Calls for Papers and Contributions

Le mariage dans l’Europe méditerranéenne de la fin du Moyen Âge à nos jours
Posted: Saturday, May 7, 2016 - 14:32
Athènes, 21-22 septembre 2017. Propositions avant le 1er juillet 2016.

Argumentaire

L’histoire sociale du mariage s’est fortement éloignée depuis quelques décennies de la seule problématique démographique de la mesure de la nuptialité (âge au mariage, célibat définitif) et de ses facteurs explicatifs, enjeux qui ont concentré l’attention des historiens lors des premières décennies de développement de la démographie historique.

Dans le cadre de cette rencontre internationale, nous nous proposons d’aborder l’histoire du mariage dans des perspectives renouvelées, mêlant démographie historique, histoire de la famille, histoire sociale, histoire religieuse et politique, anthropologie historique du rituel de mariage, histoire du droit.

Le champ de l’histoire de la famille a depuis ses origines dans les années 1960-1970 pris une orientation très internationale, fruit de l’action de chercheurs ayant un souci marqué du comparatisme (par exemple, Peter Laslett) et de la mise en place d’institutions et réseaux de recherches dépassant le cadre national ou du moins favorisant le dialogue entre les historiographies des différents pays européens (Société de démographie historique ; réseau « Family/Demography » de l’European Social Science History Conference). Sans nier la spécificité des parcours régionaux ou nationaux, bien au contraire, il est un fait que la compréhension des évolutions de la famille en Europe s’enrichit grandement de la mise en perspective des mutations locales. Ce colloque se fixe en conséquence comme objectif prioritaire de contribuer à un dialogue des différentes expériences nationales ou infra-nationales.

L’espace choisi comme référence sera l’ensemble des pays du pourtour européen de la Méditerranée et de la Mer Noire. Dans ce cadre spatial, se superposent différentes oppositions dont la littérature scientifique discute depuis longtemps la pertinence en matière d’histoire ou de sociologie de la famille : l’opposition Est/Ouest pour commencer, que l’on peut décliner à divers niveaux, par exemple entre Europe catholique et de la Réforme et Europe orthodoxe, cette dernière pouvant être aussi rapprochée de la zone de domination ottomane jusqu’au XIXesiècle, mais aussi entre Europe des démocraties populaires (sous influence soviétique directe, ou plus autonomes comme la Yougoslavie ou l’Albanie) et Europe atlantiste (Grèce et Turquie comprise), ou encore entre les deux Europes situées de part et d’autre de la ligne Trieste-Saint-Pétersbourg censée définir, depuis John Hajnal, deux modèles familiaux différents.

Au-delà de ces lignes de fractures supposées, d’autres éléments plaident en faveur d’une certaine unité. Les pays européens composant le pourtour méditerranéen ont souvent été décrits, sur le plan anthropologique, comme ayant connu des évolutions du mariage plus tardives à l’époque contemporaine par rapport à l’Europe du Nord. En histoire de la famille ou en anthropologie historique, un grand nombre de chercheurs s’interrogent sur la réalité d’un modèle familial « méditerranéen », qui serait marqué notamment par une implication forte de la parenté dans la vie sociale et familiale, un certain conservatisme des mœurs, et un individualisme moindre que dans l’Europe du Nord-Ouest. Cette idée, qui émerge dès les premiers travaux de l’Ecole de Cambridge, a été longuement discutée par des chercheurs issus des pays méditerranéens (voir, pour l’Italie, les travaux de Pier-Paolo Viazzo), mais elle a trouvé depuis deux décennies un renouveau sensible grâce aux analyses démographiques contemporaines comparant Europe du Sud et Europe du Nord au sein de l’Union européenne, notamment sur le plan des interactions intergénérationnelles (voir les travaux de David Reher).

Mais on peut également signaler d’autres parallélismes en envisageant la question du mariage du point de vue de son rapport aux formes du pouvoir étatique. Il est un fait que la plupart des pays de la zone ont connu au cours du XXe siècle, de manière durable, à l’exception du cas français, différents régimes de type autoritaire (franquisme, fascismes, communisme, ou encore dictature des colonels dans le cas grec), en tout état de cause, un développement tardif et fragile de la démocratie libérale. Ceci n’a, semble-t-il, pas été sans conséquence du point de vue de l’histoire de la famille, et plus précisément de l’histoire du mariage, et pas seulement du point de vue des évolutions législatives.

Thèmes des sessions

a)      Mariages civils vs mariages religieux.

