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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Regards de femmes aux XVIIe et XVIIIe siècles
Posted: Monday, July 15, 2019 - 11:16

Nantes - 3 avril 2020

Journée d’étude pluridisciplinaire

Université de Nantes, L’AMo (L’Antique, Le Moderne, EA 4276)

Comité organisateur :

Caroline Biron, Anne Boiron et Nathalie Grande

 

« Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie ». Invitant à considérer avec prudence les discours masculins tenus sur les femmes – dont relève paradoxalement le traité De l’égalité des deux sexes –, le célèbre constat de Poulain de la Barre trouve toujours, quelques siècles plus tard, son écho dans les études universitaires. La recherche actuelle s’emploie en effet de plus en plus à examiner, interroger et déconstruire les représentations du « beau sexe » sous la plume des hommes, en les comparant notamment à la vision que les femmes donnent d’elles-mêmes. L’examen de textes d’autrices a ainsi ouvert un champ d’investigation toujours dynamique révélant le point de vue des femmes sur leur propre vie, ou encore sur leur valeur. Encouragés par le développement des gender studies, colloques et publications interrogeant la représentation des femmes en divers espaces et temps se sont multipliés. En 2012 et en 2017, l’Université de Bretagne a ainsi convié les chercheurs à questionner l’image des femmes de sciences, puis de pouvoir à travers l’histoire. À la Sorbonne en 2016, c’est aux représentations du corps féminin à la Renaissance que se sont intéressés les intervenants. Dernièrement, à l’invitation de l’Université Côte d’Azur, plusieurs chercheurs se sont penchés sur les « Représentations littéraires et artistiques de la femme japonaise depuis le milieu du xixe siècle ». Ces manifestations ne sont que les échantillons récents de la réflexion foisonnante engagée sur le sujet.

Cependant, n’est-ce pas demeurer prisonnier d’une perspective héritée de longs siècles de « querelle des femmes » que de toujours orienter l’étude vers les perceptions et représentations de celles-ci ? Alors que les visages du féminin sont de plus en plus étudiés, scrutés à la faveur de différentes perspectives, les représentations des hommes demeurent peu questionnées, en particulier du point de vue des femmes. Récemment, plusieurs colloques comparatistes ont interrogé les représentations du masculin, comme « Fiction(s) du masculin » aux xixe et xxe siècles, à Paris en mai et juin 2012 puis, trois ans plus tard, « Cartographie du masculin » (Paris, 2015) qui a prolongé la réflexion du colloque précédent en l’ouvrant aux siècles antérieurs. Néanmoins, les représentations des hommes au prisme du regard féminin sont encore peu envisagées par la recherche universitaire. N’est-il pas alors temps de considérer ce qui a été écrit par les femmes sur les hommes, non pour questionner la sincérité de leurs textes, mais pour apporter un réel contrepoint à la recherche sur les femmes de l’Ancien Régime ? Au lieu d’interroger les représentations de cet « Autre » qu’est la femme, objet de discours masculins ou féminins, il s’agirait enfin d’examiner comment les femmes conçoivent « leur Autre » : en somme, de faire changer l’altérité de camp.

Cette journée d’étude pluridisciplinaire s’inscrit dans le regain d’attention actuel dont bénéficient les œuvres de femmes. Elle s’intéressera au regard que les femmes de France des xviie et xviiie siècles ont posé sur les hommes, et à la manière dont elles les ont représentés. Les propositions pourront porter sur des corpus fictionnels ou non fictionnels, ainsi que sur tout mode d’expression artistique.

Les propositions (250 mots maximum), suivies d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer au comité organisateur avant le 15 octobre 2019.

Caroline Biron : caroline.biron@univ-nantes.fr

Anne Boiron : anne.boiron@univ-nantes.fr

Nathalie Grande : nathalie.grande@univ-nantes.fr

Appel à communications : Conjugalités et extraconjugalités à la cour de France Moyen Âge – XIXe siècle
Posted: Monday, July 15, 2019 - 11:13

Paris, octobre 2020   

 

Ce colloque a pour but d’examiner l’impact de la vie de cour sur le mariage et la vie conjugale. Le terme « conjugalité » est alors défini le plus largement possible afin d’en saisir toutes les réalités : l’acte de mariage et ses modalités (choix du conjoint, cérémonie, alliances), le statut marital confronté à la vie de cour et à ses contraintes (célibat, mariage, veuvage), la vie conjugale entendue comme atout ou frein à l’avancement social, l’extraconjugalité, les sexualités autres et l’adultère (connu ou caché, favorisé ou non par la rencontre à la cour, donnant naissance à des faveurs potentielles).

