Announce

Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: La nostalgie dans tous ses états
Posted: Wednesday, April 5, 2017 - 16:07

Université de Lorraine (Nancy) - 30 novembre, 1er et 2 décembre 2017

Date limite de réception des propositions : 30/04/2017

« La nostalgie est, elle aussi [comme Ulysse], rusée et polytrope, aux mille tours. » (B. Cassin)

Bien que le mot lui-même soit assez tardif (1688), il semble néanmoins que le sentiment nostalgique ait déjà imprégné sociétés et cultures depuis l’Antiquité. Ainsi la nostalgie, « virtualité anthropologique fondamentale » (J. Starobinski), est-elle une attitude humaine abondamment exploitée par la littérature avant d’être qualifiée par un nom savant, passé ensuite dans la langue commune.

Origine de la nostalgie entre médecine et littérature

La diachronie nostalgique fait apparaître deux moments, deux orientations liées à deux champs sémantiques. D’une part, quelques grands textes épiques qui, en fondant une poétique de la nostalgie dont se nourrissent très vite la mémoire littéraire et la tradition intellectuelle occidentales, délimitent et organisent un usage littéraire et connotatif de la nostalgie. D’autre part, avec la naissance du mot par le médecin mulhousien Johannes Hofer (1688), le sentiment nostalgique devient une attitude pathologique, une maladie de l’imagination naissant d’un « dérèglement de l’imagination » (Hofer) — la douleur dont souffraient les soldats suisses lorsqu’ils avaient « perdu la douceur de leur patrie [...] depuis longtemps dénommée Heimweh dans leur langue » (Hofer), et que les Français appelaient le « mal du pays » — et étudiée de façon descriptive. La tradition médicale a entretenu un temps cette démarche descriptive fondée sur la recherche des causes morales d’un mal physique — à l’origine d’une abondante biographie — avant que la psychiatrie ne s’en empare pour décrire, après 1945, les conditions des réfugiés et des exilés. La tradition artistique, une fois que l’état affectif a été nommé, s’est enrichie de certaines correspondances, superpositions que la phénoménologie médicale avait suggérées. Aussi le mot nouveau devient-il concept réévaluant les contours définitoires et drainant avec lui tout ce qui était resté diffus dans un « surcroît de définition » (Starobinski) et entre dans le champ des sentiments pour devenir un terme de la littérature et de moins en moins un terme scientifique. L’accélération de sa diffusion littéraire, nous le savons, eut lieu à l’époque romantique. Soumise au traitement des poètes et des écrivains, « la nostalgie s’ouvre dans un éventail de sentiments [...] se contamine avec toutes les formes d’une sensibilité qui connaît l’abandon à la rêverie et la blanche torpeur du spleen, elle devient en somme le rivage sensible, dentelé et irrésolu de la mémoire » (A. Prete).

Une affection de l'ailleurs et du jadis

La nostalgie est étymologiquement et littérairement évoquée comme une émotion du retour, de la remontée vers les origines. Kant — dans son Anthropologie du point de vue pragmatique (1798) — fut parmi les premiers à souligner que le désir nostalgique ne veut pas retourner à un lieu mais à un temps où il y a de la place pour la reconstruction d’un passé personnel. Le « mal du pays », la « douleur du retour » s’imposent comme le regret du pays perdu se combinant avec l’idée d’un retour possible vers ce pays et donc aussi d’un retour dans le temps. Associant patrie, retour, avenir, l’arc temporel se dialectise entre le passé-éden, la complainte du présent et le chant de l’avenir. La dimension spatiale s’enrichit d’une dimension temporelle : la nostalgie est donc une maladie de l’espace et du temps qui concerne le jadis et l'ailleurs. Il y aurait la nostalgie du temps, d’un temps révolu, irréversible, qui plus jamais ne sera celui qui a été vécu, et celle du lieu qui serait a priori un mal plus curable, une nostalgie plus guérissable dès lors que le retour est un horizon (V. Jankélévitch). On passe alors d’une pathologie objective (mal du pays - affection du corps) à une métaphore qui densifie et alourdit le présent du regret de ce qu’il n’est pas, ce qu’il n’est plus ou ce qu’il ne sera jamais. Ainsi trois dimensions temporelles alimentent-elles la nostalgie : le regret du passé, l’insatisfaction du présent, et le désespoir de l’avenir. La nostalgie se situe à la croisée entre passé et futur, entre regret du pays et du temps perdus et désespoir d’être dans un autre pays et un autre temps (P. Dandrey). C’est en cela et pour cela que la nostalgie est décentrement, spatial et temporel.

