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Calls for Papers and Contributions

CfP: Joint 66th Society for French Historical Studies Conference and 22nd George Rudé Seminar in French History and Civilisation
Posted: Friday, June 7, 2019 - 21:12

7-10 July 2020, Auckland, NZ.

‘France and Beyond: the Global World of ‘Ngāti Wīwī’.

[Tribe ‘Oui Oui’ was the local name for the French in nineteenth-century NZ.]

In July 2020 to a theme of ‘France and Beyond’, the first ever joint meeting of the George Rudé Seminar and the Society for French Historical Studies Conference will be held in Auckland on the two campuses of the University of Auckland and Massey University. This special conference marks a departure from the norms of both societies while preserving and promoting the atmosphere and the intimacy of intellectual exchange nurtured and valued by both. It brings closer together chercheurs and scholars of French History, and welcomes those members of the wider global fraternity of French Historians to ally themselves to their colleagues in Auckland. Leading scholars from the US, UK and Europe will be keynote guests, and many American and international colleagues have already signalled their intention to attend.

The organisers invite the submission of panels, roundtables, and individual papers (papers should be fifteen to twenty minutes) on any aspect of French History, Medieval to Contemporary. Areas of traditional French historical research will be featured alongside popular themes: Citizenship in the Medieval and Early Modern European world; the Revolutionary period and its environmental impact in the wider Atlantic world; and changing approaches to French or Franco-British History in the NZ/Australasian and Pacific region – in Océanie. 

Please submit proposals of 300 words per speaker and a biographical profile of 100 words.  Individual papers, complete panels, workshops and roundtables are warmly welcomed, but due to the travel involved, it is expected that submissions will be mainly made up of individual papers. Panel duration will be 90 minutes, and although the comment for most panels will come from the audience, we will be pleased as always to accept panels with an individual commentator as long as it fits within the time. Please do not hesitate to contact us if you have any questions or would like to volunteer to chair a session.  

The deadline for proposals is 1 October 2019. Please allow us to remind you that participants from North America must be members in good standing of the Society for French Historical Studies. Other scholars are warmly invited to join the Society, as well, although there is no obligation to do so. The organisers would also appreciate it if attendees could signal (ahead of October) their intention to attend in order to facilitate room bookings and other arrangements. 

Hotels booking for the conference will be the responsibility of the attendees. There are a range of hotels in Auckland close to the University of Auckland campus, The Pullman, The Waterloo Quadrant, The Copthorne and the Quest Carlaw Park all of which can be booked through masseydomestic@orbit.co.nz or the registration website when it is available. Hotel rates are being negotiated, and other hotel information will appear available on the site below.  

Information about the Alison Patrick Memorial Scholarship available for graduate student participants from New Zealand or Australia is also available at this address.

http://www.massey.ac.nz/massey/learning/departments/school-of-humanities...

or contact one of;

 

Tracy Adams, Co-President                t.adams@auckland.ac.nz

Kirsty Carpenter, Co-President          K.Carpenter@massey.ac.nz

Joe Zizek, Treasurer                            j.zizek@auckland.ac.nz

Appel à contribution

La 66ème Society for French Historical Studies Conference

et le XXIIème Séminaire George Rudé

7-10 Juillet 2020, Auckland, La Nouvelle-Zélande.

‘La France et au-delà : Regards sur l’histoire française

chez les Ngāti Wīwī et dans le monde.’

[Au 19ème siècle, les indigènes de Nouvelle-Zélande appelaient les Français ‘les Ngāti Wīwī (Tribu des ‘oui-oui’)]

Nous avons le plaisir d’annoncer qu'en juillet 2020 se réuniront pour la première fois en Nouvelle-Zélande les membres du séminaire Georges Rudé et la Society for French Historical Studies. Ce colloque amènera à Auckland les chercheurs qui travaillent sur les grands problèmes de toutes les périodes de l’histoire de France. L’histoire médiévale, moderne et contemporaine seront au programme pendant ces trois jours de travail et d’étude.  Nous accueillerons les historiens chevronnés, les professeurs et les doctorants et discuterons le rôle de l’histoire de la France et de la langue française dans le monde d’aujourd’hui au-delà des terres colonisées par la France. 

On trouve des traces des Français et de la culture française partout dans le monde et jusqu’en Nouvelle-Zélande. On trouve aussi l’impact des évènements historiques qui se sont déroulés en France ou en Europe dans les bibliothèques et journaux du monde entier. Partout où se prenaient des décisions politiquement importantes, on entend le ‘oui oui’ des Français. Auckland 2020 célèbrera non seulement la réunion chaleureuse et familiale de ces deux grandes sociétés mais le début d’un chemin commun de recherche dépassant les cadres traditionnels de l’histoire et s’adressant aux Ngāti Wīwī du monde entier.    

