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Calls for Papers and Contributions

Appel à contributions: Atlante n°10, "Représenter l’histoire dans la littérature et les arts"
Posted: Sunday, February 4, 2018 - 20:24

Organisé par le Centre d’Études en Civilisations, Langues et Littératures Étrangères (CECILLE - EA 4074) – Université Lille 3 – Sciences Humaines et Sociales

Coordination du numéro : Jean-Philippe Bareil et Michele Carini

PRESENTATION "Sans vivre ni ressentir le rapport au présent, représenter l’histoire est impossible." G. Lukács, Le roman historique Dans la Lettre à M. Chauvet, publiée en 1823, Alessandro Manzoni justifie les choix littéraires qui l’ont guidé dans la rédaction du drame historique Le comte de Carmagnole. Dépassant les contraintes des règles des unités aristotéliciennes , il développe une ample réflexion esthétique qui le conduira à l’idéation et à la rédaction de son roman historique Les Fiancés (1821-40). Si la vie intérieure de l’individu protagoniste d’événements historiques est «passé[e] sous silence par l’histoire» et constitue le «domaine de la poésie», l’écrivain ne doit pas contredire la «vérité matérielle» des faits parce qu’elle dévoile «au plus haut degré le caractère de vérité poétique que l’on cherche dans la tragédie» (Lettre).

Dans ses tragédies, en effet, Manzoni offre au lecteur des outils paratextuels qui lui permettent de situer les événements dans le contexte historique ainsi que d’apprécier la marge d’intervention de l’auteur. Dans Les Fiancés la nécessité de fonder la vraisemblance historique du discours romanesque – où l’on retrouve des personnages réels et fictifs – est confiée, par exemple, à des digressions intégrées dans le texte. Partant de la réflexion et l’œuvre manzoniennes, ce numéro d’Atlante souhaite revenir sur des notions fondamentales de la théorie littéraire et esthétique : dans quelle mesure un sujet historique peut-il être objet d’une narration ? La représentation de l’histoire est-elle plus objective que la narration ? Peut-on mélanger ces deux niveaux du discours ? L’objectivité du discours représentant l’histoire est-elle possible ? Est-elle souhaitable ?

À travers une vérification de la persistante pertinence d’oppositions comme Histoire/histoire ou historien/narrateur, nous voulons aussi réfléchir sur la place du lecteur et du public dans ce processus : ont-ils un rôle actif dans l’interprétation du fait historique ? Quelle est la responsabilité de l’auteur envers eux ? Dans Le roman historique (1938), Lukács explique comment, après la Révolution française, le rapport avec l’histoire devient plastique : à côté du roman historique classique (Walter Scott, Manzoni) existe un roman historique contemporain (Balzac, Tolstoï) qui veut analyser le fonctionnement de l’histoire. On peut donc retrouver dans la littérature et dans les arts un rapport strict avec les sciences sociales et notamment avec l’historiographie : cela implique qu’on s’interroge sur les revendications de la valeur épistémologique de la perspective artistique. Peut-on encore affirmer aujourd’hui que « la littérature semble être le seul système cohérent de signes par lequel l’histoire peut être saisie comme réalité matérielle » (Enzensberger 1966) ?

Récemment l’historien Ivan Jablonka a publié, sous le titre L’histoire est une littérature contemporaine (2014), un Manifeste pour les sciences sociales qui problématise et développe cette suggestion : la médiation de la création littéraire est donc censée produire un savoir historique. Mais un acte de représentation, dans le domaine artistique, implique – voire sollicite – une auctorialité : comment thématise-t-on l’histoire ? L’histoire comme progrès ou comme résultat des rapports de force ? Peut-on représenter l’absence de rationalité dans le devenir historique ? Peut-on représenter après les horreurs de l’histoire ?

Au XXème siècle le roman peut devenir anti-historique, mais néoréaliste aussi, parce que dans les moments de crises, l’histoire peut être considérée comme un espace possible de réalisation humaine : représenter l’histoire, donc, comme forme de résistance à l’Histoire, ou représenter l’histoire pour représenter une autre histoire – celle des minorités ou des persécutés ou encore de ceux qui n’ont pas la parole. À côté, par ailleurs, de ce type de production artistique, l’histoire peut être tout simplement un dispositif exotique permettant à l’auteur d’évoquer un passé qui séduise le public sans le pousser véritablement à une pensée critique autour de cette notion.

