Calls for Papers and Contributions

Appel à communications/CfP : Gournay philosophe
Posted: Thursday, April 18, 2019 - 10:18

Lieu:

Université Jean Moulin-Lyon 3, Faculté de philosophie, IHRIM-Lyon3

 

Date:

1-2 avril 2020

 

Organisation: M.-F. Pellegrin

 

Comité scientifique:

P. Desan, S. Ebbersmeyer, E. Ferrari, I. Garnier, T. Gontier, R. Hagengruber, S. Hutton, M.-F. Pellegrin, L. Shapiro.

 

Les propositions de contributions doivent comprendre un titre et un résumé de 200 mots. Elles doivent être adressées en pièce jointe (word ou PDF) à M.-F. Pellegrin (marie-frederique.pellegrin@univ-lyon3.fr) avant le 15 septembre 2019. Elles seront ensuite examinées par le comité scientifique du colloque. 

 

Proposals for contributions must include a title and a summary of 200 words. They must be sent as an attachment (word or PDF) to M.-F. Pellegrin (mariefrederique.pellegrin@univ-lyon3.fr) before September 15, 2019. They will then be examined by the scientific committee of the conference.

 

ARGUMENTAIRE

Marie le Jars de Gournay (1565-1645) est une philosophe, c'est du moins le postulat de

cet appel à communications. Ecrivaine, traductrice, éditrice, linguiste, critique,

théoricienne de la littérature, elle est donc déjà reconnue comme une femme de lettres.

On l'associe généralement à la philosophie par le biais de ses rapports avec Montaigne,

qui la nomme sa « fille d'alliance » et lui confie le soin de l'édition des Essais après sa

mort. On connait également ses liens avec La Mothe Le Vayer, ce qui invite à étudier ses

rapports intellectuels avec certaines formes modernes de scepticisme au delà du seul

Montaigne (et notamment avec ce que l'on a pu appeler le libertinage érudit). D'un point

de vue philosophique, il y a donc en premier lieu un intérêt à interroger précisément le

rôle du scepticisme dans sa pensée. Mais la lecture de son oeuvre nécessite également de

donner sens à ses usages du platonisme et de l'aristotélisme. La variété même de ces

influences montre le rôle de la philosophie dans sa pensée. Elle aboutit donc

légitimement d'une part à la nécessité d'une étude précise des influences philosophiques

dans l'oeuvre de Gournay, d'autre part à la question de savoir s'il y a une philosophie de

Gournay que l'on pourrait dessiner et expliquer.

 

Car il nous semble que Gournay n'est pas philosophe par simple capillarité et érudition.

Ses écrits affrontent de nombreux enjeux philosophiques au moyen de procédés

d'écriture très variés. L'autobiographie, les maximes, les digressions, l'édition

philosophique, la promenade (roman philosophique et méditation) comme le traité sont

autant de moyens de penser et d'exprimer des convictions philosophiques. La profusion

formelle de l'oeuvre de Gournay indique d'ailleurs à elle seule la nécessité de repenser

les formes reconnues de l'expression philosophique à l'époque moderne, surtout si on

veut y inclure des femmes philosophes.

 

Nombre de sujets qui intéressent Gournay touchent de près ou de loin à la philosophie.

De loin par exemple lorsque ses partis pris poétiques en faveur du pétrarquisme

peuvent avoir un enjeu anti-stoïcien ; de près avec notamment bien sûr ses traités

philosophiques sur l'égalité. Il est significatif que Bayle la cite aux côtés de Poulain de la

Barre parmi les théoricien.ne.s de l'égalité des sexes dans la remarque B de l'article

"Marinella" du Dictionnaire historique et critique.

 

Gournay propose en effet une vaste réflexion sur l'être humain et ses capacités natives

et construites. Elle interroge ainsi la question du sexe et celle du genre. Le coeur de sa

réflexion philosophique est féministe. Sa pensée est originale à plus d'un titre en ce

domaine. D'abord, le schème de l'égalité qu'elle défend est un schème minoritaire et

donc original à cette époque. Ensuite, son féminisme n'a pas une dimension simplement

morale et religieuse. Gournay en fait une question et une revendication sociales. C'est la

place des lettrés et notamment des femmes lettrées dans la cité qui l'intéresse. L'enjeu

est donc également politique. Dans cette perspective, Gournay prend part à des débats

politiques importants.

 

Elle s'associe parallèlement aux projets d'académie qui reconfigurent le monde des

lettres à cette époque. Au regard des transformations importantes de ce monde, le

modernisme et l'anti-modernisme de Gournay méritent également d'être questionnés

d'une manière philosophique et politique.

 

De telles prises de position sur sa propre société se traduisent également par une

réflexion éthique dont les thèmes moralistes ont une profondeur nettement

philosophique.

 

Il est enfin important de mettre en valeur la Gournay scientifique que l'on connait

encore trop peu. Passionnée d'expérimentations, notamment dans le domaine

alchimique, Gournay consacre beaucoup de temps et d'argent à ses recherches

scientifiques. Cet intérêt peut être mis en rapport avec son appréciation du rôle de la

curiosité (notamment féminine) en science.

 

Les questions directrices de ce colloque seront donc les suivantes:

Quelles sont les influences philosophiques de Gournay?

Y a-t-il une philosophie de Gournay?

Quels sont les enjeux anthropologiques, moraux, sociaux et politiques de son féminisme?

 

La liste non exhaustive des thèmes qui pourraient être abordés est donc la suivante:

Gournay, Apologie, autobiographie, fabrication de soi comme écrivaine

Gournay, scepticisme, Michel de Montaigne

Gournay, Libertinage érudit, François La Mothe le Vayer, Gabriel Naudé, Théophile deViau

Gournay, fidéisme, christianisme, exégèse (critique?) des textes sacrés, Pierre Charron, Jean-Pierre Camus, François de Sales

Gournay, (néo-)aristotélisme, (néo)-platonisme, anti-stoïcisme, Marcile Ficin, Léon l'Hébreu

Gournay, définition de l'être humain, raison, corps

Gournay, égalité des sexes, féminisme, théorie du genre, Mario Equicola, Christine de Pisan, François Poulain de la Barre, Pierre Bayle

Gournay, république des lettres, organisations et diffusions des savoirs, éducation des filles, Anna-Maria van Schurman, Daniel Heinsius

Gournay, politique et polémique, Hugo Grotius

Gournay, philosophie morale, pensée moraliste, Charles de Saint-Evremond, Gilles Ménage, Charles Sorel

Gournay, philosophie du langage, anti-modernisme

Gournay, philosophie humaniste, Juste Lipse

Gournay, science, expérimentation, alchimie, Jacques Le Pailleur

 

Le but plus large de ce colloque est de participer à l'exhumation d'un matrimoine

philosophique qui est en réalité remarquable à l'époque moderne mais que le canon

philosophique habituel occulte encore largement, notamment en France. Nombre

d'auteur.e.s du XVIIe siècle y invitent d'ailleurs, qui compilent patiemment des listes de

femmes savantes. C'est plus précisément Ménage qui encourage une telle démarche, lui

qui rédige une Histoire des femmes philosophes en 1690 qui ne concerne que l'Antiquité.

