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Calls for Papers and Contributions

Lavendar Languages 23, Session in development: "Language and Sexuality in Francophone Cultures"
Posted: Thursday, November 5, 2015 - 08:39

Please contact me off list (provench@umbc.edu) if you are in interested in submitting a conference paper on language and sexuality issues that are specific to Francophone cultures.

About Lavender Languages 23 February 12-14, 2016 American University (Washington DC)   Cordially extending an invitation to submit your proposal for presentation at the 23rd (!!) annual American University Lavender Languages Conference, February 12-14, 2016.

Sessions currently in development include: ·        (Anti)Homophobic Discourse Analysis   ·  Gender, Sexuality, and Language Learning   ·  Language and LGBTQ Identity in the Era of Same-Sex Marriage   ·  Language and Sexuality Studies in Francophone Cultures   ·  Lavender Languages, Queer Ecologies   ·  Language, Sexuality, and National Belonging   Your own submission for a presentation or panel is welcomed.

This Lav 23 program also includes a workshop on critical discourse analysis and a roundtable discussion for students planning research projects addressing lavender/queer linguistic themes.  

Lav 23 conference details are available at: www.american.edu/cas/anthropology/lavender-languages

  The website displays descriptions and contact details for individual sessions, or contact the program committee c/o wlm@american.edu    

Looking ahead to Lavender Languages 24 April 28-30, 2017 University of Nottingham (UK)

Confirmed keynote speakers: Dr Helen Sauntson (York St John University) and Prof. Paul Baker (Lancaster University). The conference will also include remarks on the past and future of language and sexuality research by Prof. William Leap (American University).

Contact Lucy Jones (lucy.jones@nottingham.ac.uk) for early details about the 2017 conference.

Call for Papers. 30th Annual Conference for the Society for the Study of French History, University of Chichester
Posted: Thursday, November 5, 2015 - 08:34

Call for Papers. 30th Annual Conference for the Society for the Study of French History. University of Chichester, Chichester, West Sussex, PO19 6PE. July 3 to July 5, 2016

 

We are pleased to announce the call for papers for the 30th Annual Conference for the Society. While we welcome all paper or panel proposals on any theme or period of French history, the broad theme of the conference will be “High and Low Culture: Elite and Popular Constructions”. The theme invites colleagues to interrogate French history through reference to social groups or classes, cultural hierarchies and resistances, socially defined practices (‘high’ or ‘ low’, e.g. court life; political and intellectual elites, mass entertainment, or folk practice), as well as to question how relationships cross or conflict with the ‘top down’ or ‘bottom up’ paradigm. Originally found in art history debates around pop art, the concept of ‘High and Low’ provides a rich entry point for reconsidering what we think we know about the place we call France, as well as all other Francophone territories and spaces. The theme is to be read inclusively and papers or panels that connect it to equally important forms of power and social organization will be welcome, for example, gender and elites, popular culture in colonial/post-colonial sites, etc.

 

Panels will be composed of 3 speakers and a chair. All proposals submitted should include the title of the paper/panel, the names and email addresses of speakers, plus synopses of individual papers of not more than 350 words including a very brief CV.

 

This CFP will close on 5 January 2016 and successful speakers will be contacted forthwith with registration and accommodation details.

 

Invited speakers include, Professor James B. Collins (Georgetown University, Washington); Professor Robert Gildea (University of Oxford) Professor Richard Golsan (Texas A&M) and BenoÎt Peeters (independent scholar and biographer of Hergé, Paul Valéry, and Jacques Derrida). More names to follow shortly on society web site and forthcoming cfps.  

