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Calls for Papers and Contributions

Appel à contribution : “Représentation du désir féminin : entre texte et image”
Posted: Thursday, October 25, 2018 - 12:48

Appel à contribution pour le numéro 10 de la revue électronique Litter@ Incognita

(http://blogs.univ-tlse2.fr/littera-incognita-2/)

 

Trop souvent définie comme étant du côté des instincts et de la nature, la sexualité humaine est entourée de contraintes et d’interdits socialement construits. Trop souvent également, le désir sexuel exprimé et représenté est celui des hommes, principaux producteurs et premiers destinataires de ces écrits et de ces images. Le désir féminin a longtemps été construit en miroir par les hommes pour répondre à leurs propres fantasmes : le masochisme féminin faisant pendant au sadisme masculin ; l’exhibitionnisme féminin répondant au voyeurisme masculin ; le désir de violer, auquel correspondrait celui d’être violée, etc. La femme est ainsi traditionnellement un objet du désir et l’instrument de la jouissance masculine plutôt qu’un sujet qui parle, voit, agit et désire de façon autonome. En ce sens, le désir féminin semble d’une certaine manière invisibilisé, au mieux suggéré. Il resterait dans l’ombre non seulement de son pendant masculin, mais également des conventions sociales, littéraires, ou artistiques.

En 1975, Hélène Cixous écrit dans Le Rire de la Méduse : « [i]l faut que la femme s’écrive » (Cixous : p. 37). Pour elle, cet acte « marquera [entre autres] la Prise de la Parole par la femme, donc son entrée fracassante dans l’Histoire qui s’est toujours constituée sur son refoulement » (Cixous : p. 46). Mais qu’en est-il depuis cet appel lancé aux femmes à se « fraye[r] [leur] voie dans le symbolique » (Cixous : p. 59) ?

Le développement de nouvelles pratiques artistiques ainsi que l’essor des adaptations cinématographiques et télévisuelles de romans ces dernières décennies ont fait naître de nouvelles problématiques mais ont aussi permis l’émergence de nouveaux discours. Il nous semble ainsi intéressant de ne pas nous cantonner à l’écriture seule mais de l’articuler avec les images. Cette relation texte-image ne se limite pas au champ de la transmédialité ; elle est également au cœur de dynamiques intermédiales, si nous entendons l’intermédialité comme « l’ensemble des conditions qui rendent possibles les croisements et la concurrence des médias, l’ensemble possible des figures que les médias produisent en se croisant » (Marinielllo : p. 48). Il convient ainsi de se pencher sur des productions culturelles intermédiales et transmédiales qui déjouent les représentations textuelles, visuelles ou psychiques conventionnelles pour mieux interroger les modalités complexes de représentation du désir sexuel féminin. Il ne s’agit pas ici de mesurer ou de démontrer une hypothétique écriture féminine mais bien d’étudier ce que l’articulation entre le texte (écrit ou oral) et l’image (visuelle ou mentale) permet aux femmes dans la représentation et l’expression de leurs désirs sexuels.

Les modalités d’articulation entre les images et les textes ne relèvent pas uniquement d’un procédé réducteur de traduction “à la lettre” de l’image en texte, ou du texte en image. Les relations qui s’établissent entre ces deux éléments sont plus complexes, elles jouent fréquemment avec un écart volontaire entre ce que l’un et l’autre suggèrent. Ce décalage permet de fissurer la représentation, de créer des brèches à travers lesquels s’engouffre l’imagination du·de la lecteur·trice. Ce·tte dernier·ère se projette intimement dans ces failles qui ménagent un espace marginal, alternatif et ambigu, propice au développement du désir féminin. Nous nous intéresserons donc aux imbrications entre les textes et les images qui se répondent imparfaitement, se contredisent, s’opposent, créent des blancs et des silences, ménageant ainsi une multitude d’interstices désirants.

AXES DE RÉFLEXION

Nous invitons les chercheur·se·s et jeunes chercheur·se·s de toute discipline à interroger la relations entre l’articulation texte/image et le désir féminin. Nous proposons quelques axes de réflexion non exhaustifs afin de guider les contributeur·trice·s.

  • Adaptations cinématographiques et télévisuelles

Les adaptations de livres au cinéma ou à la télévision sont légion. Ainsi, plusieurs textes écrits par des femmes et mettant en scène leurs sexualités ont été adaptés à l’écran : on pense notamment aux séries Orange is the New Black ou My Mad Fat Diary mais aussi aux adaptations des romans de Nelly Arcan, Virginie Despentes ou encore Marguerite Duras. Quels changements le passage du texte à l’image opère-t-il sur la représentation de la sexualité et du désir des personnages et sur leurs effets sur le·a lecteur·rice et le·a spectateur·rice ? L’image en dit-elle plus ou moins que le texte ?