L’historiographie, bien que riche concernant la sphère aulique, peine généralement à traiter ensemble la cour et le mariage (avec ses marges) car elle se focalise essentiellement sur l’un ou l’autre de ces deux points. En outre, les travaux étudient généralement le mariage en tant qu’acte de naissance d’une alliance, mais n’explorent pas les aspects concrets de la vie conjugale (échanges entre les époux, contraintes imposées par la vie de cour ou au contraire atout représenté par le couple pour accéder aux honneurs du système de cour…). C’est pourquoi le présent colloque se propose de combler cette lacune. Pour tenter d’articuler les questionnements propres aux deux sujets et y apporter un éclairage nouveau, plusieurs approches seront mobilisées : l’histoire de la famille, l’anthropologie historique, l’économie, mais aussi l’étude des réseaux, du couple et des rapports de pouvoir. Le milieu curial sera alors considéré comme un observatoire de la vie conjugale, de ses contraintes et de ses marges.

Comment les acteurs s’approprient-ils cet environnement et se saisissent-ils des opportunités qui s’y présentent pour mener à bien vie de couple et reproduction sociale ?

Pour viser au mieux à l’exhaustivité, l’on essaiera de considérer les acteurs de la cour dans leur ensemble, plutôt que de se focaliser sur la famille royale.

Axes de recherche envisagés

Les propositions de contribution pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes de recherche suivants.

●        L’acte de mariage : se marier à la cour

Le mariage au sens strict est l’union de deux individus ; il a des retentissements juridiques et sociaux qu’il ne faut pas négliger. En effet, il est l’alliance de deux sphères – masculine et féminine –, de deux familles, de deux parentèles, de deux patrimoines, dans un cadre religieux déterminé (celui du mariage chrétien, pour la cour de France). Par conséquent, l’acte de mariage, pour être compris dans son intégralité, ne doit pas être résumé à l’union des deux fiancés, mais envisagé depuis les négociations qui l’ont précédé, jusqu’à la rédaction du contrat de mariage contenant les dispositions matérielles et juridiques. De plus, le moment du mariage en lui-même mérite que l’on s’y arrête en détail afin de connaître les habitudes et attitudes des courtisans lors de l’organisation des festivités qui entourent la conclusion de l’alliance. Cette thématique peut alors être décomposée en deux questionnements complémentaires.

Premièrement, il s’agira d’observer comment la cour peut devenir un marché matrimonial mobilisé par ceux qui la composent. Ceci aura pour but d’examiner les logiques qui sous-tendent le choix des conjoints : formation des alliances, construction de parentèles, intégration de réseaux, recherche de mariages financièrement favorables… Cette réflexion pourra fournir l’occasion de suivre des itinéraires individuels ou familiaux et de déterminer certaines stratégies matrimoniales au sein de groupes sociaux divers (haute aristocratie, noblesse de robe, officiers domestiques). Pourrait également, à cette occasion, être étudiée la manière dont les négociations matrimoniales sont perçues par les contemporains et représentées dans la fiction dramatique. En outre, il sera possible d’envisager la fréquentation des résidences royales par les officiers et officières des Maisons comme point de départ favorable à la formation d’alliances, voire de dynasties d’officiers. Peut-on parler d’une endogamie ou homogamie curiale ? Enfin, le poids de la volonté royale pourra être également considéré afin d’observer dans quelle mesure le pouvoir exerce un contrôle sur les alliances matrimoniales. Ainsi, par l’analyse de cas particuliers, pourront se dégager des logiques générales qui nous renseignent sur la façon dont les souverains ont souhaité favoriser ou affaiblir certaines familles, créer des clientèles, récompenser des serviteurs fidèles, maintenir un ordre ferme dans les hiérarchies sociales (en évitant par exemple les mariages exogamiques, entre familles de la robe et familles de la noblesse ancienne…). C’est finalement toute la question du complexe « État-famille » – la structuration conjointe des lignages et du pouvoir – qui pourra être interrogée.

Deuxièmement, les contributions pourront montrer quelles sont les modalités pratiques de l’acte de mariage à la cour. Dans la continuité de la réflexion sur le choix du conjoint et les politiques matrimoniales, une place doit donc être accordée aux projets de mariage réalisés ou avortés, décrits par les contemporains. Dans ces conditions, l’étude des contrats de mariage et de leur établissement sera particulièrement recherchée car elle constitue un apport important à l’histoire du mariage à la cour. Dans une perspective d’histoire socio-économique, ce sont les montants et la composition des dots qui devront interpeller, autant que l’observation de la liste des témoins au contrat de mariage qui permet de comprendre l’inscription sociale des familles et individus considérés. Enfin, se marier à la cour impose une certaine matérialité sur laquelle les contributions pourront se pencher. Selon les sources et documents disponibles, l’examen d’exemples individuels ou bien l’observation de situations en série pourront donner à voir certaines réalités des festivités entourant le mariage : composition de la fête, repas, menus, coût, acteurs mobilisés (par exemple pour célébrer la cérémonie)… Autant d’éléments à confronter pour s’interroger sur une spécificité des noces organisées à la cour.  

