Announce

Calls for Papers and Contributions

Appel à contribution pour le numéro 23 de la revue Alkemie: L'Amitié
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:30

L’AMITIÉ

Appel à contribution pour le numéro 23 d’Alkemie

revue semestrielle de littérature et philosophie

Simone Weil écrivait : « Il y a deux formes de l’amitié, la rencontre et la séparation. Elles sont indissolubles. Elles enferment le même bien, le bien unique, l’amitié […] Enfermant le même bien, elles sont également bonnes ; les amants, les amis, ont deux désirs, l’un de s’aimer tant qu’ils entrent l’un dans l’autre et ne fassent qu’un seul, l’autre de s’aimer tant qu’ayant entre eux la moitié du globe terrestre leur union n’en souffre aucune diminution. »

L’amitié, dit le Littré, est un « sentiment qui attache une personne à une autre ». Cette définition, qui peut sembler bien vague, ne fait que confirmer la difficulté, dès Aristote, d’établir les principes certains de l’amitié. Réciprocité, absence d’intérêt, gratuité, mais aussi services rendus sont les plus fréquemment évoqués, butant régulièrement sur une antinomie désintéressement / utilité dont le champ d’extension, bien loin de se restreindre au domaine privé, embrasse le domaine du politique. 

Le Grand dictionnaire Larousse de la philosophie, tout en reprenant la définition « sentiment d’attachement d’une personne pour une autre » et en le différenciant de l’amour lié à la sexualité, rappelle qu’amicitia est la traduction de philia qui à l’origine désigne tout type d’attachements avant d’être définie de manière plus restrictive : ni éros ni agapè, relation d’affection désintéressée et vertueuse entre égaux, la vertu (ou dans un autre registre la justice) lui conférant aussi, comme on le voit notamment chez Cicéron, une dimension proprement républicaine. Cependant, à la question de savoir si l’amitié peut se pratiquer simultanément à deux, dans une petite communauté choisie, au sein d’un groupement socio-politique se greffe de façon récurrente celle que suscitaient les postulats épicuriens : l’amitié aurait une dimension utilitaire dont le projet final est le plaisir, même si elle engage à aimer l’autre comme soi-même. Si le plaisir est un bien, il n’est pas celui des autres écoles et il est d’ailleurs assez paradoxal que l’épicurisme qui a tant vanté l’amitié y ait trouvé, en son sein même, un sujet de désaccord quant au degré de besoin présidant à la naissance de l’amitié.

L’homme heureux a-t-il des amis ? C’est l’antinomie première. S’il est heureux, il n’a pas de besoin donc pas besoin d’amis. Mais il faut des amis pour être heureux. Donc on ne les aime pas pour eux-mêmes. Disons alors qu’on aime pour lui-même l’ami dans le bonheur et pour ses services dans le malheur… C’est un cercle vicieux, et peut-être un faux problème dans la mesure où l’agent « homme heureux » devient par répercussion lui aussi un mythe (pensons à propos à l’aphorisme de Georges Perros, « L’amythié »)...

Les ennuis, si l’on peut dire, n’auraient-ils commencé lorsque Philia se dépouilla de sa transcendance pour se socialiser ? La dyade empédocléenne Amitié / Haine, force cosmique de concentration et dispersion, avait le mérite de ne pas faire porter sur l’homme le poids entier de ses attachements. Certes, mais Aristote, soulignant qu’Empédocle était illisible, notait que cette philia qui ramène à l’unité les éléments et les êtres les sépare en réalité, retirant par exemple le feu des mélanges qu’il forme avec d’autres éléments – et non sans risque, pourrait-on ajouter, d’aboutir au contraire de l’amitié altruiste, à une amitié de soi purement égoïste. Cicéron l’avait bien compris, qui liait l’amitié à l’humanitas et à la vertu sans en faire le domaine des meilleurs ou des sages mais des boni, sans l’absolutiser. Amitié politique, contre la solitude du tyran et les illusions des démagogues, mais aussi familiarité intime entre gens de bien, marquée par le souci intranquille d’autrui comme de soi, et désirable pour elle-même. Montaigne, quant à lui, la décrivait comme une communion des âmes sans motif, sans récompense, d’où la formule fameuse « parce que c’était luy ; parce que c’était moy », pour la différencier des accointances causées par occasion ou commodité et appelées ordinairement « amitié ». D’Amitié en amitiés (s) en « amitié », le problème demeure entier, entre tautologie et descriptions infinies, mais aussi entre ce qui relève du naturel et du conventionnel.

