Announce

Calls for Papers and Contributions

CfP: ‘Public and Private’, « Public et privé »
Posted: Saturday, March 14, 2020 - 19:12

Society for Early Modern French Studies

43rd Annual Conference, 2-4 September 2020, the University of Exeter

The Society for Early Modern French Studies (SEMFS) will hold its annual conference at the University of Exeter, 2-4 September 2020.  The theme is ‘Public and Private’. Papers are invited on any aspect of this theme. 

Proposals for papers (250-300 words) should be sent by 31 March 2020 to the Secretary, Professor John O’Brien (john.o’brien@durham.ac.uk). Please note that only current subscribing members of the Society may present a paper at the conference: http://www.semfs.org.uk/join/

 

We are delighted and honoured to announce that our keynote speaker will be Professor Mette Birkedal Bruun (Copenhagen).  We shall offer, as usual, postgraduate facilitation bursaries from the Amy Wygant Fund. This year, exceptionally, owing to the generosity of the Danish National Research Foundation Centre for Privacy Studies and its Director, Professor Birkedal Bruun, we shall also be able to offer up to 8 fee waivers to postgraduates and early career researchers.  These two schemes will be outlined in a subsequent communication.

 

Speakers are requested to provide translations into English or French of any illustrative material taken from other European languages.

Appel à communications : Femme et folie sous l’Ancien Régime
Posted: Saturday, March 14, 2020 - 18:15

Colloque de la SIÉFAR

26-27 mars 2021

REID HALL

4 rue de Chevreuse, 75006 PARIS

Appel à communications

Dans son Histoire de la folie à l’âge classique (1961) Michel Foucault ne fait nulle part mention d’une différence entre les sexes, tant dans la classification que dans le traitement de la folie. Faut-il en conclure que le lien privilégié construit par la culture occidentale entre femme et folie ne prendrait son véritable essor qu’au XIXe siècle, le célèbre tableau Une leçon clinique à la Salpétrière (1887) jouant le rôle d’image archétypale ? C’est peu probable. Dans les nomenclatures des maladies mentales proposées par l’Antiquité, figure en effet la fameuse hystérie – qui a désormais disparu de la nosographie moderne – cette maladie mentale spécifiquement féminine et liée à la sexualité : la « suffocation de matrice » comme la « fureur utérine » sont ainsi des diagnostics usuels pour les médecins de l’Ancien Régime, le XVIIIe siècle inventant même le terme et la pathologie de « nymphomanie ». La faiblesse « naturelle » de la femme – le plus souvent liée à un utérus dévorant – la rend ainsi particulièrement sensible aux maladies mentales propres à son sexe : on peut évoquer ici le débat aux XVIe et XVIIe siècles entre les partisans de la « folie mélancolique » des sorcières ou des possédées, et ceux qui croyaient à une intervention diabolique, puisque « froide et humide » selon la théorie des humeurs, la femme ne pouvait être atteinte de mélancolie, maladie qui connaît au même moment une valorisation dans le champ culturel comme marque du génie masculin.

À la différence de la folie masculine, souvent plus « cérébrale » et parfois même admirée, le discours médical inscrit donc la folie féminine dans la nature même de la femme, folle dans son corps, mais aussi folle de son corps. Cette pathologisation du désir féminin, perçu comme une menace, est un moyen de contrôle et de domination qui va bien au-delà de la sexualité ; toute femme qui sort de la place qui lui est assignée dans l’ordre social ou moral, décidé par les hommes, est ainsi vite soupçonnée d’être folle. Artistes, mystiques, intellectuelles, femmes politiques ou femmes errantes ou de mauvaise vie, celles qui semblent refuser les normes genrées sont ainsi couramment désignées comme des furies, des hystériques ou encore des lunatiques ; ne dit-on pas que la femme a un quartier de lune dans la tête ? Aussi l’accusation de folie amplifie-t-elle, en les excluant de l’ordre rationnel masculin, l’infériorité des femmes.

C’est dès lors presque toujours une femme qui incarne symboliquement cette folie qui mène le monde, telle la célèbre Moria d’Érasme, traduisant ainsi la fascination paradoxale suscitée par une figure d’autant plus transgressive qu’elle semble ignorer toutes les limites. Aussi, les ouvrages littéraires comme les représentations iconographiques ou encore les œuvres musicales proposent-ils, sur la période de l’Ancien Régime, des représentations de la folie féminine, qui tout en étant fortement ancrées dans la misogynie, rendent parfois hommage à une figure qui peut certes être rejetée et méprisée mais qui peut aussi incarner la libération provocante de la parole comme du désir.

La SIÉFAR propose donc de lancer une vaste enquête sur un sujet qui ne fait qu’émerger, puisque la plupart des ouvrages consacrés à la folie font peu de place à la différence des sexes : comme chez Foucault, il s’agit le plus souvent d’un « non-sujet ». Néanmoins, depuis les années 70, en particulier dans le monde anglo-saxon, la folie féminine – on peut citer à ce propos l’ouvrage de Phyllis Chesler Women and Madness (1972) ou encore le film Family Life de Ken Loach (1971) – est devenu l’objet d’une interrogation sur le lien entre maladie mentale et condition féminine : les femmes ne sont-elles pas poussées dans la folie, à la fois par les injonctions de la société et par une médecine entièrement aux mains des hommes ? Dans le champ de la psychiatrie mais aussi de la psychanalyse, nombreuses sont aujourd’hui les voix qui font entendre une critique de théories historiquement « phallocentrées » et invitent, sans nier la spécificité de certaines pathologies féminines, à reconsidérer la question de la différence des sexes et des genres dans le champ des maladies psychiques.

Dans le domaine historique, on peut citer quelques travaux, principalement sur les XIXe et XXe siècles, ce dont témoigne l’ouvrage de Yannick Ripa, La Ronde des folles : femme, folie et enfermement au XIXe siècle : 1838-1870 (1992). Enfin, signe que le sujet commence, dans le cadre des études de genres, à être exploré, un colloque organisé par le THELIM, Folles littéraires : folies lucides. Les états borderline du genre et ses créations, s’est tenu à Paris, les 8 et 9 novembre 2016, ainsi qu’une journée d’études le 18 novembre de la même année, à Clermont-Ferrand, Histoire de folles. Folie et genre dans les lettres et les arts. Ces deux manifestations, portant l’une et l’autre sur la littérature contemporaine, visent à interroger le lien devenu topique entre création et folie féminine.

Mais force est de constater que la plupart des recherches actuelles portent sur la période contemporaine ; sur l’Ancien Régime, il n’y a pas, semble-t-il, d’ouvrage consacré spécifiquement à cette question ; certes, on trouve pour cette période un assez grand nombre d’études sur l’hystérie – qui dès le XVIIe siècle n’est plus considérée comme une maladie exclusivement féminine – et sur son rôle dans la sorcellerie, la possession, ou encore le mysticisme, phénomènes concernant principalement les femmes. Il y a aussi des articles ou des chapitres d’ouvrage sur les maladies, les thérapies, ou encore sur les lieux d’enfermement des femmes, ainsi que sur les folles de cour, comme la fameuse Mathurine (folle en titre d’Henri IV), à laquelle on attribue par ailleurs nombre d’œuvres satiriques. Pour ce qui est de la littérature, on note surtout des travaux consacrés au choix d’une folle comme personnage dans des œuvres phares telles que L’Éloge de la folie ou encore La grant nef des folles de Josse Bade (vers 1520), et quelques articles sur la fureur des héroïnes féminines et le topos de la folle par amour, tant dans la littérature que sur la scène théâtrale ou lyrique. Par ailleurs, les études sur l’iconographie des fous et des folles sont nombreuses, surtout pour le XVIe siècle.