 

Organizers:

Professor Hugo Frey

Dr Mark Bryant

Dr Andrew Smith (Society for the Study of French History/UCL)

 

Submission of paper or panel proposals to: email. Frenchhistory16@chi.ac.uk

Inventer la littérature médiévale (XVIe-XVIIe siècle)
Posted: Wednesday, October 28, 2015 - 18:20

Université de Lausanne, 6-7 octobre 2016

«Littérature du Moyen Âge» est une catégorie relativement récente dans la longue histoire de l'étude des textes médiévaux. L'expression semble ne pas remonter en-deçà de la première moitié du XIXe siècle. En France, par exemple, Abel-François Villemain la retient comme titre de vingt-quatre leçons de son Cours de littérature française donné en Sorbonne (1829–1830) et Émile Lefranc comme sous-titre d'un tome de son Histoire élémentaire et critique de la littérature (1840). En 1852, Paulin Paris la revendique pour l'intitulé d'une chaire qu'il souhaiterait voir fonder au Collège de France et qu'il occupe dès 1853. Par «littérature», ces intellectuels comprennent des œuvres dotées d’une valeur «esthétique», expressions du «génie» ou de l'«esprit» national. Dans cette acception, la notion est plus restreinte que celle de litterae, objet, depuis le XVIe siècle, de l’historia literaria et notamment d'entreprises d'érudition telles que l'Histoire littéraire de la France des Mauristes (1733–), la Storia della letteratura italiana de Girolamo Tiraboschi (1772–1782) ou A Literary History of the Middle Ages de Joseph Berington (1814).

Les auteurs et les œuvres qui composent le canon littéraire médiéval au XIXe siècle n'en ont pas moins intéressé la République des Lettres auparavant. Depuis les années 1940, plusieurs travaux ont d'ailleurs étudié l'intérêt des antiquaires modernes pour cette matière. Plusieurs d’entre eux se sont cependant contentés de transposer la catégorie «littérature médiévale» sur des siècles qui ne distinguent ni une littérature du reste de la production écrite, ni – avant le XVIIe siècle, du moins – un Moyen Âge d'une Antiquité et d'une Renaissance. En outre, l'étude de ce premier intérêt pour la «littérature médiévale» a souvent adopté une perspective disciplinaire, relevant ce qui, dans l'érudition de l'Époque moderne, était déjà ou n’était pas encore conforme aux règles de la philologie et à l'histoire littéraire ou en pointant le défaut de connaissances des antiquaires.

Afin de sortir de ces conceptions téléologiques, ce colloque se propose d'étudier les catégories et les périodisations retenues par les antiquaires des XVIe et XVIIe siècles pour classer les textes aujourd'hui rassemblés sous la dénomination «littérature médiévale». On se demandera en particulier quels modèles ont été mobilisés pour ces classifications (l'opposition aristotélicienne entre «histoire» et «poésie», par exemple). Il s'agira également de comprendre les motivations de l'intérêt antiquaire pour des textes difficiles à déchiffrer et à comprendre, vecteurs de valeurs morales et religieuses perçues comme «étrangères», dont la lecture est parfois considérée comme inutile, voire néfaste, mais qui sont également reconnus comme des sources fiables sur les mœurs d’autrefois. Enfin, une attention particulière sera accordée aux discours de continuité (origine d'une langue moderne) ou de rupture («barbarie» ou «papisme» médiévaux) à l'appui desquels ces textes sont invoqués. Parmi les sources susceptibles d'apporter des éléments de réponse à ces questionnements, on peut mentionner les répertoires bibliographiques, les catalogues de collections privées de manuscrits et d'imprimés, le paratexte des éditions (épître dédicatoire, préface, apparat critique), les notes de lecture (commonplace books, recueils d’adversaria) ou encore la correspondance érudite.

Les propositions de contribution (titre et résumé de 2000 caractères maximum) sont à envoyer à Yann Dahhaoui (Yann.Dahhaoui@unil.ch) et à Barbara Wahlen (Barbara.Wahlen@unil.ch) d’ici au 30 janvier 2016.

Bussy-Rabutin : Horizons littéraires
Posted: Saturday, October 17, 2015 - 22:59

Appel à communication

Célèbre pour l’Histoire amoureuse des Gaules mais réputé comme mémorialiste et épistolier, Bussy-Rabutin a également pratiqué l’histoire, l’hagiographie, la poésie, les portraits, les devises, les maximes, les chansons : au fil des décennies, il a élaboré une œuvre qui tout en étant reconnue par la postérité demeure pleine d’ambiguïtés et d’indéterminations.

