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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Échanges culturels et création: Narrations en mouvement
Posted: Tuesday, May 29, 2018 - 10:23

Guelph (Canada, 4, 5, 6 juillet 2019), avant le 15 juin 2018

Colloque international de l’Université de Guelph

La littérature et les arts sont des produits d’échanges et de dialogues entre cultures. Ils sont produits également grâce aux interactions avec les objets culturels de périodes antérieures.

Partant du principe que les pratiques culturelles ne respectent pas les frontières, ce symposium examinera comment les échanges culturels peuvent constituer des identités hybrides et de nouveaux objets culturels, de nouvelles structures et institutions. Il examinera comment les imaginaires culturelles sont construites, comment elles émergent, comment elles sont reçues, comment elles se répandent et comment un mode de représentation en vient à remplacer un autre.

Nous encourageons des propositions de chercheurs et de chercheuses qui s’intéressent à la production d’écrivains, d’écrivaines et d’artistes dans tous les médias dont les productions traversent plusieurs domaines linguistiques et culturels. Les communications pourraient examiner la création de nouveaux produits culturels ou la réception et la transformation de produits culturels qui traversent les frontières, les langues, les cultures et les époques.

Parmi les sujets qui pourraient être abordés:

  • littératures de migration, d’immigration, d’exil
  • littératures diasporiques
  • emprunts et transferts culturels en littérature, cinéma ou en arts visuels
  • interactions et échanges culturels en littérature, cinéma ou en arts visuels
  • appropriations culturelles
  • voyageurs, touristes et dialogue transculturel
  • histoires et souvenirs enchevêtrés
  • cultures et langues minoritaires
  • réseaux de mobilité culturelle
  • réception et/ou transformation de produits culturels qui traversent les frontières et les limites
  • confrontations et/ou comparaisons de produits culturels

Merci d’envoyer votre proposition de communication de 250-mots à l’organisatrice du colloque, Prof. Margot Irvine à CrosswaysSymposium2019@gmail.com avant le 15 juin 2018. Veuillez sauvegarder votre document dans le format NomdeFamille.MotClé (par exemple: Irvine.Rolland).

Une publication d’une sélection des communications est prévue.

Langues : Le français et l’anglais.

Site du colloque : https://www.uoguelph.ca/arts/cce2019

Comité scientifique : Profs. Dawn Cornelio, Paola Mayer, Alan McDougall, Dorothy Odartey-Wellington et Sandra Parmegiani.

Ce colloque est organisé par le programme en études européennes à l’Université de Guelph, en partenariat avec le programme de Master “Crossways in Cultural Narratives” Erasmus-Mundus et son consortium d’universités (University of Guelph, Université de Perpignan via Domitia, Università degli studi di Bergamo, Universidade Nova de Lisboa, University of Saint Andrews, Universidade de Santiago de Compostela, University of Sheffield, Ebernard Karls Universität Tübingen, Adam Mickiewicz University, Universidad Nacional de Tres de Febrero, Universidad Iberoamericana de la Ciudad de México, Universidade Federal do Rio de Janeiro).

http://siefar.org/echanges-culturels-et-creation/

Source: SIEFAR

Appel à contribution pour le numéro 23 de la revue Alkemie: L'Amitié
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:30

L’AMITIÉ

Appel à contribution pour le numéro 23 d’Alkemie

revue semestrielle de littérature et philosophie

Simone Weil écrivait : « Il y a deux formes de l’amitié, la rencontre et la séparation. Elles sont indissolubles. Elles enferment le même bien, le bien unique, l’amitié […] Enfermant le même bien, elles sont également bonnes ; les amants, les amis, ont deux désirs, l’un de s’aimer tant qu’ils entrent l’un dans l’autre et ne fassent qu’un seul, l’autre de s’aimer tant qu’ayant entre eux la moitié du globe terrestre leur union n’en souffre aucune diminution. »

L’amitié, dit le Littré, est un « sentiment qui attache une personne à une autre ». Cette définition, qui peut sembler bien vague, ne fait que confirmer la difficulté, dès Aristote, d’établir les principes certains de l’amitié. Réciprocité, absence d’intérêt, gratuité, mais aussi services rendus sont les plus fréquemment évoqués, butant régulièrement sur une antinomie désintéressement / utilité dont le champ d’extension, bien loin de se restreindre au domaine privé, embrasse le domaine du politique. 