Cet ensemble riche et disparate nous montre que si certains chemins ont été ouverts il reste encore de grandes zones inconnues à découvrir. Le sujet est non seulement vaste mais, s’étendant sur plusieurs siècles, il demande à être périodisé, les conceptions de la folie comme de la « nature féminine » connaissant, malgré l’existence de constances fortes telles que celle liant la maladie mentale aux caractéristiques biologiques de la femme, des variations considérables. Et il nous faut aussi garder à l’esprit que la folie se définit toujours par rapport à un ensemble de normes qui elles aussi sont variables…

Aussi proposons-nous les axes suivants pour les propositions de communication :

– D’abord un axe historique visant à étudier les définitions de la folie féminine : il s’agira d’examiner la taxinomie genrée des maladies mentales, le lien entre maladie et sexualité, le type de soins accordés aux malades, le rôle des médecins, les lieux d’enfermement, la perception du public. On pourra aussi s’interroger sur les liens entre folie et marginalité (prostitution, crime) et enfin sur l’appréhension d’un certain nombre de phénomènes religieux (mysticisme, possession, sorcellerie) comme relevant d’une folie spécifiquement féminine.

– Le second axe sera consacré à la représentation de la folie féminine dans la littérature et les arts. On pourra s’interroger sur la folie comme figure allégorique féminine – de la Mère sotte au grand air de la Folie dans Platée de Rameau – et étudier l’abondante production satirique, tant dans la littérature que dans l’iconographie, sur la folie des femmes. La figure de la furie de même que celle de l’hystérique ou de la lunatique pourront être l’objet d’analyses dans l’ensemble des formes fictionnelles.

– Dans le troisième axe, il s’agira d’envisager la folie féminine, ou plus précisément l’accusation de folie, comme un moyen de réaffirmer l’ordre patriarcal, tant dans la réalité historique que dans la fiction. Si la violence des calomnies contre les femmes engagées dans la Révolution – elles sont accusées d’être des prostituées, des folles, des furies enragées – est bien connue, qu’en est-il pour ces figures féminines de révoltée, de marginale, ou encore d’intellectuelle ou de créatrice qui les ont précédées ?

– Enfin, le dernier axe est une « bouteille jetée à la mer » : si les œuvres de femmes internées ou considérées comme folles abondent aux XIXe et XXe siècles, et sont désormais l’objet d’une reconnaissance artistique – tant la figure du « fou créateur » s’est imposée, comme l’attestent deux expositions de 2018 à Paris, « La folie en tête » et « Georges Focus. La folie d’un peintre sous Louis XIV » – ne pourrait-on pas trouver sous l’Ancien Régime des écrits et des œuvres artistiques de femmes jugées folles ou se jugeant folles ? Le colloque serait dès lors l’occasion de découvrir une part de la création féminine jusqu’ici ignorée.

Ces suggestions sont loin d’être exhaustives et le comité scientifique est ouvert à d’autres propositions et aussi à d’autres approches. Le but de ce colloque de la SIÉFAR est en effet d’ouvrir un nouveau champ de recherche dans l’histoire et la représentation des femmes sous l’Ancien Régime en lançant une vaste enquête interdisciplinaire.

Les projets de communication devront être adressés avant le 1er septembre 2020 au comité d’organisation de la SIÉFAR :

Marianne Closson : marianne.closson@wanadoo.fr

Nathalie Grande : nathalie.grande@univ-nantes.fr

Claudine Nédélec : clnedelec@yahoo.fr

Ghislain Tranie : ghislaintranie@gmail.com

Comité scientifique : Dominique Brancher (Littérature de la Renaissance, Université de Bâle), Dominique Godineau (Histoire moderne, Université Rennes 2), Sophie Houdard (Littérature française du XVIIe siècle, Paris III-Sorbonne Nouvelle), Marie-Élisabeth Henneau (Histoire médiévale et moderne, Université de Liège), Colette Nativel (Histoire et Histoire de l’art, Paris 1- Panthéon-Sorbonne), Catriona Seth (Littérature française du XVIIIe siècle, Université de Lorraine et Université d’Oxford).

Nous vous demandons d’envoyer une proposition en fichier attaché format rtf, ou doc. de 500 mots maximum, accompagnée d’une « bio-bibliographie » d’une dizaine de lignes, dans lequel figurera votre université ou laboratoire d’affiliation, votre adresse électronique ainsi que vos coordonnées personnelles (adresse et téléphone) nécessaires pour les demandes de subvention. Vous pourrez éventuellement ajouter quelques références bibliographiques si vous avez déjà travaillé sur ce sujet. Le fichier aura pour titre le nom de l’auteur ou des auteurs de la proposition.

Il sera répondu aux propositions avant le 30 octobre 2020. N’hésitez pas à prendre contact avec nous si vous avez des questions.

CfP: MLA Toronto - The Environmental 18th Century
Posted: Wednesday, February 26, 2020 - 06:49

 7-10 January 2021

The Environmental Eighteenth Century

Session organized by the French 18th-Century Literature Forum

We invite proposals that examine the relation between humans and nature in the eighteenth century. We are especially interested in papers that examine this relationship from gender, queer, race, and indigenous perspectives. Please send 250 abstract and brief bio to tlr5393@psu.edu by March 15, 2020.

Dr. Tracy L. Rutler

Assistant Professor of French and Francophone Studies, and Women's, Gender, and Sexuality Studies

Pennsylvania State University

Pronouns: She/Her/Hers

Co-creator of enlightenmentlegacies.org

CfP: ‘From War to Peace' Conference
Posted: Sunday, February 23, 2020 - 16:07

University of Leeds (15-16 June 2020)

Building on the success of our 2019 ‘Preparing for Battle’ conference, the War and Peace research cluster in the University of Leeds’ School of History is hosting a conference exploring the transition from war to peace.  Drawing on a wide range of approaches, concepts, and time periods, we hope to discuss the consequences of this shift for individuals, organisations, and states. We invite proposals for papers that examine this moment of change and its individual, local, national, or international ramifications.

Further information is attached to this message.  Potential themes include:

Peace treaties, conferences, and the creation of international bodies

Peacekeeping, continuing conflicts, and civil wars

International relations and the emergence of new states

Displaced people and forced migration

Post-war planning, reconstruction, and military occupations

Demobilisation and the transition from military to civilian life

Changes in military and civilian identities

Consequences for those who were unable or unwilling to enlist, or excluded from enlisting

Changes to the landscape

Humanitarianism, philanthropy, and caregiving

Science, knowledge and expertise in the aftermath of war

Imperialism and independence

Intelligence services and intelligence gathering

Burying the dead

Rehabilitation

Remembering the end of war

 

Application:

The War and Peace research cluster invites you to submit a proposal to contribute a twenty-minute paper to the conference. Postgraduate and early career researchers are particularly encouraged to submit proposals.

