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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : L’amour en littérature, en philosophie et en art entre Orient et Occident
Posted: Friday, June 14, 2019 - 16:28

Université Moulay Ismail

Faculté Polydisciplinaire d’Errachidia

Equipe de recherche

« Langue, Littérature et intertextualité »

29 et 30 octobre 2019

Qu’est-ce que l’amour ? Quand on pose cette question, on s’aperçoit que la réponse est très difficile, voire même impossible, parce que le sujet est à la fois complexe et abstrait. Généralement, le mot « amour » est définit comme étant une « affection vive pour quelqu'un ou pour quelque chose ». Loin d’être univoque, cette définition ne rend que très imparfaitement compte de la diversité du terme. Depuis l'Antiquité, l'amour fait l'objet d'interrogations et de débats. Ainsi, les Grecs distinguaient quatre sentiments différents : l’Éros (l'amour du plaisir sensuel et corporel) ; la Philia (l'amitié, le plaisir de l'amour bienveillant) ; l’Agapè (l'amour divin, désintéressé, inconditionnel) ; la Storgê (l'amour familial). Le verbe « aimer » en français, recouvre, à son tour, une importante diversité de sentiments, d'états et de comportements, ce qui le rend difficile à définir de façon cohérente et universelle.

Sous ses diverses formes, l'amour joue un rôle majeur dans les relations sociales et occupe une place capitale dans la psychologie humaine, ce qui en fait pareillement l'un des sujets les plus courants dans la littérature, la philosophie et les arts, depuis les divinités mythologiques jusqu’à l’époque contemporaine. En Orient comme en Occident, ces disciplines sont ainsi des supports de prédilection de l'expression verbale et non verbale de l'amour.

Au fil des époques et selon les cultures, le thème de l’amour a été richement illustré dans toutes les formes d'expression, de la plus populaire à la plus artistique. Il est le thème central d'une quantité innombrable d'œuvres littéraires et philosophiques, d'œuvres d'art (peintures, sculptures…), mais aussi de films, de chansons, de dictons…. En littérature : De la fin’amor de Tristan et Iseut (auteur anonyme) à Belle du Seigneur (Albert Cohen) en passant par De l’amour (Stendhal), Les Crimes de l’amour (Le Marquis de Sade) ou Derniers poèmes d'amour (Paul Eluard), sans oublier les incontournables tels Roméo et Juliette (Shakespeare), L’Amant de Lady Chatterley (David Herbert Lawrence) ou Les liaisons dangereuses (Pierre Choderlos de Laclos). La culture orientale contribue elle aussi de manière fondamentale à l’enrichissement du répertoire universelle avec des œuvres littéraires consacrées au thème de l’amour. La grande variété de poètes du genre ghazal (poésie courtoise) témoigne de cette richesse. Les Mille et Une Nuits, les Centons d'amour d'Amaru, Le Livre des Chansons (Kitâb al-Aghânî) d’al-Isfahânî, Le Collier de la colombe (Tawq al-Hamâma) d’Ibn Hazm, Majdouline d’al-Manfaluti ou encore la célèbre Trilogie de Naguib Mahfouz, sont aussi quelques uns des nombreux exemples des chefs-d’œuvre de la littérature orientale traitant le sujet de l’amour. En philosophie, plusieurs penseurs, de l’Orient comme de l’Occident, ont fait de l’amour leur principal sujet de réflexion (Platon, Le Banquet et Phèdre ; Ibn Arabi, Les Illuminations de La Mecque ; Friedrich Nietzsche, Gai savoir ; Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux ; Jean-Luc Nancy, Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément... etc.). Enfin en art, les conditions amoureuses sont aussi nombreuses que diverses. Les grandes histoires d'amour de l'histoire ou de la littérature comme Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, Ulysse et Pénélope, Qays et Layla et bien d'autres ont été chantées ou traitées au cinéma, en peinture, en sculpture…

Justement, l’objectif de ce colloque est de jeter une lumière sur ce dialogue intemporel entre les différentes productions littéraires, philosophiques et artistiques d’un côté ; et le concept de l’amour d’un autre côté. Autrement dit, voir comment les différentes tendances de l’amour sont reflétées, à travers les âges, dans la littérature, la philosophie, le cinéma et les arts plastiques, de l’amour aux temps gréco-romain à l’amour réaliste de notre époque.