« Qu’un ami véritable est une douce chose » écrit La Fontaine dans la fable « Les deux amis » : on oublie souvent de lire « véritable » et que la fable précédente, « L’ours et l’amateur des jardins » se conclut ainsi : « Rien n’est plus dangereux qu’un ignorant ami ; / Mieux vaudrait un sage ennemi. »

Si l’on songe au travail déceptif opéré par La Rochefoucauld, Nietzsche, la psychanalyse sur la grammaire de l’amitié, il semble que le problème suppose bien de la modestie dans son approche et ses conclusions. Voltaire évoque un « contrat tacite entre personnes sensibles et vertueuses », Richard Rorty en fait aujourd’hui de manière pragmatique une vertu démocratique, sans doute traiter de l’amitié suppose-t-il, pour paraphraser Paul Ricœur, de mettre « les figures empiriques de l’amitié en résonance avec la structure spéculative de la reconnaissance ». C’est le projet, dans des perspectives aussi bien philosophiques, littéraires, anthropologiques que politiques, de ce numéro d’Alkemie consacré à l’amitié.

Pierre Garrigues

Les contributions, inédites et en langue française, sont à envoyer jusqu’au 1er janvier 2019. Les textes doivent être transmis au comité de rédaction, aux adresses info@revue-alkemie.com et mihaela_g_enache@yahoo.com (en format Word, 30 000 signes maximum, espaces compris). Nous vous prions d’accompagner votre article d’une courte présentation bio-bibliographique (400 signes, en français), d’un résumé (300 signes, en français et en anglais), et de cinq mots-clefs en français et en anglais.

Date limite : 1er janvier 2019.

Site de la revue Alkemie : http://www.revue-alkemie.com

Directrice : Mihaela-Genţiana STĂNIŞOR (mihaela_g_enache@yahoo.com)

Appel à communications: MÉTAMORPHOSE ET MÉMOIRE DE L'ÉVÉNEMENT. L'ÉVÉNEMENT DANS LES "CANARDS" OU FAITS DIVERS EUROPÉENS DES XVIe-XVIIIe SIÈCLES
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:19

IX Colloque international (Rennes, 19-21 septembre 2019)

SIERS (Sociedad Internacional para el Estudio de las Relaciones de Sucesos)

& Université Rennes 2, Université Paris 3 

COMISSION SCIENTIFIQUE Augustin Redondo (Université Sorbonne-Nouvelle), Jean-François Botrel (Université de Haute Bretagne), Henry Ettinghausen (University of Southampton), Sagrario López Poza (Universidade da Coruña), Carmen Espejo Cala (Universidad de Sevilla), Luc Torres (Université Rennes 2), Eva Tilly (Université Rennes 2), Hélène Tropé (Université Paris 3)

DIRECTION  Luc Torres (CELLAM-Romanistes, Université Rennes 2), Eva Tilly (ERIMIT, Université Rennes 2), Hélène Tropé (CRES-LECEMO, Université Paris 3)

SECRÉTARIAT Laurence Bouvet-Leveque (Université Rennes 2)

INFORMATION GÉNÉRALE luc.torres@sfr.fr

INFORMATION ADMINISTRATIVE laurence.bouvet-leveque@univ-rennes2.fr 

 

Le IXe Colloque International de la SIERS se tiendra en septembre 2019 et portera sur les représentations d’un même événement dans les relaciones de sucesos, "canards" ou faits divers de l’Europe des XVIe-XVIIIe siècles. Le colloque pourrait comporter plusieurs sessions traitant d’un type d’événement spécifique, à analyser du point de vue d’une perspective comparatiste, par exemple :

• Famines, pestes, disette, catastrophes naturelles, tremblements de terre, assassinats, meurtres, méfaits : sources de perturbations et donc manipulables sur le plan idéologique.