Proposals for papers should include a title, an abstract of up to 250 words, a short biographical statement (100 words), and a 1-page CV.

The deadline for submissions is 22 March 2020.  Please e-mail them to: warandpeace@leeds.ac.uk.  If you have any enquiries about the conference, please do not hesitate to contact us atwarandpeace@leeds.ac.uk.

Women in French MLA 2021 session: Secrecy as Survival and Resistance in French and Francophone Literature
Posted: Sunday, February 23, 2020 - 16:02

Please send a 250-300 word abstract in English or French along with a short biography to the chairs no later than 6 March 2020.

To whom are secrets revealed, and from whom are they concealed? How can secrets ensure survival, or threaten it? Do practices of secrecy aid marginalized cultures to resist erasure? Those who inherit, harbor, or disclose secrets do so for various reasons. The “secret of secrecy” constitutes the mystery of not only what it means to be fully human, but also what it means to persist despite threats to cultural and linguistic survival, especially for marginalized or subjugated individuals and communities: people of color, refugees, and peripheral cultures. Women, too, adopt practices of secrecy to protect themselves.

For Derrida, the absolute "secret" that "has to do with not-belonging" and "the sharing of what is not shared" is integral to memory and storytelling (Derrida and Ferraris, 58-59). Derrida articulates his thoughts on secrecy in The Gift of Death (1992), and again with philosopher Maurizio Ferraris in A Taste for the Secret (first published 1997). In The Gift of Death, Derrida re-narrates the story of the sacrifice of Isaac to uncover an original constitutive trauma, a secret that humans inherit, which imposes a violence at the origin of all discourse. When Derrida writes about le secret in French, the word contains polysemic meaning for both the object as secret, hidden, confidential, and the concept and practice of secrecy, keeping things unknowable. But what happens when the unknowable or unknown becomes known? This panel will explore the inevitable trauma associated with secrets and the self in French-language literature, and how secrecy is related to what we do to survive.

Derrida, Jacques. Trans. David Wills. The Gift of Death. U of Chicago, 1996.

Derrida, Jacques, and Maurizio Ferraris. A Taste for the Secret. Polity, 2001.

Co-chairs: Lisa Karakaya, Graduate Center, CUNY (lkarakaya@gradcenter.cuny.edu) and

Antoinette Williams-Tutt, Graduate Center, CUNY (awilliams2@gradcenter.cuny.edu)

Jobs

17th/18th specialist - Rutgers University (Camden)
Posted 7 Oct 2015 - 14:01

For Langs, 311 N Fifth St, Armitage Hall, Camden, NJ 08102  http://foreignlanguages.camden.rutgers.edu/

Assistant Professor of French  Rutgers University—Camden’s Department of Foreign Languages and Literatures invites applications for a tenure-track assistant professor position in French, with primary research interests in 17th/18th centuries, but also in media and digital studies, to begin in Fall 2016.

Ph.D. must be completed by the end of the Spring semester, 2016. Preference will be given to candidates with proven excellence in teaching at the undergraduate level and clear evidence of scholarly development. We seek a colleague with strong teaching and research interests and a strong ability to promote the study of French and to make connections to the K-12 community and the Francophone community of our region. A strong interest in developing International Studies and Civic Engagement courses is also desirable.

Our new colleague will have a 2/2 teaching load and will be expected to 1) teach general and specialized literature and culture courses as well as intermediate through advanced language courses, 2) advise students, and 3) perform scholarly research. Opportunities may exist to teach in the Honors College and in the Masters of Arts in Liberal Studies seminars. Native or near-native fluency in French and English is required.

Rutgers University – Camden is an affirmative-action employer and welcomes applications from women and members of minority groups.

Applications must include a letter of application, a CV, four letters of recommendation (including one that specifically addresses the applicant’s teaching), a writing sample of published or in-press scholarship (no longer than 30 pages), and two syllabi of courses you have taught or would like to teach. Application packets received by November 13, 2015, will be given full consideration. Applications should be submitted online through Interfolio.

Interviews will be held at the MLA convention.

Categories: French and francophone

 

 

 

Assistant Professor Position in French, Early Modern specialist, University of New Hampshire
Posted 27 Sep 2015 - 21:49

The French Program in the Department of Languages, Literatures, and Cultures at the University of New Hampshire invites applications for a tenure-track position as Assistant Professor in French Studies beginning Fall 2016. The ideal candidate will have demonstrated a strong commitment to undergraduate teaching at all levels of French language and French or Francophone literatures and cultures. Desired field of scholarly research: early modern literature and culture with a second area of expertise. The Program seeks an outstanding teacher able to relate to and inspire undergraduate students and committed to curricular innovation and co-curricular activities. The French Program offers a major and a minor in French and French Studies and a study abroad program at the Université de Bourgogne in Dijon. Tenure-track faculty members in the department have a 2/2 teaching load and advise French majors and minors. In addition, they are expected to pursue an active research agenda and participate in the shared governance of the university through service activities.  

Minimum qualifications: Ph.D. in hand by time of appointment (August 2016); native or near-native proficiency in French and English; strong scholarly engagement and proven success in teaching; enthusiasm for teaching a range of courses at the undergraduate level, from intermediate conversation/composition through advanced literary and cultural studies seminars ; experience in study abroad education and training in providing services that reflect multicultural competency; demonstrated ability to work with faculty, staff, and students as well as community groups of diverse academic, socioeconomic, cultural, sexual orientation, disability, and ethnic backgrounds. The University is committed to creating and nurturing a dynamic learning environment in which qualified individuals of differing perspectives, life experiences and cultural backgrounds pursue goals with mutual respect and a shared spirit of inquiry.  

To apply, please visit the UNH on-line application site at jobs.usnh.edu. Candidates are asked to submit a letter of application, CV, writing sample (30 pages max.), statement of research plan, statement of teaching philosophy, graduate transcript, names and contact information for three recommenders. Candidates must tell their recommenders to email directly their letters as attachments to: French.program@unh.edu. Review of applications will begin 15 December 2015. Initial interviews will be conducted via Skype in mid-January.  

Source: Nadine Berenguier

Visiting Assistant Prof, NYU, Early Modern French Lit. Due date: 12 November 2015.
Posted 16 Sep 2015 - 02:28

Visiting Assistant Professor (2 Years)

 

The Department of French at New York University invites applications for a two-year visiting Assistant Professor position in Early Modern French literature (sixteenth- and/or seventeenth- century), beginning September 1, 2016, pending administrative and budgetary approval. Preferred candidates will have a demonstrated commitment to the interdisciplinary, theoretical, and comparative nature of the field of Early Modern French literature. PhD in hand, professional-level proficiency in French and English are required. Teaching load is 2/2. Duties include advising at graduate and undergraduate levels. Applicants should submit a letter, a CV, a dissertation chapter or a publication, and the names of three referees, via the “Employment” link on the NYU Department of French website: http://french.as.nyu.edu/page/home. Review of applications will begin November 12, 2015 and remain open until the position is filled. NYU is an Equal Opportunity/Affirmative Action Employer.

