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Calls for Papers and Contributions

CFP: "Le bruit des femmes" -- Women in French 2018
Posted: Friday, April 14, 2017 - 12:53

February 8-10, 2018

Proposals August 1, 2018

International Conference 

The Winthrop-King Institute, Florida State University, Tallahassee, Florida

Keynote Speaker: Elizabeth McAlister (Wesleyan University)

Organizers: Aimée Boutin (FSU), Reinier Leushuis (FSU), Martin Munro (FSU), Virginia Osborn (FSU), Anaïs Nony (FSU), Silvia Valisa (FSU)

Women talk too much, their talk is idle gossip or just plain dangerous. Conversely, women have not talked loud enough, their interventions in discourse have been condemned or erased, and there are still disciplines and contexts devoid of female voices. Feminist and feminist scholarship has strived to turn up the volume on the silence surrounding past generations of women’s experiences, stories, and artistic achievements. To listen to women and to speak as a woman can become a political act. Hence Eugénie Niboyet's choice of the title La Voix des femmes for the first daily feminist newspaper in France. The proliferation of academic titles that use the metaphor of voice specifically in relation to women's enfranchisement to mean "speaking out" and "breaking the silence" is evidence that women are nothing if no(t) voice. …

 

In The Laugh of the Medusa, Hélène Cixous struck a chord when she appropriated the metaphor of voice to state powerfully that “Women should break out of the snare of silence… Listen to a woman speak at a public gathering (if she hasn’t painfully lost her wind). She doesn’t ‘speak,’… all of her passes into her voice…” But is the voice necessarily the source of authenticity and affirmation these terms assume? What is meant by voicing as a metaphor for self-expression? How does it relate to making noise or silence, and to other sounds and forms of sensory expressions?

 

This 9th international Women in French conference seeks to explore how women's voices have been heard, conceived, and represented in French and Francophone literatures. In so doing, participants are encouraged to think about vocality and noise in all their reverberations in relation to the following terms:

 

Noise and silence

Silencing and the politics of speech

Political voices, women’s rights

Cultures of silence and women’s issues

Orality/Aurality

Listening practices

Storytelling and oral traditions

Narrative voices

Gossip and rumors

Print vs oral cultures

Oral imaginary

Voice, gender, and sexuality

Voice, race, colonialism

Voice and spirituality

Music, bruitage

Oral performance, oration

Sound ecologies

Sonic Arts

Sound technologies

Soundscapes

Digital sound

Voice, body, and the 5 senses

 

The conference also supports the One Book, One WIF selection for 2017-2018 and will include a panel on Camille en octobre by Mireille Best (1943-2005) and a public reading of her novel. Launched jointly in 2016 by WIF-North America and WIF-UK, the One Book initiative seeks to foster international collaboration by the members of and participants in the two organizations and conferences with the goal of drawing scholarly attention to the work of lesser-known Francophone women writers.

 

We invite 250 word proposals for panels and papers in French or English on the theme “Women and Sound.” Proposals should be accompanied by a short biography. Please submit proposals by August 1, 2017 via the online submission portal .

 

For more information about the conference, please contact:

The Winthrop-King Institute

Department of Modern Languages and Linguistics

Florida State University

Tallahassee, Florida 32306-1540

Telephone 850.644.7636

Fax 850.644.9917

E-mail icffs@mailer.fsu.edu

Website www.winthropking.fsu.edu

 
Appel à textes : Regards sur l’âme en Nouvelle-France Histoire des spiritualités individuelles et collectives en espace colonial
Posted: Monday, April 10, 2017 - 20:25

Propositions: avant le 30 juin 2017

Si les travaux incontournables d’Henri Brémond ou de Michel de Certeau ont fait la belle part aux émotions mystiques du XVIIe siècle français, force est de constater que le territoire de la Nouvelle-France fait office de parent pauvre pour le même genre d’enquête. Malgré les études pionnières de Guy-Marie Oury, depuis les dernières années, les historiens ont peu investi le champ de l’histoire de la spiritualité en contexte colonial. Sans toutefois passer sous silence les importants chantiers consacrés aux parcours spirituels d’individus exemplaires, il nous apparaît qu’il reste à écrire une histoire des mouvements singuliers et pluriels de l’âme, parfois encadrée par l’institution ecclésiale, parfois soumise à de nouvelles conditions d’expérience du monde et de l’altérité.

 

Le colloque international “Âme d’une communauté, communauté d’âmes”, organisé par le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel sous l’Ancien Régime (CAHSA) à Montréal en octobre 2016 (http://cahsanet.org/fr/evenements/colloque-2016-programme/), a permis l’amorce d'une réflexion riche et prometteuse sur la notion de spirituel. Des travaux et des discussions a émergé une définition du spirituel comme une expérience sensible de la spiritualité, c’est-à-dire une expérience individuelle de la foi qui parfois complète et parfois s’oppose aux courants de spiritualité institutionnalisés. Souhaitant poursuivre et approfondir ce travail, le CAHSA sollicite des propositions de textes pour un ouvrage en français, résolument pluridisciplinaire, dédié à l’examen des expériences spirituelles individuelles et collectives en Nouvelle-France, de la fondation de Québec jusqu’à la Conquête.

 

Par sa dimension coloniale, la Nouvelle-France offre un laboratoire d’expérimentation adapté à l’étude de la notion de spirituel. Dans ce territoire où elle souhaite établir un catholicisme tridentin débarrassé des hésitations métropolitaines, l’Église doit toutefois composer avec les initiatives missionnaires, la rencontre de l’altérité amérindienne, mais aussi les courants mystiques qui donnent notamment naissance à l’expérience de Ville-Marie. Le spirituel apparaît alors comme un fil conducteur qui permet de relier entre eux ces aspects du monde religieux qui, entre permanence institutionnelle et innovation spirituelle, se nourrissent et/ou s’opposent.

Nous invitons ainsi les spécialistes de différentes disciplines (histoire, littérature, histoire de l’art, théologie, anthropologie, etc.)  à soumettre une proposition de texte, en inscrivant leur réflexion dans un ou plusieurs des trois thèmes suivants :

 

1) La direction spirituelle et l’encadrement des discours sur l’âme

La confrontation physique à des lieux inconnus et parfois inhospitaliers est susceptible de faire émerger de nouvelles cartographies de l’âme ; ainsi est-il possible que face à une extériorité autre, l’intériorité se soit modelée de nouvelles manières. Or, ces territoires intérieurs inexplorés appellent aussi au resserrement de la direction spirituelle et à l’encadrement des discours sur l’âme. Comment s’établit la relation directeur/dirigé(e) dans ce contexte spécifique ? Comment la réalité coloniale teinte-t-elle la production de leurs échanges et détermine-t-elle les conditions de leur réception ? Car ces activités ont laissé des traces matérielles (patrimoine lettré et artistique) et immatérielles (tradition orale des communautés religieuses, iconographie mystique, etc.). Par exemple, qu’ont de novateur ou de conforme, en rapport à une tradition européenne des écrits et des traités de spiritualité, des productions du contexte missionnaire telles que le Manuscrit de 1652 colligé par Paul Ragueneau ou le Affectus amantis Christum Iesum de Pierre Chastellain ?

 

2) La diffusion et la publicité de l’expérience spirituelle

La communication des choses du cœur est une des conditions essentielles au succès du projet colonial en ce qu’elle suscite tant des vocations que des donations. Cet axe de la publicité des mouvements de l’âme reprend la dialectique extérieur/intérieur ou révélé/secret. Ainsi, il autorise l’examen de divers cas où l’expérience individuelle serait mise, ou non, au service du collectif. On peut penser à la publication posthume de la vie de Catherine de Saint-Augustin comme outil d’édification pour les communautés religieuses de Québec. Cet axe ouvre également à la question de l’intimité de l’expérience spirituelle et de sa récupération par la collectivité, notamment à travers l’observation de la circulation des confidences parmi un groupe plus ou moins restreint. Inversement, la publicité de la vie intérieure concourt à la construction identitaire d’une communauté dans le partage et la réappropriation des expériences individuelles.

