Announce

Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Gaston d’Orléans et l’Antiquité
Posted: Friday, October 12, 2018 - 02:03

Université de Reims-Champagne Ardenne (CRIMEL, EA 3311)

2-4 octobre 2019

Les récentes études de Pierre Gatulle (Gaston d’Orléans, entre mécénat et impatience du pouvoir, Champ-Vallon, 2012) comme de Jean-Marie Constant (Gaston d’Orléans, Prince de la Liberté, Perrin, 2013), ainsi que leur catalogue de l’exposition qui s’est tenue à Blois en 2017 (Gaston d’Orléans, prince rebelle et mécène, P.U.R., 2017) ont permis de faire le point sur l’image protéiforme, au gré de la tradition et du fantasme, d’un prince autour duquel s’est construite une sorte de « cour parallèle » qui n’a rien à envier, du point de vue de son effervescence intellectuelle, artistique et idéologique, à celles des deux grands règnes du XVIIème siècle – et ce, bien qu’elle ait été souvent occultée par les aspects pittoresques et/ou discutables de l’action politique comme de la vie privée de Gaston d’Orléans.

Le colloque « Gaston d’Orléans et l’Antiquité » organisé à l’Université de Reims du 2 au 4 octobre 2019 se situera dans la lignée de ces études qui, développant les travaux de Claude Kurt Abraham (Gaston d’Orléans et sa Cour, Chapel Hill, 1964), ont permis de nuancer l’image romanesque longtemps attachée à Monsieur[1]. La figure de Monsieur, frère puis oncle du roi de France, se prête en effet aux analyses tant politiques qu’esthétiques et socio-culturelles, dans la mesure où ce prince a cristallisé, durant tout le règne de Louis XIII et ensuite dans le contexte de la Fronde, les attentes et les projections de Grands hostiles à la montée de l’absolutisme, comme de savants ou d’artistes gravitant dans sa Cour et enclins à un idéalisme social dont Gaston d’Orléans a pu sembler le champion.

Les liens de Monsieur, de son entourage et de sa cour avec l’Antiquité (grecque, romaine et hébraïque en particulier) pourront être abordés sous différents angles.

Gaston et l’Antique

- Les objets collectionnés par Gaston d’Orléans devaient refléter un goût, autant qu’ils satisfaisaient

une curiosité, comblaient un appétit de savoir et organisaient un discours implicite sur l’identité de

leur possesseur. Quelle place le collectionneur Gaston d’Orléans accorde-t-il à l’Antiquité ? Quels

types de médailles, statues, textes, objets d’art et de science semble-t-il avoir plus particulièrement

recherchés ?

- Les processus de constitution des collections et les intermédiaires : on pourra éclairer l’identité, les

parcours et la culture des intermédiaires de Gaston, qu’ils aient contribué au rassemblement ou à

la description des livres et des objets.

- Les principes de classement et de mise en valeur des objets. On sait que le château de Blois

comprenait une « galerie des Antiques » mentionnée dans l’inventaire après décès : quels principe

muséographiques (pour utiliser une notion anachronique), symboliques ou autres présidaient à

l’organisation des collections dans les demeures du prince ?

- La bibliothèque antique : quels ouvrages antiques ornaient la bibliothèque du prince ? Dans quelles

éditions et sous quelles formes ? Dans la possession des livres il est souvent difficile de faire le

départ entre intérêt bibliophile et goût de lecteur : quelles pistes peut-on suivre pour comprendre

le rapport de Gaston d’Orléans aux livres / aux textes antiques ?

- Un sort spécifique pourra être réservé au catalogue d’Augustin Courbé, libraire de Monsieur.

- Gaston d’Orléans fut très tôt donné pour modèle de l’honnête homme. Dans quelle mesure ses

collections et sa bibliothèque reflètent-elles le rapport du public mondain à l’Antiquité ? Décèle-ton

des spécificités liées à l’identité voire à la personnalité du prince ? Ses collections furent-elles

érigées en modèles et Gaston a-t-il eu des imitateurs ?

- Portraits de Gaston en prince érudit et/ou collectionneur : quelle place les antiques occupent-ils

dans les portraits du prince ?

Fictions antiques d’un prince moderne

- Quel imaginaire, quels modèles génériques, formels, esthétiques issus de l’Antiquité mit-on au

service de l’élaboration de l’image de Gaston d’Orléans, souvent donné pour un prince moderne ?

Quelles fictions antiques, explicites ou sous-jacentes, interviennent dans les représentations

littéraires et artistiques (monnaies, devises, tableaux, gravures, genres musicaux tels la chanson ou

le ballet) de Gaston d’Orléans ?

- La posture de mécène ou à tout le moins de dédicataire de Gaston d’Orléans pourra être interrogée

à travers les modèles antiques : à quelles traditions de patronage se réfère-t-on au XVIIème siècle

concernant le frère du roi ?

- Quels habits politiques hérités de l’Antiquité fit-on endosser à Gaston d’Orléans ? De quel ordre

est le rapport à l’Antiquité, et plus particulièrement l’usage de ses modèles esthétiques : repli

nostalgique, continuité, détour, travestissement parodique…

- P. Gatulle a signalé une « guerre des images » entre les proches du Roi [2]. Quels dialogues et quelles

concurrences peut-on observer entre les images issues de l’Antiquité émises autour de Gaston

d’Orléans et celles qui sont produites autour de Louis XIII sous l’influence de Richelieu, celles

auxquelles recourt Richelieu pour lui-même ou celles d’autres princes du sang ? De manière plus

générale, quel rapport à ces images Gaston a-t-il manifesté ?

