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Calls for Papers and Contributions

CIR 17: COIMBRA, 19-21 MAI 2016 (source: Volker Schröder)
Posted: Monday, June 8, 2015 - 15:04
XIVe Colloque du CIR 17 – Centre International de Rencontres sur le 17e siècle Mineurs, minorités, marginalités au Grand Siècle Université de Coimbra (Portugal) 19-21 mai 2016 Appel à contributions  

Le sujet de ce Colloque envisage, de prime abord, d’évaluer les « frontières polémiques », voire les apories esthétiques, plus ou moins visibles, qui sous-tendent, tout au long du Grand Siècle, le dialogue conceptuel entre, d’une part, l’ordre, les règles et les lois et, d’autre part, les « désordres diffus et les incertitudes latentes » (J.-Ch. Darmon), en littérature et dans les arts (peinture, architecture, musique, etc.). La critique contemporaine ne cesse en effet de montrer la fragilité des définitions absolues de cette période (dont celle d’un absolu de la Littérature), en essayant d’exaucer les valeurs d’un Classicisme au pluriel, englobant les différentes « manières » de concevoir le naturel et le goût. 

Les « querelles » qui traversent le siècle ainsi que l’« aporie de la crédibilité » (P. Pasquier), émanant des lectures et des pratiques asymétriques de la Poétique d’Aristote, légitiment ainsi la mise en question d’une grille épistémique rigide d’analyse des formes, et par conséquent l’ouverture au pouvoir apparemment paradoxal des mineurs, des minorités, des marginalités. Re-contextualiser, dans ce cadre, les genres, les modalités de la pensée, les courants esthétiques au XVIIe siècle, réévaluer leur rapport au pouvoir absolu, revoir la tension intermittente entre « l’ordre et le chaos » (G. Spielmann) faisant de la notion de « frontière » un concept-clé de la dynamique littéraire, culturelle, sociale du siècle de Louis Le Grand, constituera le défi de ce colloque pluridisciplinaire.

L’appel au dialogue entre chercheurs, relevant de différentes disciplines, permettra ainsi d’établir, a priori, des axes thématiques diversifiés mais qui s’entrecroisent du point de vue épistémologique :   

i) genres « mineurs » dans les arts : littérature, musique, peinture, architecture, etc. ;  ii) la critique des « mineurs » aujourd’hui ;  iii) auteurs/artistes « mineurs » – frontières du canon ;  iv) art officiel/art marginal (ou déviant) ;  v) la « manière » : le « bon goût » et l’« extravagant » ;  vi) le Classicisme/les Classicismes ;  vii) minorités de la pensée (sexes, races, religions, morale, etc.).   

Seront donc engagés des débats autour de la centralité traditionnelle du XVIIe siècle, des lieux esthétiques et éthiques de la « raison » et de l’ «émerveillement » (R. Zuber), du sens de l’hybridisme des formes et des formules artistiques, partant d’un ensemble critique assez vaste qui, entre la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle, a mis en relief le pouvoir des « marges » dans l’analyse du Classicisme, voire des Classicismes du Grand Siècle.

Comité scientifique : Marta Teixeira Anacleto, José Augusto Cardos Bernardes, Ofélia Paiva Monteiro (Univ. de Coimbra) Buford Norman, Pierre Ronzeaud

Prière d’envoyer vos propositions de communication (250 mots maximum, pour une communication de 20 minutes), accompagnées de votre nom, de votre affiliation institutionnelle complète et d’un bref descriptif de vos travaux récents, à Marta Teixeira Anacleto (marta@fl.uc.pt), d’ici au 15 septembre 2015.

url de référence: http://www.cir17.info/colloques/coimbra

 

Gender : les débuts de l’époque moderne , JOURNÉE D’ÉTUDES DU 10 DÉCEMBRE 2015 Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 (source: Pierre Zoberman)
Posted: Wednesday, February 25, 2015 - 18:03

APPEL À COMMUNICATIONS

JOURNÉE D’ÉTUDES DU 10 DÉCEMBRE 2015 Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Centre d’Études et de Recherches Comparatistes (EA 172) Littérature comparée et Gender : les débuts de l’époque moderne

For the CFP in English, see below

Cette journée fait suite à celle qui s’est tenue le 6 février 2015, et qui s’intitulait : « Comment articuler les croisements ? » Elle prolonge la réflexion, en cherchant à approfondir les spécificités de la première modernité au regard des questions de genre. En outre, il s’agit de s’interroger sur l’enrichissement mutuel entre une approche – les études et la pensée du genre – et une période : les débuts de l’époque moderne.

