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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : L’éloge du féminin en poésie : penser l’exaltation rhétorique
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:41

Sorbonne nouvelle, PARIS

Journée d'étude: "L’éloge du féminin en poésie : penser l’exaltation rhétorique"

L’éloge (du latin eulogium— épitaphe laudative et du grec elegeion, distique élégiaque) se définit comme un discours (logos) épidictique né d’une vigoureuse admiration. L’éloge implique une instance énonciative, productrice d’un discours évaluatif saturé d’amplification et de valorisation. L’éloquence de l’acte célébratif, éminemment rhétorique, établit ainsi la singularisation et l’élévation d’un objet. Communément opposé au blâme (notamment dans le cadre de la rhétorique aristotélicienne), l’éloge viserait à produire, au terme d’un discours persuasif, un jugement mélioratif de l’objet visé. Chargé de ponctuer les occasions et les champs d’activité les plus disparates (la Grèce Antique déclamera des épithalames, des thrènes, des épinicies, des parthénées…), l’éloge est surtout sensible dans la pratique de la poésie amoureuse. L’éloge du féminin traverse l’histoire littéraire : les odes et fragments saphiques, le cantique des cantiques biblique, la tradition du ghazal dans la poésie courtoise arabe et perse, les Amours et Odes ronsardiennes, Le fameux sonnet à Caliste de Malherbe, L’union libre d’André Breton, Les Poèmes à Lou d’Apollinaire, l’hommage à la Femme noire de Léopold Sédar Senghor, The lesbian body de Monique Wittig se lisent comme autant de variantes encomiastiques. Le transport laudatif peut aller jusqu’à la fétichisation de son objet : la tradition du blason déclame la beauté d’une chevelure (Jean de Vauzelles, Baudelaire), d’un sourcil, d’un front, de la gorge, d’une larme, d’un soupir, d’un « beau tétin » (Maurice Scève) ou encore des yeux (Paul Éluard). L’éloge peut même aller jusqu’à disséquer l’objet de son discours, évoquant une opération quasi anatomique : Antoine Héroët et Mellin de Saint-Gelais font ainsi l’éloge de l’œil alors l'abbé Eustorg de Beaulieu décrit minutieusement la joue, la langue ou encore le nez.

Les propositions de communication pourront suivre les axes de recherche suivants :

Les modalités de représentation du féminin :

-Il s’agit d’interroger le rapport qu’entretient l’éloge avec l’amplification de son objet. Quels rôles et conséquences attribuer à l’exagération laudative ? Textuellement sensible par le moyen de l’exclamation, l’hyperbole, l’anaphore, la répétition, l’usage du superlatif, etc., cette amplification permet-elle de rendre hommage à un objet de discours ou conduit-elle au contraire à son effacement ? Dans ce dernier cas, quel serait donc le réel contenu de l’exclamation laudative ?

-Il s’agit d’interroger le statut de l’objet du discours : étymologiquement ob-jectum (ce qui est jeté devant), il est entièrement assumé par une énonciation évaluatrice. Qu’indiquent la description, la comparaison, la gradation, la présentation totale ou partielle (le blason), etc. quant à la composition de l’objet envisagé ? L’exaltation poétique indique-t-elle une volonté de saisir entièrement l’objet par le discours, dans une sorte de possession violente ?

-Quelle relation entre le fétichisme et l’écriture, toujours partielle, d’un blason ?

-Il est aussi possible d’examiner la charge pathique de l’exaltation encomiastique, souvent lyrique. Est-il nécessaire d’exposer un entraînement affectif pour établir la singularité ou la supériorité d’un objet ? En quoi l’affect est-il garant d’authenticité poétique ? Est-il possible d’envisager une autre impulsion à partir de laquelle se déploierait le chant laudatif ? Quel rapport entre la charge pathique du chant et l’objet du discours ? Il serait ici intéressant de confronter l’apport de la philosophie des affects de l’époque au texte étudié.

Les présupposés esthétiques/ épistémologiques/ philosophiques de l’éloge :

-Quels sont les idéaux (esthétiques, moraux, religieux…) qui transparaissent dans la restitution du féminin ? Chaque éloge suppose en effet une échelle de valeurs, une hiérarchisation qui justifie la mise en avant de l’objet chanté. Quelles sont les valeurs mises en avant dans la composition du féminin ? Ces valeurs recoupent-elles les conventions esthétiques/ sociales de l’époque ?

-Le poème offre-t-il une illustration du canon de beauté de l’époque ? Si oui, quelle relation entre l’éloge du particulier et l’idée, générale, du canon de beauté ?

-L’éloge se contente-il de reprendre des valeurs philosophiquement et socialement établies ou comporte-t-il une charge argumentative, voire subversive ?

L’éloge en rapport avec la construction du genre :

-Comment comprendre la relation entre l’éloge et le blâme (le féminin étant longtemps conçue comme une altérité terrifiante ou méprisée ?) En quoi l’exaltation est-elle libération de la sensualité féminine ou symptôme d’un enfermement de son image ?

-Quelle place pour l’éloge du « féminin » dans nos sociétés contemporaines, soucieuses de déconstruire le genre ?

L’éloge, fabrique du désir :

-Quel éclairage peut-on tirer de la pratique encomiastique quant au mécanisme du désir?

-Peut-on parler d’un voyeurisme, d’un fétichisme ou d’un exhibitionnisme laudatif ?

-À qui s’adresse l’éloge érotique ? En quoi une telle écriture peut-elle contribuer à la fabrique, à la subversion ou à la reproduction d’un fantasme ?

Les propositions sont ouvertes à toutes traditions poétiques, sans restriction quant à l’époque.

Mots-clés : éloge, blâme, philosophie et rhétorique, philosophie des affects, poésie, persuasion, argumentation, stylistique, esthétique, épistémologie, éloge du féminin, poésie érotique, blason, représentation, sexe et genre

Les propositions de communications devront être envoyées avant le 15 avril 2020 par mail à l’adresse suivante : elogecolloque2020@gmail.com et devront comporter un titre, un résumé (300 mots) ainsi qu'une courte biographie (affiliation universitaire, domaine de recherche). Les communications durent 25 minutes, en français ou en anglais. Elles feront l’objet d’une publication.

Date : 3 juin 2020

Lieu : Salle Las Vergnas, Sorbonne nouvelle, PARIS

 

Comité scientifique

Hugo Azérard, Université de Cambridge

Christian Doumet, Sorbonne université

Philippe Daros, Sorbonne nouvelle

Anne-Isabelle François, Sorbonne nouvelle

Pamela Krause, Sorbonne université, co-organisatrice

Nessrine Naccach, Sorbonne nouvelle, co-organistarice

 

Bibliographie 

-Aristote, Rhétorique, trad. Jean Lauxerois, Paris, Pocket, coll. « Agora », 2007

-Chaim Perelman, L. Olbrechts-Tyteca, Traité de l’argumentation, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 1988.

-dir. Alain Génetiot, L'Éloge lyrique, Nancy, Presses universitaires de Nancy, coll. "Publications du Centre d'étude des milieux littéraires", 2009.

-dir. Philippe Guisard, Christelle Laizé, Éloge et blâme figures et pratiques, coll. Cultures antiques, Paris, Ellipses, 2016.

- Marc Dominicy, Madeleine Frédéric, La Mise en scène des valeurs. La Rhétorique de l’éloge et du blâme, Lausanne, Paris, Delachaux & Niestlé, 2001.

-Emmanuelle Danblon, La fonction persuasive : Anthropologie du discours rhétorique : origines et actualité, Paris, Armand Colin, 2005.

-Laurent Pernot, La Rhétorique de l’éloge dans le monde gréco-romain, Paris, Institut d’Études Augustiniennes, 1993.

-Peter Goldie, The Oxford Handbook of Philosophy of Emotion, The Oxford Handbook of Philosophy of Emotion, New York, Oxford University Press, 2009.

-Judith Butler, Gender trouble : feminism and the subversion of identity, Routledge, New York, 1990.

-Terry Castle, The Apparitional Lesbian : Female Homosexuality and Modern Culture, Columbia University Press, New York, 1993.

Appel à communications : Problématique(s) de la fiction historique: frontière(s) des discours et des genres ?
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:35

Journée d’étude, jeudi 11 juin 2020, Université de Paris Est Créteil

« Problématique(s) de la fiction historique : frontière(s) des discours et des genres ? »

 

Organisation :

Agnès Edel-Roy (docteure et chercheuse associée, LIS),

Marie Florence Mbenoun (doctorante, LIS)

et Jaroslav Stanovsky (doctorant, LIS)

Pour l’EA 4395 « Lettres, Idées, Savoirs » (LIS, Université Paris Est Créteil)

Avec le soutien de l’École Doctorale « Cultures et Sociétés » (Université de Paris Est)

*****

La nature de la fiction dans ses relations à l’Histoire ne cesse de susciter l’attention des chercheurs, ainsi qu’en témoignent encore des ouvrages récents comme Fait et fiction – pour une frontière de Françoise Lavocat (2016) ou Les Bords de la fiction de Jacques Rancière (2017). Parmi les différentes fonctions de la fiction se trouve en effet sa capacité de témoigner de la réalité : « les fictions sont-elles génératrices du savoir, et, si oui, à quelles conditions ? » se demande Lubomír Doležel[1]. Au sein de cette problématique, la place centrale revient certainement à la fiction historique puisqu’elle prend pour cadre le passé. Selon Ivan Jablonka, « mimesis du réel, la fiction dit quelque chose sur la société, les groupes sociaux, les structures sociales, les rapports de classes, de production (…) à une époque donnée[2]. » Ce type de fiction, vaste dans ses formes (romans, bandes dessinées, films historiques mais aussi, partiellement, documentaires), se distingue par sa « double nature », entre art et réalité, amenuisant ainsi la frontière entre fiction et historiographie.

