Calls for Papers and Contributions

Appel à communications, colloque jeunes chercheurs : Contextes, formes et reflets de la censure. Création, réception et canons culturels entre XVIe et XXe siècle.
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 20:06

Colloque international coorganisé par les doctorants du double doctorat entre l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3 (ED 122 - LECEMO) et l’université de Rome «La Sapienza» (DISGIS)

Paris, 14-15 juin 2019

Présentation :

L’enjeu de ce colloque est d’explorer les différentes formes de la censure dans la littérature et les arts. Le colloque portera essentiellement sur les formes indirectes de censure, et sur les relations qu’elles entretiennent avec l’histoire de la réception, la constitution d’un canon, et la genèse des œuvres.

Instrument de contrôle exercé par un pouvoir politique ou religieux, la censure agit souvent de façon indirecte : d’abord, elle est le reflet d’un contexte politique et intellectuel donné ; ensuite, elle contribue à forger un canon qui affecte, sur la longue période, l’histoire de la réception ; enfin, elle peut prendre la forme d’une autocensure, c’est-à-dire d’un autocontrôle préventif mis à l’œuvre par les écrivains et les artistes sur leurs propres ouvrages.

Le rôle de la censure sera étudié à la fois du point de vue de la création artistique et littéraire (dans quelle mesure affecte-t-elle la genèse des œuvres ?) et d’un point de vue historique, sociologique et politique (son influence dans la diffusion et la circulation des œuvres). Ainsi, il sera possible de réfléchir aux corrélations entre censure et canon, ce dernier étant à la fois le résultat d’une censure et un moyen dont celle-ci se sert pour exercer son contrôle.

 

Plusieurs perspectives pourront être adoptées :

a)    du point de vue de la production, à savoir des choix formels et conceptuels dans les dossiers génétiques, on pourra s’interroger sur les stratégies adoptées par les auteurs afin de s’adapter aux restrictions des autorités prescriptives, sur les modalités et les formes de l’autocensure (religieuse, politique ou psychique), mais aussi sur les déclarations consignées aux journaux intimes, aux correspondances et à d’autres sources textuelles. Cet aspect est susceptible d’éclairer également la genèse de canons “personnels” forgés par les auteurs-mêmes ;     

b)   du point de vue de la réception, on se demandera comment une époque accueille la production littéraire et artistique précédente, mais aussi celle contemporaine. Nous souhaiterions développer une réflexion sur la manière dont la société accueille et reconstruit (florilèges), représente (histoire de la littérature et du cinéma) et interprète (histoire de la critique) les productions littéraires et artistiques précédentes, en éclairant les choix qui ont dirigé les opérations de constitution d’un canon. Enfin, en quoi la censure peut être une forme de critique littéraire ? En ce sens, peut-elle concerner aussi l’aspect transnational de la réception artistique, par exemple dans les florilèges ou dans les traductions des auteurs étrangers ?

c)    du point de vue du contexte social, les propositions exploreront l’organisation politique et religieuse du savoir, notamment comment elle est mise en place à travers les bibliothèques, les universités, les écoles, le monde éditorial et d’autres institutions culturelles. Une attention particulière sera consacrée à la question de la censure par rapport à la production étrangère (censure xénophile et xénophobe).

Les communications pourront être présentées aussi bien en français qu’en italien.

Modalités de soumission :

La candidature est ouverte aux jeunes chercheurs, doctorants et post doctorants. Les propositions, d’environ 400 mots, en français ou en italien, seront envoyées, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, à colloque.censure@gmail.com

 

L’ensemble des propositions seront étudiées par un comité scientifique :

Beatrice Alfonzetti (Sapienza - Università di Roma)

Pierre Civil (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Christian Del Vento (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Sonia Gentili (Sapienza - Università di Roma)

Matteo Residori (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Silvia Tatti (Sapienza - Università di Roma)

 

Calendrier

Ouverture de l’appel : 14 janvier 2019

Clôture de l’appel : 1 mars 2019

Réponse aux intervenants : 1 avril 2019

 

Organisateurs :