Le Grand dictionnaire Larousse de la philosophie, tout en reprenant la définition « sentiment d’attachement d’une personne pour une autre » et en le différenciant de l’amour lié à la sexualité, rappelle qu’amicitia est la traduction de philia qui à l’origine désigne tout type d’attachements avant d’être définie de manière plus restrictive : ni éros ni agapè, relation d’affection désintéressée et vertueuse entre égaux, la vertu (ou dans un autre registre la justice) lui conférant aussi, comme on le voit notamment chez Cicéron, une dimension proprement républicaine. Cependant, à la question de savoir si l’amitié peut se pratiquer simultanément à deux, dans une petite communauté choisie, au sein d’un groupement socio-politique se greffe de façon récurrente celle que suscitaient les postulats épicuriens : l’amitié aurait une dimension utilitaire dont le projet final est le plaisir, même si elle engage à aimer l’autre comme soi-même. Si le plaisir est un bien, il n’est pas celui des autres écoles et il est d’ailleurs assez paradoxal que l’épicurisme qui a tant vanté l’amitié y ait trouvé, en son sein même, un sujet de désaccord quant au degré de besoin présidant à la naissance de l’amitié.

L’homme heureux a-t-il des amis ? C’est l’antinomie première. S’il est heureux, il n’a pas de besoin donc pas besoin d’amis. Mais il faut des amis pour être heureux. Donc on ne les aime pas pour eux-mêmes. Disons alors qu’on aime pour lui-même l’ami dans le bonheur et pour ses services dans le malheur… C’est un cercle vicieux, et peut-être un faux problème dans la mesure où l’agent « homme heureux » devient par répercussion lui aussi un mythe (pensons à propos à l’aphorisme de Georges Perros, « L’amythié »)...

Les ennuis, si l’on peut dire, n’auraient-ils commencé lorsque Philia se dépouilla de sa transcendance pour se socialiser ? La dyade empédocléenne Amitié / Haine, force cosmique de concentration et dispersion, avait le mérite de ne pas faire porter sur l’homme le poids entier de ses attachements. Certes, mais Aristote, soulignant qu’Empédocle était illisible, notait que cette philia qui ramène à l’unité les éléments et les êtres les sépare en réalité, retirant par exemple le feu des mélanges qu’il forme avec d’autres éléments – et non sans risque, pourrait-on ajouter, d’aboutir au contraire de l’amitié altruiste, à une amitié de soi purement égoïste. Cicéron l’avait bien compris, qui liait l’amitié à l’humanitas et à la vertu sans en faire le domaine des meilleurs ou des sages mais des boni, sans l’absolutiser. Amitié politique, contre la solitude du tyran et les illusions des démagogues, mais aussi familiarité intime entre gens de bien, marquée par le souci intranquille d’autrui comme de soi, et désirable pour elle-même. Montaigne, quant à lui, la décrivait comme une communion des âmes sans motif, sans récompense, d’où la formule fameuse « parce que c’était luy ; parce que c’était moy », pour la différencier des accointances causées par occasion ou commodité et appelées ordinairement « amitié ». D’Amitié en amitiés (s) en « amitié », le problème demeure entier, entre tautologie et descriptions infinies, mais aussi entre ce qui relève du naturel et du conventionnel.