 

3) La parenté comme lieu de transmission et de composition de l’expérience spirituelle

Ainsi, la circulation des savoirs sur les choses secrètes de l’âme peut être vecteur de liens entre les individus, voire entre les communautés. Il se dessine, dans ces assises cachées sur lesquelles s’érige le projet colonial, le thème de la parenté spirituelle. Il permet d’interroger, notamment, comment s’articulent les rapports du coeur (individuel) et du choeur (collectif) des croyants. Cet axe permet également de questionner les affiliations entre les individus ou de prendre en compte la nature de leurs relations aux différentes communautés (religieuses, d’Amérindiens convertis ou non, de colons, etc), des deux côtés de l’Atlantique. Plus largement, quelles sont les conditions d’appartenance à une famille, biologique et/ou spirituelle ? Comment se tissent ou se maintiennent les liens de parenté par lesquels se transmet l’expérience spirituelle ?

 

Les propositions de texte d’un maximum de 500 mots sont à envoyer, accompagnées d’une brève présentation biographique, à l’adresse groupecahsa@gmail.com avant le 30 juin 2017 pour évaluation par le comité scientifique du CAHSA.

 

Comité scientifique :

Joy Palacios

Emmanuelle Friant

Ariane Généreux

Claire Garnier

Site Internet : http://www.cahsanet.org

 

Appel à communications: L’histoire de l’édition juridique (XVIe – XXIe siècle). Un état des lieux
Posted: Saturday, April 8, 2017 - 10:29

25-26 janvier 2018

Université de Paris Nanterre et Ecole normale supérieure, Jourdan

Les personnes souhaitant proposer une communication doivent envoyer leur proposition d’environ 2500 signes espaces compris, avec un titre et précisant les sources qui seront utilisées, avec une courte biobibliographie, avant le 31 mai 2017, aux adresses suivantes :

rcarvais@noos.fr et jean-louis.halperin@wanadoo.fr

 

La sélection du comité se fera au mois de juin.

Date limite des réponses : fin mai 2017

Sélection : juin 2017

 

De la naissance de l’imprimerie à la Révolution numérique que nous vivons actuellement, la culture des juristes est avant tout livresque. Et l’on se plaît à reconnaître que le Code civil est sans conteste un point de rupture dans l’histoire de l’édition juridique. Or si l’histoire de l’édition, du livre et de la lecture demeure un champ de recherche attesté, reconnu et fortement référencé depuis les années 1980 - il suffit de citer les noms de Frédéric Barbier, Roger Chartier, Henri-Jean Martin, Jean-Dominique Mellot et de Jean-Yves Mollier et leurs travaux respectifs et fondateurs pour en être persuadé[1] - il faut humblement reconnaître que la recherche sur la production imprimée des livres de droit demeure pour beaucoup sous-estimée et peu développée (voir la bibliographie récente ci-jointe qui non seulement est parcimonieuse et casuistique, mais pointe d’emblée dans ses titres l’espoir de sortir de l’oubli). La prise de conscience pourtant chez les juristes dès le milieu des années 1980 d’un intérêt pour l’enseignement de leur discipline[2], puis pour ceux d’entre eux qui avaient laissé des traces théoriques comme pratiques[3], en métropole, dans les colonies, comme à l’étranger, ne pouvait pas négliger un axe essentiel de la transmission de la pensée juridique : l’étude du livre juridique et de son édition par laquelle il acquiert un statut autonome de relais incontournable du droit.

 

De la place du champ juridique dans le monde de l’édition, nous possédons quelques indications d’importance mais incomplètes. L’évolution des spécificités du droit méritent que l’on s’y attarde : passage du service du roi à celui du public ; structures d’écriture autour de textes maîtres (coutumes, codes) ; organisation hiérarchique des propos ; leur constante mise à jour ; l’absence progressive d’illustrations…

 

Le moment est sans doute venu de réfléchir à un état des lieux de cette question selon les trois axes de la production, de la transmission et de l’utilisation de la littérature juridique :

 

Production de l’imprimé juridique

 

L’auteur pour transformer son manuscrit en un objet imprimé marchand doit passer par un éditeur-libraire-imprimeur qui fabrique le livre. Comment ces deux entités se choisissent-elles ? Quel est le rôle joué par la concurrence ? Les critères sélectifs portent-ils uniquement sur la position professionnelle, le titre de l’auteur ou le catalogue plus ou moins étoffé de l’éditeur, voire sa situation près des lieux d’où est produit et diffusé le droit, comme les cours et tribunaux ou les universités et écoles ? Existe-t-il des stratégies pour constituer un pôle juridique ? Quand naissent les collections juridiques chez les éditeurs ? La production des revues juridiques procède d’un processus particulier autour d’une équipe de professionnels du droit (enseignants et/ou praticiens) en lien avec les éditeurs. La revue juridique nait-elle qu’avec le Code civil ou existe-t-il des prémices de périodiques juridiques auparavant ? Sous l’Ancien Régime, le système du privilège royal et son évolution fait-il apparaître une spécificité quant à la publication des ouvrages de droit ? La contrefaçon de certains titres permet-elle une diffusion plus intense des ouvrages sur le territoire français ou confine-t-elle à faire découvrir des ouvrages interdits frappés d’une certaine censure ? Les auteurs juristes parviennent-ils davantage que les autres à protéger leurs droits ? De plus, la particularité du champ juridique réside précisément dans la distinction de l’édition d’avec la production des autorités (édition institutionnelle) qu’elles soient normatives, professionnelles ou théoriques sur lesquelles il existe des bilans historiographiques assez importants[4]. En effet, diffuser la compilation de la règlementation étatique (ordonnances, édit, lettres patentes) à l’origine par le biais d’auteurs privés se concentre après 1804 dans le cadre d’une édition officielle autonome[5]. Qu’en est-il au niveau local (municipal, départemental, régional) à propos des normes décentralisées ? Dans quelles conditions sont édités les factums ? Ou les ordonnances techniques professionnelles sous couvert d’une communauté de métier ou de son autorité judiciaire ? Les éditions universitaires destinée à l’enseignement et aux professions exercés dans le domaine du droit afin de délivrer une connaissance complète et toujours mise à jour, apparaissent-elles davantage singulières dans le domaine juridique ?

 

Marchandisation du livre et des revues juridiques

 

Si le secteur de l’édition juridique semble au début « étroit mais commercialement attractif », il devient au XIXe siècle dynamique, prospère et se concentre dans les mains de nouvelles dynasties d’éditeurs. Disposons-nous de point de comparaison entre les deux époques en termes économiques, ou à l’égard de l’étranger ? Quel est le coût d’une édition de livre juridique ? Quel est le rôle de la souscription dans l’économie de l’édition juridique ? Des procédés techniques de fabrication et de diffusion ? De quel type de livre s’agit-il ? Les questions du format et de la mise en page des livres juridiques n’ont jamais été traitées dans leur intégralité alors que la glose ou le commentaire se révèle si important dans le champ juridique. Sur le tirage des ouvrages, nous commençons à peine à voir poindre quelques résultats[6]. Le prix des ouvrages et des abonnements de revues figurent dans les catalogues des libraires[7] et pourraient être appréciés avec le temps à l’occasion de ventes aux enchères[8] ou lors de l’évaluation des bibliothèques par les experts commandités lors du décès du collectionneur. Quelles publicités pour vendre et faire vendre les livres de droit ? Et à qui  sont-elles précisément destinées? Dans les livres eux-mêmes et les revues, il est d’usage que l’éditeur inclut son propre catalogue, en particulier semble-t-il pour la littérature grand public ou les collections dites « populaires », mais va-t-il au-delà en proposant des varia où figurent des « grands » ouvrages de droit comme le Cours de droit civil d’Aubry et Rau en 5 vol. in-8°. En dehors des gens du droit, d’autres professions sont intéressées à leur cadre juridique, voire le public des citoyens dans sa globalité. Comment s’organise la diffusion des livres de droit ? Par le biais des librairies spécialisés, par la prescription des professeurs, par le biais des bibliothèques et des prêts de livres… Comment les librairies juridiques s’associent-elles avec d’autres librairies concurrentes ?