Ce colloque invite des propositions de communications de vingt minutes, en français ou en anglais, sur tout aspect de l’histoire française et francophone, du Moyen Âge à nos jours pour le programme général. Nous acceptons des propositions de communications individuelles, ainsi que de tables rondes. Des projets de communications de 300 mots par communicant, accompagnés d’un profil biographique de 100 mots, comprenant le nom, l’institution et l’intitulé de poste, sont à envoyer à un des organisateurs (soit Kirsty Carpenter, Tracy Adams ou Joe Zizek) avant le 1er octobre 2019. Du fait que le colloque se tiendra en Nouvelle Zélande nous invitons ceux qui souhaitent y assister à soumettre un projet de communication individuelle. Dans l’éventualité où des groupes peuvent assurer leur participation à Auckland, les panels préalablement constitués seront bien sûr pris en considération. 

Nous prions les participants d’Amérique du nord de vérifier que leurs droits d’inscription auprès de la Society for French Historical Studies sont au courant. Les autres participants sont vivement invités à adhérer à la SFHS mais ne doivent pas s’y sentir obligés. 

Pour toute autre question générale, et des informations touristiques, veuillez consulter le site France and Beyond.

http://www.massey.ac.nz/massey/learning/departments/school-of-humanities...

ou contacter les membres du comité d’organisation 

Tracy Adams, Co-Présidente              t.adams@auckland.ac.nz

Kirsty Carpenter, Co-Présidente         K.Carpenter@massey.ac.nz

Joe Zizek, Trésorier                             j.zizek@auckland.ac.nz

Appel à communications: Mazarinades et territoires
Posted: Wednesday, May 15, 2019 - 10:10

Colloque international, 20-27 août 2020, Cerisy-la-Salle

Dirigé par Tadako Ichimaru (Univ. Gakushuin, Tokyo) & Stéphane Haffemayer (Univ. de Rouen-Normandie)

 

Avec le soutien du GRHis (Univ. de Rouen-Normandie), d’Histémé (Univ. de Caen-Normandie), du CIELAM (Univ. d’Aix-Marseille), du Cerec/CLARE (Univ. de Bordeaux Montaigne), du Centre Jean Mabillon (École nationale des Chartes), de THALIM (UMR 7172), de la Bibliothèque Mazarine, de la Bibliothèque nationale de France, de l’École Nationale des Chartes, de l’Université de Tokyo, de l’Université Gakushuin et de la JSPS.

 

PRÉSENTATION

Après les « nouvelles approches » formulées lors de la rencontre internationale de 2015 à Paris (Droz, 2016), les mazarinades seront cette fois abordées par leurs relations avec les territoires. Depuis les années 1970, l’approche spatiale a constitué une mutation épistémologique, offrant aux sciences sociales un regard renouvelé sur les relations entre les hommes, les pratiques, et l’espace. Réalité changeante, l’espace intervient dans les formes de domination complexes et enchevêtrées qui structurent l’ordre politique et social que reflètent en partie les mazarinades. Pour comprendre ce rapport pluriel et complexe à l’espace, l’analyse portera par exemple sur la manière dont les mazarinades traitent des réalités et des discours en prise étroite avec des territoires donnés : celui des provinces plus ou moins soumises, des pays alliés ou ennemis, de la cour du roi, des parlements, des fiefs nobiliaires, des diocèses, des villes, etc., ou encore celui des imprimeurs, assignés à des périmètres mais qui n’en publient pas moins dans la clandestinité, usant parfois de délocalisations fictives. La dimension spatiale se lira aussi dans la déclinaison des lieux symboliques, toponymes historiques ou fiefs des grandes familles. Elle se dévoilera également dans des espaces en représentation, un théâtre urbain qui offre une géographie sociale de la contestation et de l’application des lois. Des questions pratiques peuvent aussi être envisagées à partir des contenus des mazarinades. Se comprend-on de la Normandie à la Provence ? Y a-t-il une (sorte de) langue nationale par-dessus les frontières dialectales ? Quelles personnes se déplacent d’une ville à une autre, ou dans les campagnes, ou à l’étranger ? Et pour y faire quoi, et pour y dire quoi ? Comment circulent les vraies et les fausses informations ?

Du point de vue patrimonial, il conviendra aussi de s’interroger sur les logiques de localisation des collections. Comment certaines ont-elles traversé les siècles et les continents ? Que peut encore nous apprendre la géolocalisation des collections ?