Nostalgie, imagination et mémoire

Dans la représentation nostalgique de la vie antérieure, la conscience imageante prend toute sa place et se projette vers le lieu et surtout le moment du passé pour se les présentifier dans une déformation rétrospective du présent disparu qui participe amplement de la souffrance nostalgique. L’imagination créatrice est fille de la mémoire ; aussi parler de la nostalgie est-ce parler de mémoire, de temps et de narration (C. Mirabelli).

Nostalgie et exil, souffrance et bonheur

Le travail de construction mémorielle fantasmée se heurte irrémédiablement et irrévocablement à la marque du temps : il y a une souffrance inconsolable de prendre conscience que le paradis, l’éden reconstruits par le souvenir recèlent en eux la promesse de leur évolution, de s’apercevoir que, comme tout a changé, le pays n’est pas aussi beau qu’on l’imaginait dans sa mémoire et que la tristesse de la perte était inutile. Au centre de la nostalgie point l’idée métaphysique que le retour ne préservera pas du fait que, même dans les lieux qui sont les lieux du passé et figés par la mémoire, le temps a continué d’exister. Le nostalgique est un étranger, un exilé, « [il] est en même temps ici et là-bas, ni ici ni là-bas, présent et absent, deux fois présent et deux fois absent » (V. Jankélévitch), distrait au monde, « envoûté par l’alibi du passé », dans une espèce d’ubiquité construite, absente et présente. Se pose donc la question de l’état du retour qui est une confrontation avec l’espace et l’écoulement du temps : comment retourner là-bas après avoir été ici ? Comment vivre ici après avoir été là-bas ? Si les exilés qui retournent dans leur pays souvent le perdent deux fois, pour certains — exilés politiques, particulièrement — l’exil est libérateur.

Nostalgie héroïque/ les héros nostalgiques

La tradition littéraire a consacré Ulysse comme le héros du no sto s et Y Odyssée comme « l’épopée fondatrice de la nostalgie » (M. Kundera). Chez Ulysse, se concentrent à la fois le regret d’Ithaque, l’insatisfaction de ne pas pouvoir y revenir et le désespoir de ne jamais y parvenir. Mais le retour n’est pas sans mal ; c’est pourquoi Jankélévitch considère que Ulysse a certes eu la nostalgie d’Ithaque mais aussi peut-être la nostalgie de la nostalgie une fois revenu à Ithaque, la nostalgie du voyage, de l’aventure, de « l’exploration passionnée de l’inconnu » (M. Kundera). Et Barbara Cassin, repérant « les deux faces » de la nostalgie, celle de l’« enracinement » et celle de « l’errance », reconnaît en Ulysse « l’aventurier, le nomade, citoyen du monde jusqu’en ses confins, chez lui partout et nulle part ». Que reste-t-il de la nostalgie une fois que l’on a retrouvé l’endroit dont on avait la nostalgie ? Par ailleurs, le mythe d’Orphée et celui d’Aristophane dans le Banquet renvoyant tous deux à la séparation, à la déchirure et à une souffrance ontologique (surtout pour le mythe d’Aristophane) ne seraient-ils pas par excellence le mythe de la nostalgie ?

Axes de recherche

Il importera tout d’abord de mieux cerner l’ontologie nostalgique qui ne trouve de réalité et d’existence linguistique qu’avec la construction néologique de Johannes Hofer (1688). Cette question philosophique — savoir si l’on peut dire qu’un sentiment existe dans sa nuance tant qu’il n’est pas nommé — permettra, d’une part, de préciser les proximités et les différences entre le nostos, et d’autres notions et d’autres sentiments auxquels il est associé. D’autre part, il sera opportun de s’attacher à préciser les liens thématiques et conceptuels qui associent la nostalgie à la mélancolie, à l’exil, à la déchirure et au décentrement, au voyage et à la migration. Enfin, il restera à prendre en considération les modalités de la rhétorique et de l’esthétique nostalgiques qui témoignent du passage de la pathologie objective à la métaphore de celle-ci.

Liens thématiques

Nostalgie, déchirure, douleur, exil, imagination, langue, mémoire, mélancolie, origine, original, ostalgie, retour, trace, vestige(s).

Le colloque se tiendra en français et il est ouvert à toutes les aires linguistiques et culturelles. Les objets d’étude seront pluridisciplinaires (textes littéraires ou non, cinéma, théâtre, beaux-arts, musique, philosophie, phénomènes sociaux, médicaux) et les approches pourront être théoriques ou analytiques. Le type d’approche choisi, le corpus d’étude ainsi que les notions utilisées devront cependant être clairement indiqués et définis dans les résumés comme dans les présentations.

