Ansel

 

 Pour son 18ème colloque, l’ADEFFI a retenu cette année le thème ‘Obéissance’.

Les pistes de réflexion ci-dessous sont données à titre indicatif.

 

Maîtres et serviteurs

Autorité et citoyenneté

Travail-Famille-Patrie

Relations parents-enfants

Esclavage, servage, liberté

Soumission, insoumission

Déférence, vénération, respect

Moquerie, mépris, blasphème

Religions, laïcité

Révolte, révolution, soulèvement, désobéissance

Contraintes, obligations, responsabilité

Habitus, habitudes, coutumes

Autorité, auteur

Jugement, justice

Droit, lois, législation, règles, normes

 

 

Les propositions de communication, rédigées en français ou en anglais sous la forme d’un résumé de 300 mots maximum (format MS Word), doivent être envoyées par courriel à adeffi.conference@yahoo.ieavant le 15 juin 2016.  

 
 
Le mariage dans l’Europe méditerranéenne de la fin du Moyen Âge à nos jours
Posted: Saturday, May 7, 2016 - 14:32
Athènes, 21-22 septembre 2017. Propositions avant le 1er juillet 2016.

Argumentaire

L’histoire sociale du mariage s’est fortement éloignée depuis quelques décennies de la seule problématique démographique de la mesure de la nuptialité (âge au mariage, célibat définitif) et de ses facteurs explicatifs, enjeux qui ont concentré l’attention des historiens lors des premières décennies de développement de la démographie historique.

Dans le cadre de cette rencontre internationale, nous nous proposons d’aborder l’histoire du mariage dans des perspectives renouvelées, mêlant démographie historique, histoire de la famille, histoire sociale, histoire religieuse et politique, anthropologie historique du rituel de mariage, histoire du droit.

Le champ de l’histoire de la famille a depuis ses origines dans les années 1960-1970 pris une orientation très internationale, fruit de l’action de chercheurs ayant un souci marqué du comparatisme (par exemple, Peter Laslett) et de la mise en place d’institutions et réseaux de recherches dépassant le cadre national ou du moins favorisant le dialogue entre les historiographies des différents pays européens (Société de démographie historique ; réseau « Family/Demography » de l’European Social Science History Conference). Sans nier la spécificité des parcours régionaux ou nationaux, bien au contraire, il est un fait que la compréhension des évolutions de la famille en Europe s’enrichit grandement de la mise en perspective des mutations locales. Ce colloque se fixe en conséquence comme objectif prioritaire de contribuer à un dialogue des différentes expériences nationales ou infra-nationales.

L’espace choisi comme référence sera l’ensemble des pays du pourtour européen de la Méditerranée et de la Mer Noire. Dans ce cadre spatial, se superposent différentes oppositions dont la littérature scientifique discute depuis longtemps la pertinence en matière d’histoire ou de sociologie de la famille : l’opposition Est/Ouest pour commencer, que l’on peut décliner à divers niveaux, par exemple entre Europe catholique et de la Réforme et Europe orthodoxe, cette dernière pouvant être aussi rapprochée de la zone de domination ottomane jusqu’au XIXesiècle, mais aussi entre Europe des démocraties populaires (sous influence soviétique directe, ou plus autonomes comme la Yougoslavie ou l’Albanie) et Europe atlantiste (Grèce et Turquie comprise), ou encore entre les deux Europes situées de part et d’autre de la ligne Trieste-Saint-Pétersbourg censée définir, depuis John Hajnal, deux modèles familiaux différents.