●        Vie conjugale et vie de cour

S’intéresser aux conjugalités à la cour de France invite à croiser continuellement deux domaines de recherche : l’histoire du couple et l’histoire de la cour. Par conséquent, les propositions qui chercheront à comprendre les interactions nées de cette étude inédite seront valorisées. Elles pourront répondre aux questionnements suivants : quelles sont les répercussions des impératifs de la vie de cour sur le statut marital ? Comment les individus peuvent-ils user du mariage pour « faire leur cour » ?

Premièrement, nous souhaitons envisager la question au prisme particulier des contraintes curiales qui pèsent sur les couples. Les contributions qui étudieront les impératifs liés à l’exercice d’une charge sont alors particulièrement recherchées, si elles mettent en relation ces impératifs avec la vie conjugale et son déroulement quotidien (fréquentation, éloignement, éducation des enfants…). De la même façon, les voyages de la cour pourront être analysés comme autant de freins à la vie commune des conjoints.

Deuxièmement, dans un mouvement réflexif inverse, il sera intéressant de placer au cœur des questionnements l’atout que représente la conjugalité sur l’échiquier curial. Par exemple, le fait d’être marié à un officier ou à une officière de la Couronne ouvre parfois les portes de la résidence royale, offrant alors l’opportunité d’être logé aux côtés du conjoint et auprès de la famille royale. De la même façon, les contributions pourront observer comment les honneurs curiaux peuvent être partagés par les maris et les femmes, les épouses d’officiers obtenant par exemple certaines distinctions par ricochet. En adoptant un regard multiscalaire sur l’échelle sociale, nous ouvrons la possibilité d’analyser tous les bénéfices que retirent les époux ou épouses d’officiers et serviteurs : logement à la cour, honneurs, invitation aux voyages de la cour, pensions, élargissement des clientèles...

●        Extraconjugalités : célibat, sexualités, adultère, veuvage

Ce troisième axe de recherche vise à saisir les limites de la conjugalité, les exceptions et les marges de la vie maritale. Le terme « extraconjugalité » prendra en compte toute situation sociale en dehors des liens du mariage et pourra être décliné en trois volets principaux.

Nous proposons tout d’abord d’examiner le cas des célibataires, c’est-à-dire de ceux et celles qui évoluent en contexte aulique sans avoir été mariés. Une première question à ce sujet porte sur l’articulation entre détention d’un office et situation maritale : certaines charges imposent par exemple d’être célibataire, comme celles de fille d’honneur, tandis que d’autres, à l’inverse, supposent une certaine expérience en matière matrimoniale (songeons aux dames d’honneur ou aux gouvernantes). En outre, l’on peut se demander s’il est possible de vivre à la cour tout en restant seul ; les charges réservées aux jeunes sont, par exemple, un moyen utile pour trouver un conjoint. Ces différents points permettront plus généralement de s’interroger sur les notions de choix et de contrainte.

Plus directement, le terme d’« extraconjugalité » s’applique aux personnes qui entretiennent des relations amoureuses ou charnelles en dehors des liens sacrés du mariage, qu’il s’agisse de concubinage ou d’adultère. Comment ces relations étaient-elles mobilisées et considérées à la cour ? En adoptant les perspectives de l’histoire du genre et des femmes, se révèlent des différences fondamentales selon le sexe des individus : l’adultère est surtout rejeté (et parfois même sanctionné) lorsqu’il est commis par des femmes. Le traitement de cette problématique implique également de prendre en compte d’autres dimensions propres à la vie de cour, qui peuvent modifier les pratiques et les regards portés sur l’extraconjugalité. La cour de France est souvent vue comme un espace de galanterie, voire de libertinage, où les relations hors mariage sont fréquentes et relativement tolérées. Elles sont par exemple acceptées lorsqu’elles concernent des femmes devenues maîtresses du souverain ou des hommes devenus favoris, parfois amants ; l’on doit alors s’interroger sur les possibilités qu’ouvre la faveur royale et sur la manière dont elle peut affecter les structures familiales traditionnelles. À ce stade d’analyse, c’est aussi la notion de « capacité d’action » (ou « agency ») qui peut être mise à l’épreuve.

