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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: La palette des émotions
Posted: Tuesday, February 27, 2018 - 13:51

MSH Poitiers

Les émotions, parfois appelées passions, affects ou encore états d’âme font régulièrement l’objet de réflexions, notamment en philosophie. Selon des rythmes différents, de très nombreuses disciplines relevant du périmètre de la MSHS de Poitiers se sont emparées de la question des émotions: la psychologie, la philosophie, la littérature, l’histoire, l’économie, la sociologie, la linguistique ou la géographie… D’autres domaines comme la médecine et le droit, s’y intéressent également. Selon les disciplines, les émotions sont classées en fonction de leur rationalité, selon une taxinomie qui part des émotions « les plus agréables » pour aller vers les plus désagréables, en passant par celles qualifiées de « neutres » ou de catégoriser les émotions selon leur intensité (en fonction d’expressions faciales et/ou corporelles) ou la manière dont elles permettent aux hommes et aux femmes de se mouvoir dans le monde social à un moment donné… Pour mieux étudier celles-ci, nous proposons de les regrouper selon trois ensembles destiné à favoriser les échanges autour d’un objet commun et d’en préciser les contours, les usages et les enjeux heuristiques.

Les Ardentes : colère, liesse, amour, joie, peur, effroi, jalousie, admiration, surprise… Ces émotions pousseraient l’individu à agir de manière souvent involontaire et rapide, qu’il soit isolé ou en groupe. D’intensités fortes, « les Ardentes » se manifestent par des manifestations comportementales et verbales puissantes. A ce titre, elles ont été longtemps considérées comme inappropriées en tant que passions (destructrices) opposées à la raison. Toutefois, elles peuvent être sources de motivations humaines qui, à l’échelle d’un individu ou d’une société, permettent une avancée finalement salutaire dans l’adaptation à son environnement physique et social.

Les Morales : indignation, honte, culpabilité… Scandales, massacres, famines, provocations verbales, agressions… suscitent des réactions variées, allant de l’indifférence à la protestation. Par exemple, on peut distinguer « l’indignation qui rassemble », « l’indignation qui divise » et « l’indignation qui trouble ». « Les Morales » peuvent correspondre à une « conscience outragée » face à une situation révélée. Elles sont parfois limitées à l’individu ou exprimées dans l’espace public en mobilisant des groupes ou des catégories plus ou moins importants. Sans doute « les Morales » mettent-elles en jeu l’image de soi, des valeurs ou des références, et conduisent, soit à se dérober, soit à agir. Elles peuvent aussi s’exprimer sur tous les tons et de toutes les façons mais sont tributaires d’une époque et d’une société.

Les Brumeuses : tristesse, mélancolie, détresse, ennui, dégout, mépris… Latentes ou sournoises, « les Brumeuses » déstabilisent par les sentiments et les manifestations doucement amers qu’elles peuvent susciter. Leur complexité peut tenir à la langueur qui envahit l’individu ou le groupe d’individus de manière diffuse, parfois sans objet et sans contour précis. « Les Brumeuses » correspondent ont plus ou moins d’intensité, immobilisent souvent les individus ou les sociétés en les enfermant dans un avant, un regret ou un impossible.

CONSIGNES :

Les propositions de communication seront à faire parvenir sous forme de fichier word à l’adresse : colloque-emotions@univ-poitiers.fr

Elles comprendront 1500 signes + 500 signes de bibliographie.

Il sera impératif de mentionner le nom, le prénom, l’institution et le laboratoire d’appartenance de l’auteur, ainsi que son adresse postale. 3 et 5 mots-clés devront être identifiés afin de permettre une première identification thématique de la communication.

L’auteur devra préciser s’il préfère présenter une communication écrite ou orale en cochant son souhait sur le formulaire.

Le comité scientifique pourra proposer de changer le schéma proposé.

Nota : un certain nombre de communications seront soumises à un comité de lecture afin d’être publiées dans un ouvrage collectif. Si la communication orale est acceptée, les frais d’hôtel et de restauration seront prise en charge par le comité d’organisation.

Pour les deux types de présentation, les frais s’inscription seront pris en charge par les organisateurs. Colloque « La Palette des Emotions » - MSHS de Poitiers, 3,4,5 octobre 2018

INFORMATIONS PRATIQUES

CALENDRIER

- Date limite de réception des soumissions : 30 mars 2018

- Retour et envoi éventuel pour modifications : 15 avril 2018

- Date limite réception des soumissions révisées : 30 avril 2018

CONTACTS : Coordination, réponses au appels à communications,

Courriel : colloque-emotions@univ-poitiers.fr

RESPONSABLE : Maison des Sciences de l'Homme et de la Société

http://mshs.univ-poitiers.fr/la-mshs/appel-a-communication-pour-le-collo...

Source: Fabula

CfP SATOR 2019, Toulouse
Posted: Monday, February 26, 2018 - 04:56

SI CE COLLOQUE VOUS INTÉRESSE, PRIÈRE DE CONTACTER HÉLÈNE CUSSAC AUSSITÔT QUE POSSIBLE POUR APPUYER LA PRÉPARATION DU DOSSIER DE SUBVENTION.

XXXIIIe Colloque international de la SATOR Université Jean Jaurès - Toulouse - PLH-ELH 17-19 mai 2019

Appel à communication

Sons, voix, bruits, chants : place et sens du sonore dans l'analyse topique des textes narratifs d’Ancien Régime

La SATOR (Société d’analyse des topiques romanesques, http://satorbase.org), sous l’égide dulaboratoire Patrimoine-Littérature-Herméneutique (PLH) et de l’Équipe Littérature Herméneutique (ELH) organise son colloque international annuel de l’année 2019 à l’Université Jean Jaurès de Toulouse. Il s’agira d’examiner non seulement la place et le sens qu’a pu tenir le sens de l’ouïe dans les textes narratifs d’Ancien Régime, mais surtout de se demander en quelle mesure l’objet sonore participerait de la scène topique, voire lui donnerait parfois tout son sens, au point que sons et bruits pourraient peut-être être compris comme des topoï.