Définir la fiction historique dans ses particularités fait surgir un champ de questionnement relatif tant à la nature même de la littérature et de l’histoire qu’au débat sur la relation de l’histoire et de la littérature, dont l’une des traductions est l’opposition entre « monistes » et « dualistes », dès les années 1960. Les monistes (Roland Barthes dans ses essais « Introduction à l’analyse structurale des récits » et « Le discours historique », Hayden White dans Metahistory, Paul Ricoeur, partiellement, dans Temps et récit) soutiennent l’existence d’un seul mode du récit commun pour l’histoire et pour la littérature, les dualistes (Gérard Genette dans Fiction et diction, Lubomír Doležel dans Possible Worlds of Fiction and History, Françoise Lavocat dans Fait et fiction) défendent la pluralité des modes du récit.

Dans notre journée d’études, nous voudrions nous inscrire dans la lignée de ces débats tout en présentant des points de vue contemporains. Nous voudrions principalement examiner deux problématiques majeures. D’abord, comment définir la fiction historique ? Est-il possible de trouver une conception de la fiction historique qui traverse le temps et l’espace ou faut-il prendre en considération les contextes historiques et culturels relatifs ? Ensuite, quel est le potentiel cognitif de la fiction historique, sa capacité de transmettre, voire de créer, l’expérience de l’histoire ?

Le premier axe d’étude concernera donc les définitions possibles de la fiction historique. S’agit-il d’une catégorie qui traverse toute la littérature ou faut-il plutôt parler de la pluralité des fictions historiques ? Quant à la littérature française, peut-on inclure dans la même classe, par exemple, les récits médiévaux, les romans historiques « classiques » du XIXe siècle et les romans postmodernes ? Dans une perspective comparatiste, il serait intéressant aussi de se demander si la nature de la fiction historique française se rapproche ou non de celle d’autres littératures historiques, francophones ou étrangères (par exemple, les littératures russe ou espagnole). Si tant est que cette série de questions pourrait être résolue par la conception d’un cadre théorique valable pour l’ensemble des récits fictionnels historiques, quels critères seraient-ils susceptibles de former un tel cadre ? Les principes de la théorie des mondes fictionnels de Thomas Pavel, Umberto Eco, Ruth Ronen ? Ou la conception de la littérarité et l’approche fonctionnelle employées par les formalistes et structuralistes russes (Roman Jakobson), tchèques (Jan Mukařovský) ou français (Gérard Genette) ? Ou bien encore les approches pragmatiques qui s’intéressent à l’aspect communicatif du texte, à la relation spécifique établie entre l’auteur et les lecteurs ?

La deuxième problématique vise à examiner la dimension cognitive de la fiction. Quelle est sa capacité à transmettre des informations sur notre passé ? Peut-on donner raison à Ivan Jablonka qui insiste sur la nature mimétique de la fiction historique ou plutôt à Lubomír Doležel pour qui les univers créés par la fiction sont des « alternatives imaginaires du monde actuel[3] » ? Selon cette dernière théorie, la valeur cognitive de la fiction serait nécessairement limitée. Cet axe peut s’articuler autour de trois problématiques : Comment le discours littéraire dans les romans historiques coïncide-t-il avec d’autres types de discours (scientifique, philosophique, …) ? Quels procédés emploie la fiction historique pour produire le savoir ? Quel est le rôle de la fiction dans la création de la mémoire historique ?

Les questions formulées ci-dessus sont des propositions qui peuvent servir à interroger le vaste champ de la fiction historique. Nous accueillerons les propositions de communication de chercheurs dont les travaux et recherches portent sur la littérature historique, l’historiographie ou la théorie de la narration et la philosophie cognitive dans son articulation avec cette question de la fiction historique. Se limiter à un type de fiction ou à une époque particulière n’est pas un critère sélectif, nous voudrions plutôt proposer une gamme variée de communications. L’objectif de cette journée d’études est d’abord de réfléchir au phénomène de la fiction historique tout en s’inscrivant dans les tendances actuelles de la recherche sur les relations entre fiction et histoire.

*****

Les propositions de communication (maximum 300 mots) sont à envoyer au plus tard le 9 mars 2020, accompagnées de vos coordonnées et d’une courte bio-bibliographie, à l’adresse suivante : fiction-historique@mailo.com

Une réponse sera donnée par le comité scientifique le 3 avril 2020.

La journée d’étude se tiendra le jeudi 11 juin 2020, à l’Université de Paris Est Créteil, avec une prolongation possible le vendredi 12 juin 2020.

Comité scientifique : Agnès Edel-Roy (docteure et chercheuse associée, LIS), Vincent Ferré (Professeur, Littérature générale et comparée, UPEC, codirecteur du LIS), Mireille Labouret (Professeure émérite, Littérature française du XIXe siècle, UPEC), Marie Florence Mbenoun (doctorante, LIS), Yolaine Parisot (Professeure, Littératures francophones et comparées, UPEC, responsable de l’axe « Francophonie et échanges culturels » du LIS) et Jaroslav Stanovsky (doctorant, LIS).

Avec le soutien du LIS (EA 4395, dir. Vincent Ferré et Patrick Savidan) et de l’École doctorale « Cultures & sociétés » de l’université Paris Est (dir. M.-E. Plagnol).

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Bibliographie sommaire

BERNARD, Claudie, Le Passé recomposé. Le roman historique français du XIXe siècle, Paris, Hachette supérieur, 1996.

DOLEŽEL, Lubomír, Heterocosmica. Fiction and possible worlds, Baltimore/London, Johns Hopkins University Press, 1998.

DOLEŽEL, Lubomír, Possible Worlds of Fiction and History: The Postmodern Stage. Baltimore/London, Johns Hopkins University Press, 2010.

GENETTE, Gérard, Fiction et diction, Paris, Éditions du Seuil, collection « Poétique », 1991.

JABLONKA, Ivan, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Paris, Éditions Points, 2017.

JAKOBSON, Roman, Huit questions de poétique, Paris, Éditions du Seuil, 1977.

JAMES, Alison et Christopher Reig (dir.), Frontières de la non-fiction, Presses Universitaires de Rennes, collection « Interférences », 2014.

LAVOCAT, Françoise (dir.), La Théorie littéraire des mondes possibles, Paris, CNRS Éditions, 2010.

LAVOCAT, Françoise, Fait et fiction – pour une frontière, Paris, Éditions du Seuil, collection « Poétique », 2016.

MUKAŘOVSKÝ, Jan, Écrits 1928-1946, Paris, Éditions des Archives Contemporaines, 2018.

PAVEL, Thomas, Fictionnal worlds, Cambridge, Harvard University Press, 1986.

RANCIÈRE, Jacques, Les Bords de la fiction, Paris, Éditions du Seuil, 2017.

RICOEUR, Paul, Temps et récit, Paris, Éditions du Seuil, 1983-1985.

RICOEUR, Paul, La Mémoire, l'histoire, l'oubli, Paris, Éditions du Seuil, 2003.

RONEN, Ruth, Possible worlds in literary theory, Cambridge, Cambridge University Press, 1994.

VEYNE, Paul, Comment on écrit l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, collection « Points. Histoire », 1971.

WHITE, Hayden, Metahistory. The historical imagination in 19th century Europe, Baltimore/London, Johns Hopkins University Press, 1973.

 

[1] Lubomír Doležel, « Récits contrefactuels du passé », dans Françoise Lavocat (dir.), La Théorie littéraire des mondes possibles, Paris, CNRS Éditions, 2010, p. 96.

[2] Ivan Jablonka, L’Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points », 2017, p. 189.

[3] Lubomír Doležel, Possible Worlds of Fiction and History: The Postmodern Stage. Baltimore/London, Johns Hopkins University Press, 2010, p. 40.

 

Appel à communications : L’art et le livre entre XVe et XVIIIe siècle, pour une approche transdisciplinaire
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:30

Quand image et objet-livre interagissent, cela intéresse tout autant l’histoire du livre que l’histoire de l’art et d’autres disciplines telles que les littéraires, chacune travaillant avec ses propres méthodes.

Et de fait, de nombreuses études ont déjà interrogé les relations entre visuel et textuel. La littérature scientifique en témoigne, que l’on pense aux livres d’Heures traités tant par des historiens du livre que des historiens de l’art, ou aux romans illustrés de la période moderne qui font également l’objet d’une double attention et intéressent aussi les spécialistes de la littérature. Citons par exemple les travaux du Centro di Elaborazione Informatica di testi e Immagini nella Tradizione Letteraria de la Scuola Normale de Pise sur les romans chevaleresques de la Renaissance[1] ou la thèse de Benoît Tane qui approfondit les questions des liens entre gravure et récit, et questionne jusqu’à la notion d’illustration afin de déterminer interactions et indépendance des media de la narration[2].

