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New Publications

R. J. Arnold, Musical Debate and Political Culture in France, 1700-1830
Posted: 29 Jun 2017 - 18:17

Boydell and Brewer, coll. Music in Society and Culture, 2017. ISBN: 9781783272013. 240 p. $99

The first full-length treatment of the operatic querelles in eighteenth-century France, placing individual querelles in historical context and tracing common themes of authority, national prestige and the power of music over popular sentiment.

In the eighteenth and early nineteenth centuries, French cultural life seethed with debates about the proper nature and form of musical expression, particularly in opera. Expressed in a flood of pamphlets, articles, letters and poems as well as in the actual disruption of performances, these so-called querelles were seen at the time as a distinctively French phenomenon and have been mined by scholars since for what they can tell us about French politics and culture in the revolutionary period.

This is the first full-length treatment of the entire history of this phenomenon, from its beginnings in the last years of Louis XIV to the 1820s when the new musical challenges of Berlioz and Wagner put an end to this particular form of debate. Arnold analyses the individual querelles, showing how they reflected and played their part in wider political and cultural events. At the same time, he traces themes common in varying degrees to them all - questions of authority, the issue of national prestige, and the relation of language to music. Where some scholars have characterised these disputes as simply politics by proxy, Arnold paints a more nuanced picture, showing that music itself was taken seriously beyond artistic circles because it was seen as having great, potentially limitless, power over popular sentiment and thus implicitly power to reform society and change the world.

R.J. Arnold is an honorary research fellow at Birkbeck, University of London        

From the author:

It is what might be called a social history of those querelles on operatic topics that were such a recurrent feature of French intellectual life in the eighteenth century, beginning under Louis XIV with a dispute between two gentlemen, and continuing through the quarrels of the Ramistes and the Lullistes in the 1730s, the celebrated Querelle des Bouffons in the 1750s, and the complex confrontations between adherents of Gluck and Piccinni in the 1770s. I also explore the conspicuous absence of such querelles under the Revolution, and the ambitious talk of republican unanimity and the reconfiguration of taste that accompanied it. In fact, querelles broke out again with renewed vigour after 1800, although now regarded more indulgently as the inevitable hurly-burly of a bigger, more multifarious, more broad-minded society.

This is not a musicological study, but rather an attempt to understand how arguments were conducted and conceptualised. I am trying to interrogate a long-standing interpretation of these querelles – that they were some sort of rehearsal for revolution, a cautious flexing of the argumentative muscles ahead of the great argument that was to come in 1789. And the longue durée allows me to track the evolving ways that public dispute was conducted: both in scale – from the little dialogue at the beginning of the eighteenth century to a fully-fledged journalistic culture a hundred years later – and in content – in the rapid and creative adoption of new media, new forms, new techniques and new language to punch one's points home. Rather than futile and debilitating, a stain on the national cultural character, as was often alleged, these querelles showed French intellectual life as lively, pugnacious and ceaselessly inventive.

Source: H-France

Revue Sken&graphie: Dossier critique "Médée à l'opéra"
Posted: 29 Jun 2017 - 17:57

Skén&graphie, dir. Pascal Lécroart & Julia Peslier, n°4 (Année 2016)

Dossier critique "Médée à l'opéra" cordonnée par Claire Lechevalier et Romain Piana

Presses Universitaires de Franche-Comté, "Annales Littéraires de l'université de Franche-Comté", 2017, 204 p.

Le numéro 4 de Sken&graphie, revue consacrée à la scène contemporaine, vient de paraître. Le carnet critique, coordonné par Claire Lechevalier et Romain Piana, est cette fois consacré au personnage de Médée. Vous retrouverez également des textes inédits dans le carnet Création et des portraits, des critiques et des entretiens dans les carnets des Spectacles, des Compagnies & des Professionnels. Ci-dessous l'édito qui présente le numéro, ainsi que le sommaire, et en pièce jointe, le bon de souscription pour commander la revue. 

Vous pouvez suivre l'actualité de la revue sur la page Facebook de Sken&graphie. 

Extrait de l'éditorial

"Résolument voué à de sensibles, brûlants et lumineux portraits de femmes, jusque dans leurs épreuves les plus noires, celles-là mêmes qu’elles dévoilent et contiennent tout à la fois sur scène, ce quatrième numéro fait la part belle aux monologues incisifs et aux lamentations féminines, celles des filles et des mères, des épouses congédiées, des prostituées et des actrices exploitées, aux quatre coins de la rose des temps, du monde grec antique aux créations les plus contemporaines. Explorant à l’opéra comme au théâtre la douleur qu’il y a à habiter le monde dans ses révolutions permanentes et ses bouleversements de paradigmes, ces figures déchues, minées par le secret, le remords ou la rage de vivre, prennent la parole pour mettre au jour leur « vitalité désespérée » selon la magnifique expression de Pier Paolo Pasolini, lui aussi créateur de telles figures. On se souvient avec émotion du visage si douloureux, humain et tant expressif de Maria Callas, dans Medea, et de son déracinement radical. Ce serait lui, supplique sublime et rageuse, qui serait à lire en filigrane de ce numéro.