Enfin, l’idée d’« extraconjugalité » telle que nous la considérons peut aussi s’appliquer aux veufs et aux veuves, notamment ceux des officiers. En ce sens, le colloque vise à aborder la question du deuil, dans la matérialité et dans les pratiques sociales qu’elle implique (comportements, contraintes vestimentaires...) : qu’est-ce qu’être veuf/veuve à la cour ? Un regard doit également être porté sur les effets qu’a le veuvage sur la vie curiale. Il n’est pas toujours évident de saisir les droits et les contraintes que cette situation impose, notamment de savoir si elle oblige les personnes concernées à se retirer.

 

Organisation

Comité d’organisation :

- Pauline Ferrier-Viaud, Sorbonne Université – Centre Roland Mousnier (UMR 8596)/IRCOM

- Flavie Leroux, EHESS - CRH

Avec le soutien scientifique de Fanny Cosandey (directrice d'études à l'EHESS) et de Lucien Bély (professeur d’histoire moderne à Sorbonne Université)

 

Conseil scientifique :

- Lucien Bély, Professeur d’histoire moderne à Sorbonne Université

- Aurélie Chatenet-Calyste, Maîtresse de Conférences à l’Université Rennes 2

- Fanny Cosandey, Directrice d’études à l’EHESS

- Robert Descimon, Directeur d’études à l’EHESS

- Pauline Ferrier-Viaud, Docteure en histoire de Sorbonne Université

- Murielle Gaude-Ferragu, Maîtresse de Conférences à l’Université Paris 13

- Nicolas Le Roux, Professeur d’histoire moderne à l’Université Paris 13

- Flavie Leroux, Docteure en histoire et civilisations de l’EHESS

- Dorothea Nolde, Professeure d’histoire moderne à l’Université de Vienne

- François-Joseph Ruggiu, Professeur d’histoire moderne à Sorbonne Université/Directeur de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales-CNRS

- Charles-Éloi Vial, archiviste-paléographe, conservateur à la BnF-Département des Manuscrits

- Agnès Walch, Professeure d’histoire moderne à l’Université d’Artois

●       Calendrier prévisionnel et modalités de soumission

Le colloque aura lieu au mois d’octobre 2020 à Paris.

Les propositions de communication sont à envoyer à Pauline Ferrier-Viaud et à Flavie Leroux à l’adresse

conjugalites.colloque2020@gmail.com

avant le 4 octobre 2019 au plus tard.

*

Les candidats recevront une réponse quant à leur participation au colloque avant le 1er décembre 2019.

Les propositions doivent inclure, en une ou deux pages maximum :

L’identité du chercheur ou de la chercheuse (nom, prénom, adresse électronique, statut, discipline et affiliation institutionnelle)

Le titre de la communication

La proposition de contribution, spécifiant le contenu de la communication, la méthode employée et les sources mobilisées

Éventuellement la thématique dans laquelle s’inscrit la proposition.

Les langues de travail du colloque seront le français et l’anglais. La majorité des échanges auront lieu en français, il est donc attendu des participants une compréhension du  français leur permettant de suivre les discussions.

CfP: Panel on "Daring Authorship: Women in Early Modern Europe" at RSA 2020
Posted: Monday, July 15, 2019 - 11:03

Organizer and Chair: Kathleen Loysen (Montclair State University)

I propose a panel dedicated to examining how women authors saw themselves and how others saw women as authors in the European early modern period – essentially, the question of women’s prises de parole, or assuming for themselves the privilege of speaking and writing authoritatively. Examples can be taken from works known to be authored by women, or from those presented as if authored by women (and any ensuing textual manipulation that such a presentation would entail). Examples can be drawn from any genre, but papers are especially welcome which examine texts where women self-consciously reflect on their status as authors.    The intent of the panel is to explore the notion of authorship itself: how women saw themselves as authors, and the ways in which women were presented as authors, authorities, and originators of multiple modes of discourse (both oral and written).

Abstracts of 150 words due 7/31/19 to loysenk@montclair.edu.

Renaissance Socity of America Conference (pending panel acceptance) is in Philadelphia, April 2-4, 2020.

CfP: Society for French Studies 61st Annual Conference
Posted: Monday, July 15, 2019 - 10:54

University of Bath

29 June – 1 July 2020

We are pleased to invite proposals for papers (in English or French; duration: 20 minutes) for panel sessions on the following topics:

Museums and Collections 

Photography and Visual Culture

Philosophy and Political Protest

Language and Learning

Food and Eating

France and Asia

The Ethics of Psychoanalysis, 60 years on

Pollution, Contamination and Contagion

Legitimacy and Illegitimacy

Journeys

Economy, Finance, Bankruptcy

Popular Fiction

Tribalism

The suggested topics may be interpreted widely and are intended to encompass as broad an historical range as may be applicable. Please provide a short abstract (250-300 words), outlining the argument of the proposed paper and indicating the topic you have chosen. Abstracts should be framed with a view to addressing an audience made up of both specialists and non-specialists, and should include the proposer’s contact details (email & regular mail).