Il ne s’agit donc pas d’analyser une fois encore les relations entre les deux types de discours que sont l’écrit et le visuel, verbal and non verbal texts[3], pas plus que des voies relevant de la problématique du ut pictura poesis et des modes de transposition du texte en image et inversement. Nous souhaitons voir se croiser les regards sur le terrain d’un dialogue méthodologique et d’une recherche épistémologique en questionnant la polysémie de l’objet-livre et en se demandant comment différents champs disciplinaires étudient un même objet, suivant quelles modalités et dans quelles perspectives.

Le champ d’analyse est vaste et nous avons choisi de le circonscrire au livre imprimé et à l’image ante-industrielle. Nous proposons par ailleurs des axes qui doivent servir de thématiques communes d’analyse autour desquelles s’établira le dialogue. Nous avons articulé ces axes autour d’une biographie du livre et de l’art, de la création de l’illustration à ses développements endogènes et exogènes, en passant par la forme livresque comme œuvre en soi, sans oublier la place du livre dans les collections.

Axe 1 : Autour des processus créatifs dans l’objet-livre

Ce premier axe permettra de croiser les approches et les regards portés sur les images dans le livre et d’interroger leurs spécificités : comment les aborder dans une éventuelle sérialité qui se construit au fil des pages et de la lecture ? Dans quelle mesure le positionnement de l’image dans le corps de l’ouvrage peut-il orienter sa compréhension ? Quels sont les facteurs de composition d’un livre qui se répercutent sur celle de l’image ? Quelle part d’auctorialité pour l’illustrateur ? Peut-on parler d’une écriture illustrative comme d’une écriture éditoriale ?

Par ailleurs, nous voudrions également comprendre comment images et compositions typographiques particulières participent de la valeur marchande, modulent la présence du livre dans les circuits d’échanges, en incluant la dimension commerciale dans la genèse qui préside à sa réception.

Axe 2 : Art dans le livre, art né du livre

L’image qui émaille le texte lui insuffle, tout comme certains choix typographiques, une forme de rythmicité qui participe à l’acte de lecture. Nous souhaiterions que soit interrogé ce regard qui lit, suivant les lignes et les chapitres et celui qui observe l’image, échappant à la linéarité au profit d’une synchronie, et rompant, peut-être, avec le parcours diachronique que le récit avait prévu pour lui dans son déroulement.

Une autre perspective qui pourra être envisagée est celle des spécificités des images nées du livre dès lors qu’elles ne sont plus ancrées à leur support textuel premier, que ce soit des gravures autonomes ou des œuvres d’art : relèvent-elles toujours de la sphère de l’illustration ou revêtent-elles une dimension métatextuelle ?  L’objet d’art né du livre porte-t-il encore la marque de l’organisation matérielle du texte illustré qui l’a inspiré ? Quel statut conférer à ces images à la fois nées du livre et hors de l’objet ?

Axe 3 : Le livre à images et les collections

Pourvu d’images, l’objet-livre attire autant les bibliophiles que les collectionneurs. Mais les uns et les autres ne l’abordent ni ne le conservent de la même manière. Ainsi, dans les catalogues de vente, on peut le trouver classé avec la bibliothèque ou dans les collections d’estampes. Le département des estampes de la BnF nous fournit un élément de réflexion important : des séries d’illustrations conservées pour elles-mêmes et indépendamment du texte qu’elles accompagnaient. C’est donc cette proximité et cette séparation dans l’acte de collection que nous voudrions interroger ici et, plus particulièrement, dans les rapports qu’entretiennent bibliophilie et collection d’estampes.

Ces questions entraînent un corollaire en termes de classement et de signalement des images du livre au sein des collections nationales que sont les bibliothèques. La compréhension de la diversité des approches méthodologiques des chercheurs peut permettre aux établissements de faire évoluer le référencement des fonds d’images, complexes par nature.

*

Par conséquent, c’est tout naturellement à l’Enssib que cette rencontre trouve place et nous espérons qu’elle suscitera l’enthousiasme des universitaires tout comme des professionnels des musées et des bibliothèques. Ces axes ne sont en rien limitatifs et les intervenants sont invités de manière large à sonder leurs corpus au prisme des images dans l’objet-livre et du cadre chronologique défini.

Les propositions de communication, sous forme d’un résumé d’une demi-page environ, accompagnées d’un bref CV, devront être envoyées avant le 30 avril 2020 à cette adresse : histoirelivre.histoireart@gmail.com.

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Colloque organisé par

Clarisse Evrard (Université de Lille), Fabienne Henryot (Enssib / Centre Gabriel Naudé),

Chloé Perrot (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne / Enssib),

Malcolm Walsby (Enssib / Centre Gabriel Naudé).

 

[1] Lina Bolzoni (dir.), Galassia Ariosto. Il modello editoriale dell'Orlando Furioso dal libro illustrato al web, Rome, Donzelli editore, 2017.

[2] Benoît Tane, Avec figures. Le roman illustré au XVIIIe siècle, Rennes, PUR, 2014.

[3] Donald McKenzie, Roger Chartier (préf.), Marc Amfreville (trad.), Bibliographie et sociologie des textes, Paris, Éditions du cercle de la librairie 1991, p.6.

 

[Les dates du colloque n'ont pas été signalées sur fabula.org.]

Appel à communications : Genres et formes poétiques de la colère, de l’Antiquité au XXIe siècle
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:24

Autour du Contre Ibis d’Ovide »

organisé les 18, 19 et 20 novembre 2020

à la MSH de Clermont-Ferrand par le CELIS (EA 4280)

sous la direction d’Hélène Vial

 

"À présent

c’est sur le mode adopté par le fils de Battos pour maudire son ennemi Ibis qu’à mon

[tour je te maudis

toi et les tiens

et comme lui

j’envelopperai mon poème d’histoires obscures

quoiqu’une telle forme ne soit pas dans mes propres habitudes

On dira que j’ai imité ses énigmes dans l’Ibis

que j’ai oublié mes usages et mes goûts

Puisque je ne révèle pas encore ton identité à qui voudrait la connaître

porte toi aussi en attendant le nom d’Ibis

Mes vers comporteront une part de nuit

mais le cours de ta vie

lui

qu’il soit sombre en totalité"

Ovide, Contre Ibis, vers 55-64 (traduction H. Vial)

 

Ce colloque vise à explorer les voies par lesquelles, de l’Antiquité à nos jours et sans limitation dans le champ géographique, la colère a nourri la création poétique, suscitant non seulement l’écriture de tel ou tel poème – ainsi le Contre Ibis d’Ovide, centre de gravité symbolique de cette rencontre –, mais aussi la création de genres et de formes spécifiques.

Pour cela, un parcours globalement chronologique sera adopté, avec :

·      une première partie portant sur les genres et formes antiques de la colère (en trois temps : la littérature grecque et romaine avant le Contre Ibis ; le poème d’Ovide et sur la manière dont il synthétise et renouvelle toute la chaîne poétique de la colère dont il est l’héritier ; les écritures poétiques de la colère en Grèce et à Rome après Ovide) ;

·      une seconde partie allant du Moyen Âge à l’époque contemporaine (partie dont la structuration sera élaborée en fonction des contributions proposées).

En outre, les communications mettant en rapport la littérature et les autres formes d’art seront les bienvenues, dans une perspective d’intermédialité, et un lien pourra être établi avec les collections des musées locaux : musée Bargoin (qui présente notamment des tablettes de défixion, mode d’écriture dont Ovide s’inspire en le transformant dans le Contre Ibis), Musée d’Art Roger-Quilliot, Fonds Régional d’Art Contemporain Auvergne.

Une lecture de la nouvelle traduction du Contre Ibis par Hélène Vial, à paraître chez William Blake & Co., sera proposée, éventuellement en collaboration avec une troupe de théâtre et dans un lieu de spectacle clermontois.

Cette rencontre entrera en complémentarité et en dialogue avec le colloque « Il teatro delle emozioni - L’ira » qui se sera tenu les 20 et 21 mai à Padoue (Italie) et qui porte sur les formes prises par l’expression de la colère dans le théâtre occidental de l’Antiquité à nos jours : sans exclure l’écriture dramaturgique, il s’agira d’adopter un angle d’analyse à la fois plus large (toutes les formes de création poétique seront abordées) et plus spécifique (l’objet n’étant pas la présence de la colère dans telle ou telle œuvre, mais la manière dont la colère suscite et infléchit la production poétique).

*

Les propositions de communication (titre et résumé), accompagnées d’une brève biobibliographie, sont à adresser avant le 15 mars 2020 à Hélène Vial (helene.vial@uca.fr).