  • Tensions texte/image dans la bande dessinée, le roman graphique et l’album

La bande dessinée, le roman graphique et l’album se nourrissent de la tension entre l’image et le texte, sans cesser d’en réinventer les modalités. Ces trois supports, traditionnellement privilégiés par des artistes masculins, ont cependant été choisis par des artistes féminines, et souvent féministes, pour exprimer, crûment et/ou poétiquement, l’intime et le désir féminins, depuis les mouvements undergrounddes années 1960-1970 (par exemple avec les anthologies d’autrices Wimmen's Comix et Tits and Clits) jusqu’à nos jours (Le Bleu est une couleur chaude de Julie Marauch, Los Juncos de Sandra Uve, etc.). Leur revendication d’un regard féminin et féministe sur les corps, les désirs et les sexualités constitue également un contrepoint à une réification des corps et des personnages de femmes, habituelle dans certaines catégories de bandes dessinées sérielles (histoire, fantasy, science-fiction, etc.). Une réflexion sur la nature et l’évolution de l’intégration du texte à l’image, de la répartition graphique des éléments textuels et visuels sur la planche et de leurs rapports de force et de complémentarité dans ces œuvres d’autrices permettrait notamment d’analyser la déconstruction des représentations sexistes qu’elles opèrent.

  • Récits de fans : quand le désir des femmes fait désordre...

Parmi les formes d’expression du désir féminin les plus controversées, on compte le travail des fans. Les fanfictions, les fanarts ou encore le vidding sont des pratiques actives de la réception où les fans vont enrichir l’univers fictionnel d’un produit médiatique. Ces écrits et créations artistiques sont un terrain fertile de jeu et d’expression pour le désir sexuel d’une communauté très majoritairement jeune et féminine : ce sont donc des productions faites par et pour les femmes. La pudique romance hétérosexuelle est loin d’être toujours de rigueur : sadisme, masochisme, transsexualité, homosexualité, bisexualité, écriture et représentations explicites voire pornographiques, viols, etc. sont fréquemment au cœur de ces productions. La crudité de ces textes et images choque à l’extérieur (et parfois même à l’intérieur) de la communauté. Comment s’articulent alors les textes et les images de ces fans pour permettre l’expression de ce désir féminin parfois subversif et introduire du politique au sein de ces pratiques ?

La diversité des contextes dans lesquels la relation entre le désir féminin et l’articulation texte/image est susceptible d’apporter un éclairage invite à la discussion et à un renouvellement des questionnements scientifiques qui y sont attachés. Naturellement, la liste des pistes proposées et les domaines concernés ici sont non-exhaustifs et tout sujet qui se concentrerait sur des enjeux sous-jacents à la question posée sont bienvenus.

 

Bibliographie Indicative

BOURDAA Mélanie, ALESSANDRIN Arnaud (dir.) Fan studies, gender studies. La rencontre, Paris, Théraèdre, 2017.

CARANI Marie, « Le désir au féminin », Recherches féministes, n°18, 2005, 9–37.

CIXOUS Hélène, Le Rire de la Méduse et autres ironies, Paris, Galilée, « Lignes fictives », 2010.

DESTAIS Alexandra, Éros au féminin, Paris, Klincksieck, 2014.

GRAMMEL Irene (dir.), Confessional Politics : Women's Sexual Self-Representations in Life Writing and Popular Media, Carbondale, Southern Illinois University Press, 1999.

Alice HUGHES et Kate INCE (dir.), French Erotic Fiction: Women's Desiring Writing, 1880-1990, Oxford, Berg, 1996.

GRANOFF Wladimir et PERRIER François, Le désir et le féminin, Paris, Aubier Montaigne, 1979.

MACKINNON Kenneth, Uneasy Pleasure: The Male as Erotic Object, Londres/Cranbury, Cygnus Arts/Fairleigh  Dickinson University Press, 1997.

MARINIELLO Silvestra. Commencements. In : MÉCHOULAN Éric et al. (dir.). Naître [En ligne]. Montréal : Université de Montréal, Centre de Recherche Intermédiales sur les arts, les lettres et les techniques, 2003, Intermédialités, n°1, p. 47‑62.

POLLOCK Griselda, Differencing the Canon: Feminist Desire and the Writing of Art’s Histories, Londres et New York, Routledge, 1999.

 

MODALITÉS DE SOUMISSION

Les propositions de contributions en français (titre et résumé de 500 mots maximum), accompagnées d’une brève notice biobibliographique (affiliation institutionnelle, axes de recherche, publications majeures) sont à envoyer à l’adresse électronique de la revue Litter@ Incognita litterai@univ-tlse2.fr

Les articles sont soumis de manière anonyme à l’évaluation d’un comité scientifique composé d’enseignants-chercheurs de l’Université Toulouse Jean Jaurès.

 

Calendrier prévisionnel

  • Soumission des propositions avant le 19 novembre 2018
  • Annonce des résultats de la sélection des propositions : 1er décembre 2018
  • Soumission des articles complets retenus : 15 février 2019
  • Publication des articles évalués : juin 2019
CfP: "Timepieces"
Posted: Thursday, October 25, 2018 - 12:46

The University of Toronto’s Centre for Comparative Literature’s 29th Annual Conference 

50thAnniversary of the Centre for Comparative Literature 1969-2019

March 29th and 30th, 2019

 

PRESENTATION

What is time? How do we think about it? These timeless questions haunt us still.