Responsables scientifiques : Estelle Zunino et Patrizia Gasparini Équipe de Recherche : LIS (EA 7305) — Littératures, Imaginaire, Sociétés

Modalités de soumission des propositions de communication : Date limite de réception des propositions : 30/04/2017 Notification d’acceptation aux auteurs après examen par le comité scientifique : 31/05/2017

Format des propositions : a) 1 page isolée comportant le nom, l’appartenance institutionnelle, le grade, le titre de la communication et les coordonnées de l’auteur (adresse professionnelle, adresse personnelle, adresse électronique et téléphone) b) Sur 1 autre page : un résumé de 15 à 20 lignes en français ou en anglais (Word, Times 12, interligne 1,5) présentant le corpus étudié, les idées principales, le raisonnement et les conclusions générales, et précisant le cadre et les notions. 3 mots-clés devront également être mentionnés.

Langue du colloque : français. Les communications seront de 20 minutes, suivies de 10 minutes de questions. Les actes du colloque (avec comité de lecture) seront publiés à l’issue de la manifestation. Les consignes éditoriales seront envoyées avec la réponse.

Les propositions de communication seront adressées à : colloque.nostalgie.nancy.2017@gmail.com

Frais d’inscription pour les intervenants : 20 €. Les versements seront à effectuer sur place. Les frais de déplacement et d’hébergement ne sont pas pris en charge. Les déjeuners seront offerts aux intervenants.

CFP - ESSHC 2018 - Criminal Justice Network
Posted: Wednesday, April 5, 2017 - 15:19
Belfast, 4 – 7 April, 2018
Proposals due 1 May 2017
 
The Criminal Justice Network explores all aspects of crime, policing, justice and punishment in all societies, but with a particular focus on the early-modern and modern periods.
Chairs:
Zoe Alker
University of Liverpool
Heather Shore
Leeds Metropolitan University
Marion Pluskota
Leiden University, NL
 
Call for Papers
The Criminal Justice History Network is one of the largest networks at the ESSHC. It has a lively, inquisitive yet collegial atmosphere, and welcomes contributions from scholars all over the world whatever their career stage. The network serves particularly as a forum which brings North American and European scholars into contact with researchers from other parts of the world. The network is currently co-chaired by Heather Shore (Leeds Beckett University), Marion Pluskota (University of Leiden) and Zoe Alker (University of Liverpool).
 
The co-chairs invite proposals for panel sessions and individual papers for the next meeting of the ESSHC, in Belfast, 4 – 7 April, 2018.  Panel sessions last two hours, and generally include four papers on a specific theme, usually followed by a short discussant presentation, and with a chair.  Ideally, panel contributors should come from a mix of countries, and certainly a mix of universities.  We are particularly interested in proposals for comparative and/or inter-disciplinary thematic panels, but we will be happy to discuss any ideas you wish to put forward.  The earlier you contact us, the more advice we’ll be able to offer. There is also scope for proposing an individual paper (of c.20 minutes). Usually, there are far more papers and panels proposed than can be fitted within the available amount of sessions. Therefore, each participant is only allowed to present one paper. If your individual proposal is accepted, we will either place it within an appropriate session, or put together a composite panel of related or cognate submissions. By exception, we will put five papers in one session.  Again, if you would like advice on framing a proposal, do please contact us to discuss your ideas.  At the conference, the chairs will inform you about the choices made during the network session.
 
The deadline for submitting proposals via the ESSHC website (using the online registration system) is 1 May 2017. Regardless of whether you have already discussed your plans with us, you will still need to register and submit your proposal officially via this route. For those of you preparing panel sessions, it is possible for the chair/organiser to propose the entire session en register its participants (although the individual participants will still need to handle the final registration later on). Please note that the ESSHC offers substantial discounts for postgraduates but is not able to fund travel or subsistence expenses for any category of speaker, and so if you are seeking to organise a panel you will need to make sure that all your speakers are aware that they’ll have to cover their own costs.
 
Once again, please do contact one of us if you would like to discuss proposing a paper or a panel.
 
