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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Le Moyen Âge et l’époque moderne dans le roman historique européen : quête d’identité et reconstitution d’une histoire nationale
Posted: Sunday, July 21, 2019 - 19:26

7 et 8 février 2020

Université d’Artois, Arras

À la suite des travaux sur les réécritures du passé  qui avaient donné lieu au colloque international « Entre histoire et littérature. histoire et littérature. Mémoires du passé dans l’Espagne médiévale et classique » tenu à l’Université d’Artois en 2014 et à une publication dans la revue e-Spania en janvier 2016 (https://e-spania.revues.org/25206),  ainsi qu’aux échanges sur la perméabilité entre Histoire et Littérature dans les productions fictionnelles espagnoles d’aujourd'hui au cours de rencontres qui interrogeaient le traitement des sources historiques par les romanciers contemporains (cf la publication d'un dossier dans le numéro 2 de la revue L'entre-deux http://lentre-deux.com/index.php?b=numeros) ainsi que la forme narrative complexe de la biographie romanesque, il s’agira à présent d’ouvrir un nouveau volet de ce questionnement. 

 Le colloque international, élargissant les perspectives au delà de l’aire hispanique, prendra pour objet  les enjeux et les modalités de la quête et de la reconstruction d’une identité nationale qui semble se dessiner dans ce sous-genre particulier qu’est le roman historique s’attachant à la  reconstitution des passés médiéval et moderne. 

Appel à contribution consultable sur le site du Centre de Recherches textes et Cultures de l'Université d'Artois: 

http://textesetcultures.univ-artois.fr/appels-a-communication

Les propositions de communication (titre provisoire, résumé de 5 lignes maximum, brève bio-bibliographie rappelant les titres et travaux) pourront être envoyées jusqu’au 20 juillet 2019 à c

aroline.lyvet@univ-artois.frsarah.voinier@sfr.fr ou patricia.zuili@free.fr.

Le comité d’organisation :

Madeline Bouchez, Caroline Lyvet, Patricia Rochwert-Zuili et Sarah Voinier.

http://textesetcultures.univ-artois.fr/appels-a-communication

Appel à communications : Nommer les lieux : Questions interdisciplinaires sur le toponyme
Posted: Sunday, July 21, 2019 - 19:07

Colloque de l'Université de Genève

Département de français moderne : 

5 et 6 mars 2020

Organisé par Pauline Mettan, Christelle Reggiani, Martin Rueff

Peut-on habiter un lieu sans le nommer ? comment baptise-t-on une ville, une forêt, un lac ? Les noms propres de lieux sont partout, présence familière et rassurante qu’on oublie parce que l’on se contente de s’en servir. Des littéraires, inspirés par l’obsession qui habite certains écrivains (Proust, Gracq, Modiano) se tournent vers eux et convient des spécialistes d’autres disciplines pour les interroger. Le constat, en effet, d’un décalage considérable entre l’importance que revêt le toponyme dans tous les domaines des sciences humaines et le peu de recherches qui sont ou ont été menées à son sujet est à l’origine de ce colloque. Le toponyme est un objet (trop) évident, qui pourtant définit et oriente notre compréhension et nos représentations du monde : signe efficace, mémoriel et symbolique, individualisant mais socialement et collectivement institué, il découpe, ordonne et hiérarchise le réel et l’imaginaire ; il relie l’espace et le langage, le représenté et la représentation.

Comme tout nom propre, et du fait de sa « double nature », le toponyme est, en effet, un indicateur majeur du dispositif historique, géographique et politique d’une époque donnée comme de ses manifestations esthétiques et culturelles ; il se place ainsi résolument au croisement épistémologique de nombreuses disciplines : géographie, anthropologie, théologie, histoire, littérature, linguistique... En privilégiant, dès lors, une approche interdisciplinaire, ce colloque se donne pour objectif de rassembler des réflexions de chercheurs qui se sont confrontés à cet objet dans leurs travaux. Il croisera ainsi approches théoriques et études de cas, afin que soient mis en lumière les enjeux multiples et variés du toponyme, tels qu’esquissés ci-dessous :

Toponymie et représentation : quel est le rôle de la nomination et de la re- nomination dans la construction spatiale et historique, politique et économique ? Comment s’articulent le texte et l’image cartographique ?