Au-delà de ces lignes de fractures supposées, d’autres éléments plaident en faveur d’une certaine unité. Les pays européens composant le pourtour méditerranéen ont souvent été décrits, sur le plan anthropologique, comme ayant connu des évolutions du mariage plus tardives à l’époque contemporaine par rapport à l’Europe du Nord. En histoire de la famille ou en anthropologie historique, un grand nombre de chercheurs s’interrogent sur la réalité d’un modèle familial « méditerranéen », qui serait marqué notamment par une implication forte de la parenté dans la vie sociale et familiale, un certain conservatisme des mœurs, et un individualisme moindre que dans l’Europe du Nord-Ouest. Cette idée, qui émerge dès les premiers travaux de l’Ecole de Cambridge, a été longuement discutée par des chercheurs issus des pays méditerranéens (voir, pour l’Italie, les travaux de Pier-Paolo Viazzo), mais elle a trouvé depuis deux décennies un renouveau sensible grâce aux analyses démographiques contemporaines comparant Europe du Sud et Europe du Nord au sein de l’Union européenne, notamment sur le plan des interactions intergénérationnelles (voir les travaux de David Reher).

Mais on peut également signaler d’autres parallélismes en envisageant la question du mariage du point de vue de son rapport aux formes du pouvoir étatique. Il est un fait que la plupart des pays de la zone ont connu au cours du XXe siècle, de manière durable, à l’exception du cas français, différents régimes de type autoritaire (franquisme, fascismes, communisme, ou encore dictature des colonels dans le cas grec), en tout état de cause, un développement tardif et fragile de la démocratie libérale. Ceci n’a, semble-t-il, pas été sans conséquence du point de vue de l’histoire de la famille, et plus précisément de l’histoire du mariage, et pas seulement du point de vue des évolutions législatives.

Thèmes des sessions

a)      Mariages civils vs mariages religieux.

Le mariage est le lieu d’un conflit ou du moins d’une concurrence entre instances régulatrices, en particulier les Eglises et l’Etat. L’historiographie tend à privilégier un récit historique mettant en scène les acteurs institutionnels et s’interroge sur la mise en place des différents modèles législatifs. Rappelons que trois grands types de mariages civils peuvent être distingués : le mariage civil « subsidiaire » offert aux seuls couples qui n’ont pas accès au mariage religieux, seule union normalement reconnue par le droit étatique ; le mariage civil « optionnel » ouvert à tous les couples ne souhaitant pas célébrer leur union devant une autorité religieuse, le mariage religieux étant reconnu par le droit étatique ; le mariage civil « obligatoire », exigé de tous les couples désirant se marier pour être valide selon le droit, mais sans que cela n’empêche par la suite une cérémonie religieuse si les couples le désirent. Toutefois le recours aux différents types de cérémonies, le choix de se passer de l’une ou de l’autre, dans le contexte des législations existantes, doivent aussi être analysés et interprétés au niveau du terrain, c’est-à-dire des individus et des familles. Il s’agit de comprendre le jeu des acteurs entre ces deux formes qui peuvent être ou non exclusives l’une de l’autre. Par exemple, on pourra s’interroger sur la manière dont les acteurs se jouent des écarts en matière d’interdits entre législation civile et législation religieuse.

b)      Divorces et séparations.

Ce thème est relativement sous-traité en démographie historique, souvent laissé aux historiens du droit ou abordé essentiellement sous l’angle des procédures judiciaires civiles et religieuses. Une approche s’inscrivant dans une perspective d’histoire sociale ou de démographie historique serait bienvenue. Elle permettrait de mieux replacer dans le temps long le phénomène « contemporain » des ruptures d’unions. Sans entrer trop avant dans une histoire des législations nationales, on s’intéressera à la manière dont les couples se sont appropriés ou non les différents outils juridiques mis à leur disposition ou ont au contraire cherché à les contourner.

c)      Les mariages mixtes.

Les mouvements de populations contemporains, les migrations de masses qui affectent aujourd’hui de nombreux pays européens, et la mise en tête des agendas politiques dans les pays concernés des questions d’intégration ou d’assimilation ou encore de cohabitation religieuse sur des territoires ayant connu (apparemment, tout au moins) une certaine unité ethnique ou religieuse jusqu’à ces dernières décennies (ou qui du moins étaient officiellement proclamées), ont relancé de manière saisissante l’intérêt du monde académique pour la problématique des mariages mixtes, compris comme mariages interconfessionnels et/ou interethniques. Il suffit de citer ici le récent ouvrage Intermarriage throughout History, publié par Marius Eppel, Luminita Dumanescu et Daniela Iarza (Cambridge, 2014). Un regard historique de longue durée et la prise en compte des différentes approches nationales offrent d’évidence une source de réflexion utile. Les historiens savent que ces questions de mariages mixtes ont en effet mobilisé les sociétés anciennes presque autant que les contemporaines. La zone méditerranéenne et l’Europe balkanique, carrefour de communautés religieuses, territoires d’extension de diasporas, espace de déplacements plus ou moins forcés de populations, mais aussi de repeuplement, en fournissent une parfaite illustration.