Lucia Bachelet (Università Roma Tor Vergata / Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Francesca Golia (Sapienza - Università di Roma / Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Gaia Litrico (Sapienza - Università di Roma / Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)

Enrico Ricceri (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle / Sapienza - Università di Roma)

Eugenia Maria Rossi (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle / Sapienza - Università di Roma)

 

Contacts :

colloque.censure@gmail.com

 

Bibliographie

  • Jean-Christophe Abramovici, Le livre interdit : de Théophile de Viau à Sade, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 1996.
  • Rosario Assunto, Giudizio estetico, critico e censura, Firenze, La nuova Italia, 1963.
  • Harold Bloom, The Western Canon : the books and school of the ages, Basingstoke London, Macmillan, 1995.
  • François Boespflug, Caricaturer Dieu ? Pouvoirs et dangers de l’image, Paris, Bayard, 2006.
  • Bruno Bongiovanni, Un canone per il terzo millennio. Testi e problemi per lo studio del Novecento tra teoria della letteratura, antropologia e storia, Milano, Mondadori, 2001.
  • Claire Bustarret et Catherine Viollet (dirs.), Genèse, censure, autocensure, Paris, CNRS Edition, 2005.
  • Claudia Crocco, La poesia italiana del Novecento. Il canone e le interpretazioni, Roma, Carocci, 2015.
  • Patrizia Del Piano, Il governo della lettura. Chiesa e libri nell’Italia del Settecento, Bologna, Il Mulino, 2007.
  • Jean-Luc Douin, Dictionnaire de la censure au cinéma, Paris, Presses universitaires de France, 1998.
  • Giorgio Fabre, Il censore e l’editore. Mussolini, i libri, Mondadori, Milano, Fondazione Arnoldo e Alberto Mondadori, 2018.
  • Patrizia Ferrara (dir.), Censura teatrale e fascismo (1931-1944). La storia, l’archivio, l’inventario, Ministero per i beni e le attività culturali, Roma, 2004.
  • Alessandro Fontana, «Censura», in Enciclopedia, II, Torino, Einaudi, 1977, pp. 868-93.
  • Mario Infelise, I libri proibiti. Da Gutenberg all'Encyclopédie, Roma-Bari, Editori Laterza, 2013.
  • Mario Infelise, I padroni dei libri. Il controllo sulla stampa nella prima età moderna, Roma-Bari, Editori Laterza, 2014.
  • Sandro Landi, Stampa, censura e opinione pubblica in età moderna, Bologna, Il Mulino, 2011.
  • Romano Luperini, La questione del canone e la storia della letteratura come ricostruzione, «Allegoria», IX, 1997, 26, pp. 5-13.
  • Laurence Macé (dir.), Censure et critique, Paris, Classiques Garnier, 2015.
  • Amedeo Quondam, Il canone e la biblioteca, Roma, Bulzoni, 2002.
  • Thomas Schlesser, L’art face à la censure, cinq siècles d'interdits et de résistances, Paris, Beaux Arts éditions, 2011.
  • Jean Starobinski, La relation critique, Paris, Gallimard, 1970.
Appel à contribution pour le numéro 24 d’Alkemie, "L'Exil"
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 19:54

Le 24e numéro de la revue Alkemie sera consacré à l’exil et sera ouvert à l’ensemble des approches en littérature, philosophie et sciences humaines.

Les propositions d’articles, inédits et en langue française, sont à envoyer jusqu’au 1er juillet 2019. Les textes doivent être transmis au comité de rédaction, aux adresses info@revue-alkemie.com et mihaela_g_enache@yahoo.com (en format Word, 30 000 à 50 000 signes maximum, espaces comprises). Les normes de rédaction et autres indications aux auteurs sont précisées sur le site de la revue (http://www.revue-alkemie.com/_03-alkemie-publier.html). Outre votre contribution, nous vous prions d’ajouter, d’une part, une courte présentation bio-bibliographique (400 signes environ) en français, et, d’autre part, votre titre, un résumé (300 signes environ) et cinq mots-clefs en anglais et en français.

Date limite : 1er juillet 2019.