 
Appel à communications - Journée d'études "Savoirs du théâtre. Histoire d'un dispositif"
Posted: Sunday, April 2, 2017 - 12:05
23 juin 2017, EHESS (Paris)
Propositions: avant le 30 avril 2017
Organisateurs :
Frédérique Aït-Touati (CRAL, EHESS/CNRS),
Alexeï Evstratov (Dahlem Humanities Centre, Freie Universität Berlin)
 
Argumentaire et thématiques :
Le théâtre s’affirme depuis longtemps comme un lieu privilégié d’observation et d’étude de la vie : vie sociale avant tout, lorsqu’il s’agit des spectacles dramatiques et de la métaphore théâtrale qu’on a convoqués pour expliquer le monde social, mais aussi vie sensible, et, dans une certaine mesure, vie biologique. Nous aborderons les types de savoirs (sociaux, anatomiques, politiques) produits par le théâtre, afin de penser celui-ci comme laboratoire. Le but de cette journée d’études sera de nous interroger sur les capacités exploratoires et heuristiques du dispositif théâtral. Quel observatoire particulier la scène et la salle constituent-elles ? La journée accueillera des interventions dans toutes les disciplines qui étudient la production des savoirs dans et par le théâtre dans l’histoire, des performance studies à l’histoire de l’architecture, de l’histoire du théâtre à la philosophie. Il s’agira de faire apparaître les problématiques communes s’articulant autour et à partir de la notion d’expérience, de test, ou bien d’épreuve, proposée ici comme point de départ à la réflexion théorique et à la reconstitution historique.
 
Le théâtre se présente comme un laboratoire où la séparation entre la nature et la société à la fois se cristallise et se gomme au sein de l’illusion soutenue par le dispositif artistique. L’histoire de ce dispositif, entendu dans le sens de Foucault, est en effet indissolublement liée à l’histoire de l’observation, scientifique et morale, du vivant, les théâtres anatomiques témoignant de cette fonction particulière, et première, du bâtiment théâtral. Le spectacle dramatique, dès ses premières théorisations chez Aristote, se structure autour de l’imitation du vivant dans sa version socialement située. Du côté de la salle, les spectacles offrent une possibilité d’observation d’une société ou d’autres « communautés imaginées » (dont le « peuple » ou la « nation »), exposées devant l’œil du monarque ou du public souverain.
 
La journée d’étude a pour objectif d’explorer les aspects du théâtre qui ont été désignés dans la théorie et mobilisés dans les pratiques ordinaires et savantes pour la production de connaissance. Il s’agit de croiser deux programmes de recherche et deux grandes problématiques : d’une part, nous explorerons la portée cognitive du dispositif théâtral, y compris en dehors de la salle de spectacle, d’autre part, nous proposons d’envisager les effets de l’expérience théâtrale historiquement et socialement située sur la fabrication du savoir, notamment du savoir social, mais aussi technique et scientifique.
Quatre axes de réflexion sont ainsi envisageables :
 
         1.  Quels savoirs ?
Si l’on peut observer, voire tester et expérimenter au théâtre, pour quels types d’épreuves le théâtre est-il un lieu ou un dispositif propre et légitime ? Autrement dit, quels savoirs le spectacle théâtral produit-il ? On réfléchira par exemple aux modalités de visualisation et de représentation de ce qui est invisible ou irreprésentable (comme, par exemple, le « global », la « totalité », etc.), à la capacité qu’a la scène d’accueillir autre chose que des représentations de la vie humaine, au statut des savoirs techniques ou architecturaux, etc.
 
         2.  Quels sujets du savoir ?
Quels sujets du savoir le théâtre crée-t-il ? D’après l’hypothèse forte de Foucault, développée par la suite par Agamben et autres, un dispositif produit à la fois un savoir et les sujets de ce savoir. Afin de vérifier cette hypothèse et peut-être en proposer d’autres, il semble nécessaire de mener une enquête diachronique et comparatiste sur les cadres théâtraux, les discours et les pratiques qui y sont associés, à commencer par les régimes d’accès et la censure qui créent ou font perpétuer les inégalités entre les publics. 
 
          3.  Quels protocoles ?
La reconstitution du protocole de l’expérience s’avère nécessaire pour étudier les interactions au sein du dispositif théâtral. D’autant plus que des changements dans le protocole structurent les divergences et les convergences d’une expérience théâtrale sans pourtant la rendre véritablement programmable. Quelles sont les scénographies des épreuves théâtrales ? Dans quelle mesure le public peut-il agir ? Les notions de contrainte et de perturbation seront au cœur de ce questionnement.
 