Il convient d'étendre cette mise en valeur des femmes philosophes à son époque même,

l'époque moderne.

 

A l'issue du colloque, les contributions retenues par le comité scientifique donneront

lieu à une publication. Elle aura l'ambition de proposer une sorte de "Companion to

Gournay". Elle sera éditée en anglais afin d'atteindre un large public de spécialistes, de

non spécialistes et de curieux dans la collection Women in the History of Philosophy and

Sciences chez Springer (dir. R. Hagengruber, G. Paganini, M. E. Waithe).

 

PROPOSAL

Marie le Jars de Gournay (1565–1645) is a philosopher, or at least that is the premise of

this call for papers. A writer, translator, publisher, linguist, critic, literary theorist, she is

already recognized as a woman of letters. She is usually associated with philosophy by

way of her relationship with Montaigne, who referred to her as his adopted daughter, or

fille d’alliance, and entrusted her with the posthumous publication of his Essays. We also

know about her connection to La Mothe La Vayer, which invites a study of her

intellectual connection to certain modern forms of scepticism beyond just Montaigne

(notably with what has been called libertinage érudit). From a philosophical perspective,

therefore, it is of interest first of all to look more closely at the role of scepticism in her

thought. But reading her work also requires making sense of her use of Platonism and

Aristotelianism. Just the variety of these influences shows the role philosophy plays in

her thought. This leads on the one hand to a need for a precise study of the philosophical

influences in Gournay’s work, and on the other hand to the question of whether Gournay

has her own philosophy that can be illustrated and explained.

 

It would seem, then, that Gournay is not a philosopher simply by erudition and

absorption. Her writings confront numerous philosophical issues through a large variety

of genres: autobiography, maxims, digressions, philosophical commentary, and the

promenade (philosophical novel and meditation), not to mention the treatise, are all

ways of thinking and expressing philosophical convictions. The formal abundance of

Gournay’s work in itself illustrates, moreover, the need to rethink the recognized forms

of philosophical expression in the modern era, especially if we want to include women

philosophers.

 

Many of the topics that interest Gournay touch on philosophy either indirectly or

directly: indirectly, for example, when her poetic bias in favour of Petrarchism suggests

anti-Stoic concerns; more directly, of course, with her philosophical treatises on

equality. It is significant that Bayle cites her alongside Poulain de la Barre among the

theorists of gender equality in note B of the article on “Marinella” in the Dictionnaire

historique et critique.

 

Indeed, Gournay proposes a vast reflection on humans and their innate and constructed

capacities. She thus examines the question of sex and of gender. At its heart, her

philosophical reflection is feminist. Her thought in this respect is original in more than

one way. First, the framework of equality that she champions is a minority framework,

and thus original in its time. Second, her feminism does not simply have a religious or

moral dimension; she makes it a social issue and statement. It is the place of scholars,

and especially of female scholars in society that interests her. The issue is therefore also

political. In this perspective, Gournay takes part in important political debates.

 

She is simultaneously associated with the academic projects that were reshaping the

world of letters at this time. In light of the significant changes taking place in this milieu,

Gournay’s modernism and anti-modernism also deserve to be interrogated in a

philosophical and political way.

 

At any rate, such positions vis-à-vis her own society also demonstrate an ethical

reflection whose moralistic themes have a profoundly philosophical depth.

 

It is finally important to emphasize Gournay as a scientist, who we know still too little.

Passionate about experiments, in particular in the alchemical domain, Gournay

dedicates a lot of time and of money to her scientific researches. This interest can be put

in touch with her appreciation of the role of the curiosity (in particular feminine) in

science.

 

What are de Gournay’s philosophical influences?

Can we identify Gournay’s own philosophy?

What are the anthropological, moral, social, and political stakes of her feminism?

 

The larger aim of this symposium is to participate in the exhumation of a philosophical

matrimoine (exhumantion of a female philosophical heritage) which is actually

remarkable for the modern era, but which the standard philosophical canon still largely

obscures, especially in France. Many seventeenth-century writers of both sexes who

patiently compiled lists of learned women invite this kind of investigation. Specifically,

Gilles Ménage encourages such an approach, having published his Histoire des femmes

philosophes, which deals only with Antiquity, in 1690. It is appropriate to extend this

valorisation of women philosophers into his own time, namely the modern era.

 

Following the symposium, the contributions retained by the committee will be

published in a volume that aims to be a kind of Companion to Gournay. It will be

published in English in the collection Women in the History of Philosophy and Sciences

(Springer; Eds. R. Hagengruber, G. Paganini, M. E. Waithe) in order to reach a large

audience of specialists, non-specialists, and curious readers.

 

Selective list of themes that could be addressed:

Gournay, apology, autobiography, self-fabrication as a writer

Gournay, scepticism, Montaigne

Gournay, libertinage érudit, François La Mothe le Vayer, Gabriel Naudé, Théophile de Viau

Gournay, fideism, christianity, critical exegesis of sacred texts, Pierre Charron, Jean-Pierre Camus, François de Sales

Gournay, (neo)-aristotelianism, (neo)-platonism, anti-stoicism

Gournay, definition of the human being, reason, mind, body

Gournay, sex equality, feminism, gender theories, Mario Aquicola, Christine de Pisan, François Poulain de la Barre, Pierre Bayle

Gournay, Republic of Letters, organisation and dissemination of knowledge, Girl's education, Anna-Maria van Schurman, Daniel Heinsius

Gournay, politics, polemic, Hugo Grotius

Gournay, moral philosophy, moralistic thought (les moralistes), Charles de Saint-Evremond, Gilles Ménage, Charles Sorel

Gournay, philosophy of language, anti-modernism

Gournay, humanist philosophy, Justus Lipsius

Gournay, science, experimentation, alchemy, Jacques Le Pailleur

 

OEuvres de Gournay:

OEuvres complètes, (sous la dir. de Arnould J.-C., Bichard-Thomine M.-C., Blum C., Worth-

Stylianou V., Franchetti A. L., Berriot-Salvadore É.), Paris, H. Champion, 2002.