The Society encourages proposals for complete panels (of 3 or 4 speakers) on either the suggested topics, or from any area of French studies, and it is hoped that approximately half of the parallel sessions at the conference will emerge from complete-panel proposals. These should include the names, e-mail and postal addresses of all speakers, and those of the proposed session chair, who should not be one of the speakers. As well as a 250-300-word abstract for each speaker, proposals should contain a brief outline of the rationale and motivation of the proposed panel (no more than one printed page). One individual involved should be clearly designated as the proposer with overall responsibility for the proposed session. The Society is also happy to consider other formats than 3 to 4 traditional 20-minute papers for complete panels, which might include (but are not limited to): pre-circulated materials, performance or creative practices, project-based sessions, pedagogical workshops, non-academic partnerships.

Papers and panels are selected on the basis of peer review: you should know by mid November 2019 whether it has been possible to include your paper/panel. We especially invite applications from postgraduate students. NB. In order to encourage as wide a participation as possible, we have revoked the rule that no individual may present a paper at two successive annual conferences.

Please send abstracts (by e-mail) by 20 September 2019 to the Conference Officer, Dr Victoria Turner at the following address:sfsbath2020@gmail.com. For further information on the conference, please see https://www.sfs.ac.uk/conferences/2020-annual-conference

****************

61e Congrès annuel

Université de Bath

29 juin – 1 juillet 2020

 

APPEL À COMMUNICATIONS

Nous vous invitons à nous faire part de vos propositions de communication (en français ou en anglais; durée: 20 minutes) pour des sessions consacrées aux sujets suivants :

Les musées et les collections

La photographie et la culture visuelle

La philosophie et les manifestations politiques

La langue et l’apprentissage

La nourriture et l’alimentation

La France et l’Asie

L’Éthique de la psychanalyse, 60 ans plus tard

La pollution, la contamination, la contagion

La légitimité et l’illégitimité

Les voyages

L’économie, la finance, la faillite

La fiction populaire

Le tribalisme

Ces sujets se prêtent aux approches disciplinaires et aux contextes historiques les plus divers. Veuillez fournir un court résumé (250-300 mots) de votre proposition de communication, indiquer la session dans laquelle il s’inscrit, ainsi que vos coordonnées (nom, institution, adresse électronique). Nous rappelons que les propositions de communication doivent s’adresser à un public de spécialistes comme de non-spécialistes.

Le Comité scientifique examinera également des propositions de sessions complètes portant soit sur les thèmes ci-dessus, soit sur les différents domaines des études françaises et francophones. Les organisateurs encouragent vivement ce type de propositions qui devraient constituer la moitié des sessions du congrès. Les propositions devront être accompagnées des noms et des coordonnées (institution, adresse électronique) de tous les intervenants (3 ou 4) et du président de la session ainsi que des résumés des interventions (250-300 mots par communication) et d’une page résumant les objectifs de la session proposée. Le président de séance ne figurera pas parmi les intervenants. Le nom de la personne responsable de la session doit être clairement indiqué. Le Comité scientifique prendra également en considération d’autres formats de session que le format traditionnel (3 ou 4 communications de 20 minutes) qui pourraient inclure (mais sans s’y limiter) : des matériaux pré-distribués; des performances/des pratiques créatives; des sessions liées à des projets particuliers; des ateliers pédagogiques; des partenariats non-académiques.

Toutes les propositions seront étudiées par le Comité scientifique et les décisions seront communiquées vers le milieu du mois de novembre 2019. Les doctorant·es sont vivement encouragé·es à participer. Veuillez noter qu’afin d’encourager une participation aussi large que possible, il est possible de donner une communication lors de deux congrès consécutifs.

Les propositions de communication et de sessions sont à envoyer par courriel avant le 20 septembre 2019 à l’organisatrice du congrès, Dr Victoria Turner, au courriel suivant: sfsbath2020@gmail.com. Pour plus de renseignements sur le congrès, veuillez consulter https://www.sfs.ac.uk/conferences/2020-annual-conference.

Colloque: Gournay philosophe
Posted: Wednesday, July 10, 2019 - 15:02

Université Jean Moulin-Lyon 3. Faculté de philosophie. IHRIM-Lyon3

1-2 avril 2020

Organisation: M.-F. Pellegrin

Comité scientifique: Ph. Desan, S. Ebbersmeyer, E. Ferrari, I. Garnier, T. Gontier,R. Hagengruber, S. Hutton, M.-F. Pellegrin, L. Shapiro.