En effet de nombreuses incertitudes subsistent. Elles concernent tout d’abord l’établissement des textes réputés connusNous n’avons pas d’édition complète desMémoires et de leur Suite, nous  ne sommes même pas sûrs de connaître la bonne version de l’Histoire amoureuse des Gaules. Le texte des premières éditions présente des variations. Les choix éditoriaux réinventent la portée du roman satirique en identifiant ou non les clefs, interpolent des morceaux choisis au cœur du récit, en suppriment d’autres (Jacqueline et Roger Duchêne écartent par exemple le discours de Mlle de Cornuel).

Ces incertitudes concernent également les limites de l’œuvre : nous  ignorons si Bussy  n’a pas commis certains des romans scandaleux qui lui ont été attribués (La France galante). Nous avons quelques témoignages  d’ouvrages parodiques (Almanach), dont certains ont disparu (Livre d’heures), Et, à côté de la Carte du pays de Braquerie,  qu’il attribue au prince de Conti, combien de vers satiriques lui ont-ils été imputés et combien en a-t-il réellement composés? En quoi la réputation  d’un auteur travaille-elle la portée et la dimension même de son œuvre ? Quelles sont les relations entre histoire éditoriale, réception publique et historiographie ?

Organisée par la Société des amis de Bussy-Rabutin avec le concours du Centre d’études et de recherches sur l’Europe classique (EA 4593CLARE-CEREC), cette  journée sur les Horizons littéraires se propose donc d’étudier les frontières de l’œuvre de Bussy, d’en définir la consistance et les rapports avec des œuvres contemporaines ou similaires. Les communications pourront porter sur les états des œuvres de Bussy, sur les conditions de leur diffusion et de leur réception, sur les raisons des attributions de son vivant, sur la définition de nouveaux critères, ainsi que sur l’influence de son écriture.

La rencontre se tiendra au château de Bussy-Rabutin en septembre 2016 et les communications seront publiées avant décembre 2016 dans Rabutinages, la revue de la Société.

Les propositions de communication  d’une vingtaine de lignes au maximum doivent être adressées  avant le 15 avril 2016  à :

Myriam Tsimbidy : myriam.tsimbidy@u-bordeaux-montaigne.fr

ou à

Christophe Blanquie :  c.blanquie@hotmail.fr

ADRESSE

Château de Bussy-Rabutin

Nihil admirari ? L’admiration et l’Ancien Régime
Posted: Friday, October 16, 2015 - 11:25

Université de Montréal, 12 et 13 mai 2016

Appel à communications

L’âge classique a accordé à l’admiration une place importante, que Delphine Denis et Francis Marcoin ont soulignée dans une étude, L’admiration, qui s’étendait du XVIIe au XXe siècles. L’objectif de ce colloque est de comprendre les dynamiques de l’admiration sous l’Ancien Régime à partir du concept de « représentation » proposé par Roger Chartier. « Le concept de représentation, écrit-il dans un article récent, a été un appui précieux pour que puissent être articulées […] les différentes relations que les individus ou les groupes entretiennent avec le monde social dont ils sont partie prenante. » La représentation telle que Chartier la conçoit se situe en effet à la jonction des domaines sociologique, sémiotique et politique. Elle désigne les constructions mentales à travers lesquelles les individus perçoivent la société dans laquelle ils vivent, mais aussi les symboles et les démonstrations institutionnelles en lesquels le pouvoir s’incarne. Parce qu’elle est située au cœur des discours et des pratiques politiques, esthétiques et philosophiques de l’Ancien Régime, l’admiration semble mettre en évidence cette « lutte des représentations » par laquelle Chartier définit la constitution de la société. Nous invitons les littéraires, les historiens et les philosophes à se pencher sur cette hypothèse.