 

(Repris de la notice "Gournay" de la SIEFAR par J.-C. Arnould)

- 1594 : Le Proumenoir de Monsieur de Montaigne, Paris, Abel Langellier (comprend la

«Version du second livre de l'Æneide» et le «Bouquet poetique, ou meslanges»). - 1595 :

«Preface sur les Essais de Michel, seigneur de Montaigne», in Les Essais de Michel

Seigneur de Montaigne, Paris, Abel Langellier (préface longue qui reparaîtra dans les

éditions de 1617, 1625 et 1635 des Essais et dans l'édition de 1599 du Proumenoir).

- 1595 : hommage en prose à Jean de Sponde, dans Response du Feu Sieur de Sponde...,

Bordeaux, S. Millanges.

- 1598 : «Preface sur les Essais de Michel, seigneur de Montaigne», in Les Essais de Michel

Seigneur de Montaigne, Paris, Abel Langellier (préface courte qui reparaîtra dans les

éditions de 1598, 1600, 1602, 1604 et 1611 des Essais).

- 1608 : Bienvenue de Monseigneur le duc d'Anjou, Paris, Fleury Bourriquant.

- 1610 : Adieu de l'Ame du Roy de France et de Navarre Henry le Grand, avec la Defence des

Peres Jesuites, Paris, Fleury Bourriquant et Lyon, Jean Poyet.

- 1619 : Versions de quelques pieces de Virgile, Tacite, Salluste, avec l'Institution de

Monseigneur, frere unique du Roy, Paris, Fleury Bourriquant (comprend également un

«traicté sur la Poësie»).

- 1620 : Eschantillons de Virgile, s.l. [Paris], s.n.

- 1620 : deux poèmes dans Les Muses en deuil, Paris, Toussaint du Bray.

- 1621 : Traductions. Partie du Quatriesme de l'Eneide, avec une oraison de Tacite, et une

de Saluste, Paris, sn.

- 1622 : Egalité des Hommes et des Femmes, s.l. [Paris], s.n.

- 1624 : Remerciement, au Roy, s.l. [Paris], s.n.

- 1626 : L'Ombre de la Demoiselle de Gournay, Paris, Jean Libert (comprend «De

l'éducation des Enfans de France», «Naissance des Enfans de France», «Exclamation sur

l'assassinat deplorable de l'année mil six cens dix», «Adieu de l'ame du Roy à la Reyne

Regente son espouse», «Priere pour l'ame du mesme Roy, escrite à son trépas»,

«Gratification à Venise sur une victoire», «Institution du Prince», «Du langage François»,

«De la medisance», «Des fausses devotions», «Si la vangeance est licite», «Antipathie des

ames basses et hautes», «Consideration sur quelques contes de Cour», «Advis à quelques

gens d'Eglise», «Que les grands esprits et les gens de bien s'entrecherchent», «De la

neantise de la commune vaillance de ce temps et du peu de prix de la qualité de

Noblesse», «Que l'integrité suit la vraye suffisance», «Sur la version des Poetes antiques,

ou des Metaphores», «Egalité des hommes et des femmes», «Chrysante, ou

convalescence d'une petite fille», «Des Vertus vicieuses», «Des Rymes», «Des diminutifs

François», «Des grimaces mondaines», «De l'impertinente amitié», «Des sottes ou

presomptives finesses», «Grief des Dames», «Deffence de la Poësie et du langage des

Poetes», «Advis sur la nouvelle edition du Promenoir», «Promenoir», «Apologie pour

celle qui escrit», «Lettre sur l'art de traduire les Orateurs», «Version d'une Oraison de

Tacite», «Version d'une Oraison de Salluste», «Epistre de Laodamie traduicte d'Ovide»,

«Seconde Philippique de Ciceron traduicte», «De la façon d'escrire de Messieurs du

Perron et Bertault, qui sert d'Advertissement sur les Poesies de ce volume», «Partie du

Premier de l'Æneide, commençant où monsieur le Cardinal du Perron acheve de le traduire», «Second de l'Æneide traduict», «Partie du Quatriesme de l'Æneide,

commençant comme dessus apres monsieur le Cardinal», «Bouquet de Pynde, composé

de fleurs diverses», «Si ce Livre me survit...»).

- 1628 : trois poèmes, in Recueil de plusieurs inscriptions proposées pour remplir les

Tables d'attente estans sous les statues du Roy Charles VII et de la Pucelle d'Orléans...,

Paris, Edme Martin.

- 1634 : Les Advis, ou les Presens de la Demoiselle de Gournay, Paris, Toussaint du Bray

(ajoute à L'Ombre: «Discours sur ce livre à Sophrosine», «Oraison du Roy à S. Louys

durant le siege de Rhé», «Premiere delivrance de Casal», «De la temerité» et la

traduction du VIe livre de l'Énéide).

- 1635 : un poème, in Le Sacrifice des Muses, Paris, S. Cramoisy.

- 1635 : un poème, in Le Parnasse royal, Paris, S. Cramoisy.

- 1641 : réédition des Advis (le troisième traité sur la «Medisance» prend son autonomie

sous le titre «Des Broquarts»; ajout de la «Copie de la Vie de la Damoiselle de Gournay»).

- 1642 : deux épigrammes, in le Jardin des Muses, Paris, A. de Sommaville.

- 1644 : une épigramme, in l'«Approbation du Parnasse» qui précède Les Chevilles de Me

Adam Menuisier de Nevers, Paris, T. Quinet.

 

Bibliographie indicative:

ALBISTUR M. et ARMOGATHE D., Histoire du féminisme, 2 tomes, Éditions des Femmes,

1977.

ARNOULD J.-C. (ed.), Marie de Gournay et l'édition de 1595 des Essais de Montaigne, H.

Champion, 1996.

BROAD J., GREEN K., A History of Women's Political Thought in Europe. 1400-1700,

Cambridge University Press, 2009.

CLARKE D., The Equality of the Sexes. Three feminist texts of the Seventeenth Century,

Oxford University Press, 2013.

CONROY D., Ruling women. Governement, Virtue and the Female Prince in Seventeenth-

Century France, Palgrave MacMillan, 2016.