          4.  Vivre le spectacle : de l’expérience située.
Le public du théâtre se montre et s’observe à la fois comme un conglomérat d’individus et comme des groupes sociaux rangés. Ce faisant, le spectacle crée nécessairement son public en tant qu’unité réceptive, comme le rappelle Michael Warner. Comment les sujets réels vivent-ils les séances théâtrales ? On explorera les diverses sources disponibles pour la reconstitution de telles expériences, notamment afin de tracer l’intégration des savoirs du théâtre au sein des connaissances des individus. Quelle transformation le savoir subit-il en dehors de ce laboratoire ? 
 
Échéances :
Nous acceptons les propositions de communications de 300 mots maximum envoyée avant le 30 avril 2017 aux organisateurs : Frédérique Aït-Touati (f.aittouati@gmail.com) ; Alexeï Evstratov (evstratov@zedat.fu-berlin.de).
 
Langues de travail :
Le français et l’anglais. 
Format :
 
Afin de rendre cette rencontre aussi fructueuse que possible, nous proposerons aux intervenants de faire circuler une page d’argument quinze jours avant la journée d’étude.
 
Références :
Agamben, Giorgio, Qu'est-ce qu'un dispositif ?, Paris, Payot & Rivages, 2007.
Biet, Christian, « Séance, performance, assemblée et représentation : les jeux de regards au théâtre (XVIIe-XXIe siècle) », Littératures classiques, 3/2013 (N° 82), p. 79-97.
Bleeker, Maaike (ed.), Anatomy Live: Performance and the Operating Theatre, Amsterdam UP, 2008.
Camp, Pannill, The First Frame. Theatre Space in Enlightenment France, Cambridge, Cambridge UP, 2014.
Campos, Liliane, Sciences en scène dans le théâtre britannique contemporain, PUR, 2012.
Coppola, Al, The Theater of Experiment. Staging Natural Philosophy in Eighteenth-Century Britain, Oxford UP, 2016.
Friedland, Paul, Political Actors. Representative Bodies and Theatricality in the Age of the French Revolution, Ithaca and London, Cornell UP, 2002.
Goffman, Erving, Les Cadres de l’expérience, Paris, Éditions de Minuit, 1991.
Nachi, Mohamed, Introduction à la sociologie pragmatique. Vers un nouveau “style” sociologique ? Paris, A. Colin, 2006.
Ravel, Jeffrey S., The Contested Parterre: Public Theater and French Political Culture, 1680-1791, Ithaca and London, Cornell UP, 1999.
Schramm, Helmar, Schwarte, Ludger and Lazardzig, Jan (ed.), Collection, Laboratory, Theatre - Scenes of knowledge in the 17th century, De Gruyter, 2005.
Turner, Henry, The English Renaissance Stage. Geometry, Poetics, and the Practical Spatial Arts 1580-1630, Oxford UP, 2006.
West, William, Theatres and Encyclopedias in early modern Europe, Cambridge UP, 2002.
 
Dr Alexei Evstratov
 
POINT Fellow
Dahlem Humanities Center
Freie Universität Berlin
Habelschwerdter Allee 45
14195 Berlin Germany
 
Chercheur associé 
Centre de Recherches sur les Arts et le Langage
Ecoles des Hautes Etudes en Sciences Sociales
96, bd Raspail -- 75006 Paris -- France
Appel à communications: COLLOQUE INTERNATIONAL « La Tunisie sous la plume des Voyageurs à l’Epoque Moderne »
Posted: Friday, March 31, 2017 - 09:25

Carthage, le 26 et le 27 octobre 2017

Propositions : avant le 7 mai 2017

La Tunisie ayant beaucoup plus inspiré les  voyageurs à l’époque contemporaine (coloniale et post - coloniale), il nous a paru intéressant d’inviter universitaires et chercheurs à se pencher sur sa représentation lors des  siècles ayant peu retenu l’attention, c'est-à-dire à l’époque moderne (1492 à 1789).

L’objet de ces 2 journées serait de tirer de l’oubli les traces écrites léguées par  historiens, géographes, diplomates, archéologues, scientifiques, voyageurs d’occident ou d’orient. Il s’agira de souligner les différents aspects qu’offrait la Tunisie au miroir des récits de voyage.

Les intervenants pourraient ainsi établir les jalons d’une mémoire de près de 3 siècles, mettre en lumière et explorer des sources nouvelles. Les méthodes pourraient se croiser et les regards pourraient avec profit se rencontrer.