From Aristotle’s unities of time and space, to Einstein’s theory of space-time dichotomy, to Bergson’s duration, the issue of temporal representation has raised questions about chronology/chronometry and conceptions of time as cyclical, linear, or multi-directional. Literature and other artistic media, such as music, theatre, film, photography, and visual arts have revolved around the paradoxical task of representing time’s passage, stasis, duration, embodiment, fragmentation, and distortion. Recently, diverse time-space epistemologies such as those founded in Indigenous cultures and questions of the digital, the postcolonial, memory, remediation of ephemera, ecology, and gender have opened up new perspectives on temporality. 

Attempts at temporal unification for cultural, economic and political reasons mark human history. Postcolonial time has often been considered an alternative temporality in opposition to Western forms of temporal homogenization (standard time, clock time, imperial time). However, can the postcolonial “other” encourage a perspectival definition of time while simultaneously helping to reconsider the alleged incommensurability between the time of the “other” and “Western temporality”?[1]

Time is also intrinsically linked to questions of cultural and personal memory and trauma. Acts of remembrance (re)enact the past in the present, and the imagination projects past and present into the future. By remembering and forgetting, witnessing and enacting, subjectivation and self-formation are mediated through time. What are the ethical implications of shaping the self through memory? Can time heal? Moreover, how does the multi-directionality of memory complicate linear and progressive understandings of time?  

“Hold on to the now, the here, through which all future plunges to the past,” wrote James Joyce. The opposite holds true as well – remembering the future as past can illumine how we address present problematics. The Anthropocene is upon us – an era of accelerated change and, consequently, collective human responsibility. Ice caps melting, oceans polluted and overfished, countless animals killed for human consumption – this is the contemporary condition of climate time. What roles does time play in ecology and the processes of extinction and climate change?[2]

It is in light of recent societal and planetary developments (climate change, globalization, multiculturalism, etc.) that re-thinking time and politics becomes urgent. The historical materialist thinking of time as capital persists in contemporary neoliberalism: “sustainability” is used as a catch-phrase in policy making, while simultaneously sustaining the belief in progress and exploitation. Time is still money, after all. Can alternative politics of time envision new and unexplored forms of society? Are utopian imaginaries of the future a productive way of thinking time and politics?[3]

We, as participants in the academic discourse, acknowledge that our current and future perception of time affects disciplines and structures in pedagogy and academia. Considering gender and marginalization in our reflections on temporality allow us to imagine time in unexplored yet crucial ways: to challenge more, critique louder, and erase erasure. Now is the time to consider what it means to be contemporary; what it means to participate in our times. This is an invitation to a critical rethinking of, and a creative engagement with, the subject of time from a contemporary perspective.  

The organizing committee of the 29thAnnual Conference welcomes academic and artistic submissions (e.g. poetry, performance, visual arts) that engage with aspects of temporality. Suggested topics include, but are not limited to: 

  • Representations of Time in the Arts    
  • “Pre-modern” Conceptions of Time
  • Time and the Postcolonial
  • Indigenous Temporalities 
  • Time, Memory, Trauma
  • Ruins, Monuments, and Ethnographies
  • Gender, Embodiment, Aging Bodies 
  • Languages through Time

 

PROPOSALS

Proposals should be a maximum of 250–300 words. Individual talks should be 15–20 minutes in duration and altogether, panels and roundtables should not exceed 90 minutes. Please include a biographical statement of no more than 50 words and submit your abstract by e-mail to complitconference2019@gmail.comby December 1st, 2018

 

PRÉSENTATION

Qu’est-ce que le temps ? Comment y réfléchissons-nous ? Ces questions, intemporelles, continuent de nous hanter.

Des unités de temps et d’espace d’Aristote à la théorie binaire de l’espace-temps d’Einstein, en passant par le concept de durée chez Bergson, la question de la représentation temporelle a soulevé de nombreuses questions quant à la chronologie/chronométrie et aux conceptions cycliques, linéaires, et multidirectionnelles du temps. La littérature et les arts, y compris la musique, le théâtre, le cinéma, la photographie, et les arts visuels, s’attaquent depuis la nuit des temps au défi paradoxal de représenter le passage du temps, mais aussi sa stagnation, sa durée, son incarnation, sa fragmentation, sa distorsion. Récemment, des questions relatives à l’ère numérique, aux épistémologies autochtones, au postcolonialisme, à la mémoire, à l’écologie, à la remédiation de l’éphémère et à l’identité de genre ont permis l’émergence de perspectives novatrices sur la temporalité.

