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Calls for Papers and Contributions

Call for Articles for an Edited Volume : Life Writings. Recalled
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 10:09

Life writing, as a term, was first used by Virginia Woolf in 1939 in “A sketch of the past.” It includes “not only memoir, autobiography, biography, diaries … but also letters, writs, wills, written anecdotes, depositions, court proceeding (as a legal term), lyric poems, scientific and historical writings, and digital forms (including blogs, tweets, Facebook entries.”[1]1 So this interdisciplinary study is affected by contemporary digital literacy and the socio historical circumstances of its practitioners and theorists. Furthermore, life writing “has been a fertile ground for experimental writing … and can capture and address many contemporary concerns, for example the status of the subject, the relations and representations of ethnicity and gender, and perhaps most importantly questions the individual's relationship with the past.”[2]Life writing then explores the interrelations and representations of genres and sub-genres as well as the status of the self, now and in the past. Therefore, life writing is related to studies on memory, testimony, history, gender and language, which makes research on this issue timely and interdisciplinary.

Life writing is a site of struggle between life narratives and narratives of life. While life narratives — such as autobiography, biography, fiction, diaries, letters, etc. — narrate life events, narratives of life refer to texts that resonate with testimonies, resistance narratives, traumatic experiences such as slave narratives, scriptotherapy, etc. Life writing is both a writing of life and about life. In addition, life writing questions the self as both writer and reader on the one hand, and the self as reader and critic on the other hand. The self is at the core of all types of life writings, it is “shifting and multiple.”[3]Derrida describes it as a “living principle” that disrupts the status of the written text, transgresses genres as autobiography, biography, fiction and history,” [4]so “hybrid selves are translated into hybrid writing.”[5] The resurgence of life writing then shifts its focus to hybrid texts and forms that mix fact and fiction, poetry and prose, memoir and history as well as linear and fragmented narratives.

This project entitled “Life writings; Recalled” intends to recall, that is both to remember and re-conceptualize, by scrutinizing and contextualizing life writing, its corpus and foundations. It aims to raise and answer questions related to the surge of a large body of research on life writing in concomitance with other studies, namely memory, trauma, culture and resistance. We welcome proposals focusing on, but not restricted to, the following topics:

Language and linguistics:

-Corpus analysis in life writing

-Approaches to teaching life writing

-Research and life writing

-Objectivity/Subjectivity of primary sources in life writing

-Critical discourse analysis and life writing

Culture and media studies:

-History in life Writing

-Soldiers’/Immigrants’ correspondence and history writing

-Life writing as primary sources in teaching history

-Authenticity of life writing and historiography

Literary studies:

-Memory in/and life writing

-Intertextuality in/and life writing

-Travel literature and life writing

-Life writing and generic hybridity

-Story telling or life telling

-Critical/literary theories and life writing

-Digitizing life writing

Important Dates:

-Proposal submission: April 28th, 2019

-Notification of Acceptance: May 2nd, 2019

Proposals should be submitted to the following address: lifewriting2018@gmail.com

The following information should be specified in the abstract: Title of the article- Name and affiliation of the author- email address - keywords.

 

 

[1]Leader, Zachary. On Life Writing p.1, 2015.

[2]Gudmundsdóttir, Gunnthórunn. Borderlines : Autobiography and Fiction in Postmodern Life Writing p.1,

2003.

[3]Green, Susan. “Genre: Life Writing” p.50, 2008.

[4]Anderson, Linda. Autobiography p.89, 2001.

[5]Ibid.

 

RESPONSABLE :

Souhir Zekri

Source : Fabula

 

Appel de textes : Bilan et perspectives en historiographie de l’Amérique française
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 10:05

Numéro thématique de la Revue d’histoire de l’Amérique française

En tant que discours portant sur l’évolution de la production historique, l’historiographie est pour ainsi dire un compagnon réflexif de la pratique historienne. Elle la suit comme son double, la reflète, l’informe, l’oriente, et, parfois même, la confronte et la refonde. À ses adeptes, elle permet de s’insérer dans la mémoire longue de leur discipline, de ressaisir, par derrière eux, le sens des problèmes, des techniques et des concepts dont ils tirent parti au quotidien.

Pour une institution comme la Revue d’histoire de l’Amérique française, l’heure des bilans sonne de manière récurrente. Voulue par son fondateur comme « le principal lien entre les ouvriers de la même tâche », un « foyer » où s’exposent et s’échangent les travaux à propos d’une aire aux contours mouvants, l’Amérique française (Lionel Groulx, « Pages liminaires », RHAF, 1, 1 (1947), p. 5), elle doit garder le rythme et le contact avec la pratique historienne, sinon montrer la voie. L’essoufflement de la question nationale, l’apaisement des débats autour de l’« interprétation révisionniste de l’histoire du Québec », la diversité des travaux générés par une histoire sociale revigorée par le paradigme de l’histoire culturelle, le recul pris par rapport à la « nouvelle sensibilité historique », l’émergence ou l’exacerbation de certains enjeux sociaux, l’intégration de nouveaux(lles) acteurs(trices) et expériences du passé, de même que la réalisation récente de plusieurs études consacrées à des figures et des mouvances historiographiques (F.-X. Garneau, Thomas Chapais, Lionel Groulx, Marie-Claire Daveluy, l’« école de Québec », etc.) justifient, croyons-nous, un nouvel examen des pratiques historiographiques au Québec, au Canada comme dans le reste l’Amérique française.

