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Calls for Papers and Contributions

Appel à contribution : Histoire et philosophie des processus de création dans les arts du spectacle (XVe-XXIe siècle)
Posted: Saturday, February 3, 2018 - 00:24

Publication : 2019

Dans son article sur la gestation du spectacle, Florent Siaud évoque « les terres obscures de la création », « ces espaces indistincts où les mots partent fébrilement à la rencontre des acteurs sans immédiatement trouver les sentiers de l’évidence »[1].La création est intimement liée, selon lui, à l’idée de chaos car les sens se superposent, se « déjouent », voire « s’annulent », mais également de tâtonnements avec ses « abandons », ses « retours en arrière » et ses « surgissements inopinés »[2]. Les termes « laboratoire », « atelier »[3], « fabrique »[4], « work in progress »[5] sont souvent utilisés pour traduire cette germination et cette mise en forme quelquefois imprédictibles, dans la mesure où existe une part d’inconnu dans le processus de création qui peut amener à des découvertes comme le rappelle Josette Féral[6]. Celui-ci fait aussi référence à l’idée d’improvisation ou d’expérimentation en ce qu’il semble impossible de savoir et même de prévoir entièrement ce à quoi aboutira la représentation ou l’œuvre théâtrale finale.

Le processus de création ressortit à un travail collectif d’accompagnement de cette construction de l’œuvre, à une maïeutique pour être plus précis, qui s’inscrit dans une durée et une matérialité. Sophie Proust parle ainsi de « rythmes de travail » et d’un « processus organique »[7], laissant entendre que les processus de création sont intrinsèquement liés à une dynamique particulière entre les différents intervenants mais aussi à un mouvement qui a son propre temps et espace. Josette Féral, évoque quant à elle les traces matérielles des processus de création, souvent éclectiques[8], trop peu explorés dans les années 2000[9] mais qui font progressivement l’objet d’études, notamment les relevés de mise en scène et les manuscrits de souffleur[10]. Les chercheurs se sont souvent attachés ces dernières années à la période contemporaine en matière de génétique théâtrale[11].

En quoi les traces matérielles, techniques, ou visuelles de cette création en développement ont-elles varié au fil du temps ? Peut-on reconstituer, grâce à elles, une histoire et une philosophie de la création dans les arts de la scène ? Par ailleurs, quand commence-t-on à penser et théoriser la création scénique (que le processus de création soit relatif à l’auteur, à l’acteur ou au travail collectif ou individuel de mise en scène), c’est-à-dire l’acte même de créer et non juste « reproduire » ou « imiter » ? Peut-on voir par exemple de façon concrète, c’est-à-dire à partir de documents d’archives ou de témoignages relatifs à l’écriture, aux répétitions, ou à l’organisation des salles de spectacles (et indépendamment des poétiques rigides publiées à l’âge classique qui donnent une vision imparfaite de la création scénique et ne reflètent que partiellement sa réalité), comment la création s’articule à un contexte social, économique ou culturel et se voit influencée ou contrôlée par ce dernier ? La création peut-elle être mécanique et quels sont ses conditionnements ? Ne relève-t-elle que d’une culture, de l’environnement socio-économique voire de techniques ? Est-elle plutôt liée à une personnalité et un vécu, ou à des qualités individuelles comme la capacité à imaginer ou la sensibilité par exemple ?

Ainsi, dans La philosophie de l’Acteur[12], Sabine Chaouche évoquait  l’émergence, non pas seulement d’une théorie mais aussi d’une philosophie de la création dans les arts de la scène sous l’Ancien Régime, soulignant l’importance de nouvelles notions comme le jeu intervallaire ou le jeu impulsif né d’un certain abandon de l’acteur sur scène, et les débats relatifs au beau et au sublime dans l’art théâtral. Comment a été pensé le processus de création, le vivant, ce qui est par essence éphémère et qui ne peut être dupliqué si facilement au fil du temps ? Quels sont les grands courants de pensée, les philosophies ou les écoles ?