Du côté du carnet création, c’est le personnage flamboyant et terriblement émouvant de Carlotta Carlotto, dans une pièce inédite de Gilles Laubert, inscrite dans la trilogie Elles parlent avec les animaux et qui raconte « Glasnost ! Souvenirs d’une star soviétique », l’histoire d’une actrice déclassée qu’on fait entrer de force aux Variétés dans une décadence voyeuriste. L’exhortation à tout dire, la pudeur et la dignité à ne pas céder au protocole spectaculaire et racoleur domine, déséquilibre et désarme le récit… L’édition génétique, le manuscrits, les repentirs, les annotations, les hésitations, les décisions d’écriture. C’est aussi Santa Cecilia, prostituée à la Havane, rôle créé pour l’actrice Vivian Acosta par l’écrivain Abilio Estévez, en un temps qui semble se suspendre dans sa voix, dans son souffle de noyée, dans sa logorrhée poignante et étincelante. « Une vieille femme parle d’une ville mythique qui n’est plus. Une pauvre folle dit qu’elle s’est noyée et que La Havane s’est dissoute comme du papier », écrit l’auteur. À travers elle, le portrait de la ville et de sa désespérance, de ses senteurs et de ses mœurs : on le lira dans une édition bilingue dont la traduction, proposée par Laure Gauzé et Audrey Aubou, a été mise en scène par Iván Jiménez avec Linnett Hernández Valdés dans le rôle-titre, à la suite d'une journée d’étude consacrée à l’œuvre de l’auteur à l’École normale supérieure en 2012. Abilio Estévez retrace pour nous la genèse de ce texte qui « sortait pratiquement de [sa] vieille Olivetti pour prendre corps dans cette actrice si puissante ». Comme postés respectivement il y a une dizaine et vingtaine d’années, ces deux textes aujourd’hui publiés croisent nos temps déroutés, les hantent en amont : depuis les migrances et les noyades sans fins que la littérature met au jour en différents lieux du globe, telle la baroque Anguille sous roche d’Ali Zamir (éd. Tripode, Prix Senghor du premier roman francophile et mention spéciale du prix Wepler 2016) ou les très déterminésTropiques de la violence de Natacha Appanah pour les Commores, au marquage de la fin d’une époque alors qu’une autre s’ouvre avec la mort de Fidel et ses incertitudes à venir, ou encore au ravivement des haines, des attaques et des volontés de répression et d’humiliation contre les homosexuels.

Et puis c’est Médée… Médée baroque, Médée plurielle, Médée contemporaine, Médée opératique, mise à l’honneur dans le dossier coordonné et présenté dans les lignes suivantes par Claire Lechevalier et Romain Piana."

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Sommaire

Édito       

Carnet critique

Dossier « Médée à l’opéra »

Coordonné par Claire Lechevalier & Romain Piana

- Zoé Schweitzer, « La femme aux trois visages. Plasticité de la figure théâtrale de Médée »

- Tiphaine Karsenti, « Quels tragiques pour Médée ? »

- Marie-Noëlle Semet, « Scénographier Médée »

- Fabien Cavaillé, « Entre Grand Siècle et pop art, trois mises en scène de la Médée de Charpentier »

- Emmanuelle Haïm, « La femme puissante », Entretien, propos recueillis par Fabien Cavaillé & Claire Lechevalier

- Florence Baillet, « La “survivance” du mythe de Médée dans Medeamaterial de Heiner Müller »

- Cécile Schenck, « Les chœurs dansants de Sasha Waltz »

- Krzysztof Warlikowski, Entretien, propos recueillis par Leyli Daryoush & Romain Piana

Cahier photographique

- Trois Médée au Théâtre des Champs-Élysées. Krzysztof Warlikowski, Pierre Audi & Sasha Waltz

Carnet de la création

Inédit (francophone)

- Gilles Laubert, Carlotta (soliloque), dans Elles parlent aux animaux (trilogie)

- Julia Peslier & Pascal Lécroart, « Présentation »

- Extrait : scènes 4, 5 et 6

Traduction

- Abilio Estévez, Santa Cecilia (extrait bilingue, traduction de l’espagnol [Cuba] par Audrey Aubou & Laure Gauzé)

- Abilio Estévez, Note de l’auteur

- Audrey Aubou & Laure Gauzé, Note des traductrices

- Extrait

Carnet des spectacles, des compagnies & des professionnels

Chroniques de spectacles

- Zoé Schweitzer, « Vers l’antique. Verso Medea, spectacle-concert d’après Euripide, texte et mise en scène d’Emma Dante »

- Margot Dacheux, « Écriture au scalpel. La Dictatura de lo cool de Marco Layera »

Portrait de compagnies

- Christine Hamon-Sirejols, « “Le rire est le meilleur remède contre la peur” (Constantin Bogomolov, “enfant terrible” de la scène russe) »

Vie de festivals

- « Guillaume Dujardin, directeur du Festival des Caves », Entretien, propos recueillis par David Ball

- « Les Rencontres internationales du Théâtre Universitaire de Franche-Comté », présentation par David Ball & Axelle Baux

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La Revue

Créée en 2013, Skén&graphie, revue héritière de Coulisses, mène une traversée pluridisciplinaire et comparatiste des écritures de et pour la scène, en trois temps : le Cahier critique déploie des lignes thématiques ; le Cahier de la création fait la part belle aux textes dramatiques inédits et aux traductions de théâtre ; le Cahier des Spectacles et des Professionnels rend compte de la vie de la scène actuelle, accueille des entretiens avec des artistes, des metteurs en scènes et des compagnies.

