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Calls for Papers and Contributions

CfP: Animal, Vegetable, Mineral: Thinking with the Non-Human in Old Regime French Literature (NeMLA panel)
Posted: Saturday, July 21, 2018 - 18:41

NeMLA’s 50th Anniversary Convention, Washington, DC, March 21-24, 2019.

Abstracts may submitted by September 30, 2018 in English or French via the links provided. Please disseminate this invitation and send any questions to the organizers (erin.a.myers@gmail.com and bastink@eckerd.edu). Thank you for your consideration! Kate Bastin & Erin Myers

Innovative scholarship is advancing knowledge of the non-human in fields such as animal studies, material culture, environmental studies, food studies, biopoetics, ecopoetics, and geocriticism. Peter Sahlins investigates animals at the court of Louis XIV in 1668: The Year of the Animal in France, Jeffrey Peters studies geography and environmental studies in The Written World: Space, Literature, and Chorological Imagination in Early Modern France, and Alison Calhoun analyzes stage machines, automata, and androids in her work on the mechanics of the passions on the French baroque stage. This panel aims to bring together a variety of scholars studying non-human questions during the Renaissance through the late eighteenth century that investigate intersections of cultures, languages, and peoples through their work. Questions to consider include: how does the animal, vegetable, and mineral permeate transnational spaces and cross French borders during this time period? How does the non-human operate in cross-cultural spaces of early modern France and its territories? How does the non-human encourage intercultural contact in Old Regime France? How can the non-human contest traditional notions of history, territory, and identity during this time period? We welcome papers from a variety of disciplines and fields and aim to pursue cross-disciplinary fields of study that underline interaction between literature, visual culture, and other forms of cultural artifacts.

https://www.cfplist.com/nemla/Home/S/17483

Appel à communications: ÉCRIRE SA VIE EN FRANCE AUX XVIIE ET XVIIIE SIECLES
Posted: Friday, July 20, 2018 - 10:49

Colloque international

ÉCRIRE SA VIE EN FRANCE AUX XVIIE ET XVIIIE SIECLES

ÉCRITURE, EXPERIENCE ET CONNAISSANCE DE SOI DU DISCOURS DE LA METHODE AUX CONFESSIONS DE ROUSSEAU

24-25 octobre 2019

Université de Haute-Alsace-ILLE

 

RESPONSABLES

Marilina GIANICO (ILLE — EA 4363 Institut de recherche en Langues et

Littératures Européennes) et Christine HAMMANN (MCF à l’Université de Haute-Alsace,

ILLE — EA 4363 Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes)

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Michel CASSAN (Professeur émérite à l’Université de Poitiers), Agnès COUSSON

(Maître de Conférences à l’Université de Bretagne Occidentale), Marc HERSANT

(Professeur à l’Université Paris 3, Sorbonne Nouvelle), Philippe LEJEUNE (Professeur

émérite à l’Université de Paris 12), Dominique MASSONNAUD (Professeur à l’Université

de Haute-Alsace), Catherine RAMOND (Professeur à l’Université Bordeaux Montaigne),

Catriona SETH (Professeur à Oxford, All Souls College et à l’Université de Lorraine),

Damien ZANONE (Professeur à l’Université de Louvain)

 

APPEL À COMMUNICATION

Depuis la théorisation de l’autobiographie comme genre par Philippe Lejeune, ce

modèle d’écriture a fait l’objet de multiples analyses qui ont conduit à nuancer le rôle des

Confessions de Rousseau dans les évolutions de l’écriture de soi. Philippe Gasparini1, comme

Lejeune lui-même2, s’accordent avec Foucault (et déjà bien avant eux Georg Misch3) pour

montrer que des formes littéraires du « souci de soi »4 se déploient depuis l’Antiquité. La

parution, en 2017 du Dictionnaire de l’autobiographie5, se proposant d’« examiner comment

l’important capital critique apporté par Philippe Lejeune avait fructifié6 » et de

« cartographier un champ de recherches dont l’extension est souvent mal comprise »,

relance le débat sur « les écritures de soi en langue française7 » (c’est le sous-titre de

l’ouvrage) et rend compte de l’effervescence de la recherche sur les formes et les enjeux de

l’écriture autobiographique.

