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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Poétiques de la Nuit. Night Studies de l'Antiquité à l'époque moderne
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:13

Paris, mercredi 29 avril 2020

Les Night Studies constituent un objet scientifique surtout abordé par des contemporanéistes spécialistes d'histoire urbaine. En 2019, lors d'une conférence à la Sorbonne, le professeur canadien Will Straw a remarqué l'expansion de ce thème et a retracé l'histoire de ce qu'il appelle  "la 'construction d'un champ' dans la vie académique". En novembre dernier, des historiens, sociologues et anthropologues ont organisé à Prague un colloque intitulé "Working at Night", où il était essentiellement question de travailleurs sociaux dans les démocraties populaires, de cinéma russe et de théâtre alternatif. À Lisbonne, un groupe de recherche mené par des anthropologues et des sociologues spécialistes d'Urban Studies a publié un appel à communications pour une première International Conference on Night Studies, centrée exclusivement sur l'époque contemporaine. Actuellement, la revue Asie lance un appel à contributions pour un numéro dont le titre sera "La nuit dans l'art asiatique : perceptions, imaginaires, représentations". Du reste, les Night Studies tiennent une place de plus en plus grande en art, littérature et communication muséographique. En témoignent, par exemple, le roman éponyme de Cyrus Colter, publié en 1979, ou, plus récemment, l'exposition L'oeil et la nuit, qui se tient à l'Institut des Cultures d'Islam de Paris jusqu'au 9 février 2020.

Nous souhaiterions initier une réflexion collective relevant des problématiques des Night Studies appliquées aux périodes antique à moderne. Il ne s'agira donc pas d'accumuler les études de cas sur des objets historiques, littéraires ou artistiques en les abordant à travers la thématique de la nuit, mais plutôt de proposer une réflexion conceptuelle et notionnelle d'ordre philosophique, heuristique, herméneutique, épistémologique, esthétique ou encore historiographique sur la spécificité de la nuit.

Quelques propositions :

- Qu'est-ce que la nuit ?

- La nuit comme repère spatio-temporel, comme durée isolée dans le temps

- La nuit et son atmosphère propre

- Qu'est-ce que discourir sur la nuit ?

- Nuit et perception sensorielle (visuelle, olfactive, sonore, haptique, gustative, mais aussi thermique, spatiale ou encore temporelle)

- Raconter la nuit

- La nuit comme alternative au jour ?

- Spécificité des activités nocturnes

- Des modalités de récit et de mise en image spécifiques à la nuit ?

- La nuit au-delà de l'obscurité du ciel, de la lumière de la lune et du scintillement des étoiles : acteurs, récits, politiques, narration, pièges, ruses, magie, ésotérisme, sorcellerie, démonologie

- Nuit et histoire de l'astronomie, du ciel et des objets célestes

- Apprendre, mémoriser, enseigner, être initié la nuit : quelle spécificité, quels objectifs, quelle efficacité ?

- Prier, célébrer, méditer la nuit

- Symbolique de la nuit

- La nuit et d'autres phénomènes d'obscurité : éclipses, brouillard, nuées, tunnels

- Les animaux et les végétaux de la nuit : ceux que l'on entend, ceux que l'on redoute

- Les transformations liées à la nuit : créature hybrides, monstres

- Divinités de la nuit

- Reproduire la nuit : grottes, monastères, chambres, volets, rideaux, paravents, théâtre

- Éclairer la nuit

*

Les propositions de communication, d'une page maximum, doivent être envoyées avant le 15 février 2020 à antoine7.paris@gmail.com et nais.virenque@gmail.com.

La journée, intitulée "Poétiques de la Nuit. Night Studies de l'Antiquité à l'époque moderne" aura lieu à Paris le mercredi 29 avril 2020 (lieu indiqué ultérieurement).

S'agissant de la première étape de la constitution d'un groupe de travail, nous ne pourrons malheureusement pas prendre en charge les frais de déplacement et d'hébergement des participants.

Appel à communications : Prémodernité – Modernité – Postmodernité : approches et orientations autour d’une triade transhistorique
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:10

Colloque international

15, 16 et 17 Juin 2020

Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Abidjan

UFR Langues, Littératures et Civilisations

Département d’Allemand

 Institut Goethe, Abidjan (Côte d’ivoire)

 

En poste pour une présence, voici en quelque sorte la Modernité dans ce qui la pré-situe et la post-situe. Une sorte d’écart se manifeste ainsi entre ce qui la précède et ce qui la suit dans ce qu’elle est – cette Modernité. Dans cet écart entre son passé et son futur, les discours convergent et/ou divergent autour de cette Modernité. Tant les voies sont diverses dans ces multiples voix qui s’y expriment ! Et cette diversité de tons et de sens dit l’intérêt que suscite cette Modernité. Et si tant est, alors il ne serait pas moins intéressant de (se) demander : la Modernité, c’est quoi même ? Pour qu’on essaie de la peindre dans la triade conséquente : ce qui y pousse – c’est quoi comme pousse – ce qui en pousse ? D’ailleurs, si le terme ‘’Modernité’’ s’encadre de « pré » et « post », est-ce parce qu’il ne se suffit plus à lui-même de par la place additive de ces deux suffixes ?

Prémodernité – Modernité – Postmodernité : voici une triade conséquente ! Conséquente parce qu’une dualité dit une unité. D’abord cette dualité dit ce qui pousse à une réalité ou un fait : Pourquoi ? Ensuite cette dualité indique ce qui en pousse : Comment ? Ainsi la Modernité ne se porte que parce qu’elle s’emporte (« pré- ») d’une part et qu’elle se déporte (« post- ») d’autre part. Et si elle s’emporte parce qu’elle se porte de quelque part et se déporte parce qu’elle porte quelque part, la Modernité, dans son port propre, appelle (à) des questions.

D’entre ces questions, deux se font plus vives : Pourquoi ? Comment ? Et ces deux questions appellent plus loin que la Modernité elle-même. En ce sens, elles semblent appeler un peu plus loin que la raison qui justifie la Modernité et beaucoup plus loin que les raisons dont elle pourrait se justifier. Puisque ces deux questions principales peuvent toucher au sentiment. Or le sentiment peut se faire assentiment ou ressentiment. D’où les ports pluriels où pourrait mener cette Modernité. Alors la Modernité peut appeler par-delà la raison qui la situe ou la propulse. Cet appel peut être plus profond que ce qu’on en entend. Dans le sens heideggérien : « ça appelle » (« « Es » ruft ») - malgré nous – « à contre-courant des attentes » (« wider Erwarten ») et « très vivement à l’opposé de notre volonté » (« und gar wider Willen »)  (Cf. M. Heidegger : « Sein und Zeit »,  Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 2006, p. 275).

Dans le souffle de cet appel à plusieurs entrées et à diverses sorties, nous vous invitons, chercheurs, enseignants comme étudiants, à nous rejoindre pour mener le débat sur cette notion qu’est la Modernité, ajustée à ces deux suffixes ‘’pré-‘’ et ‘’post-‘’ qui en disent, respectivement « l’avant » et « l’après ». Dans cette optique, nos champs qui nous intéressent sont : les sciences humaines dans leur ensemble ; particulièrement : les humanités et les sciences de l’Homme et de la société (Littératures (Langue, littérature, civilisation) – Philosophie – Communication –Science politique…). Selon les axes qui suivent :   

La Modernité : l’hétérogénéité d’une homogénéité

La Modernité : affirmation – négation

La (Pré/Post) Modernité : paradigmes – discours – médias – théories et méthodes – interconnexion

La (Pré/Post) Modernité : quel bilan à ce jour ? (recension critique dans les champs susmentionnés)

Les propositions de communication de 250-300 mots en allemand, français et anglais, accompagnées d’une notice biobibliographique (appartenance, centres d’intérêt, publications), doivent être envoyées au plus tard le 15 mars 2020 aux adresses électroniques suivantes :

colloquemodernite2020@gmail.com et colloqueintermodernite2020@gmail.com

N.B : Les propositions de communication des germanistes devront être, de préférence, en allemand.