Trois axes d’étude sont envisagés :

1-Le premier entreprendra de poser le rapport de l’écriture à la réalité et de s’interroger sur sa part de vérité. Ce genre multiforme se veut objectif, neutre, rendant avec exactitude des faits historiques, mais il  peut être aussi à la merci de l’écriture fantaisiste, romanesque, reconduite en clichés, faisant appel aux  poncifs littéraires au point de transformer la terre visitée en  lieu de fantasmes.

2-Le second cernera l’apport de ce genre à la connaissance de l’Autre  dans ses différences fondamentales d’où l’enrichissement culturel, voire l’intérêt documentaire de ces écrits.

3-Le troisième sera une synthèse de la Tunisie aux civilisations multiples, carrefour en  Méditerranée et  au confluent de l’orient et de l’occident.

Ce Colloque aura lieu à l’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts ‘Beït El Hekma à Carthage, les jeudi 26 et vendredi 27 octobre 2017.

Les propositions devront parvenir au comité scientifique avant le 7 mai 2017 accompagnées d’un résumé d’une dizaine de lignes et d’un bref CV précisant l’institution d’origine, les titres et les dernières publications.

L’Académie des Sciences, des Lettres et des Arts ‘Beït El Hekma prendra en charge les frais de séjour des collègues étrangers et la publication des actes.

Langues du colloque : Arabe, Français.

Alia Baccar Bournaz

19, rue de la Kahéna-Tunis 1082

Tel : 216 71 801 006 / 216 96 12 55 50

Mail : alia.baccar@planet.tn

On History’s Stage: Theatre and Performance in the French Atlantic Slave Colonies
Posted: Thursday, March 30, 2017 - 21:47

February 8-9, Baton Rouge, Louisiana and May 16-17 in Fort-de-France

Proposals due 30 June 2017

 

This two-part international conference, co-sponsored by Louisiana State University and the Université des Antilles-Martinique, seeks to bring together scholars from a variety of disciplinary backgrounds to expand the contemporary understanding of theatre and performance in the French Caribbean under the ancien régime. Theatre, arguably the defining artistic expression of the Bourbon monarchy, figures as a central aspect of metropolitan France’s political, intellectual, and social cultures, but its impact in the Antillean and Louisiana colonies remains to be told. Our conference, and the anticipated bilingual publication that will emerge from it, seeks to redress this oversight through scholarship that highlights the specificities of early modern and Enlightenment theatrical culture in context of France’s slave-based colonial empire.

 

We are particularly interested in interdisciplinary approaches and welcome a diversity of methodological approaches. Our three main axes of inquiry are bodies, spaces, and texts. Our goal is a far-ranging, innovative, and stimulating conversation on this under-studied domain of ancien régime theatrical culture.

 

Contributions may address one or more of the following themes:

  • ·      Theatre actors and audiences, as well as administrative and technical staff
  • ·      Casting practices, pay, and professional life of performers
  • ·      Social status of performers in the colonies
  • ·      Performance protocols and colonial standards of behavior / corporeal expression
  • ·      Enslaved bodies and performance culture
  • ·      The body politic and the performing body in the colonial space
  • ·      Afterlives of colonial performance
  • ·      Reception and/or continued presence of ancient régime theatre and performance in the modern and contemporary Caribbean basin
  • ·      Sites and material conditions of performance
  • ·      Public theatre vs. private theatricals
  • ·      Theatre architecture and colonial urbanization
  • ·      Colonial ecology and geography on stage
  • ·      Theatre and maritime circulation
  • ·      Repertoires of Antillean theatre before 1848
  • ·      State and stakes of critical writing on theatre and performance in the colonies
  • ·      Modalities of publication, dissemination, and censorship
  • ·      Colonial re-readings of classical French theatre
  • ·      Representations of slavery on the French-language stage
  • ·      Dramatic inheritances of the French Atlantic empire

We invite proposals for 30-minute presentations, which may subsequently be revised for publication in a peer-reviewed collective volume. Our two journées d’étude are to be held on February 8-9 in Baton Rouge, and May 16-17 in Fort-de-France, respectively. Applicants should specify which session they wish to attend.

Please send proposals in English or French (not to exceed one page) and a brief biographical statement to both Jeffrey Leichman (jleichman@lsu.edu) and Karine Bénac-Giroux (Karine.Benac@univ-antilles.fr) by 30 June 2017. Decisions will be sent out by August 2017.