 

Tandis que les historiens, curieux du « for privé »8, publient depuis plusieurs années

les Mémoires de personnages parfois aussi obscurs que l’exilé huguenot Jacques Fontaine9,

l’écrivain de campagne Pierre Prion10, ou la fugitive comtesse de Schwerin11, la recherche

littéraire ne semble que plus récemment s’emparer de ces textes confidentiels. C’est ainsi

que Catriona Seth, dans sa belle anthologie critique La fabrique de l’intime, Mémoires et journaux

de femmes du XVIIIe siècle (2013) met au jour les témoignages de femmes plus ou moins

ignorées de la « grande histoire », comme Rosalba Carriera (1675-1757), Marguerite-Jeanne

de Staal-Delaunay (1684-1750)12, ou Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763). Par ailleurs

les travaux notables publiés durant la dernière décennie sur la correspondance de Mme de

Sévigné ou les grands mémorialistes attestent de l’intérêt des chercheurs actuels pour les

formes personnelles de l’écriture. Mais qu’y a-t-il d’autobiographique dans les Mémoires,

journaux et correspondances des XVIIe et XVIIIe siècles ?

 

Dès son premier ouvrage sur L’autobiographie en France (1971, 2010), Philippe Lejeune

soulignait le caractère labile, « complexe et instable » de l’autobiographie dont il n’existe

pas, selon lui, de modèle « pur ». Toute tentative de définition est forcément inadaptée aux

formes souples et variables de l’écriture de soi : « plus la définition sera nette, écrit le

théoricien du genre, plus elle a chance d’être inopérante, parce que le domaine exploré est

flou. […] aussi chaque oeuvre réalise-t-elle, selon des proportions diverses, une sorte

d’approximation du modèle théorique »13. Voire : peut-être la définition elle-même pose-telle

un cadre trop rigide et toujours partiellement inadapté à des expériences diverses dont

la variété et la richesse, précisément, nous intéressent plus que le modèle théorique. Elle

reste, comme Lejeune le souligne en revenant sur ses premiers travaux et sur son parcours

de recherche, un « un objet à analyser »14.

 

Certes, la définition proposée (récit rétrospectif en prose que quelqu’un fait de sa propre existence,

quand il met l’accent principal sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité15)

permet à première vue de distinguer l’autobiographie des Mémoires, du roman à la première

personne, ou encore du journal intime. Mais ne peut-on douter, comme nous y invite Marc

Hersant, de la pertinence de l’approche générique de l’écriture mémorialiste ? Et que faire

de ces textes intitulés Mémoires, qui, comme ceux de Mme de Staal-Delaunay, n’accordent

qu’un intérêt limité à la chronique historique et à la peinture de la Cour, préférant faire

porter l’accent sur l’expression d’une personnalité ? Quel statut donner aux « mémoires »,

ainsi qu’ils les appellent, que les patients adressent à des personnalités reconnues par le

corps médical pour obtenir un diagnostic16 ? Ou comment qualifier ces récits de vie,

souvent de commande, relatant un itinéraire spirituel, qui fleurissent au cours du XVIIe

siècle (vies de la Mère Alix Le Clerc, de Louis de Pontis, la Soeur Jeanne des Anges, Mme

Guyon ou Antoinette Bourignon) ? Où ranger les itinéraires intellectuels présentés par

Descartes, dans le Discours de la Méthode,17 Pierre-Daniel Huet, Jean Rou, Grosley ou Charles

Bonnet ? Que dire des récits fragmentés, parcellisés d’une vie telle qu’ils se déploient dans

une correspondance même aussi suivie que celle de Mme de Sévigné et sa fille ? Comment,

enfin, penser la circulation de la veine autobiographique dans divers genres aux frontières

somme toute poreuses ? Voilà l’un des enjeux de ce colloque.

 

 

Une deuxième piste de réflexion viserait une relecture du dernier terme de la définition

proposée par Lejeune : l’accent mis sur « l’histoire de sa personnalité ». Quel est le « je » qui

se donne à lire dans ces « vies » ? Car à l’évidence le « moi » se dévoile rarement tout entier

dans ces formes diverses d’écriture de soi. L’autobiographie spirituelle est souvent pudique,

et répugne à l’exhibition (Mme Guyon n’avait-elle pas été enjointe de réécrire sa vie pour

s’être montrée d’abord trop réservée ?). L’autopathographie,18 sur laquelle des études

récentes se concentrent et que le psychiatre Stéphane Grisi définit comme « tout écrit

autobiographique dans lequel l’auteur évoque de façon centrale ou périphérique, des faits,

des idées ou des sentiments relatifs à sa propre maladie », interprète l’expérience à l’aune de

l’étiologie ou de la symptomatologie médicale. À cet égard la perspective holistique et

totalisante de Rousseau est indéniablement originale et témoigne d’une « métaphysique de

la subjectivité19 » qui paraît absente dans les écritures précédentes. Mais faut-il exclure du

cadre de l’écriture autobiographique ces « moi partiels » qui parlent, qui le langage du corps