En effet, qu’elles soient dans des collections parisiennes, orléanaises, rouennaises, bordelaises, aixoises, grenobloises, etc., qu’elles proviennent du château de Valençay, de la bibliothèque d’un cardinal, des acquisitions de Gabriel Naudé pour Mazarin, ou qu’elles soient consultables aujourd’hui dans une bibliothèque valaisanne, danoise ou américaine, les mazarinades sont devenues plus accessiblesque par le passé. Et nul doute, notamment après les travaux dont nous héritons, ceux de Célestin Moreau, d’Armand d’Artois, de Marie-Noëlle Grand-Mesnil, d’Hubert Carrier, de Christian Jouhaud ou du colloque La Fronde en questions(Marseille, 1988), nul doute que les mazarinades ont encore beaucoup à nous apprendre par l’approche spatiale que nous proposons de comprendre dans un sens large et pluridisciplinaire, impliquant à la fois les chercheurs universitaires, les personnels de la conservation du patrimoine, les collectionneurs et les bibliophiles savants.

Ces questions et ces pistes de recherche sont proposées à l’heure où l’important corpus du Projet Mazarinades, issu de la collection de l’université de Tokyo, et où la Bibliographie des Mazarinades, entreprise par la Bibliothèque Mazarine, font entrer les mazarinades dans les humanités numériques, dont on sait qu’elles renouvellent en profondeur les méthodes de la recherche. Qu’il s’agisse d’approches conventionnelle, pluridisciplinaire, transdisciplinaire ou comparatiste, la polysémie du titre du colloque ouvre assurément de multiples horizons de recherche scientifique en lien direct avec les mazarinades, regroupés dans les cinq directions et chemins suivants.

Les territoires dans et par les mazarinades : Les milliers de libelles de la Fronde mettent souvent en scène des dynamiques spatiales, des circulations et des lieux emblématiques du pouvoir, à Paris, en province, à l’étranger, à cartographier ; tous éléments liés à des fonctions et à des juridictions institutionnelles dont les ressorts s’enchevêtrent ; outre la contestation de l’État militaro-fiscal hérité de Richelieu et de Louis XIII, ces positions et mobilités plurielles font textuellement ressortir des enjeux sociaux, communautaires, patrimoniaux, symboliques, etc.       

Territoires idéologiques et historiques : Peut-on relier la mobilité des idées et les territoires grâce aux mazarinades ? Que nous disent-elles, par leur statut, leur discours ou leur circulation, des relations entre les idées, les positions politiques, les événements et la diversité des espaces sociaux ? Comment les usages de l’Histoire orientent-ils la production pamphlétaire des différents partis ? Déplacements et emplacements des hommes et des femmes, formations et positions des groupes, évolution des idées, possession et circulation des biens et des marchandises, s’observent dans les mazarinades comme dans d’autres corpus antérieurs ou postérieurs à la Fronde, d’où de possibles perspectives comparatistes. 

Territoires littéraires et linguistiques : La Fronde témoigne d’une liberté lexicale et poétique qui permet une transformation du champ littéraire ; la langue française en serait notre seul bénéfice (Michelet). En réalité, ce sont les rapports entre littérature et politique qui s’en trouvent bouleversés : professionnalisation et politisation des plumes ; rapports au pouvoir, aux patrons, au marché de l’imprimé ; représentation du politique ; interactions et concurrences entre les styles littéraires, les genres textuels et les stratégies discursives, etc. La thématique invite également à interroger les questions de l’anonymat, du statut des langues étrangères, des dialectes, de la versification, des imitations, du langage violent ou licencieux dans les mazarinades, etc.          

Territoires philologiques et historiographiques : Poursuivre l’étude des lieux de production, d’édition, de commerce et de conservation des mazarinades, de la Fronde à aujourd’hui, qu’il s’agisse des manuscrits (ce qu’il en reste), des imprimés (histoire et géographie des exemplaires, éditions, émissions, etc.), des périodiques, des recueils (composés par qui, comment et pourquoi), des collections familiales (chez qui, de quand à quand, traces de propriété et de transmission), des fonds institutionnels (acquisitions, confiscations, etc., traces et descriptions), des corpus numériques (images, textes, métadonnées, types d’accessibilité et d’usage), en relation avec les questionnements génériques, historiques, historiographiques et bibliophiliques. 

