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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Femmes de guerre XVIe-XVIIIe s.
Posted: Friday, June 15, 2018 - 00:55

Le colloque aura lieu les 29-30 mars 2019 à Paris.

Un certain nombre de travaux consacrés aux femmes dans la guerre, particulièrement au xxe siècle, ont accordé une part de plus en plus importante aux combattantes. Ce champ d'étude est assez récent, pour deux raisons : le double stéréotype d'une aversion et d'une incapacité naturelles proprement féminine pour la guerre – les femmes subissant le départ de leurs hommes pour le combat et restant dans l'attente de leur retour ou de la nouvelle de leur mort, les femmes trop faibles pour porter une arme, les femmes trop délicates pour tuer ou pour supporter la vue du sang – a pour corollaire l'incapacité militaire supposée des femmes d'une part et, d'autre part, la présence des femmes dans les armées semble à première vue très récente et croissante (les premières Françaises intègrent l'armée via les services de Santé des armées en 1914, les premières à se battre dans des forces armées le font lors de la Seconde Guerre mondiale1, les premières à intégrer des écoles militaires le font entre 1976 et 1992...), ce qui a nourri tout un ensemble de recherches et de réflexions. Malgré la proportion toujours faible de femmes dans les armées actuelles, le stéréotype tend tout de même à s'atténuer puisque, dans un nombre croissant d'armées conventionnelles, les femmes peuvent aujourd'hui intégrer des unités combattantes et se retrouver projetées dans des zones de combat.

En ce qui concerne l'Ancien Régime en revanche, le stéréotype persiste largement, puisque les armées n'étaient pas mixtes et que nous avons toujours malgré nous une vision souvent téléologique et progressiste de l'histoire. Or, Sophie Cassagne-Brouquet, dans sa thèse portant sur les « chevaleresses2 », écrit que « ce stéréotype a masqué, dans l'histoire du Moyen Âge, la présence de combattantes conscientes et actives. » Ainsi, depuis un certain nombre d'années, des travaux ont montré l'écart grandissant entre les représentations que nous nous faisons de l'Ancien Régime et la réalité alors des femmes de guerre, qui sont loin de constituer une image uniforme et de se réduire aux seules chevaleresses ou menues combattantes. Les biais des chercheurs sont parfois démasqués au cours de découvertes étonnantes. Par exemple, tout récemment, on a pris conscience qu'un squelette de guerrier viking de haut rang, connu depuis 130 ans, était en fait celui d'une guerrière : aucun archéologue ne s'était posé la question de son sexe tant était – est – tenace le préjugé qu'un guerrier, a fortiori puissant, est forcément un homme, en-dehors de cas rarissimes ou émanant de sociétés à demi légendaires3. La place des femmes dans les combats et les guerres (comme « batailleresses », « officières », « seigneuresses » ou reines4) au Moyen Age est donc de plus en plus remarquée et réévaluée, particulièrement dans la littérature anglo-saxonne. La question des représentations apparaît en tout cas comme centrale.

La Première Modernité est la parente pauvre de ces réévaluations bien que quelques travaux5 tracent des voies d'exploration. Pourtant, elle est intéressante à plus d'un titre pour ce sujet.

Tout d'abord, pour la portée matricielle de cette époque : consécutivement à la tentative de confiscation de la violence légitime de l'État, l'armée est l'objet de multiples réformes qui ont abouti à la création de l'armée moderne dans l'Europe entière, au début de notre chronologie pour l'Espagne et, pour la France, particulièrement sous Louis xiv et à l'issue de la Révolution française. Or, au cours de cette période définitoire, les femmes qui ont pris les armes sont rares, et même se raréfient puisque, n'étant pas citoyennes, elles sont progressivement exclues de l'armée de soldats-citoyens alors que certaines avaient pu entamer une carrière sans avoir à se travestir, tant la France avait besoin de bras au moment de la Révolution : en s'interrogeant sur « de quoi est faite l’association entre masculin, armes et citoyenneté », D. Godineau montre dans son propos sur l'armée révolutionnaire que « les histoires concrètes de ces femmes soldats, leurs propos et ceux tenus sur elles aident à comprendre les mécanismes de l’exclusion des femmes des armées. » Il touche finalement à ce qui fait le cœur des réticences envers les femmes dans l'armée encore aujourd'hui. Cependant, cela ne signifie pas que seuls les républicains ont pu, bon gré mal gré, admettre des femmes dans leurs troupes : les femmes profitent des interstices et des périodes troubles pour s'immiscer dans des secteurs qui leurs sont normalement fermés, Michelle Perrot l'a bien montré. Ainsi, les Brigandes, dont faisaient partie Marie Louise Victoire de Donnissan, marquise de Lescure puis de La Rochejaquelein ou encore Marie Renée Marguerite de Scépeaux, marquise de Bonchamps, sont les adversaires en symétrie des citoyennes en armes.