• Les batailles, les guerres, les conquêtes, entrées triomphales, réceptions officielles. Une attention particulière pourra être portée aux conflits d’intérêt entre les puissances et les luttes pour l’hégémonie : par exemple, l’Espagne en Allemagne et les divers conflits durant la Guerre de Trente ans, les relations entre l’Espagne et l’Italie, Naples et l’Espagne, etc.

• Événements religieux, béatifications, canonisations, vies de saints, miracles, légendes, mythes, traditions de la péninsule Ibérique également présentes en Europe.

Les comparaisons pourraient porter, par exemple, sur :

• L’espace de diffusion considéré (différents pays d’Europe et Amérique coloniale).

• L’utilisation du vers ou de la prose, voire des deux.

• Types d’émetteurs (anonyme, ou plus ou moins officiel, littéraire). • Interprétation et lecture critique, neutre ou plus idéologique de l’événement.

• Modes de distribution et de fabrication des relaciones de sucesos "canards" ou faits divers.

• Perception positive ou négative d'un événement selon les pays, régions, cultures. 

• Diachronie de l’événement (sa lecture à travers les trois siècles de l’époque moderne)

• Commémorations, anniversaires, éphémérides d'un même événement ou série d'événements en Europe.

 

PRÉSENTATION DES COMUNICATIONS

• Les propositions de communications pourront être envoyées du 1er mai 2018 au 31 mars 2019.

• Chaque proposition recevra une réponse avant le 31 juillet 2019.

• Les collègues souhaitant présenter une communication devront remplir leur Fiche d'inscription et l'envoyer au courrier électronique luc.torres@sfr.fr.

• Peuvent participer au IXe Colloque tous les membres de la SIERS.

• Pour participer au IXe Colloque il est nécessaire d’être à jour de sa cotisation à la SIERS.

• Les chercheurs souhaitant s'inscrire à la SIERS avant le IXe Colloque pourront le faire à travers le lien Nuevos Socios dans la page web de la SIERS (http://www.siers.es) et recevront une réponse à leur demande avant la fin du délai consenti pour envoyer les propositions.

• Les langues oficielles du Colloque sont l’espagnol et le français. D'autres langues seront ponctuellement admises –italien, portugais et anglais–, après avis de la Commission scientifique. 

Source: Fabula

 
CfP: L’Imaginaire médico-religieux. French Literary Perspectives
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:13

For centuries, religious perspectives have informed understandings of and approaches to health and illness. As Kathlyn Conway has written, ‘In the Western world, before modern advances in medicine, when little was available in the way of cure, the story of Christianity was often the lens through which illness was viewed. It suggested that people do not control but must accept their fate and that suffering has meaning: it was the path to redemption’ (Illness and the Limits of Expression, p. 12). Even with scientific advances, and the rise in secularism, modern illness narratives frequently contain religious metaphors and religious organisations are often at the forefront of medical provision. This conference aims to explore the culturally-specific connections between medicine (illness, suffering, medical care, and death) and religion (Judaism, Christianity, and Islam) across France and the French-speaking world, from the nineteenth century to the present day, and from literary and philosophical perspectives. Suggested themes include, but are not limited to:

  • Religious metaphors in illness narratives
  • The ways in which illness narratives or writings on disease draw on religious texts
  • Theological interpretations of pain or suffering (test, punishment, redemption…)
  • Mysticism and Medicine in literature
  • Tensions between faith and science
  • Representations of medical practice as vocation
  • Literary portrayals of healing and/or miracles
  • Illness/suffering as a spiritual or religious experience
  • Literary portrayals of the religious and spiritual needs of patients
  • End-of-life care: religious perspectives and ethics

Proposals of c. 250 words for 20-minute papers, in French or English, that deal with any aspect of the above questions should be emailed to the conference organiser, Dr Steven Wilson (steven.wilson@qub.ac.uk), by Friday 22 June 2018.