Quels sont les questionnements, les objets, les méthodes, les orientations et les sensibilités qui ont animé et qui animent actuellement l’historiographie ? Tout en se moulant à cette vaste interrogation, les textes de ce numéro thématique doivent porter sur des figures, des œuvres, des thématiques, des espaces réels ou imaginaires, des interprétations ou des tendances reliées à l’historiographie de l’Amérique française, toutes périodes confondues.

*

Les chercheuses et chercheurs qui désirent contribuer à ce numéro doivent faire parvenir leur proposition d’article de 500 à 1 000 mots pour le 15 mars 2019 aux deux adresses suivantes : Louise.Bienvenue@USherbrooke.ca ; julien_goyette@uqar.ca.

Si votre proposition est retenue, vous aurez jusqu’au 15 décembre 2019 pour soumettre votre article (9 000 mots, incluant les notes). Les consignes pour la rédaction des textes sont disponibles sur le site web de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (http://www.ihaf.qc.ca/ihaf/). Les articles acceptés seront publiés dans un numéro thématique de la Revue d’histoire de l’Amérique française àl’automne 2020.

 

Louise Bienvenue

Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke

Julien Goyette

Département des lettres et humanités de l’UQAR

LA FABRIQUE DE L’INVENTION, Journée d’étude interdisciplinaire des doctorants du CSLF
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 10:01

(Centre des Sciences des Littératures en Langue Française, Université Paris Nanterre)

23 mai 2019

 

Appel à communication (date limite : 28 février 2019)

Cette journée d'étude, qui s’inscrit dans la continuité du séminaire des doctorants du CSLF, entend mettre à l'épreuve la notion d'invention, qu’il s’agisse de découverte ou de création. Il serait aisé de penser que le sens rhétorique d'inventio, tel qu'on le trouve théorisé chez les anciens [Cicéron, Quintilien], précède le sens de création ex nihilo, d’œuvre originale, que l'on relie plus volontiers au basculement vers la modernité, des Belles-Lettres à la Littérature. En effet, l'inventio latine, première partie de la rhétorique, consiste à puiser des arguments dans un fonds de lieux communs préexistants, et cette définition serait dominante durant toute la période classique, laquelle se fixe pour première règle de l'art l'imitation des anciens. L'invention, non plus comme imitation ou comme reprise, mais comme création d'un objet neuf, original, en rupture avec la tradition, serait dès lors une notion moderne. C'est selon cette dernière acception, valorisée dans nos conceptions actuelles, que l'invention devient un critère de sélection et d'appréciation des œuvres, que l'on applique volontiers à l'ensemble du corpus littéraire, de l'Antiquité à la période la plus contemporaine. Ainsi, telle ou telle œuvre entrerait dans le canon littéraire parce que novatrice par rapport à son temps, tel ou tel texte serait, au baccalauréat par exemple, sélectionné dans une liste de textes à enseigner parce qu'il est « original » et représenterait un écart par rapport à une norme souvent définie a posteriori. Il suffit pour s'en convaincre de se remémorer l'arsenal des « problématiques » qui structurent les explications de texte scolaires : « qu'est-ce qui fait l'originalité de ce poème ? », « en quoi cet incipit s'écarte-t-il des incipits traditionnels ? », « en quoi cet apologue est-il original ? », etc. L'invention, comme grille de lecture et de jugement, touche tous les genres littéraires et artistiques et toutes les époques, en mesurant l'écart d'une création à un canon supposé. 

À y regarder de plus près, pourtant, il semble que le point de basculement entre ces deux sens, apparemment opposés, du terme « invention » en littérature ou en art, doit être pensé très différemment. Dès l’Antiquité, on constate que la notion est loin d'être univoque : une ligne de partage se situe entre la tradition platonicienne, qui « suppose un créateur inspiré trouvant, grâce au souffle divin, à la muse ou à son propre génie, les ressources d’une création ex nihilo permettant d’atteindre le sublime » [Léoni] et la tradition rhétorique de l’inventio comme mobilisation de lieux communs préexistants. Dans le premier cas, la faculté mobilisée est l’imagination, dans le second, c’est la mémoire. En langue française, il suffit de consulter les dictionnaires pour constater que les deux acceptions coexistent de façon attestée dès la Renaissance, et que la notion d'invention ne s'y limite pas. Les différents sens du mot « invention » touchent tous au rapport à la réalité, qu'ils désignent le dévoilement d'un déjà-là (sens chrétien d' « invention des reliques », sens scientifique de « découverte »), une faculté à puiser dans un vivier intellectuel préexistant (sens rhétorique) ou la capacité à créer quelque chose à partir d'un modèle, voire à partir de rien, ce dernier sens étant déjà applicable à l’œuvre littéraire et artistique au XVIe siècle. Ce rapport à la réalité se double parfois d'un rapport à la vérité, conférant à la notion d'invention une dimension axiologique : si le Moyen-Âge utilise le terme d'invention pour désigner un acte de tromperie (ruse, expédient), cette connotation s'étend dès le XVe siècle au domaine littéraire, où l'on trouve le sens de « fable » ou de « mensonge », de création dénaturant la réalité. Il existe également un contrepoint mélioratif à cette altération de la vérité : la première moitié du XIIe siècle voit apparaître le sens d'invention comme « merveille », « trouvaille merveilleuse », qui se développe à la Renaissance comme « moyen ingénieux, procédé inventif, action de créer quelque chose de nouveau ».