CONTRIBUTIONS Ce numéro d’Atlante accueillera des articles se proposant d’aborder ces notions dans cette perspective ou offrant de nouvelles approches, ainsi que des analyses spécifiques d’ouvrages littéraires et artistiques dans le domaine des cultures romanes.

Les propositions (en espagnol, français, italien ou portugais), d’environ 2000 signes (espaces compris), sont à envoyer avant le 1er mars 2018 à l’adresse suivante : atlante.histoire@gmail.com. Les coordinateurs du numéro communiqueront leur réponse fin mars et les articles, qui feront objet d’une double relecture à l’aveugle, seront à rendre avant le 15 mai 2018. Plus d'informations.

RESPONSABLE : Michele Carini https://cecille.univ-lille.fr/publications/revues/atlante/

Appel à contribution : Histoire et philosophie des processus de création dans les arts du spectacle (XVe-XXIe siècle)
Posted: Saturday, February 3, 2018 - 00:24

Publication : 2019

Dans son article sur la gestation du spectacle, Florent Siaud évoque « les terres obscures de la création », « ces espaces indistincts où les mots partent fébrilement à la rencontre des acteurs sans immédiatement trouver les sentiers de l’évidence »[1].La création est intimement liée, selon lui, à l’idée de chaos car les sens se superposent, se « déjouent », voire « s’annulent », mais également de tâtonnements avec ses « abandons », ses « retours en arrière » et ses « surgissements inopinés »[2]. Les termes « laboratoire », « atelier »[3], « fabrique »[4], « work in progress »[5] sont souvent utilisés pour traduire cette germination et cette mise en forme quelquefois imprédictibles, dans la mesure où existe une part d’inconnu dans le processus de création qui peut amener à des découvertes comme le rappelle Josette Féral[6]. Celui-ci fait aussi référence à l’idée d’improvisation ou d’expérimentation en ce qu’il semble impossible de savoir et même de prévoir entièrement ce à quoi aboutira la représentation ou l’œuvre théâtrale finale.

Le processus de création ressortit à un travail collectif d’accompagnement de cette construction de l’œuvre, à une maïeutique pour être plus précis, qui s’inscrit dans une durée et une matérialité. Sophie Proust parle ainsi de « rythmes de travail » et d’un « processus organique »[7], laissant entendre que les processus de création sont intrinsèquement liés à une dynamique particulière entre les différents intervenants mais aussi à un mouvement qui a son propre temps et espace. Josette Féral, évoque quant à elle les traces matérielles des processus de création, souvent éclectiques[8], trop peu explorés dans les années 2000[9] mais qui font progressivement l’objet d’études, notamment les relevés de mise en scène et les manuscrits de souffleur[10]. Les chercheurs se sont souvent attachés ces dernières années à la période contemporaine en matière de génétique théâtrale[11].

En quoi les traces matérielles, techniques, ou visuelles de cette création en développement ont-elles varié au fil du temps ? Peut-on reconstituer, grâce à elles, une histoire et une philosophie de la création dans les arts de la scène ? Par ailleurs, quand commence-t-on à penser et théoriser la création scénique (que le processus de création soit relatif à l’auteur, à l’acteur ou au travail collectif ou individuel de mise en scène), c’est-à-dire l’acte même de créer et non juste « reproduire » ou « imiter » ? Peut-on voir par exemple de façon concrète, c’est-à-dire à partir de documents d’archives ou de témoignages relatifs à l’écriture, aux répétitions, ou à l’organisation des salles de spectacles (et indépendamment des poétiques rigides publiées à l’âge classique qui donnent une vision imparfaite de la création scénique et ne reflètent que partiellement sa réalité), comment la création s’articule à un contexte social, économique ou culturel et se voit influencée ou contrôlée par ce dernier ? La création peut-elle être mécanique et quels sont ses conditionnements ? Ne relève-t-elle que d’une culture, de l’environnement socio-économique voire de techniques ? Est-elle plutôt liée à une personnalité et un vécu, ou à des qualités individuelles comme la capacité à imaginer ou la sensibilité par exemple ?