Toponymie et identité/identification : de quelle manière le nom propre de lieu participe-t-il aux constructions identitaires ? Par quels moyens les groupes sociaux s’ancrent-ils dans des espaces, définissent-ils des frontières ; comment,a contrario, comprendre les phénomènes de flânerie, d’errance, de migrations ? Quel est le rôle des noms, instruments de la «longue durée», dans la conservation ou la construction d’une mémoire, collective ou individuelle ?

Toponyme et signification/référentialité : quel lien entretient la toponymie réelle avec la toponymie imaginaire ? Que peuvent nous apprendre les noms propres sur le rapport entre réalité et fiction ?

Toponymie et narration : comment interviennent les noms propres de lieu dans l’économie d’une œuvre ? Peuvent-ils en infléchir le genre ? conditionner un horizon d’attente ? comment cohabitent temporalité narrative et spatialisation ?

*

Agenda et contact :

Les propositions de communication d’une longueur maximum de 3'000 signes (espaces compris) sont à envoyer avant le 30 septembre 2019 à pauline.mettan@unige.ch et à christelle.reggiani@gmail.com.

Nous vous remercions d’y préciser un titre ainsi que votre discipline. Les approches interdisciplinaires et les communications à deux voix sont vivement encouragées.

Comité d’organisation :

Pauline Mettan, Christelle Reggiani, Martin Rueff

*

Bibliographie indicative

ARRIVE, Michel, « Toponymie et littérature », Approches interdisciplinaires de la lecture, 2013, p. 47-61.

BAUDELLE, Yves, « Chapitre III. Noms de pays ou pays des noms ? Toponymie et référence dans les récits de fiction », Topographies romanesques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.

BERTHOMIEU, Gérard, « Sur une figure critique du roman. La liste des lieux-dits dansLa Route des Flandres de Claude Simon », dans Sophie Milcent-Lawson, Michelle Lecolle et Raymond Michel (éd.), Liste et effet liste en littérature, Paris, Classiques Garnier, 2013, p. 73-95.

BOURILLON, Florence (dir.), Changer les noms de rues de Paris. La Commission Merruau - 1862, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Mémoire commune & Paris, Comité d’Histoire de la Ville de Paris, 2012.

BOUVIER, Jean-Claude, GUILLON Jean-Marie (éd.), La toponymie urbaine. Significations et enjeux, Paris, L'Harmattan, 2001.

CERTEAU (de), Michel, « Pratiques d’espaces » (chapitre : « Noms et symboles »),L’Invention du quotidien, 1. Arts de faire, Paris, UGE (10/18), 1980, p. 171-227.

CHEESMAN, Clive, Personal Names in the Roman World, Londres, Duckworth, 2010.

CICCHINI, Marco, « Les incertitudes du commencement. La numérotation des maisons et sa réception à Genève à la fin du XVIIIe siècle. Histoire urbaine, 2018, vol. 3, n° 53, p. 107-125.  

CISLARU, Georgeta, « Le nom de pays comme outil de représentation sociale », Mots. Les langages du politique, n° 86, 2008.  

DAUZAT, Albert, Les noms de lieux. Origine et évolution, Paris, Delagrave, 1926. DELFOSSE, Claire, « Noms de pays et produits de terroir : enjeu des dénominations géographiques », L’espace géographique, n° 3, 1997, p. 222-230.  

FALCOZ, Catherine, « Toponymes : des noms propres en commun », Publics. La lettre des professionnels de la communication territoriale, 2001, p. 5-8.

GARY-PRIEUR, Marie-Noëlle, L’individu pluriel. Les noms propres et le nombre, Paris : CNRS, 2001.  

GUILLOREL, Hervé, « Onomastique, marqueurs identitaires et plurilinguisme. Les enjeux politiques de la toponymie et de l’anthroponymie », Droit et cultures, n° 64, 2012, p. 11-50.  

GIRAUT, Frédéric, HOUSSAY-HOLZSCHULZ, Myriam, « The dispositif of place naming : Toward a theoretical framework », Geopolitics, 2016, http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/14650045.2015.1134493  

GRIBAUDI, Maurizio, Paris, ville ouvrière. Une histoire occultée, 1789-1848, Paris, La Découverte, 2014.  

HERBIN, Jean-Charles, TAMINE, Michel, Espace représenté, espace dénommé. Géographie, cartographie, toponymie, Valenciennes, Presses Universitaires de Valenciennes, 2007.

JOURDE, Pierre, Géographies imaginaires. De quelques inventeurs de mondes au XXe siècle : Gracq, Borges, Michaux, Tolkien, Paris, José Corti, 1991. Le Monde alpin et rhodanien, numéro spécial : « Nommer l’espace », 1997/4.