Ce rapide aperçu des définitions montre que le sens de création artistique et littéraire n'est jamais décroché des autres sens du terme « invention ». D'ailleurs, un nouveau détour par l'univers scolaire permet de confirmer cette ambiguïté : une des épreuves de français au baccalauréat s'intitule « écriture d'invention », alors même que l'objet de cet exercice est plus souvent le pastiche d'auteurs du canon qu'un espace de création libre de toute contrainte alloué aux élèves. La notion d'invention n'est donc nullement devenue univoque, et contrairement à certaines idées reçues, le sens rhétorique conserve une actualité. Ce terme et la valeur qu'on lui accorde s'enrichissent donc à toutes les époques mais restent ambigus. Racine, que l'on considère volontiers comme le parangon du classicisme, écrit dans la préface de Bérénice que « toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien » alors même que la critique postérieure le place comme l'un des principaux partisans des Anciens, dans la Querelle des Anciens et des Modernes. Ainsi, toute la question de l’invention semble liée à cette hésitation entre l’absence et la présence d’un déjà-là qui précède l’œuvre nouvelle [Léoni]. 

 

À partir de ces réflexions, nous avons défini quelques axes dans lesquels les propositions de communication pourront s'inscrire, sans toutefois s’y limiter :

      

- « Querelles d'Anciens et de Modernes » : l'invention et le rapport aux modèles. 

Quel est le rapport entre invention, imitation et originalité ? Quelles façons d’imiter peuvent-elles  être qualifiées d’ « inventives » ? L’invention, au sens de création, est-elle systématiquement l’apanage des « modernes » ? Comment peut-on lier l’invention avec la notion de « génie » ?

 

- L’invention et le rapport au réel.

L’œuvre d'art imite-t-elle le réel ou doit-elle créer quelque chose de totalement neuf ? Cette question se pose-t-elle avant le XXe siècle ?  Dans quelle mesure une injonction à l'originalité se développe-t-elle, et quelles sont ses limites ?  

 

- L'invention comme geste critique.

Comment notre regard analytique invente-t-il ou réinvente-t-il les œuvres du passé selon un prisme contemporain ? Quelles terminologies et quels outils inventer pour appréhender des objets nouveaux ou déjà existants ? Comment l’acte de nommer permet-il de créer de nouvelles catégories d’analyse et comment les auteurs eux-mêmes en usent-ils stratégiquement ?

 

- Valeurs axiologiques de l'invention.

Si être inventif peut être valorisé, en quoi l’invention peut-elle aussi être un objet de méfiance ? Comment en vient-elle à susciter des soupçons de mensonge ou de manipulation des émotions ?   

 

Les propositions de communication, d’une longueur de 500 à 1000 mots, sont à envoyer pour le 28 février 2019 au plus tard au comité scientifique à l’adresse suivante : fabriquedelinvention@gmail.com, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique.

Les propositions de toutes disciplines seront bienvenues (Histoire, Histoire des Arts, Musicologie, Littérature, Stylistique...).

Les réponses seront données début mars 2019. La journée d’étude aura lieu le jeudi 23 mai 2019 à l’Université Paris Nanterre.

 

Comité d'organisation: Marianne Albertan-Coppola, Marine Champetier de Ribes, Julia Pont, Hélène Parent, Luce Roudier, Émilien Sermier

 

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

Auerbach (Erich), Mimesis, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 1977 [1969]. 

Barthes (Roland), « L'ancienne rhétorique [Aide-mémoire] », in Communications, 16, 1970. Recherches rhétoriques. pp. 172- 223. 

Bertrand (Jean-Pierre), Inventer en littérature. Du poème en prose à l’écriture automatique, Seuil, 2014.

Boirel (René), L'invention, Paris, PUF, 1961. 

Broglie (Louis de) & Hadamard (Jacques), L’Invention. (Neuvième semaine internationale de Synthèse), Paris, Alcan, 1938.

Butor (Michel), « La critique et l'invention », Répertoire III, Minuit, 1968. 

Cicéron, De l'invention, trad. G. Achard, Paris, Les Belles-Lettres, 1994. 

Danétis (Daniel) & Toulouse (Ivan) (dir.), Eurêka, le moment de l’invention. Un dialogue entre art et science, Paris, L’Harmattan, « Arts 8 », 2008.