Ainsi, dans La philosophie de l’Acteur[12], Sabine Chaouche évoquait  l’émergence, non pas seulement d’une théorie mais aussi d’une philosophie de la création dans les arts de la scène sous l’Ancien Régime, soulignant l’importance de nouvelles notions comme le jeu intervallaire ou le jeu impulsif né d’un certain abandon de l’acteur sur scène, et les débats relatifs au beau et au sublime dans l’art théâtral. Comment a été pensé le processus de création, le vivant, ce qui est par essence éphémère et qui ne peut être dupliqué si facilement au fil du temps ? Quels sont les grands courants de pensée, les philosophies ou les écoles ?

Ce volume entend faire dialoguer le passé et le présent afin de tenter de reconstituer une histoire des théories et de la philosophie de la création scénique. Il s’attachera donc aux processus de création dans les arts du spectacle, en particulier au théâtre, du XVe siècle au XXIe siècle.

Le numéro abordera les points suivants :

•                      Les conditions de la création à une période donnée ou au fil de siècles et l’impact de facteurs sociaux, économiques ou culturels sur le travail de création

•                      Collaboration et œuvre en construction/déconstruction 

•                      Les étapes et rythmes de la création, la génétique du spectacle (écriture, répétitions, représentation) et l’expérimentation

•                      Le travail éditorial visant à transformer le texte à partir de la représentation ou du spectacle

•                      Traduction et (re)création

•                      Les spectateurs dans le processus de création

•                      Le corps, le mouvement et le récit (storytelling) dans la création d’un spectacle

•                      Les traces des processus de création et leur utilisation scénique (par exemple pour des reprises)

•                      Les politiques culturelles ayant favorisé, guidé ou gêné le travail de création

•                      Les grandes théories ou philosophies liées au travail de création

•                      L’imaginaire de la création, les facultés créatrices

•                      Pratique théâtrale contemporaine et « recherche-création »

           

Les propositions (250 à 400 mots) accompagnées d’une biobibliographie de quelques lignes sont à envoyer pour le 10 mars 2018 (réponse fin mars).

Remise des articles : 15 décembre 2018.

Longueur des articles : 30 000 à 40 000 signes max.

Les propositions sont à envoyer à edpsjournal@gmail.com
 
 

[1] Florian Siaud, « De ce qui naît en premier à Ce qui meurt en dernier », Jeu : revue de théâtre, n° 136, 3, 2010, p. 68-69.

[2] F. Siaud, art. cit., p. 74.

[3] Voir les récents travaux de Julia De Gasquet sur la notion d’atelier.

[4] Voir par exemple le portail numérique « La fabrique du spectacle » dirigé par de Sophie Lucet (<http://www.fabrique-du-spectacle.fr/>) et un ouvrage comme La Fabrique du théâtre. Avant la mise en scène (1650-1880), Pierre Frantz et Mara Fazio (dir.), Paris, Desjonquères, 2010.

[5] Josette Féral, « Introduction: Towards a Genetic Study of Performance-Take 2 » dans ‘“Genetics of Performance”, Theatre Research International, n33, 3, oct. 2008, p. 224.

[6] J. Féral, art. cit., p. 223.

[7] Sophie Proust, « Les processus de création de quelques metteurs en scène new-yorkais », Jeu : revue de théâtre, n° 136, 3, 2010, p. 84.

[8] J. Féral distingue les brouillons textuels des brouillons visuels et scéniques (notes du metteur en scène et des répétitions, vidéos, images numériques, bandes sonores) (art. cit., p. 223-233).

[9] J. Féral, art. cit., p. 224.