Perspectives méthodologiques et épistémologiques : Grâce aux bibliothécaires et aux chercheurs, l’informatisation et les humanités numériques opèrent une déterritorialisation des mazarinades ; évolution des protocoles de repérage, des moyens de consultation, d’exploitation, de citation et d’analyse, via la création massive de métadonnées permettant leur fouille humaine ou leur lecture distante. Quelles nouvelles formes de recherche permet par exemple le corpus en ligne du Projet Mazarinades ? Peut-on juger de la fiabilité des données sans retourner à l’original ? Comment appréhender ces changements de méthodes, d’échelle et de paradigme pour développer l’exploitation automatique de données ou pour tenir compte des questions légales et institutionnelles de propriété et de partage de données et de résultats ?

Le lieu du colloque : Le château de Cerisy-la-Salle datant du début du XVIIe siècle, gageons que les mazarinades y ont toute leur place ! Certaines y ont peut-être été lues pendant la Fronde… On découvre à Cerisy qu’un colloque est plus qu’un ensemble de communications ; c’est un espace de bouillonnement intellectuel que les communications alimentent ; un domaine où l’on vit une semaine en pension complète, où un parc et un potager accueillent les promenades pensives ou sportives, où des petits salons et des bibliothèques facilitent les libres discussions. La modernisation achevée des espaces de travail et des chambres permet cependant aux participants et à l’audience des colloques d’y séjourner et d’y travailler dans les meilleures conditions.

Pour répondre à cet appel : Les propositions de communication d’une vingtaine de lignes contiendront un titre provisoire, un résumé thématique de l’étude envisagée et de la méthodologie mise en œuvre. Elles seront à adresser au secrétariat du colloque à l’adresse patrick.rebollar@berlol.net, sans oublier d’y joindre les informations de situation universitaire ou professionnelle, les coordonnées postales, e-mail et téléphone. Les intervenants sont encouragés à séjourner le temps du colloque ou un minimum de trois jours ; des aides financières au cas par cas seront envisagées, notamment pour les étudiants-chercheurs et les intervenants étrangers.

Date limite de réception des propositions : le 30 septembre 2019. Les projets retenus seront annoncés vers le 20 octobre 2019. À propos des modalités de séjour et des tarifs, consulter le site de Cerisy : https://cerisy-colloques.fr/inscription/

Comité scientifique : Antonella Amatuzzi (Univ. de Torino), Yves-Marie Bercé (AIBL), Michel Bernard (Univ. Paris 3), Stéphane Haffemayer (Univ. de Rouen), Alain Hugon (Univ. de Caen), Tadako Ichimaru (Univ. Gakushuin), Takeshi Matsumura (Univ. de Tokyo), Jean-Dominique Mellot (BnF), Olivier Poncet (ENC), Patrick Rebollar (Univ. Nanzan, Nagoya), Sylvie Requemora-Gros (Aix-Marseille Université), Yann Sordet (Bibliothèque Mazarine), Myriam Tsimbidy (Univ. Bordeaux Montaigne), Christophe Vellet (Bibliothèque Mazarine).

http://mazarinades.org/2019/04/colloque-mazarinades-et-territoires-appel-a-communications/

Call for contributions: Reminder; French Historical Studies call for papers: Writing letters / Ecrire à l’autre
Posted: Wednesday, May 15, 2019 - 10:04

Writing letters / Ecrire à l’autre: The intimate in the global, from letters to snapchat / L’intime à l’heure du global, du papier à l’écran

 

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on letters and correspondence in the francophone world to appear in 2021.

 

Personal and intimate writings (sometimes called “ego documents”) have long stood in the shadow of more “official” historical sources. Traditionally, historians have used letters for biographical purposes and only rarely based social and political histories primarily on epistolary exchanges. Yet recent works in the history of intimacy have not only revealed the richness of writing intimate histories; they have also shown how connected our sense of self and our emotional lives are to wider historical dynamics. 

 

This special issue of French Historical Studies proposes to take stock and press on with this historiographical renewal. If letters mark the intersection of the personal and the social, of public and private, what does it mean to write to and be read by someone else? What are the social and cultural conditions of this form of writing to “an other”? When and where can one speak of shared “epistolary cultures”?

 

We seek a wide range of approaches to the topic, to reflect the variety of recent scholarship. Our starting point is the letter as a “private” object, but one that is neither circumscribed to the private sphere nor limited to a specific material form (paper). Rather, we take it to mean (with Cécile Dauphin) an act of written communication to someone who isn’t there.

 

We encourage submissions to pay attention to the materiality of writing, to changing media and conditions of circulation. Today we write to people more than ever before, whether by email, text messages, or social media. We spell out “phone” conversations and send 16 million text messages every minute around the world, creating new forms of language and new ways of relating to one another. How do technological innovations change patterns of circulation? What role do distance and absence play at different moments in time? When do we prefer to write rather than talk?