Keynote Speakers:

Prof. Vincent Kaufmann (St Gallen, Switzerland) and Prof. Enda McCaffrey (Nottingham Trent University)

Source: Fabula

Appel à communications: Les métamorphoses : entre fiction et notion
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:05

13-14 décembre 2018

Université Paris-Est Marne-la-Vallée/LISAA

 et

Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris

Organisatrices : Juliette Azoulai, Gisèle Séginger, Azélie Fayolle

Date limite pour les propositions: le 15 septembre 2018

À partir de la Renaissance, l’engouement pour l’Antiquité assure à la fois un retour aux fictions latines d’Ovide (Métamorphoses) et d’Apulée (L’Âne d’or) et une diffusion du terme « métamorphose » dans la langue. Le contexte culturel et religieux est favorable au développement de l’idée de métamorphose, dès lors que l’on commence à défendre la conception d’une relative autonomie de la nature et de sa nécessaire revalorisation.

Malgré une pensée très générale du perpetuum mobile, qui semble d’abord plus philosophique que scientifique et fondée sur l’observation, la métamorphose a néanmoins gagné – dès le XVIe siècle – une portée scientifique, permettant d’opposer au modèle religieux de la Création une autre conception de la nature et de ses transformations permanentes. En repartant des sciences naturelles du XVIesiècle, et d’auteurs qui ont proposé un savoir de la nature concurrentiel par rapport aux idées religieuses de Providence et de Création, le colloque permettra de s’interroger sur la persistance de ce savoir, ou sa remise en cause à l’époque classique (en particulier dans les travaux de Linné), avant d’aborder la redécouverte de l’idée de métamorphose à partir de la fin du XVIIIe siècle, d’abord dans le domaine de l’entomologie puis de la botanique. Elle se structure alors en notion, puis en véritable paradigme, à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu’Erasmus Darwin (The Botanical Garden) et Goethe (La Métamorphose des plantes), tous deux s’adonnant à la fois aux sciences naturelles et à la poésie, reviennent à Ovide pour théoriser grâce à l’idée de métamorphose les premiers éléments d’un évolutionnisme.

L’idée de métamorphose a pour origine les mythes antiques, mais la science – malgré un souci croissant d’observation et d’expérimentation – s’en est donc souvent emparé sans cesser de s’appuyer sur un imaginaire mythologique et littéraire. Du XVIe au XIXe siècle, malgré les différences épistémologiques dont il faudra tenir compte, la métamorphose est souvent abordée à la croisée des disciplines : c’est l’échange entre fiction et notion qui retiendra notre attention, aussi bien dans des périodes où barrières disciplinaires ne séparaient pas science, philosophie et littérature (du XVIe au XVIIIe siècle) qu’à une époque plus récente, où un partage disciplinaire s’affirme alors que la théorisation scientifique demeure toujours stimulée par le souvenir d’Ovide, comme le montrent les cas de Goethe ou d’Erasmus Darwin. On pourra aussi aborder la période contemporaine où, après l’affirmation d’une nécessaire abstraction de la science qui semble condamner fictions et métaphores, des voix ont commencé à s’élever, même chez les scientifiques et les historiens des sciences, pour défendre une vision plus globale de la culture et une conception renouvelée de l’invention scientifique.

Ce colloque sera centré sur les métamorphoses naturelles impliquant des savoirs relevant du domaine des sciences de la vie et de la nature. Du XVIe siècle à l’époque contemporaine, les communications pourront aborder la métamorphose dans la perspective d’une étude des échanges croisés entre fiction et science. Il s’agira d’aborder des conceptions de la métamorphose naturelle qui relèvent d’épistémèsdifférentes, l’hypothèse étant que le mot « métamorphose » cache des théories et des conceptions bien différentes.

Quelques questions orienteront donc les réflexions de ce colloque.

1) Quel est le rôle de la fiction des métamorphoses dans la formation d’hypothèses scientifiques et de nouvelles conceptions ?

2) Quelles sont les différences entre les figurations conceptuelles de la métamorphose adoptées par les sciences de la nature aux différentes époques (Renaissance et âge baroque, âge classique, dix-neuvième siècle) ?

