Calls for Papers and Contributions

Nihil admirari ? L’admiration et l’Ancien Régime
Posted: Friday, October 16, 2015 - 11:25

Université de Montréal, 12 et 13 mai 2016

Appel à communications

L’âge classique a accordé à l’admiration une place importante, que Delphine Denis et Francis Marcoin ont soulignée dans une étude, L’admiration, qui s’étendait du XVIIe au XXe siècles. L’objectif de ce colloque est de comprendre les dynamiques de l’admiration sous l’Ancien Régime à partir du concept de « représentation » proposé par Roger Chartier. « Le concept de représentation, écrit-il dans un article récent, a été un appui précieux pour que puissent être articulées […] les différentes relations que les individus ou les groupes entretiennent avec le monde social dont ils sont partie prenante. » La représentation telle que Chartier la conçoit se situe en effet à la jonction des domaines sociologique, sémiotique et politique. Elle désigne les constructions mentales à travers lesquelles les individus perçoivent la société dans laquelle ils vivent, mais aussi les symboles et les démonstrations institutionnelles en lesquels le pouvoir s’incarne. Parce qu’elle est située au cœur des discours et des pratiques politiques, esthétiques et philosophiques de l’Ancien Régime, l’admiration semble mettre en évidence cette « lutte des représentations » par laquelle Chartier définit la constitution de la société. Nous invitons les littéraires, les historiens et les philosophes à se pencher sur cette hypothèse.

La thématisation de l’admiration est récurrente aux siècles classiques. Elle renvoie d’une part au ravissement suscité par la nouveauté (dans une perspective psychologique ou affective, elle s’entend alors comme une passion brusque, inouïe et déstabilisante) et d’autre part au sentiment d’estime ou de grandeur que l’on éprouve devant un objet ou une personne. Aussi peut-elle désigner des objets différents selon les ordres discursifs.

Dans la théorie cognitive de l’époque, l’admiration est à la fois le signe d’une ignorance et le moteur de l’acquisition de connaissances (l’extraordinaire d’une situation donnée éveillant le besoin d’en connaître la cause). Dans la seconde partie des Passions de l’âme, Descartes présente l’admiration comme « la première de toutes les passions » tout en insistant sur sa passivité : c’est une « subite surprise de l’âme, qui fait qu’elle se porte à considérer avec attention les objets qui lui semblent rares et extraordinaires ». Au siècle suivant, Diderot, dans l’Encyclopédie, la définit au contraire comme une activité : « c’est ce sentiment qu’excite en nous la présence d’un objet, quel qu’il soit, intellectuel ou physique, auquel nous attachons quelque perfection ». Elle se définit d’après lui par opposition à la surprise, qui peut aussi bien être causée par un objet médiocre : la véritable admiration est toujours confirmée par l’examen de la réflexion. L’article est bâti sur une critique de la conception que les moralistes du XVIIe siècle donnent de l’admiration : si Saint-Évremond la considérait comme « la marque d’un petit esprit », une « idée fausse », il est plus juste de dire selon Diderot que « l’admiration d’une chose commune est la marque de peu d’esprit ». La valeur de l’admiration est donc fonction de l’objet auquel elle s’attache ; c’est dire qu’elle est désormais affaire de rapports. L’admiration, ainsi entendue comme expérience, présuppose une dynamique complexe entre un sujet (admiratif) et un objet (que l’on admire). Le principe d’Horace selon lequel l’homme ne devrait être surpris de rien (« Nil admirari ») est largement repris sous l’Ancien Régime, consacrant la toute-puissance de la raison face aux troubles provoqués par les sens. Si l’admiration est souvent conçue comme une soumission suspecte voire dangereuse à l’empire de l’irrationnel, on commence pourtant à lui reconnaître des qualités dynamiques et positives.

