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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Port-Royal, la littérature et le cinéma aux XXe et XXIe siècles
Posted: Monday, November 19, 2018 - 10:31

Colloque de la Société des Amis de Port-Royal

Paris, octobre 2019

organisé par Constance Cagnat-Debœuf (Université Paris-Sorbonne, CELLF),Tony Gheeraert (Université de Rouen, Cérédi) et Laurence Plazenet (Université Clermont-Auvergne, Centre international Blaise Pascal, IHRIM)

PRÉSENTATION

Détruit depuis plus de trois siècles, Port-Royal n’a pas été anéanti. Louis XIV voulait qu’il ne demeurât rien du monastère : ses religieuses et le groupe réuni autour d’elles – Solitaires, grandes dames, artistes – continuent de rayonner à travers leurs œuvres ou les mythes auxquels leur singulière communauté a donné lieu. Écrivains et cinéastes ont été exceptionnellement nombreux aux XXe et XXIesiècles à mettre en scène l’abbaye et les grandes figures qui ont marqué son histoire. L’hostilité bien connue de Port-Royal envers les fictions et les images abusives n’a retenu ni les romanciers ni les réalisateurs : au contraire, ils lui ont souvent offert sa plus belle illustration depuis le Port-Royal (1840-1859) de Sainte-Beuve.

Ce paradoxe invite à la réflexion. On peut aussi plus généralement s’interroger sur la persistance d’une fascination qui ne se cantonne pas aux commentaires universitaires, mais touche, semble-t-il, au premier chef les créateurs de fiction. Au siècle dernier, les plus grands éprouvèrent cette invincible attraction : Charles Péguy, François Mauriac, Georges Bernanos, Julien Green ou Henry de Montherlant ont tenu à lier pour toujours leur nom au monastère de la vallée de Chevreuse, au « jansénisme », ou à Pascal. Qu’en est-il d’André Gide ? De Paul Valéry ? D’Albert Cohen lui-même ? Des analyses rigoureuses restent à mener. Plus près de nous, Jean-Philippe Toussaint ou Pascal Quignard continuent à trouver, de façon bien différente, dans un courant spirituel tricentenaire, dans les hommes et femmes qui l’ont fait vivre, une source d’inspiration. La contestation même de Port-Royal se révèle féconde : Lydie Salvayre l’a brillamment prouvé avec La Puissance des mouches. Il est aisé de multiplier les références dans la littérature de langue française. Convient-il de s’en tenir là ? Existe-t-il une influence de Port-Royal à l’étranger ? T. S. Eliot, Léon Chestov, Peter Handke, un cinéaste comme Béla Tarr, invitent à scruter des terrae incognitae peut-être fortes de surprises remarquables. La cartographie port-royaliste, souvent pascalienne, du cinéma en constitue une sans doute. Elle mérite une attention intrinsèque. 

Que représente donc Port-Royal pour les écrivains et les cinéastes qui s’y confrontent ? L’image que films ou romans en renvoient est rien moins qu’univoque. Chez Bernanos, dont toute l’œuvre est hantée par la puissance du mal, le Journal d’un curé de campagnes’achève sur l’affirmation : « Tout est grâce ». Robert Bresson se souvient de cette leçon ultime. Il prête ces derniers mots au curé d’Ambricourt à la fin de son adaptation cinématographique du roman : ils sont prononcés en voix off, alors que sur l’écran une haute croix rappelle invinciblement le scapulaire des religieuses de Port-Royal. Léon Daudet, déjà, inscrivait dans la tradition pascalienne le Soleil de Satan, comparant le récit, « nu et grave », de la rencontre avec le diable, à « une allée de Port-Royal des Champs ». Après la Seconde Guerre mondiale, c’est le symbole d’une résistance à l’oppression injuste des hommes qu’Henry de Montherlant célèbre dans sa pièce Port-Royal.