d)      La ritualisation du mariage.

Le mariage est aussi une cérémonie et un processus rituel, dont les logiques fluctuent selon les pays, les Églises, les milieux, le contexte politique. Les évolutions historiques de la ritualisation matrimoniale constitueront le cœur de la session, mais on pourra aussi se concentrer sur la mise en scène de la parenté, des amis, du voisinage, des réseaux sociaux dans les rites nuptiaux. Sans entrer dans une histoire économique de l’alliance et, par exemple, de l’endogamie sociale et professionnelle, on s’intéressera à l’économie du mariage et de sa cérémonie. Les cadeaux de mariage, mais aussi les éléments du trousseau tels que les contrats de mariage les décrivent, permettent d’entrevoir certaines dimensions rituelles et symboliques du mariage. Disposer d’approches comparatives concernant les modalités de paiement des dots, la composition des trousseaux, les objets rituels qu’ils contiennent  serait souhaitable.

Plus largement, pour analyser l’organisation des cérémonies religieuses ou civiles et leurs évolutions, et celles des fêtes qui entourent la cérémonie elle-même, on privilégiera des approches comparatives ou les contextes d’unions mixtes sur le plan ethnique ou religieux qui sont les plus à mêmes de mettre en évidence les spécificités de chaque rite.

Calendrier et dispositions pratiques de l’appel

Les propositions (titre, résumé d’une page maximum, bref CV) devront parvenir en français, grec, italien, espagnol ou anglais par mail (cf. plus bas) aux organisateurs

avant le 1er juillet 2016

Elles seront examinées et évaluées par les organisateurs du colloque, faisant fonction de comité scientifique. La sélection des communications sera communiquée aux proposants avant le 1er octobre 2016.

Format :

Le colloque se déroulera sur deux jours et comportera quatre sessions successives (pas de sessions parallèles), chacune de 4 ou, à la rigueur, 5 papiers. On pourra accepter des présentations dans trois langues : grec, français, anglais. Un résumé conséquent et un powerpoint détaillé dans une autre langue que celle d’exposition seront exigés de manière à garantir une compréhension générale des communications.

Chaque session comportera un ou deux discutants pour  commenter les communications. Les textes seront donc attendus pour le 1er aout 2017 pour permettre aux discutants de préparer les séances et aux différents intervenants de lire en avance leurs contributions respectives.

Le colloque fera l’objet d’une publication plurilingue en Grèce.

Institutions mobilisées

Le colloque est organisé par l’université d’Athènes, avec le soutien de l’Ecole française d’Athènes, du Centre de recherches historiques (unité mixte de recherches CNRS/Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), du Centre Roland Mousnier (unité mixte de recherches CNRS/université Paris-Sorbonne).

Le colloque est également soutenu par la Société de Démographie Historique, principale société savante européenne dans ce champ thématique.

Comité scientifique et d’organisation

  • Fabrice Boudjaaba, historien de la famille à l’époque moderne et contemporaine, chargé de recherches au CNRS, au CRH (EHESS), secrétaire général de la Société de Démographie Historique ;
  • Eugenia Bournova, professeur en histoire économique et sociale contemporaine au Département de Sciences Economiques à l’Université d’Athènes ;
  • Michael Gasperoni, historien, membre de l’Ecole française de Rome,
  • Vincent Gourdon, historien de la famille à l’époque moderne et contemporaine, directeur de recherches au CNRS, au Centre Roland Mousnier (Paris-Sorbonne) ;
  • Olga Katsiardi-Hering, professeur d’histoire au Département d’Histoire et d’Archéologie à l’Université d’Athènes. 