- Quel imaginaire de l’Antiquité privilégie-t-on dans les cercles constitués autour de Monsieur ?

Comment la référence à l’Antiquité (rêvée) et aux auteurs antiques (allégués ou non) est-elle mise

à profit dans les oeuvres littéraires, picturales, et les ballets créés par ses protégés ? On pense entre

autres à l’Adonis de la cour de Claude Favier, à la Peruviana de Claude-Barthélemy Morisot, à la Sylvie

de Mairet, à la Climène de La Serre, aux Aventures amoureuses d’Omphale de Grandchamp, mais aussi

aux entrées et cérémonies officielles. Quelles périodes et quelles figures privilégie-t-on ? Quels liens

ces mondes imaginaires entretiennent-ils avec d’autres univers de fiction, comme les fictions

chevaleresques issues d’un Moyen Âge esthétisé ?

Modèles politiques, historiques et sociaux : Antiquitas magistra vitae ?

- Peut-on identifier dans les menées des partisans ou opposants de Gaston d’Orléans, ou dans les

productions d’auteurs contemporains, des modèles politiques issus de la pensée antique

contrevenant par exemple au machiavélisme de Richelieu ? Dans quelle mesure et de quelles

manières les différents partis ont-ils rattaché leurs valeurs et leurs revendications à l’Antiquité ?

- Quels modèles historiographiques s’élaborent à propos et autour de Gaston ? Quelle place y tient

l’Antiquité ? Dans quelle mesure les modèles antiques font-ils l’objet de recyclage, de

détournement, de manipulation, etc. ? Quels éléments de médiation, de vulgarisation, de

simplification entrent en jeu ?

- Peut-on identifier des modèles antiques de sociabilité dans les cercles savants et littéraires liés à

Monsieur ? On connaît par exemple le conseil de vauriennerie. Dans quelle mesure, dans ce conseil

et ailleurs, y a-t-il réitération et/ou parodie de pratiques antiques ?

- Culture antique et ethos aristocratique : les Mémoires de Monsieur [3], ceux de ses proches et de ses

pairs, leurs correspondances, ou encore les dédicaces d’un Tristan L’Hermite, par exemple,

témoignent d’un moment spécifique dans l’histoire de l’aristocratie. Comment l’ethos aristocratique

se manifeste-t-il dans les références, citations, allusions à l’Antiquité ?

Les propositions, qui compteront environ 500 mots, pourront être envoyées jusqu’au 31 décembre 2018 à Céline Bohnert et Valérie Wampfler :

celine.bohnert@univ-reims.fr  

valerie.wampfler@univ-reims.fr 

Les langues du colloque seront le français et l’anglais.

 

1 Cf. les titres des ouvrages de Georges Dethan, Gaston d’Orléans, conspirateur et prince charmant, Fayard, 1959 ; Christian Bouyer, Gaston d’Orléans, le frère rebelle de Louis XIII, Pygmalion, 2007, précédemment Séducteur, frondeur et mécène, Albin Michel, 1999.

2 P. Gatulle, « La grande cabale de Gaston d’Orléans aux Pays-Bas espagnols et en Lorraine : le prince et la guerre des images », XVIIe siècle, n°231, 2006 (2), p. 301-326.

3 Colloque organisé sous le patronage scientifique de Jean-Marc Chatelain (BnF), Jean-Marie Constant (Univ. Le Mans), Jean Duron (CMBV), Pierre Gatulle (Paris-Nanterre), Jacqueline Glomski (University College London), Frank Greiner (Lille III), Thomas Leconte (CMBV), Yann Lignereux (Univ. Nantes), Bernard Teyssandier (URCA).

Appel à communications: Journée d’étude « Circulation des écrits littéraires de la première modernité et humanités numériques »
Posted: Monday, October 8, 2018 - 11:25

Mardi 5 juin 2019

Journée d'étude organisée par l’équipe éditoriale “Joyeuses Inventions”

en partenariat avec l’Institut des Textes et Manuscrits Modernes

et l’Institut Universitaire de France

La journée d’étude “Circulation des écrits de la première modernité et humanités numériques” vise à mettre en perspective les premières réflexions méthodologiques et épistémologiques menées dans le cadre du séminaire “Génétique éditoriale de la première modernité” (dir. Anne Réach-Ngô & Richard Walter), initié à l’ITEM en octobre 2016. Consacré aux enjeux de l’édition numérique des écrits de la première modernité, le séminaire s’intéresse aux modalités d’investigation et de restitution de corpus complexes, fondés sur la variabilité, la modularité et la sérialité. Alliant l’exploration d’outils et de méthodes (base de données, corpus et bibliothèque numériques, édition critique) à la présentation de projets numériques (voir les programmes 2016-2017, 2017-2018, 2018-2019), le séminaire a donné lieu à un atelier d’édition numérique visant à en expérimenter les pistes de recherche. 