*

Dates clés du colloque :

- 15 mars 2020 : dernier délai d’envoi des propositions de communication (intitulé et résumé (250-300 mots) + biobibliographie)

- 16 – 31 mars 2020 : Analyse des propositions de communication par le comité scientifique suivie des réponses d’acceptation de propositions de communication

- 1er – 15 avril 2020 : Délai de confirmation de participation au colloque

- 16 – 29 avril 2020 : Envoi de lettres d’invitation

- 30 avril 2020 : Programme provisoire

N.B : A l’exception des pauses-café et du déjeuner, les autres frais (transport, hébergement, etc.) seront à la charge des participants. 

*

Coordinateur général:

Prof N’GUESSAN-BÉCHIÉ Paul

Président du comité d’organisation:

Dr BOUA Alphonse, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Secrétaires à l’organisation:

Dr DIABY Brahima, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ADICO Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr KAHA Aimé, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

 

Comité scientifique:

Prof N’GUESSAN-BÉCHIÉ Paul, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr YÉO Lacina, M.C., Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ALLABA Ignace, M.C., Université Alassane Ouattara, Bouaké

Dr DIABY Brahima, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ADICO Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr BOUA Alphonse, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr KAHA Aimé, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

 

Appel à communications : Le mythe de Versailles et l'Europe des cours, XVIIe-XXe siècles
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:05

organisé par le Centre de recherche du château de Versailles

le 17, 18 et 19 juin 2021  

Au sortir de l’âge féodal, les cours royales et princières constituent un phénomène européen à contenu politique, social et culturel : monopolisation du pouvoir au profit d’un seul, rassemblement d’un groupe d’individus autour du souverain et de sa famille (princes, courtisans, officiers des maisons domestiques et militaires), développement d’une sociabilité et d’un mode de vie spécifiques, rythmés par le cérémonial, la recherche de l’ostentation et les divertissements. Ces cours sont aussi nombreuses et diversifiées que les dynasties qui sont à leur tête ; néanmoins, certaines acquièrent une valeur normative, comme la cour de Bourgogne au XVe siècle ou les cours italiennes au XVIe siècle. Au XVIIe et plus encore au XVIIIe siècle, c’est la cour française des Bourbons, en particulier celle de Louis XIV, qui tend à prendre valeur d’archétype : à partir d’une réalité vue et vécue par les contemporains des rois de France, se construit un imaginaire qui travaille longtemps les monarchies européennes, jusqu’à la disparition de la majorité d’entre elles au début du XXe siècle, alors même que les configurations politiques changent, allant du partage du pouvoir avec les assemblées à l’instauration de républiques.

Les deux éléments contradictoires mais complémentaires qui caractérisent l’idée de mythe – le réel et la reconstruction du réel – trouvent, dans le cas français, leur incarnation la plus aboutie à Versailles. À la fois espace royal, mode de gouvernement et formation sociale, Versailles est une formulation architecturale, administrative et spectaculaire du pouvoir « absolu » associé à la figure de Louis XIV. L’objectif du programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) », que viendra clore ce colloque, est d’analyser le modus operandi de ce mythe de Versailles dans l’Europe monarchique des XVIIIe et XIXe siècles. Deux questions fondamentales doivent alors être posées : comment l’imaginaire suscité par Versailles auprès des contemporains qui ont fréquenté la cour sous l’Ancien Régime, puis des visiteurs venus au XIXe siècle, s’est-il élaboré et en quoi consiste-t-il ? Et dans un mouvement de réciprocité, comment cet imaginaire a-t-il pu se mettre en œuvre dans les cours d’Europe, avec toutes les nuances possibles, allant de l’imitation au rejet en passant par la simple adhésion ? L’enjeu de ce colloque sera donc double : cerner comment les différents aspects propres à l’identité de Versailles ont pu nourrir un imaginaire, mais aussi saisir la manière dont cet imaginaire a pu susciter d’autres réalisations – architecturales, rituelles, politiques.

Axes du colloque

1. La production du mythe, du réel à l’imaginaire : création, mutations, contestations (XVIIe-XIXe siècles)

Le mythe de Versailles s’est diffusé dans l’Europe des cours jusqu’à ce que la civilisation curiale disparaisse au début du XXe siècle. Il s’est constitué à travers les récits de toutes sortes laissés par les visiteurs étrangers qui ont établi un rapport personnel avec la cour des Bourbons, que ce fût en contemporains témoins directs du Versailles royal jusqu’en 1789, ou en curieux des vestiges d’un temps disparu, mus par tout une gamme de sentiments, de la nostalgie à la vitupération. Ce mythe se construit sur le mode de l’imaginaire, nourri d’une réalité observée ou fantasmée. Il diffère du discours historique à la posture objective : c’est de la subjectivité du « visiteur » que nait le mythe.

En octobre 2019, le Centre de recherche du château de Versailles a mis à disposition parmi ses ressources en ligne une base de données intitulée « Visiteurs de Versailles ». L’un des objectifs du colloque sera d’exploiter ce corpus, selon diverses modalités :

Une approche chronologique :

- Impressions sur le Versailles royal : contemporains du premier Versailles de Louis XIV, évolutions du regard sous Louis XV puis sous Louis XVI et Marie-Antoinette, prenant en compte l’héritage louis-quatorzien mais aussi les changements opérés dans le mode de vie curial et l’aménagement des espaces (travaux dans le parc, retraite au Petit Trianon, création d’un jardin à l’anglaise, etc.).

- Versailles vu après la Révolution : pendant l’Empire, pendant la Restauration et en particulier pendant la Monarchie de Juillet, période charnière marquant le passage de l’imaginaire à l’histoire avec l’édification du musée de l’Histoire de France par Louis-Philippe et la littérature qui l’a accompagnée (Alexandre de Laborde, etc…).

Une approche sociologique :

Saisir qui sont les acteurs ayant participé à l’élaboration du mythe et en ayant été le vecteur. Pour comprendre leurs attentes et leurs points de vue, la réflexion pourra se décliner autour des différents critères qui forgent l’identité propre des visiteurs : leurs origines géographiques, leur appartenance sociale, leur langue mais aussi leur culture politique, religieuse ou nationale.

Une approche thématique :

- Éléments de cérémonial le plus souvent observés : le lever/le coucher, les repas en public, la messe, le parcours du roi et de la famille royale entre ces différents moments, mais aussi les fêtes et divertissements…

- Les lieux qui retiennent particulièrement l’attention : les façades du château, la Grande galerie, les Chambres du roi et de la reine, les Grands appartements, la chapelle, l’opéra, le Petit et le Grand Trianon, les jardins et leurs bassins.

- Les éléments plus généraux que les visiteurs associent systématiquement à Versailles : système hydraulique et machine de Marly, pompe et dépenses somptuaires, vanité des rois de France et idolâtrie de leurs sujets, Marie-Antoinette et sa vie champêtre à Trianon ou encore, après 1789, les conséquences de la Révolution (dégradations, pillages, ventes, départ de la famille royale pour Paris).