Contexte scientifique

Nous repartirons ici de quelques-unes des prémisses posées pour l’ensemble de ce projet de croisement entre littérature comparée et gender : Du canon à l’analyse des textes ou des genres littéraires, les Gender Studies qui se sont développées à partir des travaux des féministes des années 1970 et 1980, ont étendu les questionnements (au sens d’enquête, certes, mais aussi de remise en question) aux identités déviantes/dissidentes (LGBTI) et, dans la perspective de la théorie queer (après Sedgwick et Butler entre autres), à la résistance aux identités. Dans la dernière décennie, la dénaturalisation des genres sexués (et des rôles socialement assignés aux genres) a atteint aussi la masculinité, qui a perdu son caractère d’évidence. La prise en compte de ces développements théoriques dans les études littéraires a eu pour effet de rendre problématiques les objets culturels transmis de génération en génération de chercheurs et d’érudits. Il s’agit par exemple d’une réflexion sur le rôle des femmes dans l’émergence du roman en Europe aux débuts de l’époque moderne, ou de la mise en évidence d’une invisibilité culturellement produite de certains objets, de l’effacement ou de l’évaluation négative de tout un pan de la production littéraire en fonction de critères explicites ou implicites de genre (gender) – donc questions de canon – ou d’une relecture des textes (déjà reconnus ou non par la culture dominante) qui mette en évidence la représentation, la reproduction ou la construction d’identités et de rôles (le masculin, le féminin).

Questionnement

Lors de notre premier appel, nous avions proposé les axes suivants :

1- Problématisation de la notion même de croisement, les modalités et formes qu’elle revêt – croisement littérature comparée et gender bien sûr, mais aussi problématique intersectionnelle ou intermédialité.

2- Dans quelle mesure est-il possible de repenser les déterminations qui constituent la notion même d’intersectionnalité, hors de la triade classique « race, class, gender », en fonction des différents contextes sociaux, culturels, historiques, etc., en combinant d’autres facteurs (géographique, politique, idéologique, etc.).

3- Retour sur la question du canon, pour examiner la création et l’évolution de ces processus de constitution d’objets d’étude – par la création de canons alternatifs, en examinant les modes de constitution du canon, en faisant sortir des objets de l’invisibilité socialement construite, etc.

4- De même, une attention particulière pourra être accordée à la question de la traduction en lien avec la problématique du croisement propre à la journée d’étude.

On peut penser a priori que les deux derniers points sont plus immédiatement transposables à l’exploration à laquelle nous invitons aujourd’hui les chercheurs/euses. Mais, précisément, c’est l’un des buts de cette rencontre de voir comment les nouvelles approches peuvent éclairer le passé et de quelles manières l’exploration de contextes culturels et de corpus distants d’un point de vue temporel permet de réviser, d’affiner, et de valider, au prix parfois de ces ajustements, les méthodologies et théories contemporaines.

Une telle enquête est d’autant plus prometteuse que nombre de spécialistes aujourd’hui ont remis en cause la chronologie rigide établie par Michel Foucault et défendue par ses épigones comme David Halperin, chronologie à valeur doxique qui daterait l’apparition de l’identité sexuelle au moment de l’émergence de l’homosexuel comme espèce au milieu du dix-neuvième siècle, dans la littérature médico-légale. Or, si l’on se libère de cette vision devenue doxique, on peut reprendre le questionnement de manière fructueuse.

Puisque le point de croisement est temporel – les débuts de l’époque moderne – les corpus, les contextes et les questions peuvent être très variés. L’idée est de mettre l’accent à la fois sur les manières dont le genre (sexué) intervenait dans la culture de l’époque. Dans quelle mesure des catégories comme le gender ou le queer sont-elles, non seulement pertinentes, mais fructueuses pour la constitution et l’étude d’objets culturels et littéraires ? Et dans quelle mesure aussi la prise en compte des spécificités des périodes considérées permet-elle de combiner les apports des théories contemporaines et un historicisme responsable – à moins qu’il ne faille au contraire dénoncer les accusations d’anachronisme régulièrement portées à l’encontre des chercheuses et chercheurs qui s’intéresse au gender au passé comme autant de dispositifs littéralement conservateurs. Ce ne sont que des directions indicatives.

Le cadre général est comparatiste. Cela signifie, certes, qu’on peut interroger ensemble des contextes culturels et linguistiques, voire des media divers.Mais nous encourageons également l’envoi de propositions qui mettraient en avant les différences d’approche des questions de genre selon les contextes culturels (universitaires, scientifiques). En tout état de cause, ce sera l’une des responsabilités (et l’un des bénéfices) de la rencontre de mettre en contact les spécialistes et les approches, ainsi que leurs contextes culturels.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez Pierre Zoberman

ZPParis13@aol.com

Les propositions (250-300 mots, communication de 20 mn) sont à envoyer à la même adresse sous forme de fichier Word avant le 30 avril 2015

Les langues du séminaire sont le français et l’anglais.