– corps jouissant ou corps en souffrance –, qui celui de l’âme, ou se contentent de décrire

l’itinéraire intellectuel ou spirituel de l’esprit en quête de savoir ou de salut ? Le degré de

personnalisation du moi pourra ainsi être interrogé dans les textes étudiés, ainsi que l’identité

et le rôle de l’éventuel destinataire / commanditaire (lecteur implicite, directeur de

conscience, éditeur, « public »…) des textes, dans la mesure notamment où ils influent sur

la forme d’écriture adoptée.

 

 

Enfin, à l’échelle de deux siècles, on se demandera - avec prudence - dans

quelle mesure ces écrits dans leur succession diachronique, leurs formes mutantes et leurs

préoccupations diverses reflètent une société en évolution (développement d’une sphère

intime, émergence d’une opinion publique…). Si en effet les historiens paraissent

aujourd’hui reconnaître que le XVIIIe siècle marque un tournant fondamental dans notre

conception de l’intime et du privé, ne peut-on pas distinguer, au sein des écritures

autobiographiques, des permanences, des modulations, des infléchissements qui

enregistreraient les grands changements socio-culturels ? En questionnant les diverses

formes autobiographiques sur deux siècles, cette perspective transversale permettra

également de resituer le geste rousseauiste dans un macrotexte susceptible d’en cerner plus

finement l’originalité formelle et thématique.

 

 

Le corpus envisagé inclura non seulement les récits personnels rétrospectifs,

mais également les narrations intercalées mettant en oeuvre diverses temporalités du moi

(acteur-personnage et auteur). Il comprendra :

 

- Les récits autobiographiques sous diverses formes (« Vies », itinéraires spirituels,

etc.) ;

- les journaux intimes ;

- les autobiographèmes dans des textes à visée mémorielle ou intimes : les Mémoires,

la correspondance privée, les relations de voyage voire les genres non personnels

(textes scientifiques, philosophiques, etc) ;

- les autopathographies : les relations de patients dans la médecine par

correspondance, mais aussi des chroniques de la maladie dans des écrits à visée non

médicale.

 

 

Les propositions d’environ une page et accompagnées d’une brève biobibliographie

devront être envoyées à marilina.gianico@gmail.com et christine.hammann@uha.fr avant

le 15 octobre 2018.

 

1Philippe Gasparini, La tentation autobiographique de l’Antiquité à la Renaissance, Paris, Seuil, 2013.

Notamment dans Signes de vie. Le pacte autobiographique 2, Paris, Seuil, 2005, en particulier le chapitre « Le pacte autobiographique, vingt ans après », p. 11-35.

Georg Mish, Geschichte der Autobiographie, Francfort, Schulte-Bulmke, 1907-1969, 4 vol.

Michel Foucault, « L’Écriture de soi », Corps écrit, n°5 (L’Autoportrait), février 1983 ; Le souci de soi (Histoire de la sexualité, t. III), Gallimard. Voir aussi Pierre Hadot, L’Invention de l’autobiographie. D’Hésiode à saint Augustin (Colloque de Paris, 1990, dir. Marie-Françoise Baslez, Philippe Hoffmann et Laurent Pernot), Presses de l’École Normale Supérieure.

Françoise Simonet-Tenant (dir.), avec la collaboration de Michel Braud, Jean-Louis Jeannelle, Philippe Lejeune et Véronique Montémont, Dictionnaire de l’autobiographie. Écritures de soi de langue française, Honoré Champion, 2017.

Ibid., p. 8.

Id.

Madeleine Foisil, « L’écriture du for privé », dans Philippe Ariès et Georges Duby, Histoire de la vie privée III. De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 1986, p. 331-369 ; Jean-Pierre Bardet et François-Joseph Ruggiu (dir.), Au plus près du secret des coeurs ? nouvelles lectures historiques des écrits du for privé, Paris, PU Sorbonne, 2005 ; Jean-Pierre Bardet et François-Joseph Ruggiu (dir.), Les écrits du for privé en France, de la fin du Moyen Age à 1914, Paris, CTHS, 2014.

L’école des Annales et la micro-histoire de Carlo Ginzburg ont fortement orienté la recherche historienne en ce sens.

Bernard Cottret éd., Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, Mémoires d’une famille huguenote (1722), Paris, Les Editions de Paris, 2003.

