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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Journée d’étude "Plurivocalité et polyphonies : une voie vers la modernité ?"
Posted: Monday, September 30, 2019 - 19:33

Université de Saint Etienne, 9 juin 2020

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Description :

Calquée sur le grec « poluphônia » (multiplicité de voix ou de sons), la notion de polyphonie s’applique en premier lieu au champ de la musique vocale avant de devenir au XXème siècle, par métaphore, un outil d’analyse littéraire (BAKHTINE, Mikhaïl, La poétique de Dostoïevski, Paris, Seuil, 1998 [1929]). En ce sens, elle est d’abord la réalisation romanesque du concept épistémologique bakhtinien de dialogisme, mais, dans l’analyse du discours, elle désigne plus généralement les moyens d’expression propres à produire des formes et des genres littéraires variés (CNRTL). Le terme, souvent compris également comme simple « pluralité des voix narratives », se rapproche ainsi de la notion de plurivocalité, désignant un champ plus étroit de la polyphonie textuelle, qui ne s’assimile pas pour autant à l’acception proposée par M. Bakhtine.

            Il convient donc de parler de polyphonies au pluriel, et de spécifier en littérature si l’on a affaire à la fragmentation de l’instance énonciatrice romanesque en plusieurs relais narratifs, ou à la pluralité des voix au sens large (au théâtre par exemple), ou encore à des fragments de discours hétérogènes (lettres, récits enchâssés, allusions intertextuelles…). Les applications phonologiques du concept sont même à envisager, dans la mesure où elles permettent de mettre en avant le rôle primordial de la polyphonie en poésie, lieu s’il en est de la conjonction de la voix qui fait entendre le son et de la voix poématique qui produit l’énoncé. On pourra aussi réfléchir aux pratiques linguistiques impliquant le passage d’une langue à l’autre, notamment entre langues régionales et langues perçues comme dominantes. Le champ musicologique est aussi à considérer, tant il est vrai qu’une réflexion sur les polyphonies, comme mise en simultanéité d’entités sémantiques diverses, offre des perspectives particulièrement variées. D’autres domaines des arts interviendront éventuellement dans cette réflexion, tant qu’ils s’articuleront autour du passage à la modernité et de sa définition.

Les moyens spécifiques mis en jeu pour représenter différents types de polyphonies entre le XVIème et le XVIIIème siècle pourront ainsi être étudiés, dans le but de mieux comprendre le rapport entre ce concept et la modernité, avant sa réutilisation contemporaine. La plurivocalité et les polyphonies définissent-elles la modernité comme ce qui est récent (cf. « modo »), en rupture avec ce qui la précède ? Sont-elles la marque du changement alors à l’œuvre dans la conception des choses, « du monde clos à l’Univers infini » (KOYRE, Alexandre, Du monde clos à l’Univers infini, Paris, Gallimard, 1988 [1962]) ? Dans quelle mesure reflètent-elles la prise en compte de ces voix multiples ? Impliquent-elles un échange, un dialogue entre ces voix ? Les condamnent-elles au contraire à un affrontement qui serait le propre d’une époque moderne s’opposant à une harmonie passée ? Autant de questions qui donneront lieu à des pistes contribuant à dessiner une certaine définition de la modernité.

En ouvrant le champ géographique à toutes les aires à envisager, il sera possible de penser aussi bien aux voix de Rosaura et Segismundo dans La Vida es Sueño qu’à celle des valets dans de nombreuses autres œuvres dramatiques. On pourra également considérer les discours doubles des personnages du Jeu de l’Amour et du Hasard, le dialogue des voix du narrateur, du traducteur, de Cide Hamete Benengeli et de Miguel de Cervantes dans Don Quichotte… pour ne donner que quelques pistes dans la littérature européenne. Dans le domaine des langues, le plurilinguisme sera par exemple à considérer dans la perspective de la revendication de la modernité par ceux qui recommandent le recours au bilinguisme ou, au contraire, son abandon. S’intéresser par ailleurs, en musicologie, aux chansons à plusieurs textes, aux chansons traduites, aux chants sacrés en latins devenus profanes en langues vulgaires (et vice-versa)... seront des pistes possibles. La polyphonie sera aussi à définir comme pierre angulaire de la naissance des premiers romans modernes, antérieure à l’étape plus contemporaine de la polyphonie bakhtinienne, et à interroger en poésie, par exemple dans le cadre d’une certaine pérennité moderne du sonnet.

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Les propositions de communication, de 1000 caractères maximum soit 10 à 12 lignes, et accompagnées d’une brève bio-bibliographie, devront être adressées à Rafaèle Audoubert (rafaele.audoubert@univ-st-etienne.fr /et/ rafaeleaudoubert@yahoo.fr) avant le 20 janvier 2020. Les réponses aux propositions seront apportées après examen de celles-ci pour le 24 février 2020.

Appel à communications : L’infanticide de l’Antiquité au milieu du XIXe siècle (Europe, Amériques coloniales et postcoloniales)
Posted: Monday, September 30, 2019 - 19:28

Langues acceptées : français et anglais (une bonne compréhension du français est indispensable pour suivre le colloque et participer aux discussions).

Champ chronologique : de l’Antiquité au XIXe siècle

Date : mercredi 27 et jeudi 28 Mai 2020 

Lieu : Université d’Artois, Arras, 9 rue du Temple

Appel à communication : Date limite pour les propositions le 20 octobre 2019. Propositions en français ou anglais de 500 mots maximum, avec brève présentation biographique en format word aux adresses suivantes : Elena Taddia et Pascal Hepner : elenataddia@hotmail.fr ; pascal.hepner@univ-artois.fr

Publication : Les actes du colloque feront l’objet d’une publication.