CALL FOR PROPOSALS

DECEMBER 10, 2015 SEMINAR Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Centre d’Études et de Recherches Comparatistes (EA 172) Comparative Literature and Gender: The Early Modern Period

Cette journée fait suite à celle qui s’est tenue le 6 février 2015, et qui s’intitulait : « Comment articuler les croisements ? » Elle prolonge la réflexion, en cherchant à approfondir les spécificités de la première modernité au regard des questions de genre. En outre, il s’agit de s’interroger sur l’enrichissement mutuel entre une approche – les études et la pensée du genre – et une période : les débuts de l’époque moderne.

Background

We are starting from some of the premises on which the whole project to cross-examine (literally) comparative literature and gender was established:

In the past few decades, the denaturalization of genders (and of the roles socially ascribed to genders) has affected masculinity, which lost its status of evidence. Literary studies took these theoretical developments on board. Cultural objects passed on from generation to generation of scholars became problematized. To quote only a few examples: new light was shed on the place of women in the emergence of the novel in early modern Europe and there was a reassessment of the culturally produced invisibility of certain objects, of the erasure or negative valuation of a whole segment of literary production on explicitly or implicitly gendered criteria. This is one way the canon was called into question. These concerns also resulted in new readings (or re-readings) of texts (whether already recognized by the dominant culture or not) that bring to the fore the representation, reproduction, or construction of gendered identities and roles (the masculine, the feminine).

Questions and directions

In the first call for papers, we proposed the following directions:

  1. Problematizing the very notion of crossing, its modalities and forms—comparative literature/gender crossings, to be sure, but also intersectionality or intermediality.

  2. To what extent is it possible to rethink the determinations that make up the very notion of intersectionality, beyond/outside the now traditional triad (race, class, gender), taking into account various contexts (social, cultural, historical, etc.), and adducing other factor (geographic, political, ideological, etc.).

  3. Revisiting the canon, in order to examine the development and evolution of the processes which produce legitimized cultural objects – exploring the constitution of alternative canons or the modes of canon formation and rendering visible again those objects which had been made invisible in that socially determined process.

  4. Similarly particular attention may be paid to the question of translation, in connection with the issue of crossing which is at the center of the session’s focus.

It might at first glance seem that the last two points are more immediately transferable to the exploration to which we are inviting scholars here. It is, however, one of the main goals of the seminar assess the ways in which contemporary approaches can help shed light on past historical contexts, and how, in turn, the exploration of cultural contexts and corpuses temporally removed may help revise, fine-tune, and give validity to, those current methodologies and theories, even if it entails such adjustments.

Such an investigation is all the more promising since quite a few scholars in the field today have called into question the rigid chronology established by Michel Foucault and upheld by his epigones, in particular David Halpern, whereby sexual identity only appeared in the mid- nineteenth century, with the emergence of the homosexual as a species in the medico-legal literature. Now, distancing oneself from this view, which has taken on the significance of a doxa allows to take up the inquiry again most fruitfully.

Since the point of intersection is temporally defined (the early modern period), the corpuses, contexts, and issues considered may be very varied. The rationale behind this seminar session is to emphasize the ways in which gender was a factor in the culture of the time. To what extent are such categories as gender or queer not only relevant, but also most productive for the elaboration and study of literary and cultural objects? To what extent, as well, is understanding the specificity of the period under scrutiny instrumental in maintaining a healthy historicism while still taking advantage of today’s theoretical advances—or should we, on the contrary, expose the accusations of anachronism regularly hurled at those who explore gender issues in the past as literally conservative gestures? These are only a few possible directions.

The inquiry is envisioned in the perspective of comparatism. This means, naturally, bringing together various cultural and linguistic contexts, or different media. But we encourage also proposals which foreground differences in the way gender issues are approached in different cultural contexts and fields (be they academic or disciplinary). In the end, one of the seminar’s responsibilities (and hopefully one if its results) is to bring together scholars and approaches, and their various cultural backgrounds.

The seminar’s languages will be French and English. Proposals for papers of 20mn in length (250-300 word abstracts) should be sent to Pierre

Zoberman, zpparis13@aol.com as a Word attachment by April 30, 2015 For more information, please write to the same address. 