3) Quelles divergences épistémologiques, quelles oppositions de paradigmes révèlent les usages divergents de la métamorphose dans les textes scientifiques et littéraires d’une période donnée ?

4) Comment l’idée de métamorphose, transformée en contre-modèle (au XVIesiècle), en notion scientifique (dans l’entomologie de l’époque classique) ou en paradigme transformiste ou évolutionniste, produit-elle en retour de nouveaux types de fiction voire de nouvelles formes littéraires, un fantastique et un merveilleux scientifique renouvelés ?

5) Peut-on définir des poétiques de la métamorphose, et sont-elles propres aux diverses épistémès ou sont-elles multiples à une même époque et témoignent-elles alors de divergences de pensée ? Par-delà le XIXe siècle, où la métamorphose a été impliquée dans la formulation d’hypothèses novatrices (Michelet considérait Lamarck comme « le génie des métamorphoses »), la métamorphose naturelle continue-t-elle à fasciner les écrivains et/ou les scientifiques alors que d’autres idées – comme celle de mutation, de programme – semblent prendre le relais ?

Les projets de communication (20 lignes maximum) sont à envoyer avant le 15 septembre 2018 à Azélie Fayolle : azelie.fayolle@gmail.com

Site Interne : https://metamorphose.hypotheses.org/

CfP: Women and Quarrels in Early Modern France / Les Femmes et Les Querelles dans la France de la première modernité
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 09:55

One-day conference at the University of Exeter

March 18th, 2019

 

Confirmed speakers: Catriona Seth (University of Oxford) and Myriam Dufour-Maître (Université de Rouen)

 

In recent years, critical attention has recognized the influence of cultural quarrels – for instance,  about the canon, about women, about the soul – in shaping early modern France (see, for example, the Agon project at Paris-IV.) A number of these disputes took women explicitly as their subject – notably the long-standing ‘querelle des femmes’ – or were provoked by women’s cultural productions (for instance, the late seventeenth-century quarrel about the novel).  However, women were often discouraged from direct engagement in quarrels; indeed, such opposition was part of the arguments about women’s place in the public sphere. The philosopher, Pierre Bayle, wrote, of Marie de Gournay and the controversy surrounding  the Jesuits in the wake of the assassination of Henri IV, that ‘a person of her sex should avoid this sort of quarrel’. Alternatively, if they did quarrel, they were often dismissed with the age-old topos of being ‘quarrelsome’. And yet, despite this hostility, there are examples in early modern France of women engaging in quarrels, not only about their sex, but also about matters of culture, science and religion.

              This one-day conference sets out to investigate women’s roles as speaking subjects – rather than objects – in quarrels spanning the mid-sixteenth to the late eighteenth centuries in France. It aims not only to bring together a series of case studies but also to think about common concerns: how did women quarrellers negotiate a hostile reception? Is the art of quarrelling gendered? Does the study of female quarrellers nuance our approach to quarrels more generally?

 

Topics to be addressed could include: 

 

  • Strategic use of quarrels by women 
  • Quarrels and self-fashioning 
  • Women’s quarrels with other women 
  • Women quarrellers and genre
  • Gender and rhetoric 
  • Communities and group identification (inclusion/exclusion)   
  • Public and private quarrels 
  • Terminology and gender (e.g.  querelleuse, bilieuse, harengères, caquet). 

 

Papers may be given in English or French, and should last 20 minutes. Abstracts of 200-300 words should be sent to h.taylor@exeter.ac.uk by 20th July. Contributions from early-career scholars are particularly welcome.   

 

This conference is made possible by funding from The Leverhulme Trust. 