Proposals for contributions must include a title and a summary of 200 words. They must be sent as an attachment (word or PDF) to M.-F. Pellegrin (marie-frederique.pellegrin@univ-lyon3.fr) before September 15, 2019. They will then be examined by the scientific committee of the conference.

Link to announcement : https://www.fabula.org/actualites/gournay-philosophe_90624.php

 

Marie le Jars de Gournay (1565–1645) is a philosopher, or at least that is the premise of this call for papers. A writer, translator, publisher, linguist, critic, literary theorist, she is already recognized as a woman of letters. She is usually associated with philosophy by way of her relationship with Montaigne, who referred to her as his adopted daughter, or fille d’alliance, and entrusted her with the posthumous publication of his Essays. We also know about her connection to La Mothe La Vayer, which invites a study of her intellectual connection to certain modern forms of scepticism beyond just Montaigne (notably with what has been called libertinage érudit). From a philosophical perspective, therefore, it is of interest first of all to look more closely at the role of scepticism in her thought. But reading her work also requires making sense of her use of Platonism and Aristotelianism. Just the variety of these influences shows the role philosophy plays in her thought. This leads on the one hand to a need for a precise study of the philosophical influences in Gournay’s work, and on the other hand to the question of whether Gournay has her own philosophy that can be illustrated and explained.

It would seem, then, that Gournay is not a philosopher simply by erudition and absorption. Her writings confront numerous philosophical issues through a large variety of genres: autobiography, maxims, digressions, philosophical commentary, and the promenade (philosophical novel and meditation), not to mention the treatise, are all ways of thinking and expressing philosophical convictions. The formal abundance of Gournay’s work in itself illustrates, moreover, the need to rethink the recognized forms of philosophical expression in the modern era, especially if we want to include women philosophers.

Many of the topics that interest Gournay touch on philosophy either indirectly or directly: indirectly, for example, when her poetic bias in favour of Petrarchism suggests anti-Stoic concerns; more directly, of course, with her philosophical treatises on equality. It is significant that Bayle cites her alongside Poulain de la Barre among the theorists of gender equality in note B of the article on “Marinella” in the Dictionnaire historique et critique.

Indeed, Gournay proposes a vast reflection on humans and their innate and constructed capacities. She thus examines the question of sex and of gender. At its heart, her philosophical reflection is feminist. Her thought in this respect is original in more than one way. First, the framework of equality that she champions is a minority framework, and thus original in its time. Second, her feminism does not simply have a religious or moral dimension; she makes it a social issue and statement. It is the place of scholars, and especially of female scholars in society that interests her. The issue is therefore also political. In this perspective, Gournay takes part in important political debates.

She is simultaneously associated with the academic projects that were reshaping the world of letters at this time. In light of the significant changes taking place in this milieu, Gournay’s modernism and anti-modernism also deserve to be interrogated in a philosophical and political way.

At any rate, such positions vis-à-vis her own society also demonstrate an ethical reflection whose moralistic themes have a profoundly philosophical depth.

It is finally important to emphasize Gournay as a scientist, who we know still too little. Passionate about experiments, in particular in the alchemical domain, Gournay dedicates a lot of time and of money to her scientific researches. This interest can be put in touch with her appreciation of the role of the curiosity (in particular feminine) in science.

What are de Gournay’s philosophical influences?

Can we identify Gournay’s own philosophy?

What are the anthropological, moral, social, and political stakes of her feminism?

The larger aim of this symposium is to participate in the exhumation of a philosophical matrimoine (exhumantion of a female philosophical heritage) which is actually remarkable for the modern era, but which the standard philosophical canon still largely obscures, especially in France. Many seventeenth-century writers of both sexes who patiently compiled lists of learned women invite this kind of investigation. Specifically, Gilles Ménage encourages such an approach, having published his Histoire des femmes philosophes, which deals only with Antiquity, in 1690. It is appropriate to extend this valorisation of women philosophers into his own time, namely the modern era.

Following the symposium, the contributions retained by the committee will be published in a volume that aims to be a kind of Companion to Gournay. It will be published in English in the collection Women in the History of Philosophy and Sciences (Springer; Eds. R. Hagengruber, G. Paganini, M. E. Waithe) in order to reach a large audience of specialists, non-specialists, and curious readers.  

New Publications

Diderot : L'Ordre et le devenir (Amor CHERNI)
Posted: 14 Sep 2022 - 05:18

Amor CHERNI, Diderot : L'Ordre et le devenir, Genève, Droz, 2022.