Le mariage est le lieu d’un conflit ou du moins d’une concurrence entre instances régulatrices, en particulier les Eglises et l’Etat. L’historiographie tend à privilégier un récit historique mettant en scène les acteurs institutionnels et s’interroge sur la mise en place des différents modèles législatifs. Rappelons que trois grands types de mariages civils peuvent être distingués : le mariage civil « subsidiaire » offert aux seuls couples qui n’ont pas accès au mariage religieux, seule union normalement reconnue par le droit étatique ; le mariage civil « optionnel » ouvert à tous les couples ne souhaitant pas célébrer leur union devant une autorité religieuse, le mariage religieux étant reconnu par le droit étatique ; le mariage civil « obligatoire », exigé de tous les couples désirant se marier pour être valide selon le droit, mais sans que cela n’empêche par la suite une cérémonie religieuse si les couples le désirent. Toutefois le recours aux différents types de cérémonies, le choix de se passer de l’une ou de l’autre, dans le contexte des législations existantes, doivent aussi être analysés et interprétés au niveau du terrain, c’est-à-dire des individus et des familles. Il s’agit de comprendre le jeu des acteurs entre ces deux formes qui peuvent être ou non exclusives l’une de l’autre. Par exemple, on pourra s’interroger sur la manière dont les acteurs se jouent des écarts en matière d’interdits entre législation civile et législation religieuse.

b)      Divorces et séparations.

Ce thème est relativement sous-traité en démographie historique, souvent laissé aux historiens du droit ou abordé essentiellement sous l’angle des procédures judiciaires civiles et religieuses. Une approche s’inscrivant dans une perspective d’histoire sociale ou de démographie historique serait bienvenue. Elle permettrait de mieux replacer dans le temps long le phénomène « contemporain » des ruptures d’unions. Sans entrer trop avant dans une histoire des législations nationales, on s’intéressera à la manière dont les couples se sont appropriés ou non les différents outils juridiques mis à leur disposition ou ont au contraire cherché à les contourner.

c)      Les mariages mixtes.

Les mouvements de populations contemporains, les migrations de masses qui affectent aujourd’hui de nombreux pays européens, et la mise en tête des agendas politiques dans les pays concernés des questions d’intégration ou d’assimilation ou encore de cohabitation religieuse sur des territoires ayant connu (apparemment, tout au moins) une certaine unité ethnique ou religieuse jusqu’à ces dernières décennies (ou qui du moins étaient officiellement proclamées), ont relancé de manière saisissante l’intérêt du monde académique pour la problématique des mariages mixtes, compris comme mariages interconfessionnels et/ou interethniques. Il suffit de citer ici le récent ouvrage Intermarriage throughout History, publié par Marius Eppel, Luminita Dumanescu et Daniela Iarza (Cambridge, 2014). Un regard historique de longue durée et la prise en compte des différentes approches nationales offrent d’évidence une source de réflexion utile. Les historiens savent que ces questions de mariages mixtes ont en effet mobilisé les sociétés anciennes presque autant que les contemporaines. La zone méditerranéenne et l’Europe balkanique, carrefour de communautés religieuses, territoires d’extension de diasporas, espace de déplacements plus ou moins forcés de populations, mais aussi de repeuplement, en fournissent une parfaite illustration.

d)      La ritualisation du mariage.

Le mariage est aussi une cérémonie et un processus rituel, dont les logiques fluctuent selon les pays, les Églises, les milieux, le contexte politique. Les évolutions historiques de la ritualisation matrimoniale constitueront le cœur de la session, mais on pourra aussi se concentrer sur la mise en scène de la parenté, des amis, du voisinage, des réseaux sociaux dans les rites nuptiaux. Sans entrer dans une histoire économique de l’alliance et, par exemple, de l’endogamie sociale et professionnelle, on s’intéressera à l’économie du mariage et de sa cérémonie. Les cadeaux de mariage, mais aussi les éléments du trousseau tels que les contrats de mariage les décrivent, permettent d’entrevoir certaines dimensions rituelles et symboliques du mariage. Disposer d’approches comparatives concernant les modalités de paiement des dots, la composition des trousseaux, les objets rituels qu’ils contiennent  serait souhaitable.

Plus largement, pour analyser l’organisation des cérémonies religieuses ou civiles et leurs évolutions, et celles des fêtes qui entourent la cérémonie elle-même, on privilégiera des approches comparatives ou les contextes d’unions mixtes sur le plan ethnique ou religieux qui sont les plus à mêmes de mettre en évidence les spécificités de chaque rite.

Calendrier et dispositions pratiques de l’appel

Les propositions (titre, résumé d’une page maximum, bref CV) devront parvenir en français, grec, italien, espagnol ou anglais par mail (cf. plus bas) aux organisateurs

avant le 1er juillet 2016

Elles seront examinées et évaluées par les organisateurs du colloque, faisant fonction de comité scientifique. La sélection des communications sera communiquée aux proposants avant le 1er octobre 2016.