Ce volume entend faire dialoguer le passé et le présent afin de tenter de reconstituer une histoire des théories et de la philosophie de la création scénique. Il s’attachera donc aux processus de création dans les arts du spectacle, en particulier au théâtre, du XVe siècle au XXIe siècle.

Le numéro abordera les points suivants :

•                      Les conditions de la création à une période donnée ou au fil de siècles et l’impact de facteurs sociaux, économiques ou culturels sur le travail de création

•                      Collaboration et œuvre en construction/déconstruction 

•                      Les étapes et rythmes de la création, la génétique du spectacle (écriture, répétitions, représentation) et l’expérimentation

•                      Le travail éditorial visant à transformer le texte à partir de la représentation ou du spectacle

•                      Traduction et (re)création

•                      Les spectateurs dans le processus de création

•                      Le corps, le mouvement et le récit (storytelling) dans la création d’un spectacle

•                      Les traces des processus de création et leur utilisation scénique (par exemple pour des reprises)

•                      Les politiques culturelles ayant favorisé, guidé ou gêné le travail de création

•                      Les grandes théories ou philosophies liées au travail de création

•                      L’imaginaire de la création, les facultés créatrices

•                      Pratique théâtrale contemporaine et « recherche-création »

           

Les propositions (250 à 400 mots) accompagnées d’une biobibliographie de quelques lignes sont à envoyer pour le 10 mars 2018 (réponse fin mars).

Remise des articles : 15 décembre 2018.

Longueur des articles : 30 000 à 40 000 signes max.

Les propositions sont à envoyer à edpsjournal@gmail.com
 
 

[1] Florian Siaud, « De ce qui naît en premier à Ce qui meurt en dernier », Jeu : revue de théâtre, n° 136, 3, 2010, p. 68-69.

[2] F. Siaud, art. cit., p. 74.

[3] Voir les récents travaux de Julia De Gasquet sur la notion d’atelier.

[4] Voir par exemple le portail numérique « La fabrique du spectacle » dirigé par de Sophie Lucet (<http://www.fabrique-du-spectacle.fr/>) et un ouvrage comme La Fabrique du théâtre. Avant la mise en scène (1650-1880), Pierre Frantz et Mara Fazio (dir.), Paris, Desjonquères, 2010.

[5] Josette Féral, « Introduction: Towards a Genetic Study of Performance-Take 2 » dans ‘“Genetics of Performance”, Theatre Research International, n33, 3, oct. 2008, p. 224.

[6] J. Féral, art. cit., p. 223.

[7] Sophie Proust, « Les processus de création de quelques metteurs en scène new-yorkais », Jeu : revue de théâtre, n° 136, 3, 2010, p. 84.

[8] J. Féral distingue les brouillons textuels des brouillons visuels et scéniques (notes du metteur en scène et des répétitions, vidéos, images numériques, bandes sonores) (art. cit., p. 223-233).

[9] J. Féral, art. cit., p. 224.