1 – Son et topos : prolégomènes théoriques

« Défini comme configuration narrative récurrente, le topos constitue l’unité de base du travail de la SATOR » (« Avant-Propos », Actes du XVIIIe Colloque SATOR, P. U. de Laval, Québec, 2006, p. XI). Cette définition fait que dans un premier temps la présence du son dans un texte ne peut en elle-même être considérée comme une configuration - ou scène - narrative. Pourtant, outre le fait que le son, sur un plan épistémologique et anthropologique, revêt du sens pour un chercheur, la thématique des sons et des bruits dans les textes narratifs d’Ancien Régime (du Moyen Âge à la toute fin du 18e siècle) se prête bien, semble-t-il, à une étude topique. Certes, nous viendront immédiatement à l’esprit des scènes romanesques telles que celles de la leçon de musique, où du fait même de l’inscription d’un instrument, on peut imaginer que le son est présent. Néanmoins, si ce moment narratif est récurrent, du moins dans des romans du 18e siècle, on sait que la leçon est souvent prétexte à un échange d’ordre sentimental ; l’instrument est donc là au service de la narration, il revêt une fonction pragmatique et le son n’est pas ce qui intéresse : il n’en est d’ailleurs parfois pas fait mention. Mais est-ce toujours le cas ? On sait que les Lettres neuchâteloises de madame de Charrière se lisent au son de la basse, du violon, de l’alte, de la harpe, du clavecin et de la flûte, jusqu’à la mort du personnage (Caliste) dont le dernier plaisir est de faire « exécuter des morceaux du Messiah de Haendel, d’un Miserere qu’on lui avait envoyé d’Italie, et du Stabat Mater de Pergolèse » (éd. Trousson, 1996, Lettre 25, p. 474). Trouve-t-on, par exemple, d’autres « morts romanesques » imprégnées de musique et si c’est le cas, ne peut-on entendre le son – bien que n’entrant pas ici en tant que tel dans la langue – comme topos ? Si l’on considère la scène comme représentative de la mort d’un personnage, c’est bien la présence de la musique qui affine la configuration topique. On ne pourrait considérer, dans cet exemple, qu’il y a topique seulement à partir de la mort du personnage ; on ne peut en effet définir la scène topique, à suivre le modèle du thesaurus de la Sator, que de la façon suivante : « mort de personnage avec musique » (sachant, selon la Sator, que l’on peut parler de topique à partir du moment où l’on rencontre au moins trois occurrences de la configuration). Ne pourrait-on par conséquent envisager le morceau de musique et à travers lui le son, dans la situation d’une mort de personnage, comme topos ayant permis de créer la scène topique ? Les démonstrations et discussions lors du colloque auront pour tâche de réfléchir à cette interrogation.

2 – Sensible sonore du Moyen-Âge à 1800 : questionnements

Pensons par exemple encore aux fictions s’ouvrant sur un personnage découvrant un Paris résonnant de bruits de carrosses, de chevaux et de cris des marchands ambulants. Cette scène, dont la dimension sociologique est patente, est récurrente dans des récits du 18e siècle. Ne peut-on parler toutefois de topique dès le Moyen-Âge, cette période vivant sous le régime de « l’oralité mixte » (Zumthor, La lettre et la voix de la « littérature médiévale », 1987) non seulement du point de vue de la configuration (« entrée dans une ville ») mais aussi de la présence sonore qui contribue à l’élaboration de la scène topique (« entrée dans une ville bruyante ») ? Le son est-il alors plus ou moins prégnant ? La langue le prend-elle en charge ? On réfléchira donc non seulement à la topique sur la continuité, mais aussi à la place et au rôle du sonore. Il semble intéressant en effet d’observer si ce sens singulier qu’est l’ouïe a été intégré dans le narratif. La vue est le sens primordial du Moyen Âge au 18e siècle. L’ouïe fut placée au second rang au Moyen Âge, parfois à égalité avec la vue au 18e siècle. Les penseurs des Lumières, du fait de sa relation avec la voix, comprirent l’importance première de l’ouïe qui permettait le commerce avec autrui. La voix, chantée notamment, perçue comme pure car naturelle, donna ses lettres de noblesse à l’ouïe, et même si le 17e siècle, sous l’influence janséniste, dénonçait le plaisir des sens, notamment celui de l’ouïe, il prisait la grande éloquence chez des ecclésiastiques dont la voix résonnait puissamment à l’oreille de leurs ouailles. Les textes narratifs – en prose et en vers - prirent-ils en compte l’intérêt des théoriciens qui débattaient des sensations, et si ce fut le cas, qu’en fut-il particulièrement du son ?

Au Moyen Âge, comme l’a montré récemment l’ouvrage collectif dirigé par Florence Bouchet et Anne-Hélène Klinger-Dollé (Garnier 2015), « les cinq sens ont généré abondance de productions artistiques et d'écrits à visée scientifique, spirituelle, morale et littéraire ». Mais si un sens comme celui de la vue est utile le plus souvent au service de la description qui donne son cadre à la scène, celui de l’ouïe revêt un intérêt semble-t-il plus profond : dès le Moyen Âge il représente en effet un « objet de savoir » ainsi que le démontre par exemple le « bestiaire sonore » offert en appendice au grand livre de J.-M. Fritz (Paysages sonores du Moyen Âge..., Champion 2000). Le sonore animal entre-t-il alors dans des scènes narratives médiévales et si c’est le cas, peut-on parler de topique sonore ? Si la sensorialité dans les récits de ce temps a été bien étudiée depuis une vingtaine d’années (voir La cloche et la lyre..., J.-M. Fritz, 2011 ; M. Zink, Nature et poésie au Moyen Âge, Fayard 2006 ; Bruits et sons dans notre histoire..., J.-P. Gutton, 2000 ; etc.), il serait pertinent d’approfondir cette donnée à partir de la notion de topos, et d’observer aussi ce qu’il en est entre Moyen Âge - Renaissance et 17e siècle. Jusqu’à quand perdure par exemple la représentation de la coutume du charivari qui fait son entrée dans les documents dès le début du 14e siècle ? Ces représentations forment-elles une topique sonore ?

