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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Sons, voix, bruits, chants : place et sens du sonore dans l’analyse topique des textes narratifs d’Ancien Régime
Posted: Tuesday, July 10, 2018 - 01:21

Toulouse (15-17 mai 2019), avant le 30 sept. 2018

XXXIIIe Colloque international de la La SATOR (Société d’analyse des topiques romanesques, http://satorbase.org), sous l’égide du laboratoire Patrimoine-Littérature-Histoire (PLH) et de l’Équipe Littérature Herméneutique (ELH) organise son colloque international annuel de l’année 2019 à l’Université Jean Jaurès de Toulouse.

Il s’agira d’examiner non seulement la place et le sens qu’a pu tenir le sens de l’ouïe dans les textes narratifs d’Ancien Régime, mais surtout de se demander en quelle mesure l’objet sonore participerait de la scène topique, voire lui donnerait parfois tout son sens, au point que sons et bruits pourraient peut-être être compris comme des topoï.

1 – Son et topos : prolégomènes théoriques

« Défini comme configuration narrative récurrente, le topos constitue l’unité de base du travail de la SATOR » (« Avant-Propos », Actes du XVIIIe Colloque SATOR, P. U. de Laval, Québec, 2006, p. XI). Cette définition fait que dans un premier temps la présence du son dans un texte ne peut en elle-même être considérée comme une configuration – ou scène – narrative. Pourtant, outre le fait que le son, sur un plan épistémologique et anthropologique, revêt du sens pour un chercheur, la thématique des sons et des bruits dans les textes narratifs d’Ancien Régime (du Moyen Âge à la toute fin du 18e siècle) se prête bien, semble-t-il, à une étude topique. Certes, nous viendront immédiatement à l’esprit des scènes romanesques telles que celles de la leçon de musique, où du fait même de l’inscription d’un instrument, on peut imaginer que le son est présent. Néanmoins, si ce moment narratif est récurrent, du moins dans des romans du 18e siècle, on sait que la leçon est souvent prétexte à un échange d’ordre sentimental ; l’instrument est donc là au service de la narration, il revêt une fonction pragmatique et le son n’est pas ce qui intéresse : il n’en est d’ailleurs parfois pas fait mention. Mais est-ce toujours le cas ? On sait que les Lettres neuchâteloises de madame de Charrière se lisent au son de la basse, du violon, de l’alte, de la harpe, du clavecin et de la flûte, jusqu’à la mort du personnage (Caliste) dont le dernier plaisir est de faire « exécuter des morceaux du Messiah de Haendel, d’un Miserere qu’on lui avait envoyé d’Italie, et du Stabat Mater de Pergolèse » (éd. Trousson, 1996, Lettre 25, p. 474). Trouve-t-on, par exemple, d’autres « morts romanesques » imprégnées de musique et si c’est le cas, ne peut-on entendre le son – bien que n’entrant pas ici en tant que tel dans la langue – comme topos ? Si l’on considère la scène comme représentative de la mort d’un personnage, c’est bien la présence de la musique qui affine la configuration topique. On ne pourrait considérer, dans cet exemple, qu’il y a topique seulement à partir de la mort du personnage ; on ne peut en effet définir la scène topique, à suivre le modèle du thesaurus de la Sator, que de la façon suivante : « mort de personnage avec musique » (sachant, selon la Sator, que l’on peut parler de topique à partir du moment où l’on rencontre au moins trois occurrences de la configuration ). Ne pourrait-on par conséquent envisager le morceau de musique et à travers lui le son, dans la situation d’une mort de personnage, comme topos ayant permis de créer la scène topique ? Les démonstrations et discussions lors du colloque auront pour tâche de réfléchir à cette interrogation.