Site de la revue Alkemie : http://www.revue-alkemie.com

Directrice : Mihaela-Genţiana STĂNIŞOR (mihaela_g_enache@yahoo.com)

CfP: Society for Early Modern French Studies 42nd Annual Conference
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 19:50

2nd-4th September 2019

St Hilda’s College, Oxford

PP88

 ‘Incompleteness’

« L’inachèvement »

The Society for Early Modern French Studieswill hold its annual conference at St Hilda’s College, Oxford, 2-4 September 2019.  The theme is ‘Incompleteness’. Papers are invited on any aspect of this theme.

Proposals for papers (250-300 words) should be sent by 29 March 2019 to the Secretary, Professor John O’Brien (john.o’brien@durham.ac.uk). Please note that only current subscribing members of the Society may present a paper at the conference.

We are delighted and honoured to announce that our keynote speaker will be Professor Nicholas Cronk (Oxford).

Contributors are requested to provide translations into English or French of any illustrative material taken from other European languages.

                                        *      *      *      *      *       *

Le colloque annuel de la Société d’étude de la première modernité française (SEMFS) se tiendra du 2 au 4 septembre 2019 à St Hilda’s College (Oxford).  Thème retenu :

« L’inachèvement », conçu sous toutes ses formes.

Veuillez adresser, avant le 29 mars 2019, un résumé de toute proposition de communication (250-300 mots) au secrétaire de la Société, prof. John O’Brien (john.o’brien@durham.ac.uk).  Nous vous informons que seuls les sociétaires à jour de leur cotisation auront le droit d’intervenir lors du colloque.

Nous avons le plaisir et le privilège de vous annoncer que notre invité d’honneur sera le prof. Nicholas Cronk (Oxford).

 

Les intervenants sont priés de fournir une traduction anglaise ou française de toute citation originaire d’une autre langue européenne.

Call for Articles for an Edited Volume : Life Writings. Recalled
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 10:09

Life writing, as a term, was first used by Virginia Woolf in 1939 in “A sketch of the past.” It includes “not only memoir, autobiography, biography, diaries … but also letters, writs, wills, written anecdotes, depositions, court proceeding (as a legal term), lyric poems, scientific and historical writings, and digital forms (including blogs, tweets, Facebook entries.”[1]1 So this interdisciplinary study is affected by contemporary digital literacy and the socio historical circumstances of its practitioners and theorists. Furthermore, life writing “has been a fertile ground for experimental writing … and can capture and address many contemporary concerns, for example the status of the subject, the relations and representations of ethnicity and gender, and perhaps most importantly questions the individual's relationship with the past.”[2]Life writing then explores the interrelations and representations of genres and sub-genres as well as the status of the self, now and in the past. Therefore, life writing is related to studies on memory, testimony, history, gender and language, which makes research on this issue timely and interdisciplinary.

Life writing is a site of struggle between life narratives and narratives of life. While life narratives — such as autobiography, biography, fiction, diaries, letters, etc. — narrate life events, narratives of life refer to texts that resonate with testimonies, resistance narratives, traumatic experiences such as slave narratives, scriptotherapy, etc. Life writing is both a writing of life and about life. In addition, life writing questions the self as both writer and reader on the one hand, and the self as reader and critic on the other hand. The self is at the core of all types of life writings, it is “shifting and multiple.”[3]Derrida describes it as a “living principle” that disrupts the status of the written text, transgresses genres as autobiography, biography, fiction and history,” [4]so “hybrid selves are translated into hybrid writing.”[5] The resurgence of life writing then shifts its focus to hybrid texts and forms that mix fact and fiction, poetry and prose, memoir and history as well as linear and fragmented narratives.