[10] Voir Jean-Marie Thomasseau, « Les Manuscrits de la mise en scène », L’Annuaire théâtral, printemps 2001, 29, p. 101-122 et « Les Manuscrits de théâtre. Essai de typologie », Littératures, n°138, 2005, p. 79-118. Les manuscrits de la période XVIIe-XIXe siècle  ont été abordés par Sabine Chaouche, La Mise en scène du répertoire à la Comédie-Française, 1680-1815, Paris, Honoré Champion, 2013 (en particulier la deuxième partie), Relevés de mise en scène (1683-1826), Paris, Honoré Champion, 2015. Les manuscrits de souffleur permettent de mieux comprendre les palimpsestes des mises en scène et le travail de collaboration, la manière dont les spectateurs influençaient le devenir d’un texte. On se reportera à l’article de Roxane Martin, à paraître : « Horace à l’épreuve des révolutions : les remaniements du texte et l’édification d’un Corneille patriote (1789-1848) », dans Appropriations de Corneille, M. Dufour Maître (dir.), Rouen, PUR. On trouvera des articles qui abordent la question comme ceux de Jacqueline Razgonnikoff, « Copistes et secrétaires-souffleurs à la Comédie-Française au XVIIIsiècle, de Saint-Georges à Delaporte », John Golder et John Dunkley (dir.), Journal for Eighteenth-Century Studies, 32, n°4, déc. 2009, p. 549-562 ; Martial Poirson, « Le plateau à l’œuvre : du manuscrit de souffleur au relevé de mise en scène (XVIIe-XXIe siècles) » dans « Mémoires de l’éphémère »,Revue d’Histoire du Théâtre, 2008-1, p. 5-12 et « “Souffler n’est pas jouer” : Pratiques et représentations du copiste-souffleur (1680-1850) », dans La Fabrique du théâtreop. cit., p. 51-69 ; Sabine Chaouche, « Les enjeux des reprises à la Comédie-Française : les palimpsestes du texte théâtral au XVIIIe siècle », Studi Francesi, "Testiinediti e documentirari", 168, III, 2012, 465-476 et « Mise en scène et placements au XVIIIe et au début du XIXe siècle », The Frenchmag, février 2016 (<https://www.thefrenchmag.com/Mise-en-scene-et-placements-au-XVIIIe-et-au-debut-du-XIXe-siecle-Par-Sabine-Chaouche_a1049.html>).

[11] Shommit Mitter, Systems of Rehearsal: Stanislavky, Brecht, Grotowski and Brook, Londres, Routledge, 1992 ; Susan Letzercole, Directors in Rehearsal: A Hidden World, Londres, Routledge, 1992 ; G. Banu, éd., Les Répétitions: Un Siècle de mise en scène. De Stanislavski à Bob Wilson, Bruxelles, Alternatives théâtrales, 1997 ; Almuth Grésillon, « De l'écriture du texte de théâtre à la mise en scène », Cahiers de praxématique, n° 26, 1996, p. 71-94 ; Almuth Grésillon et Jean-Marie Thomasseau, « Scènes de genèses théâtrales », Revue internationale de critique génétique, 26, 2006, p. 19-34 ; Sophie Proust, La Direction d’acteurs dans la mise en scène théâtrale contemporaine, Vic la Gardiole, L’Entretemps, 2006 et « Written Documents of the Assistant Director: A Record of Remaking », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 289-306 ; Jean-Marie Thomasseau, « Towards a Genetic Understanding of Non-contemporary Theatre: Traces, Objects, Methods », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 234-249 ; Gay McAuley, « Not Magic but Work: Rehearsal and the Production of Meaning », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 276-288 et Not Magic But Work: an Ethnographic Account of a Rehearsal Process, Manchester, University of Manchester Press, 2012. 

[12] La philosophie de l’Acteur, La dialectique de l’intérieur et de l’extérieur dans les écrits sur l’art théâtral, 1738-1801, Paris, Honoré Champion, 2007.

 

Appel à communications: Le théâtre, lieu d'affrontement politique et social, du Cid à Hernani
Posted: Saturday, February 3, 2018 - 00:22

17-18 septembre 2018 

Lieu du colloque : Institut d'études romanes de l'Université de Wroclaw (Pologne) 

Langues du colloque : français et anglais 

Propositions: avant le 1er mars 2018

 

 Lieu de sociabilité et de divertissement, le théâtre commence au XVIIe siècle à s’imposer en tant qu’une institution sociale aspirant à mouvoir les esprits de son temps. Plaire et instruire : voici le double rôle que les classiques lui assignent. 