LAURENT, Nicolas, La part réelle du langage. Essai sur le système du nom propre et sur l’antonomase du nom commun, Paris, Honoré Champion, 2016.

PAVEAU, Marie-Anne, « Le toponyme, désignateur souple et organisateur mémoriel. L’exemple du nom de bataille », Mots. Les langages du politique, n° 86, 2008.

PIATTI, Barbara (dir.), Ein literarischer Atlas Europa (site web) : http://www.literaturatlas.eu

PIOFFET, Marie-Christine (dir.), Dictionnaire analytique des toponymes imaginaires dans la littérature narrative de langue française (1605-1711), Paris, Hermann, coll. « République des Lettres », 2013.

WESTPHAL, Bertrand, Le Monde plausible. Espace, lieu, carte, Paris, Minuit, coll. « Paradoxe », 2011.

CfP: Society for Renaissance Studies (UK) Ninth Biennial Conference
Posted: Sunday, July 21, 2019 - 18:57

Event Date: 07 Jul 2020 to 09 Jul 2020 University of East Anglia, Norwich.

Find more information on the Society for Renaissance Studies (UK) website.

The confirmed keynote speakers are

Dr John-Paul A. Ghobrial (Oxford)

Dr Jan L. de Jong (Groningen)

Professor Suzannah Lipscomb (Roehampton)

Professor Jessica Wolfe (UNC Chapel Hill)

Themes and Proposals

The conference committee welcomes proposals for panels and individual papers from any field of Renaissance and early-modern studies. Panels and papers are invited to engage with any of the following themes:

Archives and the History of the Book

Cities, States, Regions

Music, Play, Festivity

Scholars, Patrons, Collectors, and Natural Philosophers

Religion, Devotion, Confession

Border crossings, Communications, the New World

We welcome submissions that are interdisciplinary or multidisciplinary in scope, and papers/ panels should feel free to combine elements of the above themes together. The conference will also feature an open strand for papers which engage with themes other than those listed above. We also encourage panel submissions organised by scholarly societies or submissions which emerge from research projects broadly relating to Renaissance and early-modern studies.

Proposals for panels (90 minutes, including discussion) and individual papers (20 minutes) should be be sent to srs.2020@uea.ac.uk by 1 September 2019.

For each paper proposal: please provide the paper title and an abstract of 250 words.

For each panel proposal: please provide the panel title, details of the panel chair and any respondent, and abstracts of 250 words and full contact details for each presenter. In your submission, please indicate which conference theme or themes are most relevant to your panel/paper (or whether your submission is part of the open strand). The conference committee aims to make decisions about panels and speakers during October. Any questions about the format of conference panels should be directed to srs.2020@uea.ac.uk.

The Society is eager to encourage postgraduates working in any field of Renaissance or early-modern studies to offer papers or organize panels; a number of bursaries to cover travel, registration, and accommodation will be available. (Details of how to apply for a bursary will be made available in October.)

The SRS Annual Lecture—given by Dr John-Paul A. Ghobrial—and AGM will also take place during the conference.

SRS Public Lecture

2020 sees the inauguration of the SRS Public Lecture, which will be presented by Professor Suzannah Lipscomb and takes place on the evening of 6 July 2020 in St Andrew’s Hall in Norwich city centre. While the conference registration and panels take place between 7-9 July, the committee is aware that a large number of conference participants will arrive in Norwich beforehand, and they are warmly invited to attend the public lecture. The event is free to attend for SRS members and non-members alike, but ticketed to control numbers. SRS members will have priority access to tickets, which can be reserved when the registration website goes live. This event, delivered by one of our foremost public-facing scholars, has been instituted to reflect and confirm the Society’s commitment to the public dissemination of our research.

Conference Mentoring

The committee will also be facilitating a conference mentor/ buddy system, pairing up early career researchers with more experienced or senior colleagues. Each pair will make contact over the course of the conference to discuss career strategies and advice. The SRS is committed to postgraduate and early career development, and the committee hopes this system will facilitate further integration of our colleagues within the Society. If you are interested in taking part in the buddy system, either as an early career researcher or mentor, please indicate this when you submit your proposal.

Further information about how to apply for a bursary, of the conference buddy system, and how to book tickets for the Public Lecture, will be disseminated in the October Bulletin. We look forward with great anticipation to receiving your proposals and welcoming you to early-modern England’s second city.

Find more information on the Society for Renaissance Studies (UK) website.