Le 16e siècle, se préoccupant lui aussi de la hiérarchie des sens et remarquant que l’oreille n’est « jamais oisive » (Pierre Boaistuau, Bref discours de l’excellence et dignité de l’homme, Droz 1982, p. 52), lui donne toute sa dignité. N’est-elle pas en effet l’organe qui conduit le plus sûrement à la connaissance, comme l’affirme Rabelais ? (« [...] tous jours, toutes nuyctz, continuellement, puissions ouyr : et par ouye perpetuellement apprendre : car c’est le sens sus tous aultres plus apte es disciplines », Tiers Livre, XVI, à propos de la Sibylle de Panzoust). Mais le 16e siècle ne s’en tient pas aux notions théoriques sur le sens de l’ouïe ; il tente de mettre en mots les sons, quitte parfois à en passer par les couleurs ; il essaie de rendre visible par exemple une scène de bataille, scène topique s’il en est, mais dans un tableau qui désormais intégrerait le sonore (cf. l’évolution de Rabelais au cours des rééditions du Quart Livre, dont la poétique cherche à exprimer toujours davantage les bruits du monde). Lié au développement de l’imprimé, il cherche à représenter un monde vivant, une parole vive. Ainsi le narratif ne chercherait-il pas à libérer les « paroles gelées » qu’Alcofribas voulait emporter ? Ne dit-il pas l’ordre – et le désordre - de l’espace sonore ? (voir L. Hublot et L. Vissière, Les paysages sonores du Moyen-âge à la Renaissance, P. U. Rennes, 2016).

Au Grand siècle, hormis du côté des mondains, tel que Théophile de Viau, ou encore Gassendi, les sens, sous l’influence austère du jansénisme ambiant et l’influence des traités de savoir- vivre publiés depuis le 16e siècle jusqu’aux Art[s] de se taire (pour reprendre le titre de l’ouvrage de l’abbé Dinouart, 1771), se trouvent moralement condamnés : « Ne vous étonnez point, s’il ne raisonne pas bien à présent, une mouche bourdonne à son oreille [...] chassez cet animal » (Pascal, Pensées, fr. 8, Classiques Garnier, 1991, p. 180). Même un petit animal devient un divertissement sonore malvenu. Mais le roman ne semble pas épouser cette dénonciation : de quelle façon en effet Mlle. de Chartres est-elle touchée au coeur par M. de Nemours si ce n’est, au moment de la rencontre, d’abord par le grand bruit qui se fait à l’entrée de ce dernier dans la salle de bal puis à sa vue ? Le 17e siècle ne correspond-il pas aussi à cet Âge de l’éloquence, bien étudié par M. Fumaroli (1980) ? Sans oublier qu’à partir de la deuxième moitié du 17e siècle jusqu’à la première moitié du 18e, l’intérêt se porta tout particulièrement sur le rôle des sens — dont celui de l’ouïe — comme critères de jugement du beau.

La présence du son dans le narratif qui fait sans doute le lien avec les préoccupations scientifiques du temps pourrait donc là aussi être interrogée. Nombre de ces textes sont effectivement imprégnés de chant et de musique et si la séquence de la leçon de musique est bien un topos du roman du 18e siècle, comme on l’a évoqué, à partir de quel moment les sonorités vocales et musicales font-elles leur entrée dans les textes narratifs ? Peut-on remarquer une récurrence de certaines scènes ? Le 18e siècle, même s’il montre une prédilection pour les sons naturels et apprécie particulièrement le chant qui ravit l’âme de l’auditeur, d’une certaine manière réhabilite le bruit en tant qu’il témoigne de l’énergie humaine : on pensera à tous les romans de Diderot et à la performance vocale du Neveu de Rameau qui témoigne de ce dynamisme, mais aussi à la fin du siècle au Tableau de Paris de L.-S. Mercier (voir les travaux d’A. Farge). Tout un monde sonore emplit l’espace textuel du roman du 18e siècle et l’écriture cherche à rendre l’expérience sensible (voir les romans et journaux de Marivaux ; de Rousseau ; de Diderot, pour ne citer qu’eux). L’intégration du sonore dans un récit ne se fait donc plus seulement dans un objectif pragmatique au service de la narration, mais le son devient peut-être parfois lui-même un objet narratif.

3 – Axes

Si les points d’entrée du sonore apparaissent donc nombreux, on pensera non seulement à sa récurrence, offrant la possibilité d’identifier une scène topique, mais aussi aux continuités, aux ruptures éventuelles, et aux nouveautés dans la place qui lui est accordée au cours de la longue période envisagée. Le topos est en effet « un objet historique et à ce titre constitue un témoin précieux pour l’historien de la littérature » (M. Weil et P. Rodriguez, 1996, http://satorbase.org/index.php?do=outils); « Un topos naît et meurt » (Jan Hermann, satorbase.org) ; parfois peut-être renaît : les travaux devraient nous permettre d’examiner ce point. On sera attentif aussi à la signification (morale, sociologique, politique, philosophique...) que revêt le son et si celle-ci est la même à chaque occurrence, ou à ce qui crée une modification du sens. On observera encore avec précision le lexique employé pour dire la présence sonore, au point de remarquer si on retrouverait les mêmes phrases et/ou mots dans des scènes d’autres récits, comme le montre le thesaurus de la SATOR (http://satorbase.org/index.php?do=categorie).