Certaines questions demeurent des angles morts de la recherche : le nombre de livres achetés, le nombre de livres lus et utilisés réellement (usages de la pratique). Qu’est-ce qui justifie la réédition d’un ouvrage ? La multiplication des éditions successives (officielles ou contrefaites) d’un ouvrage indique-t-elle son importante diffusion et son caractère indispensable ? L’étude des filiations des ouvrages par le repérage des copies et emprunts constitue un enjeu difficile et contraignant mais prometteur. La transmission des ouvrages par l’achat en librairie, n’exclut celle entre particulier dans le cadre du marché officiel de l’occasion ou via les ventes aux enchères. Les traductions des œuvres majeures ou celles qui sont perçues comme telles à l’étranger permettent-elles de définir la renommée ? Mais, au-delà de cette question, sur quoi débouche l’usage de ce mode communicationnel de transfert culturel du savoir juridique : une culture populaire ou savante du droit, une stratégie de greffe d’un système juridique innovant étranger, une volonté d’harmoniser des pratiques culturelles différentes[9] ? Dans ce cadre des parentés des ouvrages entre eux, il serait novateur de mettre au jour la stratégie de réseaux des élèves à l’égard de leur maîtres quant à l’édition de livres suiveurs, ou comment l’on peut tracer, dans l’édition, les écoles de la pensée juridique ?

 

Utilisation de la littérature juridique

 

A propos du lectorat des ouvrages juridiques, on s’aperçoit qu’un fonds de livres de droit se trouve dans le patrimoine de chefs de famille appartenant à d’autres mondes que ceux de la robe. Il conviendrait de mesurer autant la part du droit chez les juristes par rapport aux livres des autres secteurs de l’édition que la part du droit chez les non juristes et de vérifier l’hypothèse d’une diffusion du droit plus large dans la société au XIXe s. La difficulté réside dans les sources et témoignages que nous pourrions recueillir pour entreprendre une telle recherche. Quel rôle jouent les bibliothèques publiques et privées dans l’édition juridique ? Ou plus précisément quelle est la fréquence de consultation des livres et revues juridiques en bibliothèques ? Dans celle généraliste (comme la BnF) comme dans celle spécialisée (comme à Cujas) ? Sur ce thème peu d’informations ne nous sont parvenues. Peut-être faudrait-il interroger les bibliothèques pour savoir si des sources internes à ces établissements nous permettraient une telle mesure ? Un autre critère de relais de l’usage des livres ou des articles pourrait être la mesure de leur réception à travers la critique, via les comptes rendus. Plus simplement, les genres des ouvrages, les contenus et classements des catalogues et répertoires bibliographiques où apparaissent les différentes branches, disciplines ou sous-disciplines du droit, peuvent guider l’analyse des usages. Ainsi, les cours, manuels, traités etc. sont utilisés principalement pour l’enseignement du droit, alors que les essais, pamphlets, théories, thèses, mélanges, ouvrages collectifs d’études nourrissent la réflexion des juristes ; les périodiques : journaux, bulletins et revues juridiques comme publication contenant des types d’exercices spécifiques : le commentaire de jurisprudence et le cas pratique, donnent la volonté de suivre, de critiquer et de mettre à jour la connaissance, alors que les formulaires, styles, guides professionnels, ouvrages pratiques par définition auxquels on peut joindre une pléthore de dictionnaires, encyclopédies, répertoires, sources annotés (code, coutume, etc.), œuvre collective, alimentent la pratique quotidienne des professions juridiques et la référence à un savoir permanent.

 

Sources à mobiliser :

Les archives des maisons d’édition quand elles existent, mais aussi pour l’Ancien Régime celle de la Chambre syndicale de la libraire et imprimerie de Paris (BnF, Ms fr. 21813-22060). Il ne faut pas oublier les sources privées des auteurs comme des éditeurs qui pour la période contemporaine pourraient se trouver déposées à l’IMEC (correspondances, inventaires après décès, etc.). Les sources imprimées à partir du XIXe s. sont de plusieurs ordres : Les répertoires bibliographiques, les catalogues de libraire-éditeur, de bibliothèques spécialisées, de ventes aux enchères.

Les bibliographies juridiques (et les bibliothèques) : les sources (coutumier, code), les ouvrages (cours, manuel, précis, traité, résumé de répétition écrite, leçon, conférence d’ordonnances, de coutumes, explications, thèse, mémoire, essai, études en l’honneur de, mélanges, œuvres), les formulaires (styles, principes, questions et réponses, règles) les collections (recueils, dictionnaire, questions), les revues (journal, bulletin, actualités, cahiers, gazette, semaine), etc.

 

Le but du colloque est avant tout de lancer un chantier, et non de recueillir des études prosopographiques sur tel ou tel éditeur, ni des études monographiques, ni bien sûr non plus de faire des analyses juridiques sur le fond, mais d’étudier les particularités de l’édition juridique - si tant est qu’elles soient mises au jour - en elles-mêmes ou par rapport à l’édition d’autre secteurs. Notre propos sera principalement centré sur la France, même si nous ne nous refusons pas de l’ouvrir aux pratiques étrangères, notamment par le biais de la traduction. Nous avons ainsi dressé une liste des pistes qui mériteraient d’être explorées et qui pourraient susciter des propositions de communications.

 

1/- Quelles sources solliciter et quelles méthodes à suivre ?

Quelle histoire s’agit-il de faire et à partir de quelles sources d’archives repérables et consultables ? Les archives éditoriales étant plutôt rares, les bibliothèques sont assurément des lieux d’exploitation (catalogues d’entrée, fréquentation, récurrence des emprunts d’ouvrage, …), mais également les catalogues d’éditeurs, comme ceux des libraires d’occasion spécialisées ou encore ceux des ventes publiques aux enchères de livres (avec si possibles les cotes atteintes. Les institutions régulant la création du livre des permissions d’imprimer (privilèges) aux dépôt légal, en passant par les périodes de censure (mise à l’index) ou les institutions subventionnant le financement des publications. A partir de quelles sources dresser des statistiques sur le livre juridique ? Les archives publiques certes mais aussi les archives privées sont à repérer et à inventorier. La lecture sur le site du SNE de la mesure économique du « secteur » juridique prouve-t-il l’existence d’un tel domaine spécialisé : « En 2013, le droit poursuit sa croissance avec + 5,0% en valeur et + 2,0% en volume. »

 

2/- Les acteurs de l’édition : juristes ou professionnels du monde du livre ?

Des copistes religieux aux imprimeurs-libraires laïcs, l’éditeur s’établit comme un acteur déterminant face aux auteurs depuis la création de l’imprimerie. Quel part les professionnels du droit qu’ils soient eux-mêmes auteurs ou créateurs-associés d’une maison d’édition spécialisée, ont-ils pris dans la construction du monde de l’édition juridique. Dans le cadre de la mondialisation contemporaine, n’assiste – t – on pas à une raréfaction de leur diversité ? Les auteurs sollicités ou proposant leur travaux à publication sur des sujets juridiques sont-ils tous des juristes ? Et si la plupart le sont quels sont leur formation et leur profession précise : monde judiciaire ou universitaire. Les libraires, qui occupent avant la Révolution une position déterminante dans le secteur de l’édition, la conservent-ils par la suite ? Quand se détachent-ils de la production du livre pour n’en être que les relais commerciaux, indépendants ou pas d’ailleurs des maisons éditoriales ? Acquièrent-ils un intérêt pour la recherche et la revente des ouvrages ou revues juridiques patrimoniaux ?

