Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Prémodernité – Modernité – Postmodernité : approches et orientations autour d’une triade transhistorique
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:10

Colloque international

15, 16 et 17 Juin 2020

Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Abidjan

UFR Langues, Littératures et Civilisations

Département d’Allemand

 Institut Goethe, Abidjan (Côte d’ivoire)

 

En poste pour une présence, voici en quelque sorte la Modernité dans ce qui la pré-situe et la post-situe. Une sorte d’écart se manifeste ainsi entre ce qui la précède et ce qui la suit dans ce qu’elle est – cette Modernité. Dans cet écart entre son passé et son futur, les discours convergent et/ou divergent autour de cette Modernité. Tant les voies sont diverses dans ces multiples voix qui s’y expriment ! Et cette diversité de tons et de sens dit l’intérêt que suscite cette Modernité. Et si tant est, alors il ne serait pas moins intéressant de (se) demander : la Modernité, c’est quoi même ? Pour qu’on essaie de la peindre dans la triade conséquente : ce qui y pousse – c’est quoi comme pousse – ce qui en pousse ? D’ailleurs, si le terme ‘’Modernité’’ s’encadre de « pré » et « post », est-ce parce qu’il ne se suffit plus à lui-même de par la place additive de ces deux suffixes ?

Prémodernité – Modernité – Postmodernité : voici une triade conséquente ! Conséquente parce qu’une dualité dit une unité. D’abord cette dualité dit ce qui pousse à une réalité ou un fait : Pourquoi ? Ensuite cette dualité indique ce qui en pousse : Comment ? Ainsi la Modernité ne se porte que parce qu’elle s’emporte (« pré- ») d’une part et qu’elle se déporte (« post- ») d’autre part. Et si elle s’emporte parce qu’elle se porte de quelque part et se déporte parce qu’elle porte quelque part, la Modernité, dans son port propre, appelle (à) des questions.

D’entre ces questions, deux se font plus vives : Pourquoi ? Comment ? Et ces deux questions appellent plus loin que la Modernité elle-même. En ce sens, elles semblent appeler un peu plus loin que la raison qui justifie la Modernité et beaucoup plus loin que les raisons dont elle pourrait se justifier. Puisque ces deux questions principales peuvent toucher au sentiment. Or le sentiment peut se faire assentiment ou ressentiment. D’où les ports pluriels où pourrait mener cette Modernité. Alors la Modernité peut appeler par-delà la raison qui la situe ou la propulse. Cet appel peut être plus profond que ce qu’on en entend. Dans le sens heideggérien : « ça appelle » (« « Es » ruft ») - malgré nous – « à contre-courant des attentes » (« wider Erwarten ») et « très vivement à l’opposé de notre volonté » (« und gar wider Willen »)  (Cf. M. Heidegger : « Sein und Zeit »,  Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 2006, p. 275).

Dans le souffle de cet appel à plusieurs entrées et à diverses sorties, nous vous invitons, chercheurs, enseignants comme étudiants, à nous rejoindre pour mener le débat sur cette notion qu’est la Modernité, ajustée à ces deux suffixes ‘’pré-‘’ et ‘’post-‘’ qui en disent, respectivement « l’avant » et « l’après ». Dans cette optique, nos champs qui nous intéressent sont : les sciences humaines dans leur ensemble ; particulièrement : les humanités et les sciences de l’Homme et de la société (Littératures (Langue, littérature, civilisation) – Philosophie – Communication –Science politique…). Selon les axes qui suivent :   

La Modernité : l’hétérogénéité d’une homogénéité

La Modernité : affirmation – négation

La (Pré/Post) Modernité : paradigmes – discours – médias – théories et méthodes – interconnexion

La (Pré/Post) Modernité : quel bilan à ce jour ? (recension critique dans les champs susmentionnés)

Les propositions de communication de 250-300 mots en allemand, français et anglais, accompagnées d’une notice biobibliographique (appartenance, centres d’intérêt, publications), doivent être envoyées au plus tard le 15 mars 2020 aux adresses électroniques suivantes :

colloquemodernite2020@gmail.com et colloqueintermodernite2020@gmail.com

N.B : Les propositions de communication des germanistes devront être, de préférence, en allemand.

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Dates clés du colloque :

- 15 mars 2020 : dernier délai d’envoi des propositions de communication (intitulé et résumé (250-300 mots) + biobibliographie)

- 16 – 31 mars 2020 : Analyse des propositions de communication par le comité scientifique suivie des réponses d’acceptation de propositions de communication

- 1er – 15 avril 2020 : Délai de confirmation de participation au colloque

- 16 – 29 avril 2020 : Envoi de lettres d’invitation

- 30 avril 2020 : Programme provisoire

N.B : A l’exception des pauses-café et du déjeuner, les autres frais (transport, hébergement, etc.) seront à la charge des participants. 

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Coordinateur général:

Prof N’GUESSAN-BÉCHIÉ Paul

Président du comité d’organisation:

Dr BOUA Alphonse, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Secrétaires à l’organisation:

Dr DIABY Brahima, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ADICO Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr KAHA Aimé, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

 

Comité scientifique:

Prof N’GUESSAN-BÉCHIÉ Paul, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr YÉO Lacina, M.C., Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ALLABA Ignace, M.C., Université Alassane Ouattara, Bouaké

Dr DIABY Brahima, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ADICO Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr BOUA Alphonse, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr KAHA Aimé, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

 

Appel à communications : Le mythe de Versailles et l'Europe des cours, XVIIe-XXe siècles
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:05

organisé par le Centre de recherche du château de Versailles

le 17, 18 et 19 juin 2021  

Au sortir de l’âge féodal, les cours royales et princières constituent un phénomène européen à contenu politique, social et culturel : monopolisation du pouvoir au profit d’un seul, rassemblement d’un groupe d’individus autour du souverain et de sa famille (princes, courtisans, officiers des maisons domestiques et militaires), développement d’une sociabilité et d’un mode de vie spécifiques, rythmés par le cérémonial, la recherche de l’ostentation et les divertissements. Ces cours sont aussi nombreuses et diversifiées que les dynasties qui sont à leur tête ; néanmoins, certaines acquièrent une valeur normative, comme la cour de Bourgogne au XVe siècle ou les cours italiennes au XVIe siècle. Au XVIIe et plus encore au XVIIIe siècle, c’est la cour française des Bourbons, en particulier celle de Louis XIV, qui tend à prendre valeur d’archétype : à partir d’une réalité vue et vécue par les contemporains des rois de France, se construit un imaginaire qui travaille longtemps les monarchies européennes, jusqu’à la disparition de la majorité d’entre elles au début du XXe siècle, alors même que les configurations politiques changent, allant du partage du pouvoir avec les assemblées à l’instauration de républiques.

Les deux éléments contradictoires mais complémentaires qui caractérisent l’idée de mythe – le réel et la reconstruction du réel – trouvent, dans le cas français, leur incarnation la plus aboutie à Versailles. À la fois espace royal, mode de gouvernement et formation sociale, Versailles est une formulation architecturale, administrative et spectaculaire du pouvoir « absolu » associé à la figure de Louis XIV. L’objectif du programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) », que viendra clore ce colloque, est d’analyser le modus operandi de ce mythe de Versailles dans l’Europe monarchique des XVIIIe et XIXe siècles. Deux questions fondamentales doivent alors être posées : comment l’imaginaire suscité par Versailles auprès des contemporains qui ont fréquenté la cour sous l’Ancien Régime, puis des visiteurs venus au XIXe siècle, s’est-il élaboré et en quoi consiste-t-il ? Et dans un mouvement de réciprocité, comment cet imaginaire a-t-il pu se mettre en œuvre dans les cours d’Europe, avec toutes les nuances possibles, allant de l’imitation au rejet en passant par la simple adhésion ? L’enjeu de ce colloque sera donc double : cerner comment les différents aspects propres à l’identité de Versailles ont pu nourrir un imaginaire, mais aussi saisir la manière dont cet imaginaire a pu susciter d’autres réalisations – architecturales, rituelles, politiques.