Contenu scientifique :

L’infanticide est le meurtre du nouveau-né ou du nourrisson perpétré dans la plupart des cas, mais pas seulement, par la mère. Il s’agira de faire le point sur un sujet peu étudié, dans une perspective historique (et non pas clinique ou pathologique) Les axes à envisager, sans pour autant être exhaustifs, sont :

Sources, archives et champs d’investigation : anthropologie, archéologie, criminologie, démographie, épigraphie, histoire, histoire de l’art, histoire du crime, histoire du droit, histoire de la médecine, iconographie, sémiotique, littérature, philosophie, sources juridiques, sources littéraires, la nouvelle frontière de la biologie dans les sciences humaines.

Les mythes, la littérature, le massacre des Innocents, le fantasme et l’infanticide.

L’ambiguïté des gestes : l’abandon ou l’exposition comme forme d’infanticide ? Le registre de la mort de l’enfant est le point envisagé. Par conséquent l’abandon qui n’est pas suivi du décès est exclu du champ de réflexion.

La notion : le mot infanticide/infanticidium varie depuis son apparition chez Tertullien dans l’Apologétique (v.197), et réapparait sous diverses appellations au fil du temps et dans des langues différentes – homicide, avortement, parricide, étouffement etc.

Verbaliser l’infanticide : prêcheurs, juristes, philosophes, pédagogues, accusés, accusateurs, témoins, dénonciateurs.

Sociologie des acteurs de ce crime : mère, père, famille, couple, femmes, servantes, vagabondes, prostituées, ouvrières, ecclésiastiques, religieuses, hommes, acteurs de la justice, médecins et chirurgiens, sages-femmes, nourrices, sorciers et sorcières…

Circonstances : On tue à la sortie de la matrice (étranglé, poignardé, jeté dans les cloaques ou latrines, enterré ou noyé, suffoqué…), sex ratio éventuel d’une élimination théorisée qui se met en place et qui, selon le cas, est appliquée.

Chronologie : De l’Antiquité à la rupture positiviste de la modernité (milieu du XIXe siècle)

Le champ spatial considéré est celui de l’Europe et des Amériques coloniales et postcoloniales y compris le regard porté par ces civilisations vers « l’autre », sans pour autant que ce champ soit limitatif (missionnaires, voyageurs, etc.)

Accuser l’autre d’infanticide : antisémitisme, guerres de religion, puritanisme, affaire des Poisons, chasse aux sorcières…

Rôle de la religion (paganisme, catholicisme et protestantisme) …

Les lieux, dans toute leur variété, où sont retrouvés les corps.

La législation dans les différents pays, les mesures de prévention. La loi et son application. Les changements dans le temps. L’héritage romain (codes Théodosien, Justinien), conciles et synodes des Pères de l’Eglise, pénitentiels, décrétales… Les traités des juristes, l’Encyclopédie, Beccaria, Pestalozzi…

Prévenir et contrôler l’infanticide : la présomption d’innocence (déclarations de grossesses)…

La question de la preuve : le corpus delicti, l’enquête, l’expertise médico-légale et par conséquent le rôle de la médecine légale, les sentences.

Punir et condamner : norme et pratique (peine de mort, clémence du juge, enfermement).

Organisateurs

Pascal Hepner (Université d’Artois - France), Elena Taddia (Université de la Vallée d’Aoste - Italie) et Martine Valdher (Université d’Artois – France)

Comité scientifique

Anne Gagey (Université d’Artois - CREHS, Arras France)

Gregory Hanlon (Universié Dalhousie, Halifax Canada)

Pascal Hepner (Université d’Artois - CREHS, Arras France)

Tanguy Le Marc’hadour (Université d’Artois - Centre Ethique et procédure, Douai France, Centre d’Histoire judiciaire UMR 8025 CNRS-Lille 2)

Elena Taddia (Université de la Vallée d’Aoste Italie)

Appel à communications : Journée d’études « Matières pastorales »
Posted: Monday, September 30, 2019 - 19:26

Vendredi 6 mars 2020

EA 4398 PRISMES / PEARL/ Epistémè

Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

 

L’essor de l’histoire du livre et de la lecture d’une part, et le material turnde la critique anglo-américaine d’autre part, ont invité les chercheurs à mieux prendre en compte l’importance de la dimension matérielle des écrits à la période moderne, qu’ils soient imprimés ou manuscrits, ainsi que le rôle de leur inscription dans l’espace public ou privé. Dans la lignée de ses travaux sur l’imbrication entre littérature et culture matérielle, l’équipe PEARL/Epistémè souhaite engager une réflexion sur les rapports entre la matérialité des textes et leur définition générique dans l’Europe de la première modernité.

On s’intéressera ainsi dans un premier temps au roman pastoral, genre qui connaît un grand succès partout en Europe aux seizième et dix-septième siècles. Il s’inscrit plus largement dans le « mode » pastoral, ainsi nommé en raison de la souplesse formelle et stylistique qui lui permet de faire se côtoyer et bien souvent se mêler poésie, théâtre, prose, inspirations musicale et picturale. Plus encore que les autres genres pastoraux, le roman se caractérise par une hybridité générique qui se traduit par l’insertion de nombreux poèmes grâce auxquels l’auteur(e) teste et exhibe ses talents poétiques, mais aussi de lettres, de messages codés ou cryptiques, etc. L’inscription matérielle du texte par la mise en abyme de ces écrits insérés se trouve redoublée ou prolongée par leur histoire éditoriale, en particulier par l’ajout de « clefs » identifiant les personnages fictifs à leurs « référents » supposés à la cour, qui bien souvent ne sont pas de la main de l’auteur(e). Lorsque les éditions et rééditions se succèdent, les romans peuvent même intégrer les traces de leur propre réception, grâce à l’ajout d’annexes ou de fins venant se substituer à celles absentes, lorsque – ce qui est souvent le cas (L. Plazenet) – l’auteur(e) n’a pu ou voulu terminer l’œuvre de manière explicite. Comme pour l’Arcadiede Philip Sidney en Angleterre, certaines éditions grandissent ainsi jusqu’à inclure plusieurs fins alternatives, tandis que d’autres auteur(e)s choisissent de publier indépendamment la leur (A. Weamys, 1651), à moins qu’il ne s’agisse de l’adaptation/réécriture d’un épisode précis du roman sur la scène (par exemple The Isle of Gullsde John Day, 1606). À travers ces multiples métamorphoses, le roman pastoral transcende régulièrement les bornes de son propre texte.