« Qu’un ami véritable est une douce chose » écrit La Fontaine dans la fable « Les deux amis » : on oublie souvent de lire « véritable » et que la fable précédente, « L’ours et l’amateur des jardins » se conclut ainsi : « Rien n’est plus dangereux qu’un ignorant ami ; / Mieux vaudrait un sage ennemi. »

Si l’on songe au travail déceptif opéré par La Rochefoucauld, Nietzsche, la psychanalyse sur la grammaire de l’amitié, il semble que le problème suppose bien de la modestie dans son approche et ses conclusions. Voltaire évoque un « contrat tacite entre personnes sensibles et vertueuses », Richard Rorty en fait aujourd’hui de manière pragmatique une vertu démocratique, sans doute traiter de l’amitié suppose-t-il, pour paraphraser Paul Ricœur, de mettre « les figures empiriques de l’amitié en résonance avec la structure spéculative de la reconnaissance ». C’est le projet, dans des perspectives aussi bien philosophiques, littéraires, anthropologiques que politiques, de ce numéro d’Alkemie consacré à l’amitié.

Pierre Garrigues

Les contributions, inédites et en langue française, sont à envoyer jusqu’au 1er janvier 2019. Les textes doivent être transmis au comité de rédaction, aux adresses info@revue-alkemie.com et mihaela_g_enache@yahoo.com (en format Word, 30 000 signes maximum, espaces compris). Nous vous prions d’accompagner votre article d’une courte présentation bio-bibliographique (400 signes, en français), d’un résumé (300 signes, en français et en anglais), et de cinq mots-clefs en français et en anglais.

Date limite : 1er janvier 2019.

Site de la revue Alkemie : http://www.revue-alkemie.com

Directrice : Mihaela-Genţiana STĂNIŞOR (mihaela_g_enache@yahoo.com)

Appel à communications: MÉTAMORPHOSE ET MÉMOIRE DE L'ÉVÉNEMENT. L'ÉVÉNEMENT DANS LES "CANARDS" OU FAITS DIVERS EUROPÉENS DES XVIe-XVIIIe SIÈCLES
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:19

IX Colloque international (Rennes, 19-21 septembre 2019)

SIERS (Sociedad Internacional para el Estudio de las Relaciones de Sucesos)

& Université Rennes 2, Université Paris 3 

COMISSION SCIENTIFIQUE Augustin Redondo (Université Sorbonne-Nouvelle), Jean-François Botrel (Université de Haute Bretagne), Henry Ettinghausen (University of Southampton), Sagrario López Poza (Universidade da Coruña), Carmen Espejo Cala (Universidad de Sevilla), Luc Torres (Université Rennes 2), Eva Tilly (Université Rennes 2), Hélène Tropé (Université Paris 3)

DIRECTION  Luc Torres (CELLAM-Romanistes, Université Rennes 2), Eva Tilly (ERIMIT, Université Rennes 2), Hélène Tropé (CRES-LECEMO, Université Paris 3)

SECRÉTARIAT Laurence Bouvet-Leveque (Université Rennes 2)

INFORMATION GÉNÉRALE luc.torres@sfr.fr

INFORMATION ADMINISTRATIVE laurence.bouvet-leveque@univ-rennes2.fr 

 

Le IXe Colloque International de la SIERS se tiendra en septembre 2019 et portera sur les représentations d’un même événement dans les relaciones de sucesos, "canards" ou faits divers de l’Europe des XVIe-XVIIIe siècles. Le colloque pourrait comporter plusieurs sessions traitant d’un type d’événement spécifique, à analyser du point de vue d’une perspective comparatiste, par exemple :

• Famines, pestes, disette, catastrophes naturelles, tremblements de terre, assassinats, meurtres, méfaits : sources de perturbations et donc manipulables sur le plan idéologique.

• Les batailles, les guerres, les conquêtes, entrées triomphales, réceptions officielles. Une attention particulière pourra être portée aux conflits d’intérêt entre les puissances et les luttes pour l’hégémonie : par exemple, l’Espagne en Allemagne et les divers conflits durant la Guerre de Trente ans, les relations entre l’Espagne et l’Italie, Naples et l’Espagne, etc.

• Événements religieux, béatifications, canonisations, vies de saints, miracles, légendes, mythes, traditions de la péninsule Ibérique également présentes en Europe.

Les comparaisons pourraient porter, par exemple, sur :

• L’espace de diffusion considéré (différents pays d’Europe et Amérique coloniale).

• L’utilisation du vers ou de la prose, voire des deux.

