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Calls for Papers and Contributions

CfP: Motherhood in the Academy (NeMLA roundtable)
Posted: Saturday, July 21, 2018 - 18:44

NeMLA’s 50th Anniversary Convention, Washington, DC, March 21-24, 2019.

Abstracts may submitted by September 30, 2018 in English or French via the links provided. Please disseminate this invitation and send any questions to the organizers (erin.a.myers@gmail.com and bastink@eckerd.edu). Thank you for your consideration! Kate Bastin & Erin Myers

Motherhood remains a sensitive subject for women in academia of all ranks. Recent books such as Staging Women’s Lives in Academia: Gendered Life Stages in Language and Literature Workplaces (2017), Mama PhD: Women Write About Motherhood and Academic Life (2008), Academic Motherhood: How Faculty Manage Work and Family (2012), and articles on The Chronicle of Higher Education have raised this issue in seeking to establish new footing for women in academia. The time is ripe for discussion about how changing the culture of the academy can help it grow to accommodate women as mothers and creators of culture, present and future. While it often seems that male academics are lauded for having children, the opposite rings true for women. Female academics encounter warnings in their graduate student days of avoiding children if they seek success, or face judgment that having more than one child relegates a female scholar to the “Mommy Track.” How can we overcome these stereotypes so deeply rooted in the academy, for the sake of our students as well as our own? How do we end the “cycle of unequal academic motherhood,” as Amy Kittelstrom called it in the “The Academic-Mother Handicap” (The Chronicle, Feb. 12, 2010)? This roundtable seeks to draw upon the collective wisdom of women who are experiencing, or have experienced, motherhood in the professoriate at all career stages, and from diverse orientations. We invite participants to join us in discussing the curious and fraught relationship between parenting and professing as we move towards a positive reframing of motherhood and the academy.

https://www.cfplist.com/nemla/Home/S/17324

CfP: Animal, Vegetable, Mineral: Thinking with the Non-Human in Old Regime French Literature (NeMLA panel)
Posted: Saturday, July 21, 2018 - 18:41

NeMLA’s 50th Anniversary Convention, Washington, DC, March 21-24, 2019.

Abstracts may submitted by September 30, 2018 in English or French via the links provided. Please disseminate this invitation and send any questions to the organizers (erin.a.myers@gmail.com and bastink@eckerd.edu). Thank you for your consideration! Kate Bastin & Erin Myers

Innovative scholarship is advancing knowledge of the non-human in fields such as animal studies, material culture, environmental studies, food studies, biopoetics, ecopoetics, and geocriticism. Peter Sahlins investigates animals at the court of Louis XIV in 1668: The Year of the Animal in France, Jeffrey Peters studies geography and environmental studies in The Written World: Space, Literature, and Chorological Imagination in Early Modern France, and Alison Calhoun analyzes stage machines, automata, and androids in her work on the mechanics of the passions on the French baroque stage. This panel aims to bring together a variety of scholars studying non-human questions during the Renaissance through the late eighteenth century that investigate intersections of cultures, languages, and peoples through their work. Questions to consider include: how does the animal, vegetable, and mineral permeate transnational spaces and cross French borders during this time period? How does the non-human operate in cross-cultural spaces of early modern France and its territories? How does the non-human encourage intercultural contact in Old Regime France? How can the non-human contest traditional notions of history, territory, and identity during this time period? We welcome papers from a variety of disciplines and fields and aim to pursue cross-disciplinary fields of study that underline interaction between literature, visual culture, and other forms of cultural artifacts.

https://www.cfplist.com/nemla/Home/S/17483

Appel à communications: ÉCRIRE SA VIE EN FRANCE AUX XVIIE ET XVIIIE SIECLES
Posted: Friday, July 20, 2018 - 10:49

Colloque international

ÉCRIRE SA VIE EN FRANCE AUX XVIIE ET XVIIIE SIECLES

ÉCRITURE, EXPERIENCE ET CONNAISSANCE DE SOI DU DISCOURS DE LA METHODE AUX CONFESSIONS DE ROUSSEAU

24-25 octobre 2019

Université de Haute-Alsace-ILLE

 

RESPONSABLES

Marilina GIANICO (ILLE — EA 4363 Institut de recherche en Langues et

Littératures Européennes) et Christine HAMMANN (MCF à l’Université de Haute-Alsace,