Cet atelier a pris pour objet d’analyse un recueil collectif de poésies, le Thresor des joyeuses inventions du parangon de poésies, qui a connu quatre éditions très différentes, entre 1554 et 1599 (voir présentation du projet et équipe éditoriale). Les remaniements des recueils, menés sur plus d’un demi-siècle, en font une véritable caisse de résonance de l’actualité éditoriale du temps en matière de production poétique. Observatoire précieux des pratiques d’emprunt d’un recueil à l’autre, de la circulation des textes et de la reconfiguration du recueil suivant les attentes du public, l’édition critique de cet ouvrage collectif de poésies présente de nombreuses difficultés, qui tiennent aussi bien à la singularité du régime textuel de ce type d’ouvrages (instabilité textuelle, anonymat, attributions erronées, réécritures, etc.) qu’aux méthodes et pratiques de l’édition critique proprement dite (choix d’une édition-pivot, étude des variantes suivant une perspective téléologique, etc.) : comment publier sur un même support les diverses versions d’un même ouvrage lui-même à géométrie variable ? comment restituer la genèse éditoriale des poèmes qui composent ces recueils, si l’on intègre à leur édition critique leurs multiples occurrences, parfois en des formes et sous des titres différents, dans d’autres recueils parus précédemment ? comment, enfin, rendre compte de la circulation des textes (intertextuelle, auctoriale, générique) et des réseaux (entre auteurs, traducteurs, compilateurs, imprimeurs-libraires) qui animent la production et la diffusion des écrits littéraires de la première modernité ?

Sans prétendre proposer des méthodes et des outils éprouvés qui viendraient répondre à tous ces questionnements, les humanités numériques enrichissent la réflexion d’autres interrogations qui invitent à renouveler l’appréhension de ces corpus : comment transcrire les textes de ce type d’œuvres suivant une perspective génétique et quelles pratiques d’annotation engager ? quelle place accorder aux outils d’interrogation et de visualisation ? quels logiciels employer pour un travail collaboratif sur un même projet d’édition numérique ? La détermination de descripteurs propres au projet et de formats standardisés (notamment autour de XML-TEI) doit-elle s’adapter aux spécificités du corpus dans sa singularité ou favoriser l’interopérabilité et la mise en réseau des projets qui traitent de corpus apparentés ? quels accès favoriser auprès des lecteurs traditionnels de ces textes et comment en renouveler les parcours de lecture et d’exploitation ? d’un point de vue éditorial, informatique mais aussi institutionnel (financement, hébergement, maintenance, partenariats), comment assurer la pérennité des données et leur valorisation ?

La journée du 4 juin 2019 sera l’occasion de confronter les premiers résultats issus de ces réflexions avec d’autres projets de recherche qui portent sur des corpus écrits de la première modernité, suivant des perspectives diverses (littérature, histoire du livre, histoire culturelle et histoire des idées, musicologie et iconographie). Les éclairages apportés, issus de méthodologies différentes, mettront en évidence l’impact des choix éditoriaux, à la fois scientifiques et techniques, sur la définition de l’objet étudié, conduisant à examiner la contribution des humanités numériques à l’élaboration d’une méthodologie propre à l’édition critique des œuvres littéraires de la première modernité. De l’association de ces perspectives émergera sans aucun doute un ensemble de problématiques communes qui nourriront la mise en œuvre de collaborations nouvelles.

Les propositions, d’environ 400 mots, seront envoyées, accompagnées d’une brève présentation bio-bibliographique, à anne.reachngo@yahoo.fr et richard.walter@ens.fr avant le 5 novembre 2018.

 

Comité d’organisation :

Équipe éditoriale “Joyeuses Inventions” : Magda Campanini, Sylvie Giraud, Marine Parra, Carole Primot, Anne Réach-Ngô, Côme Saignol, Miriam Speyer, Richard Walter.

 

Calendrier :

5 novembre 2018    soumission des propositions

15 novembre 2018    réponse aux auteurs

30 novembre 2018    publication du pré-programme

Appel à communications: L’Œuvre recomposée. Regroupement et agencement des écrits littéraires de la Renaissance à nos jours
Posted: Monday, October 8, 2018 - 11:19

14-15 novembre 2019

Université de Haute-Alsace, Mulhouse

Colloque international organisé par Rudolf Mahrer et Anne Réach-Ngô,

avec le soutien de l’Université de Lausanne, de l’Université de Haute-Alsace

et de l’Institut Universitaire de France

 

Il arrive régulièrement qu’un auteur ou un groupe d’auteurs, un imprimeur-libraire ou un directeur de collection arrange des textes déjà écrits (parfois même déjà publiés) pour en faire un ensemble inédit. Lors de ce montage, l’autonomie des textes originaux est remise en jeu au sein de l’entité qui désormais les intègre. Un tel processus concerne des réalités littéraires et éditoriales fort diverses : volumes réunissant des poèmes, des contes ou des épîtres publiées d’abord séparément, œuvres complètes ou partielles d’un auteur, anthologies, feuilletons ou encore récits brefs encyclés en romans.