DESLAURIERS M., "Marie de Gournay and Aristotle", forthcoming, in Feminist History of

Philosophy: The recovery and Evaluation of Women's Philosophical Thought, Springer.

- "One soul in two bodies: Marie de Gournay and Montaigne", Angelaki, n°13(2), 2008.

DEVICENZO G., Marie de Gournay : un cas littéraire, Fasano-Paris, Schena Editore-Presses

de l’Université de Paris-Sorbonne, 2002.

DEZON-JONES E., Marie de Gournay : Fragments d’un discours féminin, Paris, José Corti,

1988.

DORLIN E., L'évidence de l'égalité des sexes, L'Harmattan, 2001.

FOGEL M., Marie de Gournay: Itinéraires d'une femme savante, Fayard, 2004.

MACLEAN Ian, Woman Triumphant. Feminism in French Literature. 1610-1652,

Clarendon Press, 1977.

- "Marie de Gournay et la préhistoire du discours féminin", in D. Haase-Dubosc, E.

Viennot (dir.), Femmes et Pouvoirs sous l'Ancien Régime, Rivages Histoire, 1991.

O'NEILL E., “Justifying the Inclusion of Women in Our Histories of Philosophy: The Case

of Marie de Gournay”, in ALCOFF L., KITTAY E. (eds), The Blackwell Guide to Feminist

Philosophy, Blackwell Publishing, 2007.

- "The Equality of Men and Women", in CLARKE D., WILSON C. (eds), The Oxford

Handbook of Philosophy in Early Modern Europe, Oxford University Press, 2011.

PAL C., Republic of Women: Rethinking the Republic of Letters in the Seventeenth Century,

Cambridge University Press, 2012.

TELEL M. (ed.), Montaigne et Marie de Gournay, Actes du colloque international de Duke,

31 mars-1er avril 1995, Champion, 1997.

WAITHE Mary Ellen, A History of Women Philosophers, vol. 2., 500-1600, Kluwer

academic publishers, 1989.

 

CfP: Global Skins
Posted: Thursday, April 11, 2019 - 00:55

King's College London, 19–20 September 2019

The Renaissance in Europe saw a reinvigorated focus on natural surfaces as a key to creating order. Medical and natural philosophical frameworks emphasized the continuity of surface between the human and non-human: skins covered the humoral bodies of humans, animals, vegetables, and even minerals. At the same time, as global encounters became more frequent and more densely interwoven in the sixteenth and seventeenth centuries, skin increasingly acted as a marker of social identity, hierarchy and difference.

How and why did this change in emphasis on skin emerge? And did Renaissance theories of surface contribute to this process? Much of the recent historiographical debate on the classification of humans has focused on the interactions between colour, and ‘race’ as a bio-political device to inscribe fixed characteristics onto the bodies of men and women. This conference adds to and builds on this approach by exploring skin in all its early modern manifestations.

Ranging from rhinoceros hides, citrus peel, bark, and leather to the highly contentious notions of human skin colouring and skin marking, it looks for continuities and discontinuities in the early modern era. This can be between humans, between animals and humans, and between the vegetal, animal, human, and mineral. In doing so, this conference aims to explore how the social, political, scientific, and aesthetic perceptions of skin interacted in complex ways to construct hierarchies and categories of inclusion and exclusion.

Global Skins aims to create a workshop environment for critical and collaborative discussion of new ideas, approaches and research projects. Papers will be pre-circulated and may take a variety of formats, from presentation of working sources to discussion of methodologies. The intention is not to disseminate completed papers, but to discuss emerging approaches and questions in this field. Four keynote lectures will be delivered by Herman Bennett (CUNY), Chloe Ireton (UCL), Tatiana Seijas (Rutgers) and Anjana Singh (Groeningen).

We invite proposals for work in progress from scholars researching any aspect of skin or surface in the early modern world. Proposals should include a title, a 200-word abstract, a short bio or CV, and either some work in progress or finished work that speaks to the interests at the heart of Global Skins. We have limited funds available for help with expenses. Please indicate when you apply if you will require financial assistance to attend.

The deadline for proposals is 31 May 2019. All proposals and enquiries should be sent to renaissanceskin@kcl.ac.uk

EXTENDED DEADLINE 31 MAY 2019

Global Skins is a Renaissance Skin conference, organised by Evelyn Welch (PI), Hannah Murphy, Paolo Savoia, Kathleen Walker-Meikle, Juliet Claxton. More information on Renaissance Skin can be found at our website, www.renaissanceskin.ac.uk.

CfP: Memory and Identity in the Learned World
Posted: Thursday, April 11, 2019 - 00:52

Deadline: May 1, 2019

Memory and Identity in the Learned World  

Community Formation in the Early Modern World of Science and Learning

On November 7–9, 2019, the ERC project Sharing Knowledge in Learned and Literary Networks (SKILLNET) will organize a conference at Utrecht University on memory and identity in the early modern learned world. The central question for this conference is how scholars, scientists, and learned men and women formed a community by remembering and identification. Confirmed keynote speakers are prof. dr. Karl Enenkel and prof. dr. Judith Pollmann. The Republic of Letters — the early modern community of scholars — has been vaguely conceptualized in historiography. Some take it to be the correspondence networks between scholars; others equate it very broadly to the entire early modern learned and intellectual world. Yet, how did early modern scholars themselves imagine the Republic of Letters? To answer this question we focus on community formation through scholarly identity and collective memory.

Scholarly identity includes both exemplary figures such as Erasmus or Newton, as well as the self-fashioning of other scholars to fit a mold. Collective memory pertains to the ways of remembering in the scholarly community, for example in letters, vitae, journals, opera omnia, monuments, libraries and memorials. By bringing together scholars who have knowledge of disparate aspects of the scholarly milieu in the early modern period, we hope to better reconstruct the formation of the trans-confessional and pan-European community.

Suggestions for papers are:

  • Scholarly values, virtues and vices
  • Monuments, memorials, and other “sites of memory” (lieux de mémoire)
  • Biography, auto-biography and other forms of life-writing
  • The role and (social) position of women in the learned world
  • The self-definition of the learned world by early modern actors
  • Correspondence networks, especially their codes of conduct and social hierarchy
  • Friendship and bonds, e.g. in Alba amicorum
  • The emergence of a discourse around the Republic of Letters in the early eighteenth century (e.g. in theatre, dissertations, and books) both positively and negatively
  • The role of Digital Humanities tools, such as named entity recognition (NER) and sentiment analysis in text-mining large scholarly corpora

 

Proposal types and submission The conference will contain a variety of different papers, including paper presentations (20 min.) and object/source presentations (10 min.). The object/source presentations allow for a presentation of a specific source or object, for example the Newton tomb in Westminster Abbey or an antiquarian manuscript. We also invite advanced (research) master students to give a short presentation of their work.