François Mauriac, vers la même époque, et malgré les réserves doctrinales qu’il éprouve à l’égard du « jansénisme », trouve néanmoins dans Pascal et Port-Royal l’occasion d’un ressourcement. Au milieu de l’océan de destruction nihiliste où se trouve plongé son siècle, il revendique sa « dette envers Pascal » au cours d’une célèbre conférence en Sorbonne. Pascal, dit-il, est « l’écrivain à qui je dois le plus et qui m’a le plus marqué [...] » : « Le feu d’une seule nuit de Pascal aura suffi à nous éclairer durant toute notre vie ». Emblème de la liberté de conscience, lumière dans un univers enténébré, le Pascal des écrivains est encore pour beaucoup d’entre eux le héraut de l’antimodernité. Ainsi en va-t-il de Charles Péguy, qui considère l’auteur des Penséescomme un remède au « monde moderne » qu’il exècre. Le cinéma, avec les moyens qui lui sont propres, prend aussi volontiers Pascal pour boussole morale dans un monde désorienté : le fragment « Infini-Rien », celui qui énonce l’argument du « pari », paraît constituer « l’impératif catégorique [du] système moral » d’Éric Rohmer, non seulement dans les Ma Nuit chez Maud, mais également dans le Conte d’hiver et même dans ce Conte d’étéd’allure si frivole. Roberto Rossellini, de son côté, fait se côtoyer l’histoire et la légende dans son Blaise Pascal,biopic très personnel où l’auteur des Provinciales devient le témoin d’un procès en sorcellerie.

Ces relectures se doublent de réappropriations formelles qui nous tendent autant de miroirs imaginaires. L’éclatement formel et générique qui caractérise les Fragments sur la grâce de Vincent Dieutre, entre documentaire et fiction intimiste, tend à déconstruire la représentation conventionnelle et parfois sclérosée du monastère, renouvelant son image. Entretient-il aucune relation avec les chapelets narratifs qu’égrène Laurence Plazenet dans son roman La Blessure et la soif ? Qu’est-ce, parlant des disparus de Port-Royal, que « rendre à ces voix leur fulgurance » ? Le monastère, érigé en refuge pour passions incandescentes, montrant le chemin brûlant d’un absolu, conduisant ses créatures quelque part entre le ciel et l’abîme, entre le hurlement des corps et le silence de Dieu, ou bien foyer d’une liberté de conscience dressée contre l’arbitraire des hommes, antichambre ironique de déliaison sociale, est-il encore école d’esthétique ? Y a-t-il un style propre à ces « images intérieures » (Nicole) de Port-Royal ?  

CONTRIBUTIONS

Les contributeurs pourront donc s’interroger aussi bien sur l’image de Port-Royal dans un matériau, dont seule une esquisse sommaire est ici proposée, ses inscriptions formelles, que sur les raisons qui conduisent les créateurs à se tourner vers cet épisode tourmenté de l’histoire littéraire française. Les projets de communications, limités à 300 mots et accompagnés d’un C.V., seront envoyés avant le 15 février 2019 à laurence.plazenet@uca.frtony.gheeraert@univ-rouen.fret cagnat.deboeuf@gmail.com.

http://www.amisdeportroyal.org

 
Appel à communications : L'Amour et l'amitié au Grand Siècle / Love and Friendship in the Grand Siècle
Posted: Monday, November 19, 2018 - 10:28

8-10 mai 2019

Ghent University

Intervenants principaux :

Professeur Michael Moriarty (University of Cambridge)

Professeur Hélène Merlin-Kajman (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

Professeur Jennifer Tamas (Rutgers University)

Nous invitons des propositions pour un colloque de trois jours organisé à l’université de Gand. Nous accueillons des communications en français et en anglais portant sur les conceptions et les expressions de l’amour et de l’amitié au XVIIe siècle en France.

Les auteurs baroques et classiques – de Théophile de Viau à Madame de La Fayette – réfléchissent et écrivent sur la tendresse, l’amour et les passions. Ils sont en même temps pris dans des réseaux d’amitié. Les philosophes – Cureau de La Chambre, Descartes – dissèquent les passions, et les théoriciens de la vie à la Cour théorisent les rapports humains. Le succès de Corneille résonne avec l’intérêt du public pour l’amour, la dignité, la vertu. Par ailleurs, le thème de l’amitié et la réflexion sur la force des passions alimentent la pensée de l’art de gouverner. L’Édit de Nantes demandait aux Français d’oublier leurs querelles afin de « vivre ensemble paisiblement comme amis » (article II).