Format :

Le colloque se déroulera sur deux jours et comportera quatre sessions successives (pas de sessions parallèles), chacune de 4 ou, à la rigueur, 5 papiers. On pourra accepter des présentations dans trois langues : grec, français, anglais. Un résumé conséquent et un powerpoint détaillé dans une autre langue que celle d’exposition seront exigés de manière à garantir une compréhension générale des communications.

Chaque session comportera un ou deux discutants pour  commenter les communications. Les textes seront donc attendus pour le 1er aout 2017 pour permettre aux discutants de préparer les séances et aux différents intervenants de lire en avance leurs contributions respectives.

Le colloque fera l’objet d’une publication plurilingue en Grèce.

Institutions mobilisées

Le colloque est organisé par l’université d’Athènes, avec le soutien de l’Ecole française d’Athènes, du Centre de recherches historiques (unité mixte de recherches CNRS/Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), du Centre Roland Mousnier (unité mixte de recherches CNRS/université Paris-Sorbonne).

Le colloque est également soutenu par la Société de Démographie Historique, principale société savante européenne dans ce champ thématique.

Comité scientifique et d’organisation

  • Fabrice Boudjaaba, historien de la famille à l’époque moderne et contemporaine, chargé de recherches au CNRS, au CRH (EHESS), secrétaire général de la Société de Démographie Historique ;
  • Eugenia Bournova, professeur en histoire économique et sociale contemporaine au Département de Sciences Economiques à l’Université d’Athènes ;
  • Michael Gasperoni, historien, membre de l’Ecole française de Rome,
  • Vincent Gourdon, historien de la famille à l’époque moderne et contemporaine, directeur de recherches au CNRS, au Centre Roland Mousnier (Paris-Sorbonne) ;
  • Olga Katsiardi-Hering, professeur d’histoire au Département d’Histoire et d’Archéologie à l’Université d’Athènes. 

Contacts : envoyez simultanément à vincentgourdon@orange.fr fabrice.boudjaaba@ehess.fr

Source: Cornucopia16.com  http://cornucopia16.com/blog/event/appel-le-mariage-dans-leurope-mediterraneenne-de-la-fin-du-moyen-age-a-nos-jours/

CFP: Mediterranean Seminar Fall Workshop “Magic, Medicine, and Technology in the Mediterranean” (Hill Museum & Manuscript Library- 11 & 12 November)
Posted: Saturday, May 7, 2016 - 13:10
CFP:  Mediterranean Seminar Fall Workshop “Magic, Medicine, and Technology in the Mediterranean” (Hill Museum & Manuscript Library- 11 & 12 November)

 

The Mediterranean Seminar (www.mediterraneanseminar.org), the Malta Study Center and the Hill Museum & Manuscript Library (www.hmml.org) at Saint John’s University (Collegeville, MN) in conjunction with the Mediterranean Studies Research Collaborative, Center for Medieval Studies, and Consortium for the Study of the Premodern World at the University of Minnesota Twin Cities are seeking proposals for papers to be workshopped and round-table participants for the 2016 Mediterranean Seminar Fall Workshop to be held at the Hill Museum & Manuscript Library on the campus of Saint John’s University, on 11 & 12 November 2016.

We invite abstracts for papers on the topic “Magic, Medicine, and Technology in the Mediterranean” for the workshop to be held on Friday, 11 November. We seek papers in any relevant discipline, especially comparative or interdisciplinary work that uses the Mediterranean as a frame of analysis and addresses the topics of magic, science, or medicine or their representation. All North American-based scholars (or foreign scholars who will be in the US at this time) working on relevant material are encouraged to apply.

The workshop will be followed by a presentation by featured scholar, Monica Green (Arizona State University).

We are also seeking presenters for a one-day colloquium, “Magic, Science, and Medicine in the Pre-Modern Mediterranean,” to be held on Saturday, 12 November.

The three rubrics for the workshop are

- Disease, hospitals, and care in the Mediterranean

- Scientific exchange in the Mediterranean

- Magic and dissimulation in Mediterranean society

Round table participants will submit a short position paper (3-5 pp.) in advance of the meeting.

The Malta Study Center at the Hill Museum & Manuscript Library will generously cover travel and lodging expenses for workshop presenters and substantial travel subsidies for round-table participants.

A separate call for attendees will go out in late August. Workshop and round-table presenters and attendees are encouraged to attend both events.

The deadline for workshop proposals is June 15, 2016. Please submit an abstract (250-500 words) and two-page CV by this date to mailbox@mediterraneanseminar.org(subject line: Fall 2016 Workshop Abstract). Successful applicants are expected to submit a 35-page (maximum) double-spaced paper-in-progress for pre-circulation by October 15.

If you are interested in presenting at one of the round tables, please send a brief statement of interest and 2-page CV to mailbox@mediterraneanseminar.org (subject line: Fall 2016 Round-table).