Le colloque “L’œuvre recomposée” sera consacré à l’étude de ces procédés de regroupement et de réagencement. Il s’agira d’étudier la manière dont plusieurs textes, naguère autonomes, sont à l’œuvre, c’est-à-dire engagent, une fois réunis, une poétique nouvelle qui relance le dispositif de signification du tout comme des parties. Les contributions prendront pour objet d’étude des parcours qui conduisent d’une pluralité de textes déjà écrits à la cohérence d’une œuvre nouvelle ; elles participeront ainsi, de manière théorique et méthodologique, à l’élaboration d’une génétique de la composition, tant auctoriale qu’éditoriale, centrée sur les opérations de (ré)organisation textuelle.

Les phénomènes étudiés étant étroitement liés à l’histoire des supports, les cas présentés pourront concerner tous les siècles de l’imprimerie, de la période des incunables – qui hérite de la pratique manuscrite du recueil factice – à celle des écrits numériques – où les textes sont pris dans un réseau virtuel à géométrie variable et en constant remaniement.

Plusieurs perspectives pourront être adoptées :

(1) La génétique textuelle a peu interrogé les opérations de (re)combinaison par lesquelles l’auteur rassemble des textes anciens. Les contributions pourront porter sur les opérations d’agencement auctoriales, telles qu’on pourra les reconstituer à partir des brouillons notamment. On s’intéressera aux opérations macrotextuelles, qui relèvent de l’élaboration du plan global, et concourent à fixer l’ordre et la hiérarchisation des parties dans le tout. On examinera également la topographie et les dispositifs péritextuels assurant une cohérence d’ensemble, préparant des lectures, favorisant une navigation dans le livre. On analysera encore dans quelle mesure ces transformations macrostructurelles conduisent à des réécritures locales, modifiant l’identité stylistique voire générique des textes réagencés.

(2) Les gestes de recomposition se produisent fréquemment à un moment de l’écriture où la poétique de l’auteur rencontre celle de l’éditeur. La négociation des projets auctoriaux et éditoriaux porte alors tout particulièrement sur le choix et l’arrangement des textes dans le livre. Par suite, les contributions porteront aussi sur l’entreprise de composition prise en charge par l’instance éditoriale en concertation avec l’auteur ou du moins avec l’assentiment de celui-ci, dont témoignent des épreuves annotées ou la correspondance auteur-éditeur. Suivant cette même perspective, certains textes peuvent être élaborés en vue d’un rassemblement à venir, que l’auteur laisse au soin d’un collectif ou d’un éditeur, de son vivant ou après sa mort. Quelle spécificité présente la production de tels écrits, nés du projet de paraître et de reparaître dans des configurations multiples et non contrôlées par l’auteur ? Comment celui-ci produit-il un texte-module dont la composition est déléguée ?

(3) Enfin, l’étude du regroupement et du réagencement conduit à se pencher sur des moments de l’élaboration des œuvres où l’éditeur agit seul, rassemblant des écrits sans l’autorisation des auteurs (recueils pirates) ou post-mortem (recueils posthumes, œuvres complètes, anthologies…). Bien qu’alors totalement allographique, la recomposition n’en demeure pas moins un processus, qui mérite une attention génétique. Quels textes sont choisis pour faire œuvre ensemble, selon quels critères de sélection, quel ordre… ?  Il s’agit de reconnaître la créativité et l’historicité du geste de l’éditeur en passant, si l’on veut, de la description de ses interventions à celle de son invention.

L’analyse des processus de réagencement et de regroupement pourra croiser diverses approches telles que la génétique textuelle (identifiant les acteurs de l’œuvre polytextuelle et décrivant les processus de recomposition), la poétique (caractérisant les propriétés (péri)textuelles des œuvres recomposées), l’histoire du livre et des supports de l’écrit (questionnant les effets des supports d’écriture et de diffusion sur la recomposition et la structure de l’œuvre qui en résulte) ou encore la philologie (s’attachant à trouver des moyens d’éditer les œuvres à configuration variable).

*

Les propositions, d’environ 400 mots, seront envoyées, accompagnées d’une brève présentation bio-bibliographique, à anne.reach-ngo@uha.fr et rudolf.mahrer@unil.ch, avant le 1er décembre 2018.

*

Comité d’organisation

Rudolf Mahrer (Université de Lausanne)

Anne Réach-Ngô (Université de Haute-Alsace, Institut Universitaire de France)

avec l’aide de Marine Parra (Université de Haute-Alsace)

 

Comité scientifique

Jean-Michel Adam

Raphaël Baroni

Marta Caraion

Roger Chartier

Marc Escola

Almuth Grésillon

Jean-Louis Lebrave

Dominique Massonaud

Guillaume Peureux

Gilles Polizzi

Christophe Schuwey

Frédérique Toudoire-Surlapierre

Bénédicte Vauthier

 

Calendrier

1er décembre 2018                       envoi des propositions

10 janvier 2018                            réponse aux auteurs

15 mars 2019                                publication du pré-programme

 

 

Bibliographie indicative

Adam Jean-Michel & Heidmann Ute (2010) : Textualité et intertextualité des contes. Perrault, Apulée, La Fontaine, Lhéritier…, Paris, Classiques Garnier.

Adam Jean-Michel (2018) : Souvent textes varient. Génétique, intertextualité, édition et traduction, Paris, Classiques Garnier.

Alexandre Didier, Frédéric Madeleine & Gleize Jean-Marie (2002) : Le Recueil poétique, Méthode ! Revue de littérature française et comparée, no2.