Appel à communications, colloque jeunes chercheurs : Pratiques de la recherche et innovation en dehors de l’Université en Europe XVIIe-XXIe siècles
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:21

Université de Francfort (Allemagne)

Pratiques de la recherche et innovation en dehors de l’Université en Europe (17e-21e siècles)

« Le 2 avril 1853, le Révérend George Jones, aumônier de la marine américaine s’embarqua pour un voyage nautique vers le Japon et retour, et observa la lumière zodiacale chaque nuit, chaque soir et chaque matin pendant toute la durée du voyage, soit une période de plus de deux ans. Jones fut méticuleux dans sa documentation de l’apparence du phénomène, et fit des efforts pour éliminer la subjectivité de ses découvertes en cherchant la corroboration de ses compagnons sur le bateau, lesquels n’avaient pas d’attentes préalables sur ce qu’ils étaient censés voir. Ses relevés, publiés en 1856 à Washington, furent la première étude sérieuse et prolongée du sujet et représentent encore aujourd’hui le recueil de données le plus complet consacré à la lumière zodiacale ; en particulier, son compte-rendu de sa variabilité selon le temps et la latitude restent matière à réflexion. » (May, 2008, 4)

Cet exemple montre la manière dont des conditions de recherche extra-académiques influencent le savoir produit. Ici, un aumônier de marine, astreint à de très longues missions accompagnées de mouvements de latitude se livre à des observations astronomiques du même phénomène sur une longue période d’une manière qui ne serait pas possible pour d’autres acteurs. Son travail restait – à tout le moins il y a douze ans – une source d’informations exploitables pour des astrophysiciens s’intéressant à la question.

Le but de ce colloque est d’examiner la production des savoirs scientifiques, médicaux, techniques et artistiques en dehors du monde académique en Europe entre le 17e et le 21e siècle.

Il s’agit de comprendre qui sont ces acteurs extra-académiques, et d’étudier les interactions entre leurs conditions de recherche, le savoir produit et sa réception. L’intitulé de cette question ne devra pas faire présupposer une marginalité des acteurs en question, ni leur centralité d’ailleurs, mais invite à examiner la complexité des interactions entre des milieux sociaux et savants.

Une sociologie de ces acteurs non académiques est un premier angle d’attaque possible, au moyen d’une approche biographique ou prosopographique par exemple. On pourra s’intéresser à des groupes placés à l’intersection des mondes professionnels ou universitaires, ingénieurs, experts ou membres de sociétés savantes.  Observer la contribution de médecins de campagne à la recherche médicale ou les réseaux d’acteurs à la marge du monde scientifique produisant des savoirs spécifiques sera aussi une contribution pertinente à cette conférence. L’impact des situations de domination, de classe ou de genre, ainsi que les situations coloniales ou post-coloniales dans la production du savoir seront aussi à étudier.

Un deuxième problème s’intéresse aux conditions matérielles d’observations et de collecte des données. Les acteurs extra-universitaires ont des conditions de recherches spécifiques qu’ils nous faudra examiner, en cherchant à comprendre en quoi ils influencent les résultats. On pourra étendre la question à des acteurs universitaires en situation de terrain improvisé, comme celle d’un Marcel Mauss observant les techniques du corps de ses camarades de combat pendant la Première Guerre mondiale.

La question des contextes guerriers, militaires ou de violences et des découvertes et innovations s’y développant est un troisième axe possible de recherche. On pourra ainsi s’intéresser aux interactions entre milieux scientifiques, militaires et industriels dans des situations de conflits.

La question de l’accès à la littérature scientifique et de la diffusion des travaux est aussi à considérer à la fois du point de vue d’obstacles institutionnels (si ils existent) mais aussi du style et des normes de rédaction, dimension qui a bien sûr une portée différente tout au long de la période, à mesure de la professionnalisation progressive des disciplines scientifiques. 

En effet, la prise en compte d’une période de quatre siècles suppose de chercher à comprendre comment les évolutions sur la longue durée de la pratique scientifique et du monde universitaire influent la problématique étudiée ici. Parmi les transformations à considérer, les évolutions des universités (réformes, émergences de nouvelles disciplines, massification), la constitution progressive de disciplines et leur professionnalisation, la colonisation et la décolonisation, l’industrialisation et la place croissante de l’inventivité technique et des brevets ou encore la place des conflits armés dans les sociétés considérées sont à prendre en compte. Une attention à la périodisation et à l’identification de périodes de transition sera appréciée. La pertinence ou non de tournants comme les débuts de l’industrialisation à la fin du 18e siècle, les découvertes majeures du début du XXe siècle ou la massification de l’accès à l’Université au milieu du XXe selon les contextes spécifiques pourra être examinée.

Des communications mettant en question la pertinence même de la catégorie de chercheurs professionnels selon les périodes seront particulièrement remarquées, de même que la possibilité de développer une réflexion critique sur la place d’acteurs non-institutionnels dans nos pratiques actuelles de la recherche.

Trois axes principaux de recherches, entre autres peuvent ainsi être identifiés :

Axe 1 : Conditions de production du savoir

Axe 2 : Acteurs extra-universitaires : portrait de groupes ou d’individus

Axe 3 : Transmission du savoir et interactions avec le milieu universitaire

Ce colloque est organisé dans un cadre franco-allemand. L’espace pris en compte est prioritairement l’Europe avec un accent porté sur ces deux pays, en incluant, pour les périodes où cela est pertinent, leur espace colonial. Des communications sur d’autres espaces sont toutefois possibles.

Les langues du colloque seront le français, l’allemand et l’anglais. Une maîtrise au moins passive de ces langues sera un avantage certain pour pouvoir suivre les débats. Il s’agit d’un colloque destiné à de jeunes chercheurs et donc ouvert aux doctorants, jeunes docteurs et post-doctorants, avec la possibilité d’inclure des masterants avancés ou des chercheurs (maîtres de conférence / Dozenten) en début de carrière. Ce colloque est organisé par des historiens et historiens des sciences mais est ouvert le cas échéant à d’autres disciplines de sciences humaines et sociales, voire à des jeunes chercheurs venant d’autres disciplines (sciences naturelles, ingénierie, médecine, informatique etc.) ayant une réflexion historique sur leur objet de recherche.

Comment candidater :

Pour candidater, envoyer une réponse à cet appel à communication (à l’adresse mail : jeifra2020@gmail.com) avec un titre, accompagné d’un texte d’environ une page, précisant le sujet considéré, la méthode envisagée et les sources utilisées. Le texte pourra être envoyé dans une des trois langues du colloque (Français, Allemand, Anglais). Joindre également un CV. Les communications devront être d’une durée de 20min. Date limite :  2 Mars 2020.

Informations pratiques

Le colloque est organisé par l’Institut Franco-Allemand de Sciences Historiques et Sociales de Francfort. Il aura lieu à la Goethe-Universität de Francfort (IG-Farben Haus, Norbert-Wollheim Platz, 1, Raum IG.1-418), les 15 et 16 juin 2020. Le colloque commencera à 14h le 15 juin et s’achèvera le 16 juin à 18h.

L’hébergement et le trajet, ainsi que les repas pendant la durée du colloque, seront pris en charge par les institutions organisatrices.

Jobs

Poste d'Assistant Professor, littérature d'Ancien Régime (Univ. Victoria) - source: Fabula
Posted 16 Jun 2015 - 04:03

University of Victoria

Department of French

Poste menant à la permanence

Le Département de français de l’Université de Victoria (Canada) offre un poste à temps plein menant à la permanence, au niveau de professeur adjoint, à compter du 1er juillet 2016.

Domaines de spécialisation : Ancien Régime, avec accent sur les discours littéraire et philosophique. Seront aussi considérés vos intérêts pour la transmédialité des œuvres littéraires, le théâtre et les littératures minoritaires francophones hors-Québec. Une spécialisation en humanités numériques constituera un atout certain.

Responsabilités : enseignement à tous les niveaux sur la langue, la littérature et la culture en langue française, et dans le domaine de spécialisation ; supervision d’étudiants de maîtrise ; participation au bon fonctionnement du département (programmes et contenus d’enseignement, recherche, comités).

Qualifications : Doctorat dans le domaine exigé. Excellence dans l’enseignement : dossier pédagogique avec évaluations et synthèse pédagogique. Excellence dans la recherche : publications et perspectives de financement. Projets collaboratifs souhaités en matière d’enseignement ou de recherche. Connaissance et utilisation des technologies de l’information en matière d’enseignement et de recherche.

Le Département de français (http://web.uvic.ca/french) de l’Université de Victoria, Colombie-Britannique (http://opportunities.uvic.ca), fait partie de la Faculty of Humanities, avec la mission suivante : « Engager la communauté en approfondissant la compréhension des littératures, langue et cultures du monde francophone, et favoriser l’acquisition, la dissémination et l’application de ces compétences à UVic et à travers le monde. »

Dossier de demande : lettre de motivation, CV, un exemplaire de chaque publication, dossier pédagogique à nous faire parvenir, ainsi que trois lettres de référence confidentielles, sous pli séparé, à :

Marc Lapprand, directeur, lapprand@uvic.ca

Department of French University of Victoria PO Box 1700 STN CSC Victoria BC  V8W 2Y2 Canada

Tél. : 1-250-721-7364 Fax : 1-250-721-8724

Date limite de dépôt des dossiers : 1er novembre 2015.

 

Éthique d’embauche : L’Université de Victoria pratique une éthique d’embauche qui encourage les candidatures de femmes, de personnes handicapées, de membres des minorités visibles, des peuples aborigènes, de personnes de toute orientation sexuelle ou genre déclaré, ainsi que toute personne encline à accroître la diversité de l’Université. Nous invitons tout candidat qualifié à poser sa candidature. Cependant, conformément aux lois canadiennes sur l’immigration, les citoyens et résidents permanents du Canada auront la priorité.