[10] Voir Jean-Marie Thomasseau, « Les Manuscrits de la mise en scène », L’Annuaire théâtral, printemps 2001, 29, p. 101-122 et « Les Manuscrits de théâtre. Essai de typologie », Littératures, n°138, 2005, p. 79-118. Les manuscrits de la période XVIIe-XIXe siècle  ont été abordés par Sabine Chaouche, La Mise en scène du répertoire à la Comédie-Française, 1680-1815, Paris, Honoré Champion, 2013 (en particulier la deuxième partie), Relevés de mise en scène (1683-1826), Paris, Honoré Champion, 2015. Les manuscrits de souffleur permettent de mieux comprendre les palimpsestes des mises en scène et le travail de collaboration, la manière dont les spectateurs influençaient le devenir d’un texte. On se reportera à l’article de Roxane Martin, à paraître : « Horace à l’épreuve des révolutions : les remaniements du texte et l’édification d’un Corneille patriote (1789-1848) », dans Appropriations de Corneille, M. Dufour Maître (dir.), Rouen, PUR. On trouvera des articles qui abordent la question comme ceux de Jacqueline Razgonnikoff, « Copistes et secrétaires-souffleurs à la Comédie-Française au XVIIIsiècle, de Saint-Georges à Delaporte », John Golder et John Dunkley (dir.), Journal for Eighteenth-Century Studies, 32, n°4, déc. 2009, p. 549-562 ; Martial Poirson, « Le plateau à l’œuvre : du manuscrit de souffleur au relevé de mise en scène (XVIIe-XXIe siècles) » dans « Mémoires de l’éphémère »,Revue d’Histoire du Théâtre, 2008-1, p. 5-12 et « “Souffler n’est pas jouer” : Pratiques et représentations du copiste-souffleur (1680-1850) », dans La Fabrique du théâtreop. cit., p. 51-69 ; Sabine Chaouche, « Les enjeux des reprises à la Comédie-Française : les palimpsestes du texte théâtral au XVIIIe siècle », Studi Francesi, "Testiinediti e documentirari", 168, III, 2012, 465-476 et « Mise en scène et placements au XVIIIe et au début du XIXe siècle », The Frenchmag, février 2016 (<https://www.thefrenchmag.com/Mise-en-scene-et-placements-au-XVIIIe-et-au-debut-du-XIXe-siecle-Par-Sabine-Chaouche_a1049.html>).

[11] Shommit Mitter, Systems of Rehearsal: Stanislavky, Brecht, Grotowski and Brook, Londres, Routledge, 1992 ; Susan Letzercole, Directors in Rehearsal: A Hidden World, Londres, Routledge, 1992 ; G. Banu, éd., Les Répétitions: Un Siècle de mise en scène. De Stanislavski à Bob Wilson, Bruxelles, Alternatives théâtrales, 1997 ; Almuth Grésillon, « De l'écriture du texte de théâtre à la mise en scène », Cahiers de praxématique, n° 26, 1996, p. 71-94 ; Almuth Grésillon et Jean-Marie Thomasseau, « Scènes de genèses théâtrales », Revue internationale de critique génétique, 26, 2006, p. 19-34 ; Sophie Proust, La Direction d’acteurs dans la mise en scène théâtrale contemporaine, Vic la Gardiole, L’Entretemps, 2006 et « Written Documents of the Assistant Director: A Record of Remaking », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 289-306 ; Jean-Marie Thomasseau, « Towards a Genetic Understanding of Non-contemporary Theatre: Traces, Objects, Methods », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 234-249 ; Gay McAuley, « Not Magic but Work: Rehearsal and the Production of Meaning », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 276-288 et Not Magic But Work: an Ethnographic Account of a Rehearsal Process, Manchester, University of Manchester Press, 2012. 

[12] La philosophie de l’Acteur, La dialectique de l’intérieur et de l’extérieur dans les écrits sur l’art théâtral, 1738-1801, Paris, Honoré Champion, 2007.

 

Appel à communications: Le théâtre, lieu d'affrontement politique et social, du Cid à Hernani
Posted: Saturday, February 3, 2018 - 00:22

17-18 septembre 2018 

Lieu du colloque : Institut d'études romanes de l'Université de Wroclaw (Pologne) 

Langues du colloque : français et anglais 

Propositions: avant le 1er mars 2018

 

 Lieu de sociabilité et de divertissement, le théâtre commence au XVIIe siècle à s’imposer en tant qu’une institution sociale aspirant à mouvoir les esprits de son temps. Plaire et instruire : voici le double rôle que les classiques lui assignent. 

Instruire, c’est former l’esprit et la personnalité des spectateurs : il s’agit d’une mission sociale et morale très importante. Le théâtre, grâce à son caractère relativement démocratique, devient un lieu où s’affrontent des idéologies, des conceptions morales et religieuses, des pensées sociales disparates. 