10 Emmanuel Leroy-Ladurie et Jean-Marc Roger éd., La Chronologiette de Pierre Prion (1744-1759), Paris, Fayard, 2007.

11 Maurice Daumas, Claudia Ulbrich éd., Une conversion au XVIIIe siècle, Mémoires de la comtesse de Schwerin, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2013.

12 Que Sainte-Beuve a sorti de son obscurité et qui a récemment intéressé quelques chercheurs.

13 Philippe Lejeune, L’Autobiographie en France, 1971, 3édition, Paris, Armand Colin, 2014, p. 11.

14 Dans Signes de vie. Le pacte autobiographique 2, op. cit., p. 22.

15 Ibid., p. 12.

16 Dont l’exemple le plus connu est sans aucun doute la correspondance du médecin suisse Tissot, mais qui, comme le suggère S. Pilloud (Séverine Pilloud, Le mots du corps : expériences de la maladie dans les lettres de patients à un médecin du XVIIIe siècle, Lausanne, BHMS, 2013), était une pratique assez fréquente tout le long du dix-huitième siècle, comme le témoigne également le dossier d’Élie Beaumont publié par D. Teysseire (Élie Beaumont, Obèse et impuissant. Le dossier médical d’Élie de Beaumont (1765-1776), textes établies et présentés par Daniel Teysseire, Grenoble, Jérôme Millon, 1995).

17 Pour le Discours de la méthode comme autobiographie intellectuelle (et pour une bibliographie relativement récente sur la question), voir Christophe Laudou, « Le Cogito autobiographique : quelques conditions métaphysiques d’apparition de l’autobiographie », dans Norbert Col, Écritures de soi, L’Harmattan, 2007, p. 31-40.

18 Stéphane Grisi, Dans l’intimité des maladies : de Montaigne à Hervé Guibert, Desclée de Brouwer, 1996, p. 25. L’auteur propose une histoire du mot et de l’empan sémantique qu’il recouvre, le faisant remonter aux études de Möbius sur Rousseau et Nietzsche. Voir aussi, plus récemment, Sophie Vasset, « Narrating pain in British medicine and fiction », dans S. Arnaud, H. Jordheim (éd.), Le corps et ses images dans l’Europe du dix-huitième siècle/ The Body and its Images in Eighteenth-century Europe, Paris, Champion, 2012, p. 199-217.

19 Pierre Hadot, L’Invention de l’autobiographie, op. cit., p. 9.

 

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

BARET, Jean-Pierre, RUGGIU, François-Joseph (dir.), Au plus près du secret des coeurs ? nouvelles

lectures historiques des écrits du for privé, Paris, PU Sorbonne, 2005.

BARDET, Jean-Pierre, RUGGIU, François-Joseph (dir.), Les écrits du for privé en France, de la fin

du Moyen Age à 1914, Paris, CTHS, 2014.

BEAUMONT, Élie, Obèse et impuissant. Le dossier médical d’Élie de Beaumont (1765-1776), textes

établies et présentés par Daniel Teysseire, Grenoble, Jérôme Millon, 1995

BERCHTOLD, Jacques, « Les Confessions de Saint-Augustin et celles de Rousseau », dans

BERCHTOLD, Jacques, HABIB, Claude, Les Confessions : se dire, tout dire, Paris, Classiques

Garnier, 2015, p. 19-31.

BERCHTOLD, Jacques, HABIB, Claude (éd.), Les Confessions : se dire, tout dire, Paris, Classiques

Garnier, 2015.

BRIOT, Frédéric, Usage du monde, usage de soi. Enquête sur les mémorialistes d’Ancien Régime, Seuil,

1994.

CHARBONNEAU, Frédéric, Mémorialistes français du siècle de Louis XV : bibliographie, Québec,

Les presses de l’Université de Laval, Cahiers du CIERL, n. 12, 2011.

COL, Norbert, Écritures de soi, L’Harmattan, 2007.

COTTRET, Bernard (éd.), Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, Mémoires d’une famille

huguenote (1722), Paris, Les Editions de Paris, 2003.

COUDREUSE, Anne, SIMONET-TENANT, Françoise, Itinéraires, Littérature, Textes, Cultures, «

Pour une histoire de l’intime et de ses variations », Paris, L’Harmattan, 2009.

— Itinéraires - Littérature, Textes, Cultures, « Les Mémoires, une question de genre ? » (dir.),

Paris, L’Harmattan, 2011.

COUSSON, Agnès, L’écriture de soi. Lettres et récits autobiographiques des religieuses de Port-Royal.