New Publications

Staging Justice in Early Modern France (EMFS Special Issue) – Dionne / Meere
Posted: 6 Mar 2021 - 10:31

‘Staging Justice in Early Modern France’
 
Special Issue of Early Modern French Studies 42.2 (2020)
Guest edited by Valérie M. Dionne and Michael Meere
Dedicated to the memory of Christian Biet
 
https://www.tandfonline.com/toc/yemf20/42/2?nav=tocList
 

Editor's note: We are delighted to present this special issue, Staging Justice in Early Modern France, guest edited by Valérie M. Dionne and Michael Meere. At a time where certain democratic leaders have ignored or appeared to conflate the very meaning and worth of justice and injustice and where truth is all too often paraded before the media as a dispensable commodity, it seems an appropriate time to look back at ways in which justice is represented on the early modern French stage. When Pascal, taking his lead from Montaigne, is able to write, ‘Plaisante justice qu’une rivière borne’ (Pensées, S94), we quickly realise that unstable notions of justice are not unique to the present times. It is a tribute to the work of the guest editors and the contributors that so many interesting perspectives and layers of meaning are explored in this issue.

 

 

Contents: 

In Memoriam—Christian Biet (1952-2020)
Michael Meere
 
Introduction: Staging Justice in Early Modern France
Michael Meere
 
Charles IX et la Justice dans l’Antigone de Jean-Antoine Baïf
Valérie M. Dionne
 
Pardon paternel et justice d’exception dans Les Corrivaus (1573) de Jean de La Taille
Corinne Noirot
 
Death Sentences: Corneille’s Prison Monologues
Joseph Harris
 
Bérénice on Trial: Judging Corneille against Racine
Hélène Bilis
 
‘Neither Completely Guilty nor Completely Innocent’: Representing Injustice in Jean Racine’s Phèdre
Marc Bizer
 
The Stage against the Scaffold: French Adaptation of George Lillo’s London Merchant
Annelle Curulla
 
Vigilante, Brigand, Terrorist: Staging Popular Justice in Revolutionary Times
Yann Robert

Dictionnaire des philosophes français du XVIIe s. (now available in paperback)
Posted: 25 Feb 2021 - 14:35

Dictionnaire des philosophes français du XVIIe siècle. Volume I - II. Acteurs et réseaux du savoir

Type de publication: Ouvrage

Directeur d'ouvrage: Foisneau (Luc)


Traducteurs: Bellis (Delphine), Foisneau (Luc), Gallien (Claire)
Collaborations: Dutartre-Michaut (Elisabeth), Bachelier (Christian)

 

Résumé: Ce dictionnaire révèle les réseaux intellectuels des philosophes et des savoirs du Grand Siècle qui ont transformé notre compréhension de l'homme moderne. Huit introductions thématiques, 690 entrées et un index historique en font l'instrument indispensable à l’exploration nouvelle des territoires de la philosophie du xviie siècle.

Nombre de pages: 2100

Parution: 24/02/2021

Collection: Classiques Jaunes, n° 712

Price: 45 euros

Marie-Frédérique Pellegrin - Pensées du corps et différences des sexes à l'époque moderne Descartes, Cureau de la Chambre, Poulain de la Barre et Malebranche
Posted: 17 Feb 2021 - 20:31

Pensées du corps et différences des sexes à l'époque moderne
Descartes, Cureau de la Chambre, Poulain de la Barre et Malebranche

Marie-Frédérique Pellegrin

La Croisée des chemins 

Site de l'éditeur

Souvent éludée par l'histoire de la philosophie, la question philosophique et médicale de la différence des sexes est fondamentale à l’époque moderne. Les modèles pour penser cette différence proviennent essentiellement de deux anthropologies opposées : celle de Descartes et celle de Cureau de la Chambre. Leurs sciences de l’être humain examinent tout d’abord les interactions entre corps et esprit, mais elles mettent surtout en valeur les pensées propres du corps par le biais de l’imagination. C’est à même le corps que se décide si femmes et hommes sont égaux. Les lectures critiques de ces deux modèles proposées d’un côté par Malebranche et de l’autre par Poulain de la Barre confirment que le xviie siècle constitue un tournant dans l’analyse psycho-physiologique et morale. La confrontation de ces quatre philosophes permet de comprendre comment se sont constituées des lignées théoriques sur sexe et genre qui sont toujours actuelles : celle de l’égalitarisme et celle d’un différencialisme qui peut être inégalitaire ou égalitaire.