 

All periods, from medieval to contemporary, are welcome. Transnational perspectives that grapple with the role of the intimate within global and connected histories are particularly encouraged.

 

Queries about submission and other matters should be addressed to the guest editors: Thomas Dodman (td2551@columbia.edu), Caroline Muller (ccarolinemuller@gmail.com) and Anne Verjus (anne.verjus@ens-lyon.fr).

 

To submit an article, visit https://www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. After registering, follow the submission instructions under “Instructions for Authors” on the website.  Articles may be in either English or in French but must in either case conform to French Historical Studies style and must be accompanied by 150-word abstracts in both French and English.  Manuscripts should be between 6,000 and 10,000 words. For any illustrations authors must obtain written permission for both print and online publication from the relevant persons or institutions.

  

The deadline for submissions is August 19, 2019.            

Les éditrices de French Historical Studies lancent un appel à articles pour un numéro spécial de la revue sur l'usage des lettres et correspondances en histoire (de la France), à paraître en 2021.

Les écrits personnels et privés sont longtemps restés dans l’ombre de documents jugés plus légitimes pour écrire l’histoire. Ainsi, la lettre a-t-elle surtout servi à documenter l’histoire biographique de personnages historiques, et rares sont les ouvrages d’histoire sociale ou politique qui s’appuient principalement sur ce matériau. Pourtant, des travaux récents ont montré qu’une histoire de l’intime, voire par l’intime, était possible, dépassant le récit des trajectoires individuelles pour aborder la formation du moi et le rôle des sensibilités dans des dynamiques historiques beaucoup plus vastes. 

 

Dans ce contexte de renouvellement des usages historiens de la correspondance, ce numéro spécial de French Historical Studies voudrait contribuer à la réflexion. Ainsi, à la “croisée de l’individuel et du social” (Bossis, 1994), du secret et du public, que révèle ce geste d’écrire pour être lu.e par autrui ? Quelles sont les conditions sociales, culturelles, de cette “écriture à l’autre” ? Peut-on parler de cultures épistolaires ?

 

Les propositions devront prêter attention à la matérialité de l’écriture, à l’importance de son support et à ses conditions de circulation. L’écrit à l’autre atteint, aujourd’hui, une ampleur sans précédent : que ce soit par les mails, les sms ou les réseaux sociaux, on s’écrit plus que jamais. La conversation “téléphonique” s’écrit plus qu’elle ne se parle, désormais. La lettre voyage, le sms surgit : l’écriture à l’autre en est-elle changée ? Quels rôles jouent l’absence et la distance géographique ? Comment ces espaces de circulation se trouvent-ils modifiés par les transformations techniques ? Dans quel cas préfère-t-on s’écrire alors qu’on pourrait se parler? 

 

Notre conception des approches possibles de ce sujet est large. Nous souhaitons que ce numéro de FHS reflète la variété des usages historiographiques de cette “écriture à l’autre”, dans la multiplicité de ses acceptions. Nous partons d’une définition de la lettre comme objet “privé”, qui ne se réduit pas à l’écriture du privé, et dont la matérialité ne se limite pas au papier, en reprenant la définition qu’en a donnée Cécile Dauphin, en 2002 : un acte qui consiste à communiquer par écrit et dans l’absence de l’autre.

Toutes les périodes de l’histoire entrent dans notre champ d’investigation, de l’époque médiévale à nos jours. Les perspectives transnationales, qui s’intéressent à la place de l’intime dans le global, et au sein d’une histoire connectée, sont particulièrement encouragées.

 

Les propositions d’articles, ainsi que toutes vos questions, sont à adresser à nos éditeur et éditrices invité.e.s : Thomas Dodman (td2551@columbia.edu), Caroline Muller (ccarolinemuller@gmail.com) et Anne Verjus (anne.verjus@ens-lyon.fr).

 

Pour soumettre un article, veuillez consulter https://www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx.  Après vous être enregistré.e.s, suivez les instructions de la section « Instructions for Authors ». Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français, mais, dans les deux cas, ils doivent être conformes au style de le revue French Historical Studies, et doivent être accompagnés d’un résumé de 150 mots rédigé à la fois en français et en anglais. Les manuscrits doivent comporter entre 6 000 et 10 000 mots (notes non comprises). Concernant les illustrations, les autrices et les auteurs doivent obtenir la permission écrite de les publier sous forme papier et digitale de la part des personnes dépositaires des droits sur ces images, ou de la part des responsables des institutions d’où les images sont originaires. 

 

La date limite pour soumettre les articles est fixée au 19 août 2019.