Please submit your paper proposal (max. 300 words) or object/source proposal (max. 200 words) including a personal biography (max. 150 words) before 1 May, 2019 as an attachment (pdf- or doc-file) to an e-mail to Koen Scholten (k.scholten@uu.nl). There are plans to publish selected papers in an international, peer-reviewed, open-access journal.

For more information, please visit our conference website: https://skillnetconference.wordpress.com.

This conference is organized by members of the ERC-funded research project SKILLNET: Sharing Knowledge in Learned and Literary Networks – The Republic of Letters as a Pan-European Knowledge Society (https://skillnet.nl).

CfP: 10e Conférence Internationale Women in French « Voix et voies des marges »
Posted: Thursday, April 11, 2019 - 00:43

Iowa State University

14-16 mai 2020

 

Iowa State University aura l’honneur d’accueillir la dixième édition de la Conférence Internationale Women in French, axée autour des marges et des marginalités.

 

Conférences plénières confirmées :

- Anne Donadey (San Diego State University)

- Claire Legendre (Université de Montréal)

 

Thème :

Le vingtième siècle, et en particulier sa seconde moitié, témoigne d’une présence accrue des femmes de lettres sur les scènes littéraires françaises et francophones. Chaque année voit désormais la publication de nombreux premiers romans par de jeunes auteures ou des ouvrages par des écrivaines confirmées. L’on pourrait donc aisément croire que les femmes de lettres sont enfin parvenues à la reconnaissance tant culturelle que populaire. Et pourtant… En 2014, la lycéenne Ariane Baillon lançait une pétition sur Change.org pour contester la présence d’une seule femme philosophe, Hannah Arendt, au programme du Baccalauréat. Deux ans plus tard, l’enseignante Françoise Cahen soumettait une requête similaire au Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour inclure plus d’auteures au Bac L. Si, en 2018, celle-ci voit son vœu exaucé avec une épreuve exclusivement féminine (au programme : Madame de La Fayette, Madame de Staël et Colette), « sur les 51 textes présentés de 2003 à 2017, on compte… 3 signatures de femmes » (Brigaudeau). Il en va de même pour les prix littéraires : « Depuis la création du Goncourt . . . en 1903, les autrices françaises n’ont reçu que 159 prix sur les 740 récompenses décernées » (Orain et Dagorn). Enfin, Christine Planté et Audrey Lasserre nous rappellent que, en dépit de leurs contributions majeures à la littérature française, les écrivaines conservent une place presque insignifiante dans les manuels ou livres consacrés à l’histoire littéraire. Et que dire des auteures appartenant à ou représentant des perspectives minoritaires telles sexuelles ou ethnico-raciales ? Ces dernières subissent une double, voire triple invisibilisation. En dépit de leur grand nombre, les femmes de lettres, quel que soit leur contexte historique, demeurent ainsi encore marginales dans le paysage littéraire et la transmission de l’héritage culturel. Toutefois, comme l’exprime la féministe et philosophe afro-américaine bell hooks, les marges peuvent également incarner un puissant outil de conscientisation et de contestation. En effet, les auteures françaises et francophones ont contribué à la littérature d’expression française, et ce à n’importe quelle époque historique, des œuvres qui sont parmi les plus rebelles, originales ou politiques.

La conférence WIF 2020 propose d’examiner les voix et voies des marges et des marginalités à travers les siècles. Les propositions de communications pourront considérer les perspectives suivantes mais ne doivent en aucun cas s’y limiter :

 

  • Identités (individuelles, nationales, régionales, de genre, etc.)
  • Intersectionnalité (genre, classe, race, religion, etc.)
  • Discriminations, y compris les formes les moins discutées comme l’âgisme ou le capacitisme
  • Colonialisme et postcolonialisme
  • L’enseignement des marges au niveau universitaire
  • Précarité
  • Maladies (manies, obsessions ou dépendances)
  • Alternatives (perspectives, sociétés, féminismes, etc.)
  • Théorie des marges (queer, trans*, etc.)
  • Handicaps
  • Genres littéraires et cinématographiques
  • Place des femmes et autres perspectives sous-représentées dans la littérature ou le cinéma
  • Littératures et cinémas dits minoritaires
  • Empowerment
  • Rébellions
  • Paralittérature
  • Les rapports du (des) centre(s) avec la (les) marge(s)

 

Projet « One Book, One WIF » :

En partenariat avec nos collègues de WIF UK, Women In French participe au projet « One Book, One WIF ». Établi en 2017 par Stephanie Schechner, ce programme promeut l’étude d’auteures françaises ou francophones peu connues. L’auteure retenue pour la conférence de 2020 est Claire Legendre et son roman L’Écorchée vive (2009). Nous encourageons la soumission de propositions de communications ou de panels sur cette écrivaine.

 

Contributions :

Les propositions de communications ne doivent pas dépasser les 250 mots et doivent comprendre les coordonnées des intervenant.e.s ainsi qu’une notice bio-bibliographique (100 mots au maximum).

Les organisatrices encouragent la soumission de panels (3 intervant.e.s au minimum, 4 au maximum). Les propositions de panels doivent comprendre une explication de 250 mots ainsi que toutes les propositions individuelles.

 

Soumission :

Les propositions individuelles ou de panels peuvent être soumises au plus tard le 1er septembre 2019 via le site Internet de la conférence : http://www.wif2020conf.org

 

Calendrier :

1er septembre 2019 : soumission des propositions.

31 octobre 2019 : notification des acceptions ou refus.

30 novembre 2019 : date butoir pour confirmer (ou non) sa participation à la conférence.

15 décembre 2019 : date butoir pour régler les frais d’inscription à la conférence.

1er janvier 2020 : les intervenant.e.s sélectionné.e.s par le comité scientifique devront obligatoirement être membre de WIF avant le 1er janvier 2020 pour pouvoir participer à la conférence.

15 mars 2019 : Date butoir pour une demande de remboursement des frais d’inscription en cas d’annulation.