 

 

 

 

CFP: Discipline of Rhetoric, RSA Chicago. Due date: 25 May 2016.
Posted: Thursday, May 5, 2016 - 09:48

Call for Papers

Discipline of Rhetoric Renaissance Society of America Chicago, 30 March-1 April 2017

 

The Discipline of Rhetoric invites papers and panels for its sessions at the annual meeting. We may submit up to five guaranteed panels. We invite papers and panels on any subject appropriate to our discipline and especially welcome those that address the following:

            •the works of Petrus Ramus

            •educational practice and reform

            •delivery and visual rhetorics

            •transatlantic and colonial discourses

 

✪ Panels must be organized by a current member of the Renaissance Society of America.  Panels should ordinarily include no more than three presenters. Please submit the following:

•a session title no longer than 15 words;

•a 1-2 page description of the panel;

•a 1-2 page abstract for each of its papers;

•a 150-word version of each abstract;  

•a 300-word curriculum vitae for each presenter, including full name, affiliation, and email address;  

•any audiovisual requirements;  

•session keywords.

 

✪ Papers may be submitted by anyone. Please submit the following:

•a 1-2 page abstract of the paper;

•a 150-word version of the abstract;

•a 300-word curriculum vitae, including full name, affiliation, and email address;

•any audiovisual requirements;

*paper keywords.

 

✪ Please send all materials to Elizabeth Skerpan-Wheeler (es10@txstate.edu). The deadline for submissions is 25 May 2016.

All participants in the Chicago conference must be members of the Renaissance Society of America.

Gender Cartographies: Histories, Texts & Cultures in the Long Eighteenth Century, 1660-1830
Posted: Monday, April 25, 2016 - 18:50
Université de Huelva, Espagne (5-7 octobre 2016). Propositions avant le 1er mai 2016.

The Aphra Behn Europe Society invites submissions of papers for its biennial conference, “Gender Cartographies: Histories, Texts & Cultures in the Long Eighteenth Century, 1660-1830”, to be held at the University of Huelva, Spain, from 5-7 October 2016. This conference encourages interdisciplinary approaches to the fields of historical writing and historiography, textual studies, and the analysis of culture(s) with especial emphasis on women’s writing of the long eighteenth century.

Topics might include, but are not limited to, the following:

§   Imaginary or geographical spaces in the long eighteenth century

§   Women and the material: intersectionalities of text and object

§   Aphra Behn: her production and literary influence

§   Genre theory, gender, and the canon in the long eighteenth century

§   The culture of sensibility: gender inscriptions in the long eighteenth century

§   Representing the exotic

§   Spaces of intimacy: diaries, letters, memoirs

§   Bodies and sexualities in history, politics and fiction

§  The long eighteenth century now: traces of the past in contemporary literature and culture

§  Women’s journeys: travel narratives and histories of travel

§   Dramatic theory and practice: women as playwrights and critics

§   Performing gender on stage

§   Poetics in the long eighteenth century

§   Gendered approach to language and linguistics: dictionaries, encyclopaedias and translations

The following plenary speakers have already confirmed their participation:

Prof. Sarah Prescott (Aberystwyth University)

Dr. Gillian Wright (University of Birmingham)

We welcome proposals for papers (20 minutes) and roundtable discussions (60 minutes).

Contributors must submit the following information:

About the paper: Full title; a 200-word abstract; technical requirements for the presentation

About the contributor(s): Full name; postal address; Institutional affiliation

 

Abstracts of approximately 200 words must be sent as an email attachment (.doc; .docx; .rtf) before 1 May 2016 to: aphrabehn2016@gmail.com

Conference website: http://www.uhu.es/dfing/aphrabehn2016

Source: SIEFAR.org

Genre et engagement en temps de guerre, XVIe – XXIe siècles
Posted: Monday, April 25, 2016 - 18:46
Lyon (24 et 25 novembre 2016), propositions avant le 15 mai 2016.

Longtemps considérée sous un angle strictement militaire et masculin, la guerre est désormais l’objet d’une importante production historiographique en études de genre. Entendu comme un « système de bicatégorisation hiérarchisé entre les sexes (hommes/femmes) et entre les valeurs et représentations qui leur sont associées (masculin/féminin) »1, le genre se révèle profondément heuristique pour étudier les périodes de guerre. Il remet ainsi en question des dichotomies longtemps considérées comme allant de soi, telles que les diptyques front et arrière, militaire et civil, ou encore soldat et victime de guerre, qui viennent par ailleurs se surimposer aux dichotomies plus « classiques » de l’histoire des femmes et du genre telles que nature/culture ou public/privé, permettant ainsi de mettre en évidence la diversité des expériences féminines et masculines de la guerre.