Axes du colloque

1. La production du mythe, du réel à l’imaginaire : création, mutations, contestations (XVIIe-XIXe siècles)

Le mythe de Versailles s’est diffusé dans l’Europe des cours jusqu’à ce que la civilisation curiale disparaisse au début du XXe siècle. Il s’est constitué à travers les récits de toutes sortes laissés par les visiteurs étrangers qui ont établi un rapport personnel avec la cour des Bourbons, que ce fût en contemporains témoins directs du Versailles royal jusqu’en 1789, ou en curieux des vestiges d’un temps disparu, mus par tout une gamme de sentiments, de la nostalgie à la vitupération. Ce mythe se construit sur le mode de l’imaginaire, nourri d’une réalité observée ou fantasmée. Il diffère du discours historique à la posture objective : c’est de la subjectivité du « visiteur » que nait le mythe.

En octobre 2019, le Centre de recherche du château de Versailles a mis à disposition parmi ses ressources en ligne une base de données intitulée « Visiteurs de Versailles ». L’un des objectifs du colloque sera d’exploiter ce corpus, selon diverses modalités :

Une approche chronologique :

- Impressions sur le Versailles royal : contemporains du premier Versailles de Louis XIV, évolutions du regard sous Louis XV puis sous Louis XVI et Marie-Antoinette, prenant en compte l’héritage louis-quatorzien mais aussi les changements opérés dans le mode de vie curial et l’aménagement des espaces (travaux dans le parc, retraite au Petit Trianon, création d’un jardin à l’anglaise, etc.).

- Versailles vu après la Révolution : pendant l’Empire, pendant la Restauration et en particulier pendant la Monarchie de Juillet, période charnière marquant le passage de l’imaginaire à l’histoire avec l’édification du musée de l’Histoire de France par Louis-Philippe et la littérature qui l’a accompagnée (Alexandre de Laborde, etc…).

Une approche sociologique :

Saisir qui sont les acteurs ayant participé à l’élaboration du mythe et en ayant été le vecteur. Pour comprendre leurs attentes et leurs points de vue, la réflexion pourra se décliner autour des différents critères qui forgent l’identité propre des visiteurs : leurs origines géographiques, leur appartenance sociale, leur langue mais aussi leur culture politique, religieuse ou nationale.

Une approche thématique :

- Éléments de cérémonial le plus souvent observés : le lever/le coucher, les repas en public, la messe, le parcours du roi et de la famille royale entre ces différents moments, mais aussi les fêtes et divertissements…

- Les lieux qui retiennent particulièrement l’attention : les façades du château, la Grande galerie, les Chambres du roi et de la reine, les Grands appartements, la chapelle, l’opéra, le Petit et le Grand Trianon, les jardins et leurs bassins.

- Les éléments plus généraux que les visiteurs associent systématiquement à Versailles : système hydraulique et machine de Marly, pompe et dépenses somptuaires, vanité des rois de France et idolâtrie de leurs sujets, Marie-Antoinette et sa vie champêtre à Trianon ou encore, après 1789, les conséquences de la Révolution (dégradations, pillages, ventes, départ de la famille royale pour Paris).

2. Les applications du mythe, de l’imaginaire au réel : réception et aléas du paradigme de Versailles (XVIIIe-XXe siècles)

Le second axe de recherche proposé a pour but de comprendre l’efficience de cet imaginaire de Versailles. En reliant le mythe, tel qu’il a pu être fabriqué par les visiteurs, aux réalisations auxquelles il a pu donner lieu, il s’agira de comprendre comment un « modèle » travaille et peut (ou non) devenir opératoire. Nous souhaitons ainsi examiner l’impact que Versailles a eu dans l’Europe des cours, en mettant en parallèle la conduite et l’organisation de ces cours avec le ressenti de leurs ressortissants vis-à-vis du paradigme versaillais. En ce sens, devront être cernées ces façons dont Versailles a été vécu, transcrit, valorisé, dénigré, accepté, copié ou réfuté : comment le mythe se réalise-t-il ? A-t-il pu innerver des pratiques et des créations, participer à l’élaboration d’un esprit européen et cosmopolite, tout en étant à la fois admiré et détesté ? Et si tel est le cas, quelles pouvaient en être les motivations : pourquoi s’inspirer de Versailles ou au contraire le rejeter, voire rester indifférent ?

Toutefois, il ne s’agit pas de susciter une étude comparative, point par point, entre un « modèle » et ses éventuelles « imitations » qui proposerait seulement de confronter des données factuelles. Au contraire : plutôt que d’envisager la question sous l’angle de l’influence, nous la considérerons sous l’angle des interactions, afin de saisir l’articulation entre un imaginaire et ses applications concrètes dans l’architecture, l’organisation curiale, les pratiques sociales et artistiques (cérémonial, danse, théâtre, musique). L’objectif est de comprendre les logiques, les motivations et les enjeux sous-jacents qui ont présidé à ces dynamiques d’appropriation : pourquoi dans certains cas s’appuyer sur Versailles plutôt que sur des modèles concurrents, et à l’inverse, pourquoi dans d’autres cas privilégier des tendances antagonistes au paradigme versaillais ? Il faudra également veiller à distinguer cette question de celle d’un « modèle français » plus global : quels sont les éléments que l’on retient de la cour versaillaise spécifiquement ?

Seront particulièrement recherchées les propositions qui examineront les cours européennes au XVIIIe siècle et plus encore au XIXe siècle, à l’heure où Versailles perd justement sa vocation initiale. Nous recherchons notamment des études portant sur les thématiques suivantes :

Les modalités et les enjeux des variations sur le thème de Versailles, comme à Lunéville, Caserte ou Herrenchiemsee.

L’héritage de Versailles en France, dans les cours impériales et dans le fonctionnement protocolaire de la Troisième République.

La place du mythe de Versailles sur l’échiquier européen du long XIXe siècle, en particulier auprès des monarchies récentes : royaume belge (1831), royaume grec (1833), royaume d’Italie unifié (1861), royaume roumain (1881), royaume bulgare (1908), royaume monténégrin (1910), entre autres. Le XIXe siècle est le véritable siècle des cours, dont la multiplication va de pair avec le mouvement des nationalités. C’est aussi celui de la prégnance de nouveaux « modèles » – prussien et russe, notamment – auxquels Versailles pourra être confronté.

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Pour participer

Les propositions de communication sont à envoyer à l’adresse flavie.leroux@chateauversailles.fr, avant le 31 octobre 2020. Elles devront comprendre, en 5000 signes maximum, le titre de la communication, le contenu de la proposition (questionnements, méthode employée, sources mobilisées), quelques éléments biographiques et les coordonnées du candidat. Ces propositions de communication seront examinées par le comité d’organisation et le comité de pilotage. Les candidats recevront une réponse quant à leur participation au colloque d’ici la fin du mois décembre 2020.