 

Ames et Iowa State University :

La ville d’Ames fut établie en 1864 afin de desservir, vers l’ouest, la voie de chemin de fer Cedar Rapids and Missouri River. Le président de la compagnie nomma la ville d’après un collègue également promoteur des chemins de fer, le Membre du Congrès Oakes Ames. Iowa State University, la première université “land-grant” des Etats-Unis, se situe à Ames. ISU s’est forgé une réputation de leader mondial dans diverses disciplines comme l’agriculture, le génie et la médecine vétérinaire. Avec plus de 35000 étudiant.e.s provenant de 130 pays différents, ISU possède une culture diversifiée et apporte un certain flair international au Midwest états-unien. Ames est facilement accessible par la terre et les airs. Ames se situe à environ 65 kilomètres (45 minutes) de l’aéroport International de Des Moines.

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10th International Women in French Conference

“Margins: Voices and Pathways”

Iowa State University

14-16 May 2020

 

Iowa State University is honored to host the 10th International Women in French Conference, focusing on margins and marginalities.  

 

Confirmed Plenary Presentations:

- Anne Donadey (San Diego State University)

- Claire Legendre (Université de Montréal)

 

Theme:

The twentieth century, especially the second half, has witnessed a marked increase in the number of women authors on the French and francophone literary scene. Because of the significant increase in the publication of debut novels by young authors and books by established writers, it would be tempting to conclude that women authors have finally achieved widespread cultural and public recognition. Nevertheless, in 2014, a high-school student, Ariane Baillon, launched a petition onChange.org to challenge the fact that just one female philosopher, Hannah Arendt, was part of the Baccalauréat exam. Two years later, high-school teacher Françoise Cahen submitted a similar request to the Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche to include more women authors in the Bac L exam. Although Madame de La Fayette, Madame de Staël and Colette were added to the program in 2018, “of the 51 texts included from 2003 to 2017, only three . . . were by women authors” (Brigaudeau). The same is true for literary awards: “Since the creation of the Goncourt . . . in 1903, French women authors have received only 159 of the 740 awards” (Orain and Dagorn). Finally, Christine Planté and Audrey Lasserre remind us that, despite their major contributions to French literature, women writers still do not occupy a prominent place in textbooks on literary history. Likewise, what can be said of authors from sexual or ethnoracial under-represented communities? These authors suffer the consequences of a double, or even triple invisibilization. Despite their large numbers and regardless of the historical time period, women authors are still marginalized in the literary world and in the transmission of cultural heritage. However, as posited by African-American feminist and philosopher bell hooks, being on the margins may constitute a powerful tool for creating awareness and protest. Indeed, women authors have written some of the most rebellious, original and political literature of French expression in all historical eras.

The 2020 WIF Conference will examine voices and pathways from the margins, as well as diverse forms of marginality from all eras. Possible topics include; but are not limited to: 

 

  • Identities (individual, national, regional, gender, etc.) 
  • Intersectionality (gender, class, race, religion, etc.) 
  • Discrimination, including under-represented forms such as ageism or ableism 
  • Colonialism and Postcolonialism 
  • Approaches to teaching the issue of marginality at the university level 
  • Destitution
  • Illness (including mania, obsession, addiction)
  • Alternatives (perspectives, societies, feminisms, etc.)
  • Theories of the margins (queer, trans*, etc.)
  • Disabilities
  • Literary and cinematographic genres 
  • Place of under-represented women and perspectives in literature or film 
  • “Minority” literature and film
  • Empowerment
  • Rebellions
  • Paraliterature
  • Relationship between the center(s) and the margin(s)

 

“One Book, One WIF” Initiative:

In partnership with our colleagues from WIF UK, Women in French is continuing the “One Book, One WIF” initiative. Established in 2017 by Stephanie Schechner, this project aims to promote critical interest in lesser known French and francophone women writers. The book selected for the 2020 WIF conference is Claire Legendre’s novel L’Écorchée vive (2009). Proposals for papers or panels on this author are encouraged.

 

Proposals:

Individual abstracts should not exceed 250 words and should include the presenter’s contact information as well as a short biography (100 words maximum). Proposals for three- or four-paper panels are also encouraged. Panel proposals should include a 250-word rationale for the proposed topic as well as individual abstracts.

 

Submissions:

Individual abstracts or panel proposals must be submitted no later than September 1, 2019 via the conference website: http://www.wif2020conf.org.

 

Calendar:

September 1, 2019: Submission of proposals.

October 31, 2019: Notification of acceptance or refusal.

November 30, 2019: deadline to confirm conference participation.

December 15, 2019: deadline to register for the conference.

January 1, 2020: Participants must be members of WIF by January 1, 2020 to participate in the conference.

March 15, 2019: Deadline for reimbursement of the registration fee due to cancellation.

 

Ames and Iowa State University:

Ames was established in 1864 to serve the westward-bound Cedar Rapids and Missouri River Railroad. The president of the railroad named the town after fellow rail promoter, Congressman Oakes Ames. Ames is the home to Iowa State University, the nation’s first land-grant university. Iowa State has established itself as a world leader in diverse disciplines such as agriculture, engineering, and veterinary medicine. With more than 35,000 students hailing from nearly 130 different nations, Iowa State offers cultural diversity and brings a distinct international flavor to the Midwest. Ames is easily accessible by ground and air transportation. Ames is 40 miles (45 minutes) from the Des Moines International Airport.

 

Organisatrices/Organizers:

Dr. Michèle A. Schaal (Iowa State University) mschaal@iastate.edu

Dr. Arline Cravens (Saint Louis University) arline.cravens@slu.edu

Dr. Susan Ireland (Grinnell College) ireland@grinnell.edu

 

Comité scientifique/Selection Committee:

Arline Cravens (Saint Louis University), Susan Ireland (Grinnell University), E. Nicole Meyer (Augusta University), Patrice J. Proulx (University of Nebraska Omaha), Michèle A. Schaal (Iowa State University)

 

Bibliographie/References:

Baillon, Ariane. « Benoît Hamon: Donnez une place aux femmes dans les programmes scolaires. » Change.org août 2014. Web. 30 août 2018 <https://www.change.org/p/beno%C3%AEt-hamon-donnez-une-place-aux-femmes-dans-les-programmes-scolaires>.

Brigaudeau, Christel. « Colette, Madame de Staël… un bac français 2018 très féminin. » Le Parisien.fr  18 juin 2018. Web. 30 août 2018 <http://www.leparisien.fr/societe/colette-madame-de-stael-un-bac-francais-2018-tres-feminin-18-06-2018-7780074.php>.