Plusieurs pistes seront l’objet d’échanges et de réflexions sur cette thématique de l’amour. À titre indicatif, les analyses pourront explorer un ou plusieurs des points suivants, sans que cette liste soit exhaustive :

- Amour et littérature (œuvres romanesques, poétiques, théâtrales...).

- Amour et textes sacrés (Coran, Bible…).

- Amour et philosophie.

- Amour et traduction.

- Amour et cinéma.

- Amour et chanson.

- Amour et arts plastiques (peinture, dessin, sculpture…).

- Amour, objet d’études linguistiques (sémantique, sémiotique, pragmatique…)

Les langues du colloque seront : le français, l’arabe et l’anglais.

Les propositions de communication, d’une page maximum, accompagnées d’une brève notice biobibliographique, doivent parvenir avant le 15 juillet 2019 par courriel conjointement à l’adresse suivante : colloque.amour.2019@gmail.com

Une réponse vous parviendra dans les deux semaines suivantes, et un programme provisoire sera établi dès le début du mois de septembre. Une publication des Actes du Colloque est prévue pour décembre 2019, au plus tard.

L’hébergement et les repas seront pris en charge par l’équipe organisatrice du colloque. Les transports seront à la charge des intervenants.

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Calendrier :

- Date limite d’envoi des propositions : 15 juillet 2019.

- Résultats de l’évaluation scientifique des propositions : 30 juillet 2019.

- Programme définitif du colloque : 20 septembre 2019.

- Date du colloque : 29 et 30 octobre 2019.

- Publication des Actes du Colloque : décembre 2019.

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Comité scientifique :

- Khalil BABA (UMI, Faculté Polydisciplinaire Errachidia, Maroc)

- Amina BEN DAMIR (Université de Tunis, FSHS, Tunisie)

- Mounir BOURRAY (UMI, Faculté Polydisciplinaire Errachidia, Maroc)

- Muguras CONSTANTINESCU (Ecrivaine, traductrice, Université Stefan cel Mare, Suceava, Roumanie)

- Khouya ELOMARI ELALAOUI (UMI, Faculté Polydisciplinaire Errachidia, Maroc)

- Stephanie GENTY (Ecrivaine, traductrice, Université d'Evry-Val-d'Essonne, Paris, France)

- Imad GHANNOUM (Université libanaise, FLSH, Tripoli, Liban)

- Saïda LAMARA (UMI, Faculté Polydisciplinaire Errachidia, Maroc)

- Agnès LHERMITTE (Ecrivaine, Université Bordeaux-Montaigne, France)

- Jaouad ROUCHDI (UMI, Faculté Polydisciplinaire Errachidia, Maroc)

http://www.fpe.umi.ac.ma

Appel à communications : Cruautés et violences dans le conte et le récit bref
Posted: Friday, June 14, 2019 - 16:25

1er-3 avril 2020 

Université Littoral Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer     

Comité organisateur :  Jacqueline Bel, Jean Devaux, Xavier Escudero, Carl Vetters (UR H.L.L.I., Université Littoral Côte d’Opale)  Ramón Pérez Parejo, José Soto Vázquez (L.I.J., Université de Extremadura)   

Les genres du conte et du récit bref, par leur densité et leur intensité, font appel de façon récurrente – naturelle ? – à la cruauté et à la violence, lesquelles adoptent de multiples écritures, formes et visages. 

Si l’étymologie de la cruauté souligne le sang versé – cruor en latin ou crudelis « qui aime le sang » –, n’y aurait-il donc qu’une seule façon de l’exercer (par le sang versé) dans les contes populaires et littéraires ou les récits brefs ? On associe ainsi généralement la cruauté à l’action de faire souffrir physiquement ou mentalement et on peut, donc, y adjoindre la barbarie, la dureté, la méchanceté, la sauvagerie, l’atrocité, la tyrannie, le masochisme et le sadisme, dans les rapports sociaux ou dans l’éducation. La cruauté donne souvent lieu, dans l’imaginaire, au spectacle violent de la souffrance. La cruauté révèle la férocité des hommes, de leurs travers, de leurs secrets profonds refaisant surface. D’ailleurs, les histoires sur la folie telles que, par exemple, Le Horla de Guy de Maupassant ou Sangre sobre el barro de Antonio de Hoyos y Vinent ou dans plusieurs contes comme ceux des frères Grimm, placent souvent le lecteur dans un monde où la cruauté est reine parce qu’associée à Eros (on pourrait ainsi parler de cruauté érotique ou sexuelle dans le sadisme voire la nécrophilie). Le champ de la cruauté est vaste. 