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Comité d’organisation

Gérard Sabatier, professeur émérite de l’université de Grenoble II, chef de projet pour le programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) »

Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles

Flavie Leroux, attachée de recherche au Centre de recherche du château de Versailles pour le programme « Identités curiales et le mythe de Versailles en Europe : perceptions, adhésions et rejets (XVIIIe-XIXe siècles) »

Comité de pilotage

Antonio Álvarez-Ossorio, Universidad Autónoma de Madrid,

Maciej Forycki, Uniwersytet Adam Mickiewicz, Poznań,

Mark Hengerer, Ludwig-Maximilians-Universität, Munich,

Christine Jeanneret, Centre de recherche du château de Versailles et Danish National Museum, Frederiksborg, Danemark,

Jean-Marie Le Gall, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

Francine-Dominique Liechtenhan, Centre national de la recherche scientifique,

Philip Mansel, The Society for Court Studies, président du GIP-CRCV,

Andrea Merlotti, Centro Studi La Venaria Reale,

Friedrich Polleroß, Universität Wien,

José Luis Sancho Gaspar, Patrimonio Nacional, Madrid,

Marie-Christine Skuncke, Uppsala Universitet,

Jonathan Spangler, Manchester Metropolitan University,

Thomas W. Gaehtgens, Getty Research Institute, Los Angeles.

http://chateauversailles-recherche.fr/francais/colloques-et-journees-d-etudes/appels-a-communication/appel-a-communication-pour-le-colloque-le-mythe-de-versailles-et-l-europe-des-1083.html

Appel à communications : Horizons emblématiques. Journée d'études de la Société des Amis de Bussy-Rabutin (Château de Bussy-Rabutin)
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:03

5 septembre 2020.

La richesse de l’œuvre littéraire de Roger de Rabutin est désormais établie, qu’il s’agisse de son roman, de ses Mémoires ou de ses écrits épistolaires et poétiques ; cependant, ses réalisations figuratives, bien qu’elles soient tout aussi raffinées, sont moins connues, même si elles ont fait l’objet de plusieurs études. 

Lors de son exil bourguignon, Bussy-Rabutin s’est attaché à la décoration de ses châteaux, Bussy et Chazeu. Il a notamment conçu un programme décoratif original pour orner plusieurs pièces du château de Bussy-le-Grand. Ce décor exceptionnel par son ampleur et par ses emprunts au genre de l’emblème suscite de nombreuses interrogations et appelle des approfondissements. 

La journée d’étude organisée par la Société des amis de Bussy-Rabutin avec le concours du Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures de l’Université de Bourgogne Franche-Comté, sera consacrée aux emblèmes du château de Bussy-Rabutin et à leur inspiration. Elle s’inscrit dans le renouvellement récent des études sur l’emblème qui, au-delà du livre imprimé, envisagent à présent aussi l’influence de l’emblématique dans les arts du décor et même dans l’ensemble de la culture visuelle à l’époque moderne.

Plusieurs pistes pourront être explorées pour enrichir la connaissance de ce décor. Il s’agit d’abord d’approfondir son lien avec l’œuvre littéraire de Roger de Rabutin. Jeu aristocratique et jeu de l’esprit, la devise exigeait une parfaite maîtrise des arts de la conversation et de la pointe. Dans les maximes et les légendes piquantes qui agrémentent les portraits du château, Bussy-Rabutin donne la preuve de son goût pour ces pratiques. Élève des jésuites, il connaissait parfaitement les codes et le lexique de l’emblématique. Ses liens avec les pères Rapin et Bouhours sont également bien connus. Ce dernier a d’ailleurs évoqué dans ses Entretiens d’Ariste et Eugènele corps ou le mot de plusieurs devises que l’on retrouve au château de Bussy. 

Enfin, une approche artistique est aussi particulièrement attendue. En effet, le contexte de production de ce décor – ou d’autres comparables – mérite d’être abordé. On pourra par exemple s’interroger sur les ateliers qui ont travaillé au château, sur les techniques employées, sur les liens entre les devises et les autres éléments du décor et plus généralement sur l’analyse iconologique des emblèmes. Les rapprochements avec d’autres décors français et européens demandent une attention particulière.

La journée d’étude se tiendra au château de Bussy-Rabutin le 5 septembre 2020.

Les communications, d’une durée de vingt-cinq minutes, seront publiées dans Rabutinages, la revue de la Société, avant le 31 décembre 2020.

Les propositions sont à adresser avant le 10 mai à :      

Marie Chaufour : chaufour.marie7@gmail.com

et à :

Christophe Blanquie : ch.blanquie@outlook.com

https://bussyrabutin.hypotheses.org

CfP: RACINE’S BÉRÉNICE
Posted: Friday, January 24, 2020 - 18:04

A one-day symposium to mark the 350th anniversary of the first performance

Chairs: Professor Nicholas Hammond (Cambridge) and Professor Paul Hammond (Leeds)

Proposals are invited for papers of about 20 minutes on any aspect of the play and its cultural contexts.  Contributions may be in English or French. 

Participants who wish to attend but do not wish to offer a paper are warmly welcome, but should book their places as accommodation is limited.

Date: Monday 7 September 2020, from 10 a.m. to 5 p.m.

Venue: The British Academy, 10-11 Carlton House Terrace, London

Cost: £35, including refreshments and a buffet lunch.

Proposals for papers (around 200 words), and indications of a wish to attend by those not offering papers, should be sent to both chairs by 1 April 2020: nghammond@gmail.com and p.f.hammond@leeds.ac.uk.

CfP: Graduate CFP: In & Out of Context - Stanford-Duke Philosophy+Literature graduate conference
Posted: Tuesday, January 14, 2020 - 15:53

M A Y 8 - 9 , 2 0 2 0, S T A N F O R D   U N I V E R S I T Y

K E Y N O T E   S P E A K E R S :

C A R O L I N E   L E V I N E ( C O R N E L L ) / J A N   Z W I C K Y ( V I C T O R I A )

In “What is New Formalism?,” a state-of-the-discipline essay published in PMLA in 2007, Marjorie Levinson retraces the decades-long debate between formalism and historicism. Her overview presents a microcosm of literary studies by showing the different methods, values, and aims that guide our ideas and practices. She cites a diverse set of ambitions in the field: to defend the literary, to sustain our sense of shared humanness, to awaken our somatic self-awareness, to stimulate our sense of wonder, to help us realize the non-centrality of the subject-position, to reassert the artwork’s critical and self-critical agency, to unveil the text as a projection of ideology, to denounce aesthetic mystification. To this list we could add more, such as exploring the mechanisms of private and public memory and redressing historical wrongs.

What all these programs for literary studies have in common is their reliance on a certain interpretive use of context. The occasional virulence of the quarrel between formalism and historicism suggests that there are words, on the one hand; a non-verbal reality, on the other; and in-between, the scholar’s capacity to tell them apart. In reality, the recent proliferation of literary methodologies (distant reading, surface reading, reparative reading, formative reading, the new formalism at the center of Levinson’s piece...) shows that the parsing out of texts and contexts, of the verbal and the non-verbal, of forms and history is informed, if not dictated, by interpretive decisions from beginning to end. While this fact may not entirely dissolve the oppositions mentioned above, it does require an acknowledgement. What we mean by context shapes the contours of our objects of study, delineates what they can or cannot do, and what we can do with them as scholars, teachers, private individuals, and citizens. Hence the ethical and political pressures to put contexts to good use or to ban them from our readings.

The epistemological centrality of context extends beyond literary disciplines. In addition to designating the circumstances of production and reception of a textual artifact, context also refers to a broader structure in terms of which the conditions of meaning can be identified and understood. Jeff Speaks writes for the Stanford Encyclopedia of Philosophy that “questions about context-sensitivity are important, not just for semantics, but for many areas of philosophy. And that is because some of the terms thought to be context-sensitive are terms which play a central role in describing the subject matter of other areas of philosophy.” Philosophers have appealed to context to supply the conditions of possibility of meaningfulness, be it the meaningfulness of a word within a sentence (Frege), of an intentional action embedded in the chain of thoughts and motion (Anscombe), or of sensory stimulation within the habits of an organism (Merleau-Ponty). Now more than ever, philosophers like Richard Moran, Robert Brandom, Michael Strevens, and Sally Haslanger demonstrate a turn towards context to understand their objects of investigation such as knowledge, belief systems, scientific facts, responsibility, and emancipation.