Cahen, Françoise. « Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L. » Change.org mai 2016. Web. 30 août 2018 <https://www.change.org/p/najatvb-donnez-leur-place-aux-femmes-dans-les-programmes-de-litt%C3%A9rature-au-bac-l>.

hooks, bell. Feminist Theory: From Margin to Center. 1984. New York : South End Press, 2000.

Lasserre, Audrey. « Les Femmes du XXe siècle ont-elles une histoire littéraire ? » Cahier du CERACC.4 (2010) : 1-18.

Orain, Grégoire, et Gary Dagorn. « Combien de femmes parmi les prix littéraires français ? » Le Monde.fr  24 nov. 2017. Web. 30 août 2018 <https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/03/les-prix-litteraires-francais-sont-ils-sexistes_4802462_4355770.html>.

Planté, Christine. « La Place des femmes dans l’histoire littéraire : Annexe ou point de départ d’une relecture ? » Revue d’histoire littéraire de la France 103.3 (2003): 655-68.

 

Appel à communications : Règles et dérèglements. Colloque annuel de l’Australian Society for French Studies 2019
Posted: Thursday, April 4, 2019 - 10:08

University of New England - Western Sydney University

UNE Sydney (Australia), 10-12 décembre 2019

Séance dédiée aux doctorants : lundi 9 décembre 2019

Comité d’organisation :

Chris Andrews (Western Sydney University), Valentina Gosetti et Sophie Patrick (University of New England)

 

Le colloque annuel de l’ASFS 2019 accompagnera le colloque:

Les effets de l’Oulipo : Impact, continuités, détournements, réactions

Comité d’organisation : Chris Andrews (Western Sydney University), Christelle Reggiani (Université de Paris IV), Christophe Reig (Université de Perpignan), Hermes Salceda (Universidad de Vigo), 11-13 décembre 2019

 

Appel

Règles et dérèglements

Lorsque nous parlons, écrivons et agissons, lorsque nous produisons et interprétons la culture, nous suivons consciemment ou inconsciemment des règles de différentes sortes. Mais que veut dire suivre une règle ? Quelles sont les conséquences de ne pas le faire ? Qui a le pouvoir d’instituer et de faire respecter les règles ? Comment les règles peuvent-elles être modifiées ou dissoutes ?

Ces questions générales pourront être affinées dans des domaines spécifiques au sein des études françaises, francophones et comparées, interprétées de la manière la plus large possible :

• Comment les conventions génériques façonnent-elles nos attentes et guident-elles notre réception d’œuvres littéraires, de films, de séries télévisées et d’autres produits culturels ?

• comment les conventions génériques peuvent-elles encoder des valeurs sociales ?

• comment des œuvres spécifiques rompent-elles avec les conventions et quels types d’impact cela peut-il avoir ?

• l’innovation culturelle est-elle toujours une question de violation des règles ?

• comment les nouvelles règles apparaissent-elles et se propagent-elles ?

• comment l’histoire de la France, de la colonisation et de la décolonisation françaises a-t-elle façonné des approches spécifiques de réécriture des règles sociales et politiques ?

• comment un universalisme de règles (« une règle pour tous ») peut-il corriger ou renforcer les injustices, selon la situation ?

• dans quelle mesure l’exactitude et l’aptitude à utiliser une langue et à traduire sont-elles une question de conformité aux règles ?

• quand et comment les règles de grammaire et d’utilisation doivent-elles être enseignées en classe de langue ?

• comment faut-il présenter la grammaire et l’usage non standard dans l’enseignement ?

• quels effets les organismes de réglementation ont-ils eu sur l’évolution du français tel qu’il est utilisé dans le monde francophone ?

Les participants sont encouragés à réfléchir sur les règles au sens le plus large, dans différents domaines possibles :

• lois et règlements

• programmes et plateformes politiques

• normes d’aptitude et d’invalidité

• conventions sociales

• étiquette et politesse

• les concepts de genre

• préceptes religieux

• conventions génériques

• contraintes formelles

• protocoles de recherche

• épistémologies en conflit

et envisager un éventail de pratiques d’établissement de règles et de rupture :

• prescription et législation

• explicitation et codification des pratiques existantes

• préservation et récupération de la sagesse traditionnelle

• discrétion dans l’application des règles

• désobéissance civile

• déviance, déviation et clinamen

• la transgression

• tradition et innovation

• application de la loi et criminalité

*

Nous sollicitons des propositions de communications individuelles (20 minutes) et de panels (trois communications de 20 minutes chacune) sur le thème de l’établissement et de la violation des règles. Nous examinerons également les propositions qui ne concernent pas directement ce thème.

Veuillez envoyer votre proposition de 250 mots pour des communications en anglais ou en français, ou une suggestion de panel, à vgosetti@une.edu.au avant le lundi 6 mai 2019.

Dates 

Date limite de soumission des propositions de communications / panels : 6 mai 2019

Notification d’acceptation : juin 2019

Inscription early-bird : se termine le 4 septembre 2019

Inscription complète : à partir du 5 septembre 2019

New Publications

Ninon de Lenclos, une morale du désir (Myriam Bernier)
Posted: 14 Jul 2022 - 17:38

Myriam Bernier, Ninon de Lenclos, une morale du désir, PU Paris Nanterre, à paraitre en octobre 2022.

Ninon de Lenclos, célèbre libertine du XVIIe siècle, est une philosophe. Ses contemporains la qualifiaient ainsi et le XVIIIe siècle l'a érigée en mythe: celui de la femme galante philosophe. Pourtant, les commentateurs du XIXe, XXe et même début du XXIe siècles ont tout fait pour l'exclure de la philosophie, ses mœurs étant jugés incompatibles avec une disposition sérieuse à la réflexion. Qui plus est, Ninon de Lenclos a peu écrit, ou plutôt il nous reste peu de ses écrits: il semblait dès lors tout naturel de ne pas considérer qu'elle défendait une doctrine philosophique.

Nous reviendrons pourtant sur cette doxa la concernant. La philosophie est d'abord et avant tout un mode de vie avant d'être un corpus théorique, et par son mode de vie, Ninon de Lenclos est éminemment philosophe.

Ce livre incite donc non seulement à réviser le jugement savant porté sur Ninon de Lenclos qui l'excluait de la philosophie, mais surtout, il invite à prendre connaissance de cette philosophie des plus actuelles, que ce soit dans sa critique des religions, dans celle des préjugés sexistes et surtout dans sa critique de toute forme de morale du sacrifice. Ninon de Lenclos nous invite à un égoïsme assumé: nous verrons, nous dit-elle, que suivre nos désirs ne fera pas de nous des monstres terriblement nuisibles envers les autres.