La violence – du latin vis, signifiant force – s’exerce aussi par la force physique ou les actes mais elle peut être également cachée, plus sournoise. La violence peut être contrainte (par l’intimidation ou par la censure, par exemple), être le fruit d’une colère, trouvant des voies d’expression multiples, de l’agression à l’attentat, du plus fort sur le plus faible, et fait appel à des sentiments exacerbés (la passion peut être violente). La violence peut aussi se traduire par l’intensité d’un regard, d’un besoin, par l’impétuosité d’un sentiment ou par celle, simplement, des éléments naturels. La violence et la cruauté sont physiques (torture, supplice, métamorphoses, par exemple) et morales (perfidie, indifférence, orgueil, harcèlement, tromperie, par exemple) et l’homme, la société, le destin voire le monde animal se partagent cet exercice de la violence et de la cruauté. Ainsi, par exemple, dans La Belle au bois dormant, des Contes de ma Mère l’Oye (1697) de Charles Perrault, l’histoire d’un jeune prince vaillant et amoureux délivrant la Princesse Aurore de son sortilège ne s’achève pas avec le réveil de cette dernière et le baiser de son prétendant. En effet, la mère du prince, qui est une ogresse, libère dans le conte toute sa charge de cruauté (« bien contente de sa cruauté ») en souhaitant manger  la Princesse et ses deux enfants. Cependant, sa cruauté sera dupée par la bonté du Maître d’Hôtel qui détourne la violence de l’acte de tuer et de préparer des mets à partir des corps. Si la cruauté est dupée (on se rappelle encore Barbe Bleue ou Petit Poucet), elle peut aussi être triomphante comme, par exemple, dans Le Petit Chaperon Rouge où le loup finit par dévorer la petite fille venue apporter une galette et du beurre à sa grand-mère. 

Par ailleurs, si la violence répond à la violence dans certains contes ou récits brefs ‒dans Les fées de Perrault, par exemple, le châtiment de l’orgueil et de la jalousie se paie au prix d’une mort solitaire dans un bois ‒, la violence d’une situation trouve aussi sa solution dans le pardon et l’amendement, éloignant l’accomplissement de la cruauté (par exemple, la maltraitance dans Cendrillon, la désobéissance dans Der Struwwelpeter ou dans le conte populaire d’Estrémadure « La asadura »). La cruauté peut aussi avoir un effet libérateur et signifier la victoire de la liberté de l’action ou de la pensée. 

La cruauté et la violence peuvent être exercées par les hommes voire les animaux ou des créatures fantastiques mais elles peuvent aussi découler de la société (par son excès d’individualisme, sa course effrénée à la spéculation, au progrès technique, technologique broyant ou dévorant l’individu) dont les artistes et écrivains sont les victimes. Par exemple, dans les Contes cruels (1883) de Villiers de l’Isle-Adam, la cruauté se fonde sur la violence même de la vie qui piétine l’idéal et bafoue la noblesse des sentiments. Villiers de l’Isle-Adam, touché par le malheur et l’échec, a souffert dans sa vie de la méprise sociale et éditoriale l’orientant vers la satire et l’ironie, dans le sillage de Gautier, Poe ou Baudelaire mais aussi de Swift et de Daumier. 

On pourra ainsi s’intéresser aux diverses et multiples manifestations et formes de la cruauté et de la violence dans les contes populaires, littéraires, musicaux, cinématographiques, scéniques et les récits brefs que ce soit au niveau du personnage, des figures ou des créatures telles que le diable, l’ogre ou l’ogresse, le barbare, le tyran, le monstre, le vampire, le bourreau, le forcené, au niveau des situations (par exemple, l’ogresse dans Le Petit Poucet découvrant ses sept filles égorgées « et nageant dans leur sang » ou la terreur dans les contes fantastiques), dans le langage (l’ironie serait-elle un recours puissant dans certains contes ou récits brefs pour traduire la cruauté, le silence ou la parodie ?), dans les sentiments (la haine ?).  