Della Santa (André), Une culture de l'imagination ou l'invention en rhétorique, Genève, Patio, 1986. 

Delon (Michel), L’idée d’énergie au tournant des Lumières (1770-1820), Paris, PUF, coll. « Littératures modernes », 1988. 

Fumaroli (Marc), L'Âge de l'éloquence : rhétorique et « res literaria » de la Renaissance au seuil de l'époque classique, Genève, Droz, 1980. 

Leoni (Sylviane) (dir.), Les Figures de l’invention, Paris, Classiques Garnier, « Rencontres », 2012.

Martel (Jacinthe), « De l’invention. Eléments pour l’histoire lexicologique et sémantique d’un concept : XVIe-XXe siècles », Études françaises, vol. 26, n° 3, 1990, pp. 29-49. 

Mortier (Roland), L’Originalité. Une nouvelle catégorie esthétique au siècle des Lumières, Genève, Droz, 1982. 

Schlanger (Judith), L’invention intellectuelle, Paris, Fayard, 1983.

Quintilien, Institution oratoire, III, trad. J. Cousin, Paris, Les Belles-Lettres, t. II, 1976. 

Simondon (Gilbert), Imagination et invention (1965-1966), Chatou, Éditions de la Transparence, 2008.

Souriau (Paul), Théorie de l’invention, Paris, Hachette, 1881.

Valéry (Paul), « L’invention esthétique », dans Variété, Œuvres, tome I, édition de Jean Hytier,  Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1957, pp. 1412-1415.

https://cslf.parisnanterre.fr/

Source : Fabula

Colloque jeunes chercheurs, "Le dégoût : vécu, perception, représentations et histoire
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 09:48

JOURNEE D’ETUDE

Aix-Marseille Université

Label Initiative Jeunes Chercheurs CRISIS

Maison de la Recherche

Mercredi 22 mai 2019

 

1.         Résumé

Cette journée d’étude prolongera les réflexions introduites dans le cadre du séminaire interdisciplinaire de recherche « Le dégoût : vécu, perceptions, représentations et histoire », organisé au cours de l’année 2018-2019 à la Maison de la recherche d’Aix-en-Provence. Réaction vive provoquée à la vue d'un objet suscitant un mouvement de répulsion, le dégoût semble être spontané, naturel, instinctif. Pourtant, ce sentiment est - à l'instar de bien d'autres - le produit d'un conditionnement social et culturel que certains courants des sciences humaines et sociales se proposent d'étudier depuis quelques années. Comme dans le cadre de notre séminaire de recherche, l’époque moderne, centre des réflexions menées au cours de cette année, continuera de faire l’objet d’une attention particulière. Néanmoins, cette journée d’étude s’ouvrira davantage aux propositions portant sur d’autres périodes. Elle permettra de conclure notre séminaire en élargissant les perspectives d’étude de cette notion. 

 

2.         Argumentaire

            a.         Un enjeu de société

            « Dans la tradition esthétique, le dégoût reste compris comme le négatif du goût. Il désigne ce que le goût condamne » écrit Claire Margat dans son article « Phénoménologie du dégoût[1] ». Le dégoût se définit-il seulement par rapport au goût ? Ne serait-il pas aussi une réaction vive déclenchée par une perception sensorielle ou un jugement moral préétabli en chacun de nous et / ou dépendant d’une subjectivité ?

            Les cadavres en décomposition, la nourriture avariée, la torture, la débauche, la difformité, la laideur, le vice, l’immoralité, en somme tout ce qui est source d’un sentiment de répulsion, d’aversion ou d’abjection est communément identifié à la notion, plurielle, de dégoût, que l’on abordera dans ses trois manifestations : physique, morale et esthétique. Le dégoût est en effet avant tout une réaction physique qui naît de la perception de l’abject. Il peut aussi être envisagé comme un sentiment suscité par des pratiques jugées condamnables d’un point de vue moral, social ou religieux et dont on est le témoin, la victime ou l’acteur. Le dégoût peut enfin être de nature esthétique, voire en constituer une fonction, provoqué par tout élément transgressif qui s’écarte d’une norme imposée par le bon goût ; norme qui varie au fil des cultures et des époques. Or, ce qui est objet de dégoût est spontanément mis à l’écart, repoussé parce que repoussant, et dans ce cas comment problématiser le dégoût ? Peut-on penser le dégoût ? Quelles fonctions critiques occupe-t-il dans nos conceptions et représentations du monde ?

            b.         Une période d’étude

            C’est au départ à la période moderne que nous avons voulu circonscrire l’étude de cette notion plurielle et protéiforme. En effet, le développement, avec le courant humaniste, de traités de civilité, l’essor du processus de civilisation décrit par N. Elias puis au XVIIIe, l’invention du goût au sens subjectif, théorisé notamment par Kant dans la Critique de la faculté de juger, posent quelques jalons d’une approche diachronique de la notion de dégoût. Ainsi la période moderne illustre un certain nombre des mutations dans l’appréhension du dégoût. Cette période a donc été au cœur de nos réflexions et la journée d’étude qui conclura notre séminaire sera davantage ouverte aux autres périodes historiques afin d’inscrire la notion de dégoût dans une perspective diachronique plus large.