ILLE — EA 4363 Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes)

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Michel CASSAN (Professeur émérite à l’Université de Poitiers), Agnès COUSSON

(Maître de Conférences à l’Université de Bretagne Occidentale), Marc HERSANT

(Professeur à l’Université Paris 3, Sorbonne Nouvelle), Philippe LEJEUNE (Professeur

émérite à l’Université de Paris 12), Dominique MASSONNAUD (Professeur à l’Université

de Haute-Alsace), Catherine RAMOND (Professeur à l’Université Bordeaux Montaigne),

Catriona SETH (Professeur à Oxford, All Souls College et à l’Université de Lorraine),

Damien ZANONE (Professeur à l’Université de Louvain)

 

APPEL À COMMUNICATION

Depuis la théorisation de l’autobiographie comme genre par Philippe Lejeune, ce

modèle d’écriture a fait l’objet de multiples analyses qui ont conduit à nuancer le rôle des

Confessions de Rousseau dans les évolutions de l’écriture de soi. Philippe Gasparini1, comme

Lejeune lui-même2, s’accordent avec Foucault (et déjà bien avant eux Georg Misch3) pour

montrer que des formes littéraires du « souci de soi »4 se déploient depuis l’Antiquité. La

parution, en 2017 du Dictionnaire de l’autobiographie5, se proposant d’« examiner comment

l’important capital critique apporté par Philippe Lejeune avait fructifié6 » et de

« cartographier un champ de recherches dont l’extension est souvent mal comprise »,

relance le débat sur « les écritures de soi en langue française7 » (c’est le sous-titre de

l’ouvrage) et rend compte de l’effervescence de la recherche sur les formes et les enjeux de

l’écriture autobiographique.

 

Tandis que les historiens, curieux du « for privé »8, publient depuis plusieurs années

les Mémoires de personnages parfois aussi obscurs que l’exilé huguenot Jacques Fontaine9,

l’écrivain de campagne Pierre Prion10, ou la fugitive comtesse de Schwerin11, la recherche

littéraire ne semble que plus récemment s’emparer de ces textes confidentiels. C’est ainsi

que Catriona Seth, dans sa belle anthologie critique La fabrique de l’intime, Mémoires et journaux

de femmes du XVIIIe siècle (2013) met au jour les témoignages de femmes plus ou moins

ignorées de la « grande histoire », comme Rosalba Carriera (1675-1757), Marguerite-Jeanne

de Staal-Delaunay (1684-1750)12, ou Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763). Par ailleurs

les travaux notables publiés durant la dernière décennie sur la correspondance de Mme de

Sévigné ou les grands mémorialistes attestent de l’intérêt des chercheurs actuels pour les

formes personnelles de l’écriture. Mais qu’y a-t-il d’autobiographique dans les Mémoires,

journaux et correspondances des XVIIe et XVIIIe siècles ?

 

Dès son premier ouvrage sur L’autobiographie en France (1971, 2010), Philippe Lejeune

soulignait le caractère labile, « complexe et instable » de l’autobiographie dont il n’existe

pas, selon lui, de modèle « pur ». Toute tentative de définition est forcément inadaptée aux

formes souples et variables de l’écriture de soi : « plus la définition sera nette, écrit le

théoricien du genre, plus elle a chance d’être inopérante, parce que le domaine exploré est

flou. […] aussi chaque oeuvre réalise-t-elle, selon des proportions diverses, une sorte

d’approximation du modèle théorique »13. Voire : peut-être la définition elle-même pose-telle

un cadre trop rigide et toujours partiellement inadapté à des expériences diverses dont

la variété et la richesse, précisément, nous intéressent plus que le modèle théorique. Elle

reste, comme Lejeune le souligne en revenant sur ses premiers travaux et sur son parcours

de recherche, un « un objet à analyser »14.