L’histoire humaine a été marquée par de nombreuses tentatives visant l’unification du temps pour des raisons culturelles, politiques et économiques. Certains considèrent d’ailleurs les temporalités postcoloniales en opposition avec les formes occidentales d’homogénéisation temporelle (avec des outils comme l’heure standard, les horloges, et les mesures impériales). Cela dit, aujourd’hui, « l’Autre » postcolonial peut-il définir le temps différemment, tout en questionnant et en reconsidérant la présumée incommensurabilité entre sa propre temporalité et celle de l’Occident ?[4]

Le temps est également intrinsèque à la mémoire et aux traumatismes, individuels comme collectifs. Les gestes commémoratifs (re)créent le passé et le présent, tandis que l’imagination projette le passé et le présent dans l’avenir. Se rappeler et oublier, être témoin et acteur ; la subjectivation passe par la médiation du temps. Sur le plan éthique, qu’est-ce que la construction de soi et des autres à l’aide de la mémoire et des souvenirs implique ? Le temps peut-il guérir ? Comment la multidirectionalité de la mémoire complique-t-elle les notions linéaires et progressives du temps ?

« Tiens-toi au maintenant, à l’ici, à travers quoi tout futur plonge dans le passé, » écrivait James Joyce. L’inverse est aussi vrai : concevoir l’avenir comme le passé nous permet d’imaginer des solutions à des problématiques actuelles avec une singulière lucidité. L’anthropocène, cette ère de changements accélérés et, par conséquent, de responsabilité humaine et collective accrue, règne. Les banquises fondent, les océans sont pollués, les animaux deviennent des produits de consommation : voilà les paysages du réchauffement climatique. Quel rôle le temps joue-t-il dans les processus écologiques tels que l’extinction et les changements climatiques ?[5]

À la lumière de certains développements sociétaux et planétaires — réchauffement climatique, mondialisation, multiculturalisme, etc. –, repenser les liens entre le temps et la politique s’avère urgent. La perspective du matérialisme historique, qui considère le temps comme du capital, persiste dans le régime néolibéral actuel : en effet, le mot « durabilité » est utilisé à toutes les sauces par les gouvernements et les entreprises, ce qui alimente la conviction que le progrès et l’exploitation sont à privilégier. Force est d’admettre que la devise « le temps, c’est de l’argent » est toujours d’actualité. Une vision politique différente du temps nous aiderait-elle à envisager de nouvelles formes sociales jusqu’ici inexplorées ? Des imaginaires utopiques nous permettraient-ils de penser le futur autrement en termes de temps et de politique ?[6]

En tant que chercheurs, il nous faut reconnaître que les façons dont nous percevons le temps ont une incidence sur les disciplines et les structures universitaires et pédagogiques. Inclure les questions de genre et de marginalisation dans nos réflexions sur la temporalité, par exemple, nous permet de repenser le temps différemment. Le temps est maintenant venu de réfléchir à ce que cela signifie d’être contemporains et de participer à l’époque actuelle. Ce colloque est une invitation à la réflexion critique et créative sur le sujet du temps, d’un point de vue littéraire et contemporain.

Le comité organisateur du 29ecolloque annuel sollicite les propositions de communications et les soumissions artistiques (poésie, performance, arts visuels, etc.). Les propositions peuvent aborder, sans s’y limiter, les thèmes suivants :

  • Les représentations artistiques et littéraires du temps et de la temporalité
  • Les conceptions « pré-modernes » ou précoloniales du temps
  • Le temps et le postcolonialisme
  • Les temporalités autochtones
  • La mémoire et le traumatisme
  • Les ruines, monuments et ethnographies
  • Le genre, la corporalité, la vieillesse
  • Les langues au fil du temps
  • La responsabilité éthique et politique à l’ère actuelle
  • Le temps et l’anthropocène
  • Les hétérotopies, utopies, hétérochronies
  • Les définitions économiques du temps ; le temps comme capital
  • La mondialisation et la compression de l’espace-temps 
  • Les rythmes, mouvements, accélérations

 

COMMUNICATIONS

Le colloque se tiendra à l’Université de Toronto les 29 et 30 mars 2019. Nous acceptons les propositions (en anglais ou en français) d’au plus 300 mots. Les communications individuelles seront d’une durée maximum de 20 minutes ; les panels et les tables rondes seront d’une durée totale de 90 minutes. Veuillez également inclure une note biographique d’environ 50 mots, et soumettre votre proposition par courriel avant le 1er décembre, à l’adresse suivante : complitconference2019@gmail.com.

 

NOTES

[1]Watson, J. K. and Wilder, G. (eds.). The Postcolonial Contemporary: Political Imaginaries for the Global Present. New York, NY: Fordham University Press, 2018; Kaltmeier, O. and M. Rufer (eds.) Entangled Heritages: Postcolonial Perspectives on the Uses of the Past in Latin America. Abingdon, Oxon; New York, NY: Routledge, 2017.

[2]Menely, T. and Taylor, J. O. Anthropocene Reading: Literary History in Geologic Times. University Park, Pennsylvania: The Pennsylvania State University Press, 2017; Davis, H. and Turpin, E. Art in the Anthropocene: Encounters Among Aesthetics, Politics, Environments and Epistemologies. London: Open Humanities Press, 2015.