Or l’idéal des relations polies, fondées sur la sympathie mutuelle et célébrées dans le roman pastoral, est infirmé dans la seconde moitié du siècle. Influencés par la pensée augustinienne, les moralistes (Pascal, La Rochefoucauld, Nicole) n’y voient qu’un amour-propre intéressé. L’amitié devient alors l’expression d’une hypocrisie ; la passion amoureuse la source d’un dérèglement. Aussi La Rochefoucauld estime-t-il que « quelque rare que soit le véritable amour, il l’est encore moins que la véritable amitié » (maxime 473). Pourtant, l’amour, même teinté de noirceur, continue d’être célébré : le public de Racine – qui s’essaie à une traduction du Banquet – plébiscite des pièces qui mettent en scène la passion, et le siècle se termine sur la polémique du pur amour.

Alors que l’amour et ses avatars ont été l’objet de différentes études, l’amitié semble avoir moins intéressé les chercheurs : la philosophie, la théorie des émotions, l’histoire des mentalités, la théorie politique offrent néanmoins des perspectives à explorer. En effet, l’amour et l’amitié, fictifs et littéraires, réels et historiques, sont révélateurs des tensions qui parcourent l’âge classique. Aussi ce colloque s’organisera-t-il autour des couples d’opposés, éclairant les relations d’amour et d’amitié : 

- Amour-propre et pur amour - Le public et le privé ; le collectif et le soi - Passion et raison   - Homme et femme ; homosexualité et hétérosexualité - Egalité et inégalité - Charité et désir ; amitié conjugale et passions illicites - Loyauté, constance et trahison, haine

Voir infra pour une bibliographie indicative.

Merci d’envoyer les propositions (de 250 mots maximum) pour une communication de vingt minutes avant le 10 décembre 2018 à Astrid Van Assche (astrid.vanassche@ugent.be) et à Delphine Calle (delphine.calle@ugent.be).

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Call for papers: Love and Friendship in the Grand Siècle 

8-10 May 2019 Ghent University

Keynote speakers:

Professor Michael Moriarty (University of Cambridge)

Professor Hélène Merlin-Kajman (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

Professor Jennifer Tamas (Rutgers University)

Abstracts are invited for a three-day conference to take place at Ghent University. We welcome papers in French and in English that address the conceptions and expressions of love and friendship in seventeenth-century France.

Baroque and classic writers – from Théophile de Viau to Madame de La Fayette – reflect and write about tenderness, love and the passions whilst part of networks of friendship. Philosophers – Cureau de La Chambre, Descartes – dissect the passions; theorists of life at Court scrutinize all human interactions; and the success of Corneille’s plays tally with the audiences’ fascination with love, dignity and virtue. Moreover, the notion of friendship and debates surrounding the force of the passions spark reflection on the art of governing. The Edict of Nantes, accordingly, urges all citizens to ‘live together peacefully as friends’ (art. II).

However, this ideal of relations based on mutual trust and understanding, celebrated in the roman pastoral was to come under fire in the second half of the century. Influenced by Augustinian thought, moralists (Pascal, La Rochefoucauld, Nicole) warn against the omnipresent dangers of self-love. Friendship thus becomes hypocrisy and love a source of disruption. La Rochefoucauld writes ‘Quelque rare que soit le véritable amour, il l’est encore moins que la véritable amitié’ (maxime 473). Nevertheless love, even at its most dark and cruelly passionate, is still celebrated: the audiences of Racine – who translated Plato’s Symposium – applaud his passion-centred plays, and the century ends with the ‘querelle du pur amour’.

Whereas love and its various avatars have been the object of numerous studies, friendship has only recently begun to attract scholarly attention. Yet, philosophy, affect theory, political theory and the history of mentalities present promising perspectives to explore. For love and friendship – fictional and literary or real and historical – reveal the tensions that shaped classical France. This conference will therefore be organized around the following oppositions, casting relations of love and friendship in a fresh light:

- Self-love and pure love - The public and the private; the individual and the collective - Passion and reason - Man and woman; homosexuality and heterosexuality - Equality and inequality - Charity and desire; conjugal friendship and illicit passions - Loyalty, ‘constance’ and treason, hatred

Please send abstracts of up to 250 words for twenty-minute papers to both Astrid Van Assche (astrid.vanassche@ugent.be) and Delphine Calle (delphine.calle@ugent.be) by the 10th of December 2018.