 

Certes, la définition proposée (récit rétrospectif en prose que quelqu’un fait de sa propre existence,

quand il met l’accent principal sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité15)

permet à première vue de distinguer l’autobiographie des Mémoires, du roman à la première

personne, ou encore du journal intime. Mais ne peut-on douter, comme nous y invite Marc

Hersant, de la pertinence de l’approche générique de l’écriture mémorialiste ? Et que faire

de ces textes intitulés Mémoires, qui, comme ceux de Mme de Staal-Delaunay, n’accordent

qu’un intérêt limité à la chronique historique et à la peinture de la Cour, préférant faire

porter l’accent sur l’expression d’une personnalité ? Quel statut donner aux « mémoires »,

ainsi qu’ils les appellent, que les patients adressent à des personnalités reconnues par le

corps médical pour obtenir un diagnostic16 ? Ou comment qualifier ces récits de vie,

souvent de commande, relatant un itinéraire spirituel, qui fleurissent au cours du XVIIe

siècle (vies de la Mère Alix Le Clerc, de Louis de Pontis, la Soeur Jeanne des Anges, Mme

Guyon ou Antoinette Bourignon) ? Où ranger les itinéraires intellectuels présentés par

Descartes, dans le Discours de la Méthode,17 Pierre-Daniel Huet, Jean Rou, Grosley ou Charles

Bonnet ? Que dire des récits fragmentés, parcellisés d’une vie telle qu’ils se déploient dans

une correspondance même aussi suivie que celle de Mme de Sévigné et sa fille ? Comment,

enfin, penser la circulation de la veine autobiographique dans divers genres aux frontières

somme toute poreuses ? Voilà l’un des enjeux de ce colloque.

 

 

Une deuxième piste de réflexion viserait une relecture du dernier terme de la définition

proposée par Lejeune : l’accent mis sur « l’histoire de sa personnalité ». Quel est le « je » qui

se donne à lire dans ces « vies » ? Car à l’évidence le « moi » se dévoile rarement tout entier

dans ces formes diverses d’écriture de soi. L’autobiographie spirituelle est souvent pudique,

et répugne à l’exhibition (Mme Guyon n’avait-elle pas été enjointe de réécrire sa vie pour

s’être montrée d’abord trop réservée ?). L’autopathographie,18 sur laquelle des études

récentes se concentrent et que le psychiatre Stéphane Grisi définit comme « tout écrit

autobiographique dans lequel l’auteur évoque de façon centrale ou périphérique, des faits,

des idées ou des sentiments relatifs à sa propre maladie », interprète l’expérience à l’aune de

l’étiologie ou de la symptomatologie médicale. À cet égard la perspective holistique et

totalisante de Rousseau est indéniablement originale et témoigne d’une « métaphysique de

la subjectivité19 » qui paraît absente dans les écritures précédentes. Mais faut-il exclure du

cadre de l’écriture autobiographique ces « moi partiels » qui parlent, qui le langage du corps

– corps jouissant ou corps en souffrance –, qui celui de l’âme, ou se contentent de décrire

l’itinéraire intellectuel ou spirituel de l’esprit en quête de savoir ou de salut ? Le degré de

personnalisation du moi pourra ainsi être interrogé dans les textes étudiés, ainsi que l’identité

et le rôle de l’éventuel destinataire / commanditaire (lecteur implicite, directeur de

conscience, éditeur, « public »…) des textes, dans la mesure notamment où ils influent sur

la forme d’écriture adoptée.

 

 

Enfin, à l’échelle de deux siècles, on se demandera - avec prudence - dans

quelle mesure ces écrits dans leur succession diachronique, leurs formes mutantes et leurs

préoccupations diverses reflètent une société en évolution (développement d’une sphère

intime, émergence d’une opinion publique…). Si en effet les historiens paraissent

aujourd’hui reconnaître que le XVIIIe siècle marque un tournant fondamental dans notre

conception de l’intime et du privé, ne peut-on pas distinguer, au sein des écritures

autobiographiques, des permanences, des modulations, des infléchissements qui

enregistreraient les grands changements socio-culturels ? En questionnant les diverses

formes autobiographiques sur deux siècles, cette perspective transversale permettra

également de resituer le geste rousseauiste dans un macrotexte susceptible d’en cerner plus

finement l’originalité formelle et thématique.

 

 

Le corpus envisagé inclura non seulement les récits personnels rétrospectifs,

mais également les narrations intercalées mettant en oeuvre diverses temporalités du moi

(acteur-personnage et auteur). Il comprendra :

 

- Les récits autobiographiques sous diverses formes (« Vies », itinéraires spirituels,

etc.) ;

- les journaux intimes ;

- les autobiographèmes dans des textes à visée mémorielle ou intimes : les Mémoires,

la correspondance privée, les relations de voyage voire les genres non personnels

(textes scientifiques, philosophiques, etc) ;

- les autopathographies : les relations de patients dans la médecine par

correspondance, mais aussi des chroniques de la maladie dans des écrits à visée non

médicale.

