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Calls for Papers and Contributions

CfP: Southeastern Renaissance Conference 2019
Posted: Wednesday, May 15, 2019 - 09:48

The Southeastern Renaissance Conference invites submissions for our 76th annual conference, which will be hosted by North Carolina State University on October 18–19, 2019 in Raleigh, NC.

Papers can be on any aspect of Renaissance literature, history, philosophy, music, art, or culture. Please submit your full essay (20-minute reading time maximum, or no more than 2,500 words) here: SRC Paper Submission Module.

For consideration for the 2019 Conference, papers must be submitted by: June 7, 2019.

Those submitting papers for the 2019 Conference will receive a response from the SRC by: July 1, 2019.

Submission of your work to the SRC is also an automatic submission to Renaissance Papers, the journal of the Conference. Articles not accepted for delivery at the meeting may still be considered for publication in the journal.

Appel à communications : Le personnage romanesque au miroir du lecteur. Procédés et formes de l’identification
Posted: Wednesday, May 1, 2019 - 11:41

Journée d’études organisée par Émilie Pézard et Antonia Zagamé

13 décembre 2019 – Université de Poitiers

Propositions: le 15 juin 2019

Depuis les années 1990, l’essor des théories de la fiction a permis la réhabilitation d’une conception mimétique du personnage, selon laquelle l’« existence » du personnage aux yeux du lecteur doit moins être pensée comme la « superstition littéraire » que dénonçait Paul Valéry, que comme une illusion structurante de la lecture. « L’être romanesque, pour peu qu’on oublie sa réalité textuelle, se donne à lire comme un autre vivant susceptible de maints investissements[1] », écrit Vincent Jouve dans L’Effet-personnage. Cette projection du lecteur dans le personnage, qui assure son immersion dans l’univers fictionnel, peut être perçue, non comme une modalité de lecture naïve à opposer à la lecture savante, mais comme la manifestation de cette « suspension volontaire de l’incrédulité » où se combinent illusion et lucidité, ainsi que l’analysait déjà R. L. Stevenson : « Les personnages ne sont que des pantins. Le poing osseux du marionnettiste les anime très visiblement, leurs ressorts n’ont rien de secret, leurs figures sont de bois, leurs ventres bourrés de son, et malgré cela nous partageons le cœur battant leurs aventures[2]. »

Pour penser les formes que prend ce « partage » entre lecteur et personnage, la théorie littéraire s’appuie sur deux concepts : l’empathie, c’est-à-dire le fait d’éprouver les sentiments du personnage, et l’identification. On peut supposer que si, comme l’écrit Françoise Lavocat, « le concept d’empathie a largement supplanté celui d’identification[3] », c’est notamment parce que celui-ci, dans le spectre large d’attitudes qu’il embrasse, peut davantage prêter le flanc à l’accusation de naïveté : la notion d’identification peut en effet impliquer que le lecteur partage, non seulement les émotions, mais aussi les valeurs, le caractère et le comportement du personnage ; elle suggère que ce partage déborde le temps de la lecture pour infuser l’existence du lecteur. En ce sens, l’identification semble glisser vers l’horizon psychopathologique du bovarysme, défini par Jules de Gaultier comme « la faculté de se concevoir autrement qu’on n’est ». Longtemps accusée d’être le signe d’une abolition de toute distance entre le lecteur et le texte, l’identification peut pourtant également se situer du côté du jeu et de l’émancipation. La circulation entre la littérature et la vie suggérée par l’identification croise la notion d’exemplarité pour mettre en valeur la puissance pragmatique de la littérature.

En s’appuyant sur les acquis des théories de la fiction et de la lecture, cette journée d’études, organisée par l’équipe B2 du FoReLLIS (Université de Poitiers) vise à apporter un éclairage historique à la question de l’identification, nourri par l’analyse des lectures réelles qui ont été faites des fictions romanesques. Il s’agira d’aborder dans une perspective littéraire cette notion déjà examinée par les sociologues, les experts des sciences de l’éducation, les psychologues et psychanalystes, les spécialistes d’arts du spectacle (projet IdEm).

La réflexion pourra s’organiser autour de plusieurs axes.

1) Comment définir l’identification romanesque ?

Les propositions de communication pourront d’abord s’attacher à circonscrire la notion d’identification. Quel contenu précis donner à cette expression que Michel Picard jugeait une « facilité de langue[4] », et que l’on trouve si souvent convoquée par les lecteurs ? Les processus d’identification sont en effet, comme l’écrit justement Dominique Rabaté, « assez rarement analysés dans la complexité de leur dynamique » : à qui s’identifie le lecteur ? Et pourquoi ? Est-il guidé par une ressemblance existant entre lui et le personnage : s’identifier, est-ce se reconnaître ? Mais la similarité entre le lecteur et le héros dans lequel il se projette peut n’être que très partielle, voire inexistante : l’identification n’est-elle pas alors avant tout un effet créé par le texte ? Le mot désigne-t-il la même notion d’une époque à l’autre, d’un lecteur à l’autre ?

2) Comment le texte romanesque suscite-t-il l’identification ?