Ensuite, à cause du statut des femmes, qui se modifie au cours de la période : leurs libertés s'amoindrissent à partir de la Renaissance6. Pourtant, la première moitié du xvie s. voit apparaître  les femmes sur les champs de bataille en Italie7 (les Pisanes contre les Florentins dans les années 1499-1509). En outre, « dans une société hiérarchisée où le rang est plus important que le sexe8 », elles pouvaient être amenées plus facilement à commander des hommes de rang inférieur ou à prendre les armes que dans une société comme la nôtre, où le sexe est finalement plus important que le rang. Bien plus, Elizabeth iere ou Catherine ii de Russie, en tant que dirigeantes suprêmes, étaient forcément à la tête de leurs armées : Catherine ii est d'ailleurs connue pour avoir mené une politique d'expansion territoriale couronnée de succès. Le statut de la femme dans l'armée, dans les guerres, dans les combats a-t-il alors évolué ? Une Jeanne d'Arc n'était-elle possible qu'au Moyen Age ?

Ces changements de statut des femmes semblent influencer l'image de la femme qui connaît un changement notable au cours du xve s. dans les littératures italiennes et françaises9 par exemple : les histoires d'amour importent désormais davantage que les prouesses de la « chevaleresse », personnage typique des épopées. Ce mouvement trouve sans doute son apogée après la Fronde en France. Pendant la rébellion, certaines Frondeuses se font volontiers portraiturer en armes et participent parfois concrètement aux opérations. Une fois la défaite consommée, elles ont dû se redéployer de la politique (donc des combats armés) vers d'autres domaines, la littérature étant un refuge approprié. Le ton s'y assagit et les guerrières de papier se tournent vers la galanterie. La question du genre littéraire joue bien entendu un grand rôle dans cette question : les épopées disparaissent, le roman s'impose, avec des codes différents. Finalement, les combattantes, en tout cas certains types de combattantes, apparaissent peut-être davantage dans les chansons ou dans la littérature de colportage que dans les grands genres. Dès lors, si la question des genres littéraires joue, celle de la couche de la population qui est la cible des divers écrits importe également, dans une société où chacun occupe le rôle qui lui échoit à la naissance.

Littérature, peinture, histoires extraordinaires, écrits à valeur juridique et philosophiques diffusent des clichés qui sont déjà assez bien connus et qui remontent à l'Antiquité pour certains d'entre eux. Par exemple, les fantasmes qui s'attachent aux personnages de guerrières et des femmes qui conduisent les guerres : la dimension érotique qui éclot de leur androgynie, de leur travestissement ou encore de leur hypersexualisation remonte au moins à l'Antiquité – que l'on songe aux Amazones et à Camille dans l'Énéide –, mais s'accentue a priori au xve s., époque de la sexualisation de la guerrière en littérature. Elles peuvent se voir attribuer des caractéristiques outrancières, oscillant entre Virgin Queen et luxurieuse Sémiramis, entre guerrière ou commandante sanguinaire et pleine de mansuétude, voire vaincue par l'amour du bel ennemi. La femme, victime de son imbecillitas sexus10, peut sembler incapable de réellement commander une armée et un pays au-delà d'une certaine mesure. Est-ce à la Renaissance, dans le sillage de réformes comme la loi salique en France, que l'incapacité des femmes est théorisée dans le champ des armes ? Au contraire, les femmes de guerre sont-elles alors valorisées, et pourquoi ? Il n'est qu'à penser au travestissement en Amazones de Charles ix et de ses compagnons : « le travestissement en guerrière dans les tournois et carrousels [, en vogue au xiiie siècle,] connaît un renouveau à la Renaissance11 », puisque les Amazones incarnent la chasteté, la sagesse de la bonne gouvernance et la bravoure. En un mot, un mélange parfait de qualités féminines et viriles, prisé par les rois qui peuvent se faire représenter en androgynes (autre forme d'une demi-divinité12). Ce mélange parfait trouve son meilleur accomplissement dans des figures bibliques ou chrétiennes qui défendent leur religion contre les païens ou les Sarrasins.