2. Les applications du mythe, de l’imaginaire au réel : réception et aléas du paradigme de Versailles (XVIIIe-XXe siècles)

Le second axe de recherche proposé a pour but de comprendre l’efficience de cet imaginaire de Versailles. En reliant le mythe, tel qu’il a pu être fabriqué par les visiteurs, aux réalisations auxquelles il a pu donner lieu, il s’agira de comprendre comment un « modèle » travaille et peut (ou non) devenir opératoire. Nous souhaitons ainsi examiner l’impact que Versailles a eu dans l’Europe des cours, en mettant en parallèle la conduite et l’organisation de ces cours avec le ressenti de leurs ressortissants vis-à-vis du paradigme versaillais. En ce sens, devront être cernées ces façons dont Versailles a été vécu, transcrit, valorisé, dénigré, accepté, copié ou réfuté : comment le mythe se réalise-t-il ? A-t-il pu innerver des pratiques et des créations, participer à l’élaboration d’un esprit européen et cosmopolite, tout en étant à la fois admiré et détesté ? Et si tel est le cas, quelles pouvaient en être les motivations : pourquoi s’inspirer de Versailles ou au contraire le rejeter, voire rester indifférent ?

Toutefois, il ne s’agit pas de susciter une étude comparative, point par point, entre un « modèle » et ses éventuelles « imitations » qui proposerait seulement de confronter des données factuelles. Au contraire : plutôt que d’envisager la question sous l’angle de l’influence, nous la considérerons sous l’angle des interactions, afin de saisir l’articulation entre un imaginaire et ses applications concrètes dans l’architecture, l’organisation curiale, les pratiques sociales et artistiques (cérémonial, danse, théâtre, musique). L’objectif est de comprendre les logiques, les motivations et les enjeux sous-jacents qui ont présidé à ces dynamiques d’appropriation : pourquoi dans certains cas s’appuyer sur Versailles plutôt que sur des modèles concurrents, et à l’inverse, pourquoi dans d’autres cas privilégier des tendances antagonistes au paradigme versaillais ? Il faudra également veiller à distinguer cette question de celle d’un « modèle français » plus global : quels sont les éléments que l’on retient de la cour versaillaise spécifiquement ?

Seront particulièrement recherchées les propositions qui examineront les cours européennes au XVIIIe siècle et plus encore au XIXe siècle, à l’heure où Versailles perd justement sa vocation initiale. Nous recherchons notamment des études portant sur les thématiques suivantes :

Les modalités et les enjeux des variations sur le thème de Versailles, comme à Lunéville, Caserte ou Herrenchiemsee.

L’héritage de Versailles en France, dans les cours impériales et dans le fonctionnement protocolaire de la Troisième République.

La place du mythe de Versailles sur l’échiquier européen du long XIXe siècle, en particulier auprès des monarchies récentes : royaume belge (1831), royaume grec (1833), royaume d’Italie unifié (1861), royaume roumain (1881), royaume bulgare (1908), royaume monténégrin (1910), entre autres. Le XIXe siècle est le véritable siècle des cours, dont la multiplication va de pair avec le mouvement des nationalités. C’est aussi celui de la prégnance de nouveaux « modèles » – prussien et russe, notamment – auxquels Versailles pourra être confronté.

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Pour participer

Les propositions de communication sont à envoyer à l’adresse flavie.leroux@chateauversailles.fr, avant le 31 octobre 2020. Elles devront comprendre, en 5000 signes maximum, le titre de la communication, le contenu de la proposition (questionnements, méthode employée, sources mobilisées), quelques éléments biographiques et les coordonnées du candidat. Ces propositions de communication seront examinées par le comité d’organisation et le comité de pilotage. Les candidats recevront une réponse quant à leur participation au colloque d’ici la fin du mois décembre 2020.

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Comité d’organisation

Gérard Sabatier, professeur émérite de l’université de Grenoble II, chef de projet pour le programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) »

Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

Flavie Leroux, attachée de recherche au Centre de recherche du château de Versailles pour le programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) »

Comité de pilotage

Antonio Álvarez-Ossorio, Universidad Autónoma de Madrid,

Maciej Forycki, Uniwersytet Adam Mickiewicz, Poznań,

Mark Hengerer, Ludwig-Maximilians-Universität, Munich,

Christine Jeanneret, Centre de recherche du château de Versailles et Danish National Museum, Frederiksborg, Danemark,

Jean-Marie Le Gall, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

Francine-Dominique Liechtenhan, Centre national de la recherche scientifique,

Philip Mansel, The Society for Court Studies, président du GIP-CRCV,

Andrea Merlotti, Centro Studi La Venaria Reale,

Friedrich Polleroß, Universität Wien,

José Luis Sancho Gaspar, Patrimonio Nacional, Madrid,

Marie-Christine Skuncke, Uppsala Universitet,

Jonathan Spangler, Manchester Metropolitan University,

Thomas W. Gaehtgens, Getty Research Institute, Los Angeles.

http://chateauversailles-recherche.fr/francais/colloques-et-journees-d-etudes/appels-a-communication/appel-a-communication-pour-le-colloque-le-mythe-de-versailles-et-l-europe-des-1083.html

Appel à communications : Horizons emblématiques. Journée d'études de la Société des Amis de Bussy-Rabutin (Château de Bussy-Rabutin)
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:03

5 septembre 2020.

La richesse de l’œuvre littéraire de Roger de Rabutin est désormais établie, qu’il s’agisse de son roman, de ses Mémoires ou de ses écrits épistolaires et poétiques ; cependant, ses réalisations figuratives, bien qu’elles soient tout aussi raffinées, sont moins connues, même si elles ont fait l’objet de plusieurs études. 

Lors de son exil bourguignon, Bussy-Rabutin s’est attaché à la décoration de ses châteaux, Bussy et Chazeu. Il a notamment conçu un programme décoratif original pour orner plusieurs pièces du château de Bussy-le-Grand. Ce décor exceptionnel par son ampleur et par ses emprunts au genre de l’emblème suscite de nombreuses interrogations et appelle des approfondissements. 

La journée d’étude organisée par la Société des amis de Bussy-Rabutin avec le concours du Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures de l’Université de Bourgogne Franche-Comté, sera consacrée aux emblèmes du château de Bussy-Rabutin et à leur inspiration. Elle s’inscrit dans le renouvellement récent des études sur l’emblème qui, au-delà du livre imprimé, envisagent à présent aussi l’influence de l’emblématique dans les arts du décor et même dans l’ensemble de la culture visuelle à l’époque moderne.

Plusieurs pistes pourront être explorées pour enrichir la connaissance de ce décor. Il s’agit d’abord d’approfondir son lien avec l’œuvre littéraire de Roger de Rabutin. Jeu aristocratique et jeu de l’esprit, la devise exigeait une parfaite maîtrise des arts de la conversation et de la pointe. Dans les maximes et les légendes piquantes qui agrémentent les portraits du château, Bussy-Rabutin donne la preuve de son goût pour ces pratiques. Élève des jésuites, il connaissait parfaitement les codes et le lexique de l’emblématique. Ses liens avec les pères Rapin et Bouhours sont également bien connus. Ce dernier a d’ailleurs évoqué dans ses Entretiens d’Ariste et Eugènele corps ou le mot de plusieurs devises que l’on retrouve au château de Bussy. 

Enfin, une approche artistique est aussi particulièrement attendue. En effet, le contexte de production de ce décor – ou d’autres comparables – mérite d’être abordé. On pourra par exemple s’interroger sur les ateliers qui ont travaillé au château, sur les techniques employées, sur les liens entre les devises et les autres éléments du décor et plus généralement sur l’analyse iconologique des emblèmes. Les rapprochements avec d’autres décors français et européens demandent une attention particulière.

La journée d’étude se tiendra au château de Bussy-Rabutin le 5 septembre 2020.

Les communications, d’une durée de vingt-cinq minutes, seront publiées dans Rabutinages, la revue de la Société, avant le 31 décembre 2020.

