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Calls for Papers and Contributions

Appel à contributions: La miniature à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) – Études Épistémè
Posted: Thursday, February 22, 2018 - 13:30

2019 marque le 400e anniversaire de la mort de Nicholas Hilliard, orfèvre et miniaturiste de la cour d’Elisabeth Ire et de Jacques Ier. Loué par ses contemporains, il produit l’iconographie de la cour et de la société anglaise qui l’entourent, mais également de saisissantes images des derniers feux de la cour des Valois lors de son séjour parisien dans les années 1570.

Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur un medium artistique encore peu étudié par la recherche française: la miniature. Pourtant, les sources textuelles, littéraires et visuelles ne manquent pas. En tant qu’objet à la fois luxueux et sentimental, la miniature est à considérer comme une production hybride, à la croisée entre le portrait, les arts graphiques et l’orfèvrerie. Depuis les années 1980 et la "redécouverte" des miniatures marquée par l'organisation d'une exposition au Victoria & Albert Museum (1983), de nombreuses études ont été menées autour d'aspects techniques, dont témoignent les travaux fondateurs de Jim Murell, Alan Derbyshire et plus généralement les équipes de recherche du musée londonien. Leurs enquêtes et leurs résultats ont notamment permis le réaménagement des salles des miniatures du Victoria & Albert Museum et de la National Portrait Gallery.

Le numéro de printemps 2019 de la revue Études Épistémè (http://journals.openedition.org/episteme/) aura pour but d’élargir et de prolonger la recherche dans ce domaine en France, dans une perspective historique et interdisciplinaire. Études Épistémè est une revue à comité de lecture répertoriée par le MLA et le DOAJ.

Les contributions, en français ou en anglais, pourront traiter d’un ou de plusieurs sujets provenant de la liste suivante, sans s’y limiter :

Statut de la miniature / du miniaturiste

Échanges entre artistes (France-Angleterre, notamment)

Conditions de production

Histoire de la théorie

Conversations/échanges entre auteurs et peintres

La miniature dans les textes littéraires

La miniature au théâtre

Miniature comme objet de circulation et cadeau diplomatique

Les propositions d'articles individuels ou collectifs, autour de 300 mots, devront être envoyées avant le 5 mars inclus aux responsables du numéro, Céline Cachaud et Anne-Valérie Dulac, à l’adresse suivante : epistememiniature@gmail.com. Elles seront accompagnées d'un court CV, ainsi que d'une bibliographie sélective. Les auteurs dont les propositions seront retenues en seront informés au mois d'avril 2018. Les articles complets devront être rendus en novembre 2018 afin d'être soumis à évaluation en vue d'une publication au printemps 2019.

URL http://journals.openedition.org/episteme/

Appel à communications : Geste de la main, Mouvement de la voix, Musique et gestualité de l’Antiquité à l’âge classique
Posted: Thursday, February 22, 2018 - 13:22

Paris Sorbonne, Colloque organisé par l'Association Musique Ancienne

PRESENTATION Entre mouvement discipliné du corps et gesticulation désordonnée, le geste est un signe dont les usages et le sens évoluent à travers le temps et les contextes. Allié de la voix, de la parole ou du chant, le geste est, depuis l’Antiquité, partie intégrante de l’art oratoire. Cicéron fait de l’actio comme « éloquence du corps » une partie essentielle de la rhétorique, par laquelle l’orateur fonde l’efficacité de son discours. Dans l’Institution oratoire, Quintilien nomme chironomie le savoir ancestral qui définit la maîtrise de la « loi du geste » à des fins de persuasion.

Cet ancrage rhétorique du geste interroge les liens inhérents entre la musique et le corps. Qu’il s’agisse de la reconstitution des gestes de la déclamation baroque ou du geste de la main dans l’acte d’écriture, les études sur les musiques anciennes ne peuvent se passer d’une réflexion sur cette notion. Le geste, compris comme force d’intention vouée à la communication d’un message ou d’une émotion, se développe dans le temps et vient en appui de la parole. Il se manifeste par un élan de la main et du bras entraînant tout le corps, et à travers lui le souffle qui porte la voix.