Ainsi : Dans le conte et le récit bref, comment la cruauté et la violence se manifestent-elles et sontelles mises en œuvre ? Quels sont les liens entre les deux ? La cruauté et la violence accompagneraient-elles in fine, inéluctablement et fatalement, l’univers et l’écriture des contes, qu’ils soient populaires ou littéraires, ou des récifs brefs ? Pourquoi la cruauté et la violence s’associent-elles si facilement dans l’univers et l’écriture des contes et des récifs brefs ? Adoptent-elles des degrés divers en fonction du lecteur, du pays, de la culture voire de l’époque ? Quel(s) rôle(s), quelles visées (cathartique, éducative, esthétique) ont-elles d’ailleurs ?  - Si la cruauté et la violence s’écrivent et se lisent, la peinture et l’illustration – cette grande alliée des contes écrits ou retranscrits – viennent leur donner une image (par exemple, les gravures de Gustave Doré pour les Contes de ma Mère l’Oye ou ceux de Francisco de Goya qui plonge volontiers son pinceau ou son burin dans l’univers fantastique ou merveilleux de la fable et du conte). Ainsi, comment montrer la cruauté et la violence des contes et des récits brefs ? De même, comment l’adaptation des contes à l’écran ou sur scène ou leur transcription musicale  font-elles voir et entendre la cruauté et la violence de leurs univers ? Y aurait-il un cadre ou un code esthétique propre à la représentation et à l’interprétation de la cruauté et de la violence issues des contes ou des récits brefs, une iconographie de la violence et de la cruauté des contes ?  - Comment la cruauté et la violence apparaissent-elles dans des récits racontés, écrits ou lus par et pour les enfants ? Doit-on les adapter, les atténuer, les cacher, les censurer ou, au contraire, les montrer, les expliquer ? De quelles façons ? Quelles stratégies peuvent être déployées pour contrer ou s’opposer à la cruauté et à la violence ?  - La cruauté et la violence peuvent-elles avoir une portée didactique dans l’enseignement ? Peut-on parler de « pédagogie de la cruauté » dans et à partir du conte et du récit bref ?    Autant de questions – dont la liste est loin d’être exhaustive – auxquelles ce colloque international et interdisciplinaire invitera ses participants et communicants à tenter d’y répondre. Toutes les approches que ce soit à partir du texte, de l’image ou du son ainsi que toutes les périodes, les aires culturelles et géographiques sont privilégiées.   

٭   La proposition de communication d’une dizaine de lignes accompagnée d’un bref CV est à envoyer jusqu’au 15 septembre 2019 à :  jacqueline.bel@univ-littoral.fr  jean.devaux@univ-littoral.fr  xavier.escudero@univ-littoral.fr  carl.vetters@univ-littoral.fr    Les Actes du colloque seront publiés aux Cahiers du Littoral (Shaker Verlag). 

Appel à communications : L'eau et la mer dans les textes et images
Posted: Friday, June 14, 2019 - 16:21

12e colloque de l'association IAWIS / AIERTI

Université du Luxembourg, 5-10 juillet 2020

https://waterandsea2020.uni.lu/fr/page-daccueil/

(date limite 31 août 2019)

À une époque où la pénurie d’eau guette et où le continent est affecté même au fin fond de son épicentre par ce qui se passe sur ses rives, il nous a semblé urgent de proposer ce sujet à la fois chargé d’imaginaire et d’une actualité brûlante. Dans le roman Océan mer de Alessandro Baricco (1993), le peintre fictif Plasson peint la mer avec de l’eau de mer. Cette scène emblématique résume en quelque sorte notre thématique : l’eau est un élément difficile à cerner et pourtant nous concerne de plus en plus. Informe, il est toujours en attente d’être défini, voire résiste à tout effort de conceptualisation. La mise en discours et la mise en images de l’eau et de la mer ne vont pas de soi, relèvent d’un réel défi discursif et plastique et s’avèrent dès lors particulièrement susceptibles de remettre en question les rapports entre texte et image. De par son rythme « sans mesure » (Deleuze & Guattari, 1980), l’élément aquatique transcende la dichotomie entre arts du temps et arts de l’espace introduite par Lessing (cf. Louvel, 2002). L’indicible de l’eau n’est pas son invisible. Et pourtant, les investissements littéraires ou plastiques (histoires d’eau…) forment une véritable sémiosphère avec, à sa périphérie, une zone de « violation des liens sémiotiques » (Lotman, 1966), le règne de l’instable, de l’arbitraire, de l’inexplicable.