2 – Sensible sonore du Moyen-Âge à 1800 : questionnements Pensons par exemple encore aux fictions s’ouvrant sur un personnage découvrant un Paris résonnant de bruits de carrosses, de chevaux et de cris des marchands ambulants. Cette scène, dont la dimension sociologique est patente, est récurrente dans des récits du 18e siècle. Ne peuton parler toutefois de topique dès le Moyen-Âge, cette période vivant sous le régime de « l’oralité mixte » (Zumthor, La lettre et la voix de la « littérature médiévale », 1987) non seulement du point de vue de la configuration (« entrée dans une ville ») mais aussi de la présence sonore qui contribue à l’élaboration de la scène topique (« entrée dans une ville bruyante ») ? Le son est-il alors plus ou moins prégnant ? La langue le prend-elle en charge ? On réfléchira donc non seulement à la topique sur la continuité, mais aussi à la place et au rôle du sonore. Il semble intéressant en effet d’observer si ce sens singulier qu’est l’ouïe a été intégré dans le narratif. La vue est le sens primordial du Moyen Âge au 18e siècle. L’ouïe fut placée au second rang au Moyen Âge, parfois à égalité avec la vue au 18e siècle. Les penseurs des Lumières, du fait de sa relation avec la voix, comprirent l’importance première de l’ouïe qui permettait le commerce avec autrui. La voix, chantée notamment, perçue comme pure car naturelle, donna ses lettres de noblesse à l’ouïe, et même si le 17e siècle, sous l’influence janséniste, dénonçait le plaisir des sens, notamment celui de l’ouïe, il prisait la grande éloquence chez des ecclésiastiques dont la voix résonnait puissamment à l’oreille de leurs ouailles. Les textes narratifs – en prose et en vers – prirent-ils en compte l’intérêt des théoriciens qui débattaient des sensations, et si ce fut le cas, qu’en fut-il particulièrement du son ?

Au Moyen Âge, comme l’a montré récemment l’ouvrage collectif dirigé par Florence Bouchet et Anne-Hélène Klinger-Dollé (Garnier 2015), « les cinq sens ont généré abondance de productions artistiques et d’écrits à visée scientifique, spirituelle, morale et littéraire ». Mais si un sens comme celui de la vue est utile le plus souvent au service de la description qui donne son cadre à la scène, celui de l’ouïe revêt un intérêt semble-t-il plus profond : dès le Moyen Âge il représente en effet un « objet de savoir » ainsi que le démontre par exemple le « bestiaire sonore » offert en appendice au grand livre de J.-M. Fritz (Paysages sonores du Moyen Âge…, Champion 2000). Le sonore animal entre-t-il alors dans des scènes narratives médiévales et si c’est le cas, peut-on parler de topique sonore ? Si la sensorialité dans les récits de ce temps a été bien étudiée depuis une vingtaine d’années (voir La cloche et la lyre…, J.-M. Fritz, 2011 ; M. Zink, Nature et poésie au Moyen Âge, Fayard 2006 ; Bruits et sons dans notre histoire…, J.-P. Gutton, 2000 ; etc.), il serait pertinent d’approfondir cette donnée à partir de la notion de topos, et d’observer aussi ce qu’il en est entre Moyen Âge – Renaissance et 17e siècle. Jusqu’à quand perdure par exemple la représentation de la coutume du charivari qui fait son entrée dans les documents dès le début du 14e siècle ? Ces représentations forment-elles une topique sonore ?

Le 16e siècle, se préoccupant lui aussi de la hiérarchie des sens et remarquant que l’oreille n’est « jamais oisive » (Pierre Boaistuau, Bref discours de l’excellence et dignité de l’homme, Droz 1982, p. 52), lui donne toute sa dignité. N’est-elle pas en effet l’organe qui conduit le plus sûrement à la connaissance, comme l’affirme Rabelais ? (« […] tous jours, toutes nuyctz, continuellement, puissions ouyr : et par ouye perpetuellement apprendre : car c’est le sens sus tous aultres plus apte es disciplines », Tiers Livre, XVI, à propos de la Sibylle de Panzoust). Mais le 16e siècle ne s’en tient pas aux notions théoriques sur le sens de l’ouïe ; il tente de mettre en mots les sons, quitte parfois à en passer par les couleurs ; il essaie de rendre visible par exemple une scène de bataille, scène topique s’il en est, mais dans un tableau qui désormais intégrerait le sonore (cf. l’évolution de Rabelais au cours des rééditions du Quart Livre, dont la poétique cherche à exprimer toujours davantage les bruits du monde). Lié au développement de l’imprimé, il cherche à représenter un monde vivant, une parole vive. Ainsi le narratif ne chercherait-il pas à libérer les « paroles gelées » qu’Alcofribas voulait emporter ? Ne dit-il pas l’ordre – et le désordre – de l’espace sonore ? (voir L. Hublot et L. Vissière, Les paysages sonores du Moyen-âge à la Renaissance, P. U. Rennes, 2016).