CfP: New College Conference on Medieval and Renaissance Studies
Posted: Sunday, July 21, 2019 - 18:52

2020 Call for Papers

The twenty-second biennial New College Conference on Medieval and Renaissance Studies will take place 12–14 March 2020 in Sarasota, Florida. The program committee invites 250-word abstracts of proposed twenty-minute papers on topics in European and Mediterranean history, literature, art, music and religion from the fourth to the seventeenth centuries. Interdisciplinary work is particularly appropriate to the conference’s broad historical and disciplinary scope. Planned sessions are also welcome.

The deadline for all abstracts is 15 September 2019; please see the submission guidelines on the conference website. (http://www.newcollegeconference.org/)

Junior scholars whose abstracts are accepted are encouraged to submit their papers for consideration for the Snyder Prize (named in honor of conference founder Lee Snyder), which carries an honorarium of $400. Please see the "Snyder Prize" section of the conference website for further information. http://www.newcollegeconference.org/snyderprize

More information will be posted on the conference website as it becomes available, including information about plenary speakers, conference events, and area attractions.

Please send any inquiries to info@newcollegeconference.org.

Appel à communications : Regards de femmes aux XVIIe et XVIIIe siècles
Posted: Monday, July 15, 2019 - 11:16

Nantes - 3 avril 2020

Journée d’étude pluridisciplinaire

Université de Nantes, L’AMo (L’Antique, Le Moderne, EA 4276)

Comité organisateur :

Caroline Biron, Anne Boiron et Nathalie Grande

 

« Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie ». Invitant à considérer avec prudence les discours masculins tenus sur les femmes – dont relève paradoxalement le traité De l’égalité des deux sexes –, le célèbre constat de Poulain de la Barre trouve toujours, quelques siècles plus tard, son écho dans les études universitaires. La recherche actuelle s’emploie en effet de plus en plus à examiner, interroger et déconstruire les représentations du « beau sexe » sous la plume des hommes, en les comparant notamment à la vision que les femmes donnent d’elles-mêmes. L’examen de textes d’autrices a ainsi ouvert un champ d’investigation toujours dynamique révélant le point de vue des femmes sur leur propre vie, ou encore sur leur valeur. Encouragés par le développement des gender studies, colloques et publications interrogeant la représentation des femmes en divers espaces et temps se sont multipliés. En 2012 et en 2017, l’Université de Bretagne a ainsi convié les chercheurs à questionner l’image des femmes de sciences, puis de pouvoir à travers l’histoire. À la Sorbonne en 2016, c’est aux représentations du corps féminin à la Renaissance que se sont intéressés les intervenants. Dernièrement, à l’invitation de l’Université Côte d’Azur, plusieurs chercheurs se sont penchés sur les « Représentations littéraires et artistiques de la femme japonaise depuis le milieu du xixe siècle ». Ces manifestations ne sont que les échantillons récents de la réflexion foisonnante engagée sur le sujet.

Cependant, n’est-ce pas demeurer prisonnier d’une perspective héritée de longs siècles de « querelle des femmes » que de toujours orienter l’étude vers les perceptions et représentations de celles-ci ? Alors que les visages du féminin sont de plus en plus étudiés, scrutés à la faveur de différentes perspectives, les représentations des hommes demeurent peu questionnées, en particulier du point de vue des femmes. Récemment, plusieurs colloques comparatistes ont interrogé les représentations du masculin, comme « Fiction(s) du masculin » aux xixe et xxe siècles, à Paris en mai et juin 2012 puis, trois ans plus tard, « Cartographie du masculin » (Paris, 2015) qui a prolongé la réflexion du colloque précédent en l’ouvrant aux siècles antérieurs. Néanmoins, les représentations des hommes au prisme du regard féminin sont encore peu envisagées par la recherche universitaire. N’est-il pas alors temps de considérer ce qui a été écrit par les femmes sur les hommes, non pour questionner la sincérité de leurs textes, mais pour apporter un réel contrepoint à la recherche sur les femmes de l’Ancien Régime ? Au lieu d’interroger les représentations de cet « Autre » qu’est la femme, objet de discours masculins ou féminins, il s’agirait enfin d’examiner comment les femmes conçoivent « leur Autre » : en somme, de faire changer l’altérité de camp.

Cette journée d’étude pluridisciplinaire s’inscrit dans le regain d’attention actuel dont bénéficient les œuvres de femmes. Elle s’intéressera au regard que les femmes de France des xviie et xviiie siècles ont posé sur les hommes, et à la manière dont elles les ont représentés. Les propositions pourront porter sur des corpus fictionnels ou non fictionnels, ainsi que sur tout mode d’expression artistique.