 

Le mouvement des Lumières renforce encore ce rôle pédagogique du théâtre. Voltaire initie le renouveau de la tragédie, bouleversant les règles d’or du classicisme. Le suivent Denis Diderot et Louis-Sébastien Mercier appelant les dramaturges à adapter mieux leurs ouvrages aux réalités de l’époque dans laquelle ils vivent, et où la bourgeoisie joue un rôle social et politique grandissant. Le drame bourgeois est né, se basant sur les motifs et « conditions sociales » proches du milieu urbain contemporain. 

La théâtromanie qui envahit la France dans les années 1770 est propice à une multiplication des théâtres de société (aristocratiques, bourgeois, artisanaux ou paysans en Flandre), et à l’ouverture des salles à un public populaire, ce qui va amener le débat sur les places assises au parterre, sur la création du « poulailler » au-dessus des loges ; ailleurs en Europe, le théâtre de cour ou de résidence n’a jamais empêché à des scènes ouvertes à un public bourgeois et populaire de prospérer dans les villes principales. 

 

En France sous la Révolution, les institutions théâtrales, émancipées de toutes les contraintes que leur imposait l’Ancien Régime, deviennent un territoire d’expérimentations artistiques parfois très outrées. Mais parallèlement la scène sert de lieu de propagande révolutionnaire des politiciens et idéologues du moment : le théâtre devient « l’école du peuple régénéré », aspirant à contribuer au renouveau moral souhaité par la Révolution, sans se départir d’un répertoire classique et comique largement majoritaire dans des soirées où se succèdent plusieurs courtes pièces. 

 

Enfin, avec Hernani et Cromwell, Victor Hugo opère une nouvelle révolution théâtrale en posant les fondements du drame romantique et moderne : il met l’individu à l’épreuve de l’Histoire. Mais les prémisses de ce bouleversement datent déjà du Directoire, avec, par exemple, les mélodrames de Pixerécourt ou le répertoire torturé de l’Opéra-Comique, qui met à l’honneur le drame psychologique. 

 

Nous invitons tous ceux qui dans leurs recherches s’occupent du théâtre de 1638 à 1830, en tant que lieu d’affrontements idéologiques, politiques et sociaux, à nous envoyer leurs propositions de communication traitant les sujets suivants : 

 

le théâtre comme lieu de divulgation de la politique officielle du gouvernement, 

le théâtre comme outil de pression de/sur l’opinion publique, 

le théâtre comme lieu de prises de positions politiques et sociales, 

le théâtre comme lieu d’endoctrinement et de réalisation des utopies socio-politiques, 

le théâtre comme moyen de réparation/de corruption des moeurs, 

le théâtre comme lieu de consolidation des traditions/de propagation des réformes esthétiques, politiques et sociales audacieuses. 

 

Chacune des questions inscrites sur la liste ci-dessus, qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, peut être envisagée sous différents angles, par exemple du point de vue du public, des dramaturges, des acteurs, des autorités en place, enfin du point de vue contemporain ou historique. Bien que le colloque soit ciblé sur la France, nous resterons ouverts aux perspectives étrangères ainsi qu’aux études comparatistes. 

 

Les propositions de communication en français ou en anglais de 3000 signes maximum doivent être envoyées avant le 1 mars 2018 à l’adresse suivante : tomasz.wyslobocki@uwr.edu.pl. Les propositions, accompagnées d’une bibliographie sélective (5 références au plus), doivent prévoir une présentation de 20 minutes (en anglais ou en français) suivie de 10 minutes de discussion. 

Frais d’inscription : 80 EUR / 350 PLN (chercheurs actifs) et 60 euros / 250 zł (doctorants et étudiants) 

Les frais d’inscription comprennent le dîner de gala, les pauses-café et la publication des contributions (retenues après l’évaluation). 

 

Date du colloque : 17-18 septembre 2018 

Lieu du colloque : Institut d'études romanes de l'Université de Wroclaw (Pologne) 

Langues du colloque : français et anglais 

Comité scientifique du colloque : Beata Baczyńska (Université de Wrocław), Regina Bochenek-Franczak (Université Jagellonne de Cracovie), Philippe Bourdin (Université Clermont Auvergne), Dominique Godineau (Université Rennes 2), Monika Kulesza (Université de Varsovie), Justyna Łukaszewicz (Université de Wrocław), Maja Pawłowska (Université de Wrocław), Izabella Zatorska (Université de Varsovie) 

Appel à contributions: GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités
Posted: Tuesday, January 30, 2018 - 23:56

GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités publie des numéros varia et thématiques.