Les frontispices et illustrations, mais aussi les références à des œuvres picturales, qui peuvent se transformer en véritables ekphraseis, jouent un rôle majeur pour plonger le lecteur/la lectrice dans l’atmosphère d’otiumpropre à la pastorale, ou au contraire suggérer sa fragilité. L’imbrication entre littérature et peinture est telle que si les auteur(e)s peuvent faire allusion à des œuvres existantes voire célèbres, des artistes dépeignent à leur tour les passages les plus mémorables de ces œuvres. La musique y occupe également une place prépondérante : il n’est pas rare que des poèmes évoqués comme étant chantés dans le contexte fictionnel – à la suite de l’Arcadiede Sannazar, dont la structure met en miroir églogues et descriptions en prose – soient par la suite mis en musique. Ils entretiennent ainsi la fascination exercée par l’« imaginaire pastoral », et son emprise sur un réel bien moins idyllique. 

À travers ces « ponts » jetés entre fait et fiction, le roman pastoral accroît son influence culturelle, notamment dans les « salons », dont l’émergence est concomitante voire légèrement postérieure au succès de ce genre. L’esthétique du mélange qui le caractérise n’est en effet pas sans rappeler celle de la culture des salons où se succèdent moments de conversation, de lecture, jeux d’esprit, découverte d’objets nouveaux et d’artéfacts en tous genres. De tels objets écument aussi la pastorale, qu’il s’agisse des accessoires emblématiques des bergers, comme la houlette, la panetière ou la couronne de fleurs, ou bien de livres mystérieux, de miniatures, de reliques d’un ancien amour. Suscitant l’engouement et la curiosité, ces objets traversent librement les frontières du réel et de la fiction pour trouver leur réplique dans la « vraie vie », notamment dans la mode, l’architecture ou l’art des jardins. Texte et monde réel semble alors tenir en partage une même culture matérielle qui brouille d’autant mieux leurs frontières réciproques. Partant de la « chose littéraire » et des formes qu’elle revêt,  cette étude des « matières pastorales » vise donc à s’étendre bien au-delà afin d’explorer la mutuelle imbrication de l’écriture et de la culture matérielle.

Quelques pistes de réflexion, non exhaustives :

Le choix d’une circulation manuscrite et/ ou d’une publication imprimée ; 

l’histoire éditoriale du/ des romans ;

l’hybridité générique des romans ;

les adaptations picturales, musicales ou théâtrales ;

le rôle des circulations européennes ;

la « fan fiction » pastorale, c’est-à-dire les réponses, suites ou fins alternatives, ou bien les marginalia, rédigées par des lecteurs / lectrices anonymes ou non ;

la perméabilité entre « réalité » et fiction, notamment par le biais des « clefs » ;

la revendication ou la critique du roman pastoral comme genre « féminin » ;

la mise en scène de l’écriture et le rôle de la réécriture dans les romans.

Les approches comparatistes mettent en lumière la dimension européenne de la pastorale sont encouragées.

Les interventions, de préférence en français, n’excéderont pas vingt minutes. Les propositions de communication, de 300 mots environ, peuvent être envoyées à l’adresse suivante pour le 30 octobre 2019: aurelie.griffin@sorbonne-nouvelle.fr

Une réponse sera communiquée pour le 15 novembre.

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Bibliographie  sélective:

Brayman Hackel H., Reading Material in Early Modern England : Print, Gender, and Literacy, Cambridge, CUP, 2005.

Brayman H., J. Lander et Zachary M. Lesser (dir.), The Book in History, The Book as History : Essays in Honor of David Scott Kastan, Ithaca, Yale UP, 2016.

Chartier R., Culture écrite et société. L’ordre des livres (14e-18esiècles), Paris, Albin Michel, 1996.

Chartier R., « Lectures et lecteurs ‘populaires’ de la Renaissance à l’âge classique », in G. Guglielmo et R. Chartier, Histoire de la lecture dans le monde occidental, Paris, Seuil, 2001 [1997], p. 337-354.

Dandrey P. et D. Denis (dir.), De la polygraphie au dix-septième siècle, Paris, Honoré Champion, 2003.

Denis D. (dir.), Lire L’Astrée, Paris, PUPS, 2008.

Duval S., La Prose poétique du roman baroque, 1571-1670, Paris, Classiques Garnier, 2017.

GiavariniL., « Représentation pastorale et guérison mélancolique au tournant de la 

Renaissance : questions de poétique », Études Épistémè, n° 3, 2003, p. 1-27.

Giavarini L., La Distance pastorale : usages politiques de la représentation des bergers (XVIe-XVIIe siècles), Paris, Éd. de l’EHESS, 2010.

Irigoyen-Garcia J., The Spanish Arcadia : Sheep Herding, Pastoral Discourse, and Ethnicity in Early Modern Spain, Toronto, U of Toronto P, 2013.

Lallemand, M.-G., « Les poèmes d’Honoré d’Urfé insérés dans l’Astrée », Dix-septième siècle/2, n°235, p. 295-313.

Lallemand, M.-G., La Lettre dans le récit : étude de l’œuvre de Mlle de Scudéry, Tübingen, Gunter Narr Verlag, 2000.

Lallemand, M.-G., Les Longs Romans du dix-septième siècle, Paris, Classiques Garnier, 2013.