 

Bibliographie indicative / Selective bibliography 

Philippe Ariès et Georges Duby (éds), Histoire de la vie privée III. De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 1986.

Erich Auerbach, Le Culte des passions. Essais sur le XVIIe siècle français, éd. et trad. Diane Meur, Paris, Macula, 1998.

Alan Bloom, Love and Friendship, New York, Simon & Schuster, 1993.

Maurice Daumas, Des trésors d'amitié. De la Renaissance aux Lumières, Paris, Armand Colin, 2011.

Jacques Derrida, Politiques de l’amitié, Paris, Galiliée, 2000.

Nathalie Freidel, La Conquête de l’intime. Public et privé dans la correspondance de Mme de Sévigné, Paris, Champion, 2009.

Susan James, Passion and Action. The Emotions in Seventeenth-Century Philosophy, Oxford, Oxford University Press, 1997.

Michel Jeanneret, Éros rebelle. Littérature et dissidence à l’âge classique, Paris, Seuil, 2003.

Ullrich Langer, Perfect Friendship. Studies in Literature and Moral Philosophy from Boccaccio to Corneille, Genève, Droz, 1994.

Jacques Le Brun, Le Pur Amour. De Platon à Lacan, Paris, Seuil, 2002. Simon May, Love. A History, Yale, Yale University Press, 2011.

Hélène Merlin, Public et littérature en France au XVIIe siècle, Paris, Belles Lettres, 1994 ; L’Excentricité académique, Paris, Belles Lettres, 2001.

Michael Moriarty, Fallen Nature, Fallen Selves. Early Modern French Thought II, Oxford, Oxford University Press, 2006.

Jean-Michel Pelous, Amour précieux, amour galant (1654-1675). Essai sur la représentation de l’amour dans la littérature et la société mondaines, Paris, Klincksieck, 1980.

Aurélie Prévost, L’Amitié en France au XVIe et XVIIe siècles : histoire d’un sentiment, Louvain, UCL Presses universitaires de Louvain, 2016é

Lewis Seifert et Rebecca Wilkin (éds), Men and Women Making Friends in Early Modern France, Farnham, Ashgate, 2016.

Jennifer Tamas, Le Silence trahi. Racine ou la déclaration tragique, Genève, Droz, 2018.

Michel Terestchenko, Amour et désespoir. De François de Sales à Fénelon, Paris, Seuil, 2000.

Linda Timmermans, L’Accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime, Paris, Champion, 2005.

Alain Viala, La France galante. Essai historique sur une catégorie culturelle, de ses origines jusqu’à la Révolution, Paris, Presses Universitaires de France, 2008.

Appel à communications : Colloque annuel de la société canadienne pour l'étude de la rhétorique
Posted: Monday, November 19, 2018 - 10:21

Le thème de notre colloque de 2019 (4-6 juin 2019, Université de Colombie Britannique, Vancouver) invite les intervenants à discuter les stratégies et les actes rhétoriques qui peuvent inspirer l’espoir en dépit de circonstances difficiles.

Une large partie de la rhétorique publique moderne repose sur l’opposé de l’espoir —la peur et le désespoir. Les thèmes et les récits dystopiques deviennent de plus en plus fréquents dans la culture populaire, à mesure que nous réfléchissons sur la dégradation de notre environnement, les inégalités socio-économiques, les conflits, et l’injustice. Des circonstances difficiles alimentent les attaques et la discorde et peuvent facilement glisser vers un pathos de tristesse et de désolation. Nous souhaitons explorer ensemble les voies rhétoriques qui traversent, entourent ou dépassent un tel désenchantement, qui mène les individus et les groupes vers des croyances et des actions dépourvues d’espoir.