 

 

Les propositions d’environ une page et accompagnées d’une brève biobibliographie

devront être envoyées à marilina.gianico@gmail.com et christine.hammann@uha.fr avant

le 15 octobre 2018.

 

1Philippe Gasparini, La tentation autobiographique de l’Antiquité à la Renaissance, Paris, Seuil, 2013.

Notamment dans Signes de vie. Le pacte autobiographique 2, Paris, Seuil, 2005, en particulier le chapitre « Le pacte autobiographique, vingt ans après », p. 11-35.

Georg Mish, Geschichte der Autobiographie, Francfort, Schulte-Bulmke, 1907-1969, 4 vol.

Michel Foucault, « L’Écriture de soi », Corps écrit, n°5 (L’Autoportrait), février 1983 ; Le souci de soi (Histoire de la sexualité, t. III), Gallimard. Voir aussi Pierre Hadot, L’Invention de l’autobiographie. D’Hésiode à saint Augustin (Colloque de Paris, 1990, dir. Marie-Françoise Baslez, Philippe Hoffmann et Laurent Pernot), Presses de l’École Normale Supérieure.

Françoise Simonet-Tenant (dir.), avec la collaboration de Michel Braud, Jean-Louis Jeannelle, Philippe Lejeune et Véronique Montémont, Dictionnaire de l’autobiographie. Écritures de soi de langue française, Honoré Champion, 2017.

Ibid., p. 8.

Id.

Madeleine Foisil, « L’écriture du for privé », dans Philippe Ariès et Georges Duby, Histoire de la vie privée III. De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 1986, p. 331-369 ; Jean-Pierre Bardet et François-Joseph Ruggiu (dir.), Au plus près du secret des coeurs ? nouvelles lectures historiques des écrits du for privé, Paris, PU Sorbonne, 2005 ; Jean-Pierre Bardet et François-Joseph Ruggiu (dir.), Les écrits du for privé en France, de la fin du Moyen Age à 1914, Paris, CTHS, 2014.

L’école des Annales et la micro-histoire de Carlo Ginzburg ont fortement orienté la recherche historienne en ce sens.

Bernard Cottret éd., Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, Mémoires d’une famille huguenote (1722), Paris, Les Editions de Paris, 2003.

10 Emmanuel Leroy-Ladurie et Jean-Marc Roger éd., La Chronologiette de Pierre Prion (1744-1759), Paris, Fayard, 2007.

11 Maurice Daumas, Claudia Ulbrich éd., Une conversion au XVIIIe siècle, Mémoires de la comtesse de Schwerin, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2013.

12 Que Sainte-Beuve a sorti de son obscurité et qui a récemment intéressé quelques chercheurs.

13 Philippe Lejeune, L’Autobiographie en France, 1971, 3édition, Paris, Armand Colin, 2014, p. 11.

14 Dans Signes de vie. Le pacte autobiographique 2, op. cit., p. 22.

15 Ibid., p. 12.

16 Dont l’exemple le plus connu est sans aucun doute la correspondance du médecin suisse Tissot, mais qui, comme le suggère S. Pilloud (Séverine Pilloud, Le mots du corps : expériences de la maladie dans les lettres de patients à un médecin du XVIIIe siècle, Lausanne, BHMS, 2013), était une pratique assez fréquente tout le long du dix-huitième siècle, comme le témoigne également le dossier d’Élie Beaumont publié par D. Teysseire (Élie Beaumont, Obèse et impuissant. Le dossier médical d’Élie de Beaumont (1765-1776), textes établies et présentés par Daniel Teysseire, Grenoble, Jérôme Millon, 1995).

17 Pour le Discours de la méthode comme autobiographie intellectuelle (et pour une bibliographie relativement récente sur la question), voir Christophe Laudou, « Le Cogito autobiographique : quelques conditions métaphysiques d’apparition de l’autobiographie », dans Norbert Col, Écritures de soi, L’Harmattan, 2007, p. 31-40.