Associé dans la tradition rhétorique à l’inventio, « le topos est [en effet] intimement lié à la formation et à l’évolution des genres narratifs », peut-on lire sur le site de la SATOR qui a pris soin de mettre à la portée des intervenants des outils théoriques (http://www.satorbase.org/index.php?do=outils#2.1). Bien que des travaux aient été plus nombreux depuis une dizaine d’années au sujet de notre objet (notamment concernant le Moyen Âge), peu l’ont observé sur la continuité et à partir de la notion topique. Il semble donc que ce colloque sera susceptible de les enrichir.

Le travail de recherche ne s’arrêtera pas au genre romanesque, mais s’élargira à d’autres types de textes narratifs tels que :

- Des récits à l’intérieur de livrets d’opéra

- Des chansons (cris de Paris)

- L’écrit narratif en vers

- Le texte mi-documentaire/mi-fictionnel (exemple du Tableau de Paris, déjà évoqué) Les axes thématiques pourront être définis par :

- Le sonore de la nature humaine (bruit du corps, voix inarticulée)

- La représentation sonore des institutions (Monarchie, Église...)

- Le sonore matériel : bruits d’objets (instruments de musique, cloches, instruments de travail, armes, etc.)

- Le sonore animal

- Le son de la nature végétale, aérienne (tonnerre, etc.)

(NB : si aux 17e et 18e siècles, on a porté la réflexion sur la distinction entre son et bruit, et si cette distinction est intéressante sur le plan esthétique, elle présente moins de pertinence dans l’approche thématique qui est la nôtre, donc nous employons l’un ou l’autre mot indistinctement dans cette présentation).

Hélène Cussac

Les propositions sont à envoyer à Hélène Cussac : elencussac@orange.fr

Date limite : 30 septembre 2018

Mais, en vue du montage du dossier de subvention auprès du Conseil scientifique dès maintenant, il serait bienvenu de signaler le plus rapidement possible votre intention de participer en faisant parvenir les informations suivantes :

- Le sujet envisagé – voire le titre de la communication (même provisoire) –

- votre statut

- votre université et unité de rattachement

Comité scientifique :

Florence Bouchet (Université Jean Jaurès-Toulouse II-ELH-bouchet@univ-tlse2.fr )

Pascale Chiron (Université Jean Jaurès-Toulouse II-ELH- pascale.chiron@univ-tlse2.fr)

Jean-Pierre Dubost (Université Blaise Pascal-Clermont II – ex-Président de la SATOR dubost.jeanpierre@gmail.com)

Jean-Philippe Grosperrin (Université Jean Jaurès- Toulouse II-ELH-grosperr@univ-tlse2.fr) ;

Madeleine Jeay (Université McMaster, Canada) – ex-Présidente de la Sator jeaymad@mcmaster.ca)

Stéphane Lojkine (Université d’Aix-en-Provence - stephane.lojkine@univ-amu.fr )

Catriona Seth (Université d’Oxford – Présidente de la SFEDS - catriona.seth@modlangs.ox.ac.uk)

Yen-Maï Trans-Gervat (Université Paris 3) – Présidente de la Sator - yen-mai.trangervat@ univ-paris3.fr

Comité d’organisation à l’Université Jean Jaurès – Toulouse-PLH/ELH :

Hélène Cussac : elencussac@orange.fr Pascale Chiron : pascale.chiron@univ-tlse2.fr Cristina Noacco : cnoacco@yahoo.fr

Appel à communications: Les mi-lieux entre Orient et Occident dans les récits de voyage
Posted: Thursday, February 22, 2018 - 13:59

Tozeur – Tunisie)

- L’ISEAH de Tozeur (Université de Gafsa) - Le réseau de recherche « Les Orients désorientés » (UCA, PHIER et IHRIM, Université de Clermont-Ferrand) - Unité de recherche URLDC Sfax

Date : 12 et 13 décembre 2018

***

Appel à contribution Dans le cadre d’une collaboration avec le réseau de recherche Les Orients désorientés (https://lesordesor.hypotheses.org/) et l’Unité de Recherche URLDC Sfax, l’Institut Supérieur des Etudes Appliquées en Humanités de Tozeur organise un colloque international sur les mi-lieux entre Orient et Occident dans les récits de voyage. Le propos est de poser des questions convergentes : dans le monde globalisé qui est le nôtre, marqué par une tension et une dialectique entre local et global, comment aborder dans sa dimension transculturelle la question cruciale du lieu, du monde comme entour – de ce qu’Augustin Berque (fils du grand arabisant Jacques Berque) appelle en tant que géographe, mais aussi japonologue et sinologue, « l’écoumène », c’est-à-dire cette relation à la fois sensible, sociétale et culturelle entre le soi et l’entour qu’il traite autant en chercheur occidental qu’à partir de la pensée japonaise. Cette thématique, qui engage autant le statut de l’espace et les mutations de la temporalité de nos existences et de nos sociétés que notre appréhension de l’entour et de l’habitabilité du monde, a déjà donné lieu à plusieurs séminaires, en partie documentés sur le site des « Orients désorientés ».

Ce colloque se propose d’aborder ces questions notamment par le biais de la riche matière des voyages entre Orient et Occident dans la perspective ouverte par le projet de recherche Les mi-lieux entre Orient et Occident. Il ne s’agit donc pas simplement de se pencher sur la littérature de voyage qui a fait l’objet de nombreux travaux (voir par exemple le site du CRLV), mais d’interroger des modalités de relation Orient/Occident en rapport avec l’approche globale qui est celle des Orients désorientés, qui s’attache à déconstruire les représentations en revenant sur l’impensé ou le refoulé des relations complexes entre Orient et Occident, faites de rencontres et d’emmêlements culturels d’une très grande diversité.