Face aux clichés et aux machines à fantasme, les silences des représentations ne sont pas très connus et méritent largement qu'on s'y attache : si les femmes pirates, dont certaines sont devenues corsaires en temps de guerre, ont existé  pendant notre période et en-dehors (Anne Bonny, Mary Read, Anne Dieu-le-veut, Louise Antonini...), certes souvent travesties mais pas systématiquement, leur présence dans les fictions ou dans les traités13 n'est pas perceptible. Inversement, la littérature épique peut accorder une place prépondérante mais sans doute disproportionnée à la guerrière (Marphise, Bradamante, Clorinde...), tout en omettant les groupes de combattantes ou de résistantes anonymes (que Plutarque, dans son Conduites méritoires des femmes, avait pourtant mis à l'honneur), ou encore mettre en valeur certaines commandantes de peuple et d'armée aux dépens d'autres qui concordaient moins à un programme idéologique ou tout simplement à un goût. Ainsi, si les arts et spectacles de cours royales ou princières mettent en scène les Amazones ou des femmes belliqueuses dont les figures se banalisent, il s'agit souvent moins de louer des femmes fortes pour elles-mêmes que de proposer des programmes iconographiques destinés à soutenir les exigences ou les demandes des uns et des autres14. Les Amazones pourraient même être un obstacle aux femmes qui souhaitaient s'investir (à des degrés divers) dans les guerres : convoquer les Amazones revient souvent à jouer sur la topique du mundus inversus, de l'exotisme (géographique ou temporel) et de l'érotisme. Valentina Denzel interprète la disparition des chevaleresses fictives comme Bradamante et Marphise au moment où les Amazones triomphent comme le signe que, aux yeux des écrivains, les femmes de guerre ne pouvaient que faire partie du passé.

Le colloque ambitionne de toute façon une perspective pluridisciplinaire : nous accueillerons avec intérêt les propositions portant sur la littérature, l'histoire, l'histoire de l'art, l'histoire de sciences... Les perspectives comparatistes seront également bienvenues : elles aideront à chercher à bien mesurer la valeur des phénomènes. En effet, les écarts dans les représentations peuvent être éloquents : les guerrières sarrasines fascinent les Italiens qui en constellent leurs épopées tandis que les Français ignorent pour la plupart ces figures. Les ouvrages anglais semblent conserver plus longtemps qu'ailleurs en Europe l'image d'une guerrière belliqueuse et puissante, là où les Français en ont fait une femme trop faible pour pouvoir se passer de son compagnon lors de passes d'armes.

Organisation Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime (SIEFAR)

et les Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan – CREC – Ministère des Armées.

En partenariat avec :     •    Musée de l'Armée – Invalides     •    Université Columbia à Paris – Centre Reid Hall     •    Université de Paris-Sorbonne : CRLC et CELLF     •    Université de Rouen – CÉRÉdI  

Les propositions sont à envoyer avant le 20 juillet 2018 aux membres du comité d'organisation : Marianne Charrier-Vozel : marianne.charrier@univ-rennes1.fr Agnès Cousson : Agnes.Cousson@univ-brest.fr Anne Debrosse : anne.debrosse@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr Antoine Roussel : antoine.roussel@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr

Comité scientifique : Frédéric Dessberg (CREC) Ariane Ferry (CÉRÉdI) Véronique Gély (CRLC) Nathalie Grande (LAMO) Adeline Lionetto (CELLF) Sandra Provini (CÉRÉdI)

Source: Fabula

Appel à communications: Georges de Scudéry et le théâtre
Posted: Friday, June 15, 2018 - 00:52