            c.         Une approche interdisciplinaire de la notion

            S’il est impératif d’historiciser l’approche de cette notion, il est également nécessaire d’en confronter les points de vue en associant les apports de plusieurs disciplines : l’histoire (histoire des mentalités, des émotions, des sens, etc.), la philosophie (esthétique, philosophie de la perception) ou encore l’anthropologie. De même, les enjeux de sa représentation en art et en littérature – française et internationale – soulèvent des questions d’ordre esthétique et rhétorique qu’il serait intéressant d’étudier. La confrontation des différentes approches de la notion permettra de voir comment elles se combinent, s’opposent ou se complètent en élargissant nos champs de réflexion.

            3.         La journée d’étude

            L’organisation d’une journée d’étude sera l’occasion de revenir sur les différents thèmes abordés au cours de l’année dans le cadre de ce séminaire interdisciplinaire de recherche. Tout en prolongeant nos discussions, elle permettra d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion. Les différentes communications éclaireront l’historicisation de la notion de dégoût et affirmeront son caractère interdisciplinaire. Les axes de recherches suggérés sont similaires à ceux du séminaire. Nous restons toutefois ouverts à d’autres propositions.

•          Le dégoût et ses objets : comment se définit le dégoût et quels sont ses objets ? comment se distingue-t-il d’autres notions (indignation, antipathie, détestation, etc.) ?

•          De la perception à la représentation : comment est éprouvé, exprimé et représenté le dégoût ?

•          Dégoût, société et politique : comment le dégoût s’inscrit-il dans le champ social ? comment fait-il l’objet de politiques et de pratiques particulières ?

Thèmes suggérés : le corps (gras, difformité, pilosité, sexualité, cadavres, maladies, fluides corporels, torture), la nourriture (nourriture avariée, tabous alimentaires, abats), les lieux (abattoir, cimetière, lieux d’aisance, égouts, marécages), les profils sociaux (prostituées, ouvriers, vagabonds, fous…), les croyances (religions, superstitions), les animaux (charognards, animaux errants, nuisibles), le déchet, les objets moraux (vice, péché, pouvoir, inceste, paraphilie).

4.         Modalités de soumission et organisation

            Pour une communication d’une vingtaine de minutes, les propositions comporteront un titre, un résumé entre 300 et 500 mots, ainsi qu’une brève présentation de l’auteur (nom, rattachement administratif, unité de recherche). Elles devront être envoyées au plus tard le 17 mars 2018 à sjc.degout@gmail.com.

            La journée d’étude se déroulera à la Maison de la Recherche d’Aix-en-Provence, située au 29 avenue Robert Schuman - 13621 Aix-en-Provence.

            Les éventuels frais de transport et d’hébergement restent à la charge des participants ou de leur institution de rattachement.

*

Comité d’organisation

•          Laura Bordes (CIELAM)

•          Aurore Guitry (Pratique et théorie de la création artistique et littéraire)

•          Pierre Léger (CGGG)

•          Mathilde Mougin (CIELAM/TELEMMe)

•          Emmanuel Porte (TELEMMe)

*

Bibliographie indicative

-           Ancet, Pierre, Phénoménologie des corps monstrueux, Paris, PUF, 2006.

-           Auzepy, Marie-France, Cornette Joël, Histoire du poil, Paris, Belin, 2011.

-           Barbafieri, C., Abramovici, J.-C. (éd.), L’Invention du mauvais goût à l’âge classique (XVIIe-XVIIIe siècle), Louvain-Paris-Walpole, Peeters, 2013.

-           Barles, Sabine, La ville délétère, médecins et ingénieurs dans l’espace urbain (XVIIIe-XXe siècle), Paris, Champs Vallon, 1999.

-           Burton, Robert, Anatomie de la Mélancolie, José Corti, 2000. 3 vol.

-           Carol, Anne, Renaudet, Isabelle, La Mort à l’œuvre. Usages et représentations du cadavre dans l’art, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2013.

-           Chevalier, Louis, Classes laborieuses, classes dangereuses à Paris pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, Paris, Perrin, 2007.

-           Corbin, Alain, Le miasme et la jonquille, l’odorat et l’imaginaire social, XVIIIe-XIXe siècles, Paris, Aubier, 1982.

-                       , Les filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Paris, Aubier, 1978.

-           Delville, Michel, Norris, Andrew, von Hoffmann, Victoria (dir.), Le dégoût : histoire, langage, esthétique et politique d'une émotion plurielle, Liège, Presses universitaires de Liège, « Cultures sensibles », 2016.

-           Douglas, Mary, De la souillure, essai sur les notions de pollution et de tabous, Paris, Maspero, 1971.

-           Duflo, Colas, « Le système du dégoût. Diderot critique de Boucher », in Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n° 29, octobre 2000, p. 85-101.