En dépassant le masculin neutre pour révéler la multiplicité des figures et des postures, le genre permet de réinterroger la définition, les modalités et les lieux de l’engagement, quel que soit le champ d’action pris en considération (civil ou militaire, religieux ou laïque, politique, syndical, économique, social, associatif, artistique ou intellectuel, etc.)2. Dans un contexte particulier de « crise » liée à l’état de guerre, le genre de l’engagement se voit en effet souvent naturalisé – il est des rôles d’hommes et des rôles de femmes –, ou à l’inverse remis en question – la guerre créant des espaces de liberté pour les unes ou les autres. « Catégorie utile d’analyse historique » 3, le genre permet également de questionner les rapports de pouvoir qui se jouent dans les formes, les qualifications et la reconnaissance des engagements en temps de guerre.

À la confluence des recherches actuelles sur les lois genrées de la guerre4 et le genre des mobilisations collectives5, ce colloque entend ainsi interroger le genre de l’engagement en temps de guerre dans une visée trans-périodique, pluridisciplinaire et à partir de cas concrets. Il s’agira notamment d’envisager différents types de conflits européens et extra-européens dans une perspective comparatiste, la guerre étant entendue dans son acception la plus large (il sera donc possible d’étudier, entre autres, les mouvements révolutionnaires, nationalistes, les guérillas, ou le terrorisme).

Les propositions de communication pourront s’articuler autour des différents axes thématiques suivants :

1. S’engager en temps de guerre : une transgression des normes de genre ? Définition, modalités et limites

– Qu’est-ce que l’engagement ? Existe-t-il des degrés d’engagement, des conceptions ou perceptions de l’engagement qui diffèrent selon des critères genrés ? Les motivations et/ou justifications de l’engagement sont-elles genrées ? L’engagement constitue-t-il une transgression des assignations identitaires genrées ou au contraire une performance du genre ? – Dans un contexte de guerre, quelles formes et modalités d’engagement peut-on voir apparaître ? Les répertoires, modalités et lieux d’actions diffèrent-ils selon le sexe et/ou le genre ? – Dans quelle mesure les attentes, les acceptations ou les représentations sociosexuées pèsent-elles sur les formes de l’engagement en temps de guerre ? Sur la perception de l’engagement comme légitime ou, au contraire, illégitime ? La société donne-t-elle la même valeur aux engagements des hommes et des femmes ?

2. Aux racines de l’engagement en temps de guerre : un apprentissage genré ?

– Le genre influence-t-il l’entrée en militantisme ? Les lieux de socialisation et de politisation qui précèdent l’engagement sont-ils genrés ? – Quelle est la part du contexte familial et des aspirations personnelles dans l’engagement des hommes et des femmes ? – Dans quelle mesure un contexte de guerre peut-il modifier, voire bouleverser, les modes de socialisation et de politisation ?

3. L’après-guerre au prisme du genre et de l’engagement

– Les ruptures ou transgressions opérées en temps de guerre sont-elles éphémères, à effet retard ou pérennes ? Les engagements en temps de guerre peuvent-ils modifier durablement les rapports sociaux de sexe ? – Dans quelle mesure le genre a-t-il une influence sur les conséquences biographiques de l’engagement6 ? – Observe-t-on un prolongement des engagements en dehors des contextes de guerre ou, au contraire, les sorties de guerre entraînent-elles un désengagement militant7 ? Ces processus sont-ils genrés ?

Modalités de soumission des propositions de communication :

Les communications proposées devront s’inscrire dans l’une des trois thématiques exposées ci-dessus. Chaque proposition fera l’objet d’une lecture en double aveugle par le comité scientifique. Les actes du colloque pourront faire l’objet d’une publication.

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 15 mai 2016 à l’adresse suivante :genre.engagement@gmail.com. Elles comprendront un résumé d’une page maximum (comportant un titre provisoire) ainsi qu’une courte biographie incluant vos coordonnées et rattachements institutionnels.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à écrire au comité d’organisation du colloque (genre.engagement@gmail.com).

Comité scientifique : Peggy Bette (ingénieure de recherche à l’université Rennes 2, chercheuse associée au Centre de recherches historiques de l’Ouest), Isabelle Clair (chargée de recherche en sociologie au CNRS, Laboratoire Genre, Travail, Mobilités), Laurent Douzou (professeur d’histoire à l’IEP de Lyon, Laboratoire de recherche historique RhôneAlpes), Julie Le Gac (post-doctorante, coordinatrice de l’axe genre du Labex Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), Frédérique Matonti (professeure de science politique à l’Université Paris 1, Centre de recherches politiques de la Sorbonne), Silvia Mostaccio (professeure d’histoire à l’Université Catholique de Louvain, directrice du Laboratoire de recherches historiques), Marianne Thivend (maîtresse de conférences en histoire à l’Université Lyon 2, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes), Marion Trevisi (maîtresse de conférences en histoire à l’Université de Picardie Jules Verne, Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits), Anne Verjus (directrice de recherche en science politique au CNRS, laboratoire Triangle), Clémentine Vidal-Naquet (post-doctorante, secrétaire générale du Labex Écrire une histoire nouvelle de l’Europe), Fabrice Virgili (directeur de recherche en histoire au CNRS, laboratoire Sorbonne – Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe), Mercedes Yusta Rodrigo (professeure à l’Université Paris 8, membre de l’Institut universitaire de France), Michelle ZancariniFournel (professeure d’histoire émérite à l’Université Lyon 1, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes).