Au langage des sons, il superpose un langage visuel qui peut, selon les contextes, fonctionner comme un lexique fixé ou cinétique, imagé ou impulsif, dont le savoir-faire et la valeur symbolique sont à retrouver. Quelle est la « raison des gestes » de la performance et de la création musicales ? Quels sont les sources et les documents dont disposent le chercheur et le musicien d’aujourd’hui pour comprendre et se réapproprier des gestes disparus ? De l’Antiquité à l’âge classique, en quoi le geste peut-il nous en apprendre davantage sur la musique elle-même ?

CONTRIBUTIONS Nous invitons chercheurs confirmés, étudiants et musiciens à proposer des communications (30 minutes, questions comprises) empruntant notamment les pistes de réflexion suivantes :

- conserver, transmettre et enseigner le geste dans les musiques anciennes

- le geste oratoire au service de l’interprétation

- classifications, typologie : utilisation des gestes en fonction des styles

- langage symbolique des gestes, éloquence du corps

- iconographie du geste musical

- le geste d’écriture, les notations

- tactus, mesure, gestique

Les propositions de communication (environ 350 mots) accompagnées d’une courte notice biographique sont à envoyer avant le lundi 5 mars à l’adresse suivante :

amasorbonne@gmail.com

Comité d’organisation : Raphaëlle Legrand, Astrid Deschamps-Dercheu, Anne-Zoé Rillon-Marne, Suzanne Kassian

RESPONSABLE : Association Musique Ancienne en Sorbonne HTTP://www.iremus.cnrs.fr

Source: Fabula

CfP: Le 17ème siècle à la MLA 2019 à Chicago
Posted: Thursday, February 22, 2018 - 11:49

Le 17e siècle à la MLA 2019 (Chicago)

Thinking With the Elements in Seventeenth-Century France Element theory of the Ancients, but also modern and contemporary element theories; how they shape cosmos, world, climate, humors, corporeality, materiality, the post-human. 250-word abstract by 15 March 2018; Hall Bjørnstad (hallbjor@indiana.edu).

Rethinking Theatricality Conflict and circulation of models of theatricality in 17th-century drama, other genres, arts, and social culture; historical and methodological relevance of notions like dramaticity, gesture, performance. 200-word abstract by 15 March 2018; Sylvaine Guyot (guyot@fas.harvard.edu) and Guillaume Peureux (guillaume.peureux@parisnanterre.fr).

Big Data Meets Early Modern French Studies Roundtable on impact of Digital Humanities on 17th-, 18th-century French literary, performance studies. Tensions between big data and other approaches. Non-guaranteed session. Abstracts (250-300 words) by 15 March 2018; Toby Wikström (twikstro@tulane.edu) and Masano Yamashita (Masano.Yamashita@colorado.edu)

Appel à communications pour une journée d’études et une publication collective Corps possibles et mondes parallèles.
Posted: Friday, February 16, 2018 - 14:24

Corps possibles et mondes parallèles: Que font l’anticipation et la science-fiction aux arts de la scène ?

Vendredi 23 mars 2018 Université Toulouse Jean Jaurès Organisation : Florence Fix et Flore Garcin-Marrou LLA CREATIS (Université Toulouse Jean Jaurès) CEREdI (Université Rouen-Normandie)

En envisageant différentes scènes (théâtre, danse, cirque, performance, marionnette) sans restriction d’aires géographiques ni d’époque, ce projet entend appréhender ce que l’anticipation et la science-fiction font aux arts de la scène, à la représentation des corps et à la dramaturgie.

D’une part, des corps fictionnels hybrides, augmentés (en capacités) ou soustraits (à l’espace social, aux identités genrées), des corps-machines, dupliqués, sans mémoire ou au contraire matriciels et porteurs de mémoire vive forment les mythologies de leur transformation, de leur devenir, de leur exploitation ou de leur augmentation voire de leur dépassement. D’autre part, ces corps porteurs de mondes possibles appellent la construction de récits au présent ou au futur, alternatifs, utopiques/dystopiques, uchroniques, technologiques, prospectifs, interplanétaires, post-apocalyptiques, eschatologiques… impliquant un autre rapport à l’espace et au temps : c’est à partir du futur – et non plus seulement des histoires passées – que notre présent peut être mis à distance et transformé.