Les propositions (250 mots maximum), suivies d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer au comité organisateur avant le 15 octobre 2019.

Caroline Biron : caroline.biron@univ-nantes.fr

Anne Boiron : anne.boiron@univ-nantes.fr

Nathalie Grande : nathalie.grande@univ-nantes.fr

New Publications

Request Desk/Exam Copy Download Cover Image Ceremonial Splendor Performing Priesthood in Early Modern France (Joy Palacios)
Posted: 14 Sep 2022 - 04:51

Joy Palacios, Request Desk/Exam Copy Download Cover Image Ceremonial Splendor Performing Priesthood in Early Modern France, University of Pennsilvania Press, 2022.

By the end of France’s long seventeenth century, the seminary-trained, reform-minded Catholic priest had crystalized into a type recognizable by his clothing, gestures, and ceremonial skill. Although critics denounced these priests as hypocrites or models for Molière’s Tartuffe, seminaries associated the features of this priestly identity with the idea of the vray ecclésiastique, or true churchman.

Ceremonial Splendor examines the way France’s early seminaries promoted the emergence and construction of the true churchman as a mode of embodiment and ecclesiastical ideal between approximately 1630 and 1730. Based on an analysis of sources that regulated priestly training in France, such as seminary rules and manuals, liturgical handbooks, ecclesiastical pamphlets and conferences, and episcopal edicts, the book uses theories of performance to reconstruct the way clergymen learned to conduct liturgical ceremonies, abide by clerical norms, and aspire to perfection.

Joy Palacios shows how the process of crafting a priestly identity involved a wide range of performances, including improvisation, role-playing, and the display of skills. In isolation, any one of these performance obligations, if executed in a way that drew attention to the self, could undermine a clergyman’s priestly persona and threaten the institution of the priesthood more broadly. Seminaries counteracted the ever-present threat of theatricality by ceremonializing the clergyman’s daily life, rendering his body and gestures contiguous with the mass. Through its focus on priestly identity, Ceremonial Splendor reconsiders the relationship between Church and theater in early modern France and uncovers ritual strategies that continue to shape religious authority today.

Hardcover
9781512822786
Published: September 2022
$54.95

eBook
9781512822779
Published: September 2022
$54.95

More info here.

Édition de Buford Norman: Quinault, Le Temple de la Paix, L'Églogue de Versailles et textes divers
Posted: 11 Sep 2022 - 06:30

En octobre 1685, Quinault est au faîte de sa carrière. Le Temple de la Paix, qui comptera parmi ses danseurs tout ce qu’il y a de plus brillant à la cour, est souvent considéré comme le dernier d’une longue lignée de ballets de cour. C’est une œuvre complexe et audacieuse, qui met en relief les différences entre la génération de Louis XIV et celle du Dauphin, commanditaire de l’œuvre. Créée trois jours après la révocation de l’Édit de Nantes, cette pastorale évoque les joies de la paix et du repos, les plaisirs et les peines de l’amour, le héros glorieux qui assure le bonheur des autres. Sa structure inhabituelle suggère, cependant, de nombreuses tensions.

Ce volume comprend aussi L’Églogue de Versailles, version remaniée de La Grotte de Versailles (1667-1668), reprise un mois après Le Temple de la Paix. Ces deux pastorales, qui n’ont jamais été l’objet d’une édition critique, sont suivies d’un choix de plusieurs textes de Quinault, où il emploie des thèmes et des images similaires dans d’autres genres, en prose aussi bien qu’en vers. Ce rapprochement permet de mieux comprendre non seulement ces œuvres, mais aussi le contexte artistique et historique de 1685, année pendant laquelle Quinault écrivait son chef-d’œuvre, la tragédie en musique Armide.

 

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Spectactrices ! — V. Lochert, M. Bouhaïk-Gironès, C. Candiard, F. Cavaillé, J.-M. Hostiou, M. Traversier (dir.)
Posted: 5 Sep 2022 - 10:18

Sous la direction de Véronique LochertMarie Bouhaïk-GironèsCéline CandiardFabien CavailléJeanne-Marie HostiouMélanie Traversier

Les femmes occupent une place continue dans le public du spectacle vivant depuis ses origines. Partis en quête des traces de cette présence, les auteurs ici réunis ont repéré les lieux et genres de spectacles que les femmes ont privilégiés, leurs emplacements dans les gradins et les salles, et tenté de retrouver leurs émotions, décantées des commentaires masculins.