• Types d’émetteurs (anonyme, ou plus ou moins officiel, littéraire). • Interprétation et lecture critique, neutre ou plus idéologique de l’événement.

• Modes de distribution et de fabrication des relaciones de sucesos "canards" ou faits divers.

• Perception positive ou négative d'un événement selon les pays, régions, cultures. 

• Diachronie de l’événement (sa lecture à travers les trois siècles de l’époque moderne)

• Commémorations, anniversaires, éphémérides d'un même événement ou série d'événements en Europe.

 

PRÉSENTATION DES COMUNICATIONS

• Les propositions de communications pourront être envoyées du 1er mai 2018 au 31 mars 2019.

• Chaque proposition recevra une réponse avant le 31 juillet 2019.

• Les collègues souhaitant présenter une communication devront remplir leur Fiche d'inscription et l'envoyer au courrier électronique luc.torres@sfr.fr.

• Peuvent participer au IXe Colloque tous les membres de la SIERS.

• Pour participer au IXe Colloque il est nécessaire d’être à jour de sa cotisation à la SIERS.

• Les chercheurs souhaitant s'inscrire à la SIERS avant le IXe Colloque pourront le faire à travers le lien Nuevos Socios dans la page web de la SIERS (http://www.siers.es) et recevront une réponse à leur demande avant la fin du délai consenti pour envoyer les propositions.

• Les langues oficielles du Colloque sont l’espagnol et le français. D'autres langues seront ponctuellement admises –italien, portugais et anglais–, après avis de la Commission scientifique. 

Source: Fabula

 
CfP: L’Imaginaire médico-religieux. French Literary Perspectives
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:13

For centuries, religious perspectives have informed understandings of and approaches to health and illness. As Kathlyn Conway has written, ‘In the Western world, before modern advances in medicine, when little was available in the way of cure, the story of Christianity was often the lens through which illness was viewed. It suggested that people do not control but must accept their fate and that suffering has meaning: it was the path to redemption’ (Illness and the Limits of Expression, p. 12). Even with scientific advances, and the rise in secularism, modern illness narratives frequently contain religious metaphors and religious organisations are often at the forefront of medical provision. This conference aims to explore the culturally-specific connections between medicine (illness, suffering, medical care, and death) and religion (Judaism, Christianity, and Islam) across France and the French-speaking world, from the nineteenth century to the present day, and from literary and philosophical perspectives. Suggested themes include, but are not limited to:

  • Religious metaphors in illness narratives
  • The ways in which illness narratives or writings on disease draw on religious texts
  • Theological interpretations of pain or suffering (test, punishment, redemption…)
  • Mysticism and Medicine in literature
  • Tensions between faith and science
  • Representations of medical practice as vocation
  • Literary portrayals of healing and/or miracles
  • Illness/suffering as a spiritual or religious experience
  • Literary portrayals of the religious and spiritual needs of patients
  • End-of-life care: religious perspectives and ethics

Proposals of c. 250 words for 20-minute papers, in French or English, that deal with any aspect of the above questions should be emailed to the conference organiser, Dr Steven Wilson (steven.wilson@qub.ac.uk), by Friday 22 June 2018.

Keynote Speakers:

Prof. Vincent Kaufmann (St Gallen, Switzerland) and Prof. Enda McCaffrey (Nottingham Trent University)

Source: Fabula

Appel à communications: Les métamorphoses : entre fiction et notion
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:05

13-14 décembre 2018

Université Paris-Est Marne-la-Vallée/LISAA

 et

Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris

Organisatrices : Juliette Azoulai, Gisèle Séginger, Azélie Fayolle

Date limite pour les propositions: le 15 septembre 2018

À partir de la Renaissance, l’engouement pour l’Antiquité assure à la fois un retour aux fictions latines d’Ovide (Métamorphoses) et d’Apulée (L’Âne d’or) et une diffusion du terme « métamorphose » dans la langue. Le contexte culturel et religieux est favorable au développement de l’idée de métamorphose, dès lors que l’on commence à défendre la conception d’une relative autonomie de la nature et de sa nécessaire revalorisation.