Force est de constater que c’est au théâtre et par le théâtre que s’est fait connaître le récit science-fictionnel, par les adaptations, mais surtout par cette volonté des artistes, à l’orée du XXe siècle, d’inventer un nouveau corps et un nouveau théâtre, qui ne regarderait plus vers le passé pour composer des personnages et des situations exemplaires, mais bien vers un futur dont on ne sait rien et dont on a tout à imaginer. Les différentes hypothèses de « théâtre de l’avenir » (Wagner), de « théâtre du futur[1] » (Meyerhold) vont dans le sens d’un théâtre de recherche, dont le propre est de dépasser les limites spatio-temporelles de la scène et les limites physiques de l’acteur, en remplaçant ce dernier par la machine (Marinetti), des marionnettes (Craig 1905, Maeterlinck) ou par le robot (Karel Capek, RUR, 1921), poussant à un point extrême la rivalité avec l’androïde et l’anxiété face à la menace de la disparition de l’humanité. Si les textes de théâtre d’anticipation et science-fictionnels sont rapidement supplantés par les récits filmiques, les séries télévisées et leurs codes spécifiques de représentation, ils demeurent un champ divers et peu étudié, dont il faut toutefois remarquer qu’il est aujourd’hui très vivace.

Sur fond d’emballement d’une post-modernité engagée dans une course technologique et sécuritaire, se font en effet plus aigües les questions de survie à la menace nucléaire (Edward Bond, Le Crime du XXIe siècle, 2001 ; Harald Müller, Le Radeau des morts, 2010), aux guerres bactériologiques (Pauline Sales, La Bosse, 2000), à la catastrophe écologique (conférence performée WOW ! de Frédéric Ferrer sur nos possibilités de vivre ailleurs, 2015). En abordant l’éternelle jeunesse grâce à la machine à remonter le temps (Jean-Pierre Sarrazac, Vieillir m’amuse !, 1996), la vie débarrassée de la maladie ou de la dégénérescence biologique, congédiant le deuil de l’autre (France-fantôme de Tiphaine Raffier, 2017), l’avènement d’une nouvelle forme de conscience et l’expérimentation médicale à des fins militaires (Gildas Milin, Anthropozoo, 2003) ou la coexistence fraternelle entre l’humain et le robot pris dans le vertige de l’ennui et du refus de sa servitude (Hataraku Watashi - Moi, travailleur d’Oriza Hirata, 2008), ce théâtre se constitue comme herméneutique du social et du politique, abordant les dérives scientifiques, les dilemmes éthiques, l’aliénation au travail, l’exigence de perfection, la performance transhumaniste, le contrôle du ventre des femmes… À quelles réalités augmentées font appel ces représentations ?

Or, si ces fictions sont ouvertement pessimistes quant à l’avenir de l’humain, le théâtre science-fictionnel peut aussi être farcesque et hallucinatoire (comme dans le « drame spatial » d’Hervé Blutsch, Gzion, 2010) ou adopter le comique de l’absurde dans Corps diplomatique d’Halory Goerger, produit par l’Amicale de production, où des artistes sont envoyés dans l’espace pour produire une œuvre universelle dans un mouvement créatif continu, arpentant le champ de l’art à l’infini, dans un module spatial baptisé Jean Vilar. Mais le recours du théâtre au genre science-fictionnel ne saurait se limiter aux thématiques science-fictionnelles, le théâtre affirmant alors une ambition de précéder et d’accompagner les grands changements de société. Conjuguer le théâtre au futur vise à consacrer la scène en tant que laboratoire de nouveaux modes d’existence, en tant que lieu de tous les possibles, dans une confiance renouvelée accordée à la fiction et à ses lectures, qu’elle soit proprement humaine et convoitée par les intelligences extra-terrestres en 5.000 après JC (Rafael Spregelbrud, La Paranoïa, 2009), queer et féministe (Donna Haraway), potentielle (Aliocha Imhoff, Kantuta Quiros, Camille de Toledo, Les Potentiels du temps, Manuella éditions, 2016), réparatrice (Emilie Notéris, La Fiction réparatrice, Les Presses du réel, 2017), accélérationniste (Nick Smicek et Alex Williams, « Manifeste accélérationniste », revue Multitudes, n° 56, 20014/2), compensatoire, indécidable, jubilatoire…