 

 For further information contact sarah.kay@nyu.edu

Lecturer in French, Durham University, due date: 4 Oct 2015
Posted 3 Sep 2015 - 13:11

Lecturer in French

Reference Number 4885

Location Durham City

Faculty/Division Arts & Humanities

Department School of Modern Languages and Cultures

Grade 7/8

Position Type Full Time

Contract Type Permanent

Salary (£) 31342 - 45954

Closing Date 4 October 2015

Job Description

The School of Modern Languages and Cultures seeks to appoint a non-fixed term full-time Lecturer in French. The appointment is tenable from 1 January 2016. The ideal candidate is able to make an outstanding contribution to research and teaching in the field of early modern French studies (16th to 18th centuries).  Preference may be given to those with expertise in 17th-century studies.

For further informationand/or to apply for the job, please go to:

https://ig5.i-grasp.com/fe/tpl_durham01.asp?s=4A515F4E5A565B1A&jobid=93510,8761587159&key=104491183&c=15352149341258&pagestamp=sezrelgsakdhxflhfn

 

For informal enquiries, contact:

Director of French Studies: catherine.dousteyssier@durham.ac.uk

Head of School of Modern Languages and Cultures: janet.c.stewart@durham.ac.uk

 

 

 

Furman College, TT asst prof, 17th and 18th cent French lit and culture. Due date: 2 Nov 2015
Posted 1 Sep 2015 - 09:03

Assistant Professor of French, tenure-track position tobegin August 2016. Ph.D. in French with specialization in 17th- and/or 18th-century French literature and culture. Candidates must demonstrate outstanding teaching potential at all levels of French language and Francophone literatures and cultures as well as an ability to relate to and inspire undergraduate students. Furman University is a nationally ranked liberal arts college offering a thriving French major and study abroad program in Versailles. Teaching load is 5 courses per year. Duties include study abroad directing; involvement in co-curricular activities; teaching first-year seminars; pursuing active research agenda; advising; and university service. Competitive salary and benefits. Qualifications: Ph.D. in hand by time of appointment; native or near-native fluency in French and English; demonstrated potential for scholarship; commitment to teaching in a student-centered liberal arts environment; willingness to work collaboratively for the enhancement of the French program. Candidates with experience and/or interest in directing a Modern Language Center are especially encouraged to apply.

 

Letter of application and CV to be submitted to Interfolio by November 2,2015. Full dossiers will be requested from selected candidates. Interviews scheduled at MLA. Address inquiries to William Allen, Chair, Department of Modern Languages and Literatures, Furman University, 3300 Poinsett Highway, Greenville, SC 29613. Furman University is an Equal Opportunity Employer committed to increasing the diversity of its faculty.

Marianne Bessy, Ph.D.  |  Associate Professor of French  |  French Section Coordinator  |  Furman University  |  864-294-2407  |  marianne.bessy@furman.edu

Source: Francofil

New Publications

L'âme captive Une histoire des traités de cour (XVIe-XVIIe siècles) (Normand Doiron)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:27

Normand Doiron, L'âme captive. Une histoire des traités de cour (XVIe-XVIIe siècles), préface de Bernard Beugnot, Genève, Droz, 2023.

Aux XVIe-XVIIe siècles, la chevalerie, la noblesse, enfin l’homme et la femme modernes s’asservirent volontairement au pouvoir de l’État. Pour comprendre cette « servitude volontaire », cet ouvrage étudie des traités de cour et de l’honnêteté, c’est-à-dire des ouvrages qui, soit dénoncent le pouvoir tyrannique du monarque et la cupidité des courtisans ; soit exaltent la toute-puissance du roi et les plaisirs de la cour. Dans le second cas, celui des réjouissances, le courtisan doit d’abord faire preuve d’allégeance, sans répit faire montre de complaisances, puis espérer qu’en retour, un jour, il obtiendra quelque récompense. Il lira les traités, il apprendra comment marcher, comment parler, comment surtout se contenir, afin d’avoir l’insigne privilège d’approcher, peut-être, du trône. Ce livre est aussi une étude de la tragédie classique, du grand Corneille, de l’inégalable Racine qui, dans une langue sublime, à l’avance ont voulu nous consoler, par la beauté, des peines et de l’inquiétude d’être sujets.

Plus d'informations ici.

 

Poétique de Molière : comédie et répétition (Jean De Guardia, 2e éd.)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:24

Jean De Guardia, Poétique de Molière : comédie et répétition (2e éd.), préface de Gilles Declercq, Genève, Droz, 2023.

Genre dramatique pour lequel les catégories classiques de la poétique sont inadaptées, la comédie a été perçue par une longue tradition critique comme un art relevant « purement du génie », sans règle ni méthode. Afin d’y apporter un brillant démenti, cet essai dégage les principales techniques de composition et les modes de fonctionnement des comédies de Molière. Au cœur de l’âge classique, celui-ci invente une manière de structurer la fiction qui rompt avec les fondements mêmes de la poétique aristotélicienne. Selon Jean de Guardia, c’est la notion de répétition qui se trouve au centre de ce dispositif. Le procédé stylistique n’est en effet chez Molière que la partie apparente d’un système d’écriture plus général, qui concerne tous les éléments de la dramaturgie, et notamment les grandes structures de la fable comique. Dès lors, le principe du théâtre ne consiste plus à engendrer de la différence (et, ce faisant, l’attente permanente du spectateur) par l’enchaînement nécessaire ou vraisemblable des événements, mais bien à créer de la similarité (c’est-à-dire la reconnaissance permanente) au moyen de la répétition.

Plus d'informations ici.

Penser avec Marc Fumaroli (dir. A. Compagnon)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:21

Penser avec Marc Fumaroli, dir. Antoine Compagnon, Genève, Droz, coll. "Bibliothèque des Lumières", 2023.

De L’Âge de l’éloquence à L’École du silence, de La République des Lettres à Paris-New York et retour, Marc Fumaroli (1932-2020), de l’Académie française, a laissé un héritage intellectuel considérable dans les études d’histoire littéraire et d’histoire de l’art. Titulaire de la chaire Rhétorique et société en Europe, XVIe-XVIIe siècles, de 1987 à 2002 au Collège de France, il fut également pendant deux décennies président de la Société des amis du Louvre (1996-2016). Cet ouvrage, dirigé par Antoine Compagnon et issu de deux journées de colloque qui s’étaient tenues au Collège de France et au musée du Louvre en 2021, montre toute l’actualité de l’œuvre de Marc Fumaroli dans la littérature, les arts et la politique culturelle. Les contributions de celles et ceux qui ont travaillé de près avec Marc Fumaroli nous invitent à relire ce grand historien de la littérature, au sens large de la Res literaria et de la Respublica literaria, l’amicale européenne des savants, qui a toujours défendu l’Europe des lettres et des arts, mais aussi des idées et des formes.