Le Luxembourg, pays au centre du continent européen – mais l’on sait combien le centre se porte bien si la périphérie est saine –, fief de la sirène Mélusine, territoire qui se glorifie de ses sources naturelles et de son thermalisme, nous semble le lieu approprié pour accueillir un congrès mondial autour de cette thématique. Les axes suivants seront abordés :

L’eau comme élément (ses vertus et ses dangers) et défi esthétique

L’eau comme source d’énergie dans les sciences et les arts

L’imaginaire biblique ou mythique de l’eau et de la mer

Les mythes, rites aquatiques ou maritimes et le folklore marin, fluvial ou lacustre

Mélusine, nymphes, naïades et autres sirènes

Le thermalisme, son histoire et son actualité

Le bord de mer ou l’eau stagnante en peinture et en littérature

Les ports dans les textes et les images

La culture insulaire ou péninsulaire

Valorisation touristique du patrimoine naturel (maritime, fluvial ou lacustre)

Aqueducs, thermes et barrages dans la Grande-Région

La Méditerranée, l’océan Atlantique et le Pacifique (rives, faune, routes culturelles et marchandes, migrations)

Romans graphiques, bandes-dessinées, caricatures sur l’eau, la mer, la migration

L’eau et la mer à l’écran ou dans les artefacts numériques

L’avenir de l’eau dans les médias

La pénurie d’eau, l’érosion du littoral et les questions environnementales dans les textes et les images

La mer comme métaphore épistémologique (naufrage, radeau, vague, ouragan, fontaine, liquidité, archipel, écume)

Cartographie scientifique ou imaginaire

Autres

Le congrès offre une voix tant à des chercheurs chevronnés dans les études Texte et Image qu’à des chercheurs désireux de fourbir leurs armes dans ce domaine, voire à des jeunes chercheurs dont les travaux présentent une dimension texte et image (doctorants/postdocs). 

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Les propositions de communication seront adressées exclusivement aux présidents de séance respectifs. Voir https://waterandsea2020.uni.lu/fr/programme/, où figurent les 30 sessions retenues qui se répartissent sur 5 journées :

Lundi, 6 juillet – Nature / Environnement / Santé – 

2.Mardi, 7 juillet – Histoire / Philosophie / Religion – 

3.Mercredi, 8 juillet & jeudi, 9 juillet – Littérature / Mythes / Culture / Patrimoine – 

4.Jeudi (après-midi), 9 juillet – Ateliers Jeunes Chercheurs – 

5.Vendredi, 10 juillet – Migration / Géographie / Tourisme – 

Des conférenciers invités de renom ont déjà confirmé leur venue et un riche programme culturel et artistique agrémente le congrès

P.S. : Tous les participants retenus doivent être membres de l’IAWIS/AIERTI (http://iawis.org/) et s’acquitter de leur cotisation avant le congrès.

Appel à contributions : Oeuvres et Critiques
Posted: Friday, June 14, 2019 - 10:57

Chères collègues, chers collègues,

Le professeur Rainer Zaiser (Université de Kiel), éditeur scientifique de la revue Œuvres & Critiques, m’a autorisé à solliciter des contributions pour le numéro de la mi-2020. Je lui ai proposé comme thème l’histoire orientale, ce qu’il a accepté volontiers.

Dès avant le XVIIIe siècle, les récits de voyageurs sur l’Orient et ses mystères attisent l’imagination des auteurs aussi bien que des lecteurs. Mais le « grand événement » est, bien entendu, la publication en 1704 du premier tome des « Mille et une nuit » (pas d’s !), traduit (plutôt adapté) en français par Antoine Galland. Les volumes suivants continueront de paraître jusqu’en 1717.