Lavocat F., Arcadies malheureuses. Aux origines du roman moderne, Paris, Honoré Champion, 2000.

Lavocat F., Fait et fiction. Pour une frontière, Paris, Seuil, 2016.

McKitterick D., Print, Manuscript and the Search for Order, 1450-1830, Cambridge, CUP, 2005.

Melnikoff K., Elizabethan Book Publishing and the Makings of Literary Culture, Toronto, U of Toronto P, 2018.

Mentz S., Romance for Sale in Early Modern England : The Rise of Prose Fiction, Farnham, Ashgate, 2006.

Mounier P., « La situation théorique du roman en France et en Italie à la Renaissance », Seizième Siècle, 2008, n°4, p. 173-193.

Pavel T., « La mesure de la pastorale », Études Françaises, vol. 45, n°2, 2009, p. 13-24.

Plazenet L., « Inopportunité de la mélancolie pastorale : inachèvement, édition et 

réception des œuvres contre logique romanesque », Études Épistémè, n° 3, 2003,

Pastorale et mélancolie (XVIe-XVIIesiècles), p. 28-96.

Prado P., « Sic transit… Un “roman” iconographique : Les Bergers d’Arcadiede Nicolas Poussin », L’Homme, n° 131, 1994, EHESS, p. 121-127.

Sherman W., Used Books : Marking Readers in Renaissance England, Philadelphie, U of Pennsylvania P, 2008.

Smith H. et Louise Wilson (dir.), Renaissance Paratexts, Cambridge, CUP, 2011.

Smyth A., Material Texts in Early Modern England, Cambridge, CUP, 2017.

Van Elslande J.-P., L’Imaginaire pastoral du dix-septième siècle, Paris, PUF, 1999.

Wall W., The Imprint of Gender : Authorship and Publication in the English Renaissance, Ithaca, Cornell UP, 1994.

Williams A., The Social Life of Books : Reading Together in the Eighteenth-Century Home,New Haven, Conn., Yale UP, 2017.

Salzman P., English Prose Fiction 1558-1700, Oxford, OUP, 1986[1985].

Scott Baumann E. et B. Burton, The Work of Form : Poetics and Materiality in Early Modern Culture, Oxford, OUP, 2014.

Appel à communications : L'île dans les dramaturgies européennes (17e-18e s.) : enjeux idéologiques, philosophiques et spectaculaires
Posted: Thursday, September 26, 2019 - 11:55

Colloque international pluridisciplinaire

Sorbonne Université, Hôtel de Lauzun, 23 et 24 avril 2020

Comité d’organisation : Emanuele De Luca (Université Côte d’Azur), Andrea Fabiano (Sorbonne Université), Judith le Blanc (Université de Rouen) et Marie-Cécile Schang (Université de Bretagne-Sud)

Comité scientifique : Marie-Claude Canova-Green (Université de Londres), Manuel Couvreur (Université de Bruxelles), Sébastien Drouin (Université de Toronto), Ariane Ferry (Université de Rouen), Raphaëlle Legrand (Sorbonne Université), Frank Lestringant (Sorbonne Université), Sophie Marchand (Sorbonne Université), Marc Martinez (Université de Rouen), François Moureau (Sorbonne Université), Barbara Nestola (Centre de Musique Baroque de Versailles), Marina Nordera (Université Côte d’Azur), Marzia Pieri (Université de Sienne), Sylvie Requemora-Gros (Université Aix-Marseille)

Le motif insulaire est un topos dramatique récurrent sur les scènes européennes des XVIIe et XVIIIe siècles. Au XVIIe siècle, l’île entretient un lien privilégié avec la représentation du pouvoir politique en tant qu’espace symbolique idéalisé dans le cadre des fêtes de cours, comme dans Les Plaisirs de l’île enchantée, à Versailles en 1664. Au siècle suivant, elle devient laboratoire de pensée, prétexte philosophique pour réfléchir le monde sous la plume de Marivaux, moyen d’une représentation renversée des valeurs de la société d’Ancien Régime. On peut citer par exemple L’Île de Merlin ou le Monde renversé de Gluck et Anseaume (1753), adapté du Monde renversé de Lesage et d’Orneval (1718). Il Mondo alla roversa, opera buffa de Galuppi composé sur un livret de Goldoni, se situe sur une île et a fait l’objet d’une résurrection sous la direction de Françoise Lasserre et dans une mise en scène de Vincent Tavernier, le vendredi 15 février 2019 à 20h30 à la Philharmonie de Paris. Du même Galuppi, on peut citer également L’Uomo femminaqui se passe sur une île, joue sur l’inversion des genres et sera remis en scène prochainement par Vincent Huguet sous la direction musicale de Vincent Dumestre. Dans cette même veine des utopies féministes, le répertoire français compte L’Île des Amazones de Lesage et d’Orneval et d’autres œuvres qui reflètent des enjeux sociétaux dans l’air du temps – Les Mal-Assortis (Dufresny, 1693), L’Île du divorce (Biancolelli et Romagnesi, 1730) ou L’Île du mariage (Carolet, 1733). Certains opéras-comiques plus « documentaires » de la fin du XVIIIe, prennent pour cadre exotique des îles réelles dont il conviendrait de mesurer la part fantasmatique (Elisa ou l’habitante de Madagascar, Grétry, 1799). L’île apparaît aussi comme un espace de contrainte ou d’exclusion pour contenir esclaves, naufragés, fous ou malades. Loin d’être un simple décor exotique, en tant que motif structurel, elle apparaît dans les divertissements d’opéras, mais aussi comme vecteur de renouvellement dramaturgique pour la comédie ou l’opéra-comique. Quels sont dès lors les rapports que l’île entretient avec l’espace théâtral ? Que le théâtre de société entretient avec l’imaginaire de l’île ? Quel est le rôle politique et social joué par les îles au XVIIe siècle et au siècle des Lumières ?