18 Stéphane Grisi, Dans l’intimité des maladies : de Montaigne à Hervé Guibert, Desclée de Brouwer, 1996, p. 25. L’auteur propose une histoire du mot et de l’empan sémantique qu’il recouvre, le faisant remonter aux études de Möbius sur Rousseau et Nietzsche. Voir aussi, plus récemment, Sophie Vasset, « Narrating pain in British medicine and fiction », dans S. Arnaud, H. Jordheim (éd.), Le corps et ses images dans l’Europe du dix-huitième siècle/ The Body and its Images in Eighteenth-century Europe, Paris, Champion, 2012, p. 199-217.

19 Pierre Hadot, L’Invention de l’autobiographie, op. cit., p. 9.

 

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

BARET, Jean-Pierre, RUGGIU, François-Joseph (dir.), Au plus près du secret des coeurs ? nouvelles

lectures historiques des écrits du for privé, Paris, PU Sorbonne, 2005.

BARDET, Jean-Pierre, RUGGIU, François-Joseph (dir.), Les écrits du for privé en France, de la fin

du Moyen Age à 1914, Paris, CTHS, 2014.

BEAUMONT, Élie, Obèse et impuissant. Le dossier médical d’Élie de Beaumont (1765-1776), textes

établies et présentés par Daniel Teysseire, Grenoble, Jérôme Millon, 1995

BERCHTOLD, Jacques, « Les Confessions de Saint-Augustin et celles de Rousseau », dans

BERCHTOLD, Jacques, HABIB, Claude, Les Confessions : se dire, tout dire, Paris, Classiques

Garnier, 2015, p. 19-31.

BERCHTOLD, Jacques, HABIB, Claude (éd.), Les Confessions : se dire, tout dire, Paris, Classiques

Garnier, 2015.

BRIOT, Frédéric, Usage du monde, usage de soi. Enquête sur les mémorialistes d’Ancien Régime, Seuil,

1994.

CHARBONNEAU, Frédéric, Mémorialistes français du siècle de Louis XV : bibliographie, Québec,

Les presses de l’Université de Laval, Cahiers du CIERL, n. 12, 2011.

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huguenote (1722), Paris, Les Editions de Paris, 2003.

COUDREUSE, Anne, SIMONET-TENANT, Françoise, Itinéraires, Littérature, Textes, Cultures, «

Pour une histoire de l’intime et de ses variations », Paris, L’Harmattan, 2009.

— Itinéraires - Littérature, Textes, Cultures, « Les Mémoires, une question de genre ? » (dir.),

Paris, L’Harmattan, 2011.

COUSSON, Agnès, L’écriture de soi. Lettres et récits autobiographiques des religieuses de Port-Royal.

Angélique et Agnès Arnauld – Angélique Saint-Jean Arnauld d’Andilly – Jacqueline Pascal,

Paris, Champion, 2012.

DAUMAS, Maurice, ULBRICH, Claudia (éd.), Une conversion au XVIIIe siècle, Mémoires de la

comtesse de Schwerin, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2013.

FREIDEL, Nathalie, La Conquête de l’intime. Public et privé dans la Correspondance de Mme de

Sévigné Paris, Champion, coll. « Lumière classique », 2009.

FOISIL, Madeleine, « L’écriture du for privé », dans Philippe ARIES et Georges DUBY,

Histoire de la vie privée III. De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 1986, p. 331-369.

FOUCAULT, Michel, « L’Ecriture de soi », Corps écrit, n°5 (L’Autoportrait), février 1983.

— Le souci de soi (Histoire de la sexualité, t. III), Gallimard.

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GUSDORF, Georges, Lignes de vie. 1. Les écritures du moi ; 2. Auto-bio-graphie, Paris, 1991.

HADOT, Pierre, L’Invention de l’autobiographie. D’Hésiode à saint Augustin (Colloque de Paris,

1990, dir. BASLEZ, Marie-Françoise, HOFFMANN, Philippe et PERNOT, Laurent), Presses

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Les Confessions : se dire, tout dire, Paris, Classiques Garnier, 2015, p. 51-68.

— « Voltaire, auteur et lecteur de Mémoires », dans TATIN-GOURIER, Jean-Jacques, La

réception des Mémoires d’Ancien Régime : discours historique, critique, littéraire, Éditions le Manuscrit,

2010, p. 143-170.