Diderot est-il un philosophe ? La qualité lui a souvent été contestée, tout directeur de l’Encyclopédie fût-il. Articulée autour de quelques principes, dont le plus important est celui de la dépuration de l’univers, la pensée de Denis Diderot touche à tous les domaines du savoir : elle reprend des problèmes débattus depuis fort longtemps, comme le pouvoir et les limites des sens, l’origine et la fonction du langage, la signification et le rôle de l’art. Elle n’esquive ni la thèse inédite ni les débats nourris par les savants et les philosophes du temps. D’une part, en prêtant à la matière inerte certaines caractéristiques des êtres sensibles, Diderot élabore une théorie de la nature où mécanisme et vitalisme s’équilibrent pour assurer aux choses force et dynamisme d’un côté, ordre et constance de l’autre. Il éprouve, d’autre part, sa pensée politique en discutant les origines de la société civile, le processus de formation du pouvoir politique et l’apparition de déviances telles que le despotisme et la tyrannie. Ainsi, en associant étroitement les rouages de la société aux lois de la nature, Diderot s’emploie-t-il à définir les fondements des droits de l’homme et des valeurs morales.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Le Huguenot et le sauvage : L'Amérique et la controverse coloniale, en France, au temps des guerres de Religion (1555-1589). Troisième édition revue et augmentée (Frank LESTRINGANT)
Posted: 14 Sep 2022 - 05:15

Frank LESTRINGANT, Le Huguenot et le sauvage : L'Amérique et la controverse coloniale, en France, au temps des guerres de Religion (1555-1589). Troisième édition revue et augmentée, Genève, Droz, 2022.

Ce livre a pour objet le " corpus huguenot " des textes sur l'Amérique. Au XVIe siècle, la plupart des entreprises conduites par la France au Nouveau Monde sont le fait des protestants, Roberval au Canada, Villegagnon au Brésil, Ribault et Laudonnière en Floride. Or les protestants français apparaissent en butte à une contradiction qui confère à leur action et à leur réflexion un caractère spécifique. D'un côté ils combattent l’impérialisme espagnol et divulguent la " légende noire " de la conquête de l'Amérique. Mais à partir du moment où, chassés de France par les persécutions et la guerre civile, ils s'efforcent eux-mêmes de prendre pied au Nouveau Monde, ils se trouvent à leur tour confrontés au problème de l’altérité indienne. De cette surprise naît une attitude embarrassée, qui oscille entre l'exaltation du libre sauvage et sa condamnation comme héritier de la malédiction de Cham. Dans l’histoire de la colonisation, l'expérience huguenote aux Amériques annonce la Virginie de Raleigh et à plus longue échéance la Nouvelle-Angleterre des Puritains et la Pennsylvanie des Quakers. Par-delà le mythe du Bon Sauvage qu'il esquisse et les utopies qu'il invente, cet ensemble incomparable de textes procédant de témoins, d'historiens, de théologiens et de polémistes ouvre des perspectives d'une étonnante modernité. À côté de l’histoire événementielle, diplomatique et littéraire, ce livre réserve une large place à ce que La Popelinière appelait " l’histoire des histoires ", la critique de l’histoire par les historiens. De la trame des événements et des écrits, retracée en huit chapitres, se détachent des études monographiques consacrées à Jean de Léry, Urbain Chauveton, René de Laudonnière, Jacques Le Moyne de Morgues, Richard Hakluyt, ainsi qu’à l’œuvre américaine de Montaigne et du cosmographe André Thevet.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

L'Attention au monde : Paysages gravés du XVIIe siècle, catalogue d'exposition (avec des essais de H. Brunon, F. Cousinié, A. Domènech, S. Hilaire, L. Pérez-Oramas)
Posted: 14 Sep 2022 - 05:06

L'Attention au monde : Paysages gravés du XVIIe siècle, catalogue d'exposition (Rouen, Maison de l'Université, 29 septembre-4 novembre 2022), avec des essais de H. Brunon, F. Cousinié, A. Domènech, S. Hilaire, L. Pérez-Oramas, Paris, éd. 1 :1, 2022, 132 pages, 20 euros (isbn : 979-10-97193-05-8)

L'ouvrage accompagne l'exposition accueillie à la Maison de l'Université de Rouen (Place Emile Blondel, Mont-Saint-Aignan) du 29 septembre au 4 novembre 2022.