Au Grand siècle, hormis du côté des mondains, tel que Théophile de Viau, ou encore Gassendi, les sens, sous l’influence austère du jansénisme ambiant et l’influence des traités de savoirvivre publiés depuis le 16e siècle jusqu’aux Art[s] de se taire (pour reprendre le titre de l’ouvrage de l’abbé Dinouart, 1771), se trouvent moralement condamnés : « Ne vous étonnez point, s’il ne raisonne pas bien à présent, une mouche bourdonne à son oreille […] chassez cet animal » (Pascal, Pensées, fr. 8, Classiques Garnier, 1991, p. 180). Même un petit animal devient un divertissement sonore malvenu. Mais le roman ne semble pas épouser cette dénonciation : de quelle façon en effet Mlle. de Chartres est-elle touchée au cœur par M. de Nemours si ce n’est, au moment de la rencontre, d’abord par le grand bruit qui se fait à l’entrée de ce dernier dans la salle de bal puis à sa vue ? Le 17e siècle ne correspond-il pas aussi à cet Âge de l’éloquence, bien étudié par M. Fumaroli (1980) ? Sans oublier qu’à partir de la deuxième moitié du 17e siècle jusqu’à la première moitié du 18e, l’intérêt se porta tout particulièrement sur le rôle des sens — dont celui de l’ouïe — comme critères de jugement du beau. La présence du son dans le narratif qui fait sans doute le lien avec les préoccupations scientifiques du temps pourrait donc là aussi être interrogée. Nombre de ces textes sont effectivement imprégnés de chant et de musique et si la séquence de la leçon de musique est bien un topos du roman du 18e siècle, comme on l’a évoqué, à partir de quel moment les sonorités vocales et musicales font-elles leur entrée dans les textes narratifs ? Peut-on remarquer une récurrence de certaines scènes ?

Le 18e siècle, même s’il montre une prédilection pour les sons naturels et apprécie particulièrement le chant qui ravit l’âme de l’auditeur, d’une certaine manière réhabilite le bruit en tant qu’il témoigne de l’énergie humaine : on pensera à tous les romans de Diderot et à la performance vocale du Neveu de Rameau qui témoigne de ce dynamisme, mais aussi à la fin du siècle au Tableau de Paris de L.-S. Mercier (voir les travaux d’A. Farge). Tout un monde sonore emplit l’espace textuel du roman du 18e siècle et l’écriture cherche à rendre l’expérience sensible (voir les romans et journaux de Marivaux ; de Rousseau ; de Diderot, pour ne citer qu’eux). L’intégration du sonore dans un récit ne se fait donc plus seulement dans un objectif pragmatique au service de la narration, mais le son devient peut-être parfois lui-même un objet narratif.