Les personnes handicapées qui anticipent des besoins spéciaux lors de leur processus de candidature et d’embauche sont invitées à contacter le bureau de Grace Wong SneddonAdviser to the Provost on Equity and Diversity, au (250) 721-6143. Toute information personnelle sera traitée de manière confidentielle.

******************

University of Victoria

Department of French

 

Tenure-Track Position

 

The Department of French, University of Victoria, invites applications for a tenure-track appointment at the Assistant Professor level, beginning July 1, 2016.

Specialisation: Pre-1800 Literatures and Cultures, with a focus on literary and philosophical discourses. We will also consider your interest in transmediation of literary works, drama and minority literatures of French Canada outside Québec. A specialisation in digital humanities will be an asset.

Responsibilities: Teaching language, literatures and cultures in French language, and in your research area, at the undergraduate and graduate levels; supervision of master’s students; participation in the functions of the Department (programs and course content, research, committees).

Qualifications: PhD in the field. Excellence in teaching: teaching dossier complete with evaluations and pedagogical synthesis. Excellence in research: publications and grants possibilities. Collaborative projects in teaching or research will be an asset. Knowledge and use of Information Technologies for teaching and research required.

The Department of French (http://web.uvic.ca/french) at the University of Victoria, British Columbia (http://opportunities.uvic.ca), is an integral part of the Faculty of Humanities, with the following mission statement:  “To engage the community by deepening the understanding of literature, language, and culture of the French-speaking world, and to facilitate the acquisition, dissemination, and application of such knowledge at UVic and throughout the world.”

Application Dossier: statement of teaching and research interests, résumé (CV), a copy of all your publications, teaching dossier, as well as three reference letters, each sent directly and confidentially to:

Marc Lapprand, Chair

Department of French University of Victoria PO Box 1700 STN CSC Victoria BC  V8W 2Y2 Canada  

lapprand@uvic.ca Phone: 1-250-721-7364

Fax: 1-250-721-8724

 

Application deadline: November 1st, 2015.

 

Equity statement: The University of Victoria is an equity employer and encourages applications from women, persons with disabilities, members of visible minorities, Aboriginal Peoples, people of all sexual orientations and genders, and others who may contribute to the further diversification of the University. All qualified candidates are encouraged to apply; however, in accordance with Canadian Immigration requirements, Canadians and permanent residents will be given priority.

Persons with disabilities, who anticipate needing accommodations for any part of the application and hiring process, may contact Grace Wong Sneddon, Adviser to the Provost on Equity and Diversity at (250) 721-6143. Any personal information provided will be maintained in confidence.

 

 

Maître assistant (Senior Assistant Professor), Université du Tohoku, Sendai, Japon (source: Fabula)
Posted 16 Jun 2015 - 03:57

Offre d’emploi

L’Université du Tohoku s’est engagé à renforcer son Programme Global Leadership et à stimuler et favoriser les ressources humaines au niveau mondial. L'Institut pour l'Excellence dans l'Enseignement Supérieur, Centre d'Enseignement de la Culture et des Langues de l’Université du Tohoku cherche à recruter une enseignante ou un enseignant de français. La candidate ou le candidat retenu(e) devra donner des cours généraux et des cours pratiques de français au niveau de la formation généraliste du cursus universitaire. Tous les candidats qualifiés sont invités à postuler. L’Université du Tohoku s’est engagé à promouvoir l'égalité des sexes.

1.  Département: Institut pour l'Excellence dans l'Enseignement Supérieur, Centre d'Enseignement de la Culture et des Langues

2.  Poste: Maître assistant (Senior Assistant Professor)

3.  Champ de recherche: Enseignement de la langue française

4.  Charge de travail:

1) 8 classes (français, etc.) de 90 minutes par semaine

2) Élaboration et mise en place d’un programme visant à promouvoir l’enseignement de la langue française

3) Travail additionnel au Centre d'Enseignement de la Culture et des Langues

5.  Qualifications:

1) Ph.D. ou équivalent

2) Expérience de l’enseignement du français à l’Université souhaitable

3) Autres :

-Candidate ou candidat de langue maternelle française sans distinction particulière vis-à-vis du pays d’origine

-Haut niveau de maîtrise du japonais grandement souhaitable

-Grande volonté pour assurer un rôle de leader dans l’enseignement des langues au niveau universitaire

 

6.  Terme de recrutement: titularisation possible.  Contrat initial de 5 ans avec évaluation des résultats entrainant ou pas la titularisation. Si la titularisation n’est pas possible le contrat pourra être reconduit pour 3 années supplémentaires et débouchera sur une seconde évaluation et sur une décision finale vis-à-vis de la titularisation.

 

7.  Rémunération: En accord avec les salaires pratiqués à l’Université du Tohoku.

8.  Début du contrat: 1er octobre 2015 (Délai éventuel suivant la disponibilité de la candidate ou du candidat)

9.  Pièces à fournir:

(1) Curriculum Vitae (cursus scolaire, expérience professionnelle et photo)

(2) Liste des accomplissements éducatifs et des travaux universitaires

(3) Copie de trois articles principaux ou livres (pour chaque, fournir un résumé en anglais ou en japonais de 300 mots)

(4) Un résumé de recherche et d’enseignement (pas plus de 2 pages en format A4 en anglais ou en japonais)

(5) Une déclaration écrite de votre philosophie et approche vis-à-vis de la façon d’enseigner le français dans les Universités Japonaises (pas plus de 2 pages en anglais ou japonais)

(6) 2 lettres de recommandation

 

10. Date limite pour déposer le dossier de candidature: 29 juin 2015

11. Entretien: Il sera demandé aux candidates ou candidats de venir à l'Université du Tohoku à leurs propres frais. Les candidates ou candidats résidant à l'étranger pourront éventuellement être interviewé(e)s par Internet ou autres.

12. Pour toute information complémentaire contacter Professeur Yoshio KITAHARA de L'Institut pour l'Excellence dans l'Enseignement Supérieur, Centre d'Enseignement de la Culture et des Langues de l’Université du Tohoku. E-mail: kitahara@m.tohoku.ac.jp (en japonais ou en anglais)

13. Procédure pour soumettre le dossier:

La candidate ou le candidat devra envoyer le dossier complet à l’adresse e-mail suivante:

sta-syom@bureau.tohoku.ac.jp

en indiquant dans la ligne d’objet « Dossier de candidature pour le poste d’enseignant de français » suivi de son nom. Veuillez bien vérifier si vous recevez le message confirmant la réception de votre dossier.

 

Pour ceux souhaitant envoyer le dossier par la poste, veuillez bien l’envoyer à l’adresse suivante: c/o Educational Affairs Section in Education and Student Services Division, Institute for Excellence in Higher Education, Tohoku University, 41 Kawauchi, Aoba-ku, Sendai 980-8576, Japan.

 

Veuillez bien vérifier que le dossier est envoyé sous plis recommandé ou EMS et veuillez bien indiquer clairement en rouge sur l’enveloppe que vous postulez au poste d’enseignant de français. Veuillez noter qu’aucune pièce du dossier ne sera retournée.

 

MCF littératures comparées, Lecturer in Comparative Literature (GB), deadline March 8th, 2015 (source: Fabula)
Posted 25 Jan 2015 - 07:42

Lecturer in Comparative Literature

Location Canterbury Contract Type           Open Ended               Salary TypePer AnnumSalary (£)32277 - 45954

HUM0587, School of European Culture and Languages, Closing date: 08 Mar 2015

The Department of Comparative Literature in the School of European Culture and Languages is seeking to appoint a Lecturer in Comparative Literature. You will be an enthusiastic and inspiring teacher, able to design, teach, and convene existing undergraduate and postgraduate modules in Comparative and World Literature, and to develop new modules in your area of expertise.

You will also contribute to the Department’s increasing ambition and international standing in terms of high-quality research.

You will have a PhD or equivalent in Comparative Literature or a relevant discipline, with expertise in at least two linguistically distinct literary traditions, an outstanding research profile commensurate with your career stage, as well as the ability to teach on a range of modules in the Department’s Comparative and World Literature programmes.

We particularly welcome applications from candidates whose expertise includes African, Arabic, Asian, or Slavonic literature.

For full details of the role and the selection criteria please refer to the job specification attached.

Comparative Literature at Kent prides itself on the excellence of its research and its research-led teaching. The Department has consistently achieved high ratings in the National Student Survey (being ranked 1st in the UK for overall student satisfaction in 2014), and its staff made substantial contributions to the University’s Modern Languages and Linguistics submission to the Research Assessment Framework (REF) 2014, achieving an outstanding result - joint 3rd (with a GPA of 3.24). With the two higher ranked submissions in that subject area specialising only in linguistics, this has confirmed Kent as being the highest ranked University in REF2014 for the modern languages subject areas in the UK. With 56 submissions made in this subject area, 85% of the work in Modern Languages and Linguistics at Kent was graded world-leading or internationally excellent and outstanding grades were achieved for public impact work and the quality of the research environment.

For further information about the department please visit:www.kent.ac.uk/secl/complit

Further Information

Start date for applications: 23rd December 2014 Closing date for applications: 8th March 2015 Interviews are to be held: 30th March 2015 Please see the links below to view the full job description and also to apply for this post (please do not send your application directly to the department).