 

3/- Les publics et usages des livres et des revues juridiques :

Quels sont les lecteurs des livres de droit ? Les universitaires, les membres des professions juridiques, le monde politique mais aussi un public non spécialisé. La vie professionnelle, mais aussi certains moments de la vie tout simplement, viennent à être régulés par le droit. Dans ces périodes, la culture juridique parvient à être débattue, voire prise en main par des personnes concernées sans qu’elles soient de formation juridique. La littérature qui en ressort peut se révéler aussi pointue que n’importe quel traité de droit. Au XIXe siècle, souvent les revues professionnelles (médicales ou architecturales, par exemple) diffusent des savoirs juridiques sous diverse formes (prise de position doctrinale, jurisprudence commentée, cas pratique mais aussi commentaire de réforme législative ou réglementaire) dans des finalités diverses d’information mais aussi de propagande. Dans quelles conditions lit-on des ouvrages ou des revues juridiques ? Pour apprendre, prendre position dans une contestation, argumenter un raisonnement (voire une plaidoirie) mais aussi  construire une théorie nouvelle. Où lit-on ce genre d’ouvrages ? En bibliothèques (générales, spécialisée comme la bibliothèque Cujas, voire les bibliothèques hyperspécialisées des départements universitaires), à son bureau (cabinet, étude ou laboratoire de recherche), chez soi (dans son cabinet de curiosité). Comment se constituent les fonds des grandes bibliothèques de droit en France comme à l’étranger qui doivent assurer la contradiction de conserver et de renouveler ou mettre à jour ? A-t-on lus du droit sous le manteau dans le cadre de censure politique ? Quand les livres de droit deviennent-ils des objets patrimoniaux ? Les ouvrages ou revues juridiques se prêtent-ils ? 

 

4/- Le livre juridique : objet commercial et/ou intellectuel ?

Les stratégies éditoriales sont plurielles : obtenir des chiffres de vente suffisants sur les grands classiques et les supports de cours universitaires pour se donner la possibilité de créer des collections nouvelles et originale de jeunes auteurs. Sur quels critères s’opère le choix des éditeurs ? Comités de lecture - comment d’ailleurs sont-ils composés et comment fonctionnent-ils ? -, réseaux d’influence (politiques, financiers), renommée ou fonction de l’auteur. Comment l’aspect savant des ouvrages juridiques (livres, revues) et par conséquent volumineux et donc couteux sur le plan commercial, parvient-il à se vendre ? Est-ce le phénomène fréquent de « réduction en art » (diffusion d’un état des lieux constamment mis à jour) qui y contribue ou bien d’autres facteurs ? Par ailleurs, au niveau macro-économique, si les chiffres de l’édition semblent assez maitrisables pour le XXe siècle, comment cerner le marché du livre et des revues juridiques sur les périodes antérieures ? Tant en termes de tirage que de vente ? Par ailleurs, sur le plan micro économique, combien coute la fabrication des ouvrages typiquement juridiques comme les in-folio et in-quarto(recueils encyclopédiques, commentaires de coutumes) sous l’Ancien Régime comme les Dictionnaires de droit mis à jour par feuillets dès la fin du XIXe siècle ? L’impérativité de la mise à jour des sources juridiques pour être efficace n’est-elle pas une question récurrente dans le monde du droit et n’a-t-elle pas contribué à développer le secteur des périodiques qui doivent commenter toujours les plus récentes décisions de jurisprudence ? Comment le choix des décisions et celui du commentateur s’opère-t-il ?

 

5/- Les aspects formels (genre et configuration) du texte juridique :

La matérialité du livre juridique est ici interrogée. A l’origine, les principaux textes juridiques édités sont quasiment les codes « sacrés » du droit romain et canon - et plus tard royal - et à ce titre la présentation dans la page conserve quelque peu les habitudes du copiste du Moyen Age au titre de la glose (texte et commentaires tout autour). Cet aspect de « mise en page/mise en texte » devient-il récurrent dans toute la production juridique ? Toujours est-il que l’usage des notes (parfois longues et savantes) rend le texte des pages encore plus dense. De fait, l’utilisation d’incontournables index pourrait être considérée comme une caractéristique du traitement éditorial des textes juridiques (cf. également la structure des articles de revues). De même, il serait intéressant de se pencher sur le rôle des tableaux, des arborescences et des illustrations dans les ouvrages de droit. En apparence peu nombreux, ils peuvent apparaître comme un moyen facile de présenter la structuration de la pensée ou comme des moyens utiles de traitement de cas, exemples d’application du droit. L’ensemble hétéroclite des pratiques et des discours autour du texte - ou « paratexte », selon Gérard Genette - devra être analysé, comme aussi les dédicaces ou les préfaces des ouvrages de droit.

 

6/- La circulation internationale du droit édité : diffusion et traduction

Comment et où le livre de droit circule ? Tout d’abord, en France par le biais des réseaux de librairies certes, mais aussi par le biais affiché de copies encore courantes jusqu’au XIXe siècle. Cependant, sous l’Ancien Régime, violant le privilège délivré par le roi, des auteurs, voire d’autres individus se faisant passer pour des auteurs, contrefont des livres. Ce marché parallèle de la contrefaçon mériterait d’être analysé à une grande échelle.  Quels sont les lieux propices à ce phénomène ? Dans une proportion moindre, les livres censurés méritent eux aussi une analyse. Malgré la récente numérisation fréquente des sources patrimoniales et la multiplication d’édition en ligne de la littérature grise mais aussi de la mise à la disposition rapide à la communauté des chercheurs des publications périodiques, quelle part reste-t-il à l’édition juridique privée ? Enfin, en dehors du territoire national, la littérature juridique s’exporte-t-elle ? En dehors des textes théoriques qui finissent par être traduits à l’occasion de situations des plus diverses (regain d’intérêt pour un sujet, redécouverte de l’auteur, etc.), la traduction du droit étranger en France constitue le support des échanges intellectuels entre juristes. Dans les pays multilingues ou dans les organisations internationales, la traduction juridique structure un plurilinguisme officiel et tente de résoudre nombre de complexités des pratiques des droits entre eux.

 

 

Bibliographie succincte :

 

Audren, Frédéric et Halpérin, Jean-Louis, La culture juridique française. Entre mythes et réalités. Paris, Editions du CNRS, 2013.

 

Barthe, Emmanuel, « Pistes pour une histoire récente de l’édition juridique française », http://www.precisement.org/blog/+Pistes-pour-une-histoire-recente+.html (consulté en ligne le 18 juillet 2016).

 

Baker, John H., ‘English law books and legal publishing’, in Barnard, J. and McKenzie, D.F. (eds.) The Cambridge History of the Book in Britain. Cambridge: Cambridge University Press, 2002, p. 474–503.

 

Barenot, Pierre-Nicolas, Entre théorie et pratique : les recueils de jurisprudence, miroirs de la pensée juridique française (1789 - 1914), thèse de droit sous la direction de Nader Hakim, Université de Bordeaux, 2014.

 

Brissaud, Yves-Bernard, « Pistes pour une histoire de l’édition juridique française sous l’Ancien Régime » in Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 34-136.

 

Chambost, Anne-Sophie (dir.), Histoire des manuels de droit. Une histoire de la littérature juridique comme forme du discours universitaire, Paris, LGDJ, lextenso éditions, Coll. Contextes, 2015

 

Chambost, Anne-Sophie (dir.), Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, Paris, LGDJ, lextenso éditions, Coll. Contextes, 2015.

 

Chêne, Christian, « Manuels, traités et autres livres (Période moderne) », in Denis Alland et Stéphane Rials, Dictionnaire de la culture juridique, Paris, Lamy / Puf, 2003, p. 987-990.

 

Dullion, Valérie, avec la collaboration d’Armand Héroguel, Denise Merkle et Reine Meylaerts, « Textes juridiques » in Yves Chevrel, Lieven D’Hulst et Christine Lombez (dir.), Histoire des traductions en langue française. XIXe siècle (1815-1914), Lagrasse, Verdier, 2012, p. 1067-1105.

 

Durelle-Marc, Yann-Arzel, « Publier : donner à la loi sa vigueur (1789-An II) »,  Clio & Themis, VI, 2013.