Contacts : envoyez simultanément à vincentgourdon@orange.fr fabrice.boudjaaba@ehess.fr

Source: Cornucopia16.com  http://cornucopia16.com/blog/event/appel-le-mariage-dans-leurope-mediterraneenne-de-la-fin-du-moyen-age-a-nos-jours/

New Publications

Giorgetto Giorgi, Épopée et roman dans le Grand Siècle
Posted: 14 Mar 2020 - 20:08

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352811. 260 p. 40€.

Ce recueil d’essais met en lumière les principales étapes de la réflexion théorique sur le roman en France (ainsi que l’influence exercée sur cette réflexion par les théoriciens du genre narratif de l’antiquité classique et par les Italiens du Cinquecento), à partir de la Renaissance jusqu’à la fin du Grand Siècle. Et c’est dans la mesure où le roman occupait, dans la phase initiale de cette réflexion, la place la plus basse dans la hiérarchie des genres, que les théoriciens l’ont rattaché à l’épopée, qui occupait au contraire la place la plus éminente, et lui ont de la sorte conféré des « lettres de noblesse ». Toutefois les théoriciens n’ont pas manqué de souligner que si les rapports entre le roman et l’épopée sont étroits à l’âge baroque, ils se desserrent à l’âge classique, si bien que les deux sous-genres narratifs finissent, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, par parler deux langages différents.

L’analyse des poétiques du genre narratif aux XVIe et XVIIe siècles constitue en somme la toile de fond de cet ouvrage, au cours duquel sont non seulement examinés quelques épopées et quelques romans du Grand Siècle particulièrement significatifs (et mis en évidence les rapports que ces derniers entretiennent ou n’entretiennent pas avec le poème héroïque), mais est aussi prise en considération l’opinion que se sont faite, à la même époque, de l’épopée et du roman, d’importants auteurs qui ont cultivé d’autres genres littéraires.

Giorgetto Giorgi est professeur émérite de littérature française à l’Université de Pavie (Italie). Ses travaux portent principalement sur les XVIIe, XIXe et XXe siècles. En ce qui concerne le Grand Siècle, il s’est surtout occupé de l’épopée et du roman et de leurs poétiques à l’âge baroque et à l’âge classique. Chez Honoré Champion il a publié, en 2005, Les poétiques italiennes du « roman » (c’est-à-dire des récits de type chevaleresque), et en 2016, Les poétiques de l’épopée en France au XVIIe siècle.

https://www.honorechampion.com/fr/11230-book-08535281-9782745352811.html

Jacques-Bénigne Bossuet, Maximes et Réflexions sur la Comédie, éd. Patricia Touboul
Posted: 14 Mar 2020 - 20:05

Avec les pièces de la querelle « Bossuet-Caffaro » suivies du Traité de la concupiscence ou Considérations sur ces paroles de saint Jean : « N’aimez pas le monde, etc. », par Monseigneur l’Évêque de Meaux. Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352606. 706 p. 75€.

Les Maximes et Réflexions sur la Comédie, ainsi que le Traité de la concupiscence n’ont fait l’objet d’aucune réédition savante depuis 1930. Une nouvelle édition s’imposait donc afin d’accompagner le mouvement de redécouverte de l’oeuvre de celui qui fut l’une des plus remarquables figures du XVIIe siècle, et dont témoigne depuis une vingtaine d’années la floraison de nombreux travaux universitaires.