Comité d’organisation : Anne Charmasson-Creus (Bibliothèque municipale de Lyon), Marie Derrien (Université Lyon 2, LARHRA), Fanny Giraudier (Université Lyon 2, LARHRA, Bibliothèque municipale de Lyon), Charlotte Gobin (Université Lyon 2, LARHRA), Anne-Cécile Hyvernat-Duchêne (Bibliothèque municipale de Lyon), Guillaume Morand (Bibliothèque municipale de Lyon), Sylvie Tomolillo (Bibliothèque municipale de Lyon).

Lieu : Bibliothèque municipale de Lyon – 24 et 25 novembre 2016

1 Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Introduction aux gender studies : manuel des études sur le genre, Bruxelles, Belgique, De Boeck, 2008, p. 7.

2 L’engagement sera donc entendu au sens large, c’est-à-dire « comme un concept descriptif pour souligner une forme d’action caractéristique de groupes ou de personnes spécifiques », permettant « d’analyser une large variété de phénomènes : le pouvoir, la religion, le recrutement, la bureaucratie, la politique, etc. ». Howard S. Becker, « Sur le concept d’engagement », SociologieS, [En ligne], Découvertes / Redécouvertes, mis en ligne le 22 octobre 2006, consulté le 03 mars 2016. URL : http://sociologies.revues.org/642.

3 Joan Scott, « Genre : Une catégorie utile d’analyse historique », Les Cahiers du GRIF, traduit par Éléni Varikas, 1988, vol. 37, no 1, p. 125‑153.

4 Fabrice Virgili (dir.), « Les lois genrées de la guerre », Clio. Femmes, Genre, Histoire, n° 39, 2014/1.

5 Voir, entre autres, la synthèse des recherches actuelles par Lucie Bargel, Xavier Dunezat, « Genre et militantisme », in Olivier Fillieule et al., Dictionnaire des mouvements sociaux, Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.) « Références », 2009, p. 248-255.

6 Olivier Fillieule, « Conséquences biographiques de l’engagement », in Olivier Fillieule et al. (dir.), Dictionnaire des mouvements sociaux, Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.) « Références », 2009, p. 131-138. 7 Olivier Fillieule (dir.), Le désengagement militant, Paris, Belin, 2005.

Source: SIEFAR.org

 

New Publications

Giorgetto Giorgi, Épopée et roman dans le Grand Siècle
Posted: 14 Mar 2020 - 20:08

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352811. 260 p. 40€.

Ce recueil d’essais met en lumière les principales étapes de la réflexion théorique sur le roman en France (ainsi que l’influence exercée sur cette réflexion par les théoriciens du genre narratif de l’antiquité classique et par les Italiens du Cinquecento), à partir de la Renaissance jusqu’à la fin du Grand Siècle. Et c’est dans la mesure où le roman occupait, dans la phase initiale de cette réflexion, la place la plus basse dans la hiérarchie des genres, que les théoriciens l’ont rattaché à l’épopée, qui occupait au contraire la place la plus éminente, et lui ont de la sorte conféré des « lettres de noblesse ». Toutefois les théoriciens n’ont pas manqué de souligner que si les rapports entre le roman et l’épopée sont étroits à l’âge baroque, ils se desserrent à l’âge classique, si bien que les deux sous-genres narratifs finissent, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, par parler deux langages différents.

L’analyse des poétiques du genre narratif aux XVIe et XVIIe siècles constitue en somme la toile de fond de cet ouvrage, au cours duquel sont non seulement examinés quelques épopées et quelques romans du Grand Siècle particulièrement significatifs (et mis en évidence les rapports que ces derniers entretiennent ou n’entretiennent pas avec le poème héroïque), mais est aussi prise en considération l’opinion que se sont faite, à la même époque, de l’épopée et du roman, d’importants auteurs qui ont cultivé d’autres genres littéraires.