-           Eco, Umberto, Histoire de la laideur, Paris, Flammarion, 1997.

-           Ferrière, Madeleine, Nourritures canailles, Paris, Seuil, 2007.

-                       , Histoire des peurs alimentaires, du Moyen Age à l’aube du XXe siècle, Paris, Seuil, 2002.

-           Geremek, Bronislaw, Les marginaux parisiens aux XIVe et XVe siècles, Paris, Flammarion, 1976.

-           Kalifa, Dominique, Les bas-fonds, histoire d’un imaginaire, Paris, Seuil, 2013.

-           Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger, Paris, Gallimard, Folio Essai, 1989.

-           Kolnai, Aurel, Le Dégoût, Paris, Agalma, 1997.

-           Kristeva, Julia, Pouvoir de l’horreur, Paris, Seuil, Points Essais, 1983.

-           Leplâtre, Olivier, Un goût à la voir nonpareil. Manger les images, essais d'iconophagie, Kimé, 2018.

-           Le Roux, Thomas, Le laboratoire des pollutions industrielles, Paris, 1770-1830, Paris, Albin Michel, 2011.

-           Margat, Claire, « Phénoménologie du dégoût. Inventaire des définitions », Ethnologie française, vol. 41, no. 1, 2011, pp. 17-25.

-           Quignard, Pascal, Le sexe et l’effroi, Paris, Gallimard, 1997.

-           Rosenkranz Karl, Esthétique du laid, Paris, Circé, 2004.

-           Sartre, Jean-Paul, Esquisse d’une théorie des émotions, Paris, Hermann, 1965.

-           Vigarello, Georges, Les métamorphoses du gras, histoire de l’obésité du Moyen Age au XXe siècle, Paris, Seuil, 2010.

-           Vigarelllo, Georges, Corbin, Alain, Courtine, Jean-Jacques (coll.), Histoire des émotions. De l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2016.

-                       , Histoire des émotions. Des Lumières à la fin du XIXe siècle, Paris, Seuil, 2016.

-                       , Histoire des émotions. De la fin du XIXe à nos

 

[1] Margat, Claire. « Phénoménologie du dégoût. Inventaire des définitions », Ethnologie française, vol. 41, no. 1, 2011, pp. 17-25.

Journée de jeunes chercheur·e·s : Les œuvres des femmes dans les arts vivants : enjeux contemporains et historiques
Posted: Monday, January 14, 2019 - 10:10

Université Paris 8, 13 juin 2019

Organisée par Nathalie Coutelet et Raphaëlle Doyon

 

Partant de l’intérêt croissant des étudiant·e·s de master et de doctorat à l’égard des œuvres des femmes, des questions de genre et de discriminations dans les arts du spectacle, cette journée d’étude vise à leur donner la parole et à créer un réseau informel d’échanges et de réflexions. Elle sera consacrée aux œuvres des femmes au sens large : les créations artistiques des femmes et leur place dans le monde des arts vivants, dans l’histoire et aujourd’hui. Nous cherchons ainsi à rompre avec « le fait que les représentations de la sexualité et du genre sont et ont été des constructions masculines (représentations de, mais non par les femmes) »[1]. Les intervenant·e·s sont invité·e·s à porter leur attention sur les représentations proposées dans les œuvres pour aborder les questions de production, de processus de création, de reconnaissance, de réseaux, possiblement féministes et féminins, et de réception. Les arts vivants pouvant être considérés à certains égards comme un observatoire des rapports de genre à une époque donnée, l’attention portera aussi bien sur le contenu et le parcours des œuvres, que sur les mécanismes d’empêchement et les pratiques d’émancipation individuelle et collective que proposeraient ou auraient proposé les créations envisagées.

Axes proposés

Le genre des métiers de la création 

Directrices artistiques et de lieux de création et de diffusion, comédiennes, autrices, danseuses, artistes de cirque, techniciennes, etc., comment se divise le travail artistique entre les sexes, dans les métiers artistiques et techniques ? Pendant les formations et au cours de l’exercice du métier, par exemple dans un répertoire technique genré dans la danse ou le cirque[2] ? Dans certains rôles et dans certaines dispositions d’interprétation chez les comédiens et comédiennes[3] ? Quel rôle joue le corps genré dans l’interprétation ? De quelle façon les rôles interprétés participent-ils pour les actrices, circassiennes, danseuses à la construction de leur employabilité et de leur trajectoire professionnelle ? Quels liens peut-on établir entre le travail des femmes dans la création et leur existence en dehors de la scène ? De quelles différences peut-on faire état entre amatrices et professionnelles ? Quelles pratiques micropolitiques proposent les metteuses en scène, les performeuses féministes[4], les textes des autrices, de l’ancien régime[5], suffragettes[6], ou contemporaines ? Quelle attention est donnée aux figures féminines et quels espaces scéniques et sonores occupent-elles ? Quelles sont les contournements des stéréotypes de genre dans la création ? Sont-ils liés à des stratégies d’actions collectives et individuelles ? 