Instruire, c’est former l’esprit et la personnalité des spectateurs : il s’agit d’une mission sociale et morale très importante. Le théâtre, grâce à son caractère relativement démocratique, devient un lieu où s’affrontent des idéologies, des conceptions morales et religieuses, des pensées sociales disparates. 

 

Le mouvement des Lumières renforce encore ce rôle pédagogique du théâtre. Voltaire initie le renouveau de la tragédie, bouleversant les règles d’or du classicisme. Le suivent Denis Diderot et Louis-Sébastien Mercier appelant les dramaturges à adapter mieux leurs ouvrages aux réalités de l’époque dans laquelle ils vivent, et où la bourgeoisie joue un rôle social et politique grandissant. Le drame bourgeois est né, se basant sur les motifs et « conditions sociales » proches du milieu urbain contemporain. 

La théâtromanie qui envahit la France dans les années 1770 est propice à une multiplication des théâtres de société (aristocratiques, bourgeois, artisanaux ou paysans en Flandre), et à l’ouverture des salles à un public populaire, ce qui va amener le débat sur les places assises au parterre, sur la création du « poulailler » au-dessus des loges ; ailleurs en Europe, le théâtre de cour ou de résidence n’a jamais empêché à des scènes ouvertes à un public bourgeois et populaire de prospérer dans les villes principales. 

 

En France sous la Révolution, les institutions théâtrales, émancipées de toutes les contraintes que leur imposait l’Ancien Régime, deviennent un territoire d’expérimentations artistiques parfois très outrées. Mais parallèlement la scène sert de lieu de propagande révolutionnaire des politiciens et idéologues du moment : le théâtre devient « l’école du peuple régénéré », aspirant à contribuer au renouveau moral souhaité par la Révolution, sans se départir d’un répertoire classique et comique largement majoritaire dans des soirées où se succèdent plusieurs courtes pièces. 

 

Enfin, avec Hernani et Cromwell, Victor Hugo opère une nouvelle révolution théâtrale en posant les fondements du drame romantique et moderne : il met l’individu à l’épreuve de l’Histoire. Mais les prémisses de ce bouleversement datent déjà du Directoire, avec, par exemple, les mélodrames de Pixerécourt ou le répertoire torturé de l’Opéra-Comique, qui met à l’honneur le drame psychologique. 

 

Nous invitons tous ceux qui dans leurs recherches s’occupent du théâtre de 1638 à 1830, en tant que lieu d’affrontements idéologiques, politiques et sociaux, à nous envoyer leurs propositions de communication traitant les sujets suivants : 

 

le théâtre comme lieu de divulgation de la politique officielle du gouvernement, 

le théâtre comme outil de pression de/sur l’opinion publique, 

le théâtre comme lieu de prises de positions politiques et sociales, 

le théâtre comme lieu d’endoctrinement et de réalisation des utopies socio-politiques, 

le théâtre comme moyen de réparation/de corruption des moeurs, 

le théâtre comme lieu de consolidation des traditions/de propagation des réformes esthétiques, politiques et sociales audacieuses. 

 

Chacune des questions inscrites sur la liste ci-dessus, qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, peut être envisagée sous différents angles, par exemple du point de vue du public, des dramaturges, des acteurs, des autorités en place, enfin du point de vue contemporain ou historique. Bien que le colloque soit ciblé sur la France, nous resterons ouverts aux perspectives étrangères ainsi qu’aux études comparatistes. 

 

Les propositions de communication en français ou en anglais de 3000 signes maximum doivent être envoyées avant le 1 mars 2018 à l’adresse suivante : tomasz.wyslobocki@uwr.edu.pl. Les propositions, accompagnées d’une bibliographie sélective (5 références au plus), doivent prévoir une présentation de 20 minutes (en anglais ou en français) suivie de 10 minutes de discussion. 