Audet René (2000) : Des textes à l'œuvre. La lecture du recueil de nouvelles, Québec, Éditions Nota bene.

Baroni  Raphaël (2017) : Les Rouages de l’intrigue. Les outils de la narratologie postclassique pour l’analyse des textes littéraires, Genève, Slatkine.

Benjamin Walter (1972) : « Ich packe meine Bibliothek aus. Eine Rede über das Sammeln », in Gesammelte Schriften, Tillman Rexoth (éd.), Frankfurt am Main, vol. 4, 1e partie, pp. 388-396.

Baudrillard Jean (1968) : Le Système des objets, Paris, Gallimard.

bombart Mathilde & Peureux Guillaume (2003) : « Politiques des recueils collectifs dans le premier XVIIe siècle : émergence et diffusion d’une norme linguistique et sociale », in Irène Langlet, Le Recueil littéraire : pratiques et théories d’une forme, Rennes, Presses universitaires de Rennes, pp. 239-256.

Brescia Pablo & Evelia Romano (2006) : « Estrategias para leer textos integrados », in El ojo en el caleidoscopio Las colecciones de cuentos integrados en la literatura latinoamericana, Brescia, Pablo & Evelia Romano (éds.), México, UNAM, pp. 7-42.

Dumont François (dir.) (1998) : Poétique du recueil, Études littéraires, 30

(https://www.erudit.org/fr/revues/etudlitt/1998-v30-n2-etudlitt2262/).

Goeing Anja-Silvia, grafton Anthony T.  & Michel Paul (éds) (2013) : Collector’s Knowledge. What Is Kept, What Is Discarded, Leiden / Boston, Brill.

Ingram Forrest L. (1971) : Representative Short Story Cycles of the Twentieth Century : Studies in a Literary Genre, The Hague, Mouton.

Grésillon Almuth (2008) : La Mise en œuvre. Itinéraires génétiques, Paris, CNRS Éditions.

Kennedy Gerald J. (1988) : « Towards a Poetics of the Short Story Cycle », in Journal of the Short Story in English, 11, pp. 9-25.

— (1995) : « The American Short Story Sequence. Definitions and Implications », in Modern American Short Story Sequences. Composite Fictions and Fictive Communities, Gerald J. Kennedy (éd.), Cambridge,  Cambridge UP, pp. vii-xv.

Lebrave Jean-Louis (1994) : « Hypertexte – mémoires – écriture », Genesis, no 5, pp. 9-24. (https://www.persee.fr/doc/item_1167-5101_1994_num_5_1_951)

Letourneux Matthieu (2017) : Fictions à la chaîne. Littératures sérielles et culture médiatique, Paris, Seuil.

Mahrer Rudolf (dir.) (2017) : Après le texte. De la réécriture après publication, Genesis, 44 (https://journals.openedition.org/genesis/1579).

Matelo Gabriel (2010) : « Short Story Cycle/Cuentos integrados : apropiaciones nacionales y continentales de un formato narrativo », Actas del IV Congreso Internacional de Letras, [Buenos Aires, UBA], pp. 2207-2212.

Mora Gabriela (1993) : « Notas teóricas en torno a las colecciones de cuentos cíclicos o integrados », Revista chilena de literatura, n42, pp. 131-137.

Langlet Irène (dir.) (1998) : Le Recueil littéraire : Pratiques et théorie d'une forme, Rennes, Presses universitaires de Rennes. Nouvelle édition (http://books.openedition.org/pur/32013).

Réach-Ngô Anne (dir.) (2014), Genèses éditoriales, Seizième Siècle, n10 (https://www.persee.fr/issue/xvi_1774-4466_2014_num_10_1).

Sermain Jean-Paul (dir.) (2004) : Le Recueil, Féeries, no 1 (http://journals.openedition.org/feeries/61).

Schuwey Christophe (2013) : « Aux enseignes de papier : les recueils comme plateforme de publication », in Linda Gil et Ludivine Rey (dirs), Genèses des corpus littéraires à l’âge classique, Paris, CELLF (http://www.cellf.paris-sorbonne.fr/cellf-16-18/publications-en-ligne).

Jeanneret Yves & Labelle Sarah (2004) : « Le texte de réseau comme méta-forme »,  Culture, savoirs, supports, médiations : le texte n’est-il qu’une métaphore, Thessalonique, Université de Thessalonique  (https://www.academia.edu/1011494/Le_texte_de_r%C3%A9seau_comme_m%C3%A9ta-forme).

Vauthier Bénédicte (2017) : « Las teorías sobre los ‘ciclos de cuentos integrados’ a prueba de cuatro cuentarios sobre la ‘destrucción del idilio de la tierra natal’ de Juan Eduardo Zúñiga (Largo noviembre de Madrid, La tierra será un paraíso, Capital de la gloria y La trilogía de la guerra civil) », in Hispanófila, no 179, pp. 41-59.

Voir aussi l’entrée « recueil » de l’atelier Fabula : http://www.fabula.org/atelier.php?Recueil.

CfP: Writing letters / Ecrire à l’autre: The intimate in the global, from letters to snapchat / L’intime à l’heure du global, du papier à l’écran
Posted: Monday, October 8, 2018 - 01:34

Call for Papers from French Historical Studies

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on letters and correspondence in the francophone world to appear in 2021.