Les propositions sont à adresser avant le 10 mai à :      

Marie Chaufour : chaufour.marie7@gmail.com

et à :

Christophe Blanquie : ch.blanquie@outlook.com

https://bussyrabutin.hypotheses.org

CfP: RACINE’S BÉRÉNICE
Posted: Friday, January 24, 2020 - 18:04

A one-day symposium to mark the 350th anniversary of the first performance

Chairs: Professor Nicholas Hammond (Cambridge) and Professor Paul Hammond (Leeds)

Proposals are invited for papers of about 20 minutes on any aspect of the play and its cultural contexts.  Contributions may be in English or French. 

Participants who wish to attend but do not wish to offer a paper are warmly welcome, but should book their places as accommodation is limited.

Date: Monday 7 September 2020, from 10 a.m. to 5 p.m.

Venue: The British Academy, 10-11 Carlton House Terrace, London

Cost: £35, including refreshments and a buffet lunch.

Proposals for papers (around 200 words), and indications of a wish to attend by those not offering papers, should be sent to both chairs by 1 April 2020: nghammond@gmail.com and p.f.hammond@leeds.ac.uk.

Jobs

Recherche d'un assistant de langue dans écoles américaines (source: F. Assaf)
Posted 1 Dec 2014 - 15:11

Pour plus d'informations, voir le lien suivant:

http://frenchlanguage.frenchculture.org/news/french-assistants

Contact

Carolyn Collins Educational Affairs Program Officer | French Embassy 4101 Reservoir Rd. NW | Washington D.C. 20007 Program Website Send an Email

 
Smith College, full time Lecturer
Posted 24 Nov 2014 - 14:31
The Department of French Studies at Smith College invites applications for a full-time Lecturer position beginning July 1, 2015. The initial appointment will be for three years, with the possibility of renewal. The normal teaching load is five courses per year. 

We seek an energetic generalist to teach language courses at all levels as well as introductory literary and cultural analysis. The successful candidate will participate in the development of the French undergraduate curriculum, advise students informally, and engage in the cultural, academic, and scholarly life of the Department. 

Candidates must have a Ph.D. in French Studies or a directly related field by the time of appointment, native or near-native fluency in French and English, and experience with current pedagogical practices for teaching French as a second language. Candidates familiar with online learning and the digital humanities are especially encouraged to apply. 

Located in Northampton, MA, Smith College is the largest women's college in the country and is dedicated to excellence in teaching and research across the liberal arts. A faculty of outstanding scholars interact with students in small classes, as advisors, and through student-faculty research projects. The Five College Consortium, comprised of Smith, Amherst, Mount Holyoke, and Hampshire Colleges and the University of Massachusetts, Amherst, provides a rich intellectual and cultural life and broad collegial opportunities. Details about the Department of French Studies may be found at http://www.smith.edu/french/

Submit applications at http://apply.interfolio.com/26285 with letter of application, C.V., teaching statement, and three confidential letters of recommendation. Applications received by December 1, 2014, will receive full consideration. 

Smith College is an EO/AA/Vet/Disability Employer. Women, minorities, veterans and individuals with disabilities are encouraged to apply.

Application Information

Contact: Smith College Online App. Form: http://apply.interfolio.com/26285  

 

College of Charleston, MLA, French, Francophone & Italian Studies Instructor of French
Posted 24 Nov 2014 - 14:27

The Department of French, Francophone, and Italian Studies anticipates hiring a full-time Instructor to teach and coordinate undergraduate French classes at the first and second year levels. The position includes the coordination of both adjuncts and faculty, and may include the supervision of two graduate teaching assistants. The successful candidate will be expected to teach required basic language courses, perform the coordination and supervision duties, assist with program assessment, and contribute to departmental and university service.

Minimum requirements: M.A. or M.Ed. in French in hand before the start date of mid-August and professional-level proficiency in both French and English. Preference will be given to candidates with documented successful college-level teaching experience, experience in curriculum development, applied linguistics, program articulation, assessment, or other areas of program development.

This position is not tenure track, but is renewable every 7 years contingent upon excellent performance and staffing needs. A full course load is three classes fall semester and four classes spring semester, in addition to coordination and supervision.

To apply, please submit the following documents electronically via Interfolio ByCommittee: 1) letter of application detailing experience and preparation, 2) 300 word teaching philosophy, 3) three recent letters of recommendation, 4) recent evaluations from both students and personnel whom you have supervised, 5) CV. Finalists for the position will be asked to submit a video recording of teaching a full class meeting of a French language class, preferably first-year. Applications must be received by December 1, 2014. (Click the link above to apply.) Incomplete applications and those received after the deadline will not be considered.

The College of Charleston is an employer of Equal Employment Opportunity and is committed to ensuring that all individuals have equal opportunity in employment without regard to gender, gender identity or expression, age, race, color, religion, national origin, veterans’ status, genetic information, or disability.

 

Catholic University of America, MLA, Mod Langs & Lit Clinical Assistant Professor of French and Francophone Studies
Posted 24 Nov 2014 - 14:26

The Department of Modern Languages and Literatures at the Catholic University of America in Washington, DC invites applications for the position of Clinical Assistant Professor of French and Francophone Studies (non-tenure track), starting August 2015. Two-year renewable contract with competitive salary and benefits. Responsibilities include full-time teaching (4:4), coordination of beginning and intermediate level language courses, advising, active participation in French and departmental events, and service on departmental committees. Applicants must have native or near-native fluency in French and Ph. D. in hand at time of appointment. Area of specialization open. Special consideration given to candidates with training in language acquisition and technology-enhanced language instruction. Ability to teach French for Business strongly preferred. The ideal candidate will bring enthusiasm and proven teaching excellence to provide innovative instruction along with a strong sense of commitment to building our undergraduate program and our interdisciplinary program in European Studies. Send letter of application, CV and 3 letters of recommendation through Interfolio BYCOMMITTEE. https://www.mla.org/interfolio_seekers_faqFor questions, contact Dr. Margaret Ann Kassen, Acting Chair (kassen@cua.edu). Review of applications to begin on December 5. Interviews will be conducted by Skype. CUA is an Affirmative Action, Equal Opportunity employer.

The Catholic University of America was founded in the name of the Catholic Church and maintains a unique relationship with it. The University’s operations, policies and activities reflect this foundation and relationship and are conducted in accordance with its stated mission. Regardless of their religious or denominational affiliation, all employees are expected to respect and support the University’s mission in the fulfillment of their responsibilities and obligations appropriate to their appointment.

 

Boston University, French Lecturer, College of Arts & Sciences, Romance Studies
Posted 24 Nov 2014 - 14:25

Boston University, Department of Romance Studies is seeking a full-time lecturer in French, beginning July 1, 2015. Responsibilities include teaching from beginning to advanced level; curriculum development; and collaborating with other language faculty. Minimum requirements include an MA in French, Second Language Acquisition, Applied Linguistics, or a relevant field; native or near-native ability in French and English; commitment to proficiency-based communicative instruction; familiarity with the North American higher education system; demonstrated excellence in college-level teaching for at least three years; administrative and leadership ability; and experience using technology in the language classroom. The successful candidate will also demonstrate knowledge of proficiency-based assessment and ACTFL standards; experience in training teachers and/or graduate student TFs and coordination of multi-section courses. Knowledge of advanced writing strategies; multimedia and computer technology; popular culture and media or Francophone cultural studies is a plus. The position offers a professional career track with possibility of growth.

DO NOT APPLY THROUGH THE BOSTON UNIVERSITY HR WEBSITE.

Teaching DVDs (in lieu of online videos) may be sent by postal mail to French Lecturer Search, Romance Studies, Boston University, 718 Commonwealth Avenue, Boston, MA 02215. Applications submitted through a website other than AcademicJobsOnline will not be considered. Preference will be given to applications received by December 15, 2014.