 

Epron, Quentin, La manière française du droit. Contribution à l’histoire des méthodes juridiques de l’Humanisme aux pré-Lumières, thèse de droit, soutenue en 2006 à l’Université Paris II Panthéon-Assas, sous la direction de Stéphane Rials.

 

Evrard, Sébastien, « Comment s’organisait l’édition juridique dans l’Ancien droit ? Un exemple sous le règne de Louis XVI », La Revue administrative, n° 395, septembre-octobre 2013, p. 17-22.

 

Evrard, Sébastien, Les Tables de la Loi : de l’argile au numérique. La diffusion de la règle de droit à travers les âges, Paris, L’Harmattan, 2014.

 

Evrard, Sébastien, « Un aperçu sur l’édition juridique sous Louis XIV. Autour des chiffres d’impression des ouvrages de droit (1778-1788) »,Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 303-332.

 

Evrard, Sébastien, « L’édition juridique et la contrefaçon en Bourgogne sous Louis XVI (1777-1780) », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2015, vol. 72, p. 225-256.

 

Hage, Julien, Feltrinelli, Maspero, Wagenbach : une nouvelle génération d'éditeurs politiques d'extrême gauche en Europe occidentale. 1955-1982, thèse d'histoire sous la direction de Jean-Yves Mollier, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, décembre 2010.

 

Halpérin, Jean-Louis, « Manuels, traités et autres livres (Période contemporaine) », in Denis Alland et Stéphane Rials, Dictionnaire de la culture juridique, Paris, Lamy / Puf, 2003, p. 990-992.

 

Hayert, Valérie, Mens emblematica et humanisme juridique. Le cas du Pegma cum narationibus philosophisis de Pierre Cousteau (1555), Genève, Droz, 2008.

 

Joly, Jean-Noël, La jurisprudence Dalloz : histoire économique d’une maison d’édition, 1910-1968, Mémoire de maîtrise d’histoire sous la direction de J. Marseille, université de Paris 1, 1992.

 

Joly, Jean-Noël, Dalloz-Sirey (1968-1979) : contribution à l’histoire économique et juridique, Mémoire de DEA d’histoire sous la direction de J. Marseille, 1994.

 

Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 2-209.

 

Mellot, Jean-Dominique, « Avant-propos », in Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 5-10.

 

Mollier, Jean-Yves, « Editer le droit après la Révolution française » in Mellot, Jean-Dominique (dir.) avec la collaboration de Marie-Hélène Tesnière, « Production et usages de l’écrit juridique en France du Moyen-Age à nos jours », Histoire et civilisation du livre. Revues internationale, Droz, I, 2005, p. 137-147.

 

Nianga, Armelle, Le web 2.0 et l’édition juridique : le droit peut-il se passer d’éditeur ?, Mémoire de Master 2 recherche en droit mention Sociologie du droit et communication juridique.  Université Panthéon – Assas, sous la direction de Nicolas Molfessis et Guillaume Deroubaix, 2009-2010, (Consulté en ligne le 18 juillet 2016 (http://www.lepetitjuriste.fr/wp-content/uploads/2011/04/Le%20web%202.0%20et%20l%2527%25C3%25A9dition%20juridique.pdf )

 

Piotraut, Jean-Luc et Evrard, Sébastien (dir.), Le droit et l’édition. Regards français et étrangers sur les mutations engagées, Paris L’Harmattan, 2016

 

Poux, Jean-Edouard, « La sollicitation et l’obtention d’un privilège à la fin de l’Ancien Régime (1783) : Le Répertoire universel de jurisprudencede J.-N. Guyot », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 333-348.

 

Poux, Jean-Edouard, « L’estampillage de 1777 et le mémoire sur l’état de la librairie en Lorraine »,

Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2015, vol. 72, p. 257-267.

 

Prévost, Xavier, Les premières lois imprimées: étude des actes royaux imprimés de Charles VIII à Henri II (1483 - 1559), sous la direction de Patrick Arabeyre, 2015.

 

Richard, Guillaume, Enseigner le droit public à Paris sous la IIIe République, Paris Dalloz, Nouvelle Bibliothèques de thèse, 2015.

 

Sanchez, Isabelle, Paul Dalloz, un brasseur d’affaires à la fin du XIXe siècle. 1829-1887, Mémoire de maîtrise d’histoire, sous la direction de P. Viguier, Université de Paris X-Nanterre, 1989.

 

Simonin, Anne « L’impression de la loi dans la collection Baudouin : l’invention de la loi législative », Clio & Themis, VI, 2013.

 

Wagner, Olivier-Jean, L’édition juridique à Lyon au XVIe siècle, Mémoire d’études pour le diplôme de conservateur de bibliothèque, sous la direction de Raphaële Mouren, Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, janvier 2011 (consulté en ligne http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/49068-l-edition-juridique-a-lyon-au-xvie-siecle.pdf , le 18 juillet 2016).

 

 

Notes : 

 

[1] Jean-Yves Mollier et Patricia Soerl, « L’histoire de l’édition, du livre et de la lecture en France aux XIXe et XXe siècles [Approche bibliographique] », Actes de la recherche en sciences sociales, 1999, p. 39-59. Nous noterons que les enquêtes ont été initiées plus tôt dès les années 1960 avec Lucien Febvre et d’autres auteurs. Voir une version mise à jour à janvier 2016 sur la page du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’UVSQ consacré au séminaire de Jean-Yves Mollier sur l’histoire de l’édition :http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/seminaires/les-programmes-complets/histoire-de-l-edition-du-livre-et-de-la-lecture-en-europe-du-xviii-au-xxi-siecle-2015-2016--362355.kjsp?RH=1321272426373

2 Voir la création en 1984 de la « Société pour l’histoire des facultés de droit et de la culture juridique » et de sa revue (Annales, puis Revue) qui s’est ajouté plus tard dans son titre -– la mission d’étudier « le monde des juristes et du livre juridique ». Voir également Catherine Fillion (dir.), SIPROJURIS : système d’information des professeurs de droit (1804-1950), consultable en ligne : http://siprojuris.symogip.org

3 Patrick Arabeyre, Jean-Louis Halpérin et Jacques Krynen (dir.), Dictionnaire historique des juristes français (XIIe – XXe siècle), Paris, PUF, Coll. Quadrige, Dico Poche, 2eédition 2015 (2007).

4 Garreta Jean-Claude, « Les sources de la législation de l'Ancien Régime. Guide bibliographique », in Etudes en souvenir de Georges Chevrier, (Mémoires de la Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et normands, 29ème fascicule, 1968-1969), Dijon, p. 275 - 364.

5 Choublier-Grimbert Noëlle, « Les collections de Louis Rondonneau. Formation et destin des collections juridiques au tournant des XVIIIe et XIXe siècles », Bibliothèque de l’Ecole des chartes, t. 166, 2008, p. 195-240.

6 Evrard, Sébastien, « Un aperçu sur l’édition juridique sous Louis XIV. Autour des chiffres d’impression des ouvrages de droit (1778-1788) », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 303-332.

7 Guillaume-François de Bure, le jeune, Bibliographie instructive ou Traité de la connoissnace des livres rares et singuliers…, Paris, 1764 (volume de la Jurisprudence et des sciences et arts) ; Catalogue des livres de fond qui se trouvent chez J. G. Mérigot le jeune, libraire sur le Quai des Augustins, au coin de la rue Pavée, n° 38 à Paris, in-12° sans date. Bibliographie ou Catalogue Général et complet des livres de droit et de jurisprudence publiés jusqu’au 30 juin 1859 classé dans l’ordre des codes,  avec tables alphabétique des matières et des noms des auteurs placés en tête du catalogue, Paris, Imprimerie et librairie générale de jurisprudence, Cosse et Marchal, imprimeurs-éditeurs, Librairie de la Cour de cassation et de l’ordre des avocats à la même cour et au Conseil d’Etat, Place Dauphine, 27, 1859, 53 p. in-8° ; Ernest Thorin, Répertoire bibliographique des ouvrages de législation, de droit et de jurisprudence en matière civile, administrative, commerciale et criminelle publiés spécialement en France depuis 1789 jusqu’à la fin de Novembre 1865 accompagné de quelques comptes rendus extraits des principaux recueils judiciaires et suivi d’une table analytique et raisonné des matières, nouvelle édition revue, corrigée et considérablement augmentée, Paris, Auguste Durand, libraire de l’ordre des avocats et de la Cour impériale, rue Cujas (ancienne rue des Grès, 7), 1er janvier 1866 ; Catalogue de fonds des éditions du Recueil Sirey, Droit, économie politique, sociologie, histoire, Libraire du Recueils Sirey, 22, rue Soufflot, Paris 5e,  Liège, 1er février 1937, 113 p. in-8° (avec un Tarif des publications périodiques, hors-texte).