TABLE DES MATIÈRES


Antoine COMPAGNON, de l’Académie française, Collège de France  
Préface 


Première partie
Au Collège de France

Françoise GRAZIANI, université de Corse Pasquale Paoli 
La sagesse des Anciens 

Patrick DANDREY, Sorbonne Université 
Marc Fumaroli, lecteur de La Fontaine 

Lina BOLZONI, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (correspondant étranger), École normale supérieure de Pise 
Fumaroli, ou la renaissance de la rhétorique 

Florence VUILLEUMIER LAURENS, université de Brest 
Respublica romana, christiana, literaria 

Jean-Robert ARMOGATHE, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 
L’art de se taire 


Deuxième partie
Textes d’hommage

Mireille HUCHON, Sorbonne Université
 
Jean-Luc MARION, de l’Académie française 

Pierre NORA, de l’Académie française
Hommage à Marc Fumaroli 

Laurent PERNOT, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, université de Strasbourg 
Marc Fumaroli, les Anciens et la rhétorique 

Jean-Claude CASANOVA, de l’Académie des sciences morales et politiques 
Hommage à Marc 


Troisième partie
Au musée du Louvre

Pierre CAYE, CNRS 
Pour un autre xviiie siècle. Marc Fumaroli, penseur des Lumières 

Frédéric COUSINIÉ, université de Rouen 
Pour une théorhétorique du corps ascensionnel : autourde Simon Vouet 

Stéphane GUÉGAN, musée d’Orsay 
Manet rocaille 

Olga MEDVEDKOVA, CNRS 
Marc Fumaroli et l’héritage d’Aby Warburg 

Nicolas MILOVANOVIC, musée du Louvre 
Fumaroli et Poussin 

Darius A. SPIETH, Louisiana State University 
Esprit de modernité et art moderne dans la vie et l’oeuvrede Marc Fumaroli 

Plus d'informations ici.

André du Chesne. Père de l’Histoire de France (François Rozier)
Posted: 7 Nov 2023 - 11:22

Nous avons retenu de la « République des Lettres » son éminent représentant Claude Fabri de Peiresc, mais nous avons oublié un de ses fidèles correspondants qui a, au moins à deux reprises, poursuivit des travaux commencés par le conseiller d'Aix (La publication des œuvres de Messire Guillaume du Vair et la controverse généalogique sur les origines mérovingiennes de la maison Habsbourg). André du Chesne (1584 – 1640), surnommé « Père de l'Histoire de France », aurait publié une centaine d'ouvrages. Cette première biographie rend hommage à l'historiographe du roi Louis XIII. C'est un outil indispensable pour mieux comprendre l'érudition de cette première moitié du XVIIe siècle. J'espère que vous accueillerez favorablement ce livre publié aux Éditions Lamarque (détails en PJ).

Plus d'informations sur le site de l'éditeur.

La base MOLIERE21 fait peau neuve
Posted: 7 Nov 2023 - 08:55

Conçue comme un outil d'interprétation du texte de Molière, la base MOLIERE21, récemment rénovée et accessible depuis une nouvelle adresse (https://moliere21.cnrs.fr/), permet plus généralement d'enquêter sur les réseaux intertextuels à l'oeuvre dans la littérature française des années 1650-1670.

Le principe : à des lieux précis du texte des comédies de Molière sont associés des extraits de textes contemporains qui possèdent un pouvoir explicatif à des titres divers (sources, circulation des motifs et des formes, exemplification de registre de langue, modèles esthétiques et dramaturgiques, etc.). La confrontation à cette documentation permet de replacer le texte moliéresque dans son contexte et d’en affiner l’interprétation. MOLIERE21 vise ainsi à rendre compte de l’intertextualité particulièrement dense de l’œuvre de Molière, qui entre notamment dans un rapport de parodie ou d'allusion avec un nombre élevé de textes. Par le biais du moteur de recherche, la base permet également de mener des investigations liées à des thématiques circulant chez de nombreux autres auteurs contemporains.

Le site offre également d’autres ressources sur la vie théâtrale et littéraire des années 1650-1670 ainsi que la version diplomatique de certains textes du XVIIe siècle.

La base MOLIERE 21 a été réalisée par Claude Bourqui et Lise Michel, dans le cadre du Projet MOLIERE 21 (dir. Georges Forestier et Claude Bourqui), financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) entre 2006 et 2010. 

Ce projet proposait un type de complémentarité inédit entre les ressources déposées sur la base et les deux volumes imprimés des Oeuvres de Molière parus en 2010 dans la Bibliothèque de la Pléiade (dir. Georges Forestier et Claude Bourqui, avec la collaboration de David Chataignier, Gabriel Conesa, Bénédicte Louvat, Lise Michel, Laura Naudeix, et Anne Piéjus).

Le développement technique du site a été assuré par Alexandre Gefen (2006-2009), et par Philippe Busser (refonte et maintenance dès 2023, avec le soutien du CELLF de Sorbonne Université).

Conferences and Colloquia

Être parisienne sous l’Ancien Régime : des femmes dans la ville (Moyen Âge – XVIIIe s.)
Posted: 13 Feb 2017 - 15:16
Paris (17-18 mars 2017)

Colloque international de la SIEFAR

Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, Paris 6

Programme

Vendredi 17 mars 2017

9h30 Accueil des participants par Nathalie Grande (U. Nantes) et introduction par Arlette Farge (EHESS)

Les métiers des Parisiennes Présidence : Nicole Pellegrin (IHMC/ENS)

10h00 Frédérique Le Nan (U. Angers) “Escrivaines” et poétesses : écrire pour vivre au Moyen Âge dans les rues de Paris 10h30 Sylvain Leteux (Université Lille 3) La triperie parisienne au XVIIIe siècle : un secteur réservé aux femmes ?

11h00 Pause

11h30 Aurélia Pouch (U. Paris-Sorbonne) La place des femmes dans le Paris théâtral du XVIIe siècle 12h00 Brigitte Weltman-Aaron (University of Florida) Le style, c’est la femme : la Parisienne au XVIIIe siècle

12h30 Déjeuner

Les Parisiennes engagées Présidence : Nathalie Grande (U. Nantes)

14h00 Marie-Elisabeth Henneau et Julie Piront (U. Liège) Le couvent de l’Annonciade céleste de la rue Couture Sainte-Catherine : un réseau de Parisiennes autour d’un édifice discret (XVIIe siècle) 14h30 Safia Hamdi (U. Tunis) La querelle à l’hôpital ? Du conflit entre les religieuses Augustines de l’Hôtel-Dieu de Paris et les administrateurs laïques (1787) 15h00 Danielle Haase-Dubosc (Columbia University) Madame de Miramion

15h30 Pause

Représentations littéraires des parisiennes I Présidence : Rotraud von Kulessa (U. Augsbourg)

16h00 Andrea Grewe (U. Osnabrück) Marie Mancini Colonna et la perception de la femme française en Europe 16h30 Laurence Sieuzac (U. Bordeaux) Généalogie de la Parisienne dans les Lettres sur les habitants de Paris (1717) de Marivaux 17h00 Sabine Juratic (CNRS Paris) Vivre fille dans le Paris des Lumières

17h30 Fin de la journée

Samedi 18 mars 2017

Représentations littéraires des parisiennes II Présidence : Marie-Elisabeth Henneau (U. Liège)

9h00 Anna Loba (U. Adam-Mickiewicz, Poznań) Le monde d’une petite ménagère parisienne au Moyen Âge : Le Mesnagier de Paris 9h30 Suzanne Duval (U. Strasbourg) Urbanité des parisiennes dans le corpus des fictions narratives en prose de l’époque baroque (1600-1660) 10h00 Catherine Pascal (U. Montpellier) De quelques plaisirs des Parisiennes à l’époque moderne