La thématisation de l’admiration est récurrente aux siècles classiques. Elle renvoie d’une part au ravissement suscité par la nouveauté (dans une perspective psychologique ou affective, elle s’entend alors comme une passion brusque, inouïe et déstabilisante) et d’autre part au sentiment d’estime ou de grandeur que l’on éprouve devant un objet ou une personne. Aussi peut-elle désigner des objets différents selon les ordres discursifs.

Dans la théorie cognitive de l’époque, l’admiration est à la fois le signe d’une ignorance et le moteur de l’acquisition de connaissances (l’extraordinaire d’une situation donnée éveillant le besoin d’en connaître la cause). Dans la seconde partie des Passions de l’âme, Descartes présente l’admiration comme « la première de toutes les passions » tout en insistant sur sa passivité : c’est une « subite surprise de l’âme, qui fait qu’elle se porte à considérer avec attention les objets qui lui semblent rares et extraordinaires ». Au siècle suivant, Diderot, dans l’Encyclopédie, la définit au contraire comme une activité : « c’est ce sentiment qu’excite en nous la présence d’un objet, quel qu’il soit, intellectuel ou physique, auquel nous attachons quelque perfection ». Elle se définit d’après lui par opposition à la surprise, qui peut aussi bien être causée par un objet médiocre : la véritable admiration est toujours confirmée par l’examen de la réflexion. L’article est bâti sur une critique de la conception que les moralistes du XVIIe siècle donnent de l’admiration : si Saint-Évremond la considérait comme « la marque d’un petit esprit », une « idée fausse », il est plus juste de dire selon Diderot que « l’admiration d’une chose commune est la marque de peu d’esprit ». La valeur de l’admiration est donc fonction de l’objet auquel elle s’attache ; c’est dire qu’elle est désormais affaire de rapports. L’admiration, ainsi entendue comme expérience, présuppose une dynamique complexe entre un sujet (admiratif) et un objet (que l’on admire). Le principe d’Horace selon lequel l’homme ne devrait être surpris de rien (« Nil admirari ») est largement repris sous l’Ancien Régime, consacrant la toute-puissance de la raison face aux troubles provoqués par les sens. Si l’admiration est souvent conçue comme une soumission suspecte voire dangereuse à l’empire de l’irrationnel, on commence pourtant à lui reconnaître des qualités dynamiques et positives.

C’est d’ailleurs sur ces bases que la théorie dramatique l’exploite. Les enjeux que soulève l’admiration (qui fait la synthèse entre les larmes et la violence tragiques) montrent une transformation graduelle de la sensibilité théâtrale, qui suppose au moins deux régimes de réception contraires : l’effet produit par l’admiration s’orientera soit vers les sens, soit vers la raison. Pour ne donner que quelques exemples, Corneille la mobilise dans la production de la catharsis en révoquant la tradition aristotélicienne fondée sur la crainte et la pitié ; au siècle suivant, dans sesSalons, Diderot développe dans un sens esthétique la distinction posée dans l’Encyclopédie entre admiration et surprise. On peut s’interroger sur le sens que donnent à l’admiration d’autres écrits sur l’art de l’Ancien Régime comme ceux de La Font de Saint Yenne, de Félibien ou de Du Bos. L’étude de l’admiration dans les théories dramaturgiques peut aussi mener à une réflexion sur la nature de l’imitation théâtrale (dans le Paradoxe sur le comédien, Diderot s’étonne par exemple que l’on puisse rire dans la vie de ce qu’on admire au théâtre) et sur ses implications morales (alors que Boileau et Corneille appelaient de leurs vœux un « pathétique d’admiration » capable d’accentuer la catharsis, la condamnation de la représentation dramatique par Rousseau dans sa Lettre sur les spectacles va de pair avec celle de la « stérile admiration des vertus de théâtre »).

L’admiration est également une catégorie active dans la théorie politique. Le prince machiavélien en est un exemple, à la fois objet de méfiance et de glorification aux XVIIe et  XVIIIe siècles. Les libertins érudits (Louis Machon ou Gabriel Naudé, pour ne nommer qu’eux) reconnaissent en lui une figure nécessaire mais imparfaite. De la même façon, la figure royale engendre publiquement apologies et éloges, alors que des critiques, le plus souvent privées et acerbes, déconstruisent un symbole par-dessus tout admirable.