Elle regroupe une trentaine d'œuvres gravées consacrées au paysage et dues à des artistes actifs entre France, Flandres et Italie au XVIIe siècle : Claude Le Lorrain, Sébastien Bourdon, Henri Mauperché, Israël Silvestre, Francisque Millet, mais aussi les graveurs d'origine flamande Albert Flamen, Herman van Swanevelt, Mathieu Montaigne, Abraham Genoels ou, également actif à Paris, le florentin Stefano Della Bella. Le catalogue reproduit les œuvres exposées et comprend un ensemble d'essais signés des principaux spécialistes du paysage ou des jardins de l'époque moderne dont Hervé Brunon (CNRS), Denis Ribouillault (Université de Montréal), Sylvain Hilaire (Université de Versailles Saint-Quentin), Luis Pérez-Orams (Museum of Moderne Art, New York). En contrepoint de l'exposition, sont également exposées des œuvres d'Antonio Domenech, Koen Broucke et Xisco Mensua offrant une perspective contemporaine sur le paysage

4e de couv. : Si nombre de peintres du XVIIe siècle s'attachèrent au paysage en France, l'histoire de l'art n'a retenu que quelques noms éminents : Le Lorrain, Nicolas Poussin ou Gaspard Dughet avant tout, dont les carrières furent presque exclusivement italiennes. Ajoutons, à Paris, Pierre Patel, Sébastien Bourdon, Henri Mauperché ou Francisque Millet, que complètent quelques plus rares mais précieuses œuvres de Philippe de Champaigne et de Laurent de La Hyre. D'autres « païsagistes », naguère célèbres, Jacques Fouquières, Benoît Dubois, Thomas Pinagier, François Bellin, Michel Lanse, Pierre Forest, Guillerot ou Charles Hérault, ont vu leur production presque entièrement perdue.

C'est ailleurs, c'est-à-dire dans la gravure (eau-forte ou burin), qu'abondent les représentations nous permettant d'apprécier ce que fut ce « genre » pictural ou, plus précisément selon André Félibien, ce « talent » particulier, qui s'imposa en France comme dans toute l'Europe au XVIIe siècle.

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Paysage du paysage. Nicolas Poussin, Claude Gellée Le Lorrain, Sébastien Bourdon (Frédéric Cousinié)
Posted: 14 Sep 2022 - 05:04

Frédéric Cousinié, Paysage du paysage. Nicolas Poussin, Claude Gellée Le Lorrain, Sébastien Bourdon, Dijon, Presses du réel – Œuvres en société, 2022, 446 pages, 51 ill., 32 euros (isbn : 978-2-37896-232-6).

À travers plusieurs paysages emblématiques de Poussin, du Lorrain, de Bourdon et de quelques-uns de leurs contemporains du XVIIe siècle, ce livre se propose de faire apparaître ce que nous désignons comme le paysage du paysage. À savoir le paysage mental, culturel, idéologique, entrelacé au paysage réel ou représenté, et co-constitué par lui dans une simultanée émergence.
Les représentations discursives naguère dominantes, formées par la littérature artistique, la théorie de l'art et l'esthétique, tendaient à absolutiser et à réifier le paysage dans une illusoire et apaisante clôture. Sans doute, comme nous y incitent nombre de recherches, faut-il désormais le considérer davantage comme un espace relationnel, pluriel, voire conflictuel – une Oïkologie, ouvrant sur une écologie culturelle – où s'articulent non seulement de multiples êtres ou objets mais également d'autres champs référentiels décisifs pour l'historien.
La philosophie naturelle permet ainsi d'envisager la question des météores et des divers accidents atmosphériques chez Nicolas Poussin ; la littérature spirituelle réformée est rapprochée de la peinture de Sébastien Bourdon ; un certain nombre de discours mais aussi de pratiques – agraires, sociales, économiques, politiques et diplomatiques – constituent le cadre de référence dans lequel certains des tableaux du Lorrain ont été produits.
Le paradoxe de ce paysage construit, dénaturalisé, culturalisé, rendu à sa puissance dialectique, est l'existence qu'il semble reprendre. Il s'impose avec la force à nouveau de l'évidence sinon de la violence, et renverse la relation de l'objet (paysage) à son sujet premier : un spectateur devenu paysage.

Extraits et table des matières.

La Princesse De Clèves by Lafayette: A New Translation and Bilingual Pedagogical Edition for the Digital Age (ed. Hélène E. Bilis, Jean-Vincent Blanchard, David Harrison, and Hélène Visentin)
Posted: 14 Sep 2022 - 05:01

Hélène E. Bilis, Jean-Vincent Blanchard, David Harrison, and Hélène Visentin. La Princesse De Clèves by Lafayette: A New Translation and Bilingual Pedagogical Edition for the Digital Age. Ann Arbor, MI: Lever Press, 2022.

https://doi.org/10.3998/mpub.12629286. EPUB.

The editors of this volume designed it with French language and culture learners in mind. The text provides a bilingual edition to foreground French literary and linguistic content and encourage students' reflection on the novel's translation. The translation offers a rich variety of pedagogical dossiers with a wide range of resources and approaches for teaching and exploring La Princesse de Clèves in twenty-first century courses. The translation is enriched by translator's notes that compare the current translation with earlier editions and shed light on the socio-cultural context of Lafayette's time.