Les spectatrices ont souvent été considérées comme soumises à leurs passions et dépourvues de toute distance critique. Elles ont été placées soit dans une position subalterne, reflétant leur place dans la société, soit aux premières loges, non pour leur offrir une qualité du regard mais pour permettre aux spectateurs de les voir et de scruter leurs robes et coiffes. Adversaires et défenseurs du théâtre ont débattu de la présence de ces femmes, les premiers la regrettant, tant cet art favoriserait des désirs illicites, les seconds la louant, les spectatrices devenant cette fois les garantes de la décence et de l’utilité du genre théâtral. Dans le même temps, la réception féminine a joué un rôle croissant dans les stratégies des auteurs et acteurs. En fonction de la période, du lieu, de leur appartenance sociale, les spectatrices ont pu jouir d’une plus ou moins grande liberté ; elles ont également usé de la scène comme d’un lieu d’émancipation, et ont parfois pris soin de laisser de leur expérience des témoignages directs.

Cette étude de grande ampleur permet de redonner à ces femmes une parole et une voix, un corps et des gestes, mais aussi des affects contrastés, de l’exaspération au plaisir.

Replaying the Francophone Early Modern in the Twenty-First Century — L'esprit Créateur (éd. Annelle Curulla, Michael Meere)
Posted: 8 Aug 2022 - 11:18

L’Esprit Créateur, Volume 62, Number 2, Summer 2022

Issue link: https://muse.jhu.edu/issue/48150

CONTENTS

 
Introduction: Replaying the Francophone Early Modern
Annelle Curulla
 
Édouard Glissant's Decolonial Theatre Practice: Histoire de nègre (Tale of Black Histories)
Emily Sahakian
 
The Ghosts of Slavery in Contemporary Theatre from the Francosphere
Clare Finburgh Delijani
 
Les Journées particulières de la Comédie-Française : Une réflexion sur l'actualité et l'inactualité du répertoire
Charline Granger
 
Game Never Over: Replaying History in Interactive Digital Simulation
Jeffrey M. Leichman
 
Des formes fossilisées du temps : Retour sur des expériences de recherche-création
Charlotte Bouteille, Tiphaine Karsenti
 
Discipline and Display: Replaying Libertine Sexualities and Rococo Aesthetics in Twenty-First-Century Paris
Daniel Smith
 
Rameau's Replay: The Reprise of Peru at the Opéra Bastille
Roberto Ignacio Díaz
 
Replay and Resonance: Listening to Jocasta in Œdipe (1659, Corneille) and Incendies (2003, Mouawad)
Alison Calhoun
 
Staging Dom Juan: How Contemporary Performance Practices Play with the Player
Clara McBride
 
Tartuffe in the Post-Truth Era
Emilia Wilton-Godberfforde
 
"The Lens of Now": Interview with Lucie Tiberghien, Founding Artistic Director of Molière in the Park
Annelle Curulla, Michael Meere
 

Book Reviews
 
The Dream of Absolutism: Louis XIV and the Logic of Modernity by Hall Bjørnstad (review)
Anna Rosensweig
 
Spatial Boundaries, Abounding Spaces: Colonial Borders in French and Francophone Literature and Film by Mohit Chandna (review)
Edward Welch

Guillaume Peureux — Poèmes dans la rue. Après les tueries du 13 novembre 2015
Posted: 2 Aug 2022 - 15:35

À la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, de nombreuses personnes ont déposé à proximité des différents lieux de massacres des objets, des images et des textes. Les écrits exposés en ces lieux sont le plus souvent très brefs. Les plus complexes d’entre eux sont des poèmes. On en décompte plus de deux cents. Ces écrits participent à un effort collectif de symbolisation des événements et des sentiments qu’ils ont produits, afin de les fixer pour la mémoire collective ; ils permettent de s’approprier le temps et les événements. Cette irruption de poèmes fugitifs dans l’espace urbain interroge : la poésie n’est pas, pour ainsi dire, à sa place, la rue n’en favorise guère la consommation. Cet ensemble de poèmes produits dans l’urgence des circonstances s’inscrit en fait dans une histoire des formes et des pratiques de l’écriture poétique qui remonte aux siècles classiques et qui s’origine dans les usages les plus anciens de la poésie.

 

https://www.editions-hermann.fr/livre/poemes-dans-la-rue-guillaume-peureux