Debates in literary studies and philosophy home in on the constructive power of contexts. But literature and the arts have been exploiting the subversive and critical power of their neutralization and replacement for over a century. From the artist’s perspective, contexts are as essential as they are fungible, dispensable. Decontextualization and recontextualization have become creative acts in their own right. Montage in film and literature, collage in the visual arts, sampling in music, and related forms such as palimpsests and pastiches all experiment with the malleability of contexts. Once sampled in a rap track the sound of jazz may not connote free expression, but the existence of an alternative cultural archive. Ready-mades are unthinkable without the conviction that contexts can and should be substituted.

This conference asks what can we do and what ought we to do with contexts in our disciplines, in art, and in life? We invite papers presenting methodological reflections on these issues, as well as interventions about cultural productions that engage formally or thematically with context and its many negations. The conference is open to graduate students in all literary, philosophical, and artistic disciplines. It also welcomes participants from media and cultural studies and from interdisciplinary programs. Possible fields of inquiry include, but are not limited to:

Writing, rewriting, adaptation, pastiche, and parody.

The role of context in the establishment of lingustic categories, such as meaning and reference.

How we understand the relation between form and context.

How the contexts of scholarship influence its outcomes.

How we understand the role of context in situations of performance, performativity, and speech act theory.

Where we set the limit for ‘minimal’ context, and what the implications are of this choice.

The ethics of contextualization / decontextualization.

 

Please submit a 250-word abstract by February 10, 2020 to phil-litconference2020@stanford.edu with a short bio, all in one Word document. Applicants will hear from the organizers by mid-February. Presentations are expected to last 20 minutes and be delivered in person.The conference will be held on May 8-9, 2020 at Stanford University. Applicants from Duke should expect to receive funding from the Duke PAL program. Please contact Kevin Spencer (kevin.spencer@duke.edu) for more information. Limited funds are available to help presenters with their travel and lodging expenses. If you think you need assistance, please state so on your application. This will not impact the evaluation of your application, nor is funding guaranteed should you be accepted.

Inquiries should be directed to phil-lit-conference2020@stanford.edu

Jobs

Poste d’instructrice ou d’instructeur FLS/FLE (Carleton University, Ontario), date butoir: 15 Février 2015 - source: Fabula
Posted 25 Jan 2015 - 07:35

Le Département de français de l’Université Carleton sollicite des candidatures pour un poste d’instructrice ou d’instructeur (premier échelon) menant à la permanence dans le domaine de l’enseignement du français langue seconde. La date d’entrée en fonction prévue est du 1er juillet 2015.

Les fonctions rattachées à ce poste comprennent enseignement de cours de premier cycle tous niveaux confondus, élaboration de programmes et coordination de cours à sections multiples.

Les candidatures retenues feront état d’une formation doctorale en didactique des langues secondes ou dans un domaine suffisamment connexe. Elles témoigneront d’au moins quatre années d’expérience en milieu universitaire axées sur l’enseignement du français langue seconde ou étrangère, de préférence auprès d’un public anglophone. Tout comme celle du français, la maîtrise de l’anglais est impérative. Priorité sera accordée aux dossiers attestant d’une expérience établie dans au moins deux des domaines suivants: certification des compétences en FLS ⁄ FLE (DELF, DALF, CECR, etc.), enseignement des langues assisté par ordinateur, élaboration de programmes.

Les dossiers de candidature réuniront en un seul document PDF les éléments suivants : lettre de motivation, curriculum vitæ, dossier pédagogique (soit une dizaine de pages documentant évaluations, plans de cours et stratégies d’enseignement) ainsi que les noms et coordonnées de trois personnes susceptibles d’être sollicitées pour des lettres de recommandation. Adressés à la direction du département (M. Pascal Gin, pascal.gin@carleton.ca), les dossiers sont à soumettre par voie électronique d’ici au 15 février 2015.

L’Université Carleton encourage toutes les candidatures, accordant toutefois priorité aux candidat-e-s détenant la citoyenneté canadienne ou le statut de résident-e permanent-e. Ce renseignement est donc à préciser dans le dossier.

Prière de se référer au site suivant pour le détail de l’annonce officielle : French, Instructor Position. Poste assujetti à une approbation budgétaire.

 

Recherche d'un assistant de langue dans écoles américaines (source: F. Assaf)
Posted 1 Dec 2014 - 15:11

Pour plus d'informations, voir le lien suivant:

http://frenchlanguage.frenchculture.org/news/french-assistants

Contact

Carolyn Collins Educational Affairs Program Officer | French Embassy 4101 Reservoir Rd. NW | Washington D.C. 20007 Program Website Send an Email

 
Smith College, full time Lecturer
Posted 24 Nov 2014 - 14:31
The Department of French Studies at Smith College invites applications for a full-time Lecturer position beginning July 1, 2015. The initial appointment will be for three years, with the possibility of renewal. The normal teaching load is five courses per year. 

We seek an energetic generalist to teach language courses at all levels as well as introductory literary and cultural analysis. The successful candidate will participate in the development of the French undergraduate curriculum, advise students informally, and engage in the cultural, academic, and scholarly life of the Department. 

Candidates must have a Ph.D. in French Studies or a directly related field by the time of appointment, native or near-native fluency in French and English, and experience with current pedagogical practices for teaching French as a second language. Candidates familiar with online learning and the digital humanities are especially encouraged to apply. 

Located in Northampton, MA, Smith College is the largest women's college in the country and is dedicated to excellence in teaching and research across the liberal arts. A faculty of outstanding scholars interact with students in small classes, as advisors, and through student-faculty research projects. The Five College Consortium, comprised of Smith, Amherst, Mount Holyoke, and Hampshire Colleges and the University of Massachusetts, Amherst, provides a rich intellectual and cultural life and broad collegial opportunities. Details about the Department of French Studies may be found at http://www.smith.edu/french/. 

Submit applications at http://apply.interfolio.com/26285 with letter of application, C.V., teaching statement, and three confidential letters of recommendation. Applications received by December 1, 2014, will receive full consideration. 

Smith College is an EO/AA/Vet/Disability Employer. Women, minorities, veterans and individuals with disabilities are encouraged to apply.

Application Information

Contact: Smith College Online App. Form: http://apply.interfolio.com/26285  

 

College of Charleston, MLA, French, Francophone & Italian Studies Instructor of French
Posted 24 Nov 2014 - 14:27

The Department of French, Francophone, and Italian Studies anticipates hiring a full-time Instructor to teach and coordinate undergraduate French classes at the first and second year levels. The position includes the coordination of both adjuncts and faculty, and may include the supervision of two graduate teaching assistants. The successful candidate will be expected to teach required basic language courses, perform the coordination and supervision duties, assist with program assessment, and contribute to departmental and university service.

Minimum requirements: M.A. or M.Ed. in French in hand before the start date of mid-August and professional-level proficiency in both French and English. Preference will be given to candidates with documented successful college-level teaching experience, experience in curriculum development, applied linguistics, program articulation, assessment, or other areas of program development.

This position is not tenure track, but is renewable every 7 years contingent upon excellent performance and staffing needs. A full course load is three classes fall semester and four classes spring semester, in addition to coordination and supervision.