Un autre axe d’étude réside dans l’examen des procédés textuels visant à produire cet effet. Au-delà des irréductibles différences individuelles, y a-t-il des effets de lecture partagés par des lecteurs, et quels sont-ils ? Comment les romanciers invitent-ils leurs lecteurs à s’identifier aux personnages ? Quinze ans après L’Effet-personnage dans le roman (1992), où Vincent Jouve répertorie différents procédés narratifs et la manière dont ils suscitent identification, proximité ou au contraire distanciation, Suzanne Keen remet en cause l’effet qu’on peut attribuer aux différentes techniques narratives. Faut-il en conclure que la narratologie thématique, qui étudie l’histoire et les actions des personnages, pourrait être une piste plus féconde que la narratologie modale ? L’hypothèse de Françoise Lavocat selon laquelle « une analyse qui ferait appel à la rhétorique, plutôt qu’à la narratologie, aurait plus de chances d’aboutir[5] » demande aussi à être vérifiée. Pourrait-on procéder à une stylistique de l’identification ?

3) Peut-on élaborer une poétique historique de l’identification ?

Cette journée d’études sera enfin l’occasion de s’interroger sur les formes et les procédés littéraires de l’identification, dans une approche transséculaire, du XVIIesiècle à nos jours, afin de constituer une poétique historique de l’identification. L’historicité de la notion est encore peu mise en valeur dans les études critiques. Françoise Lavocat[6], ainsi que le chercheur américain Nicholas Paige[7] ont posé des jalons en ce sens pour la fiction d’Ancien Régime. Leurs travaux incitent à poursuivre l’interrogation sur les formes de l’identification dans une perspective diachronique, en examinant notamment les variations liées aux genres (roman vsnouvelle, sous-genres du roman, registre réaliste vs romanesque…).

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Les propositions de communication (environ 2000 signes), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 15 juin 2019 aux adresses suivantes : emilie.pezard@univ-poitiers.fr et antonia.zagame@gmail.com. La réponse sera envoyée à la fin du mois de juin.

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Carnet de recherche du FoReLLIS B2 :  https://anranticip.hypotheses.org

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Bibliographie indicative

Collovald Annie et Erik NEVEU, Lire le noir : enquête sur les lecteurs de récits policiers, Rennes, PUR, 2013.

ECO Umberto, « Quelques commentaires sur les personnages de fiction » (trad. de l’anglais par Francis Farrugia), SociologieS [En ligne], Dossiers, Émotions et sentiments, réalité et fiction, 2010.

GEFEN Alexandre et Bernard VOUILLOUX (dir.), Empathie et esthétique, Paris, Hermann, 2013.

Jauss Hans Robert, Pour une esthétique de la réception, Paris, Gallimard, coll. Tel, 1978.

JOUVE Vincent (dir.), L’expérience de lecture, Paris, Éd. l’Improviste, 2005.

JOUVE Vincent, L’Effet-personnage dans le roman, Paris, PUF, coll. Écriture, 1992.

KEEN Suzanne, « A Theory of Narrative Empathy », Narrative, vol. 14, no 3, p. 207-236.

KEEN Suzanne, Empathy and the novel, New York, Oxford University Press, 2007.

LARRIVÉ Véronique, Du bon usage du bovarysme dans la classe de français : développer l’empathie fictionnelle des élèves pour les aider à lire les récits littéraires : l’exemple du journal de personnage, Université Michel de Montaigne - Bordeaux III, 2014.

LAVOCAT Françoise, Claude MURCIA et Régis SALADO (dir.), La Fabrique du personnage, Paris, Champion, coll. Colloques, congrès et conférences sur la Littérature comparée, 2007.

LAVOCAT Françoise, Fait et fiction. Pour une frontière, Paris, Seuil, coll. Poétique, 2016.

LENAIN Thierry et Aline WIAME (dir.), Personne/Personnage, Paris, Vrin, coll. Annales de l’Institut de philosophie de l’Université de Bruxelles, 2011.

LÉVY Clara, Le roman d’une vie : les livres de chevet et leurs lecteurs, Paris, Hermann, 2015.

LYON-CAEN Judith, La Lecture et la vie. Les usages du roman au temps de Balzac, Paris, Tallandier, 2006.

MACÉ Marielle (dir.), Après le bovarysme, Fabula, LhT no 9, mars 2012. URL : http://www.fabula.org/lht/9/

MACÉ Marielle, Façons de lire, manières d’être, Paris, Gallimard, 2011.

Mariette-Clot Catherine (dir.), L’Expérience romanesque au XIXe siècleRomanesques n° 5, 2013.

Merlin-Kajman Hélène, Lire dans la gueule du loup, Gallimard, coll. NRF Essais, 2016.

PAIGE Nicholas, Before Fiction: The Ancien Régime of the Novel, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2011.

PARMENTIER Marie, « Lectures réelles et théorie littéraire », Poétique, 2017/1, no 181, p. 125-141.

PAVEL Thomas, Univers de la fiction [Fictional Worlds, 1986, traduit et remanié par l’auteur], Paris, Seuil, coll. Poétique, 1986.

PÉZARD Émilie (dir.), Le personnage, un modèle à vivre, Fabula, Colloques en ligne, 2018. URL : https://www.fabula.org/colloques/index.php?id=5074

RABATÉ Dominique, « Identification du lecteur », Modernités, no 26 : Le Lecteur engagé, dir. I. Poulin et J. Roger, Bordeaux, PUB, 2008.

ROUXEL Annie et Gérard Langlade (dir.), Le Sujet lecteur : lecture subjective et enseignement de la littérature, Rennes, PUR, 2004.

SCHAEFFER Jean-Marie, Pourquoi la fiction ?, Paris, Seuil, coll. Poétique, 1999.

 

[1] Vincent Jouve, L’Effet-personnage dans le roman, Paris, PUF, coll. Écriture, 1992, p. 108.

[2] Robert Louis Stevenson, « À bâtons rompus sur le roman » [1882], Essais sur l’art de la fiction, Paris, Payot, 2007, p. 222.