[3]Morfino, V. and Thomas, P. D. (eds.) The Government of Time: Theories of Plural Temporality in the Marxist Tradition. Boston: Brill, 2018.

[4]Watson, J. K. et Wilder, G. (dir.). The Postcolonial Contemporary: Political Imaginaries for the Global Present. New York, NY: Fordham University Press, 2018; Kaltmeier, O. et M. Rufer (dir.) Entangled Heritages: Postcolonial Perspectives on the Uses of the Past in Latin America. Abingdon, Oxon; New York, NY: Routledge, 2017.

[5]Menely, T. et Taylor, J. O. Anthropocene Reading: Literary History in Geologic Times. University Park, Pennsylvania: The Pennsylvania State University Press, 2017; Davis, H. et Turpin, E. Art in the Anthropocene: Encounters Among Aesthetics, Politics, Environments and Epistemologies. London: Open Humanities Press, 2015.

[6]Morfino, V. et Thomas, P. D. (dir.) The Government of Time: Theories of Plural Temporality in the Marxist Tradition. Boston: Brill, 2018.

 

French Graduate Conference, University of Cambridge
Posted: Thursday, October 25, 2018 - 12:42

25th-26th April 2019

Confirmed Keynote Speakers: Prof. Achille Mbembe, Dr Adeline Desbois-Ientile, Dr Claire White.

 

PRÉSENTATION

The ‘temporal turn’ of the last decade has witnessed the return of the concept of delay at the centre of literary and artistic production. These often focus on the deployment of time in works, for instance, the dyschronia of the contemporary (Agamben 2008). The disjuncture between lived and perceived time is echoed by the hermeneutics of ancient texts and contemporary literary theory. The propensity for anachronic readings (Bayard) in the 2000s, or studies of ‘queer temporalities’ (Allen, Time and Literature¸2018), make a compelling case for a re-reading of canonical texts and literary re-interpretations through ‘timely’ studies.

Whether by the use of hyperbaton, which dislocates the sentence and produces a delayed effect through the deferred appearance of a word, or by the deceleration of rhythms (through pauses in the narration or the aesthetics of slowness, such as the dyssynchronization between sound and image exhibited in Godard’s films or “slow cinema”), writers and filmmakers experiment with the rhythms of time. Sixteenth-century authors dwell on their perennial linguistic delay in relation to the ideal of Antiquity, which they are emulating, and the “Querelle des Anciens et des Modernes” in the seventeenth-century solidifies two centuries of literary debates on the legitimacy of the present.

Time lag can become the marker of civilisations deemed inferior, of people and modes of living which elude heteronormative or so-called ‘normal’ rules as defined by dominant cultures. To be ‘passé’, ‘retarded’, ‘underdeveloped’, are amongst the many expressions which reduce alterity to an inferiority gestured to through temporality. Within this context, the use of the notion of delay to think of spatial differences is interrogated: one need only evoke the ‘backwardness’ of former French colonies in relation to France, or the gap between Anglo-American literary theoretical developments and French schools of thought.

We would warmly welcome presentations from doctoral students working on a range of periods in the French and Francophone world: from the Middle Ages to the Ultra-contemporary. The following is a non-exhaustive list of potential topics of interest:

- Delays in press and publications. Materiality of works and its delays

- Philosophical notions of dyschronia, anachronia, parachronia, the future of the past, and the impossibility of simultaneity

- Spatial and temporal disjuncture

- Spatial and temporal displacement, migrations

- Cinematic delays

- Queer temporalities

- Representations in time and the deconstruction of liminal/marginal characters and spaces

- Poetic delays (microsctructural and macrostructural)

- Dislocating stylistic figures

- Anachronic readings

- Aesthetics of delays/ tragedy

- Progress/’backwardness’

- Perceptions of historical time

- Causes and effects of delays

 

COMMUNICATIONS

The conference will take place at the University of Cambridge (Corpus Christi College) on 25th and 26th of April 2019. We invite proposals (250 words max) to be sent by 30th January 2019 to the following address : delaysretards2019@gmail.com. It is envisaged that a selection of the papers presented will be subsequently published.

Appel à communications : Légitimité et illégitimité de la littérature et du théâtre
Posted: Monday, October 15, 2018 - 20:19

Colloque interuniversitaire jeunes chercheur·se·s

28 et 29 juin 2019 – Sorbonne Université / Sorbonne Nouvelle

Légitimité et illégitimité de la littérature et du théâtre :

Qui a le droit d’écrire quoi ? Qui a le droit de montrer quoi ?