— Le discours de vérité dans les « Mémoires » du duc de Saint-Simon, Paris, Champion, 2009.

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nouvelle approche des Mémoires, Actes du colloque international organisé par Jean-Louis

Jeannelle, Marc Hersant et Damien Zanone à l’Université Paris IV et à l’Université de

Louvain (Belgique), du 1er au 4 décembre 2010, revue La Licorne n° 104, 2013.

HERSANT, Marc, RAMOND, Catherine (dir.), La représentation de la vie psychique dans les récits

historiques et fictionnels des XVIIe et XVIIIe siècles, Leiden/Boston, Brill/Rodopi, « Faux-titre »

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LEONARD, Monique Mémoire et écriture, Paris, Champion, 2003.

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MARIN, Louis, L’écriture de soi, PUF, 1999.

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MAUREPAS, Arnaud de, À cinquante lieues de Paris. Le journal d’exil des frères Belle-Isle pendant leur

exil à Nevers (1725-1726), Moulins, Études bourbonnaises, n. 267, 1994.

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Anthologie des mémorialistes du XVIIIe siècle, Laffont, 1996.

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du XVIIIe siècle, Lausanne, BHMS, 2013.

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Jeannelle, Philippe Lejeune et Véronique Montémont, Dictionnaire de l’autobiographie. Écritures

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STAROBINSKI, Jean, « Le Style de l’autobiographie », Poétique, n°3 (repris dans La Relation

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TATIN-GOURIER, Jean-Jacques, La réception des Mémoires d’Ancien Régime : discours historique,

critique, littéraire, Éditions le Manuscrit, 2010.

Usages et pratiques de la mémoire (XVIIIe-XXe siècles), En hommage à Maria Isabel Herrero,

Cahiers d’histoire culturelle, Hors-série, 2001.

WEERD-PILORGE, Marie-Paule de (éd.), Mémoires des XVIIe et XVIIIe siècles : nouvelles

tendances de la critique, Cahiers d’histoire culturelle n. 13, 2003.

WINTERMEYER, Rolf, en collaboration avec Corinne Bouillot (éd.), Moi public et moi privé

dans les mémoires et les écrits autobiographiques du XVIIe siècle à nos jours, Mont Saint-Aignan,

Publications des universités de Rouen et du Havre, 2008.

ZANONE, Damien, Écrire son temps : les Mémoires en France de 1815 à 1848, Presses

universitaires de Lyon, 2006.

— L’autobiographie, Ellipses, 1996.

— Le moi, l’histoire (1789-1848), textes réunis par D. Zanone, Grenoble, ELLUG, Université

Stendhal, 2005.

ZWERDLING, Alex, The Rise of the Memoir, Oxford, Oxford University Press, 2017.

CfP: Artistic Biography in Early Modern Europe, RSA session at CAA 2019, NYC
Posted: Wednesday, July 18, 2018 - 18:32

Renaissance Society of America-sponsored session at the College Art Association conference, New York, February 13–16, 2019

Artistic Biography in Early Modern Europe

Proposals due August 6

Early biographies provide crucial primary sources for our knowledge of early modern artists throughout Europe. Inspired by Pliny the Elder, regional loyalties, gifted artists, influential patrons, and each other, biographers from the mid-sixteenth through the eighteenth century produced a staggering variety of biographical collections – varied in terms of their approaches, criteria, scope, and artistic interests. Such authors as Neudörfer, Vasari, Van Mander, Sandrart, Houbraken, Malvasia, Baldinucci, and Palomino, among many others, produced biographical compendia that have supplied modern scholars with first-hand information on thousands of artists.

In recent years, a growing number of scholars have reexamined these texts, publishing edited and translated editions as well as critical studies. This session proposes to investigate some of the concerns that have arisen in these studies, including but not limited to:

  • biographers’ differing methods and criteria;
  • questions of reliability and intentional misrepresentation;
  • the role and significance of anecdotes;
  • the uses of ekphrasis;
  • prejudices concerning women, foreigners, and specific artistic specializations;
  • the reliance on primary sources;
  • the influence of local literary and artistic traditions;
  • and the narrative structure, critical vocabulary, and authorial goals employed.

We welcome papers that deal with these broader issues about biographical practices and how these have shaped the study of early modern artists. Send proposal and short c.v. by August 6th to Babette Bohn (Texas Christian University) – b.bohn@tcu.edu and Jeffrey Chipps Smith (University of Texas, Austin) – chipps@austin.utexas.edu.