Frais d’inscription : 80 EUR / 350 PLN (chercheurs actifs) et 60 euros / 250 zł (doctorants et étudiants) 

Les frais d’inscription comprennent le dîner de gala, les pauses-café et la publication des contributions (retenues après l’évaluation). 

 

Date du colloque : 17-18 septembre 2018 

Lieu du colloque : Institut d'études romanes de l'Université de Wroclaw (Pologne) 

Langues du colloque : français et anglais 

Comité scientifique du colloque : Beata Baczyńska (Université de Wrocław), Regina Bochenek-Franczak (Université Jagellonne de Cracovie), Philippe Bourdin (Université Clermont Auvergne), Dominique Godineau (Université Rennes 2), Monika Kulesza (Université de Varsovie), Justyna Łukaszewicz (Université de Wrocław), Maja Pawłowska (Université de Wrocław), Izabella Zatorska (Université de Varsovie) 

Appel à contributions: GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités
Posted: Tuesday, January 30, 2018 - 23:56

GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités publie des numéros varia et thématiques.

Les appels "varia" sont ouverts de manière permanente. Vous pouvez à tout moment proposer un article ou encore des actualités (compte-rendu d'ouvrage, résumé de travaux), en lien avec le langage, le genre et les sexualités.

En outre, nos deux prochains numéros thématiques sont déjà programmés, mais vous pouvez d'ores et déjà proposer d'autres dossiers thématiques pour les numéros de 2019.

Vous trouverez les différents appels où figurent les modalités de soumission en cliquant sur les liens suivants :  Appel à contribution permanent & proposition de dossier thématique Appel à Actualités Appel à chroniques

Nous sommes intéressé.es par des approches issues de toutes disciplines, périodes, méthodes et de toutes les aires de la francophonie. En espérant avoir le plaisir de vous lire bientôt,

Le comité de rédaction

Source: H-France

CfP: Grad student conference, Spectacular, Spectacular! Truth, Violence, Politics and Performance
Posted: Tuesday, January 30, 2018 - 23:54
The graduate students of the department of Romance Languages & Literatures of SUNY at Buffalo are pleased to invite you to participate in our 7th Annual Interdisciplinary Conference: 
 
Spectacular, Spectacular! Truth, Violence, Politics and Performance
with Keynote Speaker Dr. Kathleen Long, Cornell University
 

April 27th-28th, 2018

Proposals: February 23, 2018

 

 “The whole life of those societies in which modern conditions of production prevail presents itself as an immense accumulation of spectacles. All that once was directly lived has become mere representation.” Guy Debord, The Society of the Spectacle

 

When in 1967 Guy Debord boiled our lives down to a mere spectacle of representations, society took one step further away from a lived “truth”. Yet this truth has been in question since the Early Modern Era, with the profound disruptions caused by a suddenly expanded visibility –in geographic, anatomical, and astronomical senses, for instance- that pushed and eroded the boundaries of reality. Already in Montaigne’s essays, the fundamental and skeptical question “que sçay-je?” is posed by an “I” who is distant from a lived truth, in a world that is reduced to the violence of constant shifts: “le monde n’est qu’une branloire perenne” (3, II). The rules of verisimilitude once only applied to the stage quickly became the rules by which society operated, and society itself became the spectacle.

 

50 years after Debord’s dictum, it would appear as though there has been another violent shift wherein this spectacle has become the conscious truth. Violence, as initially studied by Michel Foucault in  Discipline and Punish, continues to blind the public by now being valorized and exploited in social media and politics to further embed the spectacle. With Inflammatory Media operating as the accepted norm and the wide spread commercialization of technologies like Augmented and Virtual Reality, the very possibility of seeing, learning, and exploring any notion of truth is brought into question. So we must begin to ask, what operation of critical and political resistance are available to us when everything is spectacle? In what ways can we see how society has become controlled by the things which we ourselves have created?

 

By examining these concepts in an interdisciplinary fashion, we may begin to form connections that open pathways to a deeper understanding of the interplay of truth, violence, politics, and performance. This conference invites you to reflect on and discuss these connections. What kind of violence does the spectacle exert upon us? How and where can we find examples of performance as a conduit for change, criticism, intrigue, or manipulation? What does the specific lens of violence reveal about the spectacle of society through history? What roles do we play in this spectacle? And lastly, what can we do as individuals to be agents of change in this society?