[3] Françoise Lavocat, Fait et fiction. Pour une frontière, Paris, Seuil, coll. Poétique, 2016, p. 348.

[4] Michel Picard, La Lecture comme jeu, Paris, Minuit, 1986, p. 91.

[5] Françoise Lavocat, op. cit., p. 364.

[6] Françoise Lavocat, op. cit.

[7] Nicholas Paige, Before Fiction: The Ancien Régime of the Novel, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2011.

https://forellisb2.hypotheses.org/222

Source: Fabula

Appel à communications : Présences de la voix — XVIe-XVIIIe siècles
Posted: Wednesday, May 1, 2019 - 11:26

26-28 mars 2020

Université Toulouse Jean-Jaurès

Propositions: 15 juillet 2019

 

Le colloque « Présences de la voix » a pour objectif d’interroger, dans une perspective interdisciplinaire, les différentes représentations de la voix dans les textes des XVIe-XVIIIe siècles, en articulant les approches littéraires et oratoires, scientifiques et médicales, mais aussi pratiques et théoriques.

Le problème de la voix se pose en effet de manière particulière à cette époque dite « pré- classique » et « classique », où prédomine encore une conception largement orale voire oratoire de la littérature. Ainsi, au XVIe siècle, la volonté d’« imiter la nature » dans toute sa richesse, visuelle mais aussi sonore, se traduit par des tentatives mimétiques qui prennent la forme, dans certains poèmes de Ronsard et surtout de Peletier du Mans ou de Bertrand Berger, de véritables « tableaux » sonores reposant notamment sur des jeux d’harmonie imitative et sur les ressources de l’onomatopée. La lecture à haute voix et l’art de bien prononcer restent profondément ancrés dans les pratiques culturelles et littéraires. Ronsard, qui dans Les Amours de 1552 fait l’éloge d’une Cassandre à la voix enchanteresse, préconise encore, dans son Abrégé de l’art poétique de 1565, de bien « prononcer les vers » pour faire résonner le texte poétique et lui donner un surcroît de sens. Quant aux auteurs dramatiques, comme Jodelle, ils fondent le renouvellement du genre tragique sur une pratique essentiellement déclamatoire du texte théâtral.

Le XVIIe siècle développe un véritable « culte de la voix » (Ph. J. Salazar). Dans les manuels de civilité, le travail sur la voix et ses intonations, associé à la noblesse du maintien et à l’aisance du geste, occupe une place privilégiée dans l’art de la conversation polie. Sa maîtrise est essentielle à l’urbanité classique, condition indispensable des bonnes manières, tout en manifestant les dispositions du cœur, en lien avec les passions de l’âme. En termes d’actio oratoire, la voix est employée à la production du discours efficace. Par son énergie, elle donne aux orateurs, qu’il s’agisse de la chaire ou du barreau, le moyen de convaincre et de persuader par l’oreille. Témoignant d’une confiance dans les vertus communicationnelles de la parole humaine, elle s’inscrit dans une rhétorique de l’éloquence, envisagée comme un instrument du toucher. À cela s’ajoute, pour les prédicateurs, une forme d’oralité spécifique : il s’agit de faire agir, aussi bien qu’entendre, la voix tonnante de Dieu (Bossuet). Cette dynamique culturelle et sociale de la voix, qui participe d’une utilisation codée de la voix et de ses artifices, dans sa dimension publique ou privée, est indissociable d’une esthétique et d’une réflexion sur la théâtralité. Comme des comédiens, l’orateur et le courtisan prêtent leur voix aux personnages qu’ils interprètent. Cette réflexion s’inscrit dans une pratique aux enjeux éminemment moraux – le loup devenu berger est attentif à « contrefaire sa voix » (La Fontaine) – et savants – le travail vocal participant de « l’art de prononcer parfaitement » (Hendret). Du point de vue de l’expression dramatique, une évolution du jeu scénique, et donc de la voix, se produit au cours du XVIIe siècle, tendant à l’émergence d’une diction prétendument « naturelle », au nom de la vraisemblance (Molière). Quant à la pratique de la lecture des textes à voix haute, elle fournit le critère de la réussite d’un texte, mesurée au plaisir qu’il procure. Boileau vante ainsi les qualités sonores du style et se moque de « ces auteurs nés pour nous ennuyer, / Qui toujours sur un ton semblent psalmodier » (Art poétique).

Au XVIIIe siècle, Diderot explore dans ses théories sur le théâtre (Paradoxe sur le comédien), mais aussi dans Le Fils naturel et Le Père de famille, les accents, le silence voire les sons inarticulés, véritablement aptes à transmettre les passions. La voix emplit ses textes narratifs, dès Les Bijoux indiscrets, sans oublier les performances vocales du Neveu de Rameau et les cris de Suzanne dans La Religieuse. Voltaire, lui, montre aussi un attrait particulier pour la voix au point d’élargir la potentialité vocale au domaine végétal (Dictionnaire philosophique, art. ÂME) et à ridiculiser la voix humaine lorsqu’il lui fait imiter des cris d’animaux (ibid., art. DELITS LOCAUX). Le corps sonore privilégié du siècle des Lumières est en effet la voix, chantée en premier lieu, en ce qu’elle est instrument de la nature et parle directement à l’âme (on pense bien sûr à l’Origine des langues de Rousseau). Si les auteurs du XVIIIe siècle héritent des morales de l’honnêteté, qui faisaient de la conversation modérée le lieu par excellence du bon goût, recommandant d’apprendre à user de sa voix d’une manière accordée aux attentes du « grand monde », ils ne résistent pourtant pas aux conséquences sensualistes d’une nouvelle esthétique qui n’est plus celle du goût mais celle du plaisir et de l’émotion. La primauté est donc désormais donnée à une voix naturelle, articulée ou inarticulée, ce qui n’empêche pas les orateurs de la Révolution d’user à nouveau de la grande éloquence.