8 Voir par exemple, Catalogue des livres composant la bibliothèque de Feu M. F. Fréd. Poncelet, membre de la légion d’honneur, avocat à la cour royale, professeur à l’école de droit de Paris, Paris, J.-F. Delion, libraire, successeur de R. Merlin, Quai des Augustins, n° 47, 1844, XIX + 427 p. in-8° (collection particulière avec indications manuscrites des prix de vente des ouvrages).

9 [1] Voir l’atelier « Les langues du droit : les traductions de textes juridiques occidentaux entre Europe, Amériques et Japon » in The Society for the History of Authorship, Reading and Publishing (SHARP) 2016. Lire les résumés dans http://www.sharpparis2016.com/abstracts/.

 

[1] Jean-Yves Mollier et Patricia Soerl, « L’histoire de l’édition, du livre et de la lecture en France aux XIXe et XXe siècles [Approche bibliographique] », Actes de la recherche en sciences sociales, 1999, p. 39-59. Nous noterons que les enquêtes ont été initiées plus tôt dès les années 1960 avec Lucien Febvre et d’autres auteurs. Voir une version mise à jour à janvier 2016 sur la page du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’UVSQ consacré au séminaire de Jean-Yves Mollier sur l’histoire de l’édition :http://www.chcsc.uvsq.fr/centre-d-histoire-culturelle-des-societes-contemporaines/langue-fr/actualites/seminaires/les-programmes-complets/histoire-de-l-edition-du-livre-et-de-la-lecture-en-europe-du-xviii-au-xxi-siecle-2015-2016--362355.kjsp?RH=1321272426373

[2] Voir la création en 1984 de la « Société pour l’histoire des facultés de droit et de la culture juridique » et de sa revue (Annales, puis Revue) qui s’est ajouté plus tard dans son titre -– la mission d’étudier « le monde des juristes et du livre juridique ». Voir également Catherine Fillion (dir.), SIPROJURIS : système d’information des professeurs de droit (1804-1950), consultable en ligne : http://siprojuris.symogip.org

[3] Patrick Arabeyre, Jean-Louis Halpérin et Jacques Krynen (dir.), Dictionnaire historique des juristes français (XIIe – XXe siècle), Paris, PUF, Coll. Quadrige, Dico Poche, 2eédition 2015 (2007).

[4] Garreta Jean-Claude, « Les sources de la législation de l'Ancien Régime. Guide bibliographique », in Etudes en souvenir de Georges Chevrier, (Mémoires de la Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et normands, 29ème fascicule, 1968-1969), Dijon, p. 275 - 364.

[5] Choublier-Grimbert Noëlle, « Les collections de Louis Rondonneau. Formation et destin des collections juridiques au tournant des XVIIIe et XIXe siècles », Bibliothèque de l’Ecole des chartes, t. 166, 2008, p. 195-240.

[6] Evrard, Sébastien, « Un aperçu sur l’édition juridique sous Louis XIV. Autour des chiffres d’impression des ouvrages de droit (1778-1788) », Mémoires de la Société pour l’Histoire du Droit et des Institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romand, 2014, vol. 71, p. 303-332.

[7] Guillaume-François de Bure, le jeune, Bibliographie instructive ou Traité de la connoissnace des livres rares et singuliers…, Paris, 1764 (volume de la Jurisprudence et des sciences et arts) ; Catalogue des livres de fond qui se trouvent chez J. G. Mérigot le jeune, libraire sur le Quai des Augustins, au coin de la rue Pavée, n° 38 à Paris, in-12° sans date. Bibliographie ou Catalogue Général et complet des livres de droit et de jurisprudence publiés jusqu’au 30 juin 1859 classé dans l’ordre des codes,  avec tables alphabétique des matières et des noms des auteurs placés en tête du catalogue, Paris, Imprimerie et librairie générale de jurisprudence, Cosse et Marchal, imprimeurs-éditeurs, Librairie de la Cour de cassation et de l’ordre des avocats à la même cour et au Conseil d’Etat, Place Dauphine, 27, 1859, 53 p. in-8° ; Ernest Thorin, Répertoire bibliographique des ouvrages de législation, de droit et de jurisprudence en matière civile, administrative, commerciale et criminelle publiés spécialement en France depuis 1789 jusqu’à la fin de Novembre 1865 accompagné de quelques comptes rendus extraits des principaux recueils judiciaires et suivi d’une table analytique et raisonné des matières, nouvelle édition revue, corrigée et considérablement augmentée, Paris, Auguste Durand, libraire de l’ordre des avocats et de la Cour impériale, rue Cujas (ancienne rue des Grès, 7), 1er janvier 1866 ; Catalogue de fonds des éditions du Recueil Sirey, Droit, économie politique, sociologie, histoire, Libraire du Recueils Sirey, 22, rue Soufflot, Paris 5e,  Liège, 1er février 1937, 113 p. in-8° (avec un Tarif des publications périodiques, hors-texte).

[8] Voir par exemple, Catalogue des livres composant la bibliothèque de Feu M. F. Fréd. Poncelet, membre de la légion d’honneur, avocat à la cour royale, professeur à l’école de droit de Paris, Paris, J.-F. Delion, libraire, successeur de R. Merlin, Quai des Augustins, n° 47, 1844, XIX + 427 p. in-8° (collection particulière avec indications manuscrites des prix de vente des ouvrages).

[9] Voir l’atelier « Les langues du droit : les traductions de textes juridiques occidentaux entre Europe, Amériques et Japon » in The Society for the History of Authorship, Reading and Publishing (SHARP) 2016. Lire les résumés dans http://www.sharpparis2016.com/abstracts/.

Source: H-France

CFP: The Artisan's Pen: Writers of the Middling Sort in the 16th and 17th Centuries
Posted: Saturday, April 8, 2017 - 10:13
We are seeking papers for a panel to be held at the annual meeting of the Renaissance Society of America in New Orleans, March 22–24, 2018.
 
Abstracts due May 10, 2017.  
 
The 18th century witnessed an explosion of writing by peasants and artisans, but when one looks to the 16th and early 17th centuries, one finds literary canons dominated by the nobility and those they patronized. The result is a warped picture of early modern culture as dominated by the wealthy and powerful and those who served their varied interests. But commoners also produced texts: Thomas Deloney, “the balleting silk-weaver,” Hans Sachs, the “shoemaker poet of Nuremberg,” Giambattista Casale, the carpenter turned chronicler—there were numerous 16th and 17th century artisans and peasants who took to writing.
This panel seeks papers about laborers (peasants, weavers, shoemakers, etc.) who also wrote even as they continued to identify themselves by their trade or economic status. We are especially interested in commoners who wrote not for elites but for other commoners. Papers on artisan or peasant writers from England or the continent are welcome as are papers which extend the discussion to Africa, the Americas, Asia, or Australia. Email abstract and short cv to Scott Oldenburg (Tulane University) by May 10soldenbu@tulane.edu.
 
Source: RSA
Appel à contributions : Dictionnaires et recueils de femmes ou d’hommes célèbres ou illustres.
Posted: Wednesday, April 5, 2017 - 16:10

Numéro spécial : Les Grandes figures historiques dans les lettres et les arts, 2018.