Mais Galland est loin d’être le seul à avoir manifesté son intérêt pour l’Orient. L’orientaliste François Pétis de La Croix publie en 1707 les Contes turcs, puis, de 1710 à 1712, Les Mille et un jours (qui aurait été revu et corrigé pour le style par Lesage). N’oublions pas le comte de Caylus (1692-1765) et son Recueil des antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines (1752-1765).

Et ce n’est que le début… Dans son ouvrage de 1949 (qui demeure incontournable) L’Orient romanesque en France (Montréal : Éd. Beauchemin Ltée) ; Marie-Louise Dufrénoy recense toutes les histoires orientales parues de 1704 à la Révolution. Plus récemment, Guy Turbet-Delof a publié L’Afrique barbaresque dans la littérature française. Bartolomé Benassar et Lucile Benassar sortent en 1989 Les Chrétiens d’Allah, histoire des renégats du XVIe au XVIIIe siècle. Prenons aussi en ligne de compte les nouvelles et contes qui foisonnent du début du XVIIIe siècle à sa fin. Au début 2015, paraît un ouvrage collectif (Classiques Garnier) : Conte et histoire : 1690-1800, sous la direction de Marc Hersant et Régine Jomand-Baudry. Bref, la somme de travaux consacrés à l’histoire orientale est impressionnante.

Dans ce numéro à venir, il ne s’agit pas de reproduire ce qui a déjà été publié. On pourrait privilégier plus d’une piste : témoignages, utopie, dystopie, rapports humains, le merveilleux (certainement !), la représentation de l’amour, de la vertu et du vice, etc.

J’envisage de recevoir les textes d’ici le 30 septembre 2019 : maximum 40000  signes, espaces compris. Prière de m’adresser vos argumentaires (200 à 300 mots) à l’adresse suivante : fassaf@uga.edu avec, si possible, copie au professeur Zaiser : rzaiser@gmx.de. Ne pas oublier de mentionner votre affiliation universitaire.

Pour celles et ceux ayant accès à l’ouvrage de M.-L. Dufrénoy, je recommande un coup d’œil à la table des matières, qui suit une chronologie rigoureuse et offre de nombreux textes à examiner.

Call for papers : Rire des affaires du temps (Kerautret/Peureux)
Posted: Saturday, June 8, 2019 - 06:29

– Call for papers – Rire des affaires du temps. Écritures comiques et actualité 1560-1653 Paris Nanterre, 4-5 juin 2020

Organized by Flavie Kerautret and Guillaume Peureux.

https://www.fabula.org/actualites/colloque-rire-des-affaires-du-temps-ec...

New Publications

Guillaume Peureux — Poèmes dans la rue. Après les tueries du 13 novembre 2015
Posted: 2 Aug 2022 - 15:35

À la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, de nombreuses personnes ont déposé à proximité des différents lieux de massacres des objets, des images et des textes. Les écrits exposés en ces lieux sont le plus souvent très brefs. Les plus complexes d’entre eux sont des poèmes. On en décompte plus de deux cents. Ces écrits participent à un effort collectif de symbolisation des événements et des sentiments qu’ils ont produits, afin de les fixer pour la mémoire collective ; ils permettent de s’approprier le temps et les événements. Cette irruption de poèmes fugitifs dans l’espace urbain interroge : la poésie n’est pas, pour ainsi dire, à sa place, la rue n’en favorise guère la consommation. Cet ensemble de poèmes produits dans l’urgence des circonstances s’inscrit en fait dans une histoire des formes et des pratiques de l’écriture poétique qui remonte aux siècles classiques et qui s’origine dans les usages les plus anciens de la poésie.

 

https://www.editions-hermann.fr/livre/poemes-dans-la-rue-guillaume-peureux

New H-France Forum on Hall Bjørnstad's "The Dream of Absolutism"
Posted: 26 Jul 2022 - 16:31

A new issue of H-France Forum has just been published. Edited by Hélène Billis, the issue is dedicated to Hall Bjørnstad's The Dream of Absolutism: Louis XIV and the Logic of Modernity, with review essays by Alain Cantillon, Andrea Gadberry, Arnaud Orain, and Harriet Stone, and with a response essay by Hall Bjørnstad.