Angélique et Agnès Arnauld – Angélique Saint-Jean Arnauld d’Andilly – Jacqueline Pascal,

Paris, Champion, 2012.

DAUMAS, Maurice, ULBRICH, Claudia (éd.), Une conversion au XVIIIe siècle, Mémoires de la

comtesse de Schwerin, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2013.

FREIDEL, Nathalie, La Conquête de l’intime. Public et privé dans la Correspondance de Mme de

Sévigné Paris, Champion, coll. « Lumière classique », 2009.

FOISIL, Madeleine, « L’écriture du for privé », dans Philippe ARIES et Georges DUBY,

Histoire de la vie privée III. De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 1986, p. 331-369.

FOUCAULT, Michel, « L’Ecriture de soi », Corps écrit, n°5 (L’Autoportrait), février 1983.

— Le souci de soi (Histoire de la sexualité, t. III), Gallimard.

GASPARINI, Philippe, La tentation autobiographique de l’Antiquité à la Renaissance, Paris, Seuil,

2013.

GRISI, Stéphane, Dans l’intimité des maladies : de Montaigne à Hervé Guibert, Desclée de Brouwer,

1996.

GURVITCH, Georges, « L’autobiographie », Revue d’Histoire Littéraire de la France, nov. Déc.

1975, n° 6.

GUSDORF, Georges, Lignes de vie. 1. Les écritures du moi ; 2. Auto-bio-graphie, Paris, 1991.

HADOT, Pierre, L’Invention de l’autobiographie. D’Hésiode à saint Augustin (Colloque de Paris,

1990, dir. BASLEZ, Marie-Françoise, HOFFMANN, Philippe et PERNOT, Laurent), Presses

de l’Ecole Normale Supérieure, 1993.

HERSANT, Marc, « Rousseau mémorialiste ? », dans BERCHTOLD, Jacques, HABIB, Claude,

Les Confessions : se dire, tout dire, Paris, Classiques Garnier, 2015, p. 51-68.

— « Voltaire, auteur et lecteur de Mémoires », dans TATIN-GOURIER, Jean-Jacques, La

réception des Mémoires d’Ancien Régime : discours historique, critique, littéraire, Éditions le Manuscrit,

2010, p. 143-170.

— Le discours de vérité dans les « Mémoires » du duc de Saint-Simon, Paris, Champion, 2009.

HERSANT, Marc, JEANNELLE, Jean-Louis, ZANONE, Damien (dir.), Le sens du passé, Pour une

nouvelle approche des Mémoires, Actes du colloque international organisé par Jean-Louis

Jeannelle, Marc Hersant et Damien Zanone à l’Université Paris IV et à l’Université de

Louvain (Belgique), du 1er au 4 décembre 2010, revue La Licorne n° 104, 2013.

HERSANT, Marc, RAMOND, Catherine (dir.), La représentation de la vie psychique dans les récits

historiques et fictionnels des XVIIe et XVIIIe siècles, Leiden/Boston, Brill/Rodopi, « Faux-titre »

n°405, 2015.

HERSANT, Marc, RAMOND, Catherine, RAVIEZ, François, PILORGE, Marie-Paule (éd.),

Histoire, Histoires. Nouvelles approches de Saint-Simon et des récits des XVIIe et XVIIIe siècles, Arras,

Artois Presses Université, 2011.

LEJEUNE, Philippe, Écrire sa vie : du pacte au patrimoine autobiographique, Paris, Éditions du

Mauconduit, 2015.

— L’autobiographie en France, Paris, Armand Colin, 1971, 1998, 2010.

— Le pacte autobiographique, Paris, Seuil, 1975, 1996.

— Signes de vie. Le pacte autobiographique 2, Paris, Seuil, 2005.

— Aux origines du journal personnel. France, 1750-1815, Honoré Champion, 2016.

LEONARD, Monique Mémoire et écriture, Paris, Champion, 2003.

LESNE, Emmanuèle, La poétique des mémoires (1650-1685), Paris, Champion, 1996.

MARIN, Louis, L’écriture de soi, PUF, 1999.

MAUREPAS, Arnaud de, « L’oeil, l’oreille et la plume : la sensibilité testimoniale dans le

Journal de Barbier (1718-1763) », Histoire, économie et société, 4, 1991, p. 491-503.

MAUREPAS, Arnaud de, À cinquante lieues de Paris. Le journal d’exil des frères Belle-Isle pendant leur

exil à Nevers (1725-1726), Moulins, Études bourbonnaises, n. 267, 1994.