We are an equal opportunity employer and all qualified applicants will receive consideration for employment without regard to race, color, religion, sex, national origin, disability status, protected veteran status, or any other characteristic protected by law. We are a VEVRAA Federal Contractor.

Application Information

Contact: Human Resources Boston University Online App. Form: http://bu.silkroad.com/epostings/submit.cfm?fuseaction=app.dspjob&jobid=296 765&company_id=15509&jobboardid=101

 

New Publications

Carine Barbafieri et Delphine Denis (dir.) — Rubricologie, de l'invention des titres et des sous-titres
Posted: 10 Apr 2023 - 06:07

Dans un passage de son Roman bourgeois (1666), Antoine Furetière prête à l’un de ses personnages le projet burlesque d’un livre intitulé Rubricologie, ou de l’invention des titres et rubriques, où il est montré qu’un beau titre est le véritable proxénète d’un livre. Le présent ouvrage prend au sérieux cette entreprise, pour comprendre ce que, durant le XVIIe siècle, le titre fait au livre et réciproquement.

Quels sont les ressorts et les manifestations de leur enjeu commercial ? Dans quels contextes s’inscrivent-ils ? Quels en sont les effets de sens, y compris dans leur forme matérielle ? Quelles pratiques de lecture induisent-ils ? L’étude conduite dans ce volume s’attache à répondre aux nombreuses questions que suscite le tout premier énoncé d’un livre.

https://www.editions-hermann.fr/livre/rubricologie-carine-barbafieri

Stigma: Marking Skin in the Early Modern World - dir. Katherine Dauge-Roth and Craig Koslofsky
Posted: 8 Apr 2023 - 09:29

Dear Colleagues:

It’s our great pleasure to announce the publication of our book on Stigma: Marking Skin in the Early Modern World, just released by Pennsylvania State University Press, which includes articles by SE17 members Ana Fonseca Conboy, Katherine Dauge-Roth, Claire Goldstein, Craig Koslofsky, and Allison Stedman.

    

From the publisher: 

The early modern period opened a new era in the history of dermal marking. Intensifying global travel and trade, especially the slave trade, bought diverse skin-marking practices into contact as never before. Stigma examines the distinctive skin cultures and marking methods of Asia, Europe, Africa, and the Americas as they began to circulate and reshape one another in the early modern world. 

By highlighting the interwoven histories of tattooing, branding, stigmata, baptismal and beauty marks, wounds and scars, this volume shows that early modern markers of skin and readers of marked skin did not think about different kinds of cutaneous signs as separate from each other. On the contrary, Europeans described Indigenous tattooing in North America, Thailand, and the Philippines by referring their readers to the tattoos Christian pilgrims received in Jerusalem or Bethlehem. When explaining the devil’s mark on witches, theologians claimed it was an inversion of holy marks such as those of baptism or divine stigmata. Stigma investigates how early modern people used permanent marks on skin to affirm traditional roles and beliefs, and how they hybridized and transformed skin marking to meet new economic and cultural demands. These studies inform current work on race and skin color as marks of identity by placing it in the broader context of the changing uses of dermal marking in the early modern world.

In addition to the editors, the contributors to this interdisciplinary volume are Xiao Chen, Ana Fonseca Conboy, Peter Erickson, Claire Goldstein, Matthew S. Hopper, Katrina H. B. Keefer, Mordechay Lewy, Nicole Nyffenegger, Mairin Odle, and Allison Stedman.

You can find Stigma: Marking Skin in the Early Modern World on the Penn State University Press web site at this URL: https://www.psupress.org/books/titles/978-0-271-09442-7.html 

Take 30% off with code NR23 when you order through psupress.org 

  

Many thanks for asking your libraries and local bookstores to order it!

Best regards,

Katherine Dauge-Roth (Romance Languages and Literatures, Bowdoin College)

Craig Koslofsky (History, University of Illinois Urbana-Champaign)

Jennifer Tamas — Au NON des femmes
Posted: 4 Apr 2023 - 05:12

Rien ne semble plus incongru que de prendre appui sur la société d’Ancien Régime pour penser le refus féminin. Assignées au devoir de « réserve » par les traités de civilité et au silence ou à la « feinte résistance » par les codes de séduction, les héroïnes de la littérature classique n’auraient rien à nous transmettre, surtout pas le pouvoir de dire « non ». On aurait pu croire l’affaire pliée sans la sagacité de Jennifer Tamas. Car, à leur manière, les femmes du Grand Siècle ont résisté, elles ont désobéi, et de ces combats à bas bruit il demeure des traces. Sous les images de princesses endormies célébrées par l’industrie du divertissement se cachent de puissants refus, occultés par des siècles d’interprétations patriarcales. Jennifer Tamas les exhume avec courage et subtilité, elle traque l’expression du féminin sous le regard masculin et tend savamment l’oreille vers le bruissement des voix récalcitrantes. Conviant les figures dissidentes des siècles anciens, du Petit Chaperon rouge à Bérénice, elle vivifie le discours féministe et trouve chez Marilyn Monroe le secret d’Hélène de Troie. Elle révèle ainsi, non sans un brin d’irrévérence, un magnifique matrimoine, trop longtemps séquestré dans les forteresses universitaires.

https://www.seuil.com/ouvrage/au-non-des-femmes-jennifer-tamas/9782021514292

The Lyric Art of Pierre Perrin — new digitization
Posted: 27 Mar 2023 - 09:06

Louis Auld, The Lyric Art of Pierre Perrin, 1986 is now available online, with many improvements from the original version. 

https://omeka.cmbv.fr/s/bpsn/item/23683

De Bayle à Hume. Tolérance, hypothèses, systèmes (Gianni Paganini)
Posted: 17 Mar 2023 - 12:02

Gianni Paganini, De Bayle à Hume. Tolérance, hypothèses, systèmes, Paris, H. Champion, 2023.

Ce livre naît de la conviction qu’il est impossible de saisir le sens de la philosophie de Pierre Bayle sans la mettre en contexte dans les grands débats du siècle. Dans cette perspective, le scepticisme n’était pas pour lui incompatible avec le rationalisme, si l’on entend le premier comme raison critique exigeante et le second comme recherche qui fait éclater tout dogmatisme. C’est la notion et la méthode d’hypothèse qui gagnent du terrain, en fondant la tolérance et annonçant la polémique contre l’esprit de système. David Hume est l’un des lecteurs majeurs de Bayle : de la phase pyrrhonienne du Treatise à celle, académique, de la First Enquiry, du refus des hypothèses aux conjectures de plus en plus audacieuses dans l’étude des rapports body-mind et dans la critique du théisme expérimental avancée dans les Dialogues. On découvre ainsi des côtés radicaux dans la pensée tant de Bayle que de Hume, sans les ramener simplement l’un au scepticisme, l’autre à l’empirisme.

Plus d'informations ici.

Conferences and Colloquia

Fontenelle et l’opéra
Posted: 11 May 2016 - 21:17

Colloque international organisé par Jean-Philippe Grosperrin, Judith le Blanc et Claudine Poulouin

 

Université de Rouen, 9 et 10 juin 2016

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Jeudi 9 juin 2016

9h : Accueil des participants 

9h30 : Ouverture du colloque par Claudine Poulouin (Université de Rouen) 

10h : Conférence introductive par Christophe Martin (Université de Paris-Sorbonne) :

« La métaphore de l’opéra chez Fontenelle »

 

 Questions génériques

Présidente de séance : Raphaëlle Legrand

10h30 : Perry Gethner (Oklahoma State University) :

« Le mythe d’Endymion et la transformation générique : entre tragédie et pastorale »

11h : Camille Guyon-Lecoq  (Université de Picardie-Jules Verne, CERR / CERCLL) :

« Vers une "espèce mixte" du genre tragique : du "mélange per intima" des styles dans les tragédies en musique de Fontenelle »

11h30 : Jean-Philippe Grosperrin (Université de Toulouse) :

« Fontenelle et la pastorale pour l’opéra : Endymion et Œnone »

 

Pause déjeuner

 

Les compositeurs de Fontenelle

Président de séance : Jean Duron

 14h30 : Raphaëlle Legrand (Université de Paris-Sorbonne) :

« Quand le président Hénault met en musique Fontenelle : l’Endymion de 1713 »

15h : Benoît Dratwiki (CMBV) :

« Endymion de Fontenelle et Colin de Blamont : froid garçon, vrai glaçon ? »

 

Pause

 

16h30 : Conférence de Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles)

 

18h : Concert à l’église Saint Thomas de Cantorbéry, 70 rue Louis Pasteur 76130 Mont Saint Aignan.