Les amants fraternels: représentations de l'inceste frère-sœur, du Moyen Âge au XVIIIe siècle Université d’Artois, ARRAS, 26-27 mai 2016 (source: Marianne Closson)
Posted: Wednesday, February 25, 2015 - 18:02

Appel à communication

Les amants fraternels : représentations de l'inceste frère-sœur, du Moyen Âge au XVIIIe siècle

Université d’Artois,

ARRAS,

26-27 mai 2016

 

Organisateurs: Marianne Closson et François Raviez (de l'Université d'Artois)

 

 

 

 

Le topos de l’inceste adelphique est devenu si présent dans la littérature contemporaine qu’il serait vain de tenter de faire le recensement de ces récits ou de ces pièces mettant en scène l’amour passionné entre un frère et une sœur, dont l’archétype inaugural reste, pour beaucoup de critiques, René de Chateaubriand. Aussi les travaux universitaires, historiques comme littéraires, se concentrent-ils principalement sur les XIXe et XXe siècles ; on peut citer à ce propos, le colloque de Cerisy en 1990, Éros philadelphe, Frère et sœur, passion secrète, et le livre de Houria Bouchenafa, Mon amour, ma sœur : l’imaginaire de l’inceste frère-sœur dans la littérature européenne de la fin du XIXe siècle (2004). Il existe par ailleurs un nombre considérable d’ouvrages et d’articles à propos de l’inceste en général et cette fois-ci la réflexion prend en compte les périodes antérieures : le récent ouvrage de Jacqueline Chammas,L’Inceste romanesque au siècle des Lumières paru en 2011, comme le séminaire en 2010-2012 de l’Institut d’Histoire de la Pensée Classique (UMR 5037) consacré à « l'inceste : filiations, transgressions, identités (XVIe-XVIIIe siècle) », témoignent de la vivacité de la recherche sur le sujet, en particulier pour le XVIIIe siècle ; en effet, une « utopie incestueuse » habite la philosophie des Lumières, et on rappellera la célébration d’une sexualité sans tabous dans le Supplément au voyage de Bougainville et la formule de Sade : « l'inceste devrait être la loi de tout gouvernement dont la fraternité fait la base ». La dépénalisation en 1791 des relations incestueuses entre adultes consentants est d’une certaine façon l’aboutissement de cette critique de l’interdit biblique ; l’inceste reste néanmoins l’objet d’un discrédit moral, et est toujours perçu comme une transgression radicale – le mariage et la reconnaissance des enfants sont d’ailleurs prohibés par le code civil –, comme l’atteste sa présence dans la littérature.

La recherche dans ce domaine est donc actuellement très vivace, mais le terrain est loin d’avoir été complètement défriché. Malgré l’interêt récent pour les relations entre les frères et sœurs – beaucoup de travaux datent de la dernière décennie –, l’inceste dit « collatéral » reste peu étudié en tant que tel, alors qu’il diffère considérablement de l’inceste père-fille (ou plus rarement mère-fils) ; on sait en effet qu’il a été pratiqué dans certaines civilisations, et que dans beaucoup de cosmogonies il est à l’origine de l’humanité ; le couple frère-sœur est donc perçu comme fondateur et il peut être rapproché du mythe de l’hermaphrodite originel, mais aussi des questions liées à à la figure du double et de la gémellité. Cet arrière-plan mythique, très actif dans nombre de romans exotiques et utopiques qui présentent l’inceste non plus comme une transgression mais comme une loi de la nature, se retrouve sous des formes atténuées dans les récits ou les pièces de théâtre ; comment expliquer autrement que par une mystérieuse attraction « naturelle » ces multiples couples fraternels qui ne doivent qu’à la découverte in extremis de leur liens de sang de ne pas consommer le crime ? Et combien d’autres le sachant — comme les héros de 'Tis a Pity She's a Whore de John Ford (1626) –, affirment-ils haut et fort que leur union constitue le couple idéal, toutes les règles sociales et morales d’interdiction d’un tel amour étant dénoncées comme arbitraires ? Certes, il y a aussi des histoires de viol et de violence, qui correspondent probablement davantage à la réalité de l’inceste fraternel – c’est souvent un aîné, et plus rarement une aînée, qui abuse de sa sœur ou de son frère plus jeune – et les problématiques liées au pouvoir et au genre doivent être abordées. Il n’en reste pas moins que se déploie dans la littérature une tension entre un « rêve d’inceste », qui peut d’ailleurs devenir l’acte fondateur d’une société « fraternelle », et le sentiment, le plus souvent tragique, d’un acte monstrueux condamné par la loi divine et humaine.

La période envisagée – du Moyen Âge au XVIIIe siècle – permettra de percevoir sur un « temps long » des constantes ou des ruptures – qui ne sont peut-être pas là où on le pense – liées à la fois à des questions religieuses, philosophiques, scientifiques, mais aussi esthétiques ; on pourra ainsi s’interroger sur les stratégies de dissimulation-révélation de l’inceste utilisées dans certaines œuvres, sur les termes qui disent l’amour-passion quand il est à ce point spéculaire, sur les interprétations allégoriques, etc. De nombreuses problématiques pourront être abordées, comme celle du lien avec l’enfance – les amours enfantines comme les enfants de l’inceste –, l’utilisation polémique et infamante qui est faite de l’accusation d’inceste dans les pamphlets, les idéaux politiques associés à l’inceste adelphique, ou encore les liens avec le règne animal : le corpus est ouvert à l’ensemble des discours savants, juridiques, médicaux, alchimiques, ou encore théologiques (ne sommes-nous pas tous enfants de l’inceste ?) et ne se limite pas au domaine français.