Ces recherches sonores et plus particulièrement vocales s’enrichissent enfin d’un discours scientifique et médical sur la production des sons, la « physiologie » et les pathologies de la voix. Dès le XVIe siècle, les traités de médecine s’intéressent à l’anatomie de l’oreille et aux mécanismes de production des sons. Le De Arte Gymnastica de Girolamo Mercuriale (1569) étudie quant à lui la manière dont les exercices vocaux peuvent entrer dans les processus de soins thérapeutiques. Aux XVIIe et XVIIIe siècles paraissent de nombreux traités sur l’ouïe, le bruit et la musique, dans lesquels la voix se trouve interrogée. Des articles de L’Encyclopédie à l’Emile de Rousseau, on s’intéresse au rapport privilégié entre la voix et l’ouïe. Si les textes savants développent de multiples axes scientifiques autour de la voix (Cordemoy, Discours physique de la parole, 1668 ; Dodart, Mémoire sur les causes de la voix de l’homme, 1703 ; Les merveilles de la trachée-artère, 1712, etc.), les traités sur le beau et le goût privilégient quant à eux des entrées morales, n’hésitant pas à faire le lien avec la physique de la voix (Crousaz, 1715 ; Père André, 1741).

Il s’agira donc d’étudier, dans une perspective interdisciplinaire, les discours sur la voix, ainsi que les différentes représentations de la voix humaine (et éventuellement animale) dans les textes des XVIe-XVIIIe siècles. Les interventions pourront s’articuler autour de quatre axes de réflexion :

1. Savoirs de la voix

Ce premier axe privilégiera une approche scientifique, physiologique ou anatomique de la voix, fondée sur l’étude des textes théoriques et des planches illustratives des XVIe -XVIIIe siècles. Il s’agira d’explorer les théories de la voix et leur évolution au cours de la période étudiée, et de mettre en évidence les répercussions du discours scientifique et médical dans les textes littéraires, voire dans les pratiques artistiques. Parmi les pistes possibles, on pourra s’intéresser à la réflexion médicale sur le « complexe voix-ouïe », qui préoccupe tant les savants et les médecins que certains auteurs « littéraires » de l’époque. Autrement dit, que se passe-t-il entre le moment où le son de la voix atteint l’organe et celui où il parvient à l’intellect ? Plus encore, l’oreille est-elle apte à donner un sens raffiné à la beauté de la voix ? On pourra également prendre en compte les textes qui fondent les théories et les représentations de la voix sur des pratiques d’anatomie comparée, consistant par exemple à mettre en rapport la voix humaine et les sons émis par les animaux.

2. Dire la voix

On s’intéressera dans cet axe aux descriptions linguistiques, littéraires et artistiques de la voix. Dans les différentes façons de représenter verbalement la voix aux XVIe -XVIIIe siècles, quels mots, quels qualificatifs permettent de désigner ou de décrire la voix ? Quelle signification leur accorder ? Jusqu’à quel point une voix est-elle dite par exemple criarde, enrouée, faible, etc. ? Note- t-on une évolution de ces caractérisations au fil des textes ? Les descriptions poétiques et plus largement littéraires de la voix constituent également un terrain d’étude privilégié : qu’on pense au chant du rossignol chez Ronsard ou à ces vers du poème « Sur la mort de Marie » : « Hélas ! Où est ce doux parler, / Ce voir, cest ouyr, cest aller, / Ce ris qui me faisait apprendre/ Que c’est qu’aimer ? », ainsi qu’au « doux charme des voix humaines » évoqué par Théophile de Viau. La voix peut également faire l’objet de descriptions détaillées dans les blasons anatomiques du corps féminin (Victor Brodeau, « Blason de la bouche » ; Maurice Scève, « Blason du Soupir » ; Eustorg de Beaulieu, « Blason de la voix », etc.) Enfin, l’étude des illustrations plastiques de la voix pourra compléter ces réflexions. Peut-on représenter visuellement la voix ? Comment l’image, muette, peut-elle rendre compte des inflexions de la voix ? N’est-ce pas, après l’idée du clavecin oculaire du Père Castel, par la couleur que Diderot faisait « entendre » les voix (des « voix brunes, blondes ») à Mélanie de Salignac, sourde ?

3. Restituer la voix

Un troisième axe d’étude s’intéressera plus spécifiquement aux restitutions littéraires de la voix. On accordera une attention particulière aux effets de mimesis sonore qui visent à reproduire dans les textes littéraires les voix de la nature et tendent ainsi à reconstituer le « paysage sonore » d’une époque (selon l’expression de J.-M. Fritz). Cette réflexion pourra s’appuyer sur la distinction entre l’articulé (la parole humaine) et l’inarticulé (cris, soupirs, bruits, invocations). On s’intéressera ainsi au rôle des onomatopées, qui visent à reproduire les bruits de la nature dans leur diversité, et des interjections, qui traduisent dans certains poèmes lyriques de la Renaissance la nostalgie d’une oralité primitive : ainsi, dans les Dithyrambes à la pompe du Bouc de Ronsard, les « Hoh ! » « Evoé, ïach, ïach », habités du furor poétique, renvoient directement à la poésie orale de la Grèce antique. Voltaire ne se moque-t-il pas de l’humain jusqu’à en réduire la voix à sa valeur sonore : « Le prophète s'écria : « Pouah ! Pouah ! Pouah ! » (Dict. philosophique, Art. EZECHIEL) ? À l’inverse, la parole humaine peut être un moyen de donner la voix à toutes les créatures du monde : les Fables de La Fontaine entendent ainsi traduire « Tout ce que disent sous les cieux / Tant d’êtres empruntant la voix de la nature ». On étudiera plus largement les effets d’euphonie et de cacophonie dans les textes littéraires et dans les œuvres musicales. Une attention particulière pourra être portée au genre littéraire et musical des « cris » (Cris de Paris...).