Ce colloque international pluridisciplinaire envisage d’explorer les enjeux dramaturgiques, philosophiques, politiques et esthétiques du motif insulaire sur les scènes européennes. De Scio à Naxos, en passant par Ceylan, Cythère, Madère, Macao ou Madagascar, il s’agira d’évaluer la spécificitéde l’île dans la dramaturgie, de confronter le corpus dramatique aux réalités géographiques et anthropologiques de l’époque mais aussi de voir comment les metteurs en scène d’aujourd’hui s’emparent du corpus insulaire pour dire quelque chose de notre monde.

Plusieurs axes pourront ainsi être abordés, parmi lesquels :

- insularité et théâtre de société

- insularité et utopies / dystopies

- insularité et dramaturgie épisodique

- insularité et censure

- insularité et utopies féministes 

- insularité et folie

- insularité et divertissement 

- insularité et enchantement 

- insularité et espace de contrainte

- iconographie insulaire

- le rapport aux colonies

- L’analyse sérielle et contextualisée de pièces prenant pour sujet Ariane, Télémaque, Sancho Pança, Robinson Crusoé serait aussi bienvenue.

 

Les propositions de communication, assorties d’un résumé de 300 mots et d’une courte bio-bibliographie sont à envoyer à colloque.insulaire@gmail.com avant le 15 octobre 2019.

Appel de textes/Call for Papers : Mémoires du livre/Studies in Book Culture
Posted: Thursday, September 26, 2019 - 11:44

Volume 12, numéro 1, automne 2020
« LECTEUR | CENSEUR – PRESSE ET CORRESPONDANCE EN EUROPE (XVIE-XVIIIE SIÈCLE) »

Sous la direction de Sara Harvey (U. de Victoria) et Judith Sribnai (U. de Montréal)

(English below)

Nous proposons, dans le cadre de ce dossier, de lire conjointement deux formes essentielles dans les
pratiques d’écriture de l’Europe d’Ancien Régime : la correspondance et la presse. Ces deux corpus,
rarement rapprochés par la critique, présentent pourtant, outre leur imposant volume, de nombreux
points communs : fonctionnement sériel, rôle central qu’y tient l’actualité, pratique du commentaire,
fort ancrage dans une interaction avec le lecteur. Par exemple, lorsque la presse commence de prendre
forme en France au XVIIe siècle, c’est bien dans le genre épistolaire, plus ancien et codifié, qu’elle puise
à la fois un modèle et une légitimité. Ainsi, le fondateur du premier périodique culturel, Donneau de
Visé, ouvre la première livraison du Mercure galant par une lettre à une marquise en Province :

MADAME
Il n’estoit pas besoin de me faire souvenir que lors que vous partîtes de Paris, je vous promis
de vous mander souvent des nouvelles capables de nourrir la curiosité des plus Illustres de la
Province qui doit avoir le bonheur de vous posseder si long-temps. […] Passons donc aux
nouvelles, ou plustost à l’ordre que j’ay résolu pour vous en apprendre. Je vous écriray tous les
huit jours une fois, & vous feray un long & curieux détail de tout ce que j’auray appris pendant
la Semaine. (Mercure galant, 1672)

Cette amorce, exemplaire du lien tout particulier qui unit presse et correspondance, soulève plusieurs
questions : quelles inspirations (formelles, thématiques, énonciatives) la presse a-t-elle puisées dans les
correspondances? Comment les échanges épistoliers de la République des Lettres se sont-ils ajustés à
l’arrivée de cette nouvelle pratique en charge, désormais, des nouvelles fraîches? Y ont-ils puisé à leur
tour des modes et des manières? S’en sont-ils démarqués? Presse et correspondance ont-elles été
perçues comme des formes concurrentes ou, au contraire, complémentaires? Observe-t-on des
spécificités nationales, régionales, linguistiques? Il s’agit ainsi d’éclairer les particularités propres à ces
deux pratiques d’écriture qui sont également des pratiques de sociabilité mondaine et intellectuelle.
Cette approche, en mettant en relief leur évolution du point de vue éditorial, s’inscrit notamment dans
une histoire des médias sur la longue durée.

Pour aborder ces questions, nous proposons de partir de la figure du lecteur, lecteur à la fois juge et
censeur, qui constitue le centre du dispositif énonciatif de ces écritures du temps présent (Volpilhac;
Harvey). Cette figure participe en effet activement à définir un art de la communication et un savoirfaire
discursif essentiels à toutes formes de médiation. Être réel dont on sollicite regard, réponse ou
jugement, ou figure construite et idéalisée, il joue un rôle déterminant dans les choix discursifs et
éthiques des auteurs – d’ailleurs eux-mêmes lecteurs. C’est autour de lui notamment que se constitue
l’effet sériel, car c’est lui qu’il faut fidéliser et c’est avec lui que se tisse une relation sur la longue durée.
Il témoigne également du fait que la presse comme la correspondance reposent sur une relation de
dépendance explicite et le plus souvent explicitée avec la critique.