MAUREPAS, Arnaud de, et BRAYARD, Florent, Les Français par eux-mêmes. Le XVIIIe siècle.

Anthologie des mémorialistes du XVIIIe siècle, Laffont, 1996.

MAY, Georges, L’Autobiographie, Paris, PUF, 1979.

MELANÇON, Benoît, L’invention de l’intimité au Siècle des Lumières, Littérales, n. 17, 1995.

MISH, Georg : Geschichte der Autobiographie, Francfort, Schulte-Bulmke, 1907-1969, 4 vol.

PILLOUD, Séverine, Le mots du corps : expériences de la maladie dans les lettres de patients à un médecin

du XVIIIe siècle, Lausanne, BHMS, 2013.

RICOEUR, Paul, Temps et récit III. Le temps raconté, Paris, Seuil, 1985.

SETH, Catriona, La fabrique de l’intime, Mémoires et journaux de femmes du XVIIIe siècle, Paris,

Laffont, 2013.

SIMONET-TENANT, Françoise (éd.), avec la collaboration de Michel Braud, Jean-Louis

Jeannelle, Philippe Lejeune et Véronique Montémont, Dictionnaire de l’autobiographie. Écritures

de soi de langue française, , Honoré Champion, 2017.

STAROBINSKI, Jean, « Le Style de l’autobiographie », Poétique, n°3 (repris dans La Relation

Critique, Gallimard, 1971).

TATIN-GOURIER, Jean-Jacques, La réception des Mémoires d’Ancien Régime : discours historique,

critique, littéraire, Éditions le Manuscrit, 2010.

Usages et pratiques de la mémoire (XVIIIe-XXe siècles), En hommage à Maria Isabel Herrero,

Cahiers d’histoire culturelle, Hors-série, 2001.

WEERD-PILORGE, Marie-Paule de (éd.), Mémoires des XVIIe et XVIIIe siècles : nouvelles

tendances de la critique, Cahiers d’histoire culturelle n. 13, 2003.

WINTERMEYER, Rolf, en collaboration avec Corinne Bouillot (éd.), Moi public et moi privé

dans les mémoires et les écrits autobiographiques du XVIIe siècle à nos jours, Mont Saint-Aignan,

Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008.

ZANONE, Damien, Écrire son temps : les Mémoires en France de 1815 à 1848, Presses

universitaires de Lyon, 2006.

— L’autobiographie, Ellipses, 1996.

— Le moi, l’histoire (1789-1848), textes réunis par D. Zanone, Grenoble, ELLUG, Université

Stendhal, 2005.

ZWERDLING, Alex, The Rise of the Memoir, Oxford, Oxford University Press, 2017.

CfP: Artistic Biography in Early Modern Europe, RSA session at CAA 2019, NYC
Posted: Wednesday, July 18, 2018 - 18:32

Renaissance Society of America-sponsored session at the College Art Association conference, New York, February 13–16, 2019

Artistic Biography in Early Modern Europe

Proposals due August 6

Early biographies provide crucial primary sources for our knowledge of early modern artists throughout Europe. Inspired by Pliny the Elder, regional loyalties, gifted artists, influential patrons, and each other, biographers from the mid-sixteenth through the eighteenth century produced a staggering variety of biographical collections – varied in terms of their approaches, criteria, scope, and artistic interests. Such authors as Neudörfer, Vasari, Van Mander, Sandrart, Houbraken, Malvasia, Baldinucci, and Palomino, among many others, produced biographical compendia that have supplied modern scholars with first-hand information on thousands of artists.

In recent years, a growing number of scholars have reexamined these texts, publishing edited and translated editions as well as critical studies. This session proposes to investigate some of the concerns that have arisen in these studies, including but not limited to:

  • biographers’ differing methods and criteria;
  • questions of reliability and intentional misrepresentation;
  • the role and significance of anecdotes;
  • the uses of ekphrasis;
  • prejudices concerning women, foreigners, and specific artistic specializations;
  • the reliance on primary sources;
  • the influence of local literary and artistic traditions;
  • and the narrative structure, critical vocabulary, and authorial goals employed.

We welcome papers that deal with these broader issues about biographical practices and how these have shaped the study of early modern artists. Send proposal and short c.v. by August 6th to Babette Bohn (Texas Christian University) – b.bohn@tcu.edu and Jeffrey Chipps Smith (University of Texas, Austin) – chipps@austin.utexas.edu.