This project entitled “Life writings; Recalled” intends to recall, that is both to remember and re-conceptualize, by scrutinizing and contextualizing life writing, its corpus and foundations. It aims to raise and answer questions related to the surge of a large body of research on life writing in concomitance with other studies, namely memory, trauma, culture and resistance. We welcome proposals focusing on, but not restricted to, the following topics:

Language and linguistics:

-Corpus analysis in life writing

-Approaches to teaching life writing

-Research and life writing

-Objectivity/Subjectivity of primary sources in life writing

-Critical discourse analysis and life writing

Culture and media studies:

-History in life Writing

-Soldiers’/Immigrants’ correspondence and history writing

-Life writing as primary sources in teaching history

-Authenticity of life writing and historiography

Literary studies:

-Memory in/and life writing

-Intertextuality in/and life writing

-Travel literature and life writing

-Life writing and generic hybridity

-Story telling or life telling

-Critical/literary theories and life writing

-Digitizing life writing

Important Dates:

-Proposal submission: April 28th, 2019

-Notification of Acceptance: May 2nd, 2019

Proposals should be submitted to the following address: lifewriting2018@gmail.com

The following information should be specified in the abstract: Title of the article- Name and affiliation of the author- email address - keywords.

 

 

[1]Leader, Zachary. On Life Writing p.1, 2015.

[2]Gudmundsdóttir, Gunnthórunn. Borderlines : Autobiography and Fiction in Postmodern Life Writing p.1,

2003.

[3]Green, Susan. “Genre: Life Writing” p.50, 2008.

[4]Anderson, Linda. Autobiography p.89, 2001.

[5]Ibid.

 

RESPONSABLE :

Souhir Zekri

Source : Fabula

 

Appel de textes : Bilan et perspectives en historiographie de l’Amérique française
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 10:05

Numéro thématique de la Revue d’histoire de l’Amérique française

En tant que discours portant sur l’évolution de la production historique, l’historiographie est pour ainsi dire un compagnon réflexif de la pratique historienne. Elle la suit comme son double, la reflète, l’informe, l’oriente, et, parfois même, la confronte et la refonde. À ses adeptes, elle permet de s’insérer dans la mémoire longue de leur discipline, de ressaisir, par derrière eux, le sens des problèmes, des techniques et des concepts dont ils tirent parti au quotidien.

Pour une institution comme la Revue d’histoire de l’Amérique française, l’heure des bilans sonne de manière récurrente. Voulue par son fondateur comme « le principal lien entre les ouvriers de la même tâche », un « foyer » où s’exposent et s’échangent les travaux à propos d’une aire aux contours mouvants, l’Amérique française (Lionel Groulx, « Pages liminaires », RHAF, 1, 1 (1947), p. 5), elle doit garder le rythme et le contact avec la pratique historienne, sinon montrer la voie. L’essoufflement de la question nationale, l’apaisement des débats autour de l’« interprétation révisionniste de l’histoire du Québec », la diversité des travaux générés par une histoire sociale revigorée par le paradigme de l’histoire culturelle, le recul pris par rapport à la « nouvelle sensibilité historique », l’émergence ou l’exacerbation de certains enjeux sociaux, l’intégration de nouveaux(lles) acteurs(trices) et expériences du passé, de même que la réalisation récente de plusieurs études consacrées à des figures et des mouvances historiographiques (F.-X. Garneau, Thomas Chapais, Lionel Groulx, Marie-Claire Daveluy, l’« école de Québec », etc.) justifient, croyons-nous, un nouvel examen des pratiques historiographiques au Québec, au Canada comme dans le reste l’Amérique française.

Quels sont les questionnements, les objets, les méthodes, les orientations et les sensibilités qui ont animé et qui animent actuellement l’historiographie ? Tout en se moulant à cette vaste interrogation, les textes de ce numéro thématique doivent porter sur des figures, des œuvres, des thématiques, des espaces réels ou imaginaires, des interprétations ou des tendances reliées à l’historiographie de l’Amérique française, toutes périodes confondues.

*

Les chercheuses et chercheurs qui désirent contribuer à ce numéro doivent faire parvenir leur proposition d’article de 500 à 1 000 mots pour le 15 mars 2019 aux deux adresses suivantes : Louise.Bienvenue@USherbrooke.ca ; julien_goyette@uqar.ca.

Si votre proposition est retenue, vous aurez jusqu’au 15 décembre 2019 pour soumettre votre article (9 000 mots, incluant les notes). Les consignes pour la rédaction des textes sont disponibles sur le site web de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (http://www.ihaf.qc.ca/ihaf/). Les articles acceptés seront publiés dans un numéro thématique de la Revue d’histoire de l’Amérique française àl’automne 2020.