Malgré une pensée très générale du perpetuum mobile, qui semble d’abord plus philosophique que scientifique et fondée sur l’observation, la métamorphose a néanmoins gagné – dès le XVIe siècle – une portée scientifique, permettant d’opposer au modèle religieux de la Création une autre conception de la nature et de ses transformations permanentes. En repartant des sciences naturelles du XVIesiècle, et d’auteurs qui ont proposé un savoir de la nature concurrentiel par rapport aux idées religieuses de Providence et de Création, le colloque permettra de s’interroger sur la persistance de ce savoir, ou sa remise en cause à l’époque classique (en particulier dans les travaux de Linné), avant d’aborder la redécouverte de l’idée de métamorphose à partir de la fin du XVIIIe siècle, d’abord dans le domaine de l’entomologie puis de la botanique. Elle se structure alors en notion, puis en véritable paradigme, à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu’Erasmus Darwin (The Botanical Garden) et Goethe (La Métamorphose des plantes), tous deux s’adonnant à la fois aux sciences naturelles et à la poésie, reviennent à Ovide pour théoriser grâce à l’idée de métamorphose les premiers éléments d’un évolutionnisme.

L’idée de métamorphose a pour origine les mythes antiques, mais la science – malgré un souci croissant d’observation et d’expérimentation – s’en est donc souvent emparé sans cesser de s’appuyer sur un imaginaire mythologique et littéraire. Du XVIe au XIXe siècle, malgré les différences épistémologiques dont il faudra tenir compte, la métamorphose est souvent abordée à la croisée des disciplines : c’est l’échange entre fiction et notion qui retiendra notre attention, aussi bien dans des périodes où barrières disciplinaires ne séparaient pas science, philosophie et littérature (du XVIe au XVIIIe siècle) qu’à une époque plus récente, où un partage disciplinaire s’affirme alors que la théorisation scientifique demeure toujours stimulée par le souvenir d’Ovide, comme le montrent les cas de Goethe ou d’Erasmus Darwin. On pourra aussi aborder la période contemporaine où, après l’affirmation d’une nécessaire abstraction de la science qui semble condamner fictions et métaphores, des voix ont commencé à s’élever, même chez les scientifiques et les historiens des sciences, pour défendre une vision plus globale de la culture et une conception renouvelée de l’invention scientifique.

Ce colloque sera centré sur les métamorphoses naturelles impliquant des savoirs relevant du domaine des sciences de la vie et de la nature. Du XVIe siècle à l’époque contemporaine, les communications pourront aborder la métamorphose dans la perspective d’une étude des échanges croisés entre fiction et science. Il s’agira d’aborder des conceptions de la métamorphose naturelle qui relèvent d’épistémèsdifférentes, l’hypothèse étant que le mot « métamorphose » cache des théories et des conceptions bien différentes.

Quelques questions orienteront donc les réflexions de ce colloque.

1) Quel est le rôle de la fiction des métamorphoses dans la formation d’hypothèses scientifiques et de nouvelles conceptions ?

2) Quelles sont les différences entre les figurations conceptuelles de la métamorphose adoptées par les sciences de la nature aux différentes époques (Renaissance et âge baroque, âge classique, dix-neuvième siècle) ?

3) Quelles divergences épistémologiques, quelles oppositions de paradigmes révèlent les usages divergents de la métamorphose dans les textes scientifiques et littéraires d’une période donnée ?

4) Comment l’idée de métamorphose, transformée en contre-modèle (au XVIesiècle), en notion scientifique (dans l’entomologie de l’époque classique) ou en paradigme transformiste ou évolutionniste, produit-elle en retour de nouveaux types de fiction voire de nouvelles formes littéraires, un fantastique et un merveilleux scientifique renouvelés ?