Nous invitons les participants et participantes à inscrire leur intervention dans l’une ou l’autre des perspectives suivantes, qu’il s’agisse d’analyses de cas ou bien d’approches transhistoriques.

1. Amours spéculaires

À partir de la figure mythique et millénaire de Narcisse, qui se décompose en une multitude de pathologies de l’amour-propre, cet axe suggère d’étudier l’admiration dans sa dimension spéculaire, où l’admirant et l’admiré se confondent parfois. Il est possible d’envisager le phénomène de l’auto-admiration, ou de l’admiration construisant le sujet en admiratif constant, notamment dans le récit de voyage de l’âge classique, dans les textes des moralistes ou encore dans le roman personnel de l’Ancien Régime. C’est également de cette admiration spéculaire que procèdent les nombreuses querelles d’écrivains de l’époque, où la valorisation de soi-même transite par l’admiration (réelle ou feinte) d’autrui. Quelles sont les dynamiques qu’entretiennent rhétorique et admiration ? Particulièrement dans le roman de l’Ancien Régime, mais également au théâtre, dans la poésie ou encore dans les correspondances, l’admiration a aussi été à la source des passions les plus violentes. Comment  travaille-t-elle le sentiment amoureux ? Existe-t-il des liens entre l’admiration amoureuse et la grâce divine ? Entre la mise en scène de soi et l’admiration suscitée chez autrui ? Comment négocier amour durable et admiration spontanée ?

2. Amours romanesques

Des romans épiques du XVIIe siècle aux premiers romans de formation du XVIIIe, on peut se pencher sur le rôle de l’admiration dans l’initiation et l’itinéraire d’un héros. Elle peut servir de point de départ pour étudier l’émerveillement d’un personnage naïf ou encore l’intensité des premières expériences. Il convient aussi de s’interroger sur la place qu’elle occupe dans les systèmes de valeurs des romans tels qu’ils se présentent sur le plan discursif : quelle place tient-elle dans la réflexion romanesque sur les codes de la mondanité ? Sur le plan du récit, comment l’admiration est-elle mise en scène ? Comment les conversations, les rumeurs ou les circulations d’images créent-elles ou défont-elles les relations d’admiration ? Quelle est la place de l’admiration dans les scènes topiques comme celle du bal ou de la sortie à l’opéra ? On pourra s’interroger sur les rythmes narratifs que l’admiration impose au roman lorsqu’elle est un ressort de l’intrigue : sur l’accélération du récit qu’elle peut provoquer (naissance d’une relation amoureuse, rencontre d’un mentor) ou au contraire sur les stases qu’elle peut créer (scènes, portraits, descriptions). L’analyse des effets poétiques ou esthétiques attachés aux scènes d’admiration pourrait ouvrir des pistes sur la description dans le roman d’Ancien Régime. Une réflexion sur les décors de l’admiration pourra aussi être menée en lien avec l’art pictural de l’époque. Quels sont ses lieux et ses paysages ?

3. Admirations esthétiques

Si l’admiration émerge là où il y a ignorance, elle peut cependant être conçue comme un exercice qui permet l’établissement d’un jugement ou une critique. Le sujet admirant une œuvre d’art est subjugué, troublé : il suspend son jugement pour laisser libre cours à l’irrationnel ou au pulsionnel. Comment l’Ancien Régime pense-t-il la figure du spectateur admiratif, entendu au sens large ? Quels sont les régimes de réception ou de lisibilité qu’engendre l’admiration ? Quelles sont les configurations du champ culturel qu’elle entraîne forcément ? Comment l’admiration travaille-t-elle l’établissement des canons ?