To apply, please submit the following documents electronically via Interfolio ByCommittee: 1) letter of application detailing experience and preparation, 2) 300 word teaching philosophy, 3) three recent letters of recommendation, 4) recent evaluations from both students and personnel whom you have supervised, 5) CV. Finalists for the position will be asked to submit a video recording of teaching a full class meeting of a French language class, preferably first-year. Applications must be received by December 1, 2014. (Click the link above to apply.) Incomplete applications and those received after the deadline will not be considered.

The College of Charleston is an employer of Equal Employment Opportunity and is committed to ensuring that all individuals have equal opportunity in employment without regard to gender, gender identity or expression, age, race, color, religion, national origin, veterans’ status, genetic information, or disability.

 

Catholic University of America, MLA, Mod Langs & Lit Clinical Assistant Professor of French and Francophone Studies
Posted 24 Nov 2014 - 14:26

The Department of Modern Languages and Literatures at the Catholic University of America in Washington, DC invites applications for the position of Clinical Assistant Professor of French and Francophone Studies (non-tenure track), starting August 2015. Two-year renewable contract with competitive salary and benefits. Responsibilities include full-time teaching (4:4), coordination of beginning and intermediate level language courses, advising, active participation in French and departmental events, and service on departmental committees. Applicants must have native or near-native fluency in French and Ph. D. in hand at time of appointment. Area of specialization open. Special consideration given to candidates with training in language acquisition and technology-enhanced language instruction. Ability to teach French for Business strongly preferred. The ideal candidate will bring enthusiasm and proven teaching excellence to provide innovative instruction along with a strong sense of commitment to building our undergraduate program and our interdisciplinary program in European Studies. Send letter of application, CV and 3 letters of recommendation through Interfolio BYCOMMITTEE. https://www.mla.org/interfolio_seekers_faqFor questions, contact Dr. Margaret Ann Kassen, Acting Chair (kassen@cua.edu). Review of applications to begin on December 5. Interviews will be conducted by Skype. CUA is an Affirmative Action, Equal Opportunity employer.

The Catholic University of America was founded in the name of the Catholic Church and maintains a unique relationship with it. The University’s operations, policies and activities reflect this foundation and relationship and are conducted in accordance with its stated mission. Regardless of their religious or denominational affiliation, all employees are expected to respect and support the University’s mission in the fulfillment of their responsibilities and obligations appropriate to their appointment.

 

New Publications

André du Chesne. Père de l’Histoire de France (François Rozier)
Posted: 7 Nov 2023 - 11:22

Nous avons retenu de la « République des Lettres » son éminent représentant Claude Fabri de Peiresc, mais nous avons oublié un de ses fidèles correspondants qui a, au moins à deux reprises, poursuivit des travaux commencés par le conseiller d'Aix (La publication des œuvres de Messire Guillaume du Vair et la controverse généalogique sur les origines mérovingiennes de la maison Habsbourg). André du Chesne (1584 – 1640), surnommé « Père de l'Histoire de France », aurait publié une centaine d'ouvrages. Cette première biographie rend hommage à l'historiographe du roi Louis XIII. C'est un outil indispensable pour mieux comprendre l'érudition de cette première moitié du XVIIe siècle. J'espère que vous accueillerez favorablement ce livre publié aux Éditions Lamarque (détails en PJ).

Plus d'informations sur le site de l'éditeur.

La base MOLIERE21 fait peau neuve
Posted: 7 Nov 2023 - 08:55

Conçue comme un outil d'interprétation du texte de Molière, la base MOLIERE21, récemment rénovée et accessible depuis une nouvelle adresse (https://moliere21.cnrs.fr/), permet plus généralement d'enquêter sur les réseaux intertextuels à l'oeuvre dans la littérature française des années 1650-1670.

Le principe : à des lieux précis du texte des comédies de Molière sont associés des extraits de textes contemporains qui possèdent un pouvoir explicatif à des titres divers (sources, circulation des motifs et des formes, exemplification de registre de langue, modèles esthétiques et dramaturgiques, etc.). La confrontation à cette documentation permet de replacer le texte moliéresque dans son contexte et d’en affiner l’interprétation. MOLIERE21 vise ainsi à rendre compte de l’intertextualité particulièrement dense de l’œuvre de Molière, qui entre notamment dans un rapport de parodie ou d'allusion avec un nombre élevé de textes. Par le biais du moteur de recherche, la base permet également de mener des investigations liées à des thématiques circulant chez de nombreux autres auteurs contemporains.

Le site offre également d’autres ressources sur la vie théâtrale et littéraire des années 1650-1670 ainsi que la version diplomatique de certains textes du XVIIe siècle.

La base MOLIERE 21 a été réalisée par Claude Bourqui et Lise Michel, dans le cadre du Projet MOLIERE 21 (dir. Georges Forestier et Claude Bourqui), financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) entre 2006 et 2010. 

Ce projet proposait un type de complémentarité inédit entre les ressources déposées sur la base et les deux volumes imprimés des Oeuvres de Molière parus en 2010 dans la Bibliothèque de la Pléiade (dir. Georges Forestier et Claude Bourqui, avec la collaboration de David Chataignier, Gabriel Conesa, Bénédicte Louvat, Lise Michel, Laura Naudeix, et Anne Piéjus).

Le développement technique du site a été assuré par Alexandre Gefen (2006-2009), et par Philippe Busser (refonte et maintenance dès 2023, avec le soutien du CELLF de Sorbonne Université).

Critical and Analytical Chronology of Opera Performances in Paris and at Court from 1655 to 1687
Posted: 12 Jun 2023 - 10:33

Réalisation par William Brooks, University of Bath et Buford Norman, University of South Carolina, 2005 ; revu et corrigé en 2022

Centre de Musique Baroque de Versailles, 2023

http://cmbv.fr/ark:/13681/bZNmau

This catalogue began as a database including factual information about performances of operas in France up to the end of 1687, in particular at court and in Paris. The entries take into account primary sources as well as secondary material appearing not later than the early months of 2004. In 2005, it became apparent that the software for which the database was originally conceived was no longer appropriate. The chronology was thus published in the form of a catalogue, in chronological order by date of performance. Since then, the chronology has been difficult to consult. A decision was thus made in 2022 to modernize the format of the entries and make them available on the website of the Centre de Musique Baroque de Versailles. Obvious errors have been corrected and several entries have been brought up to date. 

The catalogue includes dates and places of performances; the names of composers, librettists, and other contributors; the names of any known performers and members of the audience; details about sources. Note fields provide discussions of the reliability of dates or other information, along with extracts from sources consulted. Appendices include a bibliography and indices of names, works, places, and musical genres.

Sur les pas de Blaise Pascal. Voyageur de l’infini (Bernard Grasset)
Posted: 4 May 2023 - 10:23

Bernard Grasset, Sur les pas de Blaise Pascal. Voyageur de l’infini, éditions Kimé, 2023.