Call for contributions: Cross-disciplinary Approaches to the Study of Knowledge-making in the Early Modern World (1450–1800)
Posted: Wednesday, May 15, 2019 - 09:57

Following the successful student-led conference held in October 2017 in London under the sponsorship of the London Arts and Humanities Partnership, we seek unpublished and original papers on the theme of cross-disciplinarity and forms of knowledge-making in the early modern world. The papers will compose a special issue to be pitched to leading journals of early modern studies in English, particularly in the fields of history of science and intellectual history, at the end of 2019.

We invite papers from PhD candidates in the final stage of their degree and early career researchers (within 5 years of doctoral award by the time of submission). The papers should fit into the broad geographical scope of forms of knowledge-making around the world between 1450 and 1800. In continuity with the premise of the conference, our main goal is to promote cross-disciplinarity as a methodology and a global perspective both in the scope of the subject of the papers and the academic context of the papers’ authors.

This special issue aims at understanding how cross-disciplinarity is used in current early modern studies and the fresh perspectives it can bring to disciplines long closed-off within an internationally unequal academic system; highlighting results of cross-disciplinary research conducted by PhD candidates and early career researchers; amplifying such research within the established Anglophone academic journal universe; putting forward the similarities and differences between the various contemporary intellectual frameworks of the authors’ research; and furthering debates on the importance of cross-disciplinary research of the early modern world. We particularly encourage papers that highlight the flows of knowledge, as objects, peoples, techniques, and ideas in the period, including but not limited to the themes of visual and spatial studies; languages; ethnography; material culture; gender; race and racism; religion; colonialism and empire-making; political, juridical, and economic thought and practices.

Deadlines:

15 June 2019 – Expanded abstract (1,000 words)

30 June 2019 – Announcement of selected proposals and pitch of special issue to relevant journals

1 September 2019 – Full draft of the paper (10,000–12,000 words)

How to submit your article proposal:

Abstracts and full articles should be written in English and sent with a working title and 5 keywords to earlymodernknowledgemaking@gmail.com. Please include the author’s short biography and a full CV. Please note this is a call for papers for a further proposal of a special issue to leading journals of early modern studies, particularly in the field of history of science and intellectual history. Therefore, timescales could be substantial owing to the availability and appointments of these institutions.

Co-organisers: Dr Marina Bezzi and Joseph da Costa (King’s College London)

Contact:

E-mail: earlymodernknowledgemaking@gmail.com

Blog: earlymodernknowledgemaking.wordpress.com

Twitter: @knowledgemaking

CfP: Afterlives: Reinvention, Reception, and Reproduction
Posted: Wednesday, May 15, 2019 - 09:54

November 9, 2019 Forest Lawn Museum, 1712 S. Glendale Ave Glendale, CA 91205

The Center for Medieval and Renaissance Studies at California State University, Long Beach, in collaboration with Forest Lawn Museum, invite submissions for the biennial conference, Afterlives: Reinvention, Reproduction, and Reception. We invite scholars from any discipline to approach the ways in which texts, objects, and images of the ancient, medieval, and Renaissance past have been reimagined, repurposed, reconstructed, and reproduced in later periods. Much recent scholarship, particularly studies exploring medievalisms, has fruitfully traced the ways in which we construct narratives of the past according to contemporary desires. There remains, however, ample room for further investigation.

Forest Lawn Museum makes an ideal site for exploring the afterlives of the past as constructed in the present. Founded in 1906, Forest Lawn is home to dozens of reproductions of ancient, medieval, and Renaissance works of art and architecture. It was created with the goal of bringing the Grand Tour to Southern California when travel to Europe was not accessible to the vast majority of American society. From full-scale marble replicas of Michelangelo’s sculpture to buildings that freely combine classical, Romanesque, and Gothic elements in completely novel and imaginative ways, this version of the Grand Tour was both influenced by and influential upon the culture of twentieth-century California. Rather than simply replicating existing works of art and architecture, entirely new monuments were created, which simultaneously call upon the past while proliferating new experiences, meanings, and identities.

This conference invites investigation of such uses of the past with the broadest possible scope. We ask scholars to consider engagements with the past in terms of ongoing processes of reinvention, reproduction, and reception. Papers that address popular culture, such as contemporary fantasy literature and television, twentieth-century Hollywood epics, gaming, popular and folk music, theme parks and other immersive amusement sites, historical reenactments, costume design, and cultural or folkloric festivals, are welcome. Studies on medievalism and more traditional scholarship on reproductions of Antiquity, the Middle Ages, and the Renaissance are also encouraged, including investigations of architectural reconstructions, the role of medievalism in museums, and non-Western perspectives on reinventions of the past.