4. Cultures de l’admiration

Il convient aussi de s’interroger sur le sens de cette notion dans le discours religieux et politique. Que est le sens accordé à l’admiration dans le dogme chrétien ? Quelles sont les figures exemplaires (ou conspuées) dans le champ politique ? L’admiration constitue-t-elle un moteur dans l’action politique ? On pourra par ailleurs s’interroger sur le rôle de l’admiration dans la psychologie des Lumières. Quelle est sa fonction dans leurs théories de la connaissance ? Quelle place tient-elle dans les fictions des origines ? Dans le domaine moral, on pourra recenser les figures jugées dignes d’admiration, voire essayer de reconstituer le Panthéon des auteurs de l’Ancien Régime. Que devient l’admiration des Anciens ? Quelles sont les figures admirables proposées à l’enfant dans les écrits sur l’éducation ? 

Modalités

Les propositions de communication, d’une durée prévue de 20 minutes, doivent être envoyées par courriel au comité organisateur au plus tard le 1er février 2016 à l’adresse suivante : admiration2016@gmail.com. Elles doivent contenir un titre, un résumé de 10 à 20 lignes ainsi qu’une rapide notice biobibliographique.

Flora Amann et Alex Bellemare

Doctorants au Département des littératures de langue française

Université de Montréal

Comité scientifique

Ugo Dionne (Professeur, Université de Montréal)

Benoît Melançon (Professeur, Université de Montréal)

 

RESPONSABLE :

Flora Amann & Alex Bellemare

Source: fabula.org

New Publications

Bernard J. Bourque, Jean Chapelain et la querelle de La Pucelle
Posted: 19 Oct 2019 - 09:59

Tübingen, Narr, Biblio 17 vol. 220 , 2019. ISBN: 978-3-8233-8370-3. 296 p. 68€; ebook 54,40€.

Ce travail est la première édition critique de l’ensemble des écrits principaux qui constituent ce que nous appelons « la querelle de La Pucelle ». La valeur historique de ces textes est incontestable. Le libelle de François Payot de Lignières et celui d’Hyppolite-Jules Pilet de la Mesnardière contre le poème épique – tant attendu – de Chapelain soulignèrent l’écart entre le battage orchestré avant la publication de La Pucelle et la véritable valeur de l’œuvre. Ces écrits n’ont jamais été republiés depuis leur première parution, jusqu’à maintenant. Cela est également vrai pour la réponse de Jean de Montigny au libelle de Lignières. Les seuls exemplaires connus de la réponse de Chapelain au sieur du Rivage (La Mesnardière) et de la Lettre de M Chapelain à M. de La Mesnardière n’existent que sous forme de manuscrits conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ces documents n’ont jamais été intégralement publiés jusqu’à présent. Notre livre a pour but de rendre ces écrits plus facilement accessibles afin que tous les lecteurs, qu’ils soient amateurs ou spécialistes de la littérature française, puissent juger de leur valeur historique et littéraire. L’édition comporte une introduction et plus de mille notes.

https://www.narr.de/catalogsearch/result/?q=Bernard+J.+Bourque%2C+Jean+Chapelain+et+la+querelle+de+La+Pucelle

Racine's Andromaque. Absences and Displacements, eds. Joseph Harris and Nicholas Hammond
Posted: 19 Oct 2019 - 09:51

Brill/Rodopi, Faux Titre vol. 436, 2019. ISBN: 978-90-04-41506-5. DOI: https://doi.org/10.1163/9789004415065. 88€, $106.00 USD.

Racine’s Andromaque : Absences and Displacements casts a new look at the dynamism, richness, and complexity of Racine’s first major tragedy (first performed in Paris in 1667), through a collection of articles specially commissioned by the editors Nicholas Hammond and Joseph Harris. Challenging received opinions about the fixity of French ‘classicism’, this volume demonstrates how Racine’s play is preoccupied with absences, displacements, instability, and uncertainty. The articles explore such issues as: movement and transactions, offstage characters and locations, hallucinations and fantasies, love and desire, and translations and adaptations of Racine’s play. This collection will be an invaluable resource for students and scholars of seventeenth-century French theatre.