4. Donner de la voix

On abordera enfin la mise en voix des textes, du XVIe siècle à l’époque contemporaine, du point de vue de la performance vocale. On étudiera, d’une part, les ressources rhétoriques et énonciatives des textes littéraires voués à une pratique orale ou à la mise en scène (textes de théâtre, sermons, oraisons funèbres, éloges, psaumes, cantiques, poèmes lus devant des académies, poèmes lus dans les salons mondains, etc.). Qu’il s’agisse des indications laissées par les auteurs eux-mêmes ou des éléments présents dans le texte écrit (exclamations, interjections, apostrophes, périodes oratoires), on mettra en évidence ce qui rend le texte propre à la déclamation. On pourra également s’appuyer sur les témoignages d’époque pour appréhender les performances vocales des poètes, acteurs et prédicateurs des XVIe-XVIIIe siècles. D’autre part, on s’intéressera aux dictions reconstituées, historiquement informées, des textes de l’âge classique en s’appuyant sur le travail de certains metteurs en scènes (Eugène Green, Benjamin Lazar) ou de spécialistes de la prononciation (Olivier Bettens). On mettra ainsi en évidence le rôle essentiel de la mise en voix dans l’interprétation et la transmission des textes littéraires.

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Modalités de soumission

Les propositions de communications (titre provisoire, résumé de 150 mots, brève notice biobibliographique) sont à renvoyer pour le 15 juillet 2019 à l’adresse suivante : presencesdelavoix@yahoo.fr

Organisateurs

Pascale Chiron, Philippe Chométy, Hélène Cussac, Agnès Rees

Université Toulouse Jean-Jaurès ELH-PLH

Appel à communications : Les mémoires de l’esclavage dans la littérature, les arts et les musées
Posted: Wednesday, May 1, 2019 - 11:22

Université d’Abomey-Calavi (UAC) – Le Mans Université

« Les mémoires de l’esclavage dans la littérature, les arts et les musées »

5 - 6 - 7 février 2020,

Université d’Abomey-Calavi & Ouidah (Bénin)

 

Le colloque sur les mémoires de l’esclavage, co-organisé par l’Université d’Abomey-Calavi et Le Mans Université est une rencontre scientifique qui vise à promouvoir une approche comparatiste des mémoires relatives à l’esclavage, à partir du lieu historique de Ouidah sur la côte Est du Bénin, l’une des routes les plus tragiques de l’esclavage. Il s’agira d’interroger les processus mémoriels de l’esclavage au Bénin et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest comme le Ghana ou le Sénégal, et d’analyser les représentations de ce passé douloureux et tragique dans les arts contemporains, en l’occurrence la littérature, la photographie, les arts plastiques, les films, ainsi que les discours historiographiques qu’ils véhiculent. Les représentations du ‘passage du milieu’, des ‘esclavagisés’ et des esclavagistes seront discutées à travers l’analyse de projets artistiques et d’œuvres littéraires (romans, récits de vie, autobiographie, biographie). Les débats éthiques qui sous-tendent la construction de ce type d’images seront également étudiés, ainsi que l’impact de ces images traumatiques sur des générations entières des deux côtés de l’Atlantique, à travers la comparaison de documents datant de la période de l’esclavage au début du 21èmesiècle.

Le colloque intègrera des études sur la musique populaire et l’oralité à travers les contes ou les proverbes considérés comme des espaces de subversion, permettant aux populations dispersées de maintenir un lien avec le passé et de transmettre les traditions locales de leur lieu d’origine. Une approche comparative avec les cultures hispano-américaines par exemple permettra d’envisager les différentes politiques de mémorialisation (notamment la notion de « réparation ») et de croiser les regards sur l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe. 

Du National Museum of African American History and Culture (Washington) au Musée du Quai Branly (Paris), du Mémorial de l’abolition de l’esclavage (Nantes) à la Maison des esclaves (Ile de Gorée), du Musée du Noir (Rio de Janeiro) au MuséeOgier Fombrun (République d’Haïti), du Fort Zanzibar au Fort de Cape Coast (Ghana), à la porte de non-retour de Ouidah (Bénin) où le colloque se tiendra, les activités de médiation et de mise en scène muséales méritent d’être étudiées dans le contexte de la restitution des biens culturels volés à l’Afrique, décidée par la France. Le Bénin fut le premier pays à en faire la demande et il est le premier à certainement récupérer environ dix-neuf premières œuvres d’art rendues par la France. Les démarches sont très avancées à cet effet. 

Ce colloque international vise à construire une réflexion sur les imaginaires de l’esclavage façonnés par les textes et les images de l’époque coloniale à l’époque postcoloniale. Il s’agira aussi d’identifier les oublis de l’histoire de l’esclavage en interrogeant les processus mémoriels officiels et/ou populaires, à partir des lieux historiques, comme celui de la route des esclaves de Ouidah, au Bénin. 