 

Louise Bienvenue

Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke

Julien Goyette

Département des lettres et humanités de l’UQAR

New Publications

T. Ichimaru, P. Rebollar, S. Haffemayer et al., L'exploration des mazarinades / マザリナード探求 [Mazarinādo tankyū]
Posted: 17 May 2022 - 10:56

T. Ichimaru, P. Rebollar, S. Haffemayer et al., L'exploration des mazarinades / マザリナード探求 [Mazarinādo tankyū], Tokyo, Projet Mazarinades, 2022

EAN: 9784909411174
193 pages
Prix : 9,99 €

L'exploration des mazarinades / マザリナード探求  [Mazarinādo tankyū] est l'édition bilingue (japonais-français) des actes du colloque éponyme de Tokyo (nov. 2016), procurée par Tadako Ichimaru, traduction en japonais de Yuko Nakatsumi, et supervision des textes en français effectuée par Patrick Rebollar. La première moitié du livre rassemble les textes traduits en japonais, la seconde les originaux en français.

Maintenant disponible en deux éditions numériques (Kindle Epub) : l'une dite "fixe" (フィックス版) reproduit le livre physique pour une expérience de lecture classique, l’autre dite « reflow » (リフロー版) propose une expérience de lecture adaptée au type d’appareil et aux choix de l’utilisateur, permettant également d’utiliser les liens hypertextes contenus dans le livre.  L'ensemble est suivi d'illustrations de l'exposition de la collection des mazarinades de l'Université de Tokyo au Musée Komaba (automne 2016).

L’édition originale de décembre 2021 est constituée de 100 exemplaires couleur sur papier glacé, format 21 × 29,7 cm, avec illustrations, non disponible en librairie. Dans leur version originale française, ces textes étaient déjà disponibles en ligne sur ce site depuis 2017 (voir la page "édition" du Projet Mazarinades).

Sommaire des articles en français :

« Le mot du bibliothécaire », par Yann SORDET (dir. Bibliothèque Mazarine)
« Au lecteur », par Patrick REBOLLAR (Université Nanzan, Nagoya)
« Les mazarinades et leur étude aujourd’hui : la place du Japon », par Tadako ICHIMARU (Université Gakushuin, Tokyo)
« Sérendipité des millions dans le corpus du Projet Mazarinades », par Patrick REBOLLAR (Université Nanzan, Nagoya)
« Sur quelques dérivés du nom Mazarin », par Takeshi MATSUMURA (Université de Tokyo)
« Mazarinades et presse périodique à l’époque de la Fronde : pour une réévaluation », par Jean-Dominique MELLOT (Conservateur général à la Bibliothèque nationale de France, service de l’Inventaire rétrospectif)
« Le langage de l’information dans les libelles du Projet Mazarinades », par Stéphane HAFFEMAYER (Université de Caen)
« Gondi, le cardinal de Retz, le coadjuteur ou le Mazarin corinthien : de quelques représentations d’un acteur de la Fronde », par Myriam TSIMBIDY (Université de Bordeaux Montaigne)
« Exploration des emplois du mot « société » dans les mazarinades. Affleurement d’un nouveau nom du tout politique ? », par Morvan PERRONCEL (Université Chūkyō, Nagoya)
« Un topos à revisiter dans les mazarinades : la question des régimes politiques », par Éric AVOCAT (Université d’Osaka)
« Passages de la violence dans le corpus du Projet Mazarinades », Melaine FOLLIARD (Aix-Marseille Université)

Plus d'inforations ici.

 

L'homme et la brute au XVIIe siècle. Une éthique animale à l'âge classique ? - M. Bedon, J.-L. Lantoine (dir.)
Posted: 17 May 2022 - 10:53

L'homme et la brute au XVIIe siècle. Une éthique animale à l'âge classique ?, M. Bedon, J.-L. Lantoine (dir.), Lyon, ENS Editions, coll. "La Croisée des chemins", 2022.