Conception Judith le Blanc et Pêcheur de perles (direction artistique Benjamin Pintiaux), avec Cécile Achille (soprano), Nicolas Bouils (flûte), Maud Gnidzaz (soprano), Marie-Suzanne de Loye (viole de gambe), Marouan Mankar Bennis (clavecin), Camille Verhoeven (violon) et l’Ensemble Léonor (direction Marielle Cafafa).

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Vendredi 10 juin 2016

 

10h : Conférence introductive :

Theodora PSYCHOYOU (Université de Paris-Sorbonne) :

« Fontenelle et les métamorphoses du domaine musical à l’aube du xviiie siècle. L’entrée de l’acoustique à l’Académie des sciences »

 

  Succéder à Lully

Présidente de séance : Claudine Poulouin

 10h30 : Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles) :

« Fontenelle, le clan Corneille et la crise de la tragédie en musique (1677) » 

11h : Jean Duron (CMBV) :

« Écrire un nouvel opéra après Lully et Quinault : le cas de Thétis & Pelée de Fontenelle et Collasse »

 

Pause déjeuner

 

  Réécritures et réception

Président de séance : Jean-Philippe Grosperrin

14h : Judith le Blanc (Université de Rouen) :

« La réception parodique de Fontenelle »

14h30 : Michel Noiray (IReMus) :

« Le Jardinier de Sidon (1768), un roi pasteur à l’Opéra-Comique »

15h : Julien Dubruque (CMBV) :

« Énée et Lavinie de Collasse à Dauvergne »

 

Pause

 

  Rayonnement européen

Présidente de séance : Judith le Blanc

16h : Paolo Russo (Università degli Studi di Parma) :

« Énée et Lavinie en Italie. Modèles pour une réforme de l’opera seria »

16h30 : Lars Berglund et Maria Schildt (Université d’Uppsala) :

« Transfer and use of Enée et Lavinie and Thétis et Pélée at the Swedish court of Charles XII (early 1710s) »

 

Clôture du colloque

 

Autour d’un anniversaire (1665-2015) : Représenter, éditer et lire Le Favori de Marie-Catherine Desjardins de Villedieu
Posted: 25 Apr 2016 - 14:04
Lyon (16 juin 2016)

Journée d’étude organisée par l’Institut d’Histoire des Représentations et  des Idées dans les Modernités (IHRIM Lyon 2, UMR 5317), le Groupe Renaissance et Âge Classique, l’Université Lumière Lyon 2, le Service de la médiation culturelle,  Direction de la Médiation,  de la Culture et de la Communication.

En 2015, pour fêter les 350 ans de la création du Favori, Aurore Evain a proposé une mise en scène avec sa Compagnie La Subversive, créée spécialement pour l’occasion. C’est ainsi que la pièce a été représentée pour la première fois en mai 2015 à La Ferme de Bel Ebat – Théâtre de Guyancourt, avant d’être jouée à Paris et ailleurs dans la région parisienne. La journée d’étude qui se tiendra à Lyon le 16 juin 2016 s’articule à cet événement ; elle entend à la fois dresser le bilan de l’expérience scénique et interroger les apports récents de la critique, tant sur Marie-Catherine Desjardins de Villedieu et sa pièce, qui avait déjà suscité un fort intérêt parmi les participant.e.s du colloque lyonnais de 2008 consacré à Mme de Villedieu et le théâtre, que sur la figure du favori royal. Car cette tragi-comédie, riche et complexe, s’écrit et se joue à l’heure où se décide l’issue du procès de Nicolas Fouquet, se prêtant ainsi à une réflexion sur le pouvoir en contexte absolutiste. La journée d’étude se déroulera dans un lieu exceptionnel, la Tour Passagère, qui sert de cadre au festival du même nom, où musique et théâtre baroques sont célébrés chaque année au mois de juin. S’inspirant des lieux où l’on faisait du théâtre au temps de Shakespeare, cette tour en bois accueillera également la Compagnie La Subversive pour une représentation du Favori, la première dans la ville de Lyon.

 
 
 
Les Métamorphoses du ballet en un genre majeur de l'art lyrique français (XVIIe-XVIIIe siècles)
Posted: 23 Apr 2016 - 11:39

Du jeudi 5 mai au samedi 7 mai 2016

Université libre de Bruxelles

Maison des Arts 56, avenue Jeanne 1050 Bruxelles

En France, dès la fin du XVIIe siècle, le terme « ballet » est investi par les librettistes et les musiciens pour fonder, au sein des arts lyriques, une nouvelle forme hybride, située entre danse et opéra, à l’heure où le ballet de cour stricto sensu ne jouit plus de sa gloire passée. Pourtant, peu d’études se sont penchées sur l’extraordinaire fortune qu’a connue le mot « ballet » dans le monde de l’opéra aux Temps modernes.

« Ballet héroïque », « opéra-ballet », « ballet comique », « ballet bouffon » sont autant d’exemples tirés des XVIIe et XVIIIe siècles qui attestent que l’on ne peut s’intéresser à ces œuvres sans démêler les traditions scéniques, lyriques et chorégraphiques qui les définissent. C’est donc par rapport aux diverses composantes de l’opéra en France – et en dépassant le simple dénominateur commun de l’art chorégraphique – que nous souhaitons étudier le large pan de la production lyrique qui s’est, à l’aube du XVIIIe siècle, réclamé du ballet.

Contacts :

Alexandre De Craim (adecraim@ulb.ac.be)

Thomas Soury (th.soury@gmail.com)

 

Comités organisateur et scientifique :

Alexandre De Craim (FNRS – ULB)

Thomas Soury (IReMus, chercheur associé)

Manuel Couvreur (ULB)

Philippe Vendrix (ULg – Univ. de Tours)

Thomas Betzwiezer (Goethe-Universität Frankfurt)

Sylvie Bouissou (CNRS – IReMus)

David Charlton (University of London)

Jean-Philippe Grosperrin (Univ. Toulouse)

Laura Naudeix (Univ. Rennes 2)

Graham Sadler (Birmingham Conservatoire)

 

Jeudi 5 mai 2016

13h40-14h10 Accueil

14h10-14h30 Introduction

Alexandre De Craim (FNRS – Univ. libre de Bruxelles)

Thomas Soury (Institut de recherche en musicologie, chercheur associé)

14h30-15h30 – Keynote lecture 1 (Interlocuteur : Alexandre De Craim)

« Élaborer la dramaturgie de l’acte : tragédie en musique et ballet»

Laura Naudeix (Univ. Rennes 2 – Équipe APP)

 

Session 1 – Le ballet, nouvelle forme d’opéra ? (Président à confirmer)

15h50-16h10 – « “Je ne sçay pourquoi cette pièce est nommée Ballet” : réflexions sur le genre du ballet à la fin du XVIIe siècle »

Jean Duron (Centre d’études supérieures de la Renaissance – Centre de musique baroque de Versailles)