Marie-Frédérique Pellegrin - Pensées du corps et différences des sexes à l'époque moderne Descartes, Cureau de la Chambre, Poulain de la Barre et Malebranche
Posted: 17 Feb 2021 - 20:30

Pensées du corps et différences des sexes à l'époque moderne
Descartes, Cureau de la Chambre, Poulain de la Barre et Malebranche

Marie-Frédérique Pellegrin

La Croisée des chemins 

Souvent éludée par l'histoire de la philosophie, la question philosophique et médicale de la différence des sexes est fondamentale à l’époque moderne. Les modèles pour penser cette différence proviennent essentiellement de deux anthropologies opposées : celle de Descartes et celle de Cureau de la Chambre. Leurs sciences de l’être humain examinent tout d’abord les interactions entre corps et esprit, mais elles mettent surtout en valeur les pensées propres du corps par le biais de l’imagination. C’est à même le corps que se décide si femmes et hommes sont égaux. Les lectures critiques de ces deux modèles proposées d’un côté par Malebranche et de l’autre par Poulain de la Barre confirment que le xviie siècle constitue un tournant dans l’analyse psycho-physiologique et morale. La confrontation de ces quatre philosophes permet de comprendre comment se sont constituées des lignées théoriques sur sexe et genre qui sont toujours actuelles : celle de l’égalitarisme et celle d’un différencialisme qui peut être inégalitaire ou égalitaire.

La figure de Boileau: Représentations, institutions, méthodes (XVIIe-XXIe siècle)
Posted: 1 Feb 2021 - 10:05

La figure de Boileau: Représentations, institutions, méthodes (XVIIe-XXIe siècle)

 

Edited by Christophe Pradeau and Delphine Reguig

 

Paris: Sorbonne Université Presses

ISBN : 979-10-231-0693-0

Date de publication : 10/12/2020

Format : 16 x 24 cm

Nombre de pages : 384 p.

21,00 euros

 

Introduction, par Christophe Pradeau et Delphine Reguig

PREMIÈRE PARTIE
LA FIGURE DE BOILEAU : UNE QUESTION DE REGARD

Boileau, un partisan des Anciens et de l’orthographe moderne, par Jean-Christophe Pellat
Boileau par morceaux. Extraire, citer, mémoriser Boileau en rhétorique, par Christine Noille
Interroger le classicisme de Boileau : l’image brisée du « Législateur du Parnasse » à la croisée de l’historiographie littéraire et des méthodes critiques modernes, par Rainer Zaiser
Boileau, le sublime et la critique comparatiste au milieu du XXe siècle, par Larry Norman

DEUXIÈME PARTIE
LA FIGURE DE BOILEAU : UNE QUESTION D’IMAGE

Visages chagrins, visages joviaux : les premiers portraits gravés de Boileau, par Volker Schröder
Boileau autoportraitiste, ou « l’ardeur de se montrer », par Damien Fortin
Écrire Boileau face à Boileau, d’Adrien Baillet à Joseph Mervesin (1685-1706), par Emmanuelle Mortgat-Longuet

TROISIÈME PARTIE
LA FIGURE DE BOILEAU : UNE QUESTION D’AUTORITÉ
Les noces de Boileau et de l’Académie, par Léo Stambul
« Juge si je suis bien tes loix ». Houdar de La Motte et Boileau, par Christelle Bahier-Porte
Boileau l’Ancien. L’ombre de la Querelle au XIXe siècle, par Stéphane Zékian

QUATRIÈME PARTIE
LA FIGURE DE BOILEAU ENTRE CÉLÉBRATION ET DÉCONSTRUCTION
Les références à Boileau dans le débat romantique des années 1820-1830, par Mariane Bury
« Que dirait Boileau ? » (Anatole France) : la question de Boileau dans le néo-classicisme impressionniste, par Guillaume Métayer
Boileau, auteur naturaliste, de Brunetière à Lanson ?, par Cinthia Meli
« Pourquoi nous honorons Boileau » : le bicentenaire de la mort de Boileau dans le paysage littéraire français, par Antoine Piantoni

CINQUIÈME PARTIE
ARTS POÉTIQUES
Boileau et Victor Hugo, par Jean-Marc Hovasse
Baudelaire, le vers de Boileau, et « l’impression Lutrin », par André Guyaux
« Boileau Verlaine », d’un Art poétique l’autre, par Olivier Bivort
Boileau sous le signe du droit d’inventaire dans les arts poétiques de la modernité, par Olivier Gallet

SIXIÈME PARTIE
PRÉSENCES DE BOILEAU
Les Boileau de Sainte-Beuve, par José-Luis Diaz
Le Boileau de Thibaudet, par Christophe Pradeau
Le Boileau de Lacan, par Jean-Claude Milner

Conclusions, par Emmanuel Bury

Index des noms
Index des oeuvres
Notices biobibliographiques