How to apply - for posts of this nature you will be required to fill in the main details section as well as upload your CV, a one page summary (this can be in the form of a cover letter and should include details of experience and other information in support of your application with direct reference to the advertisement and job description) and any supporting documents.

If you are invited for an interview, we will request references for you at that stage. Please include contact details of three referees.

If you require further information regarding the post or application process please contact Teresa Bubb, Resourcing Adviser, at T.C.Bubb@kent.ac.uk.

Please note applications must be made online via the University website; details sent directly via email cannot be considered.

 

Poste de Maître de conférences 'à temps incomplet' en français langue étrangère (FLE) - source: Fabula
Posted 25 Jan 2015 - 07:40

Département des Langues et Cultures,

Ecole Polytechnique-Université Paris Saclay

Ce poste est un poste cumulant réservé à un enseignant chercheur de haut niveau. Le candidat doit justifier d’un emploi principal. Ce poste est ouvert à tous les candidats correspondant au profil recherché sans distinction de nationalité ou d'origine.

Diplôme requis: Le ou la candidat(e) devra justifier d’un Doctorat en français, linguistique ou littérature.

Expérience :

Une expérience dans l’enseignement supérieur est exigée. Le ou la candidat(e) doit avoir une bonne expérience de l’enseignement du français langue étrangère (cours généraux et thématiques à fort contenu culturel) à des groupes linguistiquement et culturellement hétérogènes de tous niveaux (A1 à C2). Il est souhaitable que le/la candidat(e) propose dans son dossier de candidature des cours thématiques innovants qui complèteront l’offre de cours actuelle de la Section de français du Département des Langues et Cultures.

Une expérience d’enseignement au sein de grandes écoles constituera un avantage. Une bonne connaissance des milieux universitaires étrangers et des élèves qui en sont issus sera appréciée, l'École étant soucieuse de son ouverture à l'international.

Le ou la candidat(e) aura le goût du travail en équipe et la capacité à s’intégrer au sein de l’équipe enseignante du Département des Langues et Cultures. Il ou elle sera capable de proposer et mener des projets pédagogiques et culturels hors des sentiers battus au sein du Département, de l’Ecole et/ou engageant des collaborations avec nos partenaires institutionnels. Une expérience des nouveaux types d’enseignement proposé grâce au numérique sera valorisée.

Charges d’enseignement et responsabilités pédagogiques :

La charge d’enseignement est de 90 heures par an. Le/la candidat(e) sera rompu(e) aux nouvelles technologies de l’enseignement. Il ou elle sera chargé(e) des tâches afférentes à l’organisation des études de langue à l’Ecole (réunions, rédaction de fascicules, charges de certains pôles pédagogiques, préparation des sujets, surveillance des épreuves, correction, collaboration avec divers services de l’Ecole). Au-delà des charges d’enseignement, il ou elle devra assurer un suivi individuel des élèves et participer activement aux sorties et évènements culturels organisés par la Section de Français.

Charges administratives :

Le/la candidat(e) sera chargé(e) de quelques responsabilités administratives au sein de la Section de français et en concertation avec la coordinatrice de la section, ces responsabilités pourront concerner : l’organisation des programmes Masters, des programmes internationaux, ou du tutorat de français et / ou toute autre mission que le coordinateur de la section jugera indispensable au bon fonctionnement de la Section et au service des élèves.

Recherche :

Outre l’excellence dans l’enseignement et dans le service rendu aux élèves, l’Ecole Polytechnique-Université Paris Saclay valorise la recherche scientifique et le rayonnement international. Le candidat sera donc amené à poursuivre ses recherches dans les domaines qui sont les siens au sein de son laboratoire de recherche et devra également s’intégrer aux projets de recherche et de publication de la Section de français. Les Presses de l’Ecole Polytechnique ont plusieurs collections dédiées aux langues et cultures.

Ce poste nécessite donc une forte implication et une certaine disponibilité. À cet égard, deux demi-journées devront être dégagées pour les activités d’enseignement et hors enseignement. La présence à des assemblées générales le samedi matin est également à prévoir (3 assemblées par an).

Il est impératif de joindre un projet d’enseignement et un projet de recherche au dossier de candidature en ligne.

Contrat :

Le premier contrat est un contrat de deux ans et débutera le 1er septembre 2015.

Il est susceptible d’être prolongé par un contrat de 5 ans, renouvelable une fois. La durée maximum d’enseignement à l’École Polytechnique ne pourra excéder 12 ans. 

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[NDLR : bien qu'il s'agisse d’une charge de cours de 90h, Fabula publie ce type de poste (à temps partiel et en CDD) non sous l'intitulé “chargé de cours”  mais en reprenant l'intitulé du communiqué : "L'intitulé est correct et propre au Ministère de la défense, il s'agit d'un poste de cumulant de maître de conférences à temps incomplet."]

 

Poste d’instructrice ou d’instructeur FLS/FLE (Carleton University, Ontario), date butoir: 15 Février 2015 - source: Fabula
Posted 25 Jan 2015 - 07:35

Le Département de français de l’Université Carleton sollicite des candidatures pour un poste d’instructrice ou d’instructeur (premier échelon) menant à la permanence dans le domaine de l’enseignement du français langue seconde. La date d’entrée en fonction prévue est du 1er juillet 2015.

Les fonctions rattachées à ce poste comprennent enseignement de cours de premier cycle tous niveaux confondus, élaboration de programmes et coordination de cours à sections multiples.

Les candidatures retenues feront état d’une formation doctorale en didactique des langues secondes ou dans un domaine suffisamment connexe. Elles témoigneront d’au moins quatre années d’expérience en milieu universitaire axées sur l’enseignement du français langue seconde ou étrangère, de préférence auprès d’un public anglophone. Tout comme celle du français, la maîtrise de l’anglais est impérative. Priorité sera accordée aux dossiers attestant d’une expérience établie dans au moins deux des domaines suivants: certification des compétences en FLS ⁄ FLE (DELF, DALF, CECR, etc.), enseignement des langues assisté par ordinateur, élaboration de programmes.

Les dossiers de candidature réuniront en un seul document PDF les éléments suivants : lettre de motivation, curriculum vitæ, dossier pédagogique (soit une dizaine de pages documentant évaluations, plans de cours et stratégies d’enseignement) ainsi que les noms et coordonnées de trois personnes susceptibles d’être sollicitées pour des lettres de recommandation. Adressés à la direction du département (M. Pascal Gin, pascal.gin@carleton.ca), les dossiers sont à soumettre par voie électronique d’ici au 15 février 2015.

L’Université Carleton encourage toutes les candidatures, accordant toutefois priorité aux candidat-e-s détenant la citoyenneté canadienne ou le statut de résident-e permanent-e. Ce renseignement est donc à préciser dans le dossier.

Prière de se référer au site suivant pour le détail de l’annonce officielle : French, Instructor Position. Poste assujetti à une approbation budgétaire.

 

New Publications

Livres rêvés. Merveilles de l'écriture et de la lecture dans le conte de fées (1690-1788) (Céline Benoît)
Posted: 4 May 2023 - 09:39

Céline Benoît, Livres rêvés. Merveilles de l'écriture et de la lecture dans le conte de fées (1690-1788), Paris, Honoré Champion, 2023.

Si la fée est aujourd’hui toujours représentée avec une baguette magique, cet objet n’est pourtant pas son apanage dans le conte de fées classique dans lequel l’écrit sous toutes ses formes – inscriptions, livres, bibliothèques – est largement prédominant comme le montre cette vaste étude.

Elle englobe toute la période de la mode du genre en France, soit de la fin du XVIIe à la fin du XVIIIe siècle, par des recensements exhaustifs et montre que la matière merveilleuse se nourrit dès ses débuts de l’essor de l’alphabétisation, du développement de l’imprimé ou encore des débuts de la bibliothéconomie. Un aspect inédit de l’histoire culturelle et le charme de ces représentations tout à la fois nostalgiques et modernes, aristocratiques et féministes sont ainsi dévoilés.

Cette enquête permet de mesurer l’originalité de ce genre littéraire dans son accueil du livre et de l’écrit, comme dans son évolution qui accompagne le mouvement des Lumières.

Céline Benoit est docteur en littérature et civilisations françaises de l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Elle dirige actuellement la bibliothèque Mathématiques Informatique Recherche d’Université Paris Cité.

Plus d'informations ici.

Pascal ou le défaut de la méthode (Laurent Thirouin) -réédition
Posted: 4 May 2023 - 09:35

Laurent Thirouin, Pascal ou le défaut de la méthode. Lecture des "pensées" selon leur ordre, nouvelle édition augmentée, préface de Dominique Descotes, Paris, Honoré Champion, 2023.

Redoutable dialecticien, Pascal reste conscient de la faiblesse de tout argument, de l’insignifiance des énoncés, de la stérilité des méthodes. Il ne prétend pas, dans ses Pensées avoir rien dit d’inouï, mais avoir mieux placé la balle dont tout le monde joue, avoir inventé une disposition nouvelle. Il importe donc de s’interroger sur cette disposition, c’est-à-dire de considérer enfin comme essentielle l’étrange répartition en liasses que restituent aujourd’hui les éditions des Pensées. L’ordre de Pascal est à la fois une rhétorique singulière et un rapport original à la vérité. Mais l’examen doit être inductif et méticuleux. Quelle logique exacte préside à la répartition des pensées entre une liasse « vanité » et une liasse « misère » ? Comment la raison des effets marque-t-elle la grandeur de l’homme ? Pourquoi Pascal a-t-il disséminé les fragments traitant du divertissement, au lieu de les réunir dans le dossier qui semble consacré à la question ? Quelle espèce de transition désigne-t-il sous le titre « Transition de la connaissance de l’homme à Dieu » ? Telles sont les questions, et d’autres similaires, proposées à la réflexion dans ce volume. Le commentaire d’une pensée ne devrait plus s’envisager en dehors de sa situation dans le singulier dispositif que forment les liasses.