Une rhétorique de l’espoir forte et durable offre plus qu’un salut émotionnel. Cicéron, l’un des plus grands orateurs et rhétoriciens de Rome louait une rhétorique qui n’était pas seulement capable de plaire et d’émouvoir le peuple en insufflant des émotions comme l’espoir avec force et éloquence, mais qui pouvait aussi obtenir l’approbation des connaisseurs, qui jugent la rhétorique par leur sens critique et leur compétence  (Brutus, 49, 184-189)

Dans quelles mesures et par quelles méthodes la rhétorique peut-elle nous rendre capables et nous encourager à faire face aux difficultés, aux désastres et aux prévisions tragiques ? Quels défis les rhétoriciens et les publics qui s’engage dans une rhétorique de l’espoir doivent-ils relever ? À quel point est-il difficile de trouver les forums, les moments, les stratégies et les arguments appropriés ? Que pouvons-nous apprendre des rhétoriques de l’espoir du passé ? Où nos rhétoriques de l’espoir actuelles nous conduisent-elles ?

Pour soumettre une propostion, avant le 12 décembre 2018, voir les modalités sur le site la société : http://rhetcanada.org/

Appel à communications : Europe/Asie/Eurasie : Transferts et échanges
Posted: Monday, November 19, 2018 - 10:17

Atelier SFLGC pour le XXIIe Congrès de l’AILC à Macao, Chine

29 juillet- 3 août 2019

Axe : Conversations across differences

 

L’objet de l’atelier est d’étudier les circulations littéraires et culturelles entre l’Europe et l’Asie, qu’il s’agisse des textes et de leurs réemplois ou réécritures, des phénomènes de transformation et de resémantisation lors du passage entre les différents espaces géoculturels ou encore des questions de traduction, de réception et d’influences réciproques. Inscrites dans une histoire culturelle et sociale des représentations, les relations Europe/Asie peuvent se prêter à une approche imagologique et mettre en œuvre les notions d’identité, d’altérité, de stéréotype/ethnotype voire de malentendu afin de déterminer la constitution d’imaginaires individuels ou collectifs. La réflexion pourra aussi se situer au croisement des différences et interroger, au-delà des hétérogénéités culturelles, les principes de rencontre et d’hybridation pouvant figurer une Eurasie inscrite dans un système de réseaux et de passages interstitiels, où se négocient les chevauchements et les déplacements des différences culturelles.

Les limites géographiques proposées sont extensives : on prendra l’Asie au sens large, du Proche à l’Extrême-Orient en passant par l’Inde et l’Asie du Sud-Est ; quant à l’Eurasie, elle désigne à la fois le supercontinent formé de l’Europe et de l’Asie et les zones intermédiaires, points de rencontre ou de friction entre les deux continents. Même si les limites géographiques peuvent être interrogées dans le cadre d’une poétique des confins, l’Eurasie reste avant tout une construction mentale ou imaginaire dont il peut être intéressant d’analyser les contours.

Les limites temporelles seront tout aussi larges et remonteront aussi loin que les échanges artistiques, littéraires et culturels entre Europe et Asie, même si une approche contemporaine pourra être favorisée en articulant le questionnement au phénomène de la mondialisation, à l’extension planétaire des échanges et des communications sous l’impact d’un capitalisme transnational qui tend à imposer un modèle unique tout en se heurtant aux résistances de particularismes locaux.

Les propositions de communications en une page maximum (+ un court CV) sont à adresser à Yves Clavaron (yves.clavaron@univ-st-etienne.fr) et Yvan Daniel (yvan.daniel@univ-lr.fr) avant le 21 janvier 2019.

Les membres de la Société Française de Littérature Générale et Comparée à jour de leur cotisation sont membres de fait de l’Association Internationale de Littérature Comparée (AILC). Il est précisé que les participant.e.s doivent assurer le financement du déplacement et régler les frais d’inscription (autour de 150 euros). Voir le site  du Congrès : http://icla2019.medmeeting.org/8045?lang=en

CfP: Making Stories in the Early Modern World
Posted: Friday, November 16, 2018 - 08:40

1–3 November 2019 Toronto, Canada

The Centre for Reformation and Renaissance Studies, the Toronto Renaissance and Reformation Colloquium and York University are celebrating the careers and scholarship of Elizabeth and Thomas Cohen. Over the past three decades, their ground-breaking studies, both joint and individual, on the social and cultural life of early modern Italy have shaped how scholars think about interpersonal and political interactions, honour and shame, gender, community, space and orality in the pre-modern world.