 

Le colloque, proposé par l’équipe TransLittéraires du centre de recherches « Textes et cultures » de l’Université d’Artois (EA 4028), vise, dans le prolongement de L’hermaphrodite de la Renaissance aux Lumières (2011), à lancer une vaste enquête interdisciplinaire, qui permettra peut-être de trouver des documents inédits ou peu connus, et de renouveler et d’enrichir nos connaissances et nos questionnements sur le sujet.

Il sera précédé d’une journée d’études le 29 janvier 2016 (sans limitation chronologique du champ de recherche) dans le cadre du séminaire doctoral. 

Les communications, de préférence en français, dureront 25 minutes. Celles qui seront retenues par le comité scientifique seront publiées dans les actes du colloque.

Les projets de communication devront être adressés avant le 15 avril 2015 à :

 

Marianne Closson, marianne.closson@wanadoo.fr,

et François Raviez, francoisraviez@gmail.com

 

Nous vous demandons d’envoyer une proposition en fichier attaché format rtf, ou .doc, de 500 mots maximum, accompagnée d’une « bio-bibliographie » d’une dizaine de lignes, dans laquelle figureront votre université et/ou votre laboratoire d’affiliation, ainsi que vos coordonnées personnelles (nécessaires pour les demandes de subvention pour le colloque) : adresse, n° de téléphone et adresse électronique. Vous pourrez éventuellement ajouter quelques références bibliographiques si vous avez déjà travaillé sur ce sujet. Le fichier aura pour titre le nom de l’auteur ou des auteurs de la proposition.

34th Annual Conference of SE17 - Dans l'ombre du Roi-Soleil / In the Shadow of the Sun King
Posted: Thursday, February 12, 2015 - 07:57

 

November 5-7, 2015 / Du 5 au 7 novembre2015

Rutgers University, New Brunswick

 

Call for papers  / Appel à communications

 

34th Annual Conference

Society for Interdisciplinary French Seventeenth Century Studies

Société d’Études Pluridisciplinaires du XVIIe Siècle Français (SE17)

Scholars from all disciplines are invited to submit abstracts in French or English (300 words maximum) for presentations relating to the themes listed below. Please email abstracts directly to BOTH session chairs by March 31, 2015. The duration ofpresentations is limited to 20 minutes.

 

Les chercheurs de toutes disciplines sont invités à soumettre des propositions de communication (en français ou en anglais) relatives aux thèmes annoncés ci-dessous. Les propositions ne doivent pas dépasser 300 mots et sont à envoyer par courriel directement aux DEUX président(e)s de séance avant le 31mars 2015. Les interventions ne devront pas excéder 20 minutes.

 

 

 

Conference President / Présidente du Colloque

Jennifer TAMAS, Rutgers University

jennifer.tamas@rutgers.edu

 

Advisory Council / Comité scientifique

 

1. The Cabinet/Le Cabinet

Mathilde BOMBART (Universitéde Lyon III): mathilde.bombart@univ-lyon3.fr

Nathalie FREIDEL (Université WilfridLaurier): nfreidel@wlu.ca

 

2. Ceremonies / Cérémonies

Faith BEASLEY (Dartmouth College): faith.e.beasley@dartmouth.edu

Claire GOLDSTEIN (University of California Davis): cbgoldstein@ucdavis.edu

 

3. Pedagogy / Pédagogie

Hélène BILIS (Wellesley College): hbilis@wellesley.edu

Hélène VISENTIN (Smith College): hvisenti@smith.edu

 

4. Reception of XVIIth century / Réception du XVIIesiècle

Gilles DECLERCQ (Sorbonne Nouvelle): gilles.declercq@univ-paris3.fr

Stella SPRIET (Universitéde Saskatchewan): stella.spriet@usask.ca

 

5. Violence / La violence

Laurence PLAZENET (Sorbonne / IUF): laurence.plazenet@paris-sorbonne.fr

Volker SCHRÖDER (Princeton University): volkers@princeton.edu

 

6. Libertine Voices / Voixlibertines

Jean-Vincent BLANCHARD (Swarthmore College): jblanch1@swarthmore.edu

Sylvaine GUYOT (Harvard University): guyot@fas.harvard.edu

 

7. Travels and Crossings / Voyages et carrefours

Juliette CHERBULIEZ (University of Minnesota): cherbuli@umn.edu

Grégoire HOLTZ (Universitéde Toronto): gregoire.holtz@utoronto.ca    

 

 

Further information concerning the conference will be available starting in March on the Society’s website.