We welcome proposals for twenty-minute papers as well as planned panels of three papers pertinent to these themes and their manifestations anywhere in the world.

Individual paper submissions should include:

  • abstract of approximately 150 words
  • contact information and one-page CV

Panel Submissions are welcome and should include:

  • contact information and one-page CV for organizer / chair
  • names and abstracts (c. 150 words) for all presenters
  • one-page CVs of all presenters
  • short (c. 150 word) description of the panel itself

Please send all application materials to: heather.graham@csulb.edu, Ilan.MitchellSmith@csulb.edu, and jfishburne@forestlawn.com. The deadline for all abstracts and panel submissions is July 15, 2019.

Topics of exploration for individual papers or panels may include, but are not limited to:

  • Hybrid Reconstructions of the Past (Hearst Castle, Forest Lawn, Disneyland, The Getty Villa, and The Citadel Shopping Center)
  • Medievalism and Nationalism
  • Posthumous Cults of the Artist
  • American Chivalries
  • Medievalism and Martial Arts
  • Non-Western Reconstructions of the Past
  • Time Travel and Anachronism
  • The Detritus of Hollywood’s Constructions of the Past
  • Medievalism and the West: the American Frontier and the Distant Past
  • Politics of Historical Accuracy
  • Medieval/Renaissance Fantasy in Online Gaming
  • The Renaissance Pleasure Faire and Medievalist Counter-Culture in America
  • Industrialism and Desires for the Past
  • Dungeons & Dragons and Participatory Constructions of the Past
  • Racialized Imagery from the Medieval to the Modern
  • Post-Modernity and the Past 
  • New Publications

    Revue Fontenelle n° 14/2022 : "L'auctorialité « fantôme » de Catherine Bernard" - Coordination éditoriale de Claudine Poulouin
    Posted: 14 Jul 2022 - 17:35

    Revue Fontenelle, n° 14/2022 : "L'auctorialité « fantôme » de Catherine Bernard" - Coordination éditoriale de Claudine Poulouin

    Catherine Bernard aurait pu demeurer à Rouen dans la foi protestante ou fuir en Hollande. Elle ne l'a pas fait. Sûre de son talent, déterminée à vivre de sa plume, elle s’installe à Paris et connaît le succès comme romancière, conteuse et dramaturge. En 1730, Voltaire irrité que sa tragédie, Brutus, soit jugée inférieure à celle que Catherine Bernard avait fait représenter en 1690, insinue que Fontenelle y aurait mis la main. Ainsi l’œuvre de Catherine Bernard se trouvera-t-elle absorbée sous le nom de Fontenelle, et la réputation de l’autrice étouffée. Les études rassemblées dans la première partie de ce volume s’attachent à cerner cette auctorialité dérobée et à mettre en lumière la place originale qu’occupe Catherine Bernard dans le contexte littéraire de la fin du XVIIe siècle. La seconde partie du volume est consacrée aux Éloges des savants, à leur mort, qui constituent l’une des nouveautés les plus remarquables des volumes de l’Histoire de l’Académie royale des sciences. Leur publication commence avec le renouvellement de l’Académie, en 1699. Premier secrétaire perpétuel de l’Académie renouvelée, Fontenelle rédigea plus de 70 éloges sur une période de 40 années. Il renouvela le genre, modifia son objet et ses modalités d’écriture, imprimant sa marque d’une manière subtile mais manifeste. Les articles de cette seconde partie de ce numéro étudient l’ère Fontenelle de l’éloge académique en examinant ses différents moments, ses enjeux épistémologiques, institutionnels et littéraires, ainsi que ses variations et ses tensions.

    Plus d'informations ici.

    La poésie de circonstance (XVIe-XXIe siècle). Formes, pratiques, usages (dir. Guillaume Peureux, Alain Vaillant)
    Posted: 14 Jul 2022 - 17:31

    La poésie de circonstance (XVIe-XXIe siècle). Formes, pratiques, usages, dir. Guillaume Peureux, Alain Vaillant, Nanterre, PU Nanterre, à paraître en 2022.

    Exclue par Aristote de sa Poétique et méprisée par le lyrisme moderne qui lui oppose sa relation ontologiquement supérieure au réel, la poésie de circonstance ne finit pas de payer le prix de sa relégation littéraire. Pourtant, depuis l'Antiquité, elle a constamment accompagné les événements, ordinaires ou extraordinaires, individuels ou collectifs, des existences humaines. Cette permanence, elle la doit à sa brièveté et, jusqu'à récemment, aux ressources propres de la scansion métrique.