Objectifs

Le colloque poursuit plusieurs objectifs :

  • Renforcer les connaissances sur les siècles de l’esclavage, les espaces, les personnages et les faits qui ont ébranlé le monde depuis cette tragédie.
  • Vulgariser les informations anciennes et nouvelles sur l’esclavage.
  •  Faire une synthèse objective des mémoires de l’esclavage vue par les chercheurs de tous les domaines possibles. 
  • Faire connaître les sites de l’esclavage du Bénin dont Ouidahet Porto-Novo.

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Les propositions de communications (français ou anglais) sont à envoyer au plus tard le 15 septembre 2019 aux deux adresses suivantes : 

colloque_lemans_fllac@uac.bj

et

benaouda.lebdai@gmail.com

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Conditions de participation :

Le colloque est ouvert à toutes les personnes venant des sphères scientifique, culturelle, politique, artistique, touristique, spirituelle ainsi que de tous ceux qui aspirent à une meilleure connaissance de la traite des esclaves et des acquis ou inconvénients hérités par les pays impliqués. Les activités du colloque sont prises en charge par le comité d’organisation. Toutefois, après la lettre d’acceptation délivrée par le comité scientifique, les participants doivent verser une contribution minimum au plus tard le15 novembre 2019. Le montant forfaitaire de participation se présente comme suit :

  • 10.000 F CFA (15 euros) pour les doctorants et étudiants,  
  • 20.000 F CFA (30 euros) pour les internationaux, 
  • 30.000 F CFA pour les autres participants nationaux

Les frais de participation doivent être envoyés sur le Compte N°003833780001 (BOA) de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (FLLAC). Après versement des frais, chaque participant devra envoyer la copie scannée du récépissé par courriel à colloque_lemans_fllac@uac.bj

Le montant couvre le kit du participant, les pauses-café, les déjeuners. Au dernier jour du colloque, un dîner de gala sera offert. Le billet d’avion et les frais d’hébergement sont à la charge des participants. Pour tous renseignements complémentaires, contactez :Tél. : +229 976 095 68 ou+229 958 303 10.

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Principales activités 

Durant les trois jours du colloque, il est prévu une diversité de manifestations qui permettent aux participants non seulement d’apprendre, d’échanger mais aussi de s’offrir des moments de détentes. Ainsi, la tenue du colloque englobe entre autres :

  • Communications / débats.
  • Prestations artistiques.
  • Visites des sites de Ouidah et Porto-Novo.
  • Musique, les danses & chorégraphies.
  • Exposition d’œuvres d’arts et d’ouvrages à Ouidah. 
  • Foire de produits made in Benin à Ouidah.

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La cérémonie officielle d’ouverture du colloque est prévue le 05 février 2020 à 9h à l’Amphithéâtre Idriss Deby de l’Université d’Abomey-Calavi tandis que les communications et autres manifestations se dérouleront à ‘l’hôtel des diasporas’ dans la ville historique de Ouidah.

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Comité d’organisation

  • Président : Pr Okri Pascal TOSSOU, Université d’Abomey-Calavi
    • Vice-président : Pr Benaouda LEBDAI, Le Mans Université
  • Responsables à l’organisation
    • Pr Flavien GBETO, Université d’Abomey-Calavi
    • Pr Delphine LETORT, Directrice du Laboratoire 3L.AM, Le Man Université
    • Dr (M.A) Célestin GBAGUIDI, Université d’Abomey-Calavi
    • Dr Alfred DJOSSOU, Université d’Abomey-Calavi
    • Dr (M.A) Charles Dossou LIGAN, Université d’Abomey-Calavi

Comité scientifique international 

  • Pr Maxime da CRUZ, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Flavien GBETO, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Benaouda LEBDAI, Le Mans Université
  • Pr Delphine LETORT, Directrice du Laboratoire 3L.AM, Le Mans Université
  • Pr Eliane ELMALEH, Le Mans Université 
  • Pr Augustin AÏNAMON, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Léonard KOUSSOUHON, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Pierre MEDEHOUEGNON, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Médard Dominique BADA, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Laure Clémence CAPO-CHICHI ZANOU, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Okri Pascal TOSSOU, Université d’Abomey-Calavi
  • Pr Serpos TIDJANI, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C) Vincent ATABAVIKPO, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C) Julien GBAGUIDI, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C) Rogatien TOSSOU, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C) Romuald TCHIBOZO, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C)Didier M. HOUENOUDE, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C)Didier N’DAH, Université d’Abomey-Calavi 
  • Dr (M.C) Innocent S. KOUTCHADE, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C) Célestin AMOUSSOU, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (M.C) Simplice AGOSSAVI, Université d’Abomey-Calavi 
  • Dr Bellarmin CODO, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (MA) Charles Dossou LIGAN, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (MA) Célestin GBAGUIDI, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (MA) Ferdinand KPOHOUE, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (MA) Anicette QUENUM, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr (MA) Vinakpon Marcel HOUNDEFO, Université d’Abomey-Calavi 
  • Dr (MA) Marius SOHOUDE, Université d’Abomey-Calavi
  • Dr Dieudonné GNANMMAKOU, Université d’Abomey-Calavi 
Call for submissions: Authorizing Early Modern Women: From Biography To Biofiction
Posted: Wednesday, May 1, 2019 - 10:53

Authorizing Early Modern Women: From Biography To Biofiction is a new volume of essays that aims to chart intersections among history, biography, and the growing field of biofiction, or contemporary fictionalizations of historical figures, in this case of early modern women. Edited by James Fitzmaurice, Naomi J. Miller, and Sara Jayne Steen, the volume will include essays on women artists, conceived broadly, across examples of painting, poetry, playwriting, prose, and tapestry. 