Journées d'études

Universität Paderborn

21-22 mars 2019

Dans le cadre de la naissance du théâtre moderne en France au début du XVIIe siècle, Georges de Scudéry est aujourd’hui le plus souvent réduit à sa participation plutôt mal comprise à la Querelle du Cid. Cependant, on lui doit sans aucun doute le mérite qu’il a fourni à cette époque quelque chose de prépondérant qui va loin au delà de cette position tant dans le domaine de la pratique que de la critique théâtrales. Ses pièces, que ce soient la tragédie, la tragicomédie ou la comédie, sont non seulement promues dans une mesure significative par Richelieu dans les années 1630 et débuts des années 1640, mais ont aussi un grand succès auprès du public et de la critique contemporaine. Faisons dans ce cadre seulement référence au Discours de la tragédie de Jean-François Sarasin qui apparaît comme préface dans la publication de la tragicomédie de Scudéry ayant le plus grand succès, L’Amour tyrannique (1640). Ce succès contemporain de Scudéry n’est pas seulement en contradiction avec sa réception à partir du milieu du XVIIe siècle qui voit en lui un critique vain et démesuré, concurrent envieux de Corneille qui, en raison de son manque de qualités, a été battu par celui-ci à tous égards dans le domaine du théâtre.

Néanmoins, le succès de Scudéry dans les années 1630 et débuts des années 1640 exige justement de poser la question de savoir quelle conception du théâtre il fournit à la discussion dans ses pièces de théâtre, mais aussi dans ses écrits théoriques; et lié à cela, comment la situation de concurrence entre Scudéry et Corneille, mais aussi entre les autres auteurs à succès contemporains tels que Rotrou, Mairet etc. peut être comprise. À travers cela, il est possible d’avoir non seulement une description plus précise de la position de Scudéry dans le paysage théâtral de son époque, mais aussi une meilleure compréhension de la naissance de la tragédie française entre 1630 et 1650. Si l’on considère comment la nouvelle recherche dans les dernières deux décennies a fait ressortir que la tragédie française du XVIIe siècle est conçue par La Mesnardière, Corneille et Scudéry de manière dominante comme tragédie de l’amour voire comme tragédie d’amour (Georges Forestier), il se posera la question fondamentale de savoir quel modèle de la tragédie de l’amour est présenté par les auteurs respectifs. Premièrement, cette question tout à fait simple trouve ensuite sa signification particulière si l’on considère qu’à cette époque, la galanterie et l’esthétique galante se constituent à tel point de sorte qu’on se demandera de quelle forme d’amour il est question dans les pièces: l’amour entre partenaires ou l’amour familiale tel qu’il est le cas dans L’Amour tyrannique ou dans Didon (1637)? Il se pose alors la question quels modelages des pièces de Scudéry sont disponibles et comment ceux-ci se relient avec les modelages des autres poètes de l’époque, de sorte qu’un regard plus précis sur l’enfance du théâtre moderne en France en 1640 devient possible (Louvat-Molozay).

Pourtant, le choix dominant du genre de la tragicomédie est à discuter en particulier vu que de son côté, Scudéry se réfère à la conception de ce genre par Robert Garnier, qui marque le début de la tragédie de l’amour française à la fin du XVIe siècle. Néanmoins, il faudra se demander en poursuivant, comment la tragédie, la tragicomédie et la comédie se situent les unes aux autres dans la pratique théâtrale, mais aussi comment leur relation est justifiée dans les écrits théâtraux. C’est bien connu que Sarasin conçoit la tragicomédie L’Amour tyrannique de Scudéry comme une tragédie. Deuxièmement, on pourrait se demander comment l’amour sacré et l’amour profane se lient dans la tragédie de l’amour, ce qui est de la plus haute importance dans le contexte historique du théâtre saint, non seulement dans l’histoire du théâtre, mais aussi dans l’histoire culturelle de celui-ci. Troisièmement, il faudra enfin aborder la question de savoir quels concepts principaux doivent être discutés et mis en avant en ce qui concerne la conception de la tragédie de l’amour scudérienne, que ce soit par lui-même dans ses écrits théâtraux critiques, ou alors dans les discussions à propos de ses oeuvres ou les oeuvres des autres. Cependant, il faut poursuivre en se demandant comment il saisit le lien entre la matière – historique où mythologique – et le genre – tragédie, tragicomédie et comédie – et par ce biais quel statut les sources respectives prennent pour les modelages fournis dans les pièces de théâtre. En l’occurrence, il faudra de surcroît considérer l’alternance des modèles épiques ou bien romanesques et les réalisations ou transformations dramatiques. Cette alternance engendre à son tour les modelages de Scudéry comme le démontre Didon.