La présente édition, en rapprochant deux importants écrits que le prélat composa en 1694, dix ans avant sa mort, met en lumière le cadre spirituel, moral et philosophique qui définit le point d’aboutissement de sa pensée : redoutable et savant polémiste, Bossuet clôt tout d’abord, d’une façon décisive, la querelle du théâtre qui a traversé le Grand Siècle, fournissant à Rousseau, qui rouvrira les hostilités au siècle suivant, plusieurs arguments de poids. Occupé à dénoncer les désordres du monde, dont l’engouement généralisé pour le théâtre est l’un des symptômes les plus visibles, il n’en désigne pas moins la véritable coupable, celle que tous les hommes entretiennent sans exception : la concupiscence, qui détourne le chrétien de la recherche de son salut par le furieux appétit de complaisance qu’il trouve en lui-même. Si le Traité de la concupiscence, publié à titre posthume, demeure énigmatique quant à son destinataire éventuel, il dévoile de la façon la plus radicale ce dégoût du monde qui transparaît déjà dans les Maximes et Réflexions sur la Comédie, en fixant, à la façon d’un ultime testament, le fond de la spiritualité, austère et sans compromis, de l’Aigle de Meaux.

Patricia Touboul est agrégée de philosophie, docteur en littérature française, maître de conférences en esthétique et philosophie de l’art à l’université Paul-Valéry-Montpellier, membre de l’IRCL (Institut de recherche sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières, UMR-5186), co-auteur d’une anthologie, Le Corps (GF-Flammarion), auteur de Fénelon et les arts du dessin. Instruire par l’image (Vrin) et de plusieurs articles sur le XVIIe siècle ainsi que sur l’esthétique et l’art contemporains.

https://www.honorechampion.com/fr/11211-book-08535260-9782745352606.html

Bâtir pour Dieu : l’œuvre des religieux et religieuses XVIIe-XVIIIe siècles. Dir. Julie Piront et Adriana Sénard-Kiernan
Posted: 14 Mar 2020 - 19:41

Lyon, Éditions LARHRA, Collection « Chrétiens et Sociétés Documents et Mémoires N°38 », 2020. ISBN 979-10-91592-20-8. 169 p. 22€.

À partir de la seconde moitié du xvie siècle, les ordres religieux, créations nouvelles ou réformes d’ordres anciens, se multiplient dans les villes de l’Europe catholique où ils bâtissent églises, collèges et monastères. Si l’apport des architectes laïcs à ces entreprises est bien connu, celui des religieux, et plus encore des religieuses, est resté au second plan de la production architecturale. Pourtant, ces hommes et ces femmes ont été les chevilles ouvrières de ces chantiers, concevant des projets, des plans ou des croquis d’architecture, surveillant les travaux et expertisant les édifices. Mettant leurs connaissances et leurs compétences au service de leur ordre – et parfois d’autres – ils et elles ont pleinement pris part à l’intense activité constructive qui caractérise les XVIIe et XVIIIe siècles.

Afin de réhabiliter les œuvres de ces hommes et de ces femmes, une journée d’étude s’est tenue en avril 2017 à l’Université de Lyon 3 dans le cadre de l’atelier « Nouvelles recherches sur le catholicisme moderne » du LARHRA. Richement illustrées, les contributions de ce volume interrogent le métier des religieux et religieuses architectes en France, dans les Pays-Bas méridionaux et la principauté de Liège. Si leurs formations restent pour la plupart méconnues, leurs talents sont attestés par l’étude de leurs carrières et de leurs réalisations (malheureusement fréquemment démolies ou transformées), mais aussi et surtout par les archives et les sources iconographiques. Éclairage complémentaire, la dernière contribution analyse le rôle des marguilliers dans la construction des églises paroissiales de Paris pour lesquelles les compétences des membres de la communauté ont également été mobilisées et mises à profit.

http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/node/6627

Françoise Pascal : Le Vieillard amoureux (1664)
Posted: 14 Mar 2020 - 19:39

Préface d’Aurore Evain, metteuse en scène, chercheuse et conférencière spécialistes du matrimoine théâtral. Vincennes, éditions Talents Hauts, coll. « Les Plumées », février 2020. ISBN 978-2-36266-360-4. 96 p. 7€90.