Call for contributions: Early Modern Women’s Mobilities
Posted: Wednesday, July 18, 2018 - 18:29

Early Modern Women: An Interdisciplinary Journal Volume 14.1 (Fall 2019) will feature a forum on “Early Modern Women’s Mobilities”

The scholarship on early modern women has moved far beyond the long-held notion that women remained in the home. Indeed, mobility was a defining feature of many women’s lives. For this forum, we are interested not only in examples of women’s mobility, but also research that interrogates the far-reaching implications of that mobility for women and considers how it informs our understanding of gender in the early modern world. We seek essays that examine but are not limited to:

  • Migration and settlement (actual and imagined, internal and external)
  • Travel (actual and imagined, local and global, voluntary and involuntary)
  • Gendered understandings of distance and space
  • Movement and the body
  • Modes of transportation
  • Intersectionality and mobility

Please send abstracts of 500 words to the editors (emwj@umw.edu) by September 30, 2018. Completed essays of 3500 words will be due on January 30, 2019.

New Publications

Joannes Ravisius Textor (1492/3-1522) Un régent humaniste à Paris à l'aube de la Renaissance (Nathaël Istasse)
Posted: 14 Mar 2022 - 10:50

Nathaël Istasse, Joannes Ravisius Textor (1492/3-1522) Un régent humaniste à Paris à l'aube de la Renaissance, Genève, Droz, 2022.

Surtout connu des seiziémistes pour ses volumineux Epitheta et Officina, le Nivernais Joannes Ravisius Textor, Tixier de Ravisy sous son nom français le plus courant, naît en 1492 ou 1493 et meurt le 3 décembre 1522. Pour retracer l’odyssée pédagogique de ce professeur de rhétorique au prestigieux collège parisien de Navarre, Nathaël Istasse a non seulement étudié ces deux sommes, mais aussi l’ensemble de l’œuvre de ce régent humaniste, tout en exploitant les sources archivistiques et manuscrites disponibles. Ce faisant, il a mis au jour de multiples figures poétiques, académiques, politiques et religieuses qui ont compté peu ou prou dans l’existence du jeune pédagogue et, plus particulièrement, un véritable microcosme de professeurs, de poètes et de professeurs-poètes, oublié ou peu documenté jusqu’alors. L’histoire de l’Université de Paris, de l’enseignement du latin et des études grammaticales en ce début de Renaissance française reçoit également des éclairages inédits.

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Actes des synodes provinciaux Bourgogne (1601-1682) Édité par Yves KRUMENACKER
Posted: 14 Mar 2022 - 10:48

Actes des synodes provinciaux Bourgogne (1601-1682), édité par Yves KRUMENACKER, Genève, Droz, 2022.

Les synodes provinciaux des Églises réformées de France sont une source essentielle pour l’histoire du protestantisme à l’époque moderne. Après l’édition des synodes d’Anjou-Touraine-Maine publiée en 2012, ce volume réunit les actes des synodes de la province de Bourgogne, de 1601 à 1682. La province synodale de Bourgogne, bien plus vaste que la région de Bourgogne proprement dite, comprend aussi le Lyonnais, le Forez, la Basse-Auvergne, la Bresse et le Pays de Gex. C’est donc une partie considérable de la France protestante qui se révèle ici, marquée par la proximité de Genève et l’importance d’une ville comme Lyon. La lecture de ces documents montre une évolution très nette des préoccupations avec, sous le règne de Louis XIV, un désir de cohésion et d’union des communautés, une nécessité de lutter contre les problèmes financiers récurrents, une volonté de bien préciser le rôle des différents acteurs (pasteurs, anciens, diacres) et des institutions, un souci de préserver des papiers et des justificatifs afin de faire face aux menaces grandissantes du pouvoir royal.

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Gravures et dessins de Bernard Salomon, peintre à Lyon au XVIe siècle (Maud Lejeune)
Posted: 14 Mar 2022 - 10:45

Maud Lejeune, Gravures et dessins de Bernard Salomon, peintre à Lyon au XVIe siècle, Genève, Droz, 2022.