Les appels "varia" sont ouverts de manière permanente. Vous pouvez à tout moment proposer un article ou encore des actualités (compte-rendu d'ouvrage, résumé de travaux), en lien avec le langage, le genre et les sexualités.

En outre, nos deux prochains numéros thématiques sont déjà programmés, mais vous pouvez d'ores et déjà proposer d'autres dossiers thématiques pour les numéros de 2019.

Vous trouverez les différents appels où figurent les modalités de soumission en cliquant sur les liens suivants :  Appel à contribution permanent & proposition de dossier thématique Appel à Actualités Appel à chroniques

Nous sommes intéressé.es par des approches issues de toutes disciplines, périodes, méthodes et de toutes les aires de la francophonie. En espérant avoir le plaisir de vous lire bientôt,

Le comité de rédaction

Source: H-France

CfP: Grad student conference, Spectacular, Spectacular! Truth, Violence, Politics and Performance
Posted: Tuesday, January 30, 2018 - 23:54
The graduate students of the department of Romance Languages & Literatures of SUNY at Buffalo are pleased to invite you to participate in our 7th Annual Interdisciplinary Conference: 
 
Spectacular, Spectacular! Truth, Violence, Politics and Performance
with Keynote Speaker Dr. Kathleen Long, Cornell University
 

April 27th-28th, 2018

Proposals: February 23, 2018

 

 “The whole life of those societies in which modern conditions of production prevail presents itself as an immense accumulation of spectacles. All that once was directly lived has become mere representation.” Guy Debord, The Society of the Spectacle

 

When in 1967 Guy Debord boiled our lives down to a mere spectacle of representations, society took one step further away from a lived “truth”. Yet this truth has been in question since the Early Modern Era, with the profound disruptions caused by a suddenly expanded visibility –in geographic, anatomical, and astronomical senses, for instance- that pushed and eroded the boundaries of reality. Already in Montaigne’s essays, the fundamental and skeptical question “que sçay-je?” is posed by an “I” who is distant from a lived truth, in a world that is reduced to the violence of constant shifts: “le monde n’est qu’une branloire perenne” (3, II). The rules of verisimilitude once only applied to the stage quickly became the rules by which society operated, and society itself became the spectacle.

 

50 years after Debord’s dictum, it would appear as though there has been another violent shift wherein this spectacle has become the conscious truth. Violence, as initially studied by Michel Foucault in  Discipline and Punish, continues to blind the public by now being valorized and exploited in social media and politics to further embed the spectacle. With Inflammatory Media operating as the accepted norm and the wide spread commercialization of technologies like Augmented and Virtual Reality, the very possibility of seeing, learning, and exploring any notion of truth is brought into question. So we must begin to ask, what operation of critical and political resistance are available to us when everything is spectacle? In what ways can we see how society has become controlled by the things which we ourselves have created?

 

By examining these concepts in an interdisciplinary fashion, we may begin to form connections that open pathways to a deeper understanding of the interplay of truth, violence, politics, and performance. This conference invites you to reflect on and discuss these connections. What kind of violence does the spectacle exert upon us? How and where can we find examples of performance as a conduit for change, criticism, intrigue, or manipulation? What does the specific lens of violence reveal about the spectacle of society through history? What roles do we play in this spectacle? And lastly, what can we do as individuals to be agents of change in this society?

 

We especially encourage but are not restricted to approaches such as:

Performance and the Visual Arts Body and Disabilities Studies

Gender and Queer Studies Psychology and Psychoanalysis

Political & Socio-Cultural Studies Literature, Language, and Linguistics

Cinema and Film Studies Historical and Environmental Studies

 

Proposal Submission by February 23rd, 2018

• 250-word abstract in English, institutional affiliation, and short biography including your research interests.