The issue can be accessed here: https://h-france.net/h-france-forum-volume-17-2022/ 

 

Traduire. Tradurre. Translating. Vie des mots et voies des œuvres dans l'Europe de la Renaissance (dir. Jean-Louis FOURNEL, Ivano PACCAGNELLA)
Posted: 15 Jul 2022 - 06:45

Traduire. Tradurre. Translating. Vie des mots et voies des œuvres dans l'Europe de la Renaissance, dir. Jean-Louis FOURNEL, Ivano PACCAGNELLA, Genève, Droz, 2022.

Ce volume étudie les expériences de traduction dans la première modernité, entre XVe et XVIIe siècles, en partant de la traduction dite « horizontale », celle qui concerne les langues vulgaires entre elles et le neo-latin. En effet, ce type de traduction engage des protocoles, des pratiques, des régulations et des effets pour partie différents de ceux qui prévalent dans les traductions « verticales », de type humaniste entre langues anciennes (du grec au latin notamment) ou entre langues anciennes et langues vulgaires. Il est dès lors possible de réfléchir sur ce que dit l’acte de traduire à l’histoire du système des langues vernaculaires, mais aussi de poser ce qui dans cet acte touche la figure des auteurs, le statut des livres concernés et les formes de transmission des savoirs. Au bout du compte, c’est bien la construction d’un canon continental qui se dessine. C’est l’une des raisons pour lesquelles la question s’avère radicalement « européenne » et transnationale, car elle dépasse le simple mouvement binaire d’une langue à une autre. À la fois linguistique, littéraire, philosophique et scientifique, religieuse et laïque, cette contribution collective à l’histoire des pratiques de traduction propose de penser différemment par les mots l’histoire de l’Europe comme une histoire polyglotte en tant qu’elle est une histoire dont il est crucial de penser la polyglossie. L’histoire de la traduction se fait donc ici histoire de créations, d’équilibres toujours recherchés et de conflits potentiels, ouverts ou implicites, et non une simple histoire de transferts ou transmissions.

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Jérôme De Lalande, Astronomie des dames (présentation par Jean-René Roy)
Posted: 14 Jul 2022 - 18:20

Jérôme De Lalande, Astronomie des dames, présentation par Jean-René Roy, Paris, Hermann, 2022.

EAN: 9791037017284
329 pages
Prix : 29 EUR

Portrait exceptionnel de l’astronomie à la fin du 18e siècle, Astronomie des dames de Jérôme de Lalande est un pont didactique entre le manuel d’introduction à l’astronomie et le livre de vulgarisation. C’est le regard perspicace et universel d’un scientifique du siècle des Lumières. Astronomie des dames est un rappel des femmes qui ont marqué l’histoire de l’astronomie. L’ouvrage présent reprend et réactualise le petit ouvrage. Avec ses 14 éditions, dont plusieurs posthumes, et des traductions en italien et en russe, le livre s’est avéré un succès de librairie remarquable.

Par sa rigueur et par l’absence de simplification à outrance, Jérôme de Lalande se révèle un enseignant efficace et enthousiaste. Il évite les hypothèses trop incertaines. Il accorde la plus grande importance à l’observation suivie d’une analyse rigoureuse; une interprétation fiable des faits peut alors en découler.

Dans cette édition critique, l’auteur présente 17 femmes astronomes ayant vécu au 5e siècle et du 17e au 21e siècle. Ces femmes sont généralement demeurées des inconnues pour le public; certaines du passé sont d’ailleurs peu connues des scientifiques eux-mêmes. Les vies et les carrières de 17 de ces dames astronomes du 5e siècle à aujourd’hui sont mises en lumière par des portraits éclairants de leurs contributions et du contexte social où elles évoluaient.

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Voltaire, Œuvres complètes, t. 148 (éd. Alison Oliver & Gillian Pink)
Posted: 14 Jul 2022 - 18:18

Voltaire, Œuvres complètes, t. 148, éd. Alison Oliver & Gillian Pink, University of Oxford, coll. "Œuvres complètes de Voltaire", 2022.

Outil indispensable à l’exploitation des Œuvres complètes de Voltaire, ce volume propose plusieurs voies d’accès au corpus : des listes alphabétiques des titres et des incipit des vers, et une table des matières pour l’ensemble des 205 volumes. Ce volume contient également une liste de tous les collaborateurs scientifiques qui ont participé à l’édition depuis ses commencements en 1968 jusqu’à son achèvement en 2022.

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