Rédacteurs en chef

                  Pascal Lécroart est professeur de Littérature française à l’Université de Franche- Comté où il dirige l’équipe de recherche CIMArtS (Création Intermodalité Mémoire dans les Arts du spectacle) au sein d’ELLIADD (EA 4661). Spécialiste de Paul Claudel et de son rapport à la musique, il a notamment participé à la réédition de son Théâtre dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (2011).

                  Julia Peslier est maître de conférences en littérature comparée à l’Université de Franche-Comté. Ses recherches portent sur les esthétiques du noir, du blanc et de la couleur dans la littérature et les arts visuels ainsi que sur la réception outre-Atlantique de Faust, dans l’extension de sa thèse sur Faust et l’œuvre inachevée. Elle a co-dirigé deux numéros de Coulisses avec David Ball (Reviviscences de FaustLe Hors- scène) et Les Écrivains théoriciens de la littérature (1920-1945) avec Bruno Curatolo (PUFC, 2013).

Contact skenegraphie@univ-fcomte.fr

Comité scientifique

Jean-Louis Besson, PU, Paris Ouest-Nanterre

Christine Hamon-Sirejols, PU, Paris III

Marie-Claude Hubert, PU, Aix-Marseille

Jeanyves Guérin, PU, Paris III

Tiphaine Samoyault, PU, Paris III

Jean-Pierre Triffaux, PU, Université de Nice

 

Comité de rédaction

David Ball, TU de Franche-Comté

Michel Bertrand, MCF, Université d’Aix-Marseille

Pauline Chevalier, MCF, Université de Franche-Comté

Mathieu Dosse, Docteur, Paris VIII

Ghislaine Gauthier, TU de Franche-Comté

Catherine Mazellier-Lajarrige, MCF, Toulouse II Le Mirail

Romain Piana, MCF, Paris III

Timothée Picard, PU, Rennes II

Emmanuel Reibel, MCF, Université de Paris Ouest Nanterre

Tanja Schepuck, comédienne et sculptrice de théâtre

Zoé Schweitzer, MCF, Université de Saint-Étienne

Benedetta Zaccarello, ITEM, CNRS

Référence bibliographique : Skén&Graphie , n°4, "Médée à l'opéra", Presses Universitaires de Franche-Comté, collection "Annales littéraires de Franche-Comté", 2017.

Diffusion :

Annales Littéraires de Franche-Comté

Presses Universitaires de Franche-Comté

PUFC – Université de Franche-Comté

47, Rue Mégevand, 25030 Besançon cedex

Téléphone : 33 (0)3 81 66 59 70, télécopie : 33 (0)3 81 66 59 80. Courriel : presses-ufc@univ-fcomte.fr

 
Vices de style et défauts esthétiques - XVIe-XVIIIe siècle
Posted: 29 Jun 2017 - 17:49

Dir. Barbafieri (Carine), Vialleton (Jean-Yves) . Paris, Classiques Garnier, coll. Rencontres, 2017. ISBN 978-2-406-06492-3. 605 p. 58€.

Ce volume réunit un ensemble d’études visant à redéfinir la doctrine classique française, non plus à partir de ses fondements et de ses règles, mais négativement, en s’intéressant à tout ce qu’elle condamne, mais qui s’avère également la fasciner.

https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=2913&utm_source=sendinblue&utm_campaign=Classiques_Garnier__Nouveauts_disponibles_en_librairie&utm_medium=email&vmcchk=1&Itemid=1

Poulain de la Barre, égalité, modernité, radicalité
Posted: 19 Jun 2017 - 09:58

Dir. M.-F. Pellegrin M-F. Paris, Vrin, 2017. ISBN 978-2-7116-2761-5. 136 p. 16€.

Ce recueil collectif entièrement consacré au philosophe cartésien féministe François Poulain de la Barre (1647-1723) réunit les contributions des meilleur(e)s spécialistes actuel(le)s de cet auteur. Il permet d’éclairer les principaux aspects de sa pensée. Celle-ci est centrée sur la question de l’égalité des sexes mais concerne également l’épistémologie, le droit, l’usage des livres dans la formation de soi et la linguistique. Elle initie une nouvelle approche philosophique des rapports entre hommes et femmes qui irrigue les Lumières en Angleterre et ailleurs, en posant la question de l’égalité d’une manière radicale et toujours d’actualité.
 
Introduction de M.-F. Pellegrin ; Postface de T. Hoquet.
Contributions de G. Fraisse, S. Stuurman, D. Clarke, M. Rosellini, G. Conti Odorisio, M. Malinowska et G. Leduc.