Call for contributions: Early Modern Women’s Mobilities
Posted: Wednesday, July 18, 2018 - 18:29

Early Modern Women: An Interdisciplinary Journal Volume 14.1 (Fall 2019) will feature a forum on “Early Modern Women’s Mobilities”

The scholarship on early modern women has moved far beyond the long-held notion that women remained in the home. Indeed, mobility was a defining feature of many women’s lives. For this forum, we are interested not only in examples of women’s mobility, but also research that interrogates the far-reaching implications of that mobility for women and considers how it informs our understanding of gender in the early modern world. We seek essays that examine but are not limited to:

  • Migration and settlement (actual and imagined, internal and external)
  • Travel (actual and imagined, local and global, voluntary and involuntary)
  • Gendered understandings of distance and space
  • Movement and the body
  • Modes of transportation
  • Intersectionality and mobility

Please send abstracts of 500 words to the editors (emwj@umw.edu) by September 30, 2018. Completed essays of 3500 words will be due on January 30, 2019.

CfP: Beyond the Singular Artist: A Critical Assessment of Collaboration, c. 1400-1700 (RSA 2019 Toronto)
Posted: Wednesday, July 18, 2018 - 18:25

Proposals due August 1, 2018

 

This panel takes collaboration as a widespread condition of artistic practice and as a necessary strategy in the face of large, complex, and ambitious projects that exceeded the physical and technical capacities of a single individual. Early modern art history has often cast contemporary artists as antagonists, recounting the friendly competition that stimulated artistic virtuosity, invention, and “progress,” alongside anecdotes about more violent and secretive enmities on shared work sites. In a break from this discourse, we seek to challenge notions of the autonomous artist by shifting our focus away from a discussion of independent genius and towards the reality of interdependent and collective practices. Understanding the exigencies of works that employed multiple hands also allows us to be critical of and sensitive to the limits of looking for unilateral artistic identity in the resultant work, when authorship is so often a plural affair. This is not to suggest that collaboration did not bring about its own challenges: issues of translation and coordination could lead all too easily to stalls in process or even visible fissures in the resultant work.

 

We welcome papers that do not merely describe instances of artists working together but that seek to engage critically with the concepts and practices of artistic collaboration. How was labor divided or delegated in collaborative projects? Did collaboration foster the development of artistic specialization or attract generalists? How do multiple hands manage to create artistic unity? How do we understand the split between design and technical execution, and, relatedly, the translation between media (i.e. from painting to print, from cartoons to tapestries)? Is the visible coordination of accomplished artists and diverse resources ever a desirable effect, as may perhaps be the case in multimedia works such as the retablo, the grotto, and ephemeral architecture? Are conventional discourses on artistic media such as the paragone still useful as we think about collaboration and its products, or do collaborative practices challenge the limits of theory?

 

Topics might address:

 

-collaboration between a diverse array of actors, from artists to architects, artisans, apprentices, printers, laborers, furnishers of tools and materials, patrons, foremen, and site managers

-strategies of transfer and translation across surfaces and scales that facilitate intermedial and transmedial projects

-papers that result from the collaborations of practitioners and researchers across specialties (i.e. restoration, conservation, and practicing artists) and disciplines (i.e. history of art and history of science)

-the aesthetic particularities of works of art that result from collaboration

-the development of a critical vocabulary of terms to assess artistic collaboration

 

Please submit proposals, which should include a paper title (15-word max), abstract (150-word max), and a brief CV (300-word max) to Victoria Addona (vaddona@fas.harvard.edu) and Sarah Grandin (sgrandin@fas.harvard.edu) no later than August 1, 2018.

New Publications

Le Personnel musical de la Sainte-Chapelle de Paris xvie et xviie siècles (Charles-Yvan Élissèche)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:59

Charles-Yvan Élissèche, Le Personnel musical de la Sainte-Chapelle de Paris xvie et xviie siècles, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Cet ouvrage porte sur le personnel ecclésiastique et sur la vie musicale de la Sainte-Chapelle de Paris aux xvie et xviie siècles, mettant en avant un fait propre à la Sainte-Chapelle : l’interdépendance du statut ecclésiastique et de la compétence de chantre.

Nombre de pages: 423
Parution: 02/03/2022
Collection: Musicologie, n° 15
ISBN: 978-2-406-12557-0
ISSN: 2495-5485

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Les Géants de Rabelais Folklore, histoire ancienne, nationalisme (Walter Stephens)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:53

Walter Stephens, Les Géants de Rabelais Folklore, histoire ancienne, nationalisme, trad. Florian Preisig, Paris, Classiques Garnier, (2006) 2022.