 

Les œuvres des femmes : création, visibilité, reconnaissance professionnelle, postérité.

Quelles œuvres de femmes sont visibles ou ont été visibles de leur temps ? Dans quels cercles ou milieux ? Quels liens entretiennent ces œuvres avec le contexte socio-historique de leur création ? Que racontent-elles ? A qui s’adressent-elles ? De quels parcours des artistes femmes leurs œuvres rendent-elles compte, qu’il s’agisse de périodes historiques où l’autorisation du père ou du mari était nécessaire pour exercer ou de l’époque contemporaine et des débats sur la parité dans les théâtres subventionnés ? Quelles œuvres rendent comptent des mécanismes d’exclusion et d’auto-censure des femmes des instances de légitimité[7] ? Quelles œuvres les subvertissent et proposent des modèles libérés des modèles masculinistes et/ou hétéro-normatifs ? Quels ont été ou sont encore les usages de pseudonymes masculins et du travestissement en homme[8] ? Quels liens sont établis avec les collaborateurs hommes et collaboratrices femmes, et avec les instances de production, de diffusion, et la critique ? Quelles sont les traces des œuvres du passé dans les répertoires d’aujourd’hui et dans les histoires du théâtre ? Quels sont les liens entre les créations des femmes et les genres spectaculaires considérés comme mineurs ou moins professionnels ? De quelle façon le genre de la création croise-t-il les discriminations de classe, d’orientation sexuelle[9] et de racialisation[10] dans différents contextes nationaux à travers le monde ?

Plusieurs de ces questions pourront être abordées à travers une analyse croisée, esthétique et sociohistorique.

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer conjointement aux coordinatrices, Nathalie Coutelet, nathalie.coutelet@libertysurf.fr, et Raphaëlle Doyon, doyonraphaelle@gmail.com

Elles comporteront : le titre de la communication, un résumé de 200 mots, une bibliographie indicative, et cinq mots clefs.  La date limite de soumission des propositions est fixée au 1er mars 2019.

Nous demanderons aux intervenant·e·s d’accompagner leur communications d’extraits ou d’archives des œuvres en question (lectures, captation, iconographies, ou autres).

 

[1]Tracy Davis, « Questions pour une méthodologie féministe dans l’histoire du théâtre » [1989], trad. R. Doyon dans Horizons/Théâtre, n°10-11, 2018, Genre et arts vivants, p. 176. 

[2]Voir Nathalie Coutelet, « Femmes herculéennes au music-hall : déconstruction d’un cliché », dans Horizons/Théâtre, n°10-11, 2018, Genre et arts vivants, p. 261-276, et Hélène Marquié, Non, la danse n'est pas un truc de filles ! : essai sur le genre en danse, Toulouse, L’Attribut, 2016.

[3]Anne-Françoise Benhamou (dir.), Outrescène, n°12, mai 2011, Contemporaines ? Rôles féminins dans le théâtre d’aujourd’hui.

[4]Peggy Phelan, Art et féminisme, conçu par Helena Reckitt, traduit de l'anglais par Marie Hermet, Paris, Phaidon, 2005. [Art and feminism, London, Phaidon, 2001].

[5]Aurore Évain, Perry Gethner, Henriette Goldwyn (dir.), Théâtre de femmes de l'Ancien régime, Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2006.

[6]Cecilie Beach, Staging politics and gender : French women's drama1880-1923, Basingstoke (GB), Palgrave Macmillan, 2005.

[7]Voir Linda Nochlin, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? », [Why Have There Been No Great Women Artists ?, 1971], Femmes, art et pouvoir et autres essais [1989], Nîmes, Jacqueline Chambon, 1993, p. 201-244, et Delphine Naudier et Brigitte Rollet (dir.), Genre et légitimité culturelle : quelle reconnaissance pour les femmes ?, Paris, l’Harmattan, 2007.

[8]Voir Muriel Plana, Théâtre et féminin : identité, sexualité, politique, Dijon, Éd. universitaires de Dijon, 2012 et Tracy Davis, « Questions pour une méthodologie féministe dans l’histoire du théâtre », op. cit.

[9]Kate McDermott (dir.), Places, Please ! The First Anthology of Lesbian Plays, Iowa City, Aunt Lute, 1985.

[10]Leïla Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès (dir.), Décolonisons les arts !, Paris, L’Arche, 2018.

 

New Publications

Charles Sorel, L’Ingratitude punie - éd. Leopizzi (Marcella), Roux (Olivier)
Posted: 17 May 2022 - 09:12

Charles Sorel, L’Ingratitude punie. Histoire cyprienne où l’on voit les aventures d’Orphize,   éd. Leopizzi (Marcella), Roux (Olivier), Paris, Classiques Garnier, 2022.

 

1626. Charles Sorel publie L’Orphize de Chrysante, un simple roman d’aventures sentimentales… du moins pour un lecteur un peu rapide. En effet, sous cette apparence anodine se cache un récit ironique tant sur le fond (discours libertin) que sur la forme (ironie envers les lieux communs mis en œuvre).