L’idée qui a donné naissance à ce livre était d’écrire non seulement une biographie la plus complète possible de l’auteur des Pensées mais aussi de présenter en contrepoint l’ensemble de ses œuvres, quelle qu’en soit la nature (scientifique, philosophique, mystique…). Sur les pas de Blaise Pascal entend ainsi combler un manque car s’il pouvait exister des biographies de ce dernier, au demeurant peu nombreuses et souvent lacunaires, ou des présentations de ses œuvres, il n’existait pas de livre qui réunissait les deux.
Cet essai s’attache à répondre à deux exigences : d’une part, être le plus rigoureux possible dans la présentation chronologique de la vie de Pascal et de ses différents écrits en s’appuyant sur les sources les plus sûres ; d’autre part conférer à cette présentation le caractère d’une narration littéraire. Science et lettres unies pour donner vie à la vie de Pascal. Éviter le romanesque, les affirmations erronées qui n’aspirent qu’à donner de l’auteur l’image que l’on voudrait qu’il eût, mais éviter aussi la reconstitution d’une vie de manière froide, accumulant des dates sans laisser vibrer le vécu intérieur.
L’histoire de Blaise Pascal, comme l’histoire de ses écrits, s’inscrit dans celle de sa famille, de son milieu et du Grand Siècle. Peindre la vie de l’auteur des Pensées, c’est ainsi faire apparaître les événements de son temps qui en constituent l’arrière-plan. C’est aussi cheminer près de tous les lieux où il a séjourné, depuis la rue des Gras à Clermont-Ferrand jusqu’à ses différentes habitations parisiennes en passant par la ville de Rouen, emprunter les pentes du puy de Dôme ou revenir à la tour Saint-Jacques, s’imprégner de l’espace et du temps où il a vécu.
En allant sur les pas de Blaise Pascal, le lecteur peut découvrir une vie d’une remarquable exigence et d’une vraie grandeur, centrée sur la vérité et l’amour qu’il mettait au-dessus de tout.

Auteur d’une vingtaine de recueils de poésie, de plusieurs traductions de l’hébreu et du grec, d’un livre d’art et d’un récit de voyage, Bernard Grasset a publié une dizaine d’essais philosophiques ou anthologies de citations, dont une partie importante est consacrée à Pascal. Les Pensées de Pascal, une interprétation de l’Écriture, Éditions Kimé, 2003.

Plus d'informations ici.

Bibliography of French Bibles (Bettye Thomas CHAMBERS)
Posted: 4 May 2023 - 10:18

Bettye Thomas CHAMBERS, Bibliography of French Bibles. Supplement. Fifteenth- and Sixteenth-Century French-Language Editions of the Scriptures, Genève, Droz, 2023.

Forty years after the publication of Bibliography of French Bibles. Fifteenth- and Sixteenth-Century French-Language Editions of the Scriptures, the present supplement serves as an update of the original work. The Supplement maintains the format of the Bibliography – transcription of the title page (sometimes illustrated), bibliographical description, references, locations of copies, brief commentary on the edition, especially on the version of the text it represents – but with almost double the number of copies and locations found in the original work, more than 50 newly discovered editions or issues, more than 20 ghosts, and three new appendices. 

Plus d'informations ici.

 

Conferences and Colloquia

Pour une mise en scène de L’École des femmes à partir des sources historiques: journée d'études
Posted: 27 Mar 2016 - 11:35

Suite à la représentation du 8 avril (annonce précédente):

Samedi 9 avril Journée d’étude théorique et pratique

Direction : Pierre Pasquier, Jean-Noël Laurenti et Bénédicte Louvat-Molozay

CMBV, salle Lalande

Centre de Musique Baroque de Versailles

Hôtel des Menus-Plaisirs 22, avenue de Paris

78000 Versailles

 

Cette journée, organisée par le CESR et accueillie par le CMBV, s’insère dans un programme de recherche initié depuis deux ans grâce à des coopérations entre équipes de recherches (IRCL, IUF, universités de Montpellier, Lausanne, Fribourg, programme Scène européenne du CESR, avec le soutien de la société savante ACRAS XVIIe-XVIIIe).

Le but général du projet, au carrefour de la recherche pure et de la pratique, est de réunir, d’étudier et de mettre à la disposition des chercheurs et des artistes interprètes toute la documentation disponible qui permettrait de réaliser de la comédie de L’École des Femmes une mise en scène « historiquement informée ». Cette comédie a été choisie parce qu’elle a suscité d’abondants débats riches en témoignages. Ces témoignages ainsi que les documents existants, déjà largement recensés, demandent à être étudiés de façon critique et mis en perspective compte tenu de l’arrière-plan esthétique, poétique, rhétorique, d’histoire des mentalités, ainsi que des pratiques en usage chez les comédiens de l’époque de Molière. Il ne s’agit évidemment pas de prétendre restituer la première de L’École des Femmes : en effet, comme dans toute entreprise archéologique de ce genre, il est inévitable dans bien des cas de recourir à des conjectures ou d’accepter la coexistence d’hypothèses différentes. Il est possible aussi, en l’absence de documents contemporains, de recourir à des sources plus tardives dans la mesure où celles-ci reflètent selon toute vraisemblance une tradition installée dès l’origine.

Ce projet est nécessairement pluridisciplinaire puisqu’il implique l’exploitation des connaissances et documents disponibles en matière de prononciation, diction du vers comique, mouvement scénique, jeu comique et lazzi, scénographie, costumes et accessoires. Les recherches menées couvrent ainsi différents champs distincts sur chacun desquels il est possible d’avancer tout en se gardant de perdre de vue l’objectif global et les rapports avec les champs connexes.

L’équipe rassemblée autour de ce projet, et constituée de chercheurs, d’interprètes bénévoles, étudiants, doctorants ou jeunes docteurs, a déjà mené un long travail : sessions consacrée aux décors et costumes (Paris, mai 2014), session consacrée aux lazzi et au jeu italien (Montpellier, octobre 2014), journées d’étude et ateliers pratiques à Lausanne (1er-2 avril 2015), ainsi que des répétitions multiples qui ont abouti à des présentations d’extraits dans le cadre de préparations à l’agrégation et de séminaires de master (Montpellier, janvier 2014, janvier et mars 2015 ; Lyon, janvier 2015), puis à une représentation de la pièce complète au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (octobre 2015), et à l’ENS de Lyon (mars 2016). Mais au fil des sessions les discussions ont montré la nécessité de recourir à des points de vue multiples, en associant un plus grand nombre de chercheurs à la réflexion sur les sources.

La journée d’étude du 9 avril 2016 sera précédée d’une présentation du résultat actuel de ce programme de recherche, sous la forme d’une représentation de la pièce le 8 avril à la salle des fêtes de Boulogne-Billancourt. Cette présentation servira de base aux communications et aux débats du 9 : il s’agira d’une part d’expliquer la démarche et le détail des recherches qui ont présidé aux choix dans la réalisation du spectacle, d’autre part de les soumettre à la discussion, enfin de faire le point sur des recherches en cours ou à venir sur des aspects qui n’ont pas encore été abordés ou qui restent à travailler.

Les résultats du programme de recherche (documents, études, captations vidéo d’extraits commentés) seront publiés sous la forme d'un numéro de la revue en ligne Arrêt sur scène (IRCL, Montpellier http://www.ircl.cnrs.fr/francais/arret_scene/arret_scene_focus_accueil.htm).

 

9 h : Accueil et mot de bienvenue du CMBV.

9 h 30 : Introduction par Bénédicte Louvat-Molozay, Jean-Noël Laurenti et Pierre-Alain Clerc.

 

Président : Jean-Noël Laurenti                                                                                  

Vivre une mise en scène « historiquement informée » de L’École des Femmes

10 h : Tiphaine Pocquet et Frédéric Sprogis, avec la collaboration d’Aurélia Pouch : Parcours de recherche et formation des comédiens.

 

Questions de prononciation

11 h : Olivier Bettens et/ou Philippe Caron : Du bon usage des grammairiens aux prononciations de la comédie : conjectures et esquisse d'une méthode.

11 h 45 : Yves Charles Morin : Quelques aspects à explorer pour la restitution de la prononciation du xviie siècle (sous réserves).

 

Président : Emmanuel Bury

Questions d’esthétique et de poétique dans la construction d’une interprétation « historiquement informée »

14 h 30 : Bénédicte Louvat-Molozay et Jean-Noël Laurenti : La notion de « naturel » et la place de l’« écart » dans les genres dramatiques.

15 h 15 : Marc Douguet : Le hors-scène dans L’École des Femmes.