Afin de saisir les effets d’imitation, d’emprunt, de transformation, de survivance ou de métamorphose
de ce lecteur-censeur d’une pratique à l’autre, nous partirons du XVIe siècle, c’est-à-dire d’une période
qui précède les débuts de la presse, mais qui connaît toutefois les « occasionnels », les « canards » et
les nouvelles à la main. Cette perspective en amont permet de distinguer les traits de ce lecteur dont
la presse pourra s’inspirer par la suite. Nous nous arrêterons au début du XIXe siècle, début de « l’ère
médiatique » (Thérenty et Vaillant) qui recouvre d’autres enjeux. Le parcours d’une telle période
permettra de saisir l’élaboration de la figure d’un lecteur-censeur et, à travers elle, quelques aspects
essentiels de la relation qui existe entre presse et épistolaire et histoire des médias anciens en Europe.
Les articles réunis porteront soit sur des correspondances, soit sur la presse, soit sur les deux, et le
corpus choisi peut s’attacher à un pays européen ou encore à la comparaison entre deux ou plusieurs
pays. De ces rapprochements, nous tenterons de dégager : 1) quelques traits de ce lecteur-censeur et
de son évolution au cours des siècles (ami, mauvaise langue, savant, amateur, professionnel en
herbe); 2) les effets de parenté, de distance, d’écho ou de reprise entre écriture épistolaire et écriture
périodique (l’importance en particulier d’un dialogue dans le temps, de l’établissement de critères de
lecture et de jugement communs, ainsi que de la tension entre écriture coopérative et singulière).

On pourra s’interroger notamment (mais non exclusivement) sur :
- Le lecteur et les procédés de légitimation de l’écriture épistolaire ou périodique;
- Les portraits de lecteur et leur lien avec la critique;
- La place de la réception dans la production écrite : éléments d’anticipation et d’intérêts, de
réponses heureuses ou contrariées, de critiques constructives ou dévastatrices;
- Les évocations, explicites ou non, de la censure et de la loi;
- Les liens ou les antagonismes entre lecteur critique et mondain;
- Les transformations de la figure du lecteur en fonction des changements de support de
publication (correspondances paraissant en volume; extraits d’échanges épistoliers publiés
dans la presse; choix de correspondances autour d’un destinataire du type Lettres à…; etc.).

Les propositions d’article en français ou en anglais, comprenant un résumé d’environ 250 mots ainsi
qu’une courte notice biographique, devront parvenir par courriel d’ici le 15 novembre 2019 à
saraharvey@uvic.ca et judith.sribnai@umontreal.ca. Après évaluation par le comité de rédaction, une
réponse sera donnée en décembre. Les textes complets des articles dont la proposition aura été
acceptée devront être envoyés au plus tard le 1er mai 2020. Ils seront soumis, à l’aveugle, à l’évaluation
par les pairs. Le numéro paraîtra à l’automne 2020.

Bibliographie indicative
Beaurepaire, Pierre-Yves, Häseler, Jens et McKenna, Anthony (dir.), Les réseaux de correspondance à l’âge
classique (XVIe-XVIIIe siècle), Saint-Etienne, Presses de l’Université de Saint-Etienne, 2006.
 

Brétéché, Marion, Les Compagnons de Mercure. Journalisme et politique dans l’Europe de Louis XIV,
Ceyzérieux, Champ Vallon, 2015.


Cave, Christophe (dir), Le règne de la critique. L’Imaginaire culturel des Mémoires secrets, Paris, H. Champion,
2010.


Diaz, Brigitte (dir.), L’épistolaire au féminin : correspondance de femmes (XVIIIe-XXe siècle), Paris, PUF, 2017.
 

Dumouchel, Susanne, Le journal littéraire en France au dix-huitième siècle. Émergence d’une culture virtuelle,
Oxford, Voltaire Fondation, 2016.


Feyel, Gilles, La presse en France des origines à 1944, Paris, Ellipses, 2007.


Gevrey, Françoise et Lévrier, Alexis (dir.), Érudition et polémique dans les périodiques anciens, XVIIe-XVIIIe
siècle, Reims, Presses universitaires de Reims, 2009.


Haffemayer, Stéphane, L’information dans la France du XVIIe siècle : La Gazette de Renaudot, de 1647 à
1663, Paris, H. Champion, 2002.


Harvey, Sara (dir.) La critique au présent. Émergence du commentaire sur les arts (16e-18e siècles), Paris,
H. Champion, 2019.


Lévrier, Alexis, Les journaux de Marivaux et le monde des spectateurs, Paris, Presses universitaires Paris-
Sorbonne, 2007.


Panzera, Maria Cristina (dir.), L’exemplarité épistolaire. Du Moyen-Âge à la première modernité, Bordeaux,
Presses universitaires de Bordeaux, 2013.


Thérenty, Marie-Ève et Vaillant, Alain, 1836 : l’an 1 de l’ère médiatique. Étude littéraire et historique du journal
La Presse d’Émile de Girardin, Paris, Nouveaux mondes Éditions, 2001.


Volpihac, Aude, Le secret de bien lire. Lecture et herméneutique de soi en France au XVIIe siècle, Paris,
H. Champion, 2015.


Enfin, mentionnons l’indispensable répertoire des éditions numérisées, le gazetier universel
(http://gazetier-universel.gazettes18e.fr/), l’édition numérique d’Anne Piéjus sur le Mercure
galant (http://obvil.sorbonne-universite.site/corpus/mercure-galant/), celui de Stéphane
Haffemayer sur la Gazette de Renaudot (http://www.unicaen.fr/gazette/presentation.php

 

Call for Papers
Volume 12, Number 1, Fall 2020
“READER | CENSOR – THE PRESS AND CORRESPONDENCE IN EUROPE (16TH – 18TH CENTURY)”

Edited by Sarah Harvey (U. of Victoria) and Judith Sribnai (U. de Montréal)

Within the framework of this issue, we propose a joint reading of two forms fundamental to the
writing practices of Ancien Régime Europe: correspondence and the press. The two corpuses,
although rarely examined together by critics, have nevertheless numerous characteristics in common
in addition to their imposing volume: their seriality, the central role played by the news, their
commentary practices, their solid foundations in interactions with readers. For example, when the
press began to take shape in France in the 17th century, it was from the epistolary genre, older and
codified, that it drew a model and a legitimacy. Thus, Donneau de Visé, the founder of the first cultural
periodical, began the inaugural issue of the Mercure galant with a letter addressed to a marquise in
Provence:

MADAME
It is not necessary for me to remind you that when you left Paris, I promised to convey to you
often news capable of nourishing the curiosity of the most distinguished of the Province who
must have the happiness of having you for such a long time […] Let us move on, therefore, to
the news, or rather to the order that I have made of it for you to learn about it. I will write you
once every eight days & will make a long and inquiring account of everything that I will have
heard during the week. (Mercure galant, 1672)

De Visé’s preamble illustrates the unique tie that binds the press and correspondence while raising
several questions: what inspirations (formal, thematic, enunciative) did the press draw from letters?
How did epistolary exchanges in the Republic of Letters adjust to the arrival of this new practice that
took charge, from then on, of fresh news? Did they, in turn, incorporate customs and manners? Did
they differentiate themselves? Were the press and correspondence perceived as competing forms or,
on the contrary, complementary forms? Does one perceive national, regional, or linguistic specificities?
Hence, it is about bringing to light the particularities of each of these two writing practices which are
also practices of sophisticated and intellectual sociability. This approach, by highlighting their
evolution from a publishing point of view, fits into, among others, a long-term history of the media.

To address these questions, we propose starting with the reader figure, the reader who is both judge
and censor, who is at the heart of the enunciative device of these accounts of the current time
(Volpilhac; Harvey). Indeed, this figure participates actively in defining a communication art and a
discursive know-how both of which are essential to all forms of mediation. Whether they be real
people, whose notice, response or judgment is solicited, or constructed and idealised figures, readers
play a determining role in the discursive and moral choices of authors – who, moreover, are themselves
readers. It is notably around them that the serial effect takes place and it is with them that a relationship
is woven over time. They also testify to the fact that both the press and letters rely on an explicit
dependency relationship that is most often expressed through criticism.

In order to understand the effects of imitation, borrowing, transformation, survival or metamorphosis
of this reader-censor from one practice to another, we will start from the 16th century, that is to say,
from a period that precedes the beginnings of the press, but which was already familiar with
“occasional sheets,” “rags,” and hand-written news. This ascending perspective makes it possible to
identify reader characteristics from which the press could then draw inspiration. We will end at the
early 19th century, on the threshold of the “media era” (Thérenty et Vaillant) which encompasses other
stakes. The journey through such a period permits an understanding of the development of the readercensor
figure and, through that figure, some of the key aspects of the relationship that exists between
the press and correspondence and the history of old media in Europe.

Collected papers will focus either on correspondence or the press or both, and the selected corpus
can be associated with a European country or with a comparison between two or among several
countries. By bringing these corpuses together, we seek to reveal 1) a few traits of these reader-censors
and of their evolution over the course of the centuries (friend, spiteful gossiper, scholar, amateur,
budding professional;) 2) the effects of kinship, of distance, of echoing or of re-using between letterwriting
and periodical writing (the importance in particular of a dialogue at that time, of the
establishment of reading criteria and of common judgement as well as the tension between cooperative
and individual writing).

Possible topics to be examined include (but are not limited to):
- The reader and the legitimization processes of correspondence or of periodical writing;
- Reader portraits and their connection to criticism;
- The place of reception in written production: notions of anticipation and of interests, of happy
or frustrated responses, of constructive or devastating criticism;
- Evocations, explicit or not, of censorship and of the law;
- The links or the antagonisms between critical and urbane readers
- Transformations of reader figures according to changes in publication media (correspondence
collections; extracts of epistolary exchanges published in the press; choice of letters around an
addressee, such as Letters to; etc.).

Submissions for papers in French or in English consisting of an abstract of approximately 250 words
as well as a short biographical notice should be emailed to saraharvey@uvic.ca and
judith.sribnai@umontreal.ca by November 15, 2019. Proposals will be evaluated by the editorial
committee and authors will be informed of the committee’s decision in December. The complete text
of papers whose proposals were accepted should be submitted by May 1, 2020 at the latest. They will
then undergo a blind peer review. Publication is scheduled for autumn 2020.

See the selected bibliography above.
 

New Publications

La constitution du répertoire théâtral en France du XVIIe au XXIe siècle (Jeanyves Guérin)
Posted: 24 Sep 2022 - 06:23

Jeanyves Guérin, La constitution du répertoire théâtral en France  du XVIIe au XXIe siècle, Paris, Honoré Champion, 2022.

En 1629, se met en place une vie théâtrale parisienne. En 1680, la création de la Comédie-Française par une décision de Louis XIV accorde l’hégémonie à celle-ci jusqu’en 1791. Une loi prise par l’Assemblée nationale instaure alors la liberté des théâtres et par conséquent lui enlève son privilège : l’exclusivité du répertoire qu’elle a constitué. Elle autorise la constitution d’un secteur privé, dont une autre loi de 1864 facilite l’expansion.

On étudiera l’évolution des répertoires de la Comédie-Française, de l’Odéon, du Théâtre national populaire et enfin de la paléo-télévision publique.

Quelques constantes apparaissent : les interventions du pouvoir, l’existence d’un national-classicisme, la prédominance jamais entamée de Molière, les longues résistances opposées au théâtre étranger, qu’il soit anglais, espagnol, allemand ou scandinave, la concentration progressive du grand répertoire et l’intégration à celui-ci de Marivaux, Musset et Feydeau.

Plus d'informations ici.

 

Nicolas Le Tourneux (1640-1686) Dans l'ombre de Port-Royal (Éric Suire)
Posted: 24 Sep 2022 - 06:19

Éric Suire, Nicolas Le Tourneux (1640-1686) . Dans l'ombre de Port-Royal, Paris, Honoré Champion, 2022.