Nombre de pages: 659
Parution: 11/05/2022
Collection: Bibliothèque du xviie siècle, n° 44
Série: Romans, contes et nouvelles, n° 4
ISBN: 978-2-406-12564-8
ISSN: 2105-9527
DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12566-2

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Henri Duquesne et François Leguat, Voyage et aventures en deux îles désertes des Indes orientales - éd. Carile (Paolo), Racault (Jean-Michel)
Posted: 17 May 2022 - 09:09

Henri Duquesne et François Leguat, Voyage et aventures en deux îles désertes des Indes orientales suivi de Recueil de quelques mémoires pour l’établissement de l’île d’Éden, éd. Carile (Paolo), Racault (Jean-Michel), Paris, Classiques Garnier, 2022.

 

Abondamment illustré, le Voyage de François Leguat (1707) relate les extraordinaires aventures d’un huguenot français envoyé sur une île déserte de l’océan Indien pour y préparer l’installation d’une république idéale protestante imaginée par Henri Duquesne (1689), fils du célèbre amiral de Louis XIV.

Nombre de pages: 488
Parution: 11/05/2022
Collection: Géographies du monde, n° 33
ISBN: 978-2-406-12677-5
ISSN: 1279-8428
DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12679-9

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Marivaux, Le Paysan parvenu (éd. Frédéric Deloffre et Françoise Rubellin)
Posted: 17 May 2022 - 08:54

Marivaux, Le Paysan parvenu, éd. Frédéric Deloffre et Françoise Rubellin, Paris, Classiques Garnier, (1992) 2022.

De la petite bourgeoisie à la noblesse, où il connaît les tentations du libertinage et de l’argent, Jacob dévoile les roueries et l’hypocrisie du jeu social. La virtuosité de plume de Marivaux fait de l’ascension sociale un thème majeur du roman moderne, sans la dimension tragique qu’elle prend à la même époque chez l’abbé Prévost.

Nombre de pages: CIII- 8 p. de pl.- 468
Parution: 11/05/2022
Réimpression de l’édition de: 1992
Collection: Classiques Jaunes, n° 457
Série: Littératures francophones
ISBN: 978-2-8124-1845-7
ISSN: 2417-6400

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Crime et châtiment : la mort de Don Juan (Molière et Mozart, 1965-2019) - dir. Gabriele Bucchi et Lise Michel
Posted: 17 May 2022 - 08:35

Crime et châtiment : la mort de Don Juan (Molière et Mozart, 1965-2019) , Colloques en ligne du site Fabula,  dir.  Gabriele Bucchi et Lise Michel.

Foudroiement, flammes, trappes, accident de projecteur, coup de carton sur la tête ou défenestration : la mise en scène de la mort de Don Juan dans Le Festin de pierre (Don Juan) (1665) de Molière et dans le Don Giovanni (1787) de Mozart a toujours représenté pour les metteurs en scène une gageure sur le plan dramaturgique, qui n’a d’égale que leur inventivité, et parfois leur humour, à la remotiver. Si la critique et les pratiques des metteurs en scène, au XXe siècle, ont mis l’accent sur la question métaphysique soulevée par le sujet, le problème fut aussi dès l’origine celui de la nature du crime pouvant justifier un châtiment par essence extraordinaire. La question n’a rien perdu de son actualité dans le contexte de la fin du XXe et du XXIe siècle. Les contributions réunies dans le présent numéro – issu d’une journée d’étude organisée en 2020 par le Centre d'Études Théâtrales de l’Université de Lausanne – interrogent le dénouement de la pièce de Molière (V, 5-6) et de l’opéra de Mozart (II, 15) dans les mises en scène produites depuis les années 1960.

Les études de cas individuels sur une période qui va de Marcel Bluwal (1965) aux Fondateurs (2019), assorties de deux entretiens avec des metteurs en scène, rendent sensibles les modalités selon lesquelles chaque mise en scène remotive de façon singulière le châtiment subi par Don Juan, mais aussi la manière dont théâtre et opéra, à l’échelle de ces cinquante dernières années, ont pu se nourrir et se répondre dans le traitement de cette « scène à faire ».

A lire sur Fabula.

Raymon Poisson, Théâtre complet (éd. M.-C. Canova-Green)
Posted: 17 May 2022 - 08:26

Raymon Poisson, Théâtre complet, éd. MC Canova-Green, Paris, Classique Garnier, 2022.

Comédien-auteur, Raymond Poisson écrivit neuf comédies pour l’Hôtel de Bourgogne dans les années 1660-1670. Procédés comiques tirés de la farce, caricatures de types sociaux, chants et danses, Poisson fit feu de tout bois pour divertir son public et faire face à la concurrence de Molière au Palais-Royal.

Nombre de pages: 1105
Parution: 04/05/2022
Collection: Bibliothèque du théâtre français, n° 89
ISBN: 978-2-406-12519-8
ISSN: 2109-7577

Éditrice scientifique: Canova-Green (Marie-Claude)
Transcriptrice: Matsumoto (Naomi), Jones (Suzanne)

Plus d'informations ici.