10h30 Pause

11h00 Isabelle Trivisani-Moreau (U. d’Angers) La minoration de la Parisienne dans les Lettres historiques et galantes de Mme Du Noyer 11h30 Claudine Nédelec (U. Artois) Les Parisiennes selon Furetière dans Le Roman bourgeois 12h00 Bénédicte Peralez-Peslier (U. Paris III-Sorbonne Nouvelle) Quand l’Europe se « geoffrinise » : les muses parisiennes du XVIIIe siècle

12h30 Déjeuner 14h00 Assemblée générale de la siefar 15h00 Pause

Les parisiennes et le monde de la justice Présidence : Eliane Viennot (U. Saint-Étienne)

15h30 Alison Vermelle (U. Paris-Ouest-Nanterre) Les trésorières des prisons : une compagnie d’assistance féminine dans le Paris du XVIIIe siècle 16h00 Pierre-Benoît Roumagou (U. Paris-Sorbonne) Femmes de Paris et femmes de banlieue au prisme de la criminalité

 

16h30 Discussion finale 17h00 Clôture du colloque

Séduire: Discours, représentations et pratiques de la séduction du Moyen Âge à nos jours
Posted: 25 Jan 2017 - 10:57

Université Toulouse - Jean Juarès

Nouvelle Maison de la Recherche, Amphi F417

1-3 juin 2017

Le colloque propose d’interroger la séduction de manière élargie tout en ayant conscience des limites imposées par l’immensité de cette réalité. Plusieurs axes thématiques ont été retenus, afin de proposer des éléments de réponse, de suggérer des pistes de réflexions et de dégager les différents langages de la séduction.

Axe 1.- Rhétorique de la séduction

La séduction impliquant un acte de communication, elle utilise de fait le discours – oral, écrit, textuel ou imagé – pour tenter de convaincre. Il s’agit ici de discuter des procédés mis en œuvre par les séducteurs afin de rallier des individus à une cause ou afin de voir exprimés des convictions et des désirs qui, initialement, n’étaient pas présents chez eux. L’art de la persuasion est un outil essentiel pour affirmer le bien-fondé de son point de vue et les domaines d’énonciation sont particulièrement évidents en politique ou dans la publicité, où il importe de séduire. Mais le propos pourra s’intéresser à tout dispositif argumentaire de la séduction visant à faire adhérer à un principe, une cause, un sentiment ou un geste.

Axe 2.- Genre, Séduction, et sexualité

La notion de « séduction » est en général associée à la sexualité et au désir, à l’art de plaire à l’autre pour le posséder. Les codes de la séduction se sont aujourd’hui enrichis de pratiques et  de normes liées à nos sociétés contemporaines qui conjuguent des comportements nouveaux et des mécanismes d’approches et de découvertes quasi immuables. Commune à toutes les cultures et civilisations, la pratique de la séduction connaît des formes et des manifestations qui peuvent être différentes. Approcher la séduction par le genre permet de dépasser également une séduction qui serait réduite à une approche hétéro-normée, autorisant par là-même à étendre la question de la séduction aux relations homosexuelles. Il s’agit alors de prêter attention aux rapports entretenus par le genre, la séduction et la sexualité.

Axe 3.- La séduction dans les arts et arts de la séduction : les arts, poésie, romans, correspondances

La séduction est abondamment traitée dans les arts qui, par définition, ont pour vocation de charmer les sens, d’attiser la curiosité, la réflexion, l’identification ou encore l’admiration. Partir en quête des formes et expressions de la séduction dans les arts s’avère chose ambitieuse. Les représentations artistiques de la séduction, de la rencontre amoureuse, sont innombrables. Comment les arts disent-ils ce qu’est l’acte de séduire ? Il s’agit ici d’apprécier la lecture artistique apposée par les arts sur le phénomène de la séduction. Les nombreuses lectures et interprétations des épisodes mythologiques montrent, par exemple, qu’il y a dans la perception de la séduction des modalités d’interprétations plurielles, trahissant à la fois des sensibilités et des contextes différenciés.

Axe 4.- La séduction à la lumière de la philosophie/théologie/droit

L’approche juridique et philosophique de la séduction est essentielle. La question de la moralité fut en effet de longue date un objet de préoccupation commun au trône et à l’autel, veillant à statuer sur les comportements jugés respectables et sur ceux qui ne l’étaient pas. L’association de la séduction à la tentation et à ses nombreuses déclinaisons, permet de saisir l’évolution d’une pratique sociale et des dangers qui ont pu lui être associés. La prostitution, le stupre, la fornication, l’adultère, rapt de séduction, et, par exemple, sont au Moyen-âge et sous l’Ancien Régime, voire jusqu’à nos jours, explicités notamment par la question de la responsabilité/culpabilité du séducteur/séductrice, et de son ascendant sur le séduit/ la séduite.

Pour tout complément d'information, voir https://seduction.hypotheses.org/

Workshop: 'Consumers of the exotic, 1670-1730,' April 5-6 2017, University of Cambridge
Posted: 13 Jan 2017 - 10:48

Workshop: 'Consumers of the exotic: European commerce and the consumption of materia medica, 1670-1730'

April 5-6, 2017

University of Cambridge, Corpus Christi College, NCR

 

The workshop will explore the ways in which exotic plant materials were processed, bought and consumed in European metropoles and at royal courts, in the decades around 1700. Why did European consumers buy—and more significantly ingest—exotic plant materials? How did they understand their properties and significance? How was their consumption shaped hospital trials, advertising, and the behavior of high-profile trend-setters, particularly at royal courts? When and why was the efficacy and even safety of given exotic drugs questioned or cast into doubt? And which experts could credibly pronounce upon their effects on the European body?

 

Please find the programme below. All are welcome, but please inform Dr Justin Rivest (jr723@cam.ac.uk) if you wish to attend, as numbers may be limited for reasons of space.

 

April 5

 

COFFEE

10:30-10:45

Emma Spary and Justin Rivest

WELCOME AND INTRODUCTION

10:45-11:00

 

Session I CONSUMPTION CASE STUDIES

11:00-12:30

G. A. Cook University of Hong Kong

Consuming the exotic in Switzerland: Garcin’s ‘Maduran pills’

 

Irene Fattacciu  University of Turin Reasons and implications of changes in food consuming patterns: the appropriation and diffusion of chocolate between Spain and New Spain

 

 

LUNCH BREAK

12:30-14:00

 

Session II NETWORKS OF KNOWLEDGE

14:00-16:00

Samir Boumediene  CNRS Lyon Jesuits’ recipes, Jesuits’ receipts: the Society of Jesus and the introduction of exotic drugs in 17th century Europe.