Peut-on écrire la biographie d’un homme qui ne s’est jamais confié, et a tout fait pour rester inconnu ? Confesseur des religieuses de Port-Royal-des-Champs entre octobre 1681 et octobre 1682, Nicolas Le Tourneux a passé sa vie dans l’ombre de l’abbaye et des cercles jansénistes, où il a trouvé ses principaux appuis. À la fois directeur de conscience, liturgiste, prédicateur, controversiste et écrivain, ses talents personnels et sa mémoire hors du commun lui permirent de s’extirper du milieu modeste de Rouen, d’où il était issu. Il parvint à se faire apprécier des élites ecclésiastiques de la capitale, jusqu’à la cour où il trouva des protecteurs puissants dans les familles Le Tellier et Colbert. Foudroyé par une attaque d’apoplexie, à Paris, le 28 novembre 1686, il laissait à son prieuré de Villers-sur-Fère une petite communauté de disciples et d’amis qui s’attachèrent à conserver ses lettres et ses manuscrits, afin d’honorer sa mémoire. À partir d’archives n’ayant pas été exploitées à ce jour, ce livre restitue le parcours, l’œuvre et la personnalité, plus complexe qu’il n’y paraît, d’un prêtre qui a marqué son temps, sans pour autant rechercher la gloire.

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Marc-Claude de Buttet Œuvres poétiques - éd. Sarah Alyn Stacey
Posted: 24 Sep 2022 - 06:17

Marc-Claude de Buttet, Œuvres poétiques, éd. Sarah Alyn Stacey, Paris, Honoré Champion, 2022.

1er volume
En 1560, le poète savoyard Marc-Claude de Buttet (1529/31- 1586), élève de Jean Dorat et intime de Pierre de Ronsard, publia son premier grand ouvrage, Le Premier Livre des vers […] auquel a esté ajouté le Second ensemble L’Amalthée. Si les sonnets de L’Amalthée (que nous avons déjà édités) permettent un aperçu précieux de l’évolution de la poésie amoureuse et du sonnet en France au XVIe siècle, les cinquante-sept odes du recueil de 1560 signalent l’importance du genre lyrique dans l’œuvre du Savoyard, l’influence humaniste et l’impact de la mode lyrique prônée surtout par Ronsard dès 1550. On y retrouve ses tentatives dans le domaine des vers mesurés, une riche expressivité, et une diversité de tons qui témoignent de son originalité. Dans le présent tome, nous rassemblons les vingt-cinq odes du Premier Livre des vers.

2e volume
En 1560, le poète savoyard Marc-Claude de Buttet (1529/31- 1586), élève de Jean Dorat et intime de Pierre de Ronsard, publia son premier grand ouvrage, Le Premier Livre des vers […] auquel a esté ajouté le Second ensemble L’Amalthée. Si les sonnets de L’Amalthée (que nous avons déjà édités) permettent un aperçu précieux de l’évolution de la poésie amoureuse et du sonnet en France au XVIe siècle, les cinquante-sept odes du recueil de 1560 signalent l’importance du genre lyrique dans l’œuvre du Savoyard, l’influence humaniste et l’impact de la mode lyrique prônée surtout par Ronsard dès 1550. On y retrouve ses tentatives dans le domaine des vers mesurés, une riche expressivité, et une diversité de tons qui témoignent de son originalité. Dans le présent tome, nous rassemblons les trente-et-une odes du Second Livre des vers.

3e volume
Élève de Dorat, intime de Ronsard, et poète à la cour de France et à la cour de Savoie, Marc-Claude de Buttet (1529/31- 1586) est connu surtout pour Le Premier Livre des vers […] auquel a esté ajouté le Second ensemble L’Amalthée (1560) et pour son édition de L’Amalthée (1575). Le présent volume réunit tous les poèmes connus du Savoyard qui ne figurent pas dans ces deux recueils : ses vers de circonstance (1559-1574) ; les poèmes retranscrits par son cousin Jehan de Piochet et des vers qui lui sont attribués mais qui sont aujourd’hui introuvables ; les poèmes de Buttet publiés dans les œuvres de ses contemporains. Nous présentons aussi les vers latins (assortis de leur traduction française) avec lesquels Jean Dorat, Jean Gaspard de Lambert et Guillaume des Autelz contribuèrent au Premier Livre des vers […] de 1560.

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Pierre Du Ryer, Théâtre complet. Tome III - dir. Hélène Baby
Posted: 24 Sep 2022 - 06:13

Pierre Du Ryer, Théâtre complet. Tome III,  dir. Hélène Baby, éd. Baby (Hélène), Caigny (Florence de), Garnier (Sylvain), Gethner (Perry), Labrune (Caroline), Paris, Classiques Garnier, 2022.

Le troisième volume du Théâtre complet de Pierre Du Ryer, dramaturge contemporain de Pierre Corneille, rassemble ses six tragédies, créées au tournant des années 1640. Cette édition permet au lecteur de découvrir et de goûter un des auteurs majeurs de la modernité classique.

Nombre de pages: 743
Parution: 22/06/2022
Collection: Bibliothèque du théâtre français, n° 92
ISBN: 978-2-406-12956-1

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Loaisel de Tréogate (Joseph-Marie), Nouvelles et contes - éd. Deharbe (Charlène), Gevrey (Françoise)
Posted: 24 Sep 2022 - 06:10

Joseph-Marie Loaisel de Tréogate, Nouvelles et contes,  éd. Deharbe (Charlène), Gevrey (Françoise), Paris, CLassiques Garnier, 2022.

Loaisel de Tréogate n’est pas seulement l’auteur de Dolbreuse, comme on le croit trop souvent. Très représentative de son temps, son inspiration s’enracine dans le siècle des Lumières, tout en annonçant Sade et le roman noir. Ce volume rassemble ses nouvelles et contes parus entre 1776 et 1779.

Nombre de pages: 476
Parution: 27/07/2022
Collection: Bibliothèque du xviiie siècle, n° 56
ISBN: 978-2-406-12794-9

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