5) Peut-on définir des poétiques de la métamorphose, et sont-elles propres aux diverses épistémès ou sont-elles multiples à une même époque et témoignent-elles alors de divergences de pensée ? Par-delà le XIXe siècle, où la métamorphose a été impliquée dans la formulation d’hypothèses novatrices (Michelet considérait Lamarck comme « le génie des métamorphoses »), la métamorphose naturelle continue-t-elle à fasciner les écrivains et/ou les scientifiques alors que d’autres idées – comme celle de mutation, de programme – semblent prendre le relais ?

Les projets de communication (20 lignes maximum) sont à envoyer avant le 15 septembre 2018 à Azélie Fayolle : azelie.fayolle@gmail.com

Site Interne : https://metamorphose.hypotheses.org/

New Publications

Riccardo Raimondo, Le Phenix Poëte et les Alouëtes
Posted: 17 Feb 2022 - 17:48

Riccardo Raimondo, Le Phenix Poëte et les Alouëtes. Traduire les Rerum vulgarium fragmenta de Pétrarque en langue française (XVIe-XXIe siècles) : histoires, traditions et imaginaires, Bruxelles, Bern, Berlin, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2022.

Monographies 504 Pages
Littératures et Cultures romanes
Série: Destini incrociati / Destins croisés, Volume 17La poésie de Pétrarque et le pétrarquisme qui en est dérivé constituent une matière inestimable et un champ fertile pour comprendre les sources des identités et des cultures européennes. Il est donc crucial d’examiner les études pétrarquiennes au regard de nouvelles notions critiques telles que la transculturalité ou la transnationalité. L’exemple emblématique français constitue un champ d’enquête privilégié pour décrire ce que l’auteur définit comme le « mouvement migrant » du pétrarquisme européen. Grâce à l’application de nouvelles théories et méthodologies transdisciplinaires, cet ouvrage offre au public la possibilité de découvrir la richesse des traductions françaises des Rerum vulgarium fragmenta sur une période très vaste qui court du XVIe au XXIe siècle. Au-delà de l’ambition d’un travail d’érudition, ce livre est surtout le fruit d’une enquête intime sur des formes archétypales qui s’incarnent dans l’histoire des idées et des littératures. L’histoire de la traduction et des traductions n’est pas seulement une histoire des textes, mais aussi un récit des imaginaires qui les ont traversés.

plus d'informations ici.

Queer Velocities Time, Sex, and Biopower on the Early Modern Stage (Jennifer Eun-Jung Row)
Posted: 17 Feb 2022 - 17:19

Jennifer Eun-Jung Row, Queer Velocities Time, Sex, and Biopower on the Early Modern Stage, Northwest University Press, 2022.

232 Pages, 6.00 x 9.00
Published: April 2022
Queer Velocities: Time, Sex, and Biopower on the Early Modern Stage explores how seventeenth-century French theater represents queer desire. In this book, the first queer theoretical treatment of canonical French theater, Jennifer Eun-Jung Row proposes that these velocities, moments of unseemly haste or strategic delay, sparked new kinds of attachments, intimacies, and erotics. Rather than rely on fixed identities or analog categories, we might turn to these affectively saturated moments of temporal sensation to analyze queerness in the premodern world.

The twin innovations of precise, portable timepieces and the development of the theater as a state institution together ignited new types of embodiments, orderly and disorderly pleasures, and normative and wayward rhythms of life. Row leverages a painstakingly formalist and rhetorical analysis of tragedies by Jean Racine and Pierre Corneille to show how the staging of delay or haste can critically interrupt the normative temporalities of marriage, motherhood, mourning, or sovereignty—the quotidian rhythms and paradigms so necessary for the biopolitical management of life. Row's approach builds on the queer turn to temporality and Elizabeth Freeman's notion of the chronobiopolitical to wager that queerness can also be fostered by the sensations of disruptive speed and slowness. Ultimately Row suggests that the theater not only contributed to the glitter of Louis XIV's absolutist spectacle but also ignited new forms of knowing and feeling time, as well as new modes of loving, living, and being together.
More information here.

Esaïe COLLADON Journal (1600-1609) Édité par Patrice DELPIN
Posted: 17 Feb 2022 - 17:13

Esaïe COLLADON, Journal (1600-1609), éd. Patrice DELPIN, Genève, Droz, 2021.