 

   ***

 

  Appel à communications

 Les Femmes et Les Querelles dans la France de la première modernité

Université d’Exeter, le 18 mars 2019

 

  Intervenantes invitées: Catriona Seth (Université d'Oxford) and Myriam Dufour-Maître (Université de Rouen)

 

Récemment, la critique littéraire a reconnu l’influence primordiale des querelles culturelles –  par exemple, à propos de l’Antiquité, des femmes, ou de l’âme – dans la construction de la France de la première modernité  (voir le projet Agon de l’Université Paris-IV). Certaines de ces disputes ont pris la femme pour sujet – notamment la fameuse querelle des femmes – d’autres étaient déclenchées par la production culturelle des femmes (par exemple, la querelle du roman au dix-septième siècle). Pourtant, les femmes n’étaient pas censées prendre part à de telles querelles: le philosophe, Pierre Bayle, a remarqué, à propos de Marie de Gournay et de la controverse qui a entouré les Jésuites à la suite de l’assassinat d’Henri IV, que « une  personne de son sexe doit éviter soigneusement cette sorte de querelles ». Et si une femme se querellait, elle risquait d’être disqualifiée en tant que « querelleuse », topos de longue date. Or, malgré cette hostilité, il y a plusieurs exemples dans la France de la première modernité de femmes qui se mêlaient aux querelles concernant leur sexe, bien entendu, mais aussi de celles qui touchaient aux questions culturelles, scientifiques et religieuses.

          Ce colloque cherche à explorer le rôle des femmes en tant que participantes actives dans les querelles à partir de la deuxième moitié du seizième siècle jusqu’à la fin du dix-huitième siècle. Il envisage non seulement de rassembler une série d’études de cas, mais aussi d’aborder des questions qui leur sont communes : par quelles stratégies rhétoriques les femmes querelleuses ont-elles réussi à tempérer le mépris d'une telle réception ? L’art de se quereller est-il genré ? Est-ce que l’étude des femmes querelleuses permet de réévaluer notre approche des querelles elles-mêmes ?

 

Le thème du colloque peut être abordé sous les angles suivants (non limitatifs):

 

  • L’usage stratégique des querelles par les femmes   
  • Les querelles et le façonnement de soi  
  • Les querelles entre les femmes   
  • Le genre dont se servent les femmes pour se quereller   
  • Le genre (gender) et la rhétorique  
  • Les communautés et l’appartenance (inclusion/exclusion)     
  • Les notions du public et du privé   
  • La terminologie et le genre (e. g. querelleuse, bilieuse, harengères, caquet

 

Les propositions de communication (en anglais ou en français, durée: 20 mins) devront être envoyées avant le 20 juillet àh.taylor@exeter.ac.uk. Vous pouvez également nous adresser vos questions éventuelles par mail. Nous accueillons chaleureusement les propositions de la part de doctorants et de jeunes chercheurs.

 

Ce colloque est financé par The Leverhulme Trust.

New Publications

Littératures classiques, n° 106, 2021 : "La première réception de Molière dans l’espace européen (1660-1780)"
Posted: 17 Feb 2022 - 16:19

"La première réception de Molière dans l’espace européen (1660-1780)", dir. Bénédicte Louvat, Claude Bourqui, Fabrice Chassot, Littératures classiques, n° 106, 2021, 246 p.

 Alors que de nombreux travaux ont éclairé la manière dont la référence à Molière, comme modèle ou repoussoir, nourrissait les théâtres nationaux dans la plupart des pays européens, on s’est moins attaché aux conditions et aux modalités de la diffusion de l’œuvre moliéresque hors de France. C’est à cette première réception, engagée du vivant du dramaturge, et dans le cadre de l’espace européen, qu’est consacré le présent numéro. Les 14 articles qu’il réunit montrent dans quels contextes (théâtre de cour, théâtre scolaire, spectacles proposés par des troupes ambulantes), par quels vecteurs, matériels, humains, politiques et économiques, selon quelles voies esthétiques (traduction, adaptation, hybridation de matériaux empruntés à Molière et à d’autres traditions spectaculaires…) mais aussi avec quels effets ou quelles conséquences (telles que la création d’une institution théâtrale ou d’un répertoire nationaux) s’opère une telle diffusion. En retour, la réception du dramaturge et de son œuvre en dehors de la France jette des lumières neuves sur la constitution des hiérarchies et du canon français.

Commande en ligne

N° ISBN : 978-2-8107-0773-7
PRIX : 25.00 €
Format et nombre de pages : 16 × 24 cm - 246 p.