C’est d’ailleurs sur ces bases que la théorie dramatique l’exploite. Les enjeux que soulève l’admiration (qui fait la synthèse entre les larmes et la violence tragiques) montrent une transformation graduelle de la sensibilité théâtrale, qui suppose au moins deux régimes de réception contraires : l’effet produit par l’admiration s’orientera soit vers les sens, soit vers la raison. Pour ne donner que quelques exemples, Corneille la mobilise dans la production de la catharsis en révoquant la tradition aristotélicienne fondée sur la crainte et la pitié ; au siècle suivant, dans sesSalons, Diderot développe dans un sens esthétique la distinction posée dans l’Encyclopédie entre admiration et surprise. On peut s’interroger sur le sens que donnent à l’admiration d’autres écrits sur l’art de l’Ancien Régime comme ceux de La Font de Saint Yenne, de Félibien ou de Du Bos. L’étude de l’admiration dans les théories dramaturgiques peut aussi mener à une réflexion sur la nature de l’imitation théâtrale (dans le Paradoxe sur le comédien, Diderot s’étonne par exemple que l’on puisse rire dans la vie de ce qu’on admire au théâtre) et sur ses implications morales (alors que Boileau et Corneille appelaient de leurs vœux un « pathétique d’admiration » capable d’accentuer la catharsis, la condamnation de la représentation dramatique par Rousseau dans sa Lettre sur les spectacles va de pair avec celle de la « stérile admiration des vertus de théâtre »).

L’admiration est également une catégorie active dans la théorie politique. Le prince machiavélien en est un exemple, à la fois objet de méfiance et de glorification aux XVIIe et  XVIIIe siècles. Les libertins érudits (Louis Machon ou Gabriel Naudé, pour ne nommer qu’eux) reconnaissent en lui une figure nécessaire mais imparfaite. De la même façon, la figure royale engendre publiquement apologies et éloges, alors que des critiques, le plus souvent privées et acerbes, déconstruisent un symbole par-dessus tout admirable.

Nous invitons les participants et participantes à inscrire leur intervention dans l’une ou l’autre des perspectives suivantes, qu’il s’agisse d’analyses de cas ou bien d’approches transhistoriques.

1. Amours spéculaires

À partir de la figure mythique et millénaire de Narcisse, qui se décompose en une multitude de pathologies de l’amour-propre, cet axe suggère d’étudier l’admiration dans sa dimension spéculaire, où l’admirant et l’admiré se confondent parfois. Il est possible d’envisager le phénomène de l’auto-admiration, ou de l’admiration construisant le sujet en admiratif constant, notamment dans le récit de voyage de l’âge classique, dans les textes des moralistes ou encore dans le roman personnel de l’Ancien Régime. C’est également de cette admiration spéculaire que procèdent les nombreuses querelles d’écrivains de l’époque, où la valorisation de soi-même transite par l’admiration (réelle ou feinte) d’autrui. Quelles sont les dynamiques qu’entretiennent rhétorique et admiration ? Particulièrement dans le roman de l’Ancien Régime, mais également au théâtre, dans la poésie ou encore dans les correspondances, l’admiration a aussi été à la source des passions les plus violentes. Comment  travaille-t-elle le sentiment amoureux ? Existe-t-il des liens entre l’admiration amoureuse et la grâce divine ? Entre la mise en scène de soi et l’admiration suscitée chez autrui ? Comment négocier amour durable et admiration spontanée ?

2. Amours romanesques

Des romans épiques du XVIIe siècle aux premiers romans de formation du XVIIIe, on peut se pencher sur le rôle de l’admiration dans l’initiation et l’itinéraire d’un héros. Elle peut servir de point de départ pour étudier l’émerveillement d’un personnage naïf ou encore l’intensité des premières expériences. Il convient aussi de s’interroger sur la place qu’elle occupe dans les systèmes de valeurs des romans tels qu’ils se présentent sur le plan discursif : quelle place tient-elle dans la réflexion romanesque sur les codes de la mondanité ? Sur le plan du récit, comment l’admiration est-elle mise en scène ? Comment les conversations, les rumeurs ou les circulations d’images créent-elles ou défont-elles les relations d’admiration ? Quelle est la place de l’admiration dans les scènes topiques comme celle du bal ou de la sortie à l’opéra ? On pourra s’interroger sur les rythmes narratifs que l’admiration impose au roman lorsqu’elle est un ressort de l’intrigue : sur l’accélération du récit qu’elle peut provoquer (naissance d’une relation amoureuse, rencontre d’un mentor) ou au contraire sur les stases qu’elle peut créer (scènes, portraits, descriptions). L’analyse des effets poétiques ou esthétiques attachés aux scènes d’admiration pourrait ouvrir des pistes sur la description dans le roman d’Ancien Régime. Une réflexion sur les décors de l’admiration pourra aussi être menée en lien avec l’art pictural de l’époque. Quels sont ses lieux et ses paysages ?