Ce projet entend donc, sans exhaustivité, interroger dans leur rapport aux arts de la scène :

Corps augmentés ou diminués, identités queer, hybridations biologie-machine

Deuil, déploration, absence, mémoire des corps, catastrophe

Dramaturgies inter-espèces, interstellaires, quantiques

Fictions, contre-fictions, adaptations, narrations spéculatives

Théâtres prospectifs, d’anticipation, du futur, à venir

Écriture et lecture du futur, portraits de l’artiste en cyborg…

Fictions et récits hybridés de discours scientifique

Une journée d’études, organisée avec Aline Wiame (ERRAPHIS, UT2J), le 23 mars 2018 à l’Université Toulouse Jean Jaurès ouvrira les débats, en rapport avec la pièce PRLMNT 1 de Camille de Toledo, mise en scène par Christophe Bergon, programmée du 22 au 28 mars 2018 au Théâtre National de Toulouse. http://www.tnt-cite.com/content/fr/spectacle/215/PRLMNT---Episode-I

Les chercheurs et auteurs intéressés par le projet collectif peuvent le rejoindre sans avoir participé à la journée d’études.

Les propositions d’interventions et/ou d’articles (1/2 page) accompagnées de quelques lignes de bio-bibliographie seront adressées à Florence Fix (florence.fix[@]gmail.com) et Flore Garcin-Marrou (flore.gm[@]gmail.com) le 1er mars 2018 au plus tard. Les articles, après acceptation du comité de lecture, seront à remettre le 1er juillet 2018.

[1] Meyerhold, Écrits sur le théâtre, T. 1, Lausanne, L’Age d’homme, [1973], 2001, p. 124.

Source: Fabula

Appel à contributions: ATeM (Archives Texte et Musique), n° 3
Posted: Friday, February 16, 2018 - 14:11

La revue électronique ATeM, consacrée à l’étude interdisciplinaire de toutes les formes d’expression linguistique liées à la musique et à l'art de l'interprétation dans les pays de langues romanes, prépare son troisième numéro (décembre 2018).

Veuillez prendre en note le présent appel à contributions (articles et comptes rendus) portant sur toutes les formes de « musiques à texte » dans les langues romanes.

Les articles de recherche feront l’objet d’un processus d’évaluation anonyme

La date limite pour la remise des articles est le 15 juin 2018 (le 1er août pour des compte-rendus).

Responsable : Gerhild Fuchs, Ursula Mathis-Moser, Birgit Mertz-Baumgartner

URL DE RÉFÉRENCEhttps://atem-journal.com/ojs2/index.php/ATeM/index

New Publications

La Transcendance dans le théâtre français. Tome I. De l'origine aux Lumières (Charles Mazouer)
Posted: 23 Dec 2021 - 13:10

Charles Mazouer, La Transcendance dans le théâtre français. Tome I. De l'origine aux Lumières, Paris, H. Champion, 2021.

Dès son origine en Occident, le théâtre interrogea le mystère de la vie humaine ; la tragédie grecque posa l’énigme de la condition des hommes. Philosophique en ce sens, le théâtre ne pouvait faire l’économie de la question de l’au-delà, de la transcendance. Toute anthropologie assigne une place particulière à l’être humain dans une économie religieuse du monde, éclairant ses rapports avec le divin. Ainsi de l’anthropologie théâtrale.