Créée en 1662, cette farce met en scène un barbon avare qui refuse de marier sa fille, afin d’éviter des dépenses, et qui se met en quête d’une jeune épouse. Forcé de s’absenter, il confie la garde de sa fille Isabelle à Philipin, son valet. Dorine, la servante d’Isabelle dont est épris le valet, éloigne ce dernier pour permettre à la jeune fille de retrouver Cléandre, son jeune amant. Le maître de maison rentrant plus tôt que prévu, Cléandre n’a que le temps de se déguiser en fille pour échapper à sa colère. Dupé par le déguisement du jeune homme, le vieillard en tombe fou amoureux et, ce n’est qu’à la nuit tombée qu’il le démasquera. Appuyé par Isabelle, Dorine et Philipin, Cléandre réussira à convaincre le vieux barbon de le laisser épouser sa fille.

Françoise Pascal fut une peintre réputée, dramaturge remarquée qui participa à la remise en vogue de la « pièce comique », ce qui n’empêche pas son œuvre de parcourir toutes les formes dramatiques de l’époque : farce, tragi-comédie romanesque, tragédie chrétienne et pièce à machines. Tout comme Molière, elle fut influencée par la Commedia dell’arte et elle fut la première femme à voir ses pièces jouées par des troupes professionnelles

 

Talents Hauts est une maison d’édition indépendante créée en 2005. Dans un secteur où la concentration capitalistique est de plus en plus forte, cette indépendance nous permet des choix éditoriaux singuliers, engagés et diversifiés. Connue pour son engagement contre les discriminations notamment sexistes, la maison a un  catalogue de plus de 300 titres à destination de la jeunesse et des jeunes adultes.

La collection Les Plumées a été créée pour retrouver, rééditer, réhabiliter les œuvres du matrimoine.

http://www.talentshauts.fr/les-plumees/319-le-vieillard-amoureux-9782362663604.html

Femmes à l'œuvre dans la construction des savoirs : Paradoxes de la visibilité et de l’invisibilité. Dir. Caroline Trotot, Claire Delahaye, Isabelle Mornat
Posted: 14 Mar 2020 - 19:36

Collection Savoirs en texte, Laboratoire Littératures, Savoirs et Arts, Université Gustav Eiffel, 2020. Consultable gratuitement en ligne.

Le volume de contributions réunies ici est issu de deux programmes de recherche pluridisciplinaires menés en 2017 et 2018 à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, devenue Université Gustave Eiffel en 2020: « Visibilité, invisibilité des Savoirs des Femmes » et « Visiautrices, visibilité des femmes de lettres dans l’enseignement secondaire et supérieur ». Ces recherches visent à mieux connaître le rôle joué par des femmes dans la construction des savoirs en s’intéressant à leurs œuvres. Elles mettent au jour les principes qui fondent la construction des savoirs, les épistémologies dans leur contexte social et historique. Les contributions montrent les différentes stratégies de femmes qui, du XVIe au XXe siècle, ont créé les espaces de leur action, de leur pensée et de la conservation de sa mémoire, un lieu d’interaction entre le privé et le public, le sujet et le monde. L’étude des œuvres et de leur réception permet d’observer les choix stratégiques faits par les créatrices pour donner forme à leur pensée, à leur connaissance, en s’insérant dans le jeu de force institué par les rapports de pouvoir. Elle révèle les mécanismes paradoxaux qui les régissent en donnant une place centrale aux mécanismes de visibilité et d’invisibilité qui les affectent. Chaque étude s’attache à montrer la complexité de la position de ces femmes qui ont fait œuvre, et notamment œuvre écrite, en participant à la construction des savoirs de leur temps dans des domaines aussi divers que la médecine, la botanique, la philosophie, la pensée religieuse, l’anthropologie, l’ethnologie, la politique, l’histoire, la littérature et les arts.

https://lisaa.u-pem.fr/le-lisaa-editeur/ouvrages-parus-dans-la-collection-savoirs-en-texte/f5227e8c956817965f71b5cbb9e5c6e9/?tx_sfbooks_book%5Bbook%5D=283&tx_sfbooks_book%5BsinglePageId%5D=1049&tx_sfbooks_book%5Baction%5D=show&tx_sfbooks_book%5Bcontroller%5D=Book