3. Admirations esthétiques

Si l’admiration émerge là où il y a ignorance, elle peut cependant être conçue comme un exercice qui permet l’établissement d’un jugement ou une critique. Le sujet admirant une œuvre d’art est subjugué, troublé : il suspend son jugement pour laisser libre cours à l’irrationnel ou au pulsionnel. Comment l’Ancien Régime pense-t-il la figure du spectateur admiratif, entendu au sens large ? Quels sont les régimes de réception ou de lisibilité qu’engendre l’admiration ? Quelles sont les configurations du champ culturel qu’elle entraîne forcément ? Comment l’admiration travaille-t-elle l’établissement des canons ?

4. Cultures de l’admiration

Il convient aussi de s’interroger sur le sens de cette notion dans le discours religieux et politique. Que est le sens accordé à l’admiration dans le dogme chrétien ? Quelles sont les figures exemplaires (ou conspuées) dans le champ politique ? L’admiration constitue-t-elle un moteur dans l’action politique ? On pourra par ailleurs s’interroger sur le rôle de l’admiration dans la psychologie des Lumières. Quelle est sa fonction dans leurs théories de la connaissance ? Quelle place tient-elle dans les fictions des origines ? Dans le domaine moral, on pourra recenser les figures jugées dignes d’admiration, voire essayer de reconstituer le Panthéon des auteurs de l’Ancien Régime. Que devient l’admiration des Anciens ? Quelles sont les figures admirables proposées à l’enfant dans les écrits sur l’éducation ? 

Modalités

Les propositions de communication, d’une durée prévue de 20 minutes, doivent être envoyées par courriel au comité organisateur au plus tard le 1er février 2016 à l’adresse suivante : admiration2016@gmail.com. Elles doivent contenir un titre, un résumé de 10 à 20 lignes ainsi qu’une rapide notice biobibliographique.

Flora Amann et Alex Bellemare

Doctorants au Département des littératures de langue française

Université de Montréal

Comité scientifique

Ugo Dionne (Professeur, Université de Montréal)

Benoît Melançon (Professeur, Université de Montréal)

 

RESPONSABLE :

Flora Amann & Alex Bellemare

Source: fabula.org

Call for Papers: Cosmopolis and Beyond, Literary Cosmopolitanism after the Republic of Letters. Due date: 15 November 2015
Posted: Wednesday, September 30, 2015 - 10:37

Cosmopolis and Beyond. Literary Cosmopolitanism after the Republic of Letters

Trinity College, Oxford (18-19 March 2016)

Cosmopolitanism, derived from the ancient Greek for ‘world citizenship’, offers a radical alternative to nationalism, asking individuals to imagine themselves as part of a community that goes beyond national and linguistic boundaries. Recent years have seen an explosion of interest in cosmopolitanism in the humanities and social sciences, especially within philosophy, sociology and politics. Cosmopolitanism, however, has also exercised a shaping influence on modern literary culture. It is well known that during the Enlightenment it found an embodiment in the Republic of Letters. Its evolution thereafter included uneasy alliances with the idea of Empire in the nineteenth century, and with the experiments of the international avant gardes and modernist circles, and the phenomenon of globalisation in the twentieth. Through these, and more, cultural formations cosmopolitanism has given rise to new ways of writing, reading, translating and circulating texts; these processes have, in turn, led to new understandings of individual and national identity, new forms of ethics and new configurations of aesthetic and political engagement. From Kant to Derrida, cosmopolitanism has in the course of history been seen as fostering peace and communication across borders. Far from being uncontroversial, though, it has also been attacked by those who have denounced its universalism as impossible and its social ethos as elitist.

This conference intends to explore different literary manifestations of the cosmopolitan ideal, broadly conceived, and its influence on modern literary culture. It seeks to tease out elements of continuity and rupture in a long history of literary cosmopolitanism that goes from the decline of the Republic of Letters to the era of globalisation. In order to do so, it aims to foster a dialogue between experts in different fields of literary studies (English, modern languages, comparative literature) and different historical periods.

Proposals are sought from all areas of literary studies, and cross-disciplinary and comparative approaches are particularly welcome. Possible angles on literary cosmopolitanism might include: translation; the media, transport and communication technologies; networks; migration and rootedness; nationalisms; provincialism; political and social spaces (city, nation, empire); places and institutions; emotions, gender and sexual identity.

Keynote address by Emily Apter (NYU).

Organised by Stefano Evangelista (Oxford).

Deadline for abstracts: 15 November 2015. Please send a title and 300-word abstract to the conference administrator, clement.dessy@gmail.com.