« [I]l y a des limites que la littérature, même la plus légère, ne doit pas dépasser, et dont Gustave Flaubert et co-inculpés paraissent ne s'être pas suffisamment rendu compte ». Ces mots sont ceux du jugement rendu à l’issue du procès intenté à Gustave Flaubert devant le tribunal correctionnel de la Seine le 8 février 1857[1], tels qu’on les trouve rapportés par la Gazette des tribunaux. Quelques mois plus tard, le 20 août, l’avocat Ernest Pinard, qui occupait déjà la fonction de procureur général lors du procès de Madame Bovary, prononce un réquisitoire à l’encontre du Baudelaire des Fleurs du mal : « De bonne foi, croyez-vous qu’on puisse tout dire, tout peindre, tout mettre à nu […] ?[2] » Pierre Desproges se demandait si l’on pouvait « rire de tout », ce n’était en fait que le déplacement et la limitation au seul domaine de l’humour d’une question plus vaste que l’on pourrait formuler ainsi :  « peut-on écrire de tout ? », ou encore « peut-on tout écrire ? » Le débat suscité récemment par la réédition des pamphlets antisémites de Céline par Gallimard montre assez que la question de ce qui a droit à l’imprimé est loin de connaître un apaisant consensus, et la polémique autour de ces textes a aussi pour intérêt de complexifier le profil et les motivations des opposant.e.s à la libre publication, puisque ce sont ici des acteur·trice·s de la société civile (la LICRA[3], le BNVCA[4]) qui ont clamé que l’on ne peut pas tout dire sous prétexte de littérature. Le débat sur la légitimité des textes littéraires, qui a scandé les grandes étapes de notre histoire littéraire, des bienséances du théâtre classique au procès Genet d’Hambourg[5], est donc encore vivace. Cet éternel débat, dont les termes changent, illustre aussi l’évolution de notre rapport à la littérature (on ne reproche pas la même chose à un.e auteur·e du XVIe siècle et à un·e écrivain·e contemporain·e) autant que des pratiques d’écriture (un·e auteur·e qui veut être publié·e est bien obligé·e de savoir, selon le mot de Cocteau, « jusqu’où il peut aller trop loin »). Les diverses polémiques cristallisent en outre les tensions politiques de la société : que penser d’auteur·e·s francophones soupçonné·e·s de plagiat, tels Yambo Ouologuem ou Sony Labou Tansi ? Que dire encore des mises en scène controversées à l’instar de Kanata créé par Robert Lepage et Ariane Mnouchkine ?

Penser la légitimité de la littérature et du théâtre permet d’interroger les instances de légitimation : en effet, qui légitime les œuvres, qui les censure et comment ces phénomènes fonctionnent-ils ? On pourra également s’intéresser aux rapports entretenus par les écrivain·e·s avec les institutions (Église, Justice, Université, etc.) et aux stratégies qui leur permettent de déjouer la censure. Du reste, la récupération des œuvres polémiques ou périphériques par les institutions (notamment les théâtres subventionnés, les programmes scolaires...) pourra être interrogée : de quelle manière la société, en faisant de l’auteur·e un·e de ses membres honoré·e et donc honorable, met-elle à mal les potentialités subversives de la littérature ?

La question de la légitimité invite en outre à penser les processus de marginalisation. En effet, l’identité de l’auteur·e semble peser sur la reconnaissance de son œuvre lorsqu’il s’agit d’une identité dite subalterne. On pourra ainsi interroger les obstacles auxquels sont confronté.e.s des auteures femmes ou des écrivain.e.s issu.e.s de l’ancien empire colonial. Comment fonctionne l’occultation de ces écrivain.e.s, à quel moment sont-ils·elles marginalisé·e·s et sous quels prétextes ?

La légitimité a également partie liée avec la réception. Il pourra être intéressant d’aborder le poids des polémiques littéraires (procès, campagne de presse…) mais aussi théâtrales (on pense notamment aux mises en scène qui ont fait scandale) qui contribuent à consacrer une œuvre ou bien à la condamner à l’oubli. En outre, le canon littéraire pose la question des genres illégitimes : que dire des littératures oubliées par les cadres d’études, qui échappent aux divisions des champs universitaires et qui risquent par là de demeurer invisibles ? Peut-on, par exemple, ouvrir les portes du canon littéraire à un·e écrivain·e pornographique ou à des auteur·e·s de genres illégitimes, tel que les romans de gare ou les contes pour enfants ?

Les propositions de communication d’une demi-page, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, doivent être envoyées à colloque.legitimite.litterature@gmail.comavant le 31 décembre 2018.

 

Avec le soutien des équipes de recherche : THALIM, IRET (Sorbonne Nouvelle) – CELLF, CRLC (Sorbonne Université)

Et des Écoles Doctorales : ED 120, ED 267 (Sorbonne Nouvelle) – ED 3 (Sorbonne Université)

Comité d’organisation : GRILL (Groupe de Recherche Interuniversitaire en Langue et Littérature : Jean-Christophe Corrado, Esther Demoulin, Alice Desquilbet, Marco Doudin, Agathe Giraud, Charlotte Laure, Clément Scotto di Clemente, Marie Vigy)

[1]Ce texte est reproduit dans Gustave Flaubert, Œuvres complètes, t. III, 1851-1862, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2013, p. 533-535, ici p. 535.

[2]Ce texte est reproduit dans Charles Baudelaire, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1975, t. I, p. 1206-1209, ici p. 1207. Yvan Leclerc retrace l’histoire des procès de Madame Bovary et des Fleurs du mal dansCrimes écrits. La Littérature en procès au 19e siècle, Paris, Plon, 1991.