Plus d'informations ici.

Ô Dieu jusques à quand ? Le traumatisme des guerres de Religion dans la tragédie française de 1562 à 1610 (Agnès Zahra)
Posted: 4 May 2023 - 09:25

Agnès Zahra, Ô Dieu jusques à quand ?  Le traumatisme des guerres de Religion dans la tragédie française de 1562 à 1610, Peter Lang, 2023.

Le traumatisme est aujourd’hui un paradigme essentiel dans la lecture et l’écriture de l’Histoire. Depuis la Deuxième Guerre mondiale et les procès de Nuremberg, qui débouchèrent sur la notion d’imprescriptibilité des crimes, notre rapport au temps s’est transformé. Le passé s’est imposé au présent, et la mémoire, jadis décrié e, s’est peu à peu hissée au rang de véritable devoir. Or, si aujourd’hui, dans les contextes d’après-catastrophe, l’oubli est ce contre quoi il convient de lutter, il n’en a pas toujours été ainsi. Dans la France des guerres de Religion, celui-ci n’était en effet pas le mal, mais la thérapeutique politique. Face à la rupture de l’unité religieuse qui engendra un déferlement de violence inouï , confrontant pour la première fois la conscience chrétienne à la mort de masse, la monarchie tentera, quarante ans durant, d’abolir la mémoire des exactions commises pendant les guerres. Mais le théâtre tragique, qui renaît en France précisément au moment où éclatent les conflits civils, semble hanté par l’actualité terrible. Quelle place ce théâtre fait-il à la mémoire des troubles ? Comment celle-ci s’y exprime-t-elle, s’y élabore-t-elle ? Que font les dramaturges de la violence juste passée et à quelles fins ? Dans ce livre, Inès Zahra examine, à l’aune des Trauma studies, courant théorique qui questionne la manière dont le passé violent affecte le présent, les rapports qu’entretiennent la tragédie franç aise de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècles et la mémoire des guerres civiles.

Plus d'informations ici.

Public Theatre and the Enslaved People of Colonial Saint-Domingue (Julia Prest)
Posted: 4 May 2023 - 09:20

Julia Prest, Public Theatre and the Enslaved People of Colonial Saint-Domingue, London, Palgrave Macmillan, 2023.

The French colony of Saint-Domingue (now Haiti) was home to one of the richest public theatre traditions of the colonial-era Caribbean. This book examines the relationship between public theatre and the enslaved people of Saint-Domingue—something that is generally given short shrift owing to a perceived lack of documentation. Here, a range of materials and methodologies are used to explore pressing questions including the ‘mitigated spectatorship’ of the enslaved, portrayals of enslaved people in French and Creole repertoire, the contributions of enslaved people to theatre-making, and shifting attitudes during the revolutionary era. The book demonstrates that slavery was no mere backdrop to this portion of theatre history but an integral part of its story. It also helps recover the hidden experiences of some of the enslaved individuals who became entangled in that story.

More info here.

Histoire du captif Un paradigme littéraire, de l'Antiquité au XVIIe siècle (Anne Duprat)
Posted: 4 May 2023 - 09:11

Anne Duprat, Histoire du captif. Un paradigme littéraire, de l'Antiquité au XVIIe siècle, Genève, Droz, 2023.

Si le motif de l’enlèvement par les pirates accompagne l’histoire de la circulation des hommes et des biens en Méditerranée depuis l’Antiquité, l’essor de la guerre de course à partir du milieu du XVIe siècle répand dans toutes les littératures d’Europe un corpus captivitatis d’une ampleur nouvelle, composé de récits de rapt et de détention, de rachat, d’évasion et de retour au pays.

Histoire du captif analyse la synergie entre témoignage et élaboration littéraire qui donne une puissance inédite au paradigme classique de la captivité en terre barbaresque, jusqu’à l’essor de la flibuste en Atlantique au début du XVIIIe siècle. De la relation d’expérience à la fable politique et à l’épisode de roman, le succès de l’histoire du captif contribue alors à promouvoir la singularité de parcours humains atypiques, en quête d’exemplarité. Il montre aussi qu’à l’image de l’aventure involontaire vécue par le captif, le détour par l’imaginaire n’est jamais un voyage sans retour.

Plus d'informations ici.

Conferences and Colloquia

L’ENTRETIEN DU XVIIIe AU XXIe SIÈCLE
Posted: 5 Jun 2016 - 16:27

Jeudi 9 juin et vendredi 10 juin

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES 

20, rue Duquesne 

BREST Salle B001 

JEUDI 9 juin

8 h 45 > 9 h

ACCUEIL DES PARTICIPANTS salle B 028 

9 h > 9 h 30

MOT DE BIENVENUE : Jean-Yves Le Disez - Directeur de l’UFR Lettres

OUVERTURE DU COLLOQUE : Agnès Cousson - Université de Bretagne Occidentale 

L’ENTRETIEN À L’AUBE DES LUMIÈRES

Présidence de Marc-André Bernier 

9 h 30 > 9 h 55 

Maria Susana-Séguin - Université Montpellier 3/IUF

« Fontenelle et le genre des entretiens entre le XVIIe et le XVIIIe siècle ».

9 h 55 > 10 h 20

Sylvio De Franceschi - École Pratique des Hautes Études 

« La théologie dans le boudoir. La forme du dialogue et de l’entretien chez les théologiens polémistes catholiques (fin XVIIe siècle - mi-XVIIIe siècle) ».

DISCUSSION > PAUSE salle B 028

L’ENTRETIEN PHILOSOPHIQUE

Présidence de Sylvio De Franceschi

11 h > 11 h 25

Céline Hervet - Université de Picardie

« Ariste, Théodore et Philarète. L’entretien comme forme du débat philosophique chez Malebranche et Leibniz ».

11 h 25 > 11 h 50

Marco Menin - Université de Turin

« Newton au Sénégal : le rôle de l’entretien dans La philosophie de la nature de Delisle de Sales ».

DISCUSSION

DÉJEUNER

L’ENTRETIEN AU XVIIIe SIÈCLE : EXEMPLES DES USAGES D’UN GENRE

Présidence de Marco Menin

14 h 30 > 14 h 55

Jean Balcou - Université de Bretagne Occidentale

« Diderot : des entretiens à l’entretien ».

14 h 55 > 15 h 20

Marc-André Bernier - Université du Québec à Trois-Rivières

« Les Entretiens de Phocion de l’abbé de Mably, ou lorsque les Modernes parlent grec ».

15 h 20 > 15 h 45

Marianne Charrier-Vozel - Université de Rennes I 

« Mme de La Fite, Entretiens, drames et contes moraux à l’usage des enfants ». 

DISCUSSION > PAUSE salle B 028

SUITE

Présidence de Jean Balcou

16 h 15 > 16 h 40

Didier Souiller - Université de Bourgogne

« L’entretien galant (érotique ?) au XVIIIe siècle ».

16 h 40 > 17 h 05

Camille Kerbaol - Université de Bretagne Occidentale

« Les Entretiens du Palais Royal, ou l’aporie du genre au crépuscule de l’Ancien Régime ». 

DISCUSSION 

DÎNER À 20 H ET PROMENADE DANS LE JARDIN BOTANIQUE DU STANG ALAR

 

VENDREDI 10 JUIN

 

VENDREDI 10 JUIN

JEUDI 9 JUIN

L’ENTRETIEN AUX XIXe ET XXe SIÈCLES : QUELLE(S) TRANSFORMATION(S) ?

Présidence de Sophie Guermès 

9 h > 9 h 25 

Émilie Piton-Foucault - Université de Rennes II

« Zola face au dialogue des entretiens : quand le désir d’un échange vivant contrarie l’écrivain-démiurge ».

9 h 25 > 9 h 50

Yoan Verilhac - Université de Nîmes 

« Un moment républicain de l’histoire littéraire : L’Enquête sur l’évolution littéraire de Jules Huret ».

9 h 50 > 10 h 15

Maurice Gasnier - Université de Bretagne Occidentale 

« Les métamorphoses de l’entretien renanien : du dialogue philosophique à l’interview ».

DISCUSSION > PAUSE salle B 028

SUITE

Présidence de Maurice Gasnier

10 h 45 > 11 h 10

Philippe Knee - Université de Laval, Québec

« L’entretien et l’autorité : Les Soirées de Saint-Pétersbourg de Maistre ».

11 h 10 > 11 h 35

Marina Davies - New-York University, Paris

« Albert Cohen, «le porte-parole du Juif» ? ».

DISCUSSION

DÉJEUNER

FIGURES DE L’ENTRETIEN DU XXe SIÈCLE À NOS JOURS

Présidence de Philippe Knee

14 h 30 > 14 h 55

Natalia Leclerc - Université de Bretagne Occidentale

« Anna Akhmatova et Lydia Tchoukovskaïa : s’entretenir pour survivre à la Terreur ».