This conference is part of the AHRC-funded research project The Love of Strangers: Literary Cosmopolitanism in the English Fin de Siècle, led by Stefano Evangelista.

Call for Papers, Annual Meeting of the French Colonial Historical Society, due date: 1 November 2015
Posted: Wednesday, September 30, 2015 - 10:29

Call for Papers

 

Annual Meeting of the French Colonial Historical Society

Ottawa, Canada

18-21 May 2016

 

The 42nd annual meeting of the French Colonial Historical Society (FCHS) will take place in Ottawa, Ontario, Canada, from 18 to 21 May 2016. The event will be hosted by the University of Ottawa.

 

This year’s theme will be “Forgotten francophonies,” in order to include and highlight groups and peoples usually hidden within broader categories. However, as usual, proposals on all aspects of overseas France will be considered. The Society encourages students, scholars, and educators from all disciplines to submit proposals.

 

Individual paper proposals must include a 100-200 word summary with the title of the paper, name, institutional affiliation, e-mail address, and phone numbers, and a brief curriculum vitae, all integrated into a single file, preferably in MS-Word.

 

Proposals for entire sessions or panels must contain the same information on each participant, as well as contact information and a short C.V. for the moderator if you suggest one. The program committee can help find moderators, if necessary.

 

Please indicate if you require audiovisual equipment in your proposal.          

 

Individual or panel proposals should be sent to ottawafchs@yahoo.ca; they will then be forwarded to the selection committee. Individuals wishing to moderate a session should send a statement of interest, contact information, and a brief c.v. as well.  

 

The deadline for proposals is 1 November 2015.              

 

The FCHS depends on membership dues. All conference participants must be or become members at the time of acceptance (January 2016). Unfortunately, the FCHS does not have funds to subsidize scholars’ participation at the meeting. Graduate students, however, may apply for the Shorrock Travel Award; details are provided on the FCHS website (the application must be sent with the proposal).

 

Additional information about the Society’s scholarly activities, fellowships, and past conferences is available at www.frenchcolonial.org.

 

If you have any questions about membership, please contact Jennifer Boittin at treasurer@frenchcolonial.org.

 

If you have any questions about conference logistics and local arrangements, please contact Micheline Lessard at mlessard@uottawa.ca.

 

 

Appel à communications

Congrès annuel de la Société d’histoire coloniale française

Ottawa, Canada

18-21 Mai 2016

 

Le 42e congrès annuel de la Société d’Histoire coloniale française (SHCF) se tiendra du 18 au 21 mai 2016 à Ottawa.Cette manifestation sera accueillie par l’Université d’Ottawa

 

Le thème de cette année portera sur les  « Francophonies oubliées», afin d’inclure et de souligner l’existence de groupes et de peuples habituellement invisibles à l’intérieur de catégories plus larges. Cependant comme tous les ans, les propositions de communication sur d’autres aspects de l’histoire coloniale française seront considérées.

 

La Société encourage les enseignants, chercheurs et étudiants de toutes disciplines à soumettre des propositions de communication.

 

Les propositions individuelles doivent comprendre un résumé de 100 à 200 mots et indiquer titre de la communication, nom, institution de rattachement, coordonnées (e-mail, téléphone) et un bref curriculum vitae, en un seul document, de préférence en MS-Word.

 

Les propositions de sessions complètes ou de tables-rondes doivent contenir ces éléments pour chacun des participants, de même que pour le président/modérateur (le comité scientifique peut aussi aider dans la recherche d’un président/modérateur).

 

Merci d’indiquer d’emblée si vous avez besoin d’équipements audiovisuels.

 

Les propositions doivent être envoyées par mail à ottawafchs@yahoo.ca. Ellesseront ensuite transmises au comité scientifique. Les personnes souhaitant présider une séance sont priées d’envoyer une déclaration d’intérêt, leurs coordonnées ainsi qu’un bref CV.

 

La date limite d’envoi des propositions de communication est le 1er novembre 2015.

 

La SHFC est une association indépendante, sans autre source de financement que les cotisations de ses adhérents. L’adhésion à l’association est obligatoire pour participer au congrès. L’adhésion doit donc être effective pour tous les participants au moment de l’acceptation de leur proposition (Janvier 2016). Malheureusement la Société française d’histoire coloniale n’offre de pas de financement pour participer au congrès. Les doctorants peuvent cependant concourir au prix Shorrock. Les modalités sont indiquées sur le site de la FCHS (la demande doit être faite au moment de l’envoi de la proposition de communication).