 

We especially encourage but are not restricted to approaches such as:

Performance and the Visual Arts Body and Disabilities Studies

Gender and Queer Studies Psychology and Psychoanalysis

Political & Socio-Cultural Studies Literature, Language, and Linguistics

Cinema and Film Studies Historical and Environmental Studies

 

Proposal Submission by February 23rd, 2018

• 250-word abstract in English, institutional affiliation, and short biography including your research interests.

• Participants cannot exceed 20 minutes. Presentation may be given in English, Spanish, or French.

• Please email submissions and enquiries to ubromance@gmail.com

• For more details please visit: http://rll.buffalo.edu

• Presentations may lead to publication in the “SUNY Buffalo Romance Studies Journal.”

 

Source: Women in French

New Publications

Irène sacrifiée. La cruauté du Grand Turc entre histoire et fiction (1550-1750) (Robin Beuchat)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:50

Robin Beuchat, Irène sacrifiée. La cruauté du Grand Turc entre histoire et fiction (1550-1750), Genève, Droz, 2021.

La légende veut qu’en réponse aux murmures de ses soldats qui lui reprochaient sa mollesse le sultan Mahomet II ait tranché la tête à une captive grecque qu’il aimait éperdument. Imaginée en 1554 par Matteo Bandello à partir d’une trame historique ou considérée telle, l’histoire d’Irène sacrifiée s’est diffusée à travers l’Europe entière, sans considération des barrières de genre ou de langue. Conçue comme une istoria vera, longtemps admise dans l’historiographie avant de faire l’objet d’un procès dont Voltaire a été le plus féroce animateur, elle permet d’appréhender la construction discursive de l’altérité turque dans ses rapports – ambigus – à l’histoire et à la fiction. Par son exceptionnelle densité signifiante, elle s’impose comme un point focal vers lequel convergent toutes sortes de discours culturels, religieux, politiques ou moraux, que ce livre examine – de Boaistuau à Bayle et de Knolles à Johnson – selon une progression à la fois chronologique et générique.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Collection Cahiers d'Humanisme et Renaissance

ISSN 1422-5581

ISBN-13 978-2-600-06300-5

Les Noces de Philologie et de Guillaume Budé (dir. Christine Bénévent, Luigi-Alberto Sanchi, Romain Menini)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:45

Les Noces de Philologie et de Guillaume Budé. Un humaniste et son œuvre à la Renaissance,  dir. Christine Bénévent, Luigi-Alberto Sanchi, Romain Menini, Paris, éditions de l'École nationale des chartes, 2021.

Guillaume Budé est l'auteur d'une œuvre polycentrique et aujourd'hui relativement méconnue, alors qu'elle a marqué son époque et sa postérité. Ce volume a pour ambition de remettre en lumière cette grande figure de l'humanisme français, en explorant différentes facettes de son œuvre.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

592 pages – 57 €

Ouvrage collectif
Livre imprimé
ISBN : 
978-2-35723-160-3
Publié à Paris en 2021
Naissance du conte féminin. Mots et Merveilles : les Contes de fées de Madame d'Aulnoy (1690-1698) (Nadine Jasmin)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:41

Nadine Jasmin, Naissance du conte féminin. Mots et Merveilles : les Contes de fées de Madame d'Aulnoy (1690-1698), Paris, H. Champion, 2021.

De 1690 à 1698, Mme d’Aulnoy publie vingt-cinq contes de fées qui la rendent, longtemps, presque aussi célèbre que Perrault. On la redécouvre aujourd’hui. Mondaine accomplie, romancière à succès, aristocrate, elle s’empare, avec bon nombre de ses consœurs, de l’humble conte populaire oral pour le faire entrer dans l’espace choisi du salon.