Genre moral ou édifiant, le recueil d’hommes ou de femmes illustres a connu des évolutions qui reflètent des changements dans le rapport à l’histoire et aux données historiques. De l’hagiographie sainte à l’hagiographie laïque, ces ouvrages posent à la fois la question de la valeur de l’exemple et celle de la portée, souvent politique, de la mémoire, en particulier pendant la Révolution française et au cours du XIXesiècle. Dès 1800, avec le Dictionnaire biographique et bibliographique portatif des personnages illustres de tous les siècles et de tous les pays du monde, avec les dieux et les héros de la mythologie de Gabriel Peignot, la forme du dictionnaire témoigne notamment d’une rationalisation des répertoires de noms qui sont autant d’appels au souvenir, pour donner soit des modèles à suivre, soit, de façon plus problématique, des modèles à éviter. A la fin du XIXe siècle, le modèle du dictionnaire biographique devient, dans la Revue historique, un moyen pour mesurer le degré d’avancement d’une école historique nationale, tant la forme s’est imposée.

Ce numéro souhaite étendre des recherches qui ont été menées notamment par Patrick Baker (Biography, Historiography, and Modes of Philosophizing, The Tradition of Collective Biography in Early Modern Europe, Brill, 2017).

Pistes à explorer (liste non exhaustive) :

Les recueils des femmes et des hommes illustres

Le moment des dictionnaires biographiques

Les Dictionnaires biographiques en France et à l'étranger

Quels sont les noms qui ont été retenus par les répertoires ?

Les tentations romanesques et le rôle des anecdotes dans ces répertoires

Les modalités de l’édification.

Les histoires scandaleuses dans les répertoires : une contre-édification

 

La revue propose une double relecture des articles. Les articles seront joints sous une double forme : un fichier avec le nom et le prénom et l’institution à laquelle appartient l’auteur de l’article, un fichier anonyme, pour l’évaluation de l’article. Une fois l’article sélectionné, l’auteur recevra un mail de confirmation. Il s’engage ensuite à répondre aux questions des éditeurs et à suivre les recommandations des évaluateurs dans l’espace de 2 mois après la réception du mail de confirmation.

Les articles hors-thème peuvent être également envoyés à la revue, ainsi que des comptes rendus d’ouvrage. Les articles peuvent être en français, anglais ou allemand.

Pour toute correspondance et pour toute soumission d’article :

fiona.mcintosh-varjabedian@univ-lille3.fr

alison.boulanger@univ-lille3.fr

Date limite de remise des articles : 15 septembre 2017

 

 

New Publications

Love, Power, and Gender in Seventeenth-Century French Fairy Tales (B. Reddan)
Posted: 25 Jun 2021 - 17:05

Bronwyn Reddan, Love, Power, and Gender in Seventeenth-Century French Fairy Tales (University of Nebraska Press, 2020)

Love is a key ingredient in the stereotypical fairy-tale ending in which everyone lives happily ever after. This romantic formula continues to influence contemporary ideas about love and marriage, but it ignores the history of love as an emotion that shapes and is shaped by hierarchies of power including gender, class, education, and social status. This interdisciplinary study questions the idealization of love as the ultimate happy ending by showing how the conteuses, the women writers who dominated the first French fairy-tale vogue in the 1690s, used the fairy-tale genre to critique the power dynamics of courtship and marriage. Their tales do not sit comfortably in the fairy-tale canon as they explore the good, the bad, and the ugly effects of love and marriage on the lives of their heroines.

Bronwyn Reddan argues that the conteuses’ scripts for love emphasize the importance of gender in determining the “right” way to love in seventeenth-century France. Their version of fairy-tale love is historical and contingent rather than universal and timeless. This conversation about love compels revision of the happily-ever-after narrative and offers incisive commentary on the gendered scripts for the performance of love in courtship and marriage in seventeenth-century France.

December 2020
978-1-4962-1615-1
Available on the Publisher's website

Politiques de l’amour de soi. La Boétie, Montaigne et Pascal au démêlé (C. LITWIN)
Posted: 18 Jun 2021 - 09:44

Christophe Litwin, Politiques de l’amour de soi. La Boétie, Montaigne et Pascal au démêlé (Classiques Garnier, 2021)


Ce livre éclaire le mouvement d’intrication et de désintrication des écritures de La Boétie, Montaigne et Pascal, à l’aune de leurs interprétations contraires du dérèglement de l’amour de soi humain. Ce démêlé détermine des différences essentielles et mal connues entre leurs pensées politiques.


This book explores the entanglement of, and disentanglement from, the writings of La Boétie, Montaigne and Pascal, in light of their accounts of the corruption of human self-love. This genealogical approach of their works sheds new light on what separates them philosophically and politically.

Coups de maître. Studies in Medieval and Early Modern Literature and Culture, in Honour of John D. Lyons
Posted: 7 May 2021 - 15:19

Ed. Kelly Fender McConnell and Michael Meere. Medieval and Early Modern French Studies 18. Peter Lang, 2021. XXXII, 560 pp., 2 fig. col., 6 fig. b/w, 5 tables.

This collection is dedicated to John D. Lyons, Commonwealth Professor of French at the University of Virginia and a preeminent scholar of early modern France and Italy. Lyons’s long and influential academic career has been instrumental in shaping generations of undergraduates, postgraduates and early career researchers through his teaching, advising, mentorship and critical reading. Bringing together original chapters from leading scholars in North America, Great Britain and France in the fields of medieval and early modern literature and culture, this volume will build upon the breadth and depth of Lyons’s wide-ranging corpus that spans a remarkable array of genres, including philosophy, the novel, theatre and history. The studies are organized around the key themes of Lyons’s research throughout his illustrious career and engage with authors ranging from Saint Augustine, Giovanni Boccaccio, Niccolò Machiavelli and María de Zayas to François Rabelais, Michel de Montaigne, Madeleine and Georges de Scudéry, René Descartes, Blaise Pascal, Marie-Madeleine de Lafayette, Pierre and Thomas Corneille, Molière, Jean Racine, Jean le Rond d’Alembert and Voltaire.

Foreword by Jean-Yves Pouilloux. Preface by Kelly Fender McConnell. Chapters by Hélène Merlin-Kajman, Églantine Morvant, Ellen R. Welch, Michael Hawcroft, John Campbell, Georges Forestier, Noël Peacock, Kathleen Wine, Hélène Bilis, Harriet Stone, Faith E. Beasley, George Hoffmann, HallBjørnstad, Erec Koch, Nicholas Hammond, Richard E. Goodkin, Virginia Krause, Christopher Braider, Michael Moriarty, Michael Meere, Thomas Pavel, Emma Gilby, Anne Régent-Susini, Guy Spielmann, Stephen G. Nichols, Kevin Brownlee, Timothy Chesters, Éric Méchoulan, Malina Stefanovska, Marina S. Brownlee, and Katherine Ibbett.
 

Derval Conroy (ed.), Towards an Equality of the Sexes in Early Modern France
Posted: 3 Apr 2021 - 18:40

Towards an Equality of the Sexes in Early Modern France

ed. Derval Conroy

Routledge, 2021

(Routledge Studies in Renaissance and Early Modern Worlds of Knowledge)

 

This volume sets out to examine the ways in which an equality between the sexes is constructed, conceptualised, imagined or realised in early modern France, a period and a country which produced some of the earliest theorisations on equality. In so doing, it aims to contribute towards the development of the history of equality as an intellectual category within the history of political thought, and to situate "the woman question" within that history. The eleven chapters in the volume span the fields of political theory, philosophy, literature, history and history of ideas, bringing together literary scholars, historians, philosophers and scholars of political thought, and examining an extensive range of primary sources. Whilst most of the chapters focus on the conceptualisation of a moral, metaphysical or intellectual equality between the sexes, space is also given to concrete examples of a de facto gender equality in operation. The volume is aimed at scholars and graduate students of political thought, history of philosophy, women’s history and gender studies alike. It aims to throw light on the history of Western ideas of equality and difference, questions which continue to preoccupy cultural historians, philosophers, political theorists and feminist critics.