Dans ce contexte sont souhaitées des contributions qui, d’une part, font ressortir à l’aide ou à travers des analyses exemplaires les drames de Scudéry qui sont à la base de la compréhension générale du drame de celui-ci, mais justement aussi, quelle conception théâtrale Scudéry poursuit avec ses oeuvres dans le cadre de la naissance du théâtre moderne en France. Une attention particulière sera portée sur la question de savoir comment ses pièces sont intégrées dans la galanterie contemporaine naissante voire dans l’esthétique galante. D’autre part, des contributions sont souhaitées qui se focalisent sur Scudéry en tant que critique du théâtre – soit sur Les Observations sur le Cid, soit sur L’Apologie du théâtre ou sur d’autres critiques – et qui examinent aussi bien le rapport entre la pratique et la critique théâtrales scudériennes que la compréhension du théâtre et la conception du genre telles qu’elles se manifestent dans ces écrits.

Enfin, l’intérêt des journées d’études est de répondre à la question comment comprendre la relation de l’écriture romanesque et théâtrale qui, dans le sens historique, peut être perçue comme modelage polygraphique des histoires ou qui, dans le sens moderne, considère la question d’une écriture transgénérique. En outre, on pourra continuer en abordant la question de savoir quelles conséquences résultent de cette relation pour la compréhension des concepts tels que la ‚vraisemblance‘ ou la ‚bienséance‘ ou alors comment ces concepts façonnent le choix d’une matière. Évidemment, ces questions-clés reflètent une première orientation et peuvent être complétées par d’autres questions ou analyses.

Veuillez adresser les propositions de communication, comportant un titre et un résumé d’une demi-page environ, aux organisateurs (joern.steigerwald@uni-paderborn.de et hendrik.schlieper@uni-paderborn.de) jusqu’au 15 juillet 2018.

Une publication des actes des Journées d’études est prévue pour l’hiver 2019 dans les PFSCL.

Organisation: Jörn Steigerwald Hendrik Schlieper Universität Paderborn

https://kw.uni-paderborn.de/institut-fuer-germanistik-und-vergleichende-literaturwissenschaft/komparatistikvergleichende-literatur-und-kulturwissenschaft/

Source: Fabula

CfP: NeMLA 2019, Women in French (WIF) Sponsored Sessions
Posted: Wednesday, May 30, 2018 - 00:18

Northeast MLA

March 21-24, 2019

Washington, DC

Host: Georgetown University

Hotel: Gaylord National Resort & Convention Center

Theme: Transnational Spaces: Intersections of Cultures, Languages, and Peoples

Récits de voyage au féminin

Si la mobilité des femmes a, d’une perspective historique, longtemps été limitée, il existe tout de même un corpus riche de femmes-auteures qui ont voyagé soit lorsque cela était encore hors du commun, soit dans les années plus récentes, et qui nous ont apporté un point de vue bien à elles sur l’ailleurs. Ce panel compte retracer la progression du récit de voyage au féminin, en tissant des liens entre les continents, les époques et les cultures. Des approches historiques, sociales, culturelles et/ou théoriques, des lectures d’auteures et de textes spécifiques ainsi que des perspectives multidisciplinaires sont les bienvenues.

(Post)Colonialism in the Female Gaze 

This panel proposes to revisit the question of femininity in the light of a (re)definition of (post)colonialism. Gender, race, ethnicity, and nation being intersectional concepts, how does this affect the place of women (writers, characters, narrators, etc.) in French and Francophone countries occupy in relation to (post)colonialism? How it this place articulated, shown, or problematized? What are the complications, paradoxes, or erasures that the particular positionality of women bring up? Has the question shifted away from postcolonialism in the recent years and/or how relevant is this concept still, especially in the case of women? How does this appear over time in a corpus au féminin? Theoretical (re)readings of this question are also welcome. 

Deadline is September 30, 2018 to submit a proposal.

https://www.buffalo.edu/nemla/convention/callforpapers/submit.html

When submitting your proposal online, please specify that this is for a WIF sponsored session. 