Il s’agit moins, cependant, de réhabiliter une talentueuse conteuse encore méconnue que de saisir les conditions d’émergence, les processus de fabrication ainsi que les enjeux qui sous-tendent l’apparition massive, sur la scène littéraire du temps, du conte de fées féminin. Car les contes sont alors, avant tout, œuvres de femmes. Ancré dans son milieu nourricier, le salon, modelé par les usages et valeurs de l’esthétique galante, largement pétri de culture féminine et moderne, le genre témoigne de la rencontre, admirée ou décriée, consensuelle ou conflictuelle, entre une forme littéraire en voie de constitution et de légitimation, une pratique et des figures ambivalentes de la femme auteur au tournant de la « seconde préciosité », un goût prononcé pour le merveilleux, enfin, un merveilleux auquel le conte de fées permet de redonner forme et sens en le resituant dans le vaste courant de la « fantaisie classique ». Interroger la naissance du conte féminin, c’est donc retracer l’histoire d’une quête et d’une conquête, celle du champ littéraire par des femmes de lettres auxquelles le conte offre un moyen d’expression privilégié.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages : 792

Date de publication : 21/10/2021

ISBN : 9782380960365

De l'encre aux Lumières. La Famille Cramer et la librairie genevoise sous l'Ancien Régime (Nicolas Morel)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:36

Nicolas Morel, De l'encre aux Lumières. La Famille Cramer et la librairie genevoise sous l'Ancien Régime, Genève, Slatkine, 2021.

Arrivé à Genève en 1634, reçu bourgeois en 1668, Jean Ulrich  Cramer dirige ses fils vers des professions à même d’ancrer la famille dans le paysage genevois : le droit, la médecine, et, plus étonnant, l’imprimerie pour son fils cadet, Jean-Antoine. D’abord apprenti auprès de Léonard Chouët, celui-ci ne tarde pas à sillonner l’Europe et les foires de livres, avant de reprendre l’atelier et le commerce de son ancien maître, qu’il implante au coeur de Genève. Son fils Guillaume Philibert – allié aux de Tournes, une autre famille d’imprimeurs protestants implantés à Genève – puis ses petits-fils, célèbres imprimeurs de Voltaire et de sa plume intarissable, jusqu’à, plus récemment, Gérald et Patrick Cramer dans le domaine de l’art, perpétuent cette tradition. Hommes de plomb d’abord, puis hommes de lettres et enfin hommes du monde, ils adaptent leur métier aux différentes politiques de censure et à l’importance grandissante de la figure de l’auteur. Ils gravissent, dans le même temps, les échelons de la vie publique à Genève.

Sous des airs de saga familiale, cet ouvrage suit en réalité l’évolution du monde du livre et du métier d’imprimeur-libraire à Genève, sous l’Ancien Régime.

Nicolas Morel est chercheur postdoctoral associé en littérature française et histoire de la philologie romane à l’Université de Zurich.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages : 304

Date de publication : 04/10/2021

ISBN : 9782051028738

« D'une voix et plaintive et hardie » La tragédie française et le féminin entre 1537 et 1583 (Nina HUGOT)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:30

Nina HUGOT, « D'une voix et plaintive et hardie » La tragédie française et le féminin entre 1537 et 1583, Genève, Droz, 2021.

Voici comment, dans un prologue adressé au Roi, Étienne Jodelle définit la pièce qui est sur le point d’être jouée devant lui : […] C’est une Tragedie. Qui d’une voix et plaintive et hardie Te represente un Romain Marc Antoine Et Cléopatre Egyptienne Roine […]. Si la voix de la tragédie est « et plaintive et hardie », la critique moderne a essentiellement retenu le premier adjectif, jusqu’à en faire un point majeur de la définition du genre au XVIe siècle. Que faire alors de la seconde épithète avancée par Jodelle ? Le dramaturge définit ici la voix de sa tragédie, mais il s’agit également pour lui d’y associer la voix de son héroïne, Cléopâtre, dont la hardiesse est célébrée dans la pièce. Nina Hugot examine l’ensemble des pièces tragiques imprimées entre 1537 et 1583 et souligne l’importance des deux versants de cette caractérisation de la tragédie et de son héroïne dans la constitution de l’esthétique du genre au XVIe siècle.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages 592

DOI 10.47421/droz62824

Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance

ISSN 0082-6081