Personal and intimate writings (sometimes called “ego documents”) have long stood in the shadow of more “official” historical sources. Traditionally, historians have used letters for biographical purposes and only rarely based social and political histories primarily on epistolary exchanges. Yet recent works in the history of intimacy have not only revealed the richness of writing intimate histories; they have also shown how connected our sense of self and our emotional lives are to wider historical dynamics. 

This special issue of French Historical Studies proposes to take stock and press on with this historiographical renewal. If letters mark the intersection of the personal and the social, of public and private, what does it mean to write to and be read by someone else? What are the social and cultural conditions of this form of writing to “an other”? When and where can one speak of shared “epistolary cultures”?

We seek a wide range of approaches to the topic, to reflect the variety of recent scholarship. Our starting point is the letter as a “private” object, but one that is neither circumscribed to the private sphere nor limited to a specific material form (paper). Rather, we take it to mean (with Cécile Dauphin) an act of written communication to someone who isn’t there.

We encourage submissions to pay attention to the materiality of writing, to changing media and conditions of circulation. Today we write to people more than ever before, whether by email, text messages, or social media. We spell out “phone” conversations and send 16 million text messages every minute around the world, creating new forms of language and new ways of relating to one another. How do technological innovations change patterns of circulation? What role do distance and absence play at different moments in time? When do we prefer to write rather than talk?

All periods, from medieval to contemporary, are welcome. Transnational perspectives that grapple with the role of the intimate within global and connected histories are particularly encouraged.

Queries about submission and other matters should be addressed to the guest editors: Thomas Dodman (td2551@columbia.edu), Caroline Muller (ccarolinemuller@gmail.com) and Anne Verjus (anne.verjus@ens-lyon.fr).

To submit an article, visit https://www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. After registering, follow the submission instructions under “Instructions for Authors” on the website.  Articles may be in either English or in French but must in either case conform to French Historical Studies style and must be accompanied by 150-word abstracts in both French and English.  Manuscripts should be between 6,000 and 10,000 words. For any illustrations authors must obtain written permission for both print and online publication from the relevant persons or institutions.  

The deadline for submissions is August 19, 2019.            

 

Les éditrices de French Historical Studies lancent un appel à articles pour un numéro spécial de la revue sur l'usage des lettres et correspondances en histoire (de la France), à paraître en 2021.

Les écrits personnels et privés sont longtemps restés dans l’ombre de documents jugés plus légitimes pour écrire l’histoire. Ainsi, la lettre a-t-elle surtout servi à documenter l’histoire biographique de personnages historiques, et rares sont les ouvrages d’histoire sociale ou politique qui s’appuient principalement sur ce matériau. Pourtant, des travaux récents ont montré qu’une histoire de l’intime, voire par l’intime, était possible, dépassant le récit des trajectoires individuelles pour aborder la formation du moi et le rôle des sensibilités dans des dynamiques historiques beaucoup plus vastes. 

Dans ce contexte de renouvellement des usages historiens de la correspondance, ce numéro spécial de French Historical Studies voudrait contribuer à la réflexion. Ainsi, à la “croisée de l’individuel et du social” (Bossis, 1994), du secret et du public, que révèle ce geste d’écrire pour être lu.e par autrui ? Quelles sont les conditions sociales, culturelles, de cette “écriture à l’autre” ? Peut-on parler de cultures épistolaires ?

Les propositions devront prêter attention à la matérialité de l’écriture, à l’importance de son support et à ses conditions de circulation. L’écrit à l’autre atteint, aujourd’hui, une ampleur sans précédent : que ce soit par les mails, les sms ou les réseaux sociaux, on s’écrit plus que jamais. La conversation “téléphonique” s’écrit plus qu’elle ne se parle, désormais. La lettre voyage, le sms surgit : l’écriture à l’autre en est-elle changée ? Quels rôles jouent l’absence et la distance géographique ? Comment ces espaces de circulation se trouvent-ils modifiés par les transformations techniques ? Dans quel cas préfère-t-on s’écrire alors qu’on pourrait se parler ? 

Notre conception des approches possibles de ce sujet est large. Nous souhaitons que ce numéro de FHS reflète la variété des usages historiographiques de cette “écriture à l’autre”, dans la multiplicité de ses acceptions. Nous partons d’une définition de la lettre comme objet “privé”, qui ne se réduit pas à l’écriture du privé, et dont la matérialité ne se limite pas au papier, en reprenant la définition qu’en a donnée Cécile Dauphin, en 2002 : un acte qui consiste à communiquer par écrit et dans l’absence de l’autre.

Toutes les périodes de l’histoire entrent dans notre champ d’investigation, de l’époque médiévale à nos jours. Les perspectives transnationales, qui s’intéressent à la place de l’intime dans le global, et au sein d’une histoire connectée, sont particulièrement encouragées.

Les propositions d’articles, ainsi que toutes vos questions, sont à adresser à nos éditeur et éditrices invité.e.s : Thomas Dodman (td2551@columbia.edu), Caroline Muller (ccarolinemuller@gmail.com) et Anne Verjus (anne.verjus@ens-lyon.fr).