16h10-16h30 – « Le ballet au sein du répertoire de l’Académie royale de musique : enjeux politiques et esthétiques »

Solveig Serre (CESR – CMBV)

16h30-16h50 – « Dramaturgie comparée du ballet et de la tragédie en musique de 1695 à 1739 : la part de la danse »

Raphaëlle Legrand (Univ. Paris-Sorbonne – IReMus)

17h30-18h30 – Keynote lecture 2 (Interlocuteur : Thomas Soury)

« Le ballet figuré chez Cahusac : les implications d’une curieuse didascalie dans Zaïs de Jean-Philippe Rameau »

Graham Sadler (Birmingham Conservatoire)

 

Vendredi 6 mai 2016

9h30-10h30 – Keynote lecture 3 (Interlocuteur : Manuel Couvreur) 

« Les Fragments à l’Opéra au XVIIIe siècle : analyse d’un genre »

Sylvie Bouissou (CNRS – IReMus) Pascal Denécheau (CNRS – IReMus)

Session 2 : La fabrique du ballet au XVIIIe siècle (Président : Sylvie Bouissou)

10h50-11h10 – « Entre tradition et modernité : le ballet des Fragments de Monsieur de Lully arrangé par André Campra et Antoine Danchet en 1702 »

Jean-Philippe Goujon

11h10-11h30 – « Les Éléments et Les Stratagèmes de l’Amour de Destouches et Roy : l’évolution du ballet sous le jeune Louis XV »

Françoise Escande (Univ. Toulouse - Jean Jaurès – LLA-CRÉATIS) 

11h30-11h50 – « Emplois et distributions dans le ballet à l’Académie royale de musique : une nouvelle approche du genre, entre vocalité et théâtralité »

Benoît Dratwicki (CMBV)

14h-15h – Keynote lecture 4 (Interlocuteur : Laura Naudeix)

« Ballet héroïque, fuyante proie : réflexions sur “une espèce toute nouvelle” »

Jean-Philippe Grosperrin (Univ. Toulouse - Jean Jaurès)

Session 3 : Scènes de Paris et scènes d’ailleurs (Président : Jean-Philippe Grosperrin)

15h20-15h40 – « Le collège jésuite Louis-le-Grand : haut-lieu de la danse au XVIIIe siècle »

Marie Demeilliez (Univ. Grenoble - Alpes)

15h40-16h – « Fenêtres, balcons et gondoliers. La sérénade en langue italienne dans le ballet (1699-1710) »

Barbara Nestola (CESR – CMBV)

16h-16h20 – « À rebours du genre. De L’Europe galante (Paris, 1697) à L’Europa galante (Berlin, 1740) »

Jean-François Lattarico (Univ. Lyon 3 - Jean Moulin)

17h-18h – Keynote lecture 5 (Interlocuteur : Jean-François Lattarico)

« La comédie-ballet à la sauce bavaroise : les spectacles de l’électeur Joseph-Clément à Valenciennes (1708-1714) »

Manuel Couvreur (Univ. libre de Bruxelles) 

 

Samedi 7 mai 2016

9h30-10h30 – Keynote lecture 6 (Interlocuteur : Rebecca Harris-Warrick)

« Examining ‘ballet’ in Gluck’s Paris operas: dance, pantomime, ideology »

Thomas Betzwieser (Goethe-Universität Frankfurt am Main)

Session 4 : Quelle musique pour un ballet ? (Président : Graham Sadler)

10h50-11h10 – « L’architecture harmonique des ballets en plusieurs actes ou entrées de Jean-Philippe Rameau »

Rémy-Michel Trotier

11h10-11h30 – « “Une musique plus convenable à une tragédie qu’à un ballet” : aperçu d’une typologie de la musique de ballet » Thomas Soury

11h50-12h50 – Keynote lecture 7 (Interlocuteur : Jean Duron)

« Le divertissement dans le ballet :frère jumeau ou cousin extravagant du divertissement dans la tragédie en musique ? »

Rebecca Harris-Warrick (Cornell University)

12h50-13h10 Conclusions

Alexandre De Craim Thomas Soury

 

Pour plus de renseignements sur l’Université libre de Bruxelles et la Faculté de Lettres, Traduction et Communication : http://www.ulb.ac.be/

La plume et le calumet : Joseph-François Lafitau et les "sauvages ameriquains" (Genève, 1er-3 juin 2016)
Posted: 22 Apr 2016 - 22:55

Nous avons le plaisir de vous annoncer une manifestation consacrée aux débuts de l’ethnographie et aux Amériques qui se tiendra au Musée d’Ethnographie de Genève (1er-3 juin 2016) en écho à l’exposition temporaire sur le chamanisme amazonien,. Celui-ci sera l’occasion de se pencher  sur un jésuite, Joseph-François Lafitau, qui séjourna dans une mission huronne-iroquoise de la Nouvelle France et qui devait rédiger une des premières monographies ethnographiques jamais réalisées : les Mœurs des sauvages ameriquains comparées aux mœurs des premiers temps (1724).

Trois séries d’activités seront proposées par l’Université de Genève pour aborder cette question complexe, où se mêle des problématiques liées aux débuts de l’ethnographie, au colonialisme, aux civilisations amérindiennes (pour la plupart disparues) et à leur mise en image. Tout d’abord, un colloque international (2-3 juin) réunissant des spécialistes sera l’occasion d'étudier le  « système » de Lafitau qui instaure un dialogue avec les « sauvages » par la comparaison et l’analogie. Les thématiques abordées permettront d’évaluer les outils mis en place pour représenter l’Autre, le sauvage ameriquain. Ensuite, pour initier les jeunes chercheurs aux enjeux principaux du colloque, une journée d'études destinées aux doctorants a été organisée (1er juin), comme une discussion réflexive et épistémologique sur l’ethnologie, sur ses enjeux et ses méthodes, à partir des textes et des représentations de l’ouvrage de Lafitau. Enfin, une table ronde (2 juin) permettra d’ouvrir le débat autour des images et de l’imaginaire liés au sauvage, du XVIIIe siècle à nos jours, grâce aux trois invités qui discuteront de textes littéraires, d’écrits scientifiques et d’illustrations gravées.

En espérant vous retrouver à cette occasion, nous vous invitons à relayer cette information le plus largement possible.

Avec nos meilleurs salutations,

Sara Petrella sara.petrella@unige.ch et Mélanie Lozat melanie.lozat@gmail.com>

 

Colloque, le 2 juin

MATIN

Modérateur: FRÉDÉRIC TINGUELY (UNIGE)

8h45 Accueil

9h Ouverture du colloque

DOMINIQUE JAILLARD (UNIGE) et FRÉDÉRIC TINGUELY (UNIGE)

9h15 Introduction

MÉLANIE LOZAT (UNIGE) et SARA PETRELLA (UNIGE)

CONFÉRENCE D’OUVERTURE

9h45 Lafitau pluriel. Archives et méthodes au seuil des Lumières

ANDREAS MOTSCH (University of Toronto)

10h30 Pause

TEXTE-IMAGE: PRÉSENTATION, REPRÉSENTATION ET ALTÉRATION

11h La femme sauvage dans les illustrations des Moeurs des sauvages

ameriquains de J.-F. Lafitau

SARA PETRELLA (UNIGE)

11h45 La Pyrolâtrie des peuples de l’Amérique, selon Lafitau

FRANK LESTRINGANT (Université Paris-Sorbonne)

12h30 Repas

APRÈS-MIDI

Modérateur: JAN BLANC (UNIGE)

14h30 Lafitau and the Gods of Asia. Some Thoughts on the Representation

of Indian and Chinese Deities in the Illustrations for Moeurs

des sauvages amériquains

PAOLA VON WYSS-GIACOSA (UZH)