14 h 55 > 15 h 20

Sophie Guermès - Université de Bretagne Occidentale

« La voix de «tout» et de «personne» : entretiens avec Nathalie Sarraute ».

15 h 20 > 15 h 45

Philippe De Vita - Université d’Orléans 

« Le jeu de l’auteur : ethos et postures dans les entretiens de Godard ». 

DISCUSSION

CONCLUSION DU COLLOQUE : Éric Francalanza - Université de Bretagne Occidentale 

COCKTAIL salle B 028

 

Responsable: Agnès Cousson

centre.correspondances@univ-brest.fr 

Les Amants fraternels : représentations de l'inceste frère-soeur du Moyen Âge au XVIIIe siècle
Posted: 26 May 2016 - 17:45

Jeudi 26, vendredi 27 mai 2016

Université d'Artois

Maison de la Recherche, Salle des colloques

Colloque organisé par Marianne Closson et François Raviez

Jeudi 26 mai

Présidence : Anne-Gaëlle Weber 

9h00  Accueil des participants 

9h15  Introduction : Marianne Closson et François Raviez 

9h30  Didier Lett (Université Paris VII)  L’inceste adelphique à Bologne au XVe siècle : un « crime énorme, impie, détestable et abominable » 

10h00  Mireille Demaules (Université d’Artois)  Lettres et tablettes : sens d’un motif dans trois cas d’inceste adelphique de la littérature médiévale 

Discussion et pause 

11h00  Catherine Dumas (Université de Lille III)  Le masque et le désir : l’adaptation théâtrale du viol de Tamar par Nicolas Chrétien des Croix et Tirso de Molina 

11h30  Christiane Page (Université de Rennes)  « Un coeur dans lequel le mien est enseveli » (John Ford, Dommage que ce soit une putain, 1633) 

Présidence : François Raviez 

14h00  Marie-Gabrielle Lallemand (Université de Caen)  L’inceste adelphique dans les longs romans : de l’art de désamorcer les bombes 

14h30  Frédéric Briot (Université de Lille III)  L’inceste innocent de Nicolas Mary : oxymore ou pléonasme? 

Discussion 

15h15  Damien Lagarde (Université de Toulouse)  «Mon cher frère...» De l’expression de l’affection dans les correspondances adelphiques 

15h45  Sonia Dosoruth (Université de Maurice)  Paul et Virginie : de la filiation gémellaire à la relation incestueuse 

Discussion et pause 

16h45  Jacques Cheneau (psychanalyste, Paris)  L’inceste et la souillure des puretés fictionnelles 

 

Vendredi 27 mai

 Présidence : Frédéric Briot 

9h00  Cécile Dufour (pédopsychiatre, Etablissement Public Santé Mentale des Flandres)  L’inceste dans la fratrie : clinique contemporaine 

9h30  Anne-Gaëlle Weber (Université d’Artois)  L’inceste dans le discours des naturalistes du XVIIIe siècle 

10h00  Marianne Closson (Université d’Artois)  L’inceste à la puissance 40 : L’Icosameron de Casanova 

Discussion et pause 

11h00  Ilhem Belkhala (Université de Tunis, Paris IV)  Du romanesque au philosophique : la représentation de l’inceste dans Le Paysan perverti et La Paysanne pervertie de Rétif de La Bretonne 

11h30  François Raviez (Université d’Artois)  Entre frère et cousin : le même et l’autre dans Mansfield Park de Jane Austen 

Discussion 

Présidence : Marianne Closson 

14h00  Béatrice Ferrier (Université d’Artois)  L’inceste au « prix du parricide » dans Le Fanatisme ou Mahomet le prophète de Voltaire 

14h30  Catherine Ramond (Université Bordeaux Montaigne)  Trouble de l’identité, motif incestueux et hybridité générique dans quelques pièces de théâtre du dix-huitième siècle 

Discussion et Pause 

15h30  Evelyne Jacquelin (Université d’Artois)  Doubles et incestes adelphiques dans Les Élixirs du diable, d’E. T. A. Hoffmann (1815-1816) 

16h00  Georges Kliebenstein (Université de Nantes)  Stendhal et l’inceste total 

Discussion et conclusions 

Fin du colloque vers 17h30

 

 

 

Les états généraux du théâtre populaire pendant "Le Mois de Molière"
Posted: 18 May 2016 - 23:21

Dans le cadre du festival  "Le Mois de Molière" à Versailles (1er au 30 juin), ce colloque aura lieu le 17 et le 18 juin au Théâtre Montansier, 13 rue des Réservoirs, Versailles.

Voir le programme du colloque aux p. 53-55 du programme du festival: https://fr.calameo.com/read/0012965779479d9de332a

 

 

 

"Early Modern Theatre Practices & the Digital Archive: The Comédie-Française Registers Project", May 19-21, Harvard University & MIT
Posted: 16 May 2016 - 17:13

The conference “Early Modern Theatre Practices & the Digital Archive: The Comédie-Française Registers Project” will take place this coming Thursday through Saturday, May 19-21, on the campuses of Harvard University and the Massachusetts Institute of Technology in Cambridge, Massachusetts.  The conference will feature scholarly presentations based on research in the Comédie-Française Registers Project database (cfregisters.org), which contains detailed box office data from over 34,000 performances in Paris from 1680 to 1793.  The conference will also feature an exhibition of French theater materials from this period at the Houghton Library on the Harvard campus, a performance of plays in French from the eighteenth-century repertory, and a hackathon devoted to developing new tools to interrogate the CFRP database.

 

An link to an online version of the conference program can be found on this web page: http://cfregisters.org/.  Colleagues who are in Cambridge at the end of the week are warmly invited to join us for the public sections of the program.

Le comique à l’Académie royale de musique (1669-1791)
Posted: 14 May 2016 - 00:44

25 et 26 mai, École nationale des chartes (salle Léopold-Delisle)

65 rue de Richelieu, 75002 Paris

Souvent contesté et marginalisé par les historiens de la musique et du spectacle, le comique occupe pourtant une place importante sur la scène de l’Académie royale de musique aux xviie et xviiie siècles. Des premières tragédies en musique de Quinault et Lully aux comédies lyriques de Grétry, en passant parles entrées comiques de ballets ou les ballets d’action tirés d’opéras‑comiques, on ne peut qu’être frappé par la variété et l’originalité des créations incluant le comique ainsi que par la permanence de leur reprise. Cela sans compter les représentations ponctuelles d’oeuvres appartenant à d’autres répertoires (pièces foraines, intermèdes italiens par exemple). Ce colloque propose d’aborder les enjeux et les modalités de la présence du comique en interrogeant tout autant la question des genres et des styles littéraires, musicaux et chorégraphiques, que celle de l’interprétation et de la réception des oeuvres concernées.

 

Mercredi 25 mai

Prologue (10 h 00-11 h 00)

Pauline Beaucé, Benoît Dratwicki et Solveig Serre

Solveig Serre (CNRS, CESR/CMBV)

Thalie contre Melpomène: enjeux esthétiques et politiques du comique à l’Académie royale de musique

 

Le comique en scène, acte 1 (11 h 00-12 h 30)

Discutante : Pauline Beaucé (Université Bordeaux Montaigne, ANR CIRESFI)

Anthony Saudrais (Universit. de Rennes II)

Le comique volontaire et involontaire dans la tragédie en musique de Quinault et Lully

Hubert Hazebroucq (Cie Les Corps éloquents)

Le traitement comique des personnages dansants : l’exemple des cyclopes dans Acis et Galatée

 

Le comique en scène, acte 2 (14 h 30-16 h 30)

Discutant : Dominique Quéro (Université de Reims)

Jean-Philippe Grosperrin (Universit. Toulouse Jean-Jaurès)

Thalie chez les bergers. Sur la qualité comique dans les pastorales données à l’Académie royale de musique

Julien Dubruque (CMBV)

La musique peut-elle être comique ?

Michaël Bouffard (BnF)

L’habit comique à l’Académie royale de musique : le cas particulier de la vieille ridicule

 

Jeudi 26 mai

Le comique et ses interprètes (10 h 00-12 h 30)

Discutant : Benoît Dratwicki

Lola Salem (ENS Ulm)

Chanter le comique à l’Académie royale de musique au début du xviiie siècle

Barbara Nestola (CMBV)

Les rôles comiques en travesti pour voix d’hommes dans le répertoire lyrique français (1673-1745)

Thomas Soury (IReMus)

Les Paladins, testament de l’art comique de Rameau

 

Transferts et adaptation (14 h 30-16 h 30)

Discutant : Pascal Denécheau (IReMus)

Françoise Rubellin (Universit. de Nantes, ANR CIRESFI)

Quand les comédiens forains et italiens jouent au Palais-Royal

Bertrand Porot (Universit. de Reims, ANR CIRESFI)

Les Amours de Ragonde de Mouret (1742) : un comique réadapté

Benoît Dratwicki (CMBV)

Seria et buffa sur la scène de l’Académie royale (1774-1789) : une contribution au répertoire comique et de demi-caractère

 

Épilogue (16 h 30-17 h 00)

Pauline Beaucé, Benoît Dratwicki et Solveig Serre