Des informations complémentaires seront disponibles dès le mois de mars sur le site Web de la Société.

Le musée par la scène Le spectacle vivant au musée: pratiques, publics, médiations; date limite: 1 Mai 2015 (source: REZZOUK Aurélie)
Posted: Saturday, January 31, 2015 - 10:04

Le musée par la scène

Le spectacle vivant au musée: pratiques, publics, médiations

 

Colloque international, 18/19/20 novembre 2015, Paris

 

 

Pauline Chevalier (ELLIADD - CIMArtS, Université de Franche-Comté)

Aurélie Mouton Rezzouk (CEREdI, Université de Rouen)

Daniel Urrutiaguer (EA 4160 – Passages XX-XXI, Université Lumière Lyon 2)

 

 

 

Nous nous proposons d’interroger la place, les pratiques et les finalités du spectacle vivant au musée, dans leur articulation avec des pratiques de médiation, et envisagées sous l’angle d’une problématique de la réception. Danse, théâtre, musique, arts de la marionnette, du cirque, du conte, performance ; créations originales, (re)mises en espaces, accueil, invitations et reprises, visites guidées théâtralisées, chorégraphiées ou interdisciplinaires : quels sont les enjeux esthétiques de ces pratiques scéniques, de ce « recours au vivant » dans l’espace muséal, tant du point de vue des publics que de celui de la création ?

 

Frottements, contaminations, partages et oppositions, devenirs et lignes de fuite : nous tâcherons de penser la conjonction, ou les frictions, entre la scène et l’espace muséal à la fois selon des perspectives théoriques et dans le cadre d’études de cas. Quelles missions, quelles valeurs, quelles pensées philosophiques, stratégiques, tactiques, portées par les équipes artistiques et muséales fondent et modèlent ces pratiques scéniques dans les espaces du musée ? Quels dispositifs, quels répertoires, quelles formes ? Comment ces propositions jouent-elles des postures du visiteur et du spectateur au travers de l’ensemble des textes et des dispositifs de médiation ? On parle de plus en plus souvent de « spectateur » dans l’espace d'exposition – est-ce abus de langage, ou glissement sémantique et pratique ? Faut-il postuler une contiguïté des pratiques, que cette désignation tendrait aussi bien à signaler qu’à construire ? Ou une alternative, dont les dispositifs scéniques et expositionnels joueraient à loisir ? Comment ces modes ou régimes de réception sont-ils induits, prescrits, modulés, infléchis dans le lieu muséal, par les pratiques spectatoriales? Enfin, à quelles conditions serait-il possible de penser en termes d’« instrumentalisation » réciproque de la scène et du musée comme d’une pratique instrumentale, dans un processus interactif, sans que cela implique la dénaturation, ou la subordination, de l’un ou de l’autre ?

 

Nous souhaitons qu’une attention toute particulière soit portée à l’ensemble des pratiques et des supports de médiation et d’adresse aux publics de visiteurs/spectateurs : dispositifs eux-mêmes, textes à destination du public, mais aussi discours d’intention et pratiques d’évaluation (enquêtes auprès des acteurs de l’événement, côté scénique et côté muséal, et des publics). On abordera également ces questions du point de vue institutionnel: stratégies en termes de reconfiguration de l’identité et de l’image du côté muséal, de reconnaissance et de légitimité du côté des entreprises du spectacle vivant ; partage des publics, coopération ou non coopération entre institutions muséales et théâtrales à l’échelle d’un territoire, attentes spécifiques en termes de politique des publics.

 

Nous penserons le spectacle vivant dans les lieux du musée selon quatre perspectives conjointes: des temps; des espaces; des objets et des corps; des voix.

 

Des temps

 

Durant les années 1960 les musées ont vu leurs espaces s'ouvrir à de nouvelles temporalités qui s'installèrent plus durablement à partir des années 1970. L'introduction de pratiques éphémères, relevant de la sculpture ou de la performance, a contribué à remettre en question ce temps figé caractéristique du musée. Le passage de l'atelier à l'espace d'exposition correspond en effet à la transition d'un lieu combinant une multitude de temporalités à un lieu fondamentalement atemporel. Il ne s'agira pas de revenir sur cette histoire de l'ouverture du musée à l'éphémère, mais plutôt de comprendre comment, en dehors des pratiques issues des arts plastiques, les arts vivants ont également contribué, plus tardivement, à ce bouleversement temporel. C'est donc bien la présence des arts vivants dans les salles d'exposition qui retiendra notre attention, ou, dans le cas d’une programmation dans des espaces spécifiques (auditoriums, lieux de détente, ateliers, etc.) le rapport que cette programmation tâche d’instaurer avec la visite des collections. Comment le musée a-t-il fait évoluer ses contraintes de monstration des œuvres pour accorder une plus large place à de nouvelles temporalités ? Dans quelle mesure le temps du spectacle, de la représentation, du geste, peut-il susciter un nouveau regard sur le musée ?