We’re particularly interested in essays that consider recent biographies and/or fictionalizations (novels, stage plays, films) about such early modern women as Sofonisba Anguissola and Artemisia Gentileschi, Judith Leyster and Mary Beale, Elizabeth Cary and Aphra Behn. 

To be considered for inclusion, please send a 250- to 500-word proposal/abstract and a 1-page CV summary by August 30, 2019 to James Fitzmaurice (j.fitzmaurice49@gmail.com), Naomi Miller (njmiller@smith.edu), and Sara Jayne Steen (sjsteen300@gmail.com). Completed essays will be due by July 2020. 

New Publications

Louis-Jean Levesque de Pouilly, Théorie des sentiments agréables (dir. Françoise Gevrey)
Posted: 20 Jun 2022 - 09:47

Louis-Jean Levesque de Pouilly, Théorie des sentiments agréables, dir. Françoise Gevrey, Reims, EPURE, "Héritages Crtitiques", 2022.

De l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à la lieutenance des habitants de la ville de Reims, le parcours intellectuel et social de Levesque de Pouilly (1691-1750) fut accompagné d’échanges avec nombre de personnages célèbres: philosophes, écrivains, scientifiques et hommes politiques. Sa Théorie des sentiments agréables, dont on donne ici la première édition critique en se fondant sur la dernière version remaniée par l’auteur, est le fruit d’une assez longue réflexion encouragée par ses plus proches amis. Largement diffusée et rééditée encore de manière posthume en 1774, cette œuvre qui associe l’analyse du sentiment moral à une réflexion sur les arts et la rhétorique ne se réduit pas à un simple hédonisme: enracinée dans une excellente connaissance de la culture gréco-latine, la Théorie des sentiments agréables combat les idées de Bayle tout en prolongeant les réflexions engagées par les philosophes anglais; dans son théisme, elle demeure notamment marquée par la méthode newtonienne et par les choix des Modernes. L’Encyclopédie reprendra plusieurs de ses analyses, montrant ainsi que l’ouvrage s’inscrit dans le mouvement des Lumières.

Édition Première édition

Éditeur ÉPURE - Éditions et Presses universitaires de Reims
Support Livre relié
Nb de pages 304 p. Index . Bibliographie . Notes .
ISBN-10 2374961230
ISBN-13 9782374961231

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Courrier Blaise Pascal 43 - Coordination éditoriale de Dominique Descotes, Laurence Plazenet
Posted: 20 Jun 2022 - 09:43

Courrier Blaise Pascal, n°43, 2022  - Coordination éditoriale de Dominique Descotes, Laurence Plazenet.

Lépondant à sa vocation fondamentalement pluridisciplinaire, le Courrier Blaise Pascal rassemble dans cette nouvelle livraison une série d'articles issus d’une journée d’étude tenue en Sorbonne le 5 mars 2020, Pascal en dialogues. Réceptions littéraires et philosophiques de 1670 à nos jours, ainsi qu’une analyse de la lettre de Pascal consacrée à la question mathématique de l’égalité des lignes spirale et parabolique. À la variété des champs répond la diversité des méthodes employées, témoignant de la vitalité de la recherche pascalienne, mais aussi de la fécondité de travaux de réception susceptibles d’éclairer leur objet premier, autant que les œuvres qu’ils scrutent. Loin d’étendre artificiellement l’empan des réflexions liées à l’œuvre de Pascal, ils permettent d’en saisir des dimensions ou des inflexions que sa considération strictement historique ou contextuelle risque de laisser sous le boisseau. Il ne s’agit pas de déconsidérer celle-ci: elle demeure essentielle. Il s’agit plutôt, à la veille des commémorations du quatrième centenaire de la naissance de Pascal, de souligner que celui-ci continue de solliciter puissamment la réflexion, voire de résister à toute illusion de maîtriser les énigmes d’une œuvre plurielle, éclatée, et cependant étonnamment cohérente.

Éditeur Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

 

Support Livre broché
Nb de pages 222 p. Bibliographie . Notes .
ISBN-10 2383770345
ISBN-13 9782383770343

Support PDF
Nb de pages Bibliographie . Notes .
ISBN-10 2383770353
ISBN-13 9782383770350

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Le Fablier, n° 33/2022 Célébration du quatrième centenaire (1621-2021) - Édité par Patrick Dandrey, Damien Fortin
Posted: 20 Jun 2022 - 09:29

Le Fablier, n° 33/2022, "Célébration du quatrième centenaire (1621-2021)", édité par Patrick Dandrey, Damien Fortin.

 

Innombrables sont les manifestations qui ont célébré, en 2021, la naissance du poète français assurément le plus célèbre dans son pays natal où l'allusion à un titre ou à un vers des fables les plus célèbres ne requiert pas mention du nom de leur auteur: l’oeuvre de La Fontaine est un lieu assez commun à tous les Français pour que l’on puisse sans risque de paraître pédant ou incompréhensible demeurer allusif.