Il s’agit en tout cas d’interroger les relations entre Orient et Occident non comme un simple "aller vers" mais comme une multiplicité de tracés et de rencontres produisant autant de « mi-lieux » entre Orient et Occident indissociables de noms, de scènes et de lieux qui relèvent autant d’une cartographie mentale que de rencontres vécues avec des cultures, des territoires. Les récits de voyage en Orient, depuis l’Europe ou depuis les Amériques, mais tout aussi bien les voyages des orientaux vers les contrées occidentales, offrent une riche matière permettant d’interroger le concept de « mi-lieux ».

***

Comité scientifique : Hassen BKHAIRIA (ISEAH Tozeur, Université de Gafsa), Jean-Pierre DUBOST (PHIER, UCA, Université de Clermont-Ferrand), Jalel EL GHARBI (Université de la Mannouba), Kamel GAHA (Université de Tunis), Axel GASQUET (IHRIM, UCA, Université de Clermont-Ferrand), Francis LACOSTE (Université de Gafsa), Laure LEVEQUE (Université de Toulon), Sarga MOUSSA (CNRS/THALIM, Paris III-Sorbonne), Alain PETIT, (PHIER, UCA, Université de Clermont-Ferrand), Mustapha TRABELSI (Université de Sfax). Coordinateurs : Jean-Pierre Dubost, Hassen Bkhairia. ***

La proposition de communication ainsi qu’une notice biobibliographique sont à envoyer aux adresses suivantes hasbkhairia@gmail.com dubost.jeanpierre@gmail.com avant le 15 avril 2018.

RESPONSABLE : Hassen Bkhairia et Jean-Pierre Dubost

http/:www.iseah.tz

Source: Fabula

Appel à communications: Le discours préfaciel
Posted: Thursday, February 22, 2018 - 13:52

République tunisienne Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Université de Kairouan Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan

L’École doctorale « Nouveaux horizons en langues, en lettres, en arts et en humanités » de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan organise un colloque international portant sur : Le discours préfaciel

Du 16 au 18 avril 2018

L’œuvre, considérée comme la finalité de la création littéraire, a toujours été au centre de l’entreprise critique. De la sociologie à l’anthropologie en passant par la psychologie, la linguistique et la philosophie, l’œuvre a fait l’objet des approches les plus diverses. L’étude des textes traditionnellement considérés comme secondaires, tels que la préface, l’avant-propos ou le prologue est, en revanche, un phénomène relativement récent. Dans Seuils, un des ouvrages de référence sur la question, Gérard Genette étudie les rapports qui relient le texte à sa périphérie, composée des textes parallèles, ou « paratextes », que sont le titre, le sous-titre, l’avant-propos, la dédicace, la postface, etc. Dans le prolongement de Palimpsestes ou la littérature au second degré, où avaient été abordées les différentes relations qu’un texte peut avoir avec d’autres textes (la transtextualité), Seuils montre, notamment, le rôle déterminant du discours préfaciel, qui peut aussi bien « assurer au texte une bonne lecture » que mettre en œuvre une véritable stratégie de réception. En effet, la préface occupe une place privilégiée parmi les paratextes recensés par Genette. S’efforçant de repérer ses différents types, l’auteur de Seuils en a établi une classification précise, qui distingue des préfaces« auctoriale »,« ultérieure »,« tardive »,« actoriale »ou encore « allographe ». Ainsi, considérée sous toutes ses coutures, la préface devient un objet d’étude en soi.

Le discours préfaciel n’est pas seulement en rapport avec le texte qu’il introduit, il est aussi intimement lié aux autres « paratextes » (tels que le titre, l’épigraphe, les entretiens ou le témoignage), permettant de déceler leurs structures et leur rapport à l’énonciation.Henri Mitterand l’a bien vu lorsqu’il a considéré, dans son Discours du roman, que la préface était le lieu qui indiquait les fondements du discours, mais aussi les lois de la communication linguistique considérées dans leurs rapports au contexte et à la situation d’énonciation avec ses différentes composantes : le destinateur et le destinataire, le jeu des pronoms, les déictiques, les structures linguistiques, etc. De fait, le texte introductif n’est pas simplement un texte en marge du texte ; si, en apparence, il a le statut d’un texte de circonstance, il joue un rôle déterminant dans la réception de l’œuvre en lui conférant, d’entrée de jeu, une identité spécifique. Ainsi, ce « seuil du texte » peut attirer le lecteur dans les filets de l’œuvre, le parer contre d’éventuelles méprises du sens, lui fournir les outils nécessaires à la compréhension des circonstances qui ont suscité la naissance du texte, et même attester l’évolution socioculturelle de toute une vision du monde, en indiquant les structures mentales, symboliques et idéologiques de la société.

Certes, le discours préfaciel a suscité, à ce jour, des études nombreuses et variées. Portant sur des œuvres littéraires, plastiques, et même scientifiques, celui-ci a donné lieu à des réflexions dans divers domaines, tels que la linguistique, la philosophie ou l’esthétique. En témoignent les travaux d’Henri Mitterand, mais aussi ceux de Jacques Derrida, de Philippe Lejeune, de Claude Duchet, de John Herman, de Philippe Lane, d’Elisabeth Zawisza, d’Anne Cayuela et de bien d’autres, qui ont interrogé le discours préfaciel en essayant de comprendre son fonctionnement, mais aussi ses fonctions et ses effets sur les autres discours. Cependant, ces études elles-mêmes nous invitent à mener la réflexion plus loin, en approfondissant les questions que suscite encore le discours préfaciel, notamment à la lumière de l’analyse du discours. Cette réflexion peut porter sur les questions suivantes :

Quels sont les différents rapports entre le discours préfaciel et le texte ?Peut être interrogée, dans ce sens, la dialectique entre le texte et sa périphérie, entre l’imaginaire et le réel, entre le langage et le métalangage.

Comment appréhender la spécificité du discours préfaciel dans les divers genres ?Et peut-on considérer ce type de discours comme un genre ?