 

Des informations complémentaires sur les activités de la Société d’histoire coloniale française, les bourses, et les précédentes conférences sont disponibles ici: www.frenchcolonial.org.

 

Pour les questions concernant l’adhésion à la Société, merci de contacter Jennifer Boittin à treasurer@frenchcolonial.org.

 

Pour les questions concernant l’organisation sur place à Ottawa, merci de contacter Micheline Lessard à mlessard@uottawa.ca.

Early Modern French Studies Reading Group
Posted: Friday, September 25, 2015 - 16:59

Project on Performance and Philosophy

Dear colleagues, 

We are pleased to announce the re-launch of the Early Modern French Studies Reading Group, a virtual reading group run through the MLA Commons (http://commons.mla.org/groups/early-modern-french-studies-reading-group/). Previously, we've read and shared posts about texts such as Corneille’s Médée, Descartes’ Les Passions de L'âme and Pascal's Les Provincales. This work led us to reflect on the philosophical import of theatrical texts as well as the theatrical qualities of some philosophical texts. Our current goal is to ground our on-going collaboration by exploring the pedagogical possibilities offered by the overlap between performance and philosophy.

During the 2015-2016 academic year, we are embarking on a series of readings aimed at helping us brainstorm creative ways to teach French philosophical texts using performance. We warmly invite your participation. Our discussions take place in written form on the MLA Commons blog (which is set to private) to accommodate varying schedules across many time zones. The format is flexible and conversational.

Our first reading for the fall semester will be a chapter by Laura Cull, "Performance Philosophy: Staging a New Field," which is available on our MLA Commons site. We will encourage participants to post their comments on the piece during the last week of October (Monday 10/26-Friday 10/30). However, participants should feel free to join the conversation at a later moment that better suits their schedule. Our initial conversation will be centered around the following questions: 

1)  How might Cull's description of 'Performance Philosophy' as a field help us think of new ways to teach early modern philosophical texts? 

2) Do French philosophical texts from the 16th-18th centuries have any special characteristics to which we should attend when considering their performativity?

Please feel free to contact us about joining the group or with any further queries.

Sincerely,

Joy Palacios and Anna Rosensweig

(joy_palacios@sfu.ca, rosenswe@usc.edu) 

 

Tradition and/or modernity, 1660-1940. Due date: 15 October 2015
Posted: Saturday, September 19, 2015 - 12:05

Tradition and / or Modernity:

Literary, Historical and Cultural Perspectives (1660 – 1940)

 

International conference, Radboud University (The Netherlands)

26-27 May 2016

 

Call for papers

 

What did it mean to define oneself as ‘modern’ in Europe during the period extending from Enlightenment ‘modernity’ to the early 20th-century modernist movement in the arts? How were national self-definitions in Europe linked during this period to (perceived) modernity, most often in opposition to (perceived) tradition? In other words, what is modernity, when and how did it begin (and has it already ended)? Have we in fact ever been modern?  Is there one modernity, or are there  multiple modernities?

 

Modernity is without a doubt one of the most vexed concepts in present-day scholarship. Yet it continues to be used across the humanities, in philosophy, political theory and in a variety of other fields as well. Since the first introduction of the term ‘modernity’, the category of the modern has been used variously to polemically denote a decisive break with the past, the new superseding the old, and a linear view of historical progress onward and upward that succeeded in replacing older, cyclical views. Historically, the role of science, religion, the Enlightenment and political economy add further degrees of complexity to any deployment of the concept.

 

As scholars in the humanities, understanding and interrogating the concept of modernity is therefore of critical importance for our work. Changing concepts of modernity help us capture and define elements of the past in changing ways, as well as modify the way historians relate to the past. Heritage studies have sharpened our sense of the extent to which the past and its traditions can haunt even the most ‘modern’ societies. Perhaps the most radical change has occurred in the way historians understand the relationship between religion and the modern: a clear dichotomy between past and present has yielded to a fascinatingly complex history of interrelated developments.  Even in the history of philosophy, the evolution of what it means to be modern has changed: calling Spinoza modern does not mean today what it did thirty years ago. Lastly, the subject of modernity has important implications for the humanities at the epistemological level: is there a specifically post/meta/late modern epistemology for the humanities?