[3]Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme.

[4]Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme.

[5]Le procès, en autorisant la publication de la traduction allemande de Notre-Dame-des-Fleurs en 1962, suscita une révision des lois sur la censure touchant les œuvres érotiques.

CfP: Friends, neighbours, countrymen! A celebration of European friendship, kinship and transnational connections
Posted: Friday, October 12, 2018 - 02:15

Aston University (Birmingham, UK) Friday 29 March 2019

Guest speakers

Prof Dr Heinrich Detering (Universität Göttingen)

Dr HDR Thierry Laurent (Sorbonne/Université de Haute Alsace)

  Papers, posters, performances and other interventions (20-25 minutes max) are invited for a special one-day colloquium at Aston University, Birmingham, UK on Friday 29th March 2019. The aim of the colloquium will be to explore, analyse and celebrate the representations and narratives of cross-border affiliations, inspirations and tensions that mark, shape and transform relationships between Europeans across the centuries but especially those that traverse the English Channel in either direction. Contributions from humanities specialists of any European culture (including Britain) and time frame are welcome. 

This colloquium is not a forum for international relations, diplomacy, political science, current affairs or simple lamentation. Rather, it is about the richness and timelessness of a continental village of which the personal, artistic, cultural, geographical and historical infrastructure can never be destroyed by treaty, law or any legal instrument.   The publication of a collection of peer-reviewed papers from the colloquium is planned.   Abstracts of 250 words in English by 7 December 2018 to

Brian Sudlow b.sudlow@aston.ac.uk

Uwe Schütte u.schutte@aston.ac.uk

 

New Publications

Les Métamorphoses du ballet. Histoire et identité d'un genre lyrique (XVIIe-XVIIIe siècles) (dir. Alexandre De Craim et  Thomas Soury)
Posted: 12 Apr 2022 - 05:12

Les Métamorphoses du ballet. Histoire et identité d'un genre lyrique (XVIIe-XVIIIe siècles), études réunies et présentées par Alexandre De Craim et  Thomas Soury, Aedam Musica, 2022.

En France, dès la fin du XVIIe siècle, le terme « ballet » est investi par les poètes et les musiciens pour fonder, au sein des arts lyriques, une nouvelle forme hybride, située entre danse et opéra, à l’heure où le ballet de cour stricto sensu ne jouit plus de sa gloire passée. Pourtant, peu d’études se sont penchées sur l’extraordinaire fortune qu’a connue le mot « ballet » dans le monde de l’opéra aux Temps modernes. « Ballet héroïque », « opéra-ballet », « ballet comique », « ballet bouffon » sont autant d’exemples tirés des XVIIe et XVIIIe siècles qui attestent que l’on ne peut s’intéresser à ces œuvres sans démêler les traditions scéniques, lyriques et chorégraphiques qui les définissent. C’est donc par rapport aux diverses composantes de l’opéra en France – et en dépassant le simple dénominateur commun de l’art chorégraphique – qu’il convient d’étudier le large pan de la production lyrique qui s’est, à l’aube du XVIIIe siècle, réclamé du ballet.

Au-delà de la question générique, le présent ouvrage explore également les aspects touchant à l’économie de ce genre de spectacle (fragments, emplois vocaux, structuration du divertissement) ainsi que le réseau d’influences au centre duquel se place le ballet. Enfin, certaines productions spécifiques font l’objet d’études de cas qui permettent d’illustrer le rapport que certains librettistes et compositeurs – tels que Cahusac, Destouches, Rameau, Gluck – ont entretenu avec le ballet.

Contributions de Thomas Betzwieser, Sylvie Bouissou et Pascal Denécheau, Manuel Couvreur, Benoît Dratwicki, Jean Duron, Françoise Escande, Rebecca Harris-Warrick, Jean-François Lattarico, Raphaëlle Legrand, Laura Naudeix, Barbara Nestola, Graham Sadler, Rémy-Michel Trotier.

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Don Quichotte à Versailles. L'Imaginaire médiéval du Grand Siècle (Marine Roussillon)
Posted: 12 Apr 2022 - 05:08

Marine Roussillon, Don Quichotte à Versailles. L'Imaginaire médiéval du Grand Siècle, Paris, Champ Vallon, 2022.

Bien avant Tolkien et les romantiques, le siècle de Louis XIV s’inventait déjà un Moyen Âge de fantaisie. À la cour, les nobles jouent aux chevaliers et combattent des géants. Dans les romans, à l’opéra, dans les contes, on croise Clovis et Charlemagne, des fées et des troubadours. Si l’on connaît bien les usages de la mythologie dans la représentation du pouvoir de Louis XIV, cet imaginaire médiéval reste quant à lui peu exploré. Temps des origines – du christianisme, de la nation et de la monarchie –, le Moyen Âge est un important lieu de pouvoir au XVIIe siècle : on y cherche les preuves de l’ancienneté d’une famille, on y légitime les prétentions d’une couronne. Le passé médiéval est aussi un objet de plaisirs : ravissements coupables de lecteurs – et surtout de lectrices – métamorphosés en nouveaux Don Quichotte, fêtes galantes, divertissements de l’opéra… En unissant plaisirs et puissance, l’imaginaire médiéval du Grand Siècle interroge les pouvoirs des récits et des spectacles au siècle de Louis XIV. Et bien au-delà, jusqu’à notre présent.