Quel lien peut-il y avoir entre le discours préfaciel et le discours et le manifeste?

Quelle relation peut-on dégager entre le discours préfaciel et l’appareil péritextuel (titres, épigraphes, notes…) ?

Peut-on parler d’une typologie des préfaces ? Et quels seraient les rapports entre ces éventuels types?

Dans quelle mesure les préfaces allographes ont-elles contribué à faire connaître les œuvres et à renforcer leur diffusion, comme cela a été le cas dans les préfaces de Taoufik Baccar ?

Comment lire les préfaces des traducteurs et quelle peut être leur importance dans la diffusion du savoir ?

Dans quelle mesure l’éditeur peut-il influer sur la réception de l’œuvre par l’intermédiaire du préfacier?

Comment peut-on lire le discours préfaciel à travers la pluralité des approches, telles que l’approche sémiotique, cognitive, herméneutique ou encore celle de l’analyse du discours ?

Le discours préfaciel peut-il « obscurcir » le texte au lieu de l’éclairer ?

Modalités de participation :

Les propositions (une page au maximum, en indiquant les mots-clés) sont à envoyer à l’adresse ecoldoc@gmail.com avant le 10 mars 2018.

Celles-ci peuvent être en arabe, en français ou en anglais.

Les propositions acceptées seront fixées au plus tard le 19 Mars.

Les textes des communications sont à envoyer au plus tard le 10 avril.

Les textes retenus par le comité de lecture devront répondre aux normes de mise en page suivantes : Police Times New Roman, corps 12 dans le texte et 10 dans les notes de bas de page. Les numéros des notes doivent êtres réinitialisés à chaque page.

La note, dans la première occurrence, doit être indiquée comme suit :

Nom de l’auteur, titre, lieu d’édition, éditeur, volume, date, page. Indiquer la bibliographie à la fin du texte.

L’École doctorale de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan se charge du déplacement à l’intérieur du territoire et du séjour des communicants pendant la durée du colloque, ainsi que de la publication ultérieure des travaux acceptés par le comité.

Pour tout contact, veuillez utiliser l’adresse électronique ecoldoc@gmail.com.

Comité scientifique : Professeurs : Ridha Ben Hamid, Mohamed Atallah, Abderrazak Majbri, Belgacem Tabbabi, Abdelaziz Chebil, Lahdhili Yahya, Hamadi Sammoud, Mohamed-Slaheddine Cherif, Mohamed Chaouch, Monjia Mensiya, Mabrouk Manaï, Jalila Triter, Mohamed Khbou, Khaled Ghribi, Mohamed-Moncef Louhaibi, Nacer Ladjimi, Bechir Oueslati, Taoufiq Aloui, Abdelaziz Messaoudi, Machhour Mustafa, Houcine Hammouda, Amna Belaala, Taher Rouayniya, Mohamed Khatabi, Saïd Yaktine, Khaled Belgacem.

Comité d’organisation : Ridha Ben Hamid,Mohamed Atallah,Belgacem Tabbabi,Lahdhili Yahya, Hatem Selmi, Abdelmonaem Chiha, Monia Abidi, Ridha Labiyadh, Nidhar Hammami, Hadhami Abdelwahed, Dhahbi Youssef, Modamed-Mehdi Makdoud, Monji Omri, Habib Bouabdallah, Sobha Sassi, Jihen Souki, Nouri Mbarek. RESPONSABLE : L'École doctorale « Nouveaux horizons en langues, en lettres, en arts et en humanités » de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan

http://ecoldoc.e-monsite.com Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Kairouan

Source: Fabula

Appel à contributions: Magie, sorcellerie et surnaturel (Chameaux, n° 11)
Posted: Thursday, February 22, 2018 - 13:44

Pour son onzième numéro, la revue d’études littéraires Chameaux souhaite ouvrir un espace de réflexion sur la magie et la sorcellerie, quelles qu’en soient les manifestations, dans les œuvres littéraires de l’Antiquité à nos jours. En effet, les êtres féériques, les sorcières, les mages et autres créatures fabuleuses ont été l’objet de nombreux récits fantastiques, chroniques de sorcellerie, débats religieux, contes et légendes. Ainsi, la magie et la sorcellerie tiennent une place privilégiée dans la production littéraire, donnant naissance à un ensemble de motifs, poétiques, postures, imaginaires, etc., que ce numéro propose d’explorer.

Dès l’Antiquité, la magie imprègne la réalisation d’œuvres littéraires, que ce soit par l’insertion de personnages dotés de pouvoirs (pensons à la magicienne Circée dans l’Odyssée) ou par l’invention de créatures mythiques qui interviennent dans le monde de l’homme. D’un point de vue culturel, la magie et la sorcellerie influencent pendant longtemps la manière de percevoir le monde : dans la Grèce et la Rome antiques, elles se manifestent surtout dans les récits mythologiques et recouvrent tant les actions prodigieuses des dieux et héros que les créatures comme les faunes et les sirènes, les centaures et les amazones.

Au Moyen Âge, la magie est plutôt le propre des croyances païennes dans lesquelles les mages et les druides manipulent différents pouvoirs et potions magiques, envoûtant l’imaginaire collectif. Ce dernier deviendra un terreau fertile, menant à la production d’un nombre incalculable de récits oraux et écrits qui inspirent l’invention d’êtres enchanteurs, comme Merlin, mais également féériques, Mélusine et Morgane, par exemple.

Cependant, loin d’être toujours blanche, nombreux sont les auteurs qui font de la magie un objet obscur et dangereux. Certains s’en servent comme prétexte à une condamnation, puisqu’elle devient, à la fin du Moyen Âge, mais surtout à la Renaissance, l’occasion d’une grande chasse aux « sorcières » entraînant de nombreux hommes et femmes au bûcher. Dans l’Ancien Régime, les procédés d’alchimie fascinent plus d’un écrivain et la pierre philosophale devient un motif très intrigant, comme l’avait été avant elle le Graal. Un retour à l’imaginaire médiéval permet aux Romantiques d’écrire de nombreuses œuvres gothiques où domine une atmosphère lugubre imprégnée d’éléments surnaturels. Cet imaginaire fait naître un environnement inquiétant qui inspire les grands classiques comme Frankenstein ou Dracula. Ainsi, ces manifestations qui ne semblent pas s’expliquer rationnellement en viennent à relever d’un univers énigmatique, voire magique.