D’où l’enquête ici entreprise, concernant la transcendance dans le théâtre français des origines à la modernité. Premier volet d’un dytique prévu, le présent volume conduira le lecteur jusqu’au théâtre de la Révolution. Après l’évocation de la source grecque, avec les dieux et la Nécessité de la tragédie, que va bousculer le Dieu unique du christianisme, un parcours chronologique commencera par le théâtre médiéval, qui met Dieu sur la scène. Nourri d’Antiquité, le théâtre de la Renaissance hésite parfois entre les figures de la transcendance antique et la théologie chrétienne. La transcendance païenne et la transcendance chrétienne sont massivement présentes dans la méditation des dramaturges classiques ; mais ces transcendances peuvent s’effacer, être contestées ou niées. Au théâtre, le rationalisme des Lumières, qui ne fait pas disparaître la transcendance, distend le lien, si fort jusque là, entre les hommes et le sacré.

Charles Mazouer est professeur émérite de littérature française à l’université de Bordeaux Montaigne. Il est spécialiste de l’ancien théâtre français, du Moyen Âge à l’aube des Lumières. Il a édité un certain nombre de dramaturges des XVIe (Robert Garnier ; Odet de Turnèbe) et XVIIe (Molière) siècles. Il dirige actuellement une histoire du théâtre français en douze volumes, chez Honoré Champion.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication : 22/09/2021

ISBN : 9782745355485

Paris 1553 : audaces et innovations poétiques (dir. Olivier Halévy et Jean Vignes)
Posted: 23 Dec 2021 - 13:07

Paris 1553 : audaces et innovations poétiques, dir. Olivier Halévy et Jean Vignes, Paris, H. Champion, 2021.

L’année 1553 voit se multiplier les manifestations d’audace dans le milieu humaniste : Ronsard et ses amis fêtent le succès de la première tragédie à l’antique en sacrifiant un bouc à Bacchus pour « ressusciter le joyeux mystère de ses gayes Orgies… » ! Un formidable élan donne naissance à des expériences artistiques insolites : vers libres, vers mesurés à l’antique, alexandrins détrônent le vieux décasyllabe ; les Amours de Cassandre s’ornent d’un étrange « supplément musical ». La liberté d’esprit et de mœurs s’affiche dans une nouvelle Athènes où renaissent liturgies païennes et amour grec… Le scandale sera à la mesure des audaces. Muret, ami et commentateur de Ronsard, est accusé de sodomie et condamné à mort ; les Folastries de Ronsard sont brûlées… 1553 restera l’apogée créateur du règne d’Henri II, un sommet de liberté esthétique et morale.

Olivier Halévy est maître de conférences en langue et littérature françaises de la Renaissance à l’Université Sorbonne nouvelle, spécialiste de la poésie et du théâtre du XVIe siècle.

Jean Vignes est professeur de littérature française de la Renaissance à l’Université de Paris. Il a également codirigé avec Hugues Daussy et Isabelle His le volume 1570 Le mariage des arts au cœur des guerres de religion (Champion).

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication : 22/09/2021

ISBN : 9782745355768

Buffon, Oeuvres complètes XVI. HIstoire naturelle des oiseaux, t. I (1770) (éd. Stéphane Schmitt)
Posted: 23 Dec 2021 - 13:04

Georges-Louis Leclerc de Buffon, Oeuvres complètes XVI. HIstoire naturelle des oiseaux, t. I (1770), texte établi, introduit et annoté par Stéphane Schmitt avec la collaboration de Cédric Crémière, Paris, H. Champion, 2021.

Après les quadrupèdes, Buffon entame en 1770 l’Histoire naturelle des oiseaux, qui paraît dans deux éditions : l’une, en format in-quarto, ornée de planches en noir et blanc, prolongeant les quinze volumes déjà publiés ; l’autre, en in-folio, accompagnée de planches en couleur formant un corpus iconographique exceptionnel quantitativement et qualitativement.

Buffon fait appel, pour la rédaction de certains chapitres, à de nouveaux collaborateurs, dont Guéneau de Montbeillard. Pour autant, il ne cesse de veiller scrupuleusement à la valeur scientifique et littéraire du texte, qui non seulement traite de manière exhaustive et détaillée des oiseaux connus à l’époque, mais propose aussi des réflexions générales sur les sciences de la nature.