Marine Roussillon est maîtresse de conférences en littérature française à l’Université d’Artois. Ses recherches actuelles portent sur l’écriture des fêtes de cour, des spectacles et des divertissements.

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Osez (re)lire Molière. 25 extraits pour se tordre de rire (Claude Bourqui, Marc Escola)
Posted: 8 Apr 2022 - 12:17

Claude Bourqui, Marc Escola, Osez (re)lire Molière. 25 extraits pour se tordre de rire, Paris, Flammarion, 2022.

Combien de personnages, de scènes ou de répliques comiques de Molière êtes-vous capables de citer ?
Le dramaturge a composé une trentaine de comédies ; quatre cents ans plus tard, la magie continue d’opérer : nous rions en les lisant. À travers cette anthologie, savourez le best of de l’humoriste !

Librio (n° 1320) - Théâtre

Paru le 16/03/2022

Genre : Littérature française

128 pages - 130 x 204 mm

Poche - Format poche

EAN : 9782290261972

ISBN : 9782290261972

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Pratiques & formes littéraires 16-18, Cahiers du Gadges n°18, 2021 (dir. M. Bombart)
Posted: 8 Apr 2022 - 12:09

Pratiques & formes littéraires 16-18, Cahiers du Gadges n°18, 2021 : "Recueils factices. De la pratique de collection à la catégorie bibliographique" (M. Bombart, dir.)

Lyon, IHRIM, 2021
DOI: 10.35562/pfl.403
Numéro : 18

Prolongeant les travaux du séminaire sur les recueils menés au sein de l’IHRIM et du groupe de travail GADGES entre 2017 et 2020 (voir les deux numéros précédents de Pratiques & formes littéraires : sur le Recueil Barbin (1692) et sur Recueillir, lire, inscrire), ce numéro s’intéresse à une notion qui, bien que très couramment utilisée dans les catalogues de bibliothèque et les écrits bibliographiques pour désigner des volumes de toutes époques et de tous domaines, n’a encore donné lieu à aucune étude spécifique d’ensemble. L’expression de « recueil factice » désigne un volume relié dans lequel ont été agrégés des écrits (imprimés, mais aussi manuscrits, ou mixtes) qui n’ont pas été produits ensemble, qui ont souvent connu une circulation autonome, et n’ont pas (a priori) été pensés pour être réunis. La constitution d’un recueil factice résulte d’opérations après coup, soit de gestes d’assemblage et de reliure, réalisés par des acteurs divers et souvent mal identifiés : collectionneurs et lecteurs, bibliothécaires, libraires, éditeurs ou imprimeurs… Ces études visent à éclairer la fabrication et l’usage de ce type de volume qui représente un vecteur essentiel, même si souvent méconnu, de l’accès aux écrits du passé, en mettant en évidence ses fonctions et ses destinations, ainsi que les logiques intellectuelles et bibliographiques qui y sont à l’œuvre.

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Le Cinéma des Lumières. Diderot, Deleuze, Eisenstein (Marc Escola)
Posted: 8 Apr 2022 - 12:05

Marc Escola, Le Cinéma des Lumières. Diderot, Deleuze, Eisenstein, Sesto San Giovanni (Italie), Mimèsis, coll. "L'esprit des signes", 2022

EAN: 9788869763304
152 pages
Prix : 12 EUR
Date de publication : 07 Avril 2022

Le cinéma est l’invention des Lumières, il semble qu’on l’ait toujours su.

Mais on aura peut-être eu tort de dater sa naissance de 1895, et d’écrire Lumière au singulier. Car il n’était pas impossible de se rendre au cinéma à la  fin des années 1750 déjà, et Diderot fut l’un des premiers à installer « comme devant une toile » les spectateurs de son Fils naturel.

Il faut en croire Eisenstein : « Diderot a parlé de cinéma », et prendre le temps de méditer ce mot abyssal du réalisateur russe : le cinéma est le  fils naturel du théâtre.

 

Marc Escola est professeur de littérature à l’Université de Lausanne, où il anime le site www.fabula.org. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les rapports entre morale et  ction au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, et de plusieurs essais de théorie littéraire, dont Littérature seconde ou la Bibliothèque de Circé (2016, avec Sophie Rabau) et Le Misanthrope corrigé. Critique et création (2021).

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Sommaire

 « Et la pièce ne finit pas… »

Sortir du jeu. Sur un paradoxe du théâtre de Diderot

Interlude : Aller au cinéma dans les années 1750

Prendre le temps. Actualisation et réalisation

« Comme devant une toile… »

Indications bibliographiques

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