 

Šebestián Kroupa  University of Cambridge  Producing and consuming drugs in Manila at the turn of the eighteenth century

 

Victoria Pickering  British Museum Contributors and connections: exotic material in Hans Sloane’s botanical collection

 

 

COFFEE BREAK

16:00-16:15

 

Session III DECENTERING THE EXOTIC

16:15-18:15

B. Harun Küçük University of Pennsylvania

Ali Münşi (d.1750) and American exotica

 

Clare Griffin Max Planck Institute for the History of Science

What is ‘exotic’ anyway? The view from Moscow

 

Paula De Vos San Diego State University

Appropriation of the exotic in the Palestra pharmaceutica (Madrid, 1706) of Félix Palacios

 

 

DINNER

20:00

 

Session IV KNOWING AND EXPERIENCING THE EXOTIC

09:30-11:30

Emma Spary University of Cambridge

The inscrutability of cinnamon: how to prove when you had the right drug

 

Hjalmar Fors Karolinska Institutet

The exotic in the here and now of early modern European experience

 

Laia Portet University of Cambridge

Choosing drugs and naming the exotic in Paris

 

 

April 6

 

COFFEE BREAK

11:30-11:45

 

Session V REACHING THE CONSUMER

11:45-13:15

Wouter Klein Universiteit Utrecht

Exotic drugs and the intricate balance of the early modern medical market: a case study of Peruvian bark and negative publicity, c. 1730

 

Justin Rivest University of Cambridge

Medicating the French foot soldier, 1689-1714: The role of exotic drugs

 

 

LUNCH

13:15-14:45

PLANNING SESSION FOR VOLUME

14:45-15:30

CLOSE

15:30

 

Emma Spary and Justin Rivest, University of Cambridge

 

NB: The workshop immediately follows Dr Valentina Pugliano's conference on 'Medicine, Environment and Health in the Eastern Mediterranean World, 1400-1750' on 3-4 April, which may be of interest to participants. Please don't contact Justin about this, as it is a separate event—contact Valentina at valentina.pugliano@gmail.com.

 

Justin Rivest, PhD

Research Associate

Faculty of History

University of Cambridge

phone: 07514 160602

e-mail: jr723@cam.ac.uk 

Les Amants magnifiques : réinventer un divertissement royal
Posted: 14 Dec 2016 - 16:38

Université de Rennes – Opéra de Rennes

26-28 janvier 2017

Colloque international
Campus Villejean, amphi L3
Opéra de Rennes, foyer du public

Organisé par Laura Naudeix (Université Rennes 2 - APP) en collaboration avec Anne-Madeleine Goulet (Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, UFR de l’université François-Rabelais de Tours – UMR 7323 du CNRS)

Présentation

Le « Divertissement royal », représenté à Saint-Germain-en-Laye en 1670, est le seul spectacle de Molière conçu pour la cour et jamais repris ensuite, de son vivant, à la ville. Son faste coûteux tout autant que le caractère spécifique de ses thèmes peuvent avoir découragé la troupe de le déplacer sur la scène parisienne. Situé à la frontière de la fête et du théâtre, dans les marges du vaste territoire des formes poétiques comiques, le spectacle mêle scènes parlées, dansées, « pantomimées », interventions chantées solistes et chorales, interprètes professionnels et « amateurs », et mobilise les ressources de la machine tout en en commentant les effets illusionnistes. Le propos de la pièce semble de lui-même réflexif puisqu’elle s’offre comme un divertissement mettant en scène des divertissements, un régale de régales…
En prenant comme point de départ Les Amants magnifiques de Molière, Lully et Beauchamp (1670), redonné à l’Opéra de Rennes du 26 au 29 janvier 2017, par la C
ie des Malins Plaisirs (dir. Vincent Tavernier), l’Éventail (dir. Marie-Geneviève Massé) et le Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet), l’université de Rennes 2, en partenariat avec le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, souhaite proposer une rencontre scientifique pluridisciplinaire. Des spécialistes venus de tous les horizons de la recherche (histoire, lettres, histoire de l’art, musicologie, stylistique, choréologie, histoire de la danse…) se demanderont dans quelle mesure Molière a répondu à la commande royale en s’en emparant pour adhérer parfaitement aux attentes de son destinataire, afin de mesurer la manière dont son propos résonne avec son époque tout autant qu’il éclaire la sensibilité propre de son auteur. Nous soumettrons ensuite ces questions aux artistes, lors d’une rencontre ouverte au grand public dans le foyer de l’Opéra.

Programme

Jeudi 26 janvier après-midi

Université Rennes 2
Amphi L3
13h30 Accueil
14h Introduction (Laura Naudeix, Université Rennes 2, et Anne-Madeleine Goulet, CESR)
Session I : Molière et la commande royale
Présidence : Anne-Madeleine Goulet (CESR)
1. Jan Clarke (Durham University) : « La situation de la troupe de Molière
au moment de la création des Amants magnifiques ».
2. Claude Bourqui (Université de Fribourg) : « Molière tel qu’en lui-même. Entertainment et show business dans Les Amants magnifiques. »
3. Marine Roussillon (Université d’Artois) : « Force et galanterie dans Le Divertissement Royal. »
15h30 Pause
16h Session I (suite)
Présidence : Jean Duron (CESR-CmbV)
4. Marie-Claude Canova-Green (Goldsmiths College, University of London) : « Autorité et paternité littéraire dans Les Amants magnifiques »
5. Nathalie Lecomte (Chercheur indépendant) : « La distribution des danseurs : du livre du ballet aux représentations. »
17h Fin de la journée
 

Vendredi 27 janvier

MATIN
Université Rennes 2
Amphi L3

9h30 Session II : Matériau poétique et visuel

Présidence : Claude Bourqui (Université de Fribourg)
1. Silvia Carandini (La Sapienza, Università di Roma) : « Les Amants magnifiques : le mélange des arts et les décors en abyme de l’ancienne pastorale. »
2. Nathalie Grande (Université de Nantes) : « Motifs romanesques et imaginaire galant dans Les Amants magnifiques de Molière. »
3. Marianne Cojannot-Leblanc (Université Paris-Ouest) : « Les Amants magnifiques à la lumière des arts pérennes contemporains. »
11h00 Pause

11h30 Session II (suite)

Présidence : Jan Clarke (Durham University)
4. Vincent Dorothée (ENSAAMA-Olivier de Serres) : « Les Amants Magnifiques et l’évolution des topiques de la fête de cour au XVIIe siècle. »
5. Philippe Cornuaille (Université Paris-Sorbonne, Centre André Chastel) : « Les Amants magnifiques : « moyens matériels, dispositifs scéniques au service du grand spectacle. »
12h30 Pause déjeuner.
 
Après-midi
Université Rennes 2
Amphi L3

14h30 Session III : Construire un ballet

Présidence : Jean-Noël Laurenti (CESR)
1. Thomas Leconte (CESR-CmbV) : « Héritages, réemplois, échos du ballet de cour dans Le Divertissement royal. »
2. Annette Kappeler (Université de Bâle) : « Parler aux yeux, parler au cœur. »
15h30 Pause
16h00 Session IV (suite)
Présidence : Hervé Lacombe (Université Rennes 2)
3. Bruce Gustafson (Franklin & Marshall College) : « Les sources musicales du Divertissement royal. »
4. Graham Sadler (Birmingham Conservatoire) : « La syntaxe de l’écriture orchestrale de Lully dans Les Amants magnifiques. »
5. Jean Duron (CESR-CmbV) : « Le temps musical des Amants magnifiques. »
17h30 Fin de l’après-midi.
 