3 – Axes

Si les points d’entrée du sonore apparaissent donc nombreux, on pensera non seulement à sa récurrence, offrant la possibilité d’identifier une scène topique, mais aussi aux continuités, aux ruptures éventuelles, et aux nouveautés dans la place qui lui est accordée au cours de la longue période envisagée. Le topos est en effet « un objet historique et à ce titre constitue un témoin précieux pour l’historien de la littérature » (M. Weil et P. Rodriguez, 1996, http://satorbase.org/index.php?do=outils); « Un topos naît et meurt » (Jan Hermann, satorbase.org) ; parfois peut-être renaît : les travaux devraient nous permettre d’examiner ce point. On sera attentif aussi à la signification (morale, sociologique, politique, philosophique…) que revêt le son et si celle-ci est la même à chaque occurrence, ou à ce qui crée une modification du sens. On observera encore avec précision le lexique employé pour dire la présence sonore, au point de remarquer si on retrouverait les mêmes phrases et/ou mots dans des scènes d’autres récits, comme le montre le thesaurus de la SATOR (http://satorbase.org/index.php?do=categorie). Associé dans la tradition rhétorique à l’inventio, « le topos est [en effet] intimement lié à la formation et à l’évolution des genres narratifs », peut-on lire sur le site de la SATOR qui a pris soin de mettre à la portée des intervenants des outils théoriques (http://www.satorbase.org/index.php?do=outils#2.1). Bien que des travaux aient été plus nombreux depuis une dizaine d’années au sujet de notre objet (notamment concernant le Moyen Âge), peu l’ont observé sur la continuité et à partir de la notion topique. Il semble donc que ce colloque sera susceptible de les enrichir. Le travail de recherche ne s’arrêtera pas au genre romanesque, mais s’élargira à d’autres types de textes narratifs tels que : – Des récits à l’intérieur de livrets d’opéra – Des chansons (cris de Paris) – L’écrit narratif en vers – Le texte mi-documentaire/mi-fictionnel (exemple du Tableau de Paris, déjà évoqué) Les axes thématiques pourront être définis par : – Le sonore de la nature humaine (bruit du corps, voix inarticulée) – La représentation sonore des institutions (Monarchie, Église…) – Le sonore matériel : bruits d’objets (instruments de musique, cloches, instruments de travail, armes, etc.) – Le sonore animal – Le son de la nature végétale, aérienne (tonnerre, etc.) (NB : si aux 17e et 18e siècles, on a porté la réflexion sur la distinction entre son et bruit, et si cette distinction est intéressante sur le plan esthétique, elle présente moins de pertinence dans l’approche thématique qui est la nôtre, donc nous employons l’un ou l’autre mot indistinctement dans cette présentation). Hélène Cussac

Les propositions sont à envoyer à Hélène Cussac : elencussac@orange.fr

Date limite : 30 septembre 2018

Mais, en vue du montage du dossier de subvention auprès du Conseil scientifique dès maintenant, il serait bienvenu de signaler le plus rapidement possible votre intention de participer en faisant parvenir les informations suivantes :

– Le sujet envisagé

– voire le titre de la communication (même provisoire)

– – votre statut – votre université et unité de rattachement

Comité scientifique : Florence Bouchet (Université Jean Jaurès-Toulouse II-ELH-bouchet@univ-tlse2.fr ) Pascale Chiron (Université Jean Jaurès-Toulouse II-ELH- pascale.chiron@univ-tlse2.fr) Jean-Pierre Dubost (Université Blaise Pascal-Clermont II – ex-Président de la SATOR dubost.jeanpierre@gmail.com) Jean-Philippe Grosperrin (Université Jean Jaurès- Toulouse II-ELH-grosperr@univ-tlse2.fr) ; Madeleine Jeay (Université d’Ottawa – ex-Présidente de la Sator – jeaymad@mcmaster.ca) Stéphane Lojkine (Université d’Aix-en-Provence – stephane.lojkine@univ-amu.fr ) Catriona Seth (Université d’Oxford – Présidente de la SFEDS – catriona.seth@modlangs.ox.ac.uk) Yen-Maï Trans-Gervat (Université Paris 3) – Présidente de la Sator – yen-mai.trangervat@univ-paris3.fr

Comité d’organisation à l’Université Jean Jaurès – Toulouse-PLH/ELH : Hélène Cussac : elencussac@orange.fr Pascale Chiron : pascale.chiron@univ-tlse2.fr Cristina Noacco : cnoacco@yahoo.fr