La guerre franco-savoyarde de 1600, les réunions du Conseil des CC, l’Escalade du 12/22 décembre 1602 et la guerre de 1603, le soutien des cantons suisses et de la France, la paix de Saint-Julien, des truites pour régaler Henri IV, un tremblement de terre, une abondance de fruits, un gel du Rhône, les promotions du Collège, le prix du vin, des procès et des exécutions publiques, un ambassadeur persan, le décès de Théodore de Bèze…

Esaïe Colladon, médecin, professeur à l’Académie, raconte Genève en des temps troublés. Mélange d’anecdotes et de grande histoire, son Journal est une source importante pour les premières années du XVIIe siècle. Il est édité ici pour la première fois en entier, éclairé par un commentaire historique.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

ISBN-13 978-2-600-06297-8

Parerga Pour Victor I. Stoichita Édition coordonnée par Jean-François CORPATAUX
Posted: 17 Feb 2022 - 17:10

Parerga. Pour Victor I. Stoichita, dir. Jean-François CORPATAUX, Genève, Droz, 2022.

Ce recueil veut rendre un amical et reconnaissant hommage à Victor I. Stoichita, professeur ordinaire en histoire de l’art à l’Université de Fribourg de 1991 à 2019, dont la recherche et l’enseignement se distinguent par une méthodologie interdisciplinaire qui se focalise notamment sur des phénomènes situés à la fois en deçà et au-delà d’une frontière, d’un seuil ou d’une marge. Quatorze collègues de Victor I. Stoichita, de l’Université de Fribourg et d’autres universités à travers le monde, lui offrent ici des études sur des sujets allant de la plus haute Antiquité à l’époque contemporaine. Essentiellement dans le domaine des arts visuels, mais aussi de la littérature et de la musique, une grande variété d’œuvres y sont explorées sous le thème des parerga au sens large, dans leurs formes et manifestations les plus diverses : nœud, pli, marge, espace de perception, accessoire, regard dans et devant les œuvres, cadre intérieur et extérieur, paratexte, ombre, vision, frontière esthétique, intertextualité, glose, transgression, animation, etc. Les œuvres de six artistes viennent agrémenter ce livre, lui donnant autant de parerga que de respirations artistiques en résonance avec les hommages textuels, ainsi qu’avec les publications de Victor I. Stoichita, dont l’importante bibliographie paraît en fin d’ouvrage.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

ISBN-13 978-2-600-06324-1

Guillaume de NASSAU, Apologie ou defense de tres illustre prince Guillaume par la grace de Dieu prince d'Orange, conte de Nassau (éd. Béatrice NICOLLIER-DE WECK)
Posted: 17 Feb 2022 - 17:07

Guillaume de NASSAU, Apologie ou defense de tres illustre prince Guillaume par la grace de Dieu prince d'Orange, conte de Nassau, éd. Béatrice NICOLLIER-DE WECK, Genève, Droz, 2022.

Le destin du prince Guillaume d’Orange est tout à fait extraordinaire. Né en 1533, fils du souverain de la minuscule principauté de Nassau Dillenburg, il hérite en 1544, de façon impromptue, de la principale position et de la plus importante fortune des Pays-Bas. Élevé dès lors dans les provinces néerlandaises, il s’y assimilera au point de prendre leur défense quand le roi d’Espagne Philippe II voudra, par l’intermédiaire de son gouverneur, le redoutable duc d’Albe, administrer ces riches contrées de manière absolue, cherchant à en tirer le maximum de revenus et à en extirper le protestantisme. Devenu chef incontesté de la révolte, Guillaume d’Orange sera l’objet d’une proscription émise par le roi, promettant de multiples avantages à qui le tuerait. L’Apologie est la réponse originale en français, à un texte qui l’injurie et l’atteint dans son honneur, dans sa dynastie, dans sa famille, dans sa descendance et dans ses biens. C’est un texte politique, mais aussi un texte très personnel et rempli d’émotions, geste rare sous la plume d’un grand seigneur.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.