 

La multiplication des temporalités au sein de l'espace d'exposition n'est pas uniquement affaire de perception des œuvres, elle imprime également une marque singulière sur la perception du lieu même, sur l'évolution de la définition du musée dont la programmation fait la part belle à l’événement, à des rythmes plus soutenus. Pourront être étudiées non seulement les problématiques liées à la temporalité des œuvres, mais aussi aux phénomènes de perception du musée par des publics renouvelés par la diversification de la programmation. Comment les arts vivant peuvent-ils générer de nouveaux rythmes de visite – intensification, condensation, fractionnement, allongement – aussi bien en termes de durée de l’expérience esthétique que d’horaires d’ouverture et de programmation ?

 

Des espaces

 

Comment décrire ces reconfigurations de l’espace muséal par le surgissement de la scène – démarcation, intrication, imbrication, chevauchement, superposition ? Où commence la scène ? Quels espaces sont-ils dévolus au spectacle dans l’espace muséal ? Ces lieux (lieux physiques, lieux symboliques) sont-ils circonscrits, marginaux, extensifs, invasifs ? Quelles places, quelles fonctions sont-elles attribuées aux collections dans cet espace scénique ? Et inversement : quelle structuration de l’espace par des corps, quelles trajectoires, quels parcours – station, déplacements, oscillations, régression –, quels rapports de jeu entre artistes et visiteurs sont-ils construits par et pour l’événement scénique, et selon quelle articulation avec les parcours envisagés pour l’exposition ? On s’intéressera, en particulier, à la question de la scénographie (scénique, muséale).

 

Lorsque le spectacle vivant investit le musée, il est également loisible de penser le rapport entre espace scénique et espaces muséaux en termes de surface, de territoires, et d’envisager leur rencontre comme expérience de déterritorialisation. A quels types d’échanges et de reconfigurations (des références, des concepts, des processus de création) praticiens de la scène et praticiens du musée peuvent-ils être conduits, selon leur degré de collaboration, dans l’élaboration de ces projets ? On peut également analyser ces rencontres selon une perspective intermédiale, comme re-médiation. Quelles transformations, tant de la matière du spectacle lui-même, que de la réception qui peut en être faite, sont-elles induites par ce déplacement de la scène dans le contexte muséal ? Quels jeux de l’un à l’autre autorise-t-il ?

 

Des corps et des objets

 

Faire cohabiter la danse, le théâtre ou la musique et les œuvres plastiques – peinture, sculpture, dessin – dans les salles d'exposition permet d'opérer un rapprochement entre deux régimes esthétiques, celui de la représentation, et celui de la présentation. La présence concrète, physique, des corps des danseurs ou des acteurs valorise une approche sensible de la création, générant des échos subtils entre deux conditions de l'expérience esthétique. L'incarnation du mouvement dans les salles, la présence de la voix, du son, offrent la possibilité d'un déploiement sensoriel au delà de la vision. L'expérience de visite s'en trouve largement bouleversée. Quelles relations entretiennent alors les œuvres au sein de l'espace d'exposition devenu espace scénique ? Quels sont les échos entre les formes représentées, les gestes éphémères et la présence des visiteurs ?

 

Les arts vivants ont par ailleurs trouvé leur place au sein des pratiques de médiation dans un recours didactique au geste et au jeu. La danse est par exemple fréquemment utilisée comme outil d'appréhension sensorielle et cognitive de la sculpture et de la peinture. Saisir le déroulé d'un geste, choisir un instant, comprendre les impulsions et les dynamiques du corps : danse, peinture, sculpture partagent un même travail sur l'anatomie, les tensions de la matière et des muscles, sur la représentation du mouvement, ses formes abstraites, ses connotations. Comment penser la complémentarité des gestes, vecteurs d'une connaissance sensible des formes et des pratiques artistiques ? Pourront être abordées des études de cas ainsi que des analyses du rapport du geste à l'œuvre, à fois dans des contextes de médiation et dans une perspective théorique sur la corporéité des œuvres.