NOTES : Gabriel Thibault : J’ai regardé avec beaucoup d’intérêt ce sujet en effet peu travaillé et qui me fait penser à ces écrivains tel Guyotat qui se pense devant leur machine à écrire comme devant un piano. Tu as déjà beaucoup travaillé sur le sujet et c’est un chantier qui, dirigé par tes soins, devrait mettre en lumière combien l’écriture littéraire repose sur les sons, sur la musique. Je crois que c’est Baïf qui avait imaginé une transposition de la métrique latine sur la métrique française (le travail sur les longues et les brèves). La typographie même des poèmes avec leurs mesures, les ictus, les intervalles appellent l’attention sur une sorte de gisement premier qui serait le son. Tout cela pour dire que je suis très sensible à ton sujet: je suis toujours séduit par les Zaoum russes et l’Ürsonate de Kurt Schwitters SATOR Université Jean Jaurès – Toulouse – PLH-ELH 

CfP: Early Modern Women and Transnational Salons, Circles, and Academies
Posted: Tuesday, July 10, 2018 - 01:19

Toronto (17-19 March), proposals before 16 July 2018

Renaissance Society of Amercia 2019
 
During the past decade, increased scholarly attention has been given to early modern women’s participation in cultural production through groups—salons, literary circles, scientific and philosophical circles and academies, religious circles, and correspondence and patronage networks. Panelists are invited to consider the following:

-Salons, circles, academies, and networks enabling women to participate in cultural production—literary, scientific, philosophical, religious, and/or political

-the sociopolitical conditions/strictures in such groups

-Participation in such groups across borders

Please send an abstract and brief CV by Monday, July 16, to Anne Larsen at alarsen@hope.edu; Julie Campbell at jdcampbell@eiu.edu; and Diana Robin at diana.robin@rcn.com.

Early Modern Women: An Interdisciplinary Journal
Posted: Tuesday, July 10, 2018 - 01:16
Following another very successful Attending to Early Modern Women conference last week, we would like to invite you to consider submitting your work to Early Modern Women: An Interdisciplinary Journal.
 
EMWJ is the only journal devoted solely to the interdisciplinary and global study of women and gender spanning the late medieval through early modern periods. Each volume gathers essays on early modern women from every country and region by scholars from a wide range of academic disciplines, including art history, cultural studies, music, history, languages and literatures, political science, religion, theatre, history of science, and history of philosophy.
 
For more information on submitting work to EMWJ, please see the website: https://acmrs.org/publications/journals/emw/about
CfP: He Said – She Said: Women’s Words in Defence of Women
Posted: Tuesday, July 10, 2018 - 01:15

Toronto (17-19 mars 2019), avant le 25 juillet 2018

Renaissance Society of America Annual Meeting

Toronto, 17-19 March 2019

“Do you really believe … that everything historians tell us about men – or about women – is actually true? You ought to consider the fact that these histories have been written by men, who never tell the truth except by accident.” – The Worth of Women (1600)

Writing about women in the late medieval and early modern period focused on ideals of female behaviour. In the 16th and 17th centuries the discussion became a public debate over not just how women should act, but also whether or not they were even capable of the prescribed behaviours: what was the nature of woman? The “controversy” reached its height in the sixteenth century, with attacks and defences flying off the printing presses.

Not content to leave their defence to men, writers such as Moderata Fonte (quoted above) produced works that provided a counterpoint to traditional narratives that cast women as incapable and morally weak. From Christine de Pizan’s La cite des dames (1405) to Archangela Tarabotti’s Tirannia Paterna(1654), women have sought to directly confront misogynist views on the purported nature of women and their appropriate roles and behaviours in society.

This panel invites submissions on women who consciously and directly challenged the male- dominated discourse by interjecting their own voices into it. How did these women attempt to change or alter the debate? What argumentative tools/mediums did they choose? What were their expectations of the intervention? Who was the audience? How were such interventions received? What were the ramification of such direct / public actions for these women?

Suggested topics may include but are not limited to: “in defence of” and other activist texts; literary or visual representations of ‘illustrious women’ cycles; conduct manuals or advice texts written by women for women; women educators; political tracts/political activism by women; and philosophical or religious writing on the role and nature of women.