Au-delà des centaines de gravures qu’il a dessinées et qui ornent les livres illustrés des imprimeurs-libraires lyonnais, Bernard Salomon est un peintre remarquable. Sa vie durant, il a créé dessins, peintures et fresques qui ont été transposés par des techniques diverses dans toute l’Europe. Artiste polyvalent, il a répondu aussi bien aux commandes du Consulat, mandaté au moment des entrées solennelles, qu’à celles des industries locales. Ce livre propose de revenir sur les principales étapes de son parcours et de redéfinir les contours de son œuvre, en particulier les dessins et les estampes. Il reprend de manière critique et actualisée les témoignages d’époque et examine des œuvres nouvelles qui révèlent d’autres pans de la personnalité artistique du peintre. Tels Jean Cousin, Baptiste Pellerin ou Antoine Caron à Paris, Bernard Salomon fut un artiste important de la Renaissance française.

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Le réseau de Marguerite de Navarre Édité par Stéphan GEONGET, Anne BOUTET, Louise DAUBIGNY, Marie-Bénédicte LE HIR
Posted: 14 Mar 2022 - 10:43

Le réseau de Marguerite de Navarre, Édité par Stéphan GEONGET, Anne BOUTET, Louise DAUBIGNY, Marie-Bénédicte LE HIR, Genève, Droz, 2022.

Autour de Marguerite de Valois, reine de Navarre et sœur de François Ier, s’est tissé un réseau constitué d’hommes de lettres et de partisans de l’évangélisme que la reine a su protéger dans un contexte tendu de persécutions religieuses. Ce réseau lui a notamment permis de relayer son action évangélique dans différentes villes du royaume mais également au-delà de ses frontières, dans d’autres pays d’Europe. Correspondances, échanges poétiques, hommages littéraires mais aussi livres de comptes témoignent de ce réseau et permettent de mettre en évidence le rôle de protection et de mécénat joué par la reine dans la période qui suit la dissolution du cercle de Meaux. Ce réseau se définit notamment par le partage de convictions religieuses, par des influences littéraires communes, par des solidarités comme des rivalités, des alliances et des relations diplomatiques avec l’extérieur et enfin par certains liens affectifs et spirituels avec la famille royale. Ce volume qui résulte d’un colloque tenu en 2018 au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours révèle les nombreux liens qui unissent les membres du réseau de Marguerite de Navarre. Humanistes, poètes ou libertins spirituels, l’itinéraire d’un grand nombre d’entre eux est ici retracé, révélant toute la richesse mais aussi la grande complexité de ce réseau.

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PASSIONS DE L'INTÉRÊT Matérialisme et anthropologie chez Helvétius et Diderot (Sophie Audidière)
Posted: 14 Mar 2022 - 10:32

PASSIONS DE L'INTÉRÊT
Matérialisme et anthropologie chez Helvétius et Diderot

AUDIDIÈRE SOPHIE

Qu’en est-il de la « philosophie de l’intérêt » dans l’histoire du matérialisme du XVIIIe siècle ? En prenant l’intérêt depuis son déploiement anthropologique chez Helvétius et Diderot, ce livre apporte les éléments pour une révision de l’histoire moderne de la philosophie.

On suivra le fil conducteur qui définit la science de l’homme comme le domaine des lois de l’intérêt, c’est-à-dire ce qui, chez Condillac, présidait à la genèse des opérations mentales : un mouvement propre à l’homme ordonné par la recherche du plaisir et la fuite de la douleur. La science de l’homme comme être intéressé se déploie en une théorie de la connaissance comme intérêt, une analyse des passions comme affects socialisés, et une politique de l’utilité dont la visée est l’émancipation.

Cet ouvrage fait apparaître un matérialisme éclairé, ancrant la dynamique d’émancipation dans le corps sensible et laborieux, sans l’y fonder ; relevant d’une appréhension de l’expérience et de la pratique humaines, mais non de la substance ou de la production. Philosophie non utilitariste de l’intérêt, elle appréhende l’humain par tout ce à quoi il prend part et par quoi il est pris, y compris son aspiration à l’émancipation. Le sujet qui juge y est un corps sensible engagé dans l’histoire, cogito particeps, chez qui l’entendement n’est pas la mesure de la vie mais une de ses ressources.

Sophie Audidière est Maîtresse de conférences à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté et membre du laboratoire Logiques de l’agir.

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