15h15 Lafitau au miroir de la curiosité

MYRIAM MARRACHE-GOURAUD (Université de Bretagne occidentale)

16h Pause

16h30 Sur quelques rapports entre texte et images chez Lafitau

MATTHIEU BERNHARDT (UNIGE)

17h15 Pause

18h30 TABLE RONDE

Sauvages d’Amérique. Images et imaginaire du XVIIIe à nos jours

Invités VINCENT BARRAS, JAN BLANC, MARTIN RUEFF

JEUDI 2 JUIN

MATIN

Modérateur: DOMINIQUE JAILLARD (UNIGE)

ÉCRITURE DE VOYAGE, ANALOGIE ET COMPARATISME

9h Sacred History and Comparative Ethnography in Lafitau

JOAN-PAU RUBIES (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone)

9h45 L’espace du sacré: l’interprétation de l’Égypte ancienne dans les Moeurs

des sauvages amériquains de Lafitau

ADRIEN PASCHOUD (UNIL)

10h30 Pause

11h Les Courètes: de Strabon à Lafitau

MÉLANIE LOZAT (UNIGE)

11h45 Lafitau écrivain

PHILIPPE BORGEAUD (UNIGE)

12h30 Repas

LAFITAU ET L’HISTOIRE DES RELIGIONS

APRÈS-MIDI

Modérateur: DANIEL BARBU (UNIBE)

14h30 Lafitau et la théorie des Moïses

MARC KOLAKOWSKI (UNIL)

15h15 Lafitau entre Perrault et de Brosses: fortunes de la conformité

des anciens et des modernes

CHRISTIAN GROSSE (UNIL)

16h Pause

16h30 Lafitau and the Horizon of Enlightenment Sacrifice

JONATHAN SHEEHAN (University of California, Berkeley)

17h15 Synthèse

Pour une mise en scène de L’École des femmes à partir des sources historiques: journée d'études
Posted: 27 Mar 2016 - 11:35

Suite à la représentation du 8 avril (annonce précédente):

Samedi 9 avril Journée d’étude théorique et pratique

Direction : Pierre Pasquier, Jean-Noël Laurenti et Bénédicte Louvat-Molozay

CMBV, salle Lalande

Centre de Musique Baroque de Versailles

Hôtel des Menus-Plaisirs 22, avenue de Paris

78000 Versailles

 

Cette journée, organisée par le CESR et accueillie par le CMBV, s’insère dans un programme de recherche initié depuis deux ans grâce à des coopérations entre équipes de recherches (IRCL, IUF, universités de Montpellier, Lausanne, Fribourg, programme Scène européenne du CESR, avec le soutien de la société savante ACRAS XVIIe-XVIIIe).

Le but général du projet, au carrefour de la recherche pure et de la pratique, est de réunir, d’étudier et de mettre à la disposition des chercheurs et des artistes interprètes toute la documentation disponible qui permettrait de réaliser de la comédie de L’École des Femmes une mise en scène « historiquement informée ». Cette comédie a été choisie parce qu’elle a suscité d’abondants débats riches en témoignages. Ces témoignages ainsi que les documents existants, déjà largement recensés, demandent à être étudiés de façon critique et mis en perspective compte tenu de l’arrière-plan esthétique, poétique, rhétorique, d’histoire des mentalités, ainsi que des pratiques en usage chez les comédiens de l’époque de Molière. Il ne s’agit évidemment pas de prétendre restituer la première de L’École des Femmes : en effet, comme dans toute entreprise archéologique de ce genre, il est inévitable dans bien des cas de recourir à des conjectures ou d’accepter la coexistence d’hypothèses différentes. Il est possible aussi, en l’absence de documents contemporains, de recourir à des sources plus tardives dans la mesure où celles-ci reflètent selon toute vraisemblance une tradition installée dès l’origine.

Ce projet est nécessairement pluridisciplinaire puisqu’il implique l’exploitation des connaissances et documents disponibles en matière de prononciation, diction du vers comique, mouvement scénique, jeu comique et lazzi, scénographie, costumes et accessoires. Les recherches menées couvrent ainsi différents champs distincts sur chacun desquels il est possible d’avancer tout en se gardant de perdre de vue l’objectif global et les rapports avec les champs connexes.

L’équipe rassemblée autour de ce projet, et constituée de chercheurs, d’interprètes bénévoles, étudiants, doctorants ou jeunes docteurs, a déjà mené un long travail : sessions consacrée aux décors et costumes (Paris, mai 2014), session consacrée aux lazzi et au jeu italien (Montpellier, octobre 2014), journées d’étude et ateliers pratiques à Lausanne (1er-2 avril 2015), ainsi que des répétitions multiples qui ont abouti à des présentations d’extraits dans le cadre de préparations à l’agrégation et de séminaires de master (Montpellier, janvier 2014, janvier et mars 2015 ; Lyon, janvier 2015), puis à une représentation de la pièce complète au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (octobre 2015), et à l’ENS de Lyon (mars 2016). Mais au fil des sessions les discussions ont montré la nécessité de recourir à des points de vue multiples, en associant un plus grand nombre de chercheurs à la réflexion sur les sources.

La journée d’étude du 9 avril 2016 sera précédée d’une présentation du résultat actuel de ce programme de recherche, sous la forme d’une représentation de la pièce le 8 avril à la salle des fêtes de Boulogne-Billancourt. Cette présentation servira de base aux communications et aux débats du 9 : il s’agira d’une part d’expliquer la démarche et le détail des recherches qui ont présidé aux choix dans la réalisation du spectacle, d’autre part de les soumettre à la discussion, enfin de faire le point sur des recherches en cours ou à venir sur des aspects qui n’ont pas encore été abordés ou qui restent à travailler.

Les résultats du programme de recherche (documents, études, captations vidéo d’extraits commentés) seront publiés sous la forme d'un numéro de la revue en ligne Arrêt sur scène (IRCL, Montpellier http://www.ircl.cnrs.fr/francais/arret_scene/arret_scene_focus_accueil.htm).

 

9 h : Accueil et mot de bienvenue du CMBV.

9 h 30 : Introduction par Bénédicte Louvat-Molozay, Jean-Noël Laurenti et Pierre-Alain Clerc.

 

Président : Jean-Noël Laurenti                                                                                  

Vivre une mise en scène « historiquement informée » de L’École des Femmes

10 h : Tiphaine Pocquet et Frédéric Sprogis, avec la collaboration d’Aurélia Pouch : Parcours de recherche et formation des comédiens.

 

Questions de prononciation

11 h : Olivier Bettens et/ou Philippe Caron : Du bon usage des grammairiens aux prononciations de la comédie : conjectures et esquisse d'une méthode.

11 h 45 : Yves Charles Morin : Quelques aspects à explorer pour la restitution de la prononciation du xviie siècle (sous réserves).

 

Président : Emmanuel Bury

Questions d’esthétique et de poétique dans la construction d’une interprétation « historiquement informée »

14 h 30 : Bénédicte Louvat-Molozay et Jean-Noël Laurenti : La notion de « naturel » et la place de l’« écart » dans les genres dramatiques.

15 h 15 : Marc Douguet : Le hors-scène dans L’École des Femmes.

 

Une mise en scène « historiquement informée » de L’École des Femmes : une aventure archéologique

16 h 15 : Delphine Desnus et Mickaël Bouffard : La confection d’habits de théâtre « historiquement informés » : sources et réalisation pratique.

17 h : Matthieu Franchin et Gérard Geay : La musique durant les entractes : nombre et place des instruments, répertoire, établissement des partitions et spécificités du violon à danser xviie siècle.

 

17 h 45 : Conclusions.

 

Source: Dramatica