Particularly welcome are papers on un- or understudied women, and non-Eurocentric approaches. Papers from all disciplines will be considered.

Please submit 200-word proposals to Sarah Schell (sschell@aud.edu) and Tabitha Kenlon (tkenlon@aud.edu). Please include your name, email address, institutional affiliation, title of paper, and a brief CV. Feel free to email with any questions.

Deadline: July 25th, 2018

Appel à communications: Femmes et pouvoir dans les sociétés et cultures françaises et francophones
Posted: Tuesday, July 10, 2018 - 01:05

Leeds (17-19 mai 2019), avant le 1er sept. 2018

WOMEN IN FRENCH UK 15th BIENNIAL CONFERENCE (WiF UK / CCWW)

INTERVENANTE INVITÉE : Leïla Slimani

APPEL À COMMUNICATIONS

Le thème « femmes et pouvoir » revêt une pertinence particulière dans le contexte de la France d’aujourd’hui. Cinquante ans après les événements de mai 68, la société française est en train de vivre une nouvelle vague de mouvements revendicatifs tels que « La Barbe », ou, plus récemment, la campagne « Balance ton porc » contre le harcèlement sexuel et le sexisme dans la vie publique. De la même manière, l’écriture féministe française a joué un rôle déterminant en lançant un défi aux normes littéraires, sociales et sexuelles du patriarcat et beaucoup d’écrivaines francophones continuent à repousser les limites dans leur façon de représenter les rapports de force qui s’inscrivent dans le vécu féminin. Mais où précisément se situe le pouvoir dans la société française contemporaine ? De quelle manière le pouvoir est-il genré et que nous révèlent ses lignes de faille, dans leurs déplacements même, à propos de l’accession et du maintien des femmes au pouvoir ? Est-il possible de réconcilier l’objectif d’une « égalité dans la différence » porté par certains courants féministes avec une société réellement égalitaire et qui partage le pouvoir ? Comment se manifestent les rapports variés des femmes au pouvoir, en fonction de leur classe, de leur génération ou de leur ethnicité ? Et quelles sont les épreuves et même les contradictions vécues par les femmes au pouvoir ? Ce colloque s’intéressera aux manifestations historiques et contemporaines du pouvoir (et de l’impuissance) des femmes, à leur accès au pouvoir et aux formes de leur marginalisation, pour mieux explorer un sujet insuffisamment étudié jusqu’à présent. Parce que les organisatrices de ce colloque soutiennent que ce vaste thème de recherches sera mieux servi par des approches interdisciplinaires, les propositions de communications et de séances de disciplines diverses seront donc particulièrement appréciées, tout comme les contributions de doctorantes et celles de chercheuses venant de l’étranger. Les communications ne dépasseront pas 20 minutes.

Nous proposons les champs de travail suivants, mais la liste n’est pas exhaustive :

Espaces du pouvoir (y compris virtuels, médiatiques et quotidiens)

Femmes et pouvoir dans la théorie et la pensée

Femmes dans le domaine politique (par exemple, la parité, les politiques publiques, le militantisme)

Femmes et monde du travail (y compris universitaire)

Femmes et médias (par exemple, les maisons d’éditions gérées par les femmes, les metteuses en scène, les traductrices)

Femmes et pouvoir dans la littérature et le cinéma

Femmes, corps et réalités corporelles (par exemple, le sexe, la sexualité, la violence, les politiques de la reproduction)

Pouvoir, langage et voix (par exemple, l’éloquence, le rire) ou impossibilité de se faire entendre

Pouvoir et marginalisation (par exemple, le colonialisme, le postcolonialisme, l’ethnicité)

Pouvoir et cycle de vie (par exemple, l’enfance, l’adolescence, la maternité, la vieillesse)

Par ailleurs, WiF au Royaume-Uni est uni depuis 2017 par un partenariat avec WiF en Amérique du Nord autour du programme « Un Livre, un WiF ». Le projet vise à encourager la collaboration entre les deux associations lors de leurs deux colloques respectifs. Par cette démarche, nous espérons attirer l’attention critique sur le travail d’écrivaines de langue française qui n’ont pas encore acquis la notoriété, en France ou dans le monde francophone. Pour ce colloque, c’est l’écrivaine Claire Legendre qui est proposée, et le livre choisi sera L’Écorchée vive (2009) : toutes les propositions de communications ou de séances qui traitent de cette écrivaine sont les bienvenues.