 

 

Montaigne for ever (Ken Keffer, trad. Pierre Gauthier)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:15

Ken Keffer, trad. Pierre Gauthier, Montaigne for ever. L’édition de l’Exemplaire de Bordeaux au début du xxe siècle, Paris, Classiques Garnier, (2005) 2022.

Cet ouvrage, traduction de la Publication History of the Rival Transcriptions of Montaigne's Essays, retrace le demi-siècle (1868-1933) où les paléographes, les universitaires et les admirateurs inconditionnels des Essais ont rivalisé pour procurer une version « scientifique » de ce livre.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 235
Parution: 02/02/2022
Réimpression de l’édition de: 2005
Collection: Études montaignistes, n° 43
ISBN: 978-2-406-12831-1
ISSN: 0986-492X

Narrations fabuleuses Mélanges en l’honneur de Mireille Huchon (souscription)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:04
Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 15 juin 2022, de l'ouvrage Narrations fabuleuses. Mélanges en l’honneur de Mireille Huchon.

L'offre de souscription, valable jusqu'au 15 avril inclus, permet de bénéficier d'un tarif préférentiel. Le nom des souscripteurs figurera dans la tabula gratulatoria de l’ouvrage

Si vous êtes intéressé, nous vous invitons à nous retourner le bulletin de souscription complété, soit par mail à l'adresse librairie@classiques-garnier.com, soit par courrier à Classiques Garnier – Service commercial - 6, rue de la Sorbonne – 75005 Paris.

Nous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations les meilleures.
 
 
 
 
Offre de souscription

Version brochée, env. 998 pages : 37 euros au lieu de 48 euros
Version reliée, env. 998 pages : 76 euros au lieu de 87 euros
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Narrations fabuleuses
Mélanges en l’honneur de Mireille Huchon

  
Ces Mélanges sont un témoignage de reconnaissance, d’admiration et d’amitié des anciennes et anciens élèves, collègues et amis de Mireille Huchon. Leur richesse témoigne de la diversité des champs couverts par ses travaux : l’histoire de la langue, la stylistique, la poétique des genres, les pratiques d’atelier et ces mille itinéraires de recherche que couronne – à tout seigneur, tout honneur – le grand Rabelais. Ils témoignent de la chaleur des contacts entretenus entre champs d’étude, périodes et continents, et d’un rayonnement qui reflète cet esprit d’une recherche vivante qui se poursuit, de mille manières, chez celles et ceux qui tâchent aujourd’hui de porter haut la flamme des études seiziémistes.

 

Lettres de femmes Textes inédits et oubliés du xvie au xviiie siècle, éd. Goldsmith (Elizabeth C.), Winn (Colette H.)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:02

Lettres de femmes Textes inédits et oubliés du xvie au xviiie siècle, éd. Goldsmith (Elizabeth C.), Winn (Colette H.), Paris, Classiques Garnier, (2005) 2022.

Le présent ouvrage entend mettre en relief l’apport fondamental des femmes dans le développement de l’art épistolaire. Il réunit un choix de lettres qui n’ont jamais été rééditées depuis leur première parution ou qui n’ont été que partiellement reproduites au xixe siècle.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: XLII-448
Parution: 09/02/202
Réimpression de l’édition de: 2005
Collection: Textes de la Renaissance, n° 89
ISBN: 978-2-406-12886-1
ISSN: 1262-2842

David Matteini (trad. Patrick Graille), Lumières et enthousiasme. Histoire d’une idée anthropologique
Posted: 17 Feb 2022 - 15:59

David Matteini (trad. Patrick Graille), Lumières et enthousiasme. Histoire d’une idée anthropologique, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Depuis l’Antiquité, l’enthousiasme a été une idée discutée par les philosophes, les poètes, les hommes politiques. À l’époque des Lumières, le débat sur l’enthousiasme exacerbe le caractère protéiforme des mentalités et enrichit le concept de nouvelles connotations socio-anthropologiques.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 258
Parution: 09/02/2022
Collection: L'Europe des Lumières, n° 84
ISBN: 978-2-406-12636-2
ISSN: 2104-6395