Ce premier volume comprend les oiseaux de proie ainsi que les espèces qui ne volent pas, en particulier l’autruche et le fameux dodo.

Stéphane Schmitt est directeur de recherche au CNRS (Archives Poincaré, Nancy). Ses travaux portent sur l’histoire des sciences de la vie, notamment l’anatomie, l’embryologie et les sciences de l’évolution, du XVIIIe au XXe siècle.

Cédric Crémière, conservateur en chef du patrimoine, s’intéresse en particulier à l’histoire de l’anatomie et des collections.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication24/09/2021

Lieu d'éditionPARIS

ISBN9782745354532

Marguerite de Navarre, Oeuvre complètes. T. XIII. Les Tombeaux (éd. Richard Cooper)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:57

Marguerite de Navarre, Oeuvre complètes. T. XIII. Les Tombeaux, éd. Richard Cooper, Paris, H. Champion, 2021.

La mort de la Reine de Navarre en 1549 fut marquée par une série d’hommages posthumes, dont le plus connu est le Tombeau de Marguerite de Valois, publié à Paris au printemps de 1551. Ce recueil de poèmes en quatre langues, dans lequel les membres de la future Pléiade firent leur première apparition collective, n’avait pas fait l’objet jusqu’ici d’une édition critique, malgré son importance pour l’évolution de la poésie sous Henri II. Avec les courts recueils inclus dans son Oraison Funèbre en latin et en français, Charles de Sainte-Marthe les avait devancés, suivi de près par Nicolas Denisot avec l’Hecatodistichon, cent distiques latins en l’honneur de Marguerite, prétendument écrits par trois jeunes Anglaises. Mis au défi par Sainte-Marthe et Denisot, les membres de la Brigade traduisirent et imitèrent ces distiques en trois langues, en y ajoutant d’autres pièces très diverses à la louange de la Reine défunte, des jeunes filles anglaises, de sa fille Jeanne d’Albret et de sa nièce Marguerite de Berry. Le succès de ce recueil polyglotte a fait oublier d’autres hommages offerts à Marguerite par ses protégés restés sans appui, notamment dans ses domaines du Sud-Ouest, ainsi que d’autres jugements postérieurs, qui évoluèrent après la publication de l’Heptameron.

Richard Cooper est professeur émérite de littérature française et Master de St Benet’s Hall à l’Université d’Oxford. Il collabore à des éditions de Scève, Du Bellay, et Michel d’Amboise.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication : 22/09/2021

ISBN : 9782745355935

Irène sacrifiée. La cruauté du Grand Turc entre histoire et fiction (1550-1750) (Robin Beuchat)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:50

Robin Beuchat, Irène sacrifiée. La cruauté du Grand Turc entre histoire et fiction (1550-1750), Genève, Droz, 2021.

La légende veut qu’en réponse aux murmures de ses soldats qui lui reprochaient sa mollesse le sultan Mahomet II ait tranché la tête à une captive grecque qu’il aimait éperdument. Imaginée en 1554 par Matteo Bandello à partir d’une trame historique ou considérée telle, l’histoire d’Irène sacrifiée s’est diffusée à travers l’Europe entière, sans considération des barrières de genre ou de langue. Conçue comme une istoria vera, longtemps admise dans l’historiographie avant de faire l’objet d’un procès dont Voltaire a été le plus féroce animateur, elle permet d’appréhender la construction discursive de l’altérité turque dans ses rapports – ambigus – à l’histoire et à la fiction. Par son exceptionnelle densité signifiante, elle s’impose comme un point focal vers lequel convergent toutes sortes de discours culturels, religieux, politiques ou moraux, que ce livre examine – de Boaistuau à Bayle et de Knolles à Johnson – selon une progression à la fois chronologique et générique.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Collection Cahiers d'Humanisme et Renaissance

ISSN 1422-5581

ISBN-13 978-2-600-06300-5