Ce colloque est organisé en association avec le « Centre for the Study of Contemporary Women’s Writing » (CCWW), qui fait partie de l’Institute for Modern Languages Research à l’université de Londres.

Les propositions de communications, ou de séances entières (chaque séance consistera en trois communications), rédigées en anglais ou en français (300 mots maximum), devront parvenir AUX TROIS CO-ORGANISATRICES DU COLLOQUE (adresses ci-dessous) au plus tard le 1er septembre 2018. Les propositions devront être accompagnées d’une courte biographie (maximum 100 mots) ainsi que d’une affiliation institutionnelle.

Shirley Jordan : shirley.jordan@newcastle.ac.uk

Siobhán McIlvanney : siobhan.mcilvanney@kcl.ac.uk

Jackie Clark : Jackie.clarke@glasgow.ac.uk

 

New Publications

Jean Bodin, Les Six Livres de la République / De Republica libri sex. Livre troisième - Liber III (éd. Mario Turchetti)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:24
 
Jean Bodin

Jean Bodin est considéré comme le père de la doctrine moderne de la souveraineté. Après le massacre de la Saint-Barthélemy (1572), alors que l’état de guerre civile menace de désagréger le royaume de France, Bodin propose la recomposition de l’État dans son ouvrage, Les Six Livres de la République. Dans son troisième livre, il s’emploie à décrire la structure des institutions publiques, qu’incarnent les membres des grands corps de l’État, sans négliger de souligner l’importance de la famille, des communautés privées et des ordres des citoyens.

Plus d'informations ici.

Les Lumières du théâtre. Avec Pierre Frantz (souscription)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:19

Les Lumières du théâtre. Avec Pierre Frantz. Mélanges en l’honneur de Pierre Frantz, Paris, Classiques Garner - à paraître.

Offre de souscription


Version brochée, env. 348 pages : 25 euros au lieu de 35 euros
Version reliée, env. 348 pages : 59 euros au lieu de 74 euros 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 14 septembre 2022, de l'ouvrage Les Lumières du théâtre. Avec Pierre Frantz.

L'offre de souscription, valable jusqu'au 13 juin inclus, permet de bénéficier d'un tarif préférentiel. Le nom des souscripteurs figurera dans la tabula gratulatoria de l’ouvrageSi vous êtes intéressé, nous vous invitons à nous retourner le bulletin de souscription complété, soit par mail à l'adresse librairie@classiques-garnier.com, soit par courrier à Classiques Garnier – Service commercial - 6, rue de la Sorbonne – 75005 Paris.

 

Témoignant de la manière dont les travaux de Pierre Frantz ont renouvelé le regard sur le théâtre du XVIIIᵉ siècle, spécialistes de littérature, d’histoire, de musique et d’arts du spectacle célèbrent dans ces pages un art qu’ils interrogent sans préjugé. La diversité des voix dessine les contours d’une conception globale et inventive du spectacle et permet au lecteur de croiser, aux côtés de Diderot, Voltaire, Marivaux, Sade, un chien savant, des artistes patriotes, des esclaves nommés Figaro. Le volume ne se restreint pas aux Lumières, à l’image d’un penseur qui franchit les bornes des divisions séculaires, génériques et culturelles, guidé par cette recherche du point précieux où l’étude du passé dit quelque chose du présent et de nous.

Plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance (Audrey Gilles)
Posted: 14 Mar 2022 - 09:16

Audrey Gilles, Plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Prix Observatoire du Bonheur 2012
Prix de thèse Aix-Marseille Université 2013

Cette étude montre comment la dynamique entre voix masculines et féminines contribue à faire émerger un discours nouveau sur les plaisirs féminins dans la littérature française du xvie siècle.