Feel free to contact me (baillarg@umd.edu) with any questions. 

 

Source: Women in French

 
CfP: Society for the Study of Early Modern Women – RSA 2019
Posted: Tuesday, May 29, 2018 - 10:26

Toronto (17-19 Mars 2019), avant le 1er août 2018

Call for Panel Proposals Renaissance Society of America Annual Meeting

The Society for the Study of Early Modern Women (http://ssemw.org) will sponsor up to four panels at the 2019 annual conference of the Renaissance Society of America (RSA), to be held in Toronto, 17-19 March 2019. I am soliciting proposals for pre-formed panels in any discipline that explore women and their contributions to the cultural, political, economic, or social spheres of the early modern period. Proposals that include young/emerging scholars are especially welcome. 

Sponsorship of a panel by the SSEMW signifies that the panel is pre-approved and automatically accepted for presentation at the RSA annual meeting.

Proposals for a pre-formed panel (or linked panels) should be sent to Molly Bourne (mhbourne@syr.edu), SSEMW associate organization representative for RSA, by no later than Wednesday 1 August 2018 with the following materials, assembled into a single Word document (no PDFs please):

–        Abstract (max 150 words) describing the panel

–        Names of Panel Organizer(s), Chair, Speakers & any respondent(s), including institutional affiliations + email address for each participant

–        One-page CV for Organizer(s) & Speakers only; max 300 words each (not in prose) 

–        For each paper: title (max 15 words), abstract (max 150 words) & keywords (up to 4)

–        Specification of any audio/visual needs

Please note that per RSA rules, panels must include at least one scholar who is postdoctoral, and that participants who are currently graduate students should be within one or two years of defending their dissertations. 

Decisions regarding SSEMW panel sponsorship will be sent out at least seven days prior to the regular RSA submission deadline (15 August 2018) for submission of panel or paper proposals.

Applicants for SSEMW sponsorship do not need to be Society members at the time of submission, but if successful should join the Society before the 2019 RSA meeting. Regular membership costs $25; students, independent scholars and contingent faculty may join for $15. Participants are also expected to be/become RSA members and to register for the conference, and are responsible for covering their own travel and lodging. There are a few travel grants available to members of the Renaissance Society of America (visit www.rsa.org/). 

Appel à communications: Échanges culturels et création: Narrations en mouvement
Posted: Tuesday, May 29, 2018 - 10:23

Guelph (Canada, 4, 5, 6 juillet 2019), avant le 15 juin 2018

Colloque international de l’Université de Guelph

La littérature et les arts sont des produits d’échanges et de dialogues entre cultures. Ils sont produits également grâce aux interactions avec les objets culturels de périodes antérieures.

Partant du principe que les pratiques culturelles ne respectent pas les frontières, ce symposium examinera comment les échanges culturels peuvent constituer des identités hybrides et de nouveaux objets culturels, de nouvelles structures et institutions. Il examinera comment les imaginaires culturelles sont construites, comment elles émergent, comment elles sont reçues, comment elles se répandent et comment un mode de représentation en vient à remplacer un autre.

Nous encourageons des propositions de chercheurs et de chercheuses qui s’intéressent à la production d’écrivains, d’écrivaines et d’artistes dans tous les médias dont les productions traversent plusieurs domaines linguistiques et culturels. Les communications pourraient examiner la création de nouveaux produits culturels ou la réception et la transformation de produits culturels qui traversent les frontières, les langues, les cultures et les époques.

Parmi les sujets qui pourraient être abordés:

  • littératures de migration, d’immigration, d’exil
  • littératures diasporiques
  • emprunts et transferts culturels en littérature, cinéma ou en arts visuels
  • interactions et échanges culturels en littérature, cinéma ou en arts visuels
  • appropriations culturelles
  • voyageurs, touristes et dialogue transculturel
  • histoires et souvenirs enchevêtrés
  • cultures et langues minoritaires
  • réseaux de mobilité culturelle
  • réception et/ou transformation de produits culturels qui traversent les frontières et les limites
  • confrontations et/ou comparaisons de produits culturels

Merci d’envoyer votre proposition de communication de 250-mots à l’organisatrice du colloque, Prof. Margot Irvine à CrosswaysSymposium2019@gmail.com avant le 15 juin 2018. Veuillez sauvegarder votre document dans le format NomdeFamille.MotClé (par exemple: Irvine.Rolland).