Pour soumettre un article, veuillez consulter https://www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx.  Après vous être enregistré.e.s, suivez les instructions de la section « Instructions for Authors ». Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français, mais, dans les deux cas, ils doivent être conformes au style de le revue French Historical Studies, et doivent être accompagnés d’un résumé de 150 mots rédigé à la fois en français et en anglais. Les manuscrits doivent comporter entre 6 000 et 10 000 mots (notes non comprises). Concernant les illustrations, les autrices et les auteurs doivent obtenir la permission écrite de les publier sous forme papier et digitale de la part des personnes dépositaires des droits sur ces images, ou de la part des responsables des institutions d’où les images sont originaires. 

La date limite pour soumettre les articles est fixée au 19 août 2019.

CALL FOR BOOK PROPOSALS, Early Modern Women’s Writing, 1550-1700
Posted: Monday, October 1, 2018 - 01:29

Deadline for proposals (Vernon

Press): November 30th 2018

 

All areas of study, with a common goal of

representing the creation, exchange, and

reception of literature written by women in

the early modern period, are encouraged to

submit, including disciplines such as

Women's Studies, Art, and Music. The

scope of the present call is broad. All issues

stemming from the transmission and

translation of female-authored texts to the

self-fashioning of the female self will be

considered.

 

Please submit one-page

monograph proposals at:

submissions@vernonpress.com

or carolina.sanchez@vernonpress.com

including an annotated summary/

motivation, a short biographical note and

(if applicable) a list of similar titles.

https://vernonpress.com/proposal/35/50124acda4e7e7e73d276a60e0e8e4e7

New Publications

Montaigne en quatre-vingts jours (Alain Legros)
Posted: 8 Apr 2022 - 11:54

Alain Legros, Montaigne en quatre-vingts jours, Paris, Albin Michel, 2022.

" Une belle synthèse des connaissances disponibles sur l'écrivain." Le Monde

Quatre-vingts escales au pays de Montaigne, qu’Alain Legros a passionnément et patiemment exploré durant trente années de compagnonnage avec l’auteur des Essais. Bien que né voilà près de cinq siècles, Montaigne nous parle encore, il nous fait du bien, nous aimons sa compagnie.

Le voyage auquel invite le titre enjoué de ce livre, chaque lecteur ou lectrice le construira à sa guise, en sautant d’un lieu à l’autre au gré de ses caprices, de ses curiosités.

On ne fait pas le tour de Montaigne. Tout au plus peut-on, comme ici, dans des textes courts, donc lisibles d’une traite – à raison d’un par jour ? comme on lit un article de journal, une fiche de cuisine, une notice de catalogue… –, exposer à un large public les considérations fragmentaires et les découvertes originales d’un chercheur soucieux d’exactitude et de vérité, qui s’est rêvé aussi auteur, en quête de partenaire avec qui jouer à la paume sur le terrain des mots : « La parole, dit Montaigne, est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l’écoute. » La balle est maintenant dans votre camp.

Plus d'informations ici.

Reimagining the Ballet des Porcelaines (M. Martin)
Posted: 8 Apr 2022 - 11:39

Reimagining the Ballet des Porcelaines. A Tale of Magic, Desire, and Exotic Entanglement,
M. Martin (ed.), Turnhout, Brepols, 2022.

ISBN: 978-1-912554-81-2

In 1739 at a château outside of Paris, a group of artists and aristocrats staged a ballet pantomime known as the Ballet des Porcelaines and sometimes also as The Teapot Prince.

In September 1739 at the château de Morville near Paris, a group of elite amateur artists staged a ballet pantomime known as the “Ballet des Porcelaines,” and sometimes also as “The Teapot Prince.” Written by the comte de Caylus, with music by Grandval, it tells the story of a prince who searches for his beloved on a faraway island ruled by an evil magician. The magician has turned the island’s inhabitants into porcelain, an event the audience witnesses in the form of a male and female singer who spin around on stage until they transform into vases. Aside from the libretto and the score, nothing survives of the Ballet des Porcelaines. The costumes and choreography are unknown. Although it inspired later famous ballets featuring sleeping beauties and porcelain princesses, it seems to have been staged only twice: first in 1739 and again two years later on the grounds of the estate, next to a lake encircled by vases and an illuminated arch suggesting a nighttime performance. The château’s owner served as France’s foreign minister and promoted trade with Asia. We can assume some kind of chinoiserie imagery and context for the ballet, which can be interpreted both as a standard fairy tale love story and as an allegory for the intense European desire to know and steal the secrets of porcelain manufacture. The ballet is an example of the deep intertwining of visual and performing arts in eighteenth-century France, and to an enchantment with Asia embodied on stage and in life by porcelain goods. The plot’s animation of porcelain also relates to a period understanding of the permeable boundary between persons and things manifested in a variety of cultural forms. The ballet exemplifies the profound sense of magic, mystery, and desire that porcelain instilled in European viewers (who referred to it as “white gold”), an effect that is lost on many museumgoers today.

Meredith Martin is Associate Professor of Art History at New York University and the Institute of Fine Arts. Specializing in European art of the long eighteenth century, she has published widely on gender and architectural patronage as well as maritime art, mobility, and exchange in the early modern world.

More info here.