Nombre de pages: 626
Parution: 23/02/2022
Collection: Masculin/féminin dans l’Europe moderne, n° 33
Série: XVIe siècle, n° 4
ISBN: 978-2-406-12699-7
ISSN: 2111-6970

Women and Querelles in Early Modern France, ed. by Helena Taylor and Kate E. Tunstall
Posted: 2 Mar 2022 - 12:18

Women and Querelles in Early Modern France, ed. by Helena Taylor and Kate E. Tunstall (Special Issue of Romanic Review, 112.3)
The Issue analyses women's involvements in various polemics from the sixteenth to the eighteenth centuries, challenging the misogynistic stereotype usually associated with the female quarreler. 

Contents: 
1.  Introduction: “C’est une femme qui parle” Helena Taylor, University of Exeter; 2.  Femmes, querelles galantes du xviie siècle et histoire littéraire, Myriam Dufour-Maître, Université de Rouen; 3. “Les hommes ont toute l’autorité”: Madeleine des Roches and the Querelle between Women and the Law, Emma Herdman, University of St Andrews; 4. Les Femmes dans la querelle de la moralité du théâtre: Le cas de Mademoiselle de Beaulieu, Clément Scotto di Clemente, Sorbonne Université; 5.  Marie de Gournay’s “Advis à quelques gens d’Église” and the Early Modern Rigorist Debate, Derval Conroy, University College Dublin; 6. “Vivre avec les vivants”: Madame de Sablé, Conflict, and the Art of Ambiguity, Lewis C. Seifert, Brown University; 7. Antoinette Deshoulières’s Cat: Polemical Equivocation in Salon Verse, Helena Taylor, University of Exeter; 8. Marie-Jeanne Lhéritier dans la Querelle des Anciens et des Modernes, ou comment être soi et nièce, Lise Forment, Université de Pau et des Pays de l’Adour;  9.   This Quarrel Which is Not One. Women’s Interventions in an Eighteenth-Century French Quarrel about Boys’ Education, Gemma Tidman, St John’s College, University of Oxford; 10.  A Woman’s Words—From Le Brun-Pindare to Citoyenne Pipelet and Constance, Princesse de Salm, Catriona Seth, All Souls College, University of Oxford; 11.  Postface, Elena Russo, Johns Hopkins University. 

More information: see here

Riccardo Raimondo, Le Phenix Poëte et les Alouëtes
Posted: 17 Feb 2022 - 17:48

Riccardo Raimondo, Le Phenix Poëte et les Alouëtes. Traduire les Rerum vulgarium fragmenta de Pétrarque en langue française (XVIe-XXIe siècles) : histoires, traditions et imaginaires, Bruxelles, Bern, Berlin, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2022.

Monographies 504 Pages
Littératures et Cultures romanes
Série: Destini incrociati / Destins croisés, Volume 17La poésie de Pétrarque et le pétrarquisme qui en est dérivé constituent une matière inestimable et un champ fertile pour comprendre les sources des identités et des cultures européennes. Il est donc crucial d’examiner les études pétrarquiennes au regard de nouvelles notions critiques telles que la transculturalité ou la transnationalité. L’exemple emblématique français constitue un champ d’enquête privilégié pour décrire ce que l’auteur définit comme le « mouvement migrant » du pétrarquisme européen. Grâce à l’application de nouvelles théories et méthodologies transdisciplinaires, cet ouvrage offre au public la possibilité de découvrir la richesse des traductions françaises des Rerum vulgarium fragmenta sur une période très vaste qui court du XVIe au XXIe siècle. Au-delà de l’ambition d’un travail d’érudition, ce livre est surtout le fruit d’une enquête intime sur des formes archétypales qui s’incarnent dans l’histoire des idées et des littératures. L’histoire de la traduction et des traductions n’est pas seulement une histoire des textes, mais aussi un récit des imaginaires qui les ont traversés.

plus d'informations ici.