Puis progressivement, magie et sorcellerie inspirent des romans de fantasy comme la trilogie The Lord of the Rings, du célèbre J. R. R. Tolkien, qui a connu un tel succès qu’elle a été reproduite au grand écran, ou plus tard, le cycle A Song of Ice and Fire, de George R. R. Martin, adapté depuis 2011 en la célèbre série télévisée Game of Thrones. Avec la saga Harry Potter de J. K. Rowling, la magie et la sorcellerie deviennent les sujets d’une réalité littéraire plus moderne, détachée de l’univers médiéval et situé dans une époque contemporaine: le Londres d’aujourd’hui.

Du côté de la littérature universelle contemporaine, notons l’influence notable du « réel merveilleux », mieux connu sous l’appellation de réalisme magique, sur la littérature hispano-américaine (G. Garcia Marquez, J. Rulfo, A. Carpentier) et caribéenne (S. Alexis, R. Depestre, J. Metellus). L’irruption sans préavis d’éléments fantastiques dans un environnement réaliste permet la coexistence du magique et du réel, qui fusionnent en une réalité plurielle. Ce courant a aussi ses assises en Orient, notamment au Japon (Yoshimoto Banana, Haruki Murakami), où le rêve est l’un des éléments magiques privilégiés. Mentionnons aussi l’importance fondamentale du surnaturel dans les contes et légendes folkloriques, d’un océan à l’autre, que ce soit dans la littérature orale ou écrite.

Toujours en gardant à l’esprit que la magie et la sorcellerie sont des éléments pluriels, qui regroupent un ensemble de motifs, de personnages ou de poétiques variés, il s’agira de montrer, pour ce onzième numéro de la revue Chameaux, de quelle(s) façon(s) elles peuvent se constituer en un enjeu littéraire à part entière. * Notez que les contributions peuvent prendre la forme d’articles critiques ou d’essais. Les propositions de contribution (300 mots maximum) sont attendues pour le 12 mars 2018. Veuillez nous les faire parvenir à l'adresse suivante : chameaux@lit.ulaval.ca. N’hésitez pas à nous écrire à cette adresse si vous souhaitez obtenir plus d’informations.

Dates importantes :

Date limite de l’envoi des propositions: 12 mars 2018

Avis d’acceptation: 6 avril 2018

Soumission des articles: 30 juin 2018

Parution du numéro 11: octobre ou novembre 2018

Membres du comité organisateur : Kim Labelle Ariane Lefebvre

http://revuechameaux.org/

Source: Fabula

New Publications

L’Atlas Molière (Clara Dealberto et Jules Grandin, Christophe Schuwey)
Posted: 15 Jan 2022 - 13:39

Clara Dealberto et Jules Grandin, Christophe Schuwey, L’Atlas Molière, Paris, Les arènes, 2022.

Une incroyable somme d’informations présentée de manière ludique et accessible à tous.

Avec 150 cartes et infographies, cet atlas est une encyclopédie visuelle sur la vie, l’œuvre et l’époque de Molière. Les auteurs sont allés au-delà de la figure du saltimbanque mélancolique qui s’est imposée dans notre imaginaire collectif. Ils nous font découvrir un Molière entrepreneur de génie, un publicitaire en avance sur son temps, un créateur de spectacles extraordinaires.

En textes et en images, ce livre nous permet de revisiter nos classiques de manière vivante et décomplexée : Les Précieuses ridicules, Tartuffe, Le Misanthrope, L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, Psyché, Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes ou encore Le Malade imaginaire… Parce qu’un dessin vaut parfois mieux qu’un long discours.

Le plus grand dramaturge français comme vous ne l’avez jamais vu !

Disponible ici.

Pages : 272

Prix : 24,90 €

Format : 160x240

Parution : 13 jan 2022

ISBN : 979-10-375-0591-0

The Long Quarrel. Past and Present in the Eighteenth Century
Posted: 12 Jan 2022 - 18:22

The Long Quarrel - Past and Present in the Eighteenth Century

Series: Brill's Studies in Intellectual History, Volume: 332

Editors: Jacques Bos and Jan Rotmans

The Long Quarrel: Past and Present in the Eighteenth Centuryexamines how the intellectual clashes emerging from the Quarrel of the Ancients and the Moderns continued to reverberate until the end of the eighteenth century. This extended Quarrel was not just about the value of ancient and modern, but about historical thought in a broader sense. The tension between ancient and modern expanded into a more general tension between past and present, which were no longer seen as essentially similar, but as different in nature. Thus, a new kind of historical consciousness came into being in the Long Quarrel of the eighteenth century, which also gave rise to new ideas about knowledge, art, literature and politics. 

Contributors are: Jacques Bos, Anna Cullhed, Håkon Evju, Vera Faßhauer, Andrew Jainchill, Anton M. Matytsin, Iain McDaniel, Larry F. Norman, David D. Reitsam, Jan Rotmans, Friederike Voßkamp, and Christine Zabel.

L’art de la fête à la cour des Valois (dir. Oriane Beaufils, Vincent Droguet)
Posted: 26 Dec 2021 - 13:44

Oriane Beaufils, Vincent Droguet (dir.), L’art de la fête à la cour des Valois, Paris, In Fine éditions d’art, 2021, 320 pages, 260 illustrations, 42 € TTC.

Disponible en ligne.