 

 

Table of contents: 

Introduction: thinking equality in the early modern period

Derval Conroy

1. "Poulain de la Barre, a logician of equality: prejudice time and the sex of the mind"

Geneviève Fraisse

2. "Equality, neutrality, differentialism: Descartes, Malebranche, and Poulain de la Barre"

Marie-Frédérique Pellegrin

3. "Gender equality in community: Descartes, Poulain de la Barre, Fontenelle"

Rebecca Wilkin

4. "The rhetoric of equality: Marie de Gournay, linguist and philosopher"

Giovanna Devincenzo

5. "Virtue as a language of equality: gender, moral androgyny and the representation of archduchess Isabella Clara Eugenia in seventeenth-century France"

Derval Conroy

6. "Reading, Acting and Writing Into Being: Ursulines as Jesuitesses in the French Atlantic World"

Heidi Keller-Lapp

7. "The paradoxes of early modern nuns and gender equality: the case of Port-Royal in early modern France"

Carol Baxter

8. "Fashioning Equality and Friendship: Saint-Evremond, Hortense Mancini and Ninon de Lenclos"

Elizabeth C. Goldsmith

9. "Gender Equality and the Role of Women Theatre Professionals in Late Seventeenth- and Early Eighteenth-Century France"

Jan Clarke

10. "Equality in the printed book: the case of book privileges in France in the seventeenth century" 

Edwige Keller-Rahbé

11. "The destabilization of gender in the European Enlightenment and Qing China"

Siep Stuurman

https://www.routledge.com/Towards-an-Equality-of-the-Sexes-in-Early-Modern-France/Conroy/p/book/9780367224929

 

Guillaume Peureux – De main en main. Poètes, poèmes et lecteurs au XVIIe siècle
Posted: 29 Mar 2021 - 10:42

Guillaume Peureux – De main en main. Poètes, poèmes et lecteurs au XVIIe siècle
Paris, Hermann, Hors collection, avril 2021
EAN 9791037005557
 

Entre la fin du XVIe siècle et la fin du XVIIe siècle, les poèmes appartiennent à ceux qui les lisent : manuscrits ou imprimés, passant de main en main, ils sont objets d’appropriations de formes et d’ampleurs variées, autoritaires, qui entraînent une variabilité insoupçonnée. Celui que l’on désigne comme l’auteur recouvre une réalité plus complexe qu’un nom écrit sur une page de titre.
Cet ouvrage pose de nouveaux cadres d’analyse de la poésie classique, qui renouvellent en profondeur la compréhension de ses enjeux esthétiques et des pratiques sociales auxquelles elle donne lieu. Il met en évidence un phénomène massif, mais jusque-là peu pris en compte : les innombrables commentaires et réécritures auxquels sont soumis les poèmes à l’époque, de la part de multiples sources et acteurs – correspondants des auteurs, experts sollicités ou non, copistes ou lecteurs. Ces gestes constituent autant d’appropriations par lesquelles on s’empare des poèmes en vue de nouvelles utilisations : on en prend possession, pour affirmer son savoir, tisser des liens, les rendre conformes à sa propre définition de l’usage linguistique, ou tout simplement pour s’exprimer. Ainsi ce livre bouleverse-t-il les notions de poème, entendu comme un objet stable et fini, mais aussi d’auteur, compris comme responsable unique des œuvres, et propose une vision nouvelle de l’idée de poésie classique : enjeu de rapports de force et de conflits de normes, elle s’élabore dans la durée et collectivement, et ne connaît aucune stabilité.
 

TABLE
Sommaire
De main en main : l’instabilité du poème au xviie siècle
introduction. Ecrire sur les vers 
Instabilité des textes
Le poème, objet social
L’ancien régime des modes de diffusion
Chapitre I               A la merci des lecteurs
1. Lire, marquer, copier
a. Lire pour extraire, extraire pour lire ou écrire
b. Gestes anthologiques et pratiques personnelles du recueil
c. Lecteurs correcteurs 
2. Malherbe et la culture de la publication manuscrite
3. Un poème n’est jamais fini
a. Le sentiment de la caducité des textes et le leur imperfection
b. Editer des textes jugés caducs
La restauration éclectique : Villon par Marot
Réécrire à la nouvelle mode : le Ronsard de Gournay
4. Parler en vers 
a. Une culture du réemploi
b. Poésie lyrique et oralité
Conclusion
chapitre ii               Genèses partagées
1. Une genèse sous influences : le « manuscrit de Maastricht » (cir. 1635)
a. Une archive rare
b. Description du manuscrit
c. Une seule main, plusieurs impulsions créatrices
d. Genève d’une œuvre sans auteur ?
2. Une genèse par correspondance : les Œuvres (1646) de François Maynard
a. Portrait de Maynard en auteur en persécuté
b. Un poète soumis en apparence
c. Un poète sûr de son fait
3. La Pucelle de Chapelain, "ouvrage de Mr de Longueville"?
a. Le poète et le duc
b. Un autre récit de la genèse de La Pucelle : une écriture à plusieurs mains
Conclusion
Chapitre iii             le commentaire autoritaire
1. Commenter la poésie en français au tournant des xvie et xviie siècles
a. Monumentalisation des œuvres : Du Bartas et Ronsard commentés
b. Avant Malherbe : l’exemple d’Henri Estienne
c. Enfin Malherbe commenta ?
2. Naturaliser la poésie : Costar commentateur
a. Deux poèmes mis en miettes
b. Rendre les vers intelligibles
c. Tendance interventionniste
3. Un malherbien nîmois dans la seconde moitié du xviie siècle ? 
a. Dans les archives de François Graverol
b. Critiquer/corriger
c. Graverol plume à la main : entre usage commun et idiosyncrasie
Conclusion
chapitre iv              Economie de la variabilite éditoriale : les Premières œuvres de Desportes
1. Un dossier éditorial riche et complexe 
a. Prolifération et dispersion
b. Un échantillon (1573-1600)
c. Le poids du commerce
2. Les éditions sous privilège
a. Des réécritures plus développées
b. Des réécritures peu durables
3. Les éditions sans privilège
a. Des cas d’influences non autorisées
b. Des variantes erronées
Conclusion
Chapitre V              Un Ronsard à sa main : Jean de Piochet éditeur 
1. Le(s) Ronsard de Piochet
a. Une riche bibliothèque
b. Personnalisation du paratexte
c. Variantes et corrections
d. Sources et clarifications
e. Lectures partisanes et collection de textes non ronsardiens
2. « Un pettit recueil pour ne laisser rien perdre »
a. La maquette d’un imprimé
b. Sauver un « tresor »
c. Des dispositifs expérimentés dans les marges des imprimés
Conclusion 
Chapitre VI            La réécriture du psautier protestant : Conrart poète
1. Le psautier protestant et la tyrannie de l’usage
a. Face au temps
b. Une archive fondatrice : le mémoire de Drelincourt
c. Un contrat de réécriture
2. Un dossier génétique complexe
3. Une série de campagnes de réécriture cohérentes
a. Un travail d’atelier
b. Une modernisation collective
c. Les rimes, objet de soins tout particuliers
d. Une esthétique de la langue
e. 1588-1679 : d’une mise en vers à un poème lyrique
Conclusion
Chapitre vii            Sevigné poètesse
1. Une culture du vers
a. Faire communauté : importance des vers cités
b. Faire communauté : le tropisme du contemporain 
c. Des vers pour divertir
2. Approprier les vers : une démarche auctoriale
a. Sévigné lectrice
b. « Tant y a, c’est le sens », une poétique de l’appropriation
c. Citer, réécrire, écrire 
Conclusion
Conclusion            Genèse et vie sociales des textes
Annexes
1. Le « manuscrit de Maastricht »
2. Desportes 1573-1600
3. Conrart, Psaume 34
Bibliographie
Index des noms