Giorgetto Giorgi est professeur émérite de littérature française à l’Université de Pavie (Italie). Ses travaux portent principalement sur les XVIIe, XIXe et XXe siècles. En ce qui concerne le Grand Siècle, il s’est surtout occupé de l’épopée et du roman et de leurs poétiques à l’âge baroque et à l’âge classique. Chez Honoré Champion il a publié, en 2005, Les poétiques italiennes du « roman » (c’est-à-dire des récits de type chevaleresque), et en 2016, Les poétiques de l’épopée en France au XVIIe siècle.

https://www.honorechampion.com/fr/11230-book-08535281-9782745352811.html

Jacques-Bénigne Bossuet, Maximes et Réflexions sur la Comédie, éd. Patricia Touboul
Posted: 14 Mar 2020 - 20:05

Avec les pièces de la querelle « Bossuet-Caffaro » suivies du Traité de la concupiscence ou Considérations sur ces paroles de saint Jean : « N’aimez pas le monde, etc. », par Monseigneur l’Évêque de Meaux. Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352606. 706 p. 75€.

Les Maximes et Réflexions sur la Comédie, ainsi que le Traité de la concupiscence n’ont fait l’objet d’aucune réédition savante depuis 1930. Une nouvelle édition s’imposait donc afin d’accompagner le mouvement de redécouverte de l’oeuvre de celui qui fut l’une des plus remarquables figures du XVIIe siècle, et dont témoigne depuis une vingtaine d’années la floraison de nombreux travaux universitaires.

La présente édition, en rapprochant deux importants écrits que le prélat composa en 1694, dix ans avant sa mort, met en lumière le cadre spirituel, moral et philosophique qui définit le point d’aboutissement de sa pensée : redoutable et savant polémiste, Bossuet clôt tout d’abord, d’une façon décisive, la querelle du théâtre qui a traversé le Grand Siècle, fournissant à Rousseau, qui rouvrira les hostilités au siècle suivant, plusieurs arguments de poids. Occupé à dénoncer les désordres du monde, dont l’engouement généralisé pour le théâtre est l’un des symptômes les plus visibles, il n’en désigne pas moins la véritable coupable, celle que tous les hommes entretiennent sans exception : la concupiscence, qui détourne le chrétien de la recherche de son salut par le furieux appétit de complaisance qu’il trouve en lui-même. Si le Traité de la concupiscence, publié à titre posthume, demeure énigmatique quant à son destinataire éventuel, il dévoile de la façon la plus radicale ce dégoût du monde qui transparaît déjà dans les Maximes et Réflexions sur la Comédie, en fixant, à la façon d’un ultime testament, le fond de la spiritualité, austère et sans compromis, de l’Aigle de Meaux.

Patricia Touboul est agrégée de philosophie, docteur en littérature française, maître de conférences en esthétique et philosophie de l’art à l’université Paul-Valéry-Montpellier, membre de l’IRCL (Institut de recherche sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières, UMR-5186), co-auteur d’une anthologie, Le Corps (GF-Flammarion), auteur de Fénelon et les arts du dessin. Instruire par l’image (Vrin) et de plusieurs articles sur le XVIIe siècle ainsi que sur l’esthétique et l’art contemporains.

https://www.honorechampion.com/fr/11211-book-08535260-9782745352606.html

Bâtir pour Dieu : l’œuvre des religieux et religieuses XVIIe-XVIIIe siècles. Dir. Julie Piront et Adriana Sénard-Kiernan
Posted: 14 Mar 2020 - 19:41

Lyon, Éditions LARHRA, Collection « Chrétiens et Sociétés Documents et Mémoires N°38 », 2020. ISBN 979-10-91592-20-8. 169 p. 22€.

À partir de la seconde moitié du xvie siècle, les ordres religieux, créations nouvelles ou réformes d’ordres anciens, se multiplient dans les villes de l’Europe catholique où ils bâtissent églises, collèges et monastères. Si l’apport des architectes laïcs à ces entreprises est bien connu, celui des religieux, et plus encore des religieuses, est resté au second plan de la production architecturale. Pourtant, ces hommes et ces femmes ont été les chevilles ouvrières de ces chantiers, concevant des projets, des plans ou des croquis d’architecture, surveillant les travaux et expertisant les édifices. Mettant leurs connaissances et leurs compétences au service de leur ordre – et parfois d’autres – ils et elles ont pleinement pris part à l’intense activité constructive qui caractérise les XVIIe et XVIIIe siècles.

Afin de réhabiliter les œuvres de ces hommes et de ces femmes, une journée d’étude s’est tenue en avril 2017 à l’Université de Lyon 3 dans le cadre de l’atelier « Nouvelles recherches sur le catholicisme moderne » du LARHRA. Richement illustrées, les contributions de ce volume interrogent le métier des religieux et religieuses architectes en France, dans les Pays-Bas méridionaux et la principauté de Liège. Si leurs formations restent pour la plupart méconnues, leurs talents sont attestés par l’étude de leurs carrières et de leurs réalisations (malheureusement fréquemment démolies ou transformées), mais aussi et surtout par les archives et les sources iconographiques. Éclairage complémentaire, la dernière contribution analyse le rôle des marguilliers dans la construction des églises paroissiales de Paris pour lesquelles les compétences des membres de la communauté ont également été mobilisées et mises à profit.

http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/node/6627

Françoise Pascal : Le Vieillard amoureux (1664)
Posted: 14 Mar 2020 - 19:39

Préface d’Aurore Evain, metteuse en scène, chercheuse et conférencière spécialistes du matrimoine théâtral. Vincennes, éditions Talents Hauts, coll. « Les Plumées », février 2020. ISBN 978-2-36266-360-4. 96 p. 7€90.