 

The Radboud University Faculty of Arts is pleased to present a conference that will address these questions related to the concept of modernity from the Enlightenment to the early 20th century. Bringing together scholars from different disciplinary traditions, the purpose of this conference is to take stock of the latest developments in discussions on modernity, and examine their implications for our understanding of history, religion, national identities and literature. 

 

We invite 20-minute papers or (interdisciplinary) panel proposals (three papers and a panel chair) that explore one or more of the following themes: 

 

-          - the New and the Old, from theology to history

 

-          - classic narratives of modernity, and their related concepts: pre-modern versus modern, Dark Ages versus Enlightenment, modernity versus tradition, etc.

 

-          - modernity and national identities in Europe

 

-           - the problem of continuities: how do narratives of modernity deal with historical continuities?

 

-      - modernity and secularization: how does recent work on the religious Enlightenment, among others, render problematic the traditional identification of modernity with secularization?

 

-          - modernity and artistic and / or literary avant-gardes: how has the concept of modernity contributed to the (self-)representations of avant-garde cultural movements?

 

-          - anti-modernity and national or cultural conservatism: how have the proponents of modernity defined their own movement in relation to other movements, and how have anti-modern movements conversely positioned themselves in the socio-political field?

 

Authors of papers presented at the conference will be invited to submit a revised version of their paper for publication in a peer-reviewed essay collection.

 

Please submit your 300-word paper proposal, accompanied by a brief bio-bibliographical statement listing your position and institutional affiliation, by October 15, 2015, to the conference organizers at: tradmod@let.ru.nl.

 

The conference is scheduled to take place in May 2016. Confirmed key-note speakers include Véronique Gély (Université Paris-Sorbonne), Suzanne Hobson (Queen Mary University of London), Ulrich Lehner (Marquette University) and David C. Lloyd (University of California Riverside).

 

Conference organizers:

 

Dr. Marguerite Corporaal

Jordy Geerlings, MA

Prof. Dr. Maarten DePourcq

Prof. dr. Alicia C. Montoya

Dr. Mathijs Sanders

New Publications

Bernard J. Bourque, Jean Chapelain et la querelle de La Pucelle
Posted: 19 Oct 2019 - 09:59

Tübingen, Narr, Biblio 17 vol. 220 , 2019. ISBN: 978-3-8233-8370-3. 296 p. 68€; ebook 54,40€.

Ce travail est la première édition critique de l’ensemble des écrits principaux qui constituent ce que nous appelons « la querelle de La Pucelle ». La valeur historique de ces textes est incontestable. Le libelle de François Payot de Lignières et celui d’Hyppolite-Jules Pilet de la Mesnardière contre le poème épique – tant attendu – de Chapelain soulignèrent l’écart entre le battage orchestré avant la publication de La Pucelle et la véritable valeur de l’œuvre. Ces écrits n’ont jamais été republiés depuis leur première parution, jusqu’à maintenant. Cela est également vrai pour la réponse de Jean de Montigny au libelle de Lignières. Les seuls exemplaires connus de la réponse de Chapelain au sieur du Rivage (La Mesnardière) et de la Lettre de M Chapelain à M. de La Mesnardière n’existent que sous forme de manuscrits conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ces documents n’ont jamais été intégralement publiés jusqu’à présent. Notre livre a pour but de rendre ces écrits plus facilement accessibles afin que tous les lecteurs, qu’ils soient amateurs ou spécialistes de la littérature française, puissent juger de leur valeur historique et littéraire. L’édition comporte une introduction et plus de mille notes.

https://www.narr.de/catalogsearch/result/?q=Bernard+J.+Bourque%2C+Jean+Chapelain+et+la+querelle+de+La+Pucelle

Racine's Andromaque. Absences and Displacements, eds. Joseph Harris and Nicholas Hammond
Posted: 19 Oct 2019 - 09:51

Brill/Rodopi, Faux Titre vol. 436, 2019. ISBN: 978-90-04-41506-5. DOI: https://doi.org/10.1163/9789004415065. 88€, $106.00 USD.

Racine’s Andromaque : Absences and Displacements casts a new look at the dynamism, richness, and complexity of Racine’s first major tragedy (first performed in Paris in 1667), through a collection of articles specially commissioned by the editors Nicholas Hammond and Joseph Harris. Challenging received opinions about the fixity of French ‘classicism’, this volume demonstrates how Racine’s play is preoccupied with absences, displacements, instability, and uncertainty. The articles explore such issues as: movement and transactions, offstage characters and locations, hallucinations and fantasies, love and desire, and translations and adaptations of Racine’s play. This collection will be an invaluable resource for students and scholars of seventeenth-century French theatre.