Plus d'informations ici.

Revue Fontenelle n° 14/2022 : "L'auctorialité « fantôme » de Catherine Bernard" - Coordination éditoriale de Claudine Poulouin
Posted: 14 Jul 2022 - 17:35

Revue Fontenelle, n° 14/2022 : "L'auctorialité « fantôme » de Catherine Bernard" - Coordination éditoriale de Claudine Poulouin

Catherine Bernard aurait pu demeurer à Rouen dans la foi protestante ou fuir en Hollande. Elle ne l'a pas fait. Sûre de son talent, déterminée à vivre de sa plume, elle s’installe à Paris et connaît le succès comme romancière, conteuse et dramaturge. En 1730, Voltaire irrité que sa tragédie, Brutus, soit jugée inférieure à celle que Catherine Bernard avait fait représenter en 1690, insinue que Fontenelle y aurait mis la main. Ainsi l’œuvre de Catherine Bernard se trouvera-t-elle absorbée sous le nom de Fontenelle, et la réputation de l’autrice étouffée. Les études rassemblées dans la première partie de ce volume s’attachent à cerner cette auctorialité dérobée et à mettre en lumière la place originale qu’occupe Catherine Bernard dans le contexte littéraire de la fin du XVIIe siècle. La seconde partie du volume est consacrée aux Éloges des savants, à leur mort, qui constituent l’une des nouveautés les plus remarquables des volumes de l’Histoire de l’Académie royale des sciences. Leur publication commence avec le renouvellement de l’Académie, en 1699. Premier secrétaire perpétuel de l’Académie renouvelée, Fontenelle rédigea plus de 70 éloges sur une période de 40 années. Il renouvela le genre, modifia son objet et ses modalités d’écriture, imprimant sa marque d’une manière subtile mais manifeste. Les articles de cette seconde partie de ce numéro étudient l’ère Fontenelle de l’éloge académique en examinant ses différents moments, ses enjeux épistémologiques, institutionnels et littéraires, ainsi que ses variations et ses tensions.

Plus d'informations ici.

La poésie de circonstance (XVIe-XXIe siècle). Formes, pratiques, usages (dir. Guillaume Peureux, Alain Vaillant)
Posted: 14 Jul 2022 - 17:31

La poésie de circonstance (XVIe-XXIe siècle). Formes, pratiques, usages, dir. Guillaume Peureux, Alain Vaillant, Nanterre, PU Nanterre, à paraître en 2022.

Exclue par Aristote de sa Poétique et méprisée par le lyrisme moderne qui lui oppose sa relation ontologiquement supérieure au réel, la poésie de circonstance ne finit pas de payer le prix de sa relégation littéraire. Pourtant, depuis l'Antiquité, elle a constamment accompagné les événements, ordinaires ou extraordinaires, individuels ou collectifs, des existences humaines. Cette permanence, elle la doit à sa brièveté et, jusqu'à récemment, aux ressources propres de la scansion métrique.

Sur la longue durée de l’histoire littéraire, nous avons voulu ici saisir les multiples métamorphoses de cette poésie à hauteur d’homme, depuis les guerres de Religion jusqu’aux cataclysmes du XXe siècle, des rituels mondains de l’Ancien Régime aux libres expressions de l’âge démocratique.

En filigrane de la lecture, il s’esquisse ainsi une esthétique de la circonstance, où les urgences du présent doivent toujours composer, dans des formes perpétuellement à réinventer, avec le long cours de la tradition poétique.

Plus d'informations ici.

Anthropologie sceptique et modernité (dir. Sylvia Giocanti)
Posted: 14 Jul 2022 - 17:28

Anthropologie sceptique et modernité, dir. Sylvia Giocanti, Paris, ENS éditions, 2022.

L'Histoire du scepticisme de Richard H. Popkin, qui a dominé la recherche aux États-Unis et en Europe depuis les années 1960, était essentiellement consacrée aux rapports entre scepticisme et foi entre la fin du Moyen-Âge et le début du xixe siècle. Et lorsque Stanley Cavell a réintroduit la question de l’homme dans les études sceptiques contemporaines, c’est dans le sillage d’une interprétation du doute hyperbolique des Méditations métaphysiques de Descartes qui conduisait à faire des sceptiques des anti-humanistes renonçant au monde. C’est pourquoi il importait, suivant la suggestion d’Hans Blumenberg, de poser la question anthropologique à partir du rôle clef joué par le remodelage du scepticisme antique dans les Essais de Montaigne. Après s’être demandé s’il y a un sens à parler d’un « naturalisme sceptique » ou encore d’une « anthropologie sceptique de la croyance », le présent ouvrage s’interroge sur les limites d’une approche exclusivement rationnelle de l’humanité et réfléchit à l’importance de la relation pour la penser non plus en termes de nature mais de condition. Il montre ainsi la contribution paradoxale mais constante du scepticisme philosophique à l’étude de l’homme.

Édition Première édition

Éditeur ENS Éditions

 

Support Livre broché

Nb de pages 286 p. Index . Bibliographie .

ISBN-13 9791036205279

 

Support PDF

Nb de pages 289 p. Index . Bibliographie .

ISBN-13 9791036205286

Sommaire disponible ici.

Pierre Lyraud - Figures de la finitude
Posted: 5 Jul 2022 - 09:40

Pascal, auteur funeste et tragique ? Ce livre fait le pari d’une autre lecture. Réexaminant la totalité de l’œuvre pascalienne par le prisme de la finitude, il constate que Pascal est moins attaché à dire les limites de l’homme qu’à montrer et analyser les efforts de ce dernier pour ne pas en rester à ses limites et à ses impuissances. « L’homme passe l’homme », porte un fragment central des Pensées. Mais ce passage n’est pas seulement désaveu de la raison ; il est aussi rappel d’une autre nature et promesse d’un autre destin. Méditation de la mort comme de la joie, du terme inexorable de la vie humaine comme de sa grandeur, l’œuvre de Pascal fait ainsi tomber la finitude de l’homme dans la langue pour mieux en dire l’ambivalence.

La table des matières et l'introduction sont accessibles ici : https://www.honorechampion.com/fr/editions-honore-champion/12682-book-08535756-9782745357564.html.