Créée en 1662, cette farce met en scène un barbon avare qui refuse de marier sa fille, afin d’éviter des dépenses, et qui se met en quête d’une jeune épouse. Forcé de s’absenter, il confie la garde de sa fille Isabelle à Philipin, son valet. Dorine, la servante d’Isabelle dont est épris le valet, éloigne ce dernier pour permettre à la jeune fille de retrouver Cléandre, son jeune amant. Le maître de maison rentrant plus tôt que prévu, Cléandre n’a que le temps de se déguiser en fille pour échapper à sa colère. Dupé par le déguisement du jeune homme, le vieillard en tombe fou amoureux et, ce n’est qu’à la nuit tombée qu’il le démasquera. Appuyé par Isabelle, Dorine et Philipin, Cléandre réussira à convaincre le vieux barbon de le laisser épouser sa fille.

Françoise Pascal fut une peintre réputée, dramaturge remarquée qui participa à la remise en vogue de la « pièce comique », ce qui n’empêche pas son œuvre de parcourir toutes les formes dramatiques de l’époque : farce, tragi-comédie romanesque, tragédie chrétienne et pièce à machines. Tout comme Molière, elle fut influencée par la Commedia dell’arte et elle fut la première femme à voir ses pièces jouées par des troupes professionnelles

 

Talents Hauts est une maison d’édition indépendante créée en 2005. Dans un secteur où la concentration capitalistique est de plus en plus forte, cette indépendance nous permet des choix éditoriaux singuliers, engagés et diversifiés. Connue pour son engagement contre les discriminations notamment sexistes, la maison a un  catalogue de plus de 300 titres à destination de la jeunesse et des jeunes adultes.

La collection Les Plumées a été créée pour retrouver, rééditer, réhabiliter les œuvres du matrimoine.

http://www.talentshauts.fr/les-plumees/319-le-vieillard-amoureux-9782362663604.html

Femmes à l'œuvre dans la construction des savoirs : Paradoxes de la visibilité et de l’invisibilité. Dir. Caroline Trotot, Claire Delahaye, Isabelle Mornat
Posted: 14 Mar 2020 - 19:36

Collection Savoirs en texte, Laboratoire Littératures, Savoirs et Arts, Université Gustav Eiffel, 2020. Consultable gratuitement en ligne.

Le volume de contributions réunies ici est issu de deux programmes de recherche pluridisciplinaires menés en 2017 et 2018 à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, devenue Université Gustave Eiffel en 2020: « Visibilité, invisibilité des Savoirs des Femmes » et « Visiautrices, visibilité des femmes de lettres dans l’enseignement secondaire et supérieur ». Ces recherches visent à mieux connaître le rôle joué par des femmes dans la construction des savoirs en s’intéressant à leurs œuvres. Elles mettent au jour les principes qui fondent la construction des savoirs, les épistémologies dans leur contexte social et historique. Les contributions montrent les différentes stratégies de femmes qui, du XVIe au XXe siècle, ont créé les espaces de leur action, de leur pensée et de la conservation de sa mémoire, un lieu d’interaction entre le privé et le public, le sujet et le monde. L’étude des œuvres et de leur réception permet d’observer les choix stratégiques faits par les créatrices pour donner forme à leur pensée, à leur connaissance, en s’insérant dans le jeu de force institué par les rapports de pouvoir. Elle révèle les mécanismes paradoxaux qui les régissent en donnant une place centrale aux mécanismes de visibilité et d’invisibilité qui les affectent. Chaque étude s’attache à montrer la complexité de la position de ces femmes qui ont fait œuvre, et notamment œuvre écrite, en participant à la construction des savoirs de leur temps dans des domaines aussi divers que la médecine, la botanique, la philosophie, la pensée religieuse, l’anthropologie, l’ethnologie, la politique, l’histoire, la littérature et les arts.

https://lisaa.u-pem.fr/le-lisaa-editeur/ouvrages-parus-dans-la-collection-savoirs-en-texte/f5227e8c956817965f71b5cbb9e5c6e9/?tx_sfbooks_book%5Bbook%5D=283&tx_sfbooks_book%5BsinglePageId%5D=1049&tx_sfbooks_book%5Baction%5D=show&tx_sfbooks_book%5Bcontroller%5D=Book