• Participants cannot exceed 20 minutes. Presentation may be given in English, Spanish, or French.

• Please email submissions and enquiries to ubromance@gmail.com

• For more details please visit: http://rll.buffalo.edu

• Presentations may lead to publication in the “SUNY Buffalo Romance Studies Journal.”

 

Source: Women in French

Appel à communications : Deuxième colloque de la SFHSH - Histoire des sciences humaines et sociales
Posted: Wednesday, January 24, 2018 - 11:23

Paris, 26-28 septembre 2018

La SFHSH organise une deuxième édition du colloque SFHSH. La première édition a eu lieu en novembre 2015 à Paris et a réuni une cinquantaine de communications.

De nombreux travaux de recherches, souvent isolés, ont porté et portent sur l'histoire des sciences humaines et sociales. En France, une société (la Société Française pour l'Histoire des Sciences de l'Homme, SFHSH) et une revue (La Revue d'histoire des sciences humaines) ont entrepris depuis plusieurs décennies de donner à ce domaine de recherche une consistance intellectuelle qui fasse apparaître des thématiques émergentes, souvent transversales aux disciplines des sciences sociales contemporaines.

Emanant de la SFHSH, cet appel à communication vise à renforcer la visibilité des recherches en histoire des sciences humaines et sociales et à susciter échanges et dialogues entre jeunes chercheurs et chercheuses, et chercheurs et chercheuses confirmé(e)s qui travaillent souvent dans des institutions ou des disciplines distinctes. Au cours de ces échanges, des problématiques et des objets nouveaux pourront émerger, tandis que des objets déjà étudiés pourront être revisités.

Les propositions de symposiums et de communications pourront porter sur les pistes de recherche et de problématisation suivantes (liste non limitative) :

-Enquêtes et terrains.

-Usages et applications. Des sciences pour l'action.

-Acteurs et actrices.

-Frontières. Arts, littérature, sciences de la nature etc.

-Pratiques, méthodes, cultures matérielles.

-Historicité, sources, historiographies.

-Institutions

-Circulations, réceptions, appropriations

Les propositions de symposiums (trois à cinq participants) devront comporter une présentation générale de la thématique (une page environ accompagnée d’une courte bibliographie, quelques lignes de présentation de l’auteur) et les résumés de chaque communication (une page environ accompagnée d’une courte bibliographie, quelques lignes de présentation de l’auteur)

Les propositions de communication hors symposium comporteront une page environ, accompagnées d'une courte bibliographie et quelques lignes de biographie de l’auteur.

Ces propositions, rédigées en français ou anglais, devront être adressées à la fois à Jacqueline Carroy (secrétaire de la SFHSH) et Nathalie Richard (présidente de la SFHSH) pour le Mardi 20 mars 2018.

jacqueline.carroy@wanadoo.fr

Nathalie.Richard@univ-lemans.fr

Le conseil d'administration de la SFHSH est le comité scientifique du colloque. Il examinera les propositions en avril 2018 et fera connaître ses réponses aux participants début mai 2018.

Adhésion à la SFHSH

- 30 €   (membre ordinaire)                                                    

- 15 €   (étudiant, chômeur)

- 45 €   (institution)                                                             

 ·      En envoyant un chèque à la trésorière Stéphanie Dupouy

        (27, rue de Rathsamhausen, 67100 Strasbourg)

·        Par virement bancaire à la SFHSH :

Société générale, Agence Paris-Sorbonne, 27 boulevard Saint-Michel, 75005 Paris

Compte n° 000037262744 18. (Code Banque : 30003; Agence : 03080; N° du compte : 00037262744; Clé : 18; IBAN : FR7630003030800003726274418).