Une publication d’une sélection des communications est prévue.

Langues : Le français et l’anglais.

Site du colloque : https://www.uoguelph.ca/arts/cce2019

Comité scientifique : Profs. Dawn Cornelio, Paola Mayer, Alan McDougall, Dorothy Odartey-Wellington et Sandra Parmegiani.

Ce colloque est organisé par le programme en études européennes à l’Université de Guelph, en partenariat avec le programme de Master “Crossways in Cultural Narratives” Erasmus-Mundus et son consortium d’universités (University of Guelph, Université de Perpignan via Domitia, Università degli studi di Bergamo, Universidade Nova de Lisboa, University of Saint Andrews, Universidade de Santiago de Compostela, University of Sheffield, Ebernard Karls Universität Tübingen, Adam Mickiewicz University, Universidad Nacional de Tres de Febrero, Universidad Iberoamericana de la Ciudad de México, Universidade Federal do Rio de Janeiro).

http://siefar.org/echanges-culturels-et-creation/

Source: SIEFAR

New Publications

Marie Guyart de l'Incarnation (1599–1672). Le singulier parcours d'une ursuline missionnaire de Tours à Québec (Vincent Grégoire)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:46

Vincent Grégoire, Marie Guyart de l'Incarnation (1599–1672). Le singulier parcours d'une ursuline missionnaire de Tours à Québec, Bruxelles, Berlin, Bern, New York, Oxford, Warszawa, Wien, Peter Lang, 2022. 182 p.

Monographs182 Pages
Histoire et Science Politique
Series: Études canadiennes – Canadian Studies, Volume 35
eBook for US$ 45.95
Format: PDF, ePUB and MOBI – for all devices
Softcover for US$ 45.95

Depuis la fin du 20ème siècle, un regain d'intérêt pour les écrits religieux s'affirme au Québec mais aussi plus généralement en Europe. Marie Guyart dite de l'Incarnation (1599-1672), l'auteure d'une abondante correspondance et de plusieurs relations, va refuser les limites imposes à son sexe et s'imposer comme la première femme missionnaire en Nouvelle-France. Successivement mère, veuve, puis religieuse Ursuline à Tours, elle va co-fonder avec Madame de la Peltrie, une bienfaitrice pleinement dévouée à la cause missionnaire, le couvent des ursulines de Québec en 1639. Son but est originellement d'évangéliser et de franciser les jeunes filles autochtones. Mais rapidement elle va devoir étendre son oeuvre d'instruction et d'éducation aux jeunes Françaises.

 

Pour devenir missionnaire en terre canadienne, elle a dû affronter nombre d'obstacles majeurs. Loin de la décourager, ceux-ci l'ont au contraire motivée et lui ont donné l'énergie de poursuivre ce rêve Presque insensé pour une religieuse à l'époque. Face à ces défis de taille, son agentivité de femme d'action lui a permis de concrétiser son rêve d'apostolat au Canada.
Depuis sa béatification par le pape Jean-Paul II en 1980, et surtout sa canonisation par le pape François le 2 avril 2014, de plus en plus de spécialistes s'intéressent à ses écrits. S'inscrivant dans ce mouvement. cette étude se veut une réflexion sur les obstacles rencontrés par Marie Guyart de l'Incarnation et la manière dont elle les a surmontés.

Vincent Grégoire est titulaire d'une maîtrise en histoire de l'université François Rabelais de Tours ainsi que d'une maîtrise et d'un doctorat en littérature de Rutgers University (New Jersey-USA). Détenteur d'une chaire de recherche (« Nichols Professor of French ») à Berry College en Géorgie, ses recherches portent sur le 17ème siècle (théâtre du Grand Siècle, missionnaires en Nouvelle-France) mais aussi sur le 20ème siècle (en particulier sur l'oeuvre d'Albert Camus).

 

Magasins de savoirs Rassembler et redistribuer la connaissance par le livre (XVIe-XVIIe siècles) (dir. Isabelle Pantin et Gérard Péoux)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:42

Magasins de savoirs Rassembler et redistribuer la connaissance par le livre (XVIe-XVIIe siècles), dir. Isabelle Pantin et Gérard Péoux, Louvain-La-Neiuve, Presses universitaires de Louvain, 2021, 252 p., 20 euros.