 

Une mise en scène « historiquement informée » de L’École des Femmes : une aventure archéologique

16 h 15 : Delphine Desnus et Mickaël Bouffard : La confection d’habits de théâtre « historiquement informés » : sources et réalisation pratique.

17 h : Matthieu Franchin et Gérard Geay : La musique durant les entractes : nombre et place des instruments, répertoire, établissement des partitions et spécificités du violon à danser xviie siècle.

 

17 h 45 : Conclusions.

 

Source: Dramatica

Jouer L’École des Femmes de Molière selon les sources historiques du XVIIe siècle
Posted: 22 Mar 2016 - 21:32

Vendredi 8 avril 2016 – 20h30

Théâtre de l'Ouest Parisien

1 place Bernard Palissy

92100 Boulogne

 

Réservations : frederic.sprogis@gmail.com 

 

Direction scientifique :

Pierre-Alain Clerc

Bénédicte Louvat-Molozay

Mickaël Bouffard

Jean-Noël Laurenti

 

Coordination de la mise en scène : Pierre-Alain Clerc

Partenaires :

Institut de Recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières (IRCL - UMR 5186)

Institut Universitaire de France

Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (UMR 7323)

Centre de Musique Baroque de Versailles

Association pour un Centre de Recherche sur les Arts du Spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècle 

 

Interprètes :

Olivier Bettens

Pierre-Alain Clerc

Luc Davin

Marc Douguet

Marine Frileux

Bénédicte Louvat-Molozay

Tiphaine Poquet / Aurélia Pouch

Frédéric Sprogis. 

 

Intermèdes : Chloé de Guillebon et Mackowiak, étudiants de la classe de clavecin de Noëlle Spieth (PSPBB)

 

Collaborateurs scientifiques :

Olivier Bettens

Mickaël Bouffard

Claude Bourqui

Philippe Caron

Philippe Cornuaille

Emanuele De Luca

Hubert Hazebroucq

Pierre Pasquier. 

Selon le principe qui gouverne les spectacles « historiquement informés », ce projet de recherche appliquée vise à permettre une mise en scène de L’École des Femmes qui s’appuie systématiquement sur les sources disponibles en matière de prononciation, diction du vers, comique, mouvement scénique, jeu comique et lazzi, scénographie, costumes et accessoires. Le but de cette démarche n’est pas seulement scientifique, mais vise à rendre les œuvres classiques plus accessibles au grand public en retrouvant les conditions et les techniques de jeu pour lesquelles elles ont été conçues, selon le principe qui a fait depuis un demi-siècle le succès de la musique ancienne sur instruments d’époque.

Pour cela, il s’agit donc de réunir tous les témoignages actuellement connus concernant la pratique de la troupe de Molière, mais aussi d’affronter les problèmes d’interprétation et de mise en œuvre qu’ils soulèvent. Il s’agit également de publier sous forme de ressources en ligne le résultat de ces recherches. Un travail collectif en ce sens, réunissant chercheurs et praticiens, est mené depuis l’été 2013.

Ce travail a déjà donné lieu à plusieurs sessions collectives entre le printemps 2014 et le printemps 2015, à des présentations d’extraits dans les universités de Montpellier, Lyon 3 et Lausanne, à une journée d’études au Centre de Musique Baroque de Versailles (30 mai 2015), ainsi qu’à un stage réunissant étudiants et enseignants-chercheurs de Montpellier, Lausanne et Fribourg (1er-2 avril 2015). Il se poursuivra en 2016 et 2017 par deux journées d’études organisées par le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (prononciation, esthétique du « naturel », costumes, décors, musique durant les entractes). Les résultats des recherches seront publiés dans un numéro de la revue Arrêt sur scène / Scene Focus.

Le spectacle présenté ce jour est le résultat d’un travail en cours dont certains aspects ont fait l’objet d’un traitement provisoire en attendant qu’une solution scientifiquement satisfaisante soit mise en oeuvre. La confection des costumes n’étant pas achevée, un seul d’entre eux correspond aux recherches menées en ce domaine ; les autres ne prétendent pas à l’exactitude historique et n’ont pour but que d’aider les acteurs à mieux incarner leur rôle. Les décors et les éclairages sont encore à l’étude. Par ailleurs, l’assimilation et l’incorporation des postures et gestes indiqués par les sources demandent un travail de longue haleine, de même que les habitus linguistiques choisis pour la diction : l’indulgence est donc requise pour les interprètes, qui sont des bénévoles. Quant aux déplacements scéniques, à la disposition des comédiens sur le plateau et à leur orientation par rapport aux spectateurs, des études publiées tout récemment sur le sujet restent à exploiter et à mettre en pratique ; dans l’état actuel, quelques scènes seulement ont servi à l’expérimentation des indications contenues dans les sources, mais dans beaucoup d’endroits les choix reposent sur des hypothèses. Enfin, les entractes étaient agrémentés de musique exécutée par des violons, probablement sans clavecin, mais un travail de recherche documentaire et pratique est à faire pour déterminer les effectifs, leur répertoire, leur place dans la salle, et pour exécuter les danses qu’ils jouaient au plus près des recherches organologiques et techniques. 

Source: Dramatica

La Figure de Boileau : représentations, institutions, méthodes (XVIIe- XXIe siècles)
Posted: 18 Feb 2016 - 21:36

24-26 mars 2016

Maison de la Recherche 28, rue Serpente, Paris 6e Salle D035

CELLF 16-18, Centre d'étude de la langue et des littératures françaises

Pour les historiens de la littérature, Boileau a longtemps représenté une certaine idée de ce que la littérature française se doit d’être, notamment dans son rapport à la constitution d’un patrimoine national. L’objet de ce colloque ne sera pas d’écrire l’histoire de la fortune ni de la réception de Boileau mais de reconstituer les représentations dont Boileau a été le support depuis son entrée fracassante dans l’espace de la République des Lettres en 1666, et de comprendre la logique, à la fois intellec- tuelle  et institutionnelle, de telles constructions depuis le xviie  jusqu’au xxie  siècle. Il s’agit d’explorer l’hypothèse selon laquelle certaines approches méthodologiques ont eu besoin, pour garantir leur cohérence épistémologique, de construire en regard leur objet. Au travers de la figure de Boileau, ce sont les scénarios de l’histoire littéraire que nous voulons questionner, qu’ils soient élaborés par les instances académiques ou universitaires, ou par les écrivains eux-mêmes.

Programme du colloque: http://www.cellf.paris-sorbonne.fr/sites/default/files/manifestations/programme_boileau_2016_a4.pdf

CELLF: http://www.cellf.paris-sorbonne.fr/colloque/la-figure-de-boileau-representations-institutions-methodes-xviie-xxie-siecles

Vierges, épouses, mères
Posted: 15 Feb 2016 - 23:12

Paris (31 mars 2016)

Ce colloque se propose d’étudier la fabrication et l’utilisation politiques de personnifications de l’État ou de la nation du XIIIe au XVIIIe siècle, ainsi que l’imagerie symbolique et les théories du genre allégorique qui ont pu être forgées à partir d’elles. Seront considérées, et les républiques, et les monarchies de l’époque, notamment Venise, Gênes, ainsi que les autres États italiens, les Provinces-Unies, la Confédération helvétique, la Pologne et la Russie, l’Empire et ses différents États, la France, les monarchies ibériques, l’Angleterre et le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède ainsi que les États-Unis à leur naissance.