 

New Publications

Anna Rosensweig — ​​​​​​​Subjects of Affection: Rights of Resistance on the Early Modern French Stage
Posted: 17 Dec 2021 - 12:42

Subjects of Affection offers an alternative to the modern model of human rights in an unexpected archive: the monarchist tragedies that shaped Louis XIV’s absolutist France. Pairing political theory with performance studies, Anna Rosensweig argues that the right of resistance, largely thought to have disappeared from French political thought in the aftermath of the religious wars of the sixteenth century, actually endured throughout the seventeenth century as a conceptual framework embedded and embodied in tragic drama.

Contemporary scholars have critiqued the modern rights paradigm for its failure to acknowledge the ways in which individual rights depend upon state protection and national belonging. Through a reappraisal of early modern French tragedy, Rosensweig provides a corrective to accounts of human rights that begin with the French Revolution, exploring previously unrecognized models for collective action that had emerged during the religious wars. Subjects of Affection reveals how French tragedy sustained these models of collective action by binding together individuals and groups through affect. Rosensweig places sixteenth-century political treatises in dialogue with dramas by Robert Garnier, Jean Rotrou, Pierre Corneille, and Jean Racine that were performed and published between 1550 and 1700. In so doing, she demonstrates how these tragedies, through their poetics and performance potential, stage a subject of rights whose collective constitution differs from the individualism of our modern rights framework. Through fresh insights and incisive readings, Subjects of Affection explores a form of political subjectivity that locates political power in connection to others—from staged characters and choruses to unseen collectives

Subjects of Affection: Rights of Resistance on the Early Modern French Stage

 

Praise: 

“Compelling and original . . . one of the most interesting accounts of early modern French theater that I have read in the last decade.” —Katherine Ibbett, author of Compassion’s Edge: Fellow-Feeling and Its Limit in Early Modern France


“In the wake of France’s wars of religion, the right of resistance under absolutism persisted, if not in the political treatises of the day then on stage in tragic drama where the figure of conscience, the private representative of the public, remained to be found. Anna Rosensweig’s brilliant book makes the case for seeing the individual subject of rights as rooted in community; for reading performance as, and not just alongside, politics; and for tracking political affect beyond ‘the monarch’s grasp.’ A model of clarity, this book shows the virtues of interdisciplinarity. Essential reading for those working in political theory, affect studies, performance studies, history of the early modern state, and classical reception.” —Bonnie Honig, author of A Feminist Theory of Refusal

Une oeuvre en dialogue. Le théâtre de Michel-Jean Sedaine (dir. Judith le Blanc, Raphaëlle Legrand et Marie-Cécile Schang-Norbelly)
Posted: 3 Dec 2021 - 06:41

Une oeuvre en dialogue. Le théâtre de Michel-Jean Sedaine, dir. Judith le Blanc, Raphaëlle Legrand et Marie-Cécile Schang-Norbelly, Paris, Sorbonne Université presses, coll. "e-Theatrum Mundi", 2021.

Le présent ouvrage est le fruit d’une collaboration entre spécialistes du théâtre, musicologues et historiens de l’art. Il jette un éclairage inédit et pluridisciplinaire sur Michel-Jean Sedaine (1719-1797), acteur essentiel du renouvellement dramatique de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les lieux du dialogue sont multiples dans le théâtre de Sedaine. Son œuvre met en résonance les genres, les textes, les arts, les pays (notamment l’Espagne et l’Italie), les registres, le haut et le bas, l’héroïque et le burlesque, le sublime et le grotesque, le lyrique et le prosaïque, le texte et la musique, les vivants et les morts (parmi lesquels Diderot, Beaumarchais, Pixerécourt, Shakespeare ou Molière). Il manifeste un goût singulier pour l’expérimentation, un sens aigu des situations, une forme d’empathie ou de génie dans l’art de la collaboration avec les compositeurs (notamment Monsigny et Grétry), qui font de lui l’un des principaux artisans de l’opéra-comique au siècle des Lumières. Son théâtre, s’il est parfaitement en prise avec la sensibilité de son époque et dans l’air du temps, rayonne par-delà les frontières et par-delà les siècles, et ouvre toutes grandes les portes du romantisme.

Téléchargement libre sur le site de l'éditeur.