In particular, they have attended to stories – the tales early modern individuals lived and told, how they told them and why, as well how scholars access, reconstruct and find meaning in them. Drawing on historical and cognate disciplines, their work has led scholars to reckon with the tangled processes that shaped culture, social experience, subjectivity, and action.

This conference will explore both early modern stories and story-telling and the many ways that scholars have reconstructed and told that past. Papers may reflect perspectives ranging from the individual to the institutional, or comment on the state of current scholarship and new directions of inquiry. We welcome contributions from all disciplines and geographic areas and from comparative perspectives, that focus on the early modern world broadly defined (1350–1700), as well as contributions reflecting on methodological and theoretical issues.

Proposals should include:

  1. the title of the presentation and a 150-word abstract;
  2. one-page CV containg contact information for the presenter.

Proposals should be emailed in Word format to both conference organizers:

John Christopoulos: john.christopoulos@ubc.ca John Hunt: john.hunt@uvu.edu

Deadline for submission: 15 December 2018

New Publications

Joachim Du Bellay, Œuvres complètes Ier volume La Deffence, et illustration de la langue françoyse - éd. Goyet (Francis), Millet (Olivier)
Posted: 30 Apr 2022 - 16:06

Joachim Du Bellay,  Œuvres complètes Ier volume La Deffence, et illustration de la langue françoyse, éd. Goyet (Francis), Millet (Olivier), Paris, Classiques Garnier, 2022.

Plus qu’un simple essai polémique, La Deffence, et illustration de la langue françoyse propose un système des catégories esthétiques et rhétoriques, fruit de la lecture de Quintilien et de Cicéron. Le texte original, éclairé par des annotations érudites, est suivi d’une analyse de l’élaboration de cette poétique.

Nombre de pages: 461
Parution: 20/04/2022
Réimpression de l’édition de: 2003
Collection: Textes de la Renaissance, n° 71
ISBN: 978-2-406-13064-2

Plus d'infromations ici.

Marguerite de Valois, Mémoires et autres écrits 1574-1614 (éd. Eliane Viennot)
Posted: 30 Apr 2022 - 16:03

Marguerite de Valois, Mémoires et autres écrits 1574-1614, éd. Eliane Viennot, Paris, Classiques Garnier, (1999) 2022.

Les Mémoires ont fixé dans l’imaginaire de la postérité l’image d’une femme intelligente et intrépide, qui avait traversé la Saint-Barthélemy et bravé l’autorité royale durant des années. À ce texte sont joints le Mémoire justificatif, le Discours docte et subtil sur la Querelle des femmes ainsi que les poésies.

Nombre de pages: 368
Parution: 20/04/2022
Réimpression de l’édition de: 1999
Collection: Textes de la Renaissance, n° 31
ISBN: 978-2-406-13220

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Jean de Sponde, Poésies complètes - éd. Deloince-Louette (Christiane), Lardon (Sabine)
Posted: 30 Apr 2022 - 16:00

Jean de Sponde, Poésies complètes, éd. Deloince-Louette (Christiane), Lardon (Sabine), Paris, Classiques Garnier, 2022.

La présente édition réunit la totalité des poèmes de Sponde connus à ce jour (aussi bien en français qu’en grec ou en latin, manuscrits ou imprimés) en présentant les deux grands ensembles poétiques, l’Essay de quelques Poemes chrestiens et les Amours, dans l’ordre chronologique de leur publication, en l’état des connaissances actuelles.

Nombre de pages: 304
Parution: 20/04/2022
Collection: Textes de la Renaissance, n° 242
Série: République des Muses, n° 5
ISBN: 978-2-406-12680-5

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Philippe Quinault, Théâtre complet. Tome IV Tragi-comédies historiques (éd. William Brooks et Buford Norman)
Posted: 30 Apr 2022 - 15:58

Philippe Quinault,  Théâtre complet. Tome IV Tragi-comédies historiques, éd. William Brooks et Buford Norman, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Ce volume rassemble les cinq dernières tragi-comédies de Philippe Quinault, à savoir celles à sujet historique. Créées entre 1657 et 1662, elles montrent l’immense talent d’un auteur qui était à l’apogée de sa carrière de dramaturge du théâtre parlé.