    Sur la longue durée de l’histoire littéraire, nous avons voulu ici saisir les multiples métamorphoses de cette poésie à hauteur d’homme, depuis les guerres de Religion jusqu’aux cataclysmes du XXe siècle, des rituels mondains de l’Ancien Régime aux libres expressions de l’âge démocratique.

    En filigrane de la lecture, il s’esquisse ainsi une esthétique de la circonstance, où les urgences du présent doivent toujours composer, dans des formes perpétuellement à réinventer, avec le long cours de la tradition poétique.

    Plus d'informations ici.

    Anthropologie sceptique et modernité (dir. Sylvia Giocanti)
    Posted: 14 Jul 2022 - 17:28

    Anthropologie sceptique et modernité, dir. Sylvia Giocanti, Paris, ENS éditions, 2022.

    L'Histoire du scepticisme de Richard H. Popkin, qui a dominé la recherche aux États-Unis et en Europe depuis les années 1960, était essentiellement consacrée aux rapports entre scepticisme et foi entre la fin du Moyen-Âge et le début du xixe siècle. Et lorsque Stanley Cavell a réintroduit la question de l’homme dans les études sceptiques contemporaines, c’est dans le sillage d’une interprétation du doute hyperbolique des Méditations métaphysiques de Descartes qui conduisait à faire des sceptiques des anti-humanistes renonçant au monde. C’est pourquoi il importait, suivant la suggestion d’Hans Blumenberg, de poser la question anthropologique à partir du rôle clef joué par le remodelage du scepticisme antique dans les Essais de Montaigne. Après s’être demandé s’il y a un sens à parler d’un « naturalisme sceptique » ou encore d’une « anthropologie sceptique de la croyance », le présent ouvrage s’interroge sur les limites d’une approche exclusivement rationnelle de l’humanité et réfléchit à l’importance de la relation pour la penser non plus en termes de nature mais de condition. Il montre ainsi la contribution paradoxale mais constante du scepticisme philosophique à l’étude de l’homme.

    Édition Première édition

    Éditeur ENS Éditions

     

    Support Livre broché

    Nb de pages 286 p. Index . Bibliographie .

    ISBN-13 9791036205279

     

    Support PDF

    Nb de pages 289 p. Index . Bibliographie .

    ISBN-13 9791036205286

    Sommaire disponible ici.

    Pierre Lyraud - Figures de la finitude
    Posted: 5 Jul 2022 - 09:40

    Pascal, auteur funeste et tragique ? Ce livre fait le pari d’une autre lecture. Réexaminant la totalité de l’œuvre pascalienne par le prisme de la finitude, il constate que Pascal est moins attaché à dire les limites de l’homme qu’à montrer et analyser les efforts de ce dernier pour ne pas en rester à ses limites et à ses impuissances. « L’homme passe l’homme », porte un fragment central des Pensées. Mais ce passage n’est pas seulement désaveu de la raison ; il est aussi rappel d’une autre nature et promesse d’un autre destin. Méditation de la mort comme de la joie, du terme inexorable de la vie humaine comme de sa grandeur, l’œuvre de Pascal fait ainsi tomber la finitude de l’homme dans la langue pour mieux en dire l’ambivalence.

    La table des matières et l'introduction sont accessibles ici : https://www.honorechampion.com/fr/editions-honore-champion/12682-book-08535756-9782745357564.html

    Revue "Arts et Savoirs" n°17, 2022 : "Lire les savoirs dans les recueils épistolaires d’Ancien Régime (XVIe-XVIIe siècles)"
    Posted: 20 Jun 2022 - 10:13

    Revue en ligne Arts et Savoirs n°17, 2022 : "Lire les savoirs dans les recueils épistolaires d’Ancien Régime (XVIe-XVIIe siècles)", dir. Suzanne Duval et Cécile Lignereux.

    Pourquoi lisait-on des recueils de lettres sous l’Ancien Régime ? Ces livres et ouvrages manuscrits, dont la composition est rarement chronologique et qui rassemblent des textes parfois inauthentiques, obéissent à une logique bien différente de celle que l’on pourrait attendre d’une correspondance publiée. Le présent numéro montre que leur vocation didactique explique en partie leur succès auprès du lectorat de l’époque. Érudition humaniste, épistolographie et histoire sont les trois domaines du savoir dont les huit contributrices et contributeurs examinent l’empreinte dans des recueils épistolaires datés du xvie et du xviie siècles. Leurs approches, situées au plus près de la matérialité des textes étudiés, met au jour les connaissances et les représentations mobilisées par ces ouvrages dans l’optique de leur trouver un ordre, une unité et un sens.

    Sommaire et articles.