ISBN : 979-10-231-1585-7

Date de publication : 19/11/2021

Format : 145 x 210 mm

Nombre de pages : 344

Un âge d'or des chapitres nobles de chanoinesses en Europe au XVIIIe siècle. Le cas de la Franche-Comté (Corinne Marchal)
Posted: 3 Dec 2021 - 04:04

Corinne Marchal, Un âge d'or des chapitres nobles de chanoinesses en Europe au XVIIIe siècle. Le cas de la Franche-Comté, Turnhout, Brepols, 2021.

Les raisons sociales et religieuses d’un âge d’or des chapitres de dames nobles au XVIIIe siècle par l’exemple de ceux de Franche-Comté

S’il est difficile d’ignorer les chapitres nobles lorsqu’on aborde l’histoire des noblesses européennes au XVIIIe siècle, notamment dans les rapports qu’elles entretenaient avec l’Église, ces instituts restent toutefois peu étudiés. Plus marqué que pour les chapitres nobles masculins, le dynamisme de ceux de femmes intrigue. Le cas des chapitres nobles de chanoinesses de Franche-Comté, demeurés réguliers en un siècle qui ne passe pas pour avoir été favorable à l’Église régulière, comme le confirme la sécularisation d’un certain nombre de ces compagnies, est très éclairant sur les raisons de leur faveur. Celle-ci ne réside pas dans cette fonction d’asile et de secours matériel à destination d’une ancienne noblesse paupérisée que décrivaient leurs contemporains, mais dans leurs réponses précoces aux attentes de reconnaissance d’un groupe social convaincu de son déclin ainsi que dans leur aptitude à contenter une spiritualité en phase avec celle des Lumières et adaptable à la personnalité de chaque dame noble. L’effort accompli par les chapitres de chanoinesses, à l’apogée de la Réforme post-tridentine, pour conserver et développer leur spécificité en dépit de l’hostilité du clergé nous conduit par ailleurs à relativiser le concept de « Dorsale catholique » toujours très débattu chez les historiens, la plupart de ces établissements étant pourtant implantés dans ce front de catholicité identifié par René Taveneaux, reliant les anciens Pays-Bas à l’Italie du Nord.

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

284 p., 14 b/w ill., 3 b/w tables, 156 x 234 mm, 2021
ISBN: 978-2-503-59579-5
Languages: French
Paperback
The publication is available.
Retail price: EUR 69,00 excl. tax

Revue Bossuet. Littérature, culture, religion, 2021, n° 12 : Bossuet et l’Angleterre
Posted: 2 Dec 2021 - 08:31

Revue Bossuet. Littérature, culture, religion, 2021, n° 12 : "Bossuet et l’Angleterre".

Directeurs d'ouvrage: Moriarty (Michaël), Régent-Susini (Anne), Trouchaud (Jean)

La Revue Bossuet publie des articles sur la littérature et la culture religieuse du xviie siècle, ainsi que des recensions d’ouvrages récents et une bibliographie annuelle.

Sommaire.

Nombre de pages: 208

Parution: 01/12/2021

ISBN: 978-2-406-12551-8

ISSN: 2117-8844

Pierre de Nancel, Le Théâtre sacré. Dina ou le ravissement, Josué ou le sac de Jéricho, Débora ou la délivrance (éd. Mariangela Miotti)
Posted: 2 Dec 2021 - 08:28

Pierre de Nancel,  Le Théâtre sacré. Dina ou le ravissement, Josué ou le sac de Jéricho, Débora ou la délivrance, éd. Mariangela Miotti, Paris, Classiques Garnier, 2021.

Le Théâtre sacré de Pierre de Nancel fut composé et représenté à l’occasion de l’inauguration des arènes de Doué-la-Fontaine. Les sujets bibliques offrent à Pierre de Nancel l’occasion de retracer l’histoire tragique de son pays que la politique de paix d’Henri IV avait effacée.

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 467

Parution: 01/12/2021

Collection: Bibliothèque du théâtre français, n° 85

ISBN: 978-2-406-12144-2

ISSN: 2109-7577