Samedi 28 janvier

MATIN
Université Rennes 2
Amphi L3
9h30 Session IV : Forme et signification
Présidence : Marie-Claude Canova-Green (Goldsmiths College, University of London) 
1. Mathieu da Vinha (Centre de recherche du château de Versailles) : « Sostrate ou l’ascension sociale au xvii
e siècle : entre mythe et réalité ? »
2. Karine Abiven (Université Paris-Sorbonne) : « Langages des “états” et expression de l’inégalité au théâtre : la variation sociolectale dans Les Amants magnifiques. »
10h30 Pause
 
11h00 Session IV (suite)
Présidence : Silvia Carandini (La Sapienza, Università di Roma)
3. Jean-Luc Robin (The University of Alabama) : « Fausse Vénus, vraie mise à nu : mondanité et philosophie naturelle dans Les Amants magnifiques ? »
4. Jean-Noël Laurenti (CESR) : « “Enchaîner ensemble tant de choses diverses”. Diversité et cohérence des tons dans Les Amants magnifiques. »
12h00 Pause déjeuner.
 
APRES-MIDI
Opéra de Rennes - Foyer du public
Session V : Réinventer un divertissement royal
Présentation : Laura Naudeix (Université Rennes 2)
14h Entretien 1 : Autour de la musique : Hervé Niquet (Le Concert Spirituel, direction musicale) avec Jean Duron (CESR-CmbV) et Bruce Gustafson (Franklin & Marshall College).
14h45 Entretien 2 : Danse et figures du corps : Marie-Geneviève Massé (C
ieL’Éventail, chorégraphie), Erik Plaza-Cochet (costumes) avec Jean-Noël Laurenti (CESR) et Vincent Dorothée (ENSAAMA-Olivier de Serres).
15h30 Entretien 3 : Scène et mise en scène : Vincent Tavernier (C
ieLes Malins Plaisirs, mise en scène), Claire Niquet (scénographie, sous réserves) avec Brigitte Prost (Université Rennes 2).
 
16h15 Manuel Couvreur (Université Libre de Bruxelles) : « Le spectacle musical du XVIIe siècle, une question pluridisciplinaire »
16h45 Fin du colloque.

 

Programme en ligne:

https://www.univ-rennes2.fr/arts-pratiques-poetiques/actualites/colloque-international-amants-magnifiques

 

Présentation du spectacle:

http://www.lesmalinsplaisirs.com/les-malins-plaisirs_nos-spectacles_les-amants-magnifiques.html

Equipe de recherche Rennes 2 : APP (Arts : Pratiques et Poétiques)
Avec le soutien du CELLAM (Centre d'études des langues et littératures anciennes et modernes).
Partenaires : CESR ; CmbV (Centre de musique baroque de Versailles) ; Opéra de Rennes ; Mairie de Rennes

Renseignements: Laura Naudeix laura.naudeix@univ-rennes2.fr

Adresses :
Université Rennes 2
Campus Villejean
Place du recteur Henri Le Moal
+33 (0)2 99 14 10 00
Métro Villejean-Université
 
Opéra de Rennes
Place de la Mairie
+33 (0)2 23 62 28 28
billetterie@opera-rennes.fr
Métro République

Le politique et le féminin : formes et enjeux de la représentation des femmes de pouvoir dans les Mémoires d’Ancien Régime
Posted: 26 Nov 2016 - 20:32

Lyon (9-10 mars 2017)

Colloque organisé par Cyril Francès (Equipe MARGE)

Université Jean Moulin Lyon 3

Le statut politique du féminin à l’âge classique est éminemment ambivalent : en grande partie nié dans son actualité par les institutions politiques et le discours historique qui les relaie, il est largement fantasmé dans son autorité par l’idéologie galante et les fictions qui la magnifient. Le rapport des femmes au pouvoir s’énonce ainsi majoritairement au travers de représentations qui semblent les détourner chacun de leur fin propre. En effet, qu’elle soit héroïne, guerrière, administratrice ou intrigante, la femme soit se dénature dans l’ambition ou l’exercice d’une puissance politique la condamnant à se « faire homme » – selon une formule que sa souplesse polémique peut transformer en revendication aussi bien qu’en condamnation, mais qui montre combien la pratique du pouvoir suppose un renoncement au féminin –, soit corrompt le pouvoir même en le privant de la force et/ou de la rationalité qui le constituent. Parallèlement pourtant, le féminin ne cesse d’affirmer sa suprématie au sein des sphères où le pouvoir suspend en apparence son emprise directe, en particulier celle de la mondanité dans laquelle la fiction galante se superpose aux hiérarchies officielles. Si, comme l’écrit Claude Habib dans Galanterie française, « la différence des sexes est l’ailleurs du pouvoir », c’est donc en partie parce qu’elle se figure et se pense au sein de l’écart entre la réalité du pouvoir tel qu’il s’incarne et l’autorité du féminin telle qu’elle s’institue dans le discours et les pratiques mondaines.

De la Fronde jusqu’à la Révolution (mais le champ d’analyse peut être étendu de la Renaissance jusqu’au premier Empire), la situation et la configuration de cet « ailleurs » sont instables et changeantes, liées aux évolutions sociales, politiques et idéologiques qui modifient la position des femmes vis-à-vis du pouvoir.  De ce jeu de tensions, les Mémoires témoignent exemplairement, notamment parce que cet « ailleurs » est l’un des lieux à partir duquel peut s’écrire la « contre-histoire » qu’ils ambitionnent d’élaborer. Objectiver la part du féminin au sein de la réalité du pouvoir est en effet un moyen de saisir certains ressorts secrets de l’Histoire, et la plupart des hommes mémorialistes – Retz et Saint-Simon n’étant pas les moindres – s’attachent à évaluer le rôle, assumé ou masqué, ponctuel ou étendu, des femmes dans l’action politique. Plus directement encore, nombre de femmes mémorialistes, de la Grande Mademoiselle jusqu’à Mme Roland, ont été des actrices de la vie politique de leur temps. Elles doivent alors, pour expliciter le rôle qu’elles ont joué, confronter leur parole à l’ensemble des discours qui déterminent la légitimité du féminin dans l’ordre du pouvoir. Dans les deux cas, la difficulté tient à la prégnance de contenus discursifs qui, s’ils permettent de ménager une place au féminin à l’intérieur du pouvoir, brouillent l’intelligence de son action. Ainsi, par exemple, nombre de topiques romanesques donnent une forme et un contenu à la figure de la femme de pouvoir, mais au prix de son idéalisation ou de son retrait dans l’imaginaire. Plus largement, la séculaire « Querelle des femmes » fournit aux mémorialistes un réservoir d’images, culturelles et rhétoriques, qui constituent les modalités d’expression obligées du pouvoir féminin. Tous, lorsqu’ils en viennent à déchiffrer le travail réciproque qu’opèrent l’un sur l’autre le politique et le féminin, en font usage mais, simultanément, en mesure l’inadéquation.

L’enjeu de cette journée sera d’interroger, à travers la question des femmes de pouvoir dans les Mémoires, la manière dont ces œuvres construisent, en marge et en écho aux modèles fictionnels et au discours historique, des représentations du féminin en tant que puissance agissante dans l’Histoire. Comment ces représentations s’élaborent-elles à partir d’images, de normes et de valeurs héritées qu’elles relaient, recomposent ou renouvellent ? Peut-on y distinguer, au-delà de leur caractère fragmenté et multiple, certains paradigmes inédits de ce que serait la femme de pouvoir ou la femme politique ? L’objectif serait de se pencher sur ces questions sans opposer deux hypothétiques visions masculine et féminine, mais au contraire en croisant les regards, afin d’analyser comme une production dialogique la forme que prend la question du genre lorsqu’elle s’ordonne autour du rapport au pouvoir politique.