Contributors: Nicholas Hammond, Joseph Harris, Michael Moriarty, Emilia Wilton-Godberfforde, Delphine Calle, Jennifer Tamas, Michael Hawcroft, Katherine Ibbett, Richard Parish.

https://brill.com/view/title/56189?fbclid=IwAR3AMS93CZNBK1ngYgfZjUwsTLmSH1TEybdIuCyks2ZWVtzahvyPPKCBV1Y#.XacZdd9jW9A.facebook

Le Théâtre de Béziers Pièces historiées représentées au jour de l’Ascension (1628-1657). Tome 1 – 1628 (dir. Bénédicte Louvat)
Posted: 14 Oct 2019 - 23:53

Classiques Garnier, Bibliothèque du XVIIe siècle, 2019. ISBN: 978-2-406-08249-1. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08251-4. 773 p. 69€.

Le Théâtre de Béziers est un ensemble de vingt-quatre pièces jouées le jeudi de l’Ascension à Béziers, pendant les fêtes dites des Caritats, au cours des années 1610-1650. Il a été publié entre 1628 et 1657 par un imprimeur-libraire local, Jean Martel, sous la forme de trois recueils collectifs et de pièces isolées. Longtemps connu des seuls spécialistes de la littérature occitane, ce corpus bilingue, dans lequel se mêlent occitan et français, constitue un témoignage exceptionnel de la vitalité de la tradition théâtrale en Bas-Languedoc et de sa capacité à conjuguer sujets d’actualité et figures locales d’une part, modèles parisiens et plus généralement nationaux de l’autre. Le présent recueil réunit les huit premières pièces de la série. Deux autres suivront.

https://classiques-garnier.com/le-theatre-de-beziers-pieces-historiees-representees-au-jour-de-l-ascension-1628-1657-tome-1-1628.html

Ambroise Paré, Les Œuvres, vols. I-IV, éd. E. Berriot-Salvadore, J. Céard, G. Pineau
Posted: 14 Oct 2019 - 23:48

Classiques Garnier, Textes de la Renaissance, 2019. ISBN: 978-2-406-09194-3, DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09834-8. 3,383 p. 290€.

Singulières par leur langue, leur composition et par l’ampleur de leur dessein, ces œuvres collectives (1585) inscrivent la chirurgie dans un humanisme qui conduit de la connaissance du corps à la contemplation de la nature, admirable dans son ordre comme dans ses prodiges les plus surprenants.

https://classiques-garnier.com/les-oeuvres.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Les_uvres_dAmbroise_Par___LBM&utm_medium=email

 

TÉMOIGNER À L'ÂGE CLASSIQUE ET MODERNE : DES SENS AU SENS. Sens, voix, lois, lieux et legs. Dir. Danièle Berton-Charrière et Monique Vénuat
Posted: 14 Oct 2019 - 21:28

Honoré Champion, 2019. ISBN 9782745351494. 742 p. 90€.

Témoigner est un acte raisonné ou spontané qui donne expression, voix et explicitation à ce que les sens ont appréhendé en des circonstances et des lieux donnés. L’acte et son contenu résultent et s’imprègnent de la conscience et du sentiment humains, de la vérité et de la fausseté. Ils visent l’information et la démonstration. Ils sont essentiels dans la construction et la rétention de la mémoire individuelle et/ou collective. Ils participent à la formation de la trace historique, à la transmission du legs et des lois, de cet héritage ciment des générations entre elles. Ils défient l’oubli. Leurs supports varient selon l’époque, le lieu, l’usage, la tradition et la situation. Leurs empreintes dressent la carte de l’humanité et de sa mémoire pour permettre son avenir. À travers le processus, celui qui témoigne livre aussi sa propre nature et son expérience.

Les auteurs de cet ouvrage redéfinissent l’acte de témoigner, ses fonctions et objectifs multiples : esthétisé, poétisé, dramatisé ou fictionnalisé, il se fait aussi oeuvre de création, de recréation, voire de récréation.

Danièle Berton-Charrière et Monique Vénuat sont professeurs émérites de l’Université Clermont-Auvergne, membres de l’IHRIM-UMR 5317.

https://www.honorechampion.com/fr/11089-book-08535149-9782745351494.html