Programme du 30 mars 2016, matinée (France)

9:15 France I (Sixteenth and Seventeenth Century)

Chair: Godehard Janzing (Paris)

  • Aubrée David-Chapy (Paris), Invention et exaltation d’une figure maternelle et mariale: le cas de la régente Louise de Savoie (1515–1531)
  • Cornelia Logemann (Munich), Dame France unter Göttern. Mythologische Masken und nationale Identität bei François Ier und seinen Nachfolgern
  • Damien Bril (Paris), Pouvoir féminin et allégorie politique: régence et personnification nationale en France au XVIIe siècle
  • Alexandra Woolley (Toulouse), Louis XIV sur le »Trosne de la Piété«: le roi personnifié en mère charitable du royaume

11:45 France II (Towards the Eighteenth Century)

Chair: Denis Crouzet (Paris)

  • Benoît Dauvergne (Paris), La mère, l’héritier, la France. Représenter les naissances masculines de la famille royale au XVIIe siècle
  • Bastien Coulon (Paris), Déesses mères et mythologie nationale: la personnification de la France dans les scènes de naissances royales au XVIIIe siècle
  • Christine Gouzi (Paris), Les tableaux commandés à Charles-Antoine Coypel (1694–1752) après la maladie de Louis XV à Metz en 1744: les personnifications du royaume de France

Programme complet, 29-31 mars: http://calenda.org/351260

Deutsches Historisches Institut Paris, Institut historique allemand, Hôtel Duret-de-Chevry, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris      Source: SIEFAR
Le plaisir des modernes. Épicurisme et pensée morale de la Renaissance à nos jours (Paris)
Posted: 14 Feb 2016 - 21:33

Du 8 avril 2016 au 9 avril 2016

Colloque international organisé par Gianni Paganini (Université du Piémont, Vercelli-Centre de recherche de l’Accademia dei Lincei, Rome et résident de l’IEA Paris) et Jean-Charles Darmon (UVSQ-DYPAC-USR « République des savoirs »).

Le colloque se tiendra à Paris, le 8 avril 2016 à l’Institut d’Études Avancées (Hôtel de Lauzun) et le 9 avril à l’Ecole Normale Supérieure (Paris).

Ce colloque s’inscrit dans le cadre du programme « Approches transdisciplinaires de la pensée morale » développé par le Centre de Recherche sur les Relations entre Littérature, Philosophie et Morale de l’ENS (composante de l’USR « République des Savoirs ») et dans le cadre du programme italien PRIN sur « Hobbes e il pensiero radicale del XVII secolo ». Il bénéficie du soutien de l’Institut d’Études Avancées de Paris, du Laboratoire d’excellence TransferS et de l’Institut Universitaire de France. Le colloque se fait avec le parrainage de la « Società Italiana di Studi sul Secolo Diciottesimo » (Rome) et du Centro di ricerca « B. Segre” de l’Accademia dei Lincei (Rome). 

Argumentaire

Les réactualisations et transformations des philosophies hellénistiques constituent, dans l’histoire de la pensée morale, entre Renaissance et Lumières, un phénomène d’une fécondité remarquable, capital à tant d’égards pour l’étude des transferts entre mondes antiques et Europe de la première modernité. Le cas de la morale épicurienne offre de ce point de vue un terrain d’investigation de premier ordre. Après des siècles de mise à l’écart délibérée ou de méconnaissance quasi-totale, l’éthique d’Épicure ne s’est pas contentée de revivre ou de survivre dans les mémoires en dépit des défigurations dont elle avait été l’objet. Elle a connu, parmi les « modernes », une vitalité sans précédent depuis l’Antiquité, une vie nouvelle, et même plusieurs types de vies, ce qui impliqua toute une série de transformations du Jardin « originel », dont il importe de prendre la mesure. Bien des travaux récents ont mis en lumière l’importance considérable, et aux yeux de certains, décisive, du grand retour de la philosophie d’Épicure dans l’Europe de la première modernité. Mais il n’en reste pas moins vrai que cette présence de la morale épicurienne put donner lieu à bien des malentendus, qu’elle reste largement sous-estimée par les philosophes et les historiens de la philosophie, et qu’ elle est, aujourd’hui encore, difficile à cerner et à caractériser.

L’ambition de cette enquête collective sera, en premier lieu, de ressaisir la riche diversité de ces interprétations et de ces usages de l’épicurisme qui, tout en se référant à l’antique doctrine du Jardin, participèrent à l’émergence de nouvelles formes de pensée morale - aspect que des approches mettant au premier plan des questions d’épistémologie ou de métaphysique ont souvent contribué à marginaliser dans les grandes synthèses proposées par l’histoire de la philosophie. Une autre spécificité de cette enquête sera d’étudier, entre philosophie et littérature, les prolongements de cette problématique jusqu’au moment présent, en étudiant certaines formes de résurgence de l’épicurisme sur la scène la pensée morale contemporaine et des débats qui la traversent.

8 avril 2016 à l’Institut d’Études Avancées (Hôtel de Lauzun)
17, quai d’Anjou - Paris

9h30 Introduction

Session 1

10h Fosca MARIANI ZINI (Lille) 
Lorenzo Valla et la légitimité du plaisir

10h45 Michèle ROSELLINI (Lyon) 
L'enjeu de la morale d'Épicure dans la diffusion du De rerum natura en France aux XVIe et XVIIe siècles

11h30 Pause

12h André COMTE SPONVILLE (Paris) 
Montaigne et Épicure  (Grandeur et limites de l'hédonisme)

12h45 Pause

Session 2

14h Anne STAQUET (Mons) 
Descartes adversaire d’une morale du plaisir ? 

14h45 Nicole GENGOUX (Paris) 
Plaisir et "véritable piété" : l'épicurisme renouvelé du Theophrastus redivivus

15h30 Jean-Charles DARMON (UVSQ-DYPAC-USR « République des savoirs ») 
La Fontaine et "l'ombre des plaisirs": la sagesse du Jardin à l'épreuve de la Fable

16h15 Pause

16h45 Martine PÉCHARMAN (CRAL, CNRS-EHESS) 
Les plaisirs des sens nous rendent heureux : la critique par Arnauld de l' "épicurisme" de Malebranche

17h30 Maria Susana SEGUIN (Montpellier) 
Être savant par plaisir: la réhabilitation de la « libido sciendi » dans les écrits académiques au début du 18e siècle

 

9 avril à l’Ecole Normale Supérieure
Salle Dussane
45, rue d’Ulm – Paris

Session 3

10h Christophe MARTIN (Paris-Sorbonne CELFF) 
Fontenelle et le calcul des plaisirs

10h45 Gianni PAGANINI (Vercelli/Rome) 
Plaisir, inquiétude et passions morales chez Condillac 

11h30 Pause

12h Ruth HAGENGRUBER (Paderborn) 
Le calcul des plaisirs. Les idées morales d’Émilie du Châtelet 

12h45 Pause

Session 4

14h30 Alberto POSTIGLIOLA (Naples) 
Plaisir et utilité dans le poème Le Bonheur de Claude-Adrien Helvétius

15h15 Paolo QUINTILI (Rome) 
Diderot et la quête du plaisir, entre épicurisme et stoïcisme. Encyclopédie, Essai sur les règnes de Claude et Néron

16h Pause

16h30 Guillaume MÉTAYER (Paris) 
Anatole France, ou le jardin d'Épicure dans la forêt de Darwin

17h15 Jean-Pierre CLÉRO (Paris) 
L’évaluation utilitariste des plaisirs entre discussion et calcul 

Table ronde

18h Un épicurisme, ou des épicurismes ? Points de vue croisés sur le Jardin dans l’histoire
Table ronde précédée d’une intervention de Marc Fumaroli, avec la participation de Antony McKenna, Jean-Charles Darmon, Gianni Paganini, Fréderic Brahami, André Comte Sponville, Wolfgang Rother