À la Renaissance, les somptueuses fêtes des rois Valois marquèrent les esprits par leur magnificence. Elles avaient pour théâtre les palais du Louvre, des Tuileries, de Chenonceau ou encore de Fontainebleau.
Imaginées pour le divertissement de la cour, pour l’éblouissement de ses invités et à des fins diplomatiques subtiles, ces festivités exaltaient une dynastie brillante à travers tournois, spectacles, mascarades, bals et festins. Les artistes les plus célèbres de l’époque étaient impliqués dans leurs préparatifs : Léonard de Vinci, Primatice, Jean Goujon mais aussi Ronsard et les poètes de la Pléiade ainsi que les musiciens, les acteurs et les danseurs les plus talentueux.
Cet ouvrage propose de découvrir les coulisses des fêtes de la Renaissance en France, les dessins des costumes fantasques qui habillèrent la cour, les cadeaux de prix offerts aux noces, les nefs de table et les décors éphémères ou pérennes qui présidèrent à leur tenue. Il invite à revivre l’étourdissement des ambassadeurs et des convives. Luxueux souvenirs d’or ou de papier, les objets ici réunis constituent le catalogue d’une exposition idéale sur un art qui conjugue tous les autres : l’art de la fête.

"Scènes de machines. Effets et pouvoirs", dir. Marine Roussillon, Kirsten Dickhaut
Posted: 26 Dec 2021 - 13:40

"Scènes de machines. Effets et pouvoirs", dir. Marine Roussillon, Kirsten Dickhaut, Littératures classiques, n° 105, décembre 2021, 222 p.

Disponible en ligne

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les machines sont mises en scènes dans l’espace public, avec le chantier du Louvre ou les feux d’artifice, et au théâtre, de Mirame et Andromède aux opéras de la période révolutionnaire, en passant par les tragédies à machines du théâtre du Marais, la Psyché de Molière, les tragédies lyriques de Lully et Quinault. Ce dossier étudie ces « scènes de machines » en cherchant d’abord à les situer. Il suit leur importation, des spectacles romains aux scènes parisiennes, et les cherche dans des écrits et des images : didascalies, périodiques, écrans de feu, tapisseries… Les machines y sont mises en scènes pour mieux attirer le public, ou pour figurer le pouvoir du roi. Les articles réunis ici interrogent les effets de ces spectacles, entre action vraisemblable et illusion des sens. La machine n’est-elle pas aussi machination ? La surprise qu’elle provoque est prise dans une tension entre admiration et tromperie, entre plaisir et violence. Le théâtre machiné apparaît alors comme le lieu d’une réflexion sur l’exercice de la force et ses effets, sur la manière dont elle peut susciter le plaisir, l’agrément et l’adhésion.

 

Marine ROUSSILLON est maîtresse de conférences en littérature française à l’université d’Artois. Normalienne, agrégée, elle est l’autrice d’un ouvrage consacré à l’imaginaire médiéval du XVIIe siècle, Don Quichotte à Versailles (Champ Vallon, 2021). Ses recherches portent sur les usages politiques des lettres et des arts, notamment à la cour de Louis XIV. Elle a dirigé un numéro de la Revue d’histoire du théâtre consacré aux « Récits et imaginaires des fêtes de cour » (2019) et est responsable de la bibliothèque numérique des divertissements de cour Merveilles de la cour : https://merveilles17.huma-num.fr

Kirsten DICKHAUT est professeur de littératures française et italienne à l’université de Stuttgart. Elle s’intéresse actuellement au théâtre à machines et aux effets de la magie dans les littératures italienne et française de la Renaissance aux Lumières.

  

 

Pierre Beauchamps, Ballet des Fâcheux Musique pour la comédie de Molière (1661) (éd. Matthieu Franchin)
Posted: 26 Dec 2021 - 13:37

Pierre Beauchamps, Ballet des Fâcheux Musique pour la comédie de Molière (1661), éd. Matthieu Franchin, Versailles, Éditions du Centre de Musique Baroque de Versailles, 2021, 39 p., 30€.

La comédie de Molière Les Fâcheux est la toute première collaboration entre la comédie, la musique et la danse. Son succès, retentissant, a contribué à la naissance d’un genre, la comédie-ballet. Avec cette nouvelle publication musicale du Centre de musique baroque de Versailles, l’œuvre peut enfin retrouver toutes ses dimensions artistiques.

La comédie Les Fâcheux est créée lors de la fameuses fête à Vaux-le-Vicomte organisée par Fouquet en l’honneur de Louis XIV. Le peu de danseurs disponibles rendant impossible la représentation d’un ballet, on décide de placer une entrée de ballet à chaque entracte de la comédie afin de laisser le temps aux artistes de se changer. Molière et Beauchamps eurent alors l’idée de n’en faire qu’un spectacle. Le premier d’une longue série à succès, parmi lesquels Le Malade imaginaire ou Le Bourgeois gentilhomme.

Molière a structuré ses trois actes autour d’un défilé de fâcheux dont les interventions sont, comme pour les personnages dansants, toujours uniques. Ce souci d’offrir au spectateur la diversité la plus ingénieuse possible de caractères est lui-même redoublé par l’exploration des différents registres de danses, tant pastoral que comique voire grotesque, déclinés par Beauchamps.

Cette édition complète de la musique permet d’envisager d’intégrer à la comédie de Molière la musique originale. Elle propose plusieurs hypothèses d’effectifs :
- Au théâtre, un orchestre à cordes à 4 parties – dessus, haute-contre, taille et basse de violon (violons, 2 altos et violoncelle) – auxquels ont peu adjoindre des hautbois ad libitum.
- À la cour, un orchestre à cordes à 5 parties (ce sont les Vingt-Quatre Violons du Roi qui ont créé la partition), avec dessus, haute-contre, taille, quinte et basse de violon (violons, 3 parties d’altos et violoncelles) avec les hautbois, toujours ad libitum.

Disponible en ligne.