On sera sans doute déçu si l'on cherche au XVIIe siècle les prémisses d’une éthique animale. Les « bêtes brutes », comme on les appelle alors, sont exclues de la sphère des obligations, et pas seulement par quelques cartésiens mécanistes. De nombreux auteurs soutiennent que les bêtes sentent, ou qu’elles ont une âme qui n’est pas trop différente de la nôtre, ou encore qu’elles sont dotées de raison, les prenant parfois même comme point de comparaison afin de rabaisser l’orgueil humain. Nombreux sont ceux qui s’indignent de la cruauté à leur égard, et d’autres vont jusqu’à leur reconnaître des droits. La diversité des positions, des représentations et des arguments coïncide donc assez rarement avec les accusations adressées de nos jours à l’âge classique. Tous ne sont pas cartésiens, et la « théorie » de l’animal-machine est peut-être un petit peu plus que l’effet d’un préjugé. Aucun pourtant n’envisage de lien éthique, moral ou juridique avec les bêtes. Paradoxalement, les plus affranchis de tout anthropocentrisme leur accordent des droits, mais affirment le plus radicalement l’absence de lien éthique avec les bêtes. Lire ces œuvres d’un autre âge à l’aune d’une question qu’elles ne pouvaient pas formuler permet d’inquiéter les évidences qui sont les nôtres, et d’y trouver des ressources pour poser et résoudre des problèmes qui n’étaient pas les leurs.

EAN: 9791036204920
308 pages
Prix : 29€

Version électronique  disponible  sur EBooks

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Rabelais et la philosophie. Poeta sitiens. Le poète assoiffé - Bruno Pinchard, Yoann Dumel-Vaillot (dir.)
Posted: 17 May 2022 - 10:50

Rabelais et la philosophie. Poeta sitiens. Le poète assoiffé, Bruno Pinchard, Yoann Dumel-Vaillot (dir.), Paris, Kimé, coll. "Transhumanisme", 2022

C’est enfermer Rabelais que de le réduire aux conventions littéraires. Son ironie exige un terrain plus radical pour exercer ses pouvoirs. Le Maître de la moquerie ne pouvait s’acharner sur les promesses, les vices et les malentendus de la Renaissance sans réveiller des sources plus profondes. Les fameux géants y jouent un rôle de fondation, à condition d’y mêler les textes bibliques et folkloriques qu’ils sollicitent. Le platonisme y est sans cesse convoqué, mais sans se réduire à une orthodoxie néo-platonicienne. L’égyptomanie, la culture des ruines, la philologie homérique, les lois de la souveraineté, les principes même de l’économie et de la production modernes, le grand ronflement de l’obscénité — tout est prétexte à question dans l’encyclopédie pantagruélique. De là à dire que Rabelais, sous ses joyeusetés et autres balivernes, détient une science cachée et abrite un secret enfoui comme l’or, il n’y a qu’un pas. Ce pas, les auteurs ici rassemblés ne le franchissent pas. C’est ce qui donne à leur enquête toute sa fraîcheur, toute sa retenue et sa capacité à se confronter à l’énigme. Philosophie de Rabelais ? Oui, à condition que par philosophie on entende l’art d’interroger le sphinx.

BRUNO PINCHARD et YOANN DUMEL-VAILLOT, ni maître ni élève, sont deux laborantins pour un même athanor : ils travaillent sur Rabelais en fidélité avec l’idée d’une réformation des hommes en « liberté totalle ». Les études qui forment ce recueil, dont les auteurs comptent parmi les meilleurs spécialistes actuels de l’œuvre pantagruélique, relèvent d’une telle démarche.

EAN: 9782841749836
200 pages
Prix : 21 EUR

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Guillaume Postel (1510-1581). Écrits et influence (dir. P.-V. Desarbres, T. Vigliano, F. Lestringant, E. Le Borgne)
Posted: 17 May 2022 - 10:47

Guillaume Postel (1510-1581). Écrits et influence, dir. P.-V. Desarbres, T. Vigliano, F. Lestringant, E. Le Borgne, Paris, Sorbonne Université Presses, 2022

Guillaume Postel, à la fois marginal et omniprésent au XVIe siècle, est une figure dont l’illuminisme, contagieux pour les chercheurs même, a suscité de nombreux travaux. En se fondant sur la lecture des textes et en sondant son influence effective, cet ouvrage se propose pour but une réévaluation du personnage et de sa pensée. On découvrira sous un nouveau jour le partisan d’une concorde qui n’est pas tout à fait la nôtre, l’apôtre d’une restitutio replacée dans son contexte, l’orientaliste sans scrupules, l’élève exemplaire dans l’apprentissage de l’arabe, le « lecteur royal de mathématiques », avide d’horizons lointains – le prophète sincère jetant parfois la poudre aux yeux.