« Magasins » de savoirs, cette métaphore qui apparaît dès l’époque moderne, fait surgir l’image d’une diversité d’entrepôts où stocker des connaissances, mais aussi d’un commerce ouvert : des marchandises de valeur inégale s’y offrent à un public varié qui vient du monde académique et de la large communauté de la « République des Lettres », mais s’étend aussi à de simples curieux, potentiels acheteurs de livres. Ce volume analyse une petite galerie d’ouvrages divers, en vue de mieux saisir la dynamique de la redistribution du savoir à l’âge de l’imprimé, entre intérêts des auteurs et des libraires, et attentes d’un public qu’on espère toujours élargi.

Présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur

 

Table des matières

Les auteurs coordinateurs

Les auteurs

Introduction

Isabelle Pantin, De l’encyclopédie au magasin de savoir – La Margarita philosophica de Gregor Reisch et son histoire éditoriale

Rachel Darmon, L’auteur vendeur d’une marchandise hétéroclite – Du Magasin des dieux au Magasin général

Paul-Victor Desarbres, Les traités de Vigenère – Des magasins de savoir entre empilement et « amour du public »

Aurore Schoenecker, Emmagasiner des savoirs d’occasion – Le travail du compilateur dans l’Inventaire général des plus curieuses recherches du royaume d’Espagne d’Ambrosio de Salazar

Christophe Dupraz et François Dry, Pedro Cerone, El Melopeo y Maestro (1613) – Le magasin de savoirs du parfait musicien

Axelle Chassagnette, Fonder ou refonder la géographie – La Geographia generalis (1650) de Bernhard Varenius

Gérald Péoux, Almagestum novum – Rassembler le savoir astronomique au xviie siècle

Anne-Sophie Pimpaud, Le Sepulchretum de Théophile Bonet

Nydia Pineda de Ávila, Les Philosophical Transactions d’Henry Oldenburg – Un magasin pour le commerce des savoirs

Index

Bibliographie

 

Musique et lexique à la Renaissance. Une approche de la musique ancienne par ses mots (dir. Diego Pacheco (Cristina), García Pérez (Amaya S.))
Posted: 17 Feb 2022 - 16:38

Musique et lexique à la Renaissance. Une approche de la musique ancienne par ses mots, dir. Diego Pacheco (Cristina), García Pérez (Amaya S.), préface Yan Greub, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Les termes musicaux contenus dans les sources écrites ont vu leur signification modifiée au fil des siècles, tandis que d’autres restent difficiles à comprendre. Ce volume analyse les mots de la musique à la Renaissance à travers des contributions qui mettent à l’honneur le français et l’espagnol

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Montaigne. La Glose et l’Essai (André Tournon)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:34

André Tournon, Montaigne. La Glose et l’Essai, Paris, Classiques Garnier, (2000) 2022.

Résumé: Dans ce livre il s'agit de décrire l'armature du « nouveau langage » philosophique à l'œuvre dans les Essais, d'en indiquer les antécédents – commentaire humaniste et glose juridique – et de définir le type de vérité qui s'y invente.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 424
Parution: 19/01/2022
Réimpression de l’édition de: 2000
Collection: Études montaignistes, n° 37
ISBN: 978-2-406-12807-6
ISSN: 0986-492X

Montaigne dans le labyrinthe (Elisabeth Schneikert)
Posted: 17 Feb 2022 - 16:28

Schneikert (Élisabeth), Montaigne dans le labyrinthe De l’imaginaire du Journal de voyage à l’écriture des Essais, préf. Olivier Pot, Paris, Classiques Garnier (2006), 2022.

Résumé: Le Journal de voyage de Montaigne est lu comme une quête ontologique s’inscrivant dans l’image matricielle du labyrinthe. Il s’agit de caractériser la quête de l’identité et l’attitude face au temps, selon une approche utilisant les ressources de la psychocritique et celles de la mythocritique.

Disponible en librairie et sur .

Nombre de pages: 485
Parution: 19/01/2022
Réimpression de l’édition de: 2006
Collection: Études montaignistes, n° 47
ISBN: 978-2-406-12808-3
ISSN: 0986-492X