 

Le numéro 33 du Fablier recense les principales initiatives prises, patronnées, parrainées ou co-labellisées par la Société des Amis de Jean de La Fontaine en publiant d'abord les actes d’un colloque La Fontaine et l’Extrême-Orient organisé sous la direction scientifique de Patrick Dandrey les 25 et 26 juin 2021 par le consulat de France à Wuhan (République populaire de Chine).
Cette rencontre, tenue « en ligne » grâce aux moyens de communication orale et visuelle à distance, jonglant tant bien que mal avec les fuseaux et les décalages horaires, a mobilisé des chercheurs de Chine, de Corée du Sud, de France, du Japon et du Vietnam autour de la place de La Fontaine en Extrême-Orient et plus largement de la fable et du conte, genres ô combien prisés par la littérature savante et populaire extrême-orientale, dans leurs rapports ou simplement en comparaison avec leur traitement par le poète du Grand Siècle français.
Ensuite, on trouvera dans cette livraison, qui inaugure plusieurs numéros du Fablier destinés à éditer les travaux suscités par le quatrième centenaire, quelques communications extraites d’un autre colloque parrainé par la Société: celui-ci a été organisé à la faculté des Lettres de l’université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca (Roumanie) par Marius Popa avec le concours d’Andreea Burgiac, sur le thème de L’Animal en littérature, entre fantaisie et fantastique, à l’occasion du quadricentenaire La Fontaine. Il a été placé sous le haut patronage de S. E. Luca Niculescu, ambassadeur de la Roumanie auprès de la République française. Il est prévu que les actes en paraissent par les soins de Marius Popa sous la forme d’un volume édité en Roumanie, lorsque l’ensemble des communications aura pu en être réuni.

Éditeur ÉPURE - Éditions et Presses universitaires de Reims

Support Livre relié
Nb de pages 138 p. Notes .
ISBN-10 2374961710
ISBN-13 9782374961712

Plus d'informations ici.

Camenae 27 – décembre 2021 Le mariage à la Renaissance sous la direction d’Adeline Lionetto
Posted: 20 Jun 2022 - 09:15

Camenae 27 – décembre 2021 : "Le mariage à la Renaissance", sous la direction d’Adeline Lionetto.

Adeline Lionetto : Introduction: le mariage À la Renaissance ou le rêve humaniste d’un Éros institutionnalisé

Le mariage, le droit et les lettres

Marie-Françoise André : « L'édition des Préceptes conjugaux de Plutarque par Nicolas Bérauld vers 1514 et ses enjeux »

Catherine Langlois-Pézeret : « Etienne Dolet et le mariage : entre considérations juridiques et influence érasmienne »

John Nassichuk : « Lex conjugii. Imitation poétique et chant matrimonial chez Giovanni Pontano »

Les archives du mariage

Élise Leclerc: Compte rendu de Christiane Klapisch-Zuber, Mariages à la florentine. Femmes et vie de famille à Florence (XIVe-XVe siècle), Paris, EHESS-Gallimard-Seuil (Hautes Études), 2020

Charles-Yvan Elissèche : « Les contrats de mariage dans les greffes scabinaux de la ville de Nivelles (1473-1611): archivistique et histoire »

Le mariage et son autre

Fabien Coletti : « Le XVIe siècle vénitien : une culture de l'adultère »

Virginie Leroux : « Le lyrisme anti-conjugal dans l'élégie néo-latine »

Alexandra Gorichon-Herren : « Les noces rebelles d'Antiochus et Stratonice, ou les paradoxes d'un inceste institutionnalisé »

Poétique(s) du mariage

Jérémie Pinguet : « Gélonis, nouvelle Eurydice : usages du mythe d'Orphée dans les Nénies (1550) de Jean Salmon Macrin »

Antonio Serrano Cueto : « El triunfo de Venus en los epitalamios neolatinos del Renacimiento »

Margot Giraud : « Clément Marot et la question de l'épithalame : le Chant nuptial du mariage de Madame Renée, fille de France, première pièce nuptiale en langue française »

Nina Hugot : « Le mariage dans la tragédie du XVIe siècle »

Illustration: Giovanni Antonio Bazzi dit "Le Sodoma", Les Noces d'Alexandre et de Roxane" (détail), fresque, Rome, Villa Farnesina, 1519 (source : WGA)

Le comité de rédaction de la revue remercie pour leurs précieuses relectures D. Amstutz, M. Barral-Baron, R. Béhar, G. Berthon, J. Bichüe, B. Bokobza, C. Fournial, P. Galand-Willemen, S. Geonget, V. Giacomotto-Charra, O. Guerrier, S. Laigneau-Fontaine, J.-C. Monferran, S. Mostaccio, C. Rideau-Kikuchi, et A. Rolet.

Numéro en ligne ici.

Abbé Prévost, Manon Lescaut (éd. Audrey Faulot, Érik Leborgne, Jean Sgard)
Posted: 20 Jun 2022 - 09:07

Abbé Prévost, Manon Lescaut, éd. Audrey Faulot, Érik Leborgne, Jean Sgard, Paris, Flammarion, coll. "GF", 2022.

« Je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au transport » : le jeune chevalier des Grieux vient de découvrir Manon Lescaut dans la cour d’une auberge d’Amiens. Plus tard, cette « charmante et adorable créature » se retrouve dans un convoi de prostituées en partance pour le Nouveau Monde, suivie de son amant ruiné. Comment le couple est-il parvenu à une telle déchéance ? C’est ce que nous apprend le récit du chevalier à son retour d’Amérique.

Les aventures de ce couple formé de deux êtres que tout oppose socialement deviennent, sous la plume de Prévost, un « exemple terrible de la force des passions », traitant de questions fondamentales : l’amour et la morale sont-ils conciliables ? La passion est-elle possible dans une société corrompue ? Le bonheur n’est-il qu’un « fantôme » ?

Dossier

1. Le contexte historique de Manon Lescaut
2. Personnages de marginaux : aventuriers, chevaliers d’industrie, tricheurs
3. Plaisirs du romanesque : coups de foudre, passions, héroïnes « fatales »
4. Réception de Manon Lescaut.

EAN: 9782080273352
384 pages
Prix : 3€

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