 

SOMMAIRE

Frank Lestringant, Guillaume Postel depuis quarante ans (1981-2021)

Première partie

Raisons de la concorde

Olivier Millet, La notion de restitutio chez Postel

Tristan Vigliano, La beauté du problème de plan dans le De orbis terrae concordia

 

Deuxième partie

Postel et les langues

Marie-Luce Demonet, Guillaume Postel et Teseo Ambrogio, collectionneurs de langues

Émilie Picherot, Postel arabisant ? Sur trois de ses manuscrits arabes conservés à Berlin

 

Troisième partie

Mesurer une influence

Isabelle Pantin, Postel lecteur royal en mathématiques (?)

Rosanna Gorris, Méandres vénitiens : Guillaume Postel et ses réseaux entre Venise et Padoue

 

Quatrième partie

Postel et les Turcs

Émilie Le Borgne, Réflexions sur les langues dans les Histoires orientales

Frédéric Tinguely, Le temps du jugement dans La République des Turcs

 

Cinquième partie

Autres lointains

Marie-Christine Gomez-Géraud, « Du Giapan » : une pièce du puzzle postellien

Vincent Masse, L’Atlandie aquilonaire de Guillaume Postel, ou conjectures de voyages vers un Canada apocalyptique

 

Sixième partie

Religion postellienne

Paul-Victor Desarbres, Remarques pour l’étude des Commentarii in Apocalypsim

Katherine Stratton, L’itinéraire des Rois Mages à travers les écrits de Guillaume Postel : 1552, 1568, 1580

Frank Lestringant, Conclusions. Guillaume Postel aujourd’hui

Index des noms

Index des écrits de Guillaume Postel

 

EAN: 9791023107258
310 pages
Prix : 25€
Date de publication : 06 Avril 2022

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Mazarin, Rome et l'Italie. Deuxième partie : Histoire des arts - dir. Yvan Loskoutoff et Patrick Michel
Posted: 17 May 2022 - 10:04

Mazarin, Rome et l'Italie. Deuxième partie : Histoire des arts, dir. Yvan Loskoutoff et Patrick Michel, Rouen, PURH, 2022.

Ce second volume est consacré au domaine des arts.

Les rapports entre le cardinal et l'architecture sont envisagés au travers de la genèse du collège des Quatre Nations et celle du palais Mancini à Rome. Il est ensuite question des agents du cardinal à Rome, l’abbé Elpidio Benedetti et Plautilla Bricci, une femme artiste. Puis sont abordés les rapports entre art et diplomatie avec l’échange des portraits entre les cours de France et de Modène, le mécénat de Laura Martinozzi d’Este, la symbolique du pouvoir et plus particulièrement la mise en scène du «couple» Anne d’Autriche et Mazarin, dans un but de propagande commune, l’histoire du collectionnisme contemporain (notamment la collection du cavalier Gualdi) et celle des grandes migrations d’œuvres d’art et de leurs incidences à l’échelle européenne (la dispersion des collections de Gonzague de Mantoue). Les questions de l’impact des missions romaines de Paul de Chantelou, de l’évocation du ballet contemporain à l’époque de Mazarin et enfin de la postérité des collections cardinalices au lendemain de la mort de Mazarin en 1661 viennent clore le volume.

Avec sa matière riche et variée, ce volume s’adresse tout autant aux historiens de l’art qu’aux historiens et aux musicologues.

 

Éditeur Presses universitaires de Rouen et du Havre
Support Livre broché
Nb de pages 442 p. Bibliographie . Notes .
ISBN-13 9791024016092

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