*

All these tragi-comedies exhibit that sense of connivance between playwright and audience that characterises Quinault's entire output: the audience is well aware of the theatrical illusion, the playwright knows perfectly well what the audience thinks, but everyone will pretend not to notice. Irony is never far from these pages. For all that he was, without doubt, a Modern in the eyes of Boileau and his allies, Quinault still had one foot in the past, and the baroque is untrammeled by the straitjacketing self-assurance of classicism.

Three of the plays build up to moments of pathos that will bring tears to the eyes of all who lack hearts of stone. Three contain heroes who, having died by various means offstage, reappear hale and hearty in later scenes. Three feature furious affronted heroines who exhibit what Daniel Mornet called "l'amour déchaîné, [qui] ne connaît plus ni devoir, ni pitié, ni prudence" and in whom he saw models for some of Racine's women. Four trace the early development of Quinault's novel and uncornelian view that the duty owed by a hero is not duty to God or to one's monarch (or even to oneself) but is imposed and controlled by powerful third parties for reasons of their own. Three feature variants on his favourite theme of mistaken identity, though in two cases the audience is in the know from early on. One, Quinault's eighth, Le Feint Alcibiade, involves cross-dressing - incidentally the last time he was to use the device - and is seasoned with a whiff of female same-sex attraction to titillate the male half (or very likely, four-fifths) of the playgoers in the auditorium.

Three, and perhaps four, were enormous box-office successes. On the other hand, Stratonice, the fourth play in the volume and Quinault's eleventh, labelled a triumph by every Quinault commentator, was a flop, as the editors show. It was one of only two plays in Quinault's whole career to achieve that dubious distinction, and no! Boileau's notorious put-down ("Et jusqu'à je vous hais, tout s'y dit tendrement" was not aimed at it, though one can be forgiven for thinking it was, since every other exegete says so. Two of the plays - Stratonice, again, and Amalasonte - appeared in modern editions in the 1980s, but the others have been unavailable since the eighteenth century. One can identify reasons for Stratonice's failure on stage, but it is a very good read.

Seekers of other dramatists' source materials can question whether an exciting moment in Amalasonte inspired Thomas Corneille (in Camma) and Prade (in Arsace), and whether a pathetic scene in Le Mariage de Cambise showed Racine how to create an even more harrowing passage in Britannicus. Contemptuous Cornelians can disparage Quinault's way with historical sources (broadly, his utter indifference to them). Experts in prosody can affirm that, while Racine "rase la prose, mais avec des ailes" (to quote Leo Spitzer), Quinault's verses "rasent la prose, tout court", though they should concede the deliberate creation of identifiable poetic effects that crowd into moments of high drama, the better to underline the tension and the emotion. Limpidity was Quinault's watchword, and even if some of us relish the challenge of Thomas Corneille's often embrangled syntax, it is a wiser playwright who realises the audience needs to keep up.

*

Nombre de pages: 613
Parution: 20/04/2022
Collection: Bibliothèque du théâtre français, n° 91
ISBN: 978-2-406-12930-1

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Les Politesses du seuil Poèmes liminaires et sociabilités poétiques (1598-1630) (Frédéric Martin)
Posted: 30 Apr 2022 - 15:53

Frédéric Martin, Les Politesses du seuil. Poèmes liminaires et sociabilités poétiques (1598-1630), préface de Patrick Dandrey, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Ce livre invite à redécouvrir les poèmes liminaires à la louange de l’auteur, pratique éditoriale, littéraire et sociale très courante dans les recueils poétiques du premier xviie siècle. Près de mille poèmes exposent, dans la matérialité du livre, le réseau social des amitiés poétiques.

Nombre de pages: 477
Parution: 13/04/2022
Collection: Lire le xviie siècle, n° 75
Série: Voix poétiques, n° 11
ISBN: 978-2-406-12788-8

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