Les lettres de Monsieur Claude Clerselier (1646-1681) (éd. S. Agostini)
Posted: 8 Apr 2022 - 11:37

Les lettres de Monsieur Claude Clerselier (1646-1681), éd. S. Agostini, Turnhout, Brepols, 2022.

The volume offers an historical reconstruction of the figure of Claude Clerselier (1614-1684) and of the role he played by on the one hand publishing and translating some works of René Descartes, and on the other hand by defending the Cartesian theses on the Eucharist.

Né dans une famille de la bourgeoisie parisienne, l’avocat au Parlement de Paris Claude Clerselier fut le correspondant et l’ami de René Descartes, à la philosophie duquel il consacra toute sa vie. Adrien Baillet, biographe officiel de Descartes, rapporte que les deux hommes se rencontrèrent à Paris en 1644 et restèrent liés jusqu’à la mort du philosophe en 1650. Ce décès coïncida avec l’acquisition que fit Clerselier, par l’intermédiaire de son beau-frère Pierre-Hector Chanut, des plus «  belles richesses de sa succession  ». Dépositaire des manuscrits du philosophe, Clerselier se plaça au centre d’un réseau de relations intellectuelles, au fil de ses différents rôles : traducteur, éditeur, divulgateur et, surtout, apologiste du cartésianisme, qu’il défend lors des débats sur les questions eucharistiques de la première moitié du xviie siècle.
Le volume, dont la deuxième partie inclut une édition critique intégrale et annotée de toute la correspondance de Clerselier (au total, 145 lettres adressées à 31 destinataires), offre un vaste aperçu de l’histoire de la réception du cartésianisme au xviie siècle. En particulier, les lettres concernant les controverses sur l’Eucharistie sont capitales. Elles nous fournissent, plus que toutes les autres, de nombreuses indications non seulement sur Clerselier et sur son rapport à Descartes mais aussi sur la constitution du cartésianisme comme corps de doctrine, grâce à ce tout premier cartésien qui nous apparaît finalement, aussi et surtout, comme un interprète doté de caractéristiques particulièrement originales.

Plus d'informations ici.

Christophe Ballard, imprimeur-libraire en musique sous Louis XIV (Laurent Guillo)
Posted: 8 Apr 2022 - 11:31

Laurent Guillo, Christophe Ballard, imprimeur-libraire en musique sous Louis XIV. Avec un inventaire des éditions des Ballard de 1672 à 1715, Turnhout, Brepols, 2022.

Christophe Ballard, imprimeur-libraire en musique sous Louis XIV.

Dès son origine, l’Académie royale de musique va fonctionner en combinant la protection et le contrôle du pouvoir avec une gestion d’entreprise de spectacles. Jean-Baptiste Lully développe son Académie en cumulant la détention du privilège, la direction de la gestion et une bonne part de la direction artistique, tandis que l’institution impose des limitations aux autres formes de musique dramatique, tels la musique de scène à Paris ou les opéras de province.

En 1673, le privilège de « seul imprimeur du roi pour la musique » accordé depuis plusieurs générations à la famille Ballard est réattribué au jeune Christophe avec une clause formelle d’exclusivité pour la typographie musicale. La forte visibilité des créations entre Paris et Versailles et l’unicité de son atelier d’imprimerie génèrent la publication d’un répertoire très homogène mais qui exclut largement la musique composée en province. La splendeur de la musique sous le règne de Louis XIV ne doit pas cacher que les musiciens de ce temps n’ont eu que peu de facilité pour être interprétés, publiés et se faire connaître, du fait de la combinaison des privilèges de l’Académie et de Ballard.

Les contraintes réglementaires et contractuelles qui régissent cette situation sont exposées dans ce volume, qui traite de la vie et de la production de Christophe Ballard entre 1672 et 1715. Il inclut la description des 1300 éditions sorties de son atelier ainsi que celles de son frère cadet Pierre III et de son fils Jean-Baptiste Christophe (jusqu’en 1715). Il propose également une synthèse sur la concurrence française ou étrangère comme sur le commerce des copistes en musique.

Laurent Guillo est chercheur au Centre de musique baroque de Versailles ; il consacre ses travaux aux sources de la musique du XVIe au XVIIIe siècle. Ses recherches s’inscrivent dans la problématique de l’Histoire du Livre, approfondissant simultanément les composantes technique, intellectuelle et commerciale de l’acte éditorial.

Plus d'informations ici.

La Vertu féminine, de la cour de Sceaux à la guillotine - Gladu (Kim), Krief (Huguette), Bernier (Marc André)
Posted: 8 Apr 2022 - 07:22

La Vertu féminine, de la cour de Sceaux à la guillotine, dir.  Gladu (Kim), Krief (Huguette), Bernier (Marc André), Paris, Classiques Garnier, 2022.

L’ouvrage envisage les Lumières au prisme inédit de la vertu féminine. Il présente les figures qui incarnent leur projet d’émancipation. Sur fond de polygénèse, il montre en quoi les exempla virtutis, socles de l’imaginaire des Lumières, sont héritières de l’humanisme ou de la culture galante, entre autres.

Nombre de pages: 273
Parution: 16/03/2022
Collection: Masculin/féminin dans l’Europe moderne, n° 34
Série: xviiie siècle, n° 15
ISBN: 978-2-406-12582-2
ISSN: 2111-6970
DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12584-6

Plus d'informations ici.