Les Géants de Rabelais, érudits et chrétiens, jouent un rôle crucial dans l’évolution de la figure du géant depuis l’Ancien Testament. Les fictions rabelaisiennes naissent de l’opposition entre les géants malveillants de la tradition folklorique et les géants héroïques d’une nouvelle histoire nationale.

Nombre de pages: 590
Parution: 02/03/2022
Réimpression de l’édition de: 2006
Collection: Études et essais sur la Renaissance, n° 69
Série: La Renaissance française, n° 12
ISBN: 978-2-406-12946-2
ISSN: 2105-8814

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"Sur la narration" : "Exercices de rhétorique" n°18 (2022)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:47

Exercices de rhétorique

Direction
francis.goyet@univ-grenoble-alpes.fr
christine.noille@sorbonne-universite.fr

18 | 2022
Sur la narration

·         DOSSIER. Dispositifs rhétoriques dans la narration d’un personnage (xve-xviiie siècles)

Sous la direction de Pascale Mounier

Pascale Mounier
Présentation. Théories de la narration [Texte intégral]

Ellen Delvallée
Aspects et fonctions de la narratio dans Le Séjour d’Honneur d’Octovien de Saint-Gelais [Texte intégral]

Véronique Montagne
Narratio et discours rapportés dans L’Heptaméron [Texte intégral]

Amina Houara
Démontrer l’évidence : la déixis spatiale comme stratégie rhétorique dans les Propos rustiques de Du Fail [Texte intégral]

Marie-Gabrielle Lallemand
Les narrations brèves dans un long roman, Artamene ou le Grand Cyrus des Scudéry [Texte intégral]

Isabelle Delage-Béland
L’histoire d’un récit inséré. Dispositio et narratio dans Pierre de Provence et la belle Maguelonne, du xve au xviiie siècle [Texte intégral]

·         ATELIER. La narration humaniste

Jean Lecointe
L’agrément des faits : le retour de la « vertu » de suauitas dans la rhétorique humaniste de la narration (1450-1710) [Texte intégral]

Jean Lecointe
Matériaux pour l’étude de la théorie de la narration dans la rhétorique humaniste [Texte intégral]

·         DOCUMENTS. La narration par Majoragius (1569) et Caussin (1619)

Lise Charles et Suzanne Duval
La narration, par Majoragius (1569) et Caussin (1619). Introduction, transcription, traduction et notes [Texte intégral]

·         ANALYSE D’UN DISCOURS

Mathieu Goux
L’écriture de la circularité dans les Lettres de la Marquise de M*** au Comte de R***. Lettre xix : « Je ne vous ai pas vu hier… » [Texte intégral]

Une piété lotharingienne Foi publique, foi intériorisée (xiie-xviiie siècles) (dir. Guyon (Catherine), Krumenacker (Yves), Maes (Bruno))
Posted: 14 Mar 2022 - 09:36

Une piété lotharingienne Foi publique, foi intériorisée (xiie-xviiie siècles), dir. Catherine Guyon, Yves Krumenacker et Bruno Maes, Paris, Classiques Garnoer, 2022.

La "Dorsale catholique", issue de l'Axe lotharingien, désigne la longue écharpe née du partage de l'empire carolingien qui s'étire de la Mer du Nord au Milanais. Ce couloir européen présente de nombreuses particularités sur le plan religieux. Il a été un lieu d'échanges intenses et constitue un excellent observatoire de la manière dont les fidèles vivaient leur foi dans les sociétés d'Ancien Régime.

Nombre de pages: 357
Parution: 09/03/2022
Collection: Rencontres, n° 530
Série: Histoire religieuse, n° 4
ISBN: 978-2-406-12216-6
ISSN: 2103-5636

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Anne-Marie de Schurman, Correspondance (1607-1678) (éd. Constant Venesoen)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:30

Anne-Marie de Schurman,  Correspondance (1607-1678), éd. Constant Venesoen, Paris, Classiques Garnier, (2004), 2022.

Anne Marie de Schurman entretint une riche correspondance avec des érudits de l'Église réformée mais aussi avec Pierre Gassendi et Marie de Gournay. Cette première édition en français propose au lecteur de découvrir le rayonnement d’une femme savante qui fut au cœur de la « question féminine » au xviie siècle.

Nombre de pages: 242
Parution: 09/03/2022
Réimpression de l’édition de: 2004
Collection: Textes de la Renaissance, n° 80
Série: L’Éducation des femmes à la Renaissance et à l’âge classique
ISBN: 978-2-406-12951-6
ISSN: 1262-2842

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