Contributors: Nicholas Hammond, Joseph Harris, Michael Moriarty, Emilia Wilton-Godberfforde, Delphine Calle, Jennifer Tamas, Michael Hawcroft, Katherine Ibbett, Richard Parish.

https://brill.com/view/title/56189?fbclid=IwAR3AMS93CZNBK1ngYgfZjUwsTLmSH1TEybdIuCyks2ZWVtzahvyPPKCBV1Y#.XacZdd9jW9A.facebook

Le Théâtre de Béziers Pièces historiées représentées au jour de l’Ascension (1628-1657). Tome 1 – 1628 (dir. Bénédicte Louvat)
Posted: 14 Oct 2019 - 23:53

Classiques Garnier, Bibliothèque du XVIIe siècle, 2019. ISBN: 978-2-406-08249-1. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08251-4. 773 p. 69€.

Le Théâtre de Béziers est un ensemble de vingt-quatre pièces jouées le jeudi de l’Ascension à Béziers, pendant les fêtes dites des Caritats, au cours des années 1610-1650. Il a été publié entre 1628 et 1657 par un imprimeur-libraire local, Jean Martel, sous la forme de trois recueils collectifs et de pièces isolées. Longtemps connu des seuls spécialistes de la littérature occitane, ce corpus bilingue, dans lequel se mêlent occitan et français, constitue un témoignage exceptionnel de la vitalité de la tradition théâtrale en Bas-Languedoc et de sa capacité à conjuguer sujets d’actualité et figures locales d’une part, modèles parisiens et plus généralement nationaux de l’autre. Le présent recueil réunit les huit premières pièces de la série. Deux autres suivront.

https://classiques-garnier.com/le-theatre-de-beziers-pieces-historiees-representees-au-jour-de-l-ascension-1628-1657-tome-1-1628.html

Ambroise Paré, Les Œuvres, vols. I-IV, éd. E. Berriot-Salvadore, J. Céard, G. Pineau
Posted: 14 Oct 2019 - 23:48

Classiques Garnier, Textes de la Renaissance, 2019. ISBN: 978-2-406-09194-3, DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09834-8. 3,383 p. 290€.

Singulières par leur langue, leur composition et par l’ampleur de leur dessein, ces œuvres collectives (1585) inscrivent la chirurgie dans un humanisme qui conduit de la connaissance du corps à la contemplation de la nature, admirable dans son ordre comme dans ses prodiges les plus surprenants.

https://classiques-garnier.com/les-oeuvres.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Les_uvres_dAmbroise_Par___LBM&utm_medium=email

 

TÉMOIGNER À L'ÂGE CLASSIQUE ET MODERNE : DES SENS AU SENS. Sens, voix, lois, lieux et legs. Dir. Danièle Berton-Charrière et Monique Vénuat
Posted: 14 Oct 2019 - 21:28

Honoré Champion, 2019. ISBN 9782745351494. 742 p. 90€.

Témoigner est un acte raisonné ou spontané qui donne expression, voix et explicitation à ce que les sens ont appréhendé en des circonstances et des lieux donnés. L’acte et son contenu résultent et s’imprègnent de la conscience et du sentiment humains, de la vérité et de la fausseté. Ils visent l’information et la démonstration. Ils sont essentiels dans la construction et la rétention de la mémoire individuelle et/ou collective. Ils participent à la formation de la trace historique, à la transmission du legs et des lois, de cet héritage ciment des générations entre elles. Ils défient l’oubli. Leurs supports varient selon l’époque, le lieu, l’usage, la tradition et la situation. Leurs empreintes dressent la carte de l’humanité et de sa mémoire pour permettre son avenir. À travers le processus, celui qui témoigne livre aussi sa propre nature et son expérience.

Les auteurs de cet ouvrage redéfinissent l’acte de témoigner, ses fonctions et objectifs multiples : esthétisé, poétisé, dramatisé ou fictionnalisé, il se fait aussi oeuvre de création, de recréation, voire de récréation.

Danièle Berton-Charrière et Monique Vénuat sont professeurs émérites de l’Université Clermont-Auvergne, membres de l’IHRIM-UMR 5317.

https://www.honorechampion.com/fr/11089-book-08535149-9782745351494.html