 

Des voix

 

Ces temps, ces espaces, ces corps et ces objets entrent enfin en relation avec toute une stratification de voix, de paroles, de discours, que ce soit au cours de l’événement spectaculaire, en amont et en aval, dans l’espace scénique ou en périphérie. Discours de et sur l’événement spectaculaire, et discours sur les collections ; parole scénique ou texte muséal ; parole scientifique, fictionnelle, « authentique » ou fictive, en relation avec le contexte muséal, ou non… Le statut des voix et des discours dans l’espace muséal se complexifie encore avec l’intrusion du spectacle vivant, et le métissage des pratiques. Quel rapport entre les voix de la scène, et celles du musée ? Entre le cartel, le panneau, et les mots du comédien ? Entre le propos du guide, et celui du conteur ? Entre la visite théâtralisée, et le spectacle sous forme de visite guidée ? De quelles fonctions ces discours relèvent-ils, quels en sont la portée et les enjeux ? Dans quelle mesure le feuilletage de ces discours participe-t-il d’une transfiguration du patrimoine – et d’un repositionnement des lieux qui l’accueillent et le légitiment ? Dans quelle mesure, et à quelles conditions encore, peut-on parler de polyphonie, voire de dialogue entre ces voix distinctes, parfois divergentes, au-delà de la simple juxtaposition de soliloques simultanés, et parallèles ?

Ce colloque se veut l'occasion d'une rencontre entre professionnels et chercheurs issus de plusieurs champs disciplinaires (études théâtrales, études muséales, médiation culturelle, histoire de l'art, économie et sociologie de la culture...). Les propositions de communication (titre et résumé de 3000 signes environ, courte bio-bibliographie) doivent être envoyées au comité organisateur avant le 1er mai 2015. Notification d'acceptation des propositions: 15 juin 2015.

 

Contacts

le.musee.par.la.scene@gmail.com

pauline.chevalier@univ-fcomte.fr

aurelie.rezzouk@univ-rouen.fr

daniel.urrutiaguer@univ-lyon2.fr

 

 

Comité scientifique: 

 

Raphaël Abrille (Musée de la Chasse et de la Nature)

Christian Biet (HAR, Université Paris 10)

Sylvie Chalaye (IRET, Université de Paris 3)

Eric de Chassey (Académie de France à Rome, Villa Médicis / ENS Lyon)

François Mairesse (CERLIS, Université Paris 3)

Bérénice Hamidi-Kim (Passages XX - XXI, Université Lyon 2)

Joël Huthwohl (BnF, Arts du Spectacle)

Anne Krebs (Service des Études et de la Recherche, Musée du Louvre)

Serge Laurent (Les Spectacle Vivants, Centre Pompidou)

Pascal Lecroart (ELLIADD - CIMArtS, Université de Franche-Comté)

Marcella Lista (Musée du Louvre / HiCSA, Université Paris I - Panthéon Sorbonne)

Martial Poirson (Scène du monde, création, savoirs critiques, Université Paris 8)

Arnaud Rykner (IRET, Université Paris 3)

Catherine Treilhou-Balaudé (IRET, Université Paris 3)

New Publications

Françoise Graziani, Variété du conceptisme
Posted: 14 Aug 2019 - 23:29

Classiques Garnier, 2019. ISBN 978-2-406-07853-1. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-07855-5. 586 p. 56€.

Résumé: La diversité des « conceptions poétiques » qui marquent le xviie siècle européen s'éclaire si on les rapporte à l'aristotélisme du Tasse et de Marino et à la variété de cet « esprit baroque » dont le concetto poetico était alors le nom.

https://classiques-garnier.com/variete-du-conceptisme.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_dinformation__Juillet_2019&utm_medium=email

Colette H. WINN et Graziella POSTOLACHE (éd.), Débats scientifiques autour de la jeûneuse prodige du xvie siècle. La querelle de l’abstinente (1566-1602)
Posted: 14 Aug 2019 - 23:22

Paris, Classiques Garnier, 2019. ISBN 978-2-406-07927-9. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-07929-3 212 p. 29€.

Résumé: Ce volume réunit pour la première fois quatre ouvrages concernant la querelle de l’abstinente, une introduction substantielle, un glossaire, des index, une bibliographie et un répertoire, fort utile pour le chercheur, d’ouvrages parus entre 1539 et 1653 sur la question du jeûne.

http://ttps://classiques-garnier.com/debats-scientifiques-autour-de-la-jeuneuse-prodige-du-xvie-siecle-la-querelle-de-l-abstinente-1566-1602.html

Aurore Evain En compagnie : Histoire d' "autrice" de l'époque latine à nos jours, suivie de Presqu'illes
Posted: 14 Aug 2019 - 23:13

Editions iXe, 2019. ISBN: 979-10-90062-47-4. 124 p. 12,00 €.

En compagnie est l’association d’«autrice» et d’«actrice», mots qui ont partie liée depuis l’origine puisqu’ils dérivent tous deux du latin auctrix. Malgré cette étymologie commune, leurs destins furent bien différents, et c’est l’histoire du premier que retrace ici Aurore Evain, dans une étude parue en 2008 qui a largement contribué à réhabiliter ce terme proscrit par les hommes de lettres. Chercheuse, Aurore Evain est aussi comédienne et metteuse en scène, et son travail a inspiré à Sarah Pèpe la pièce de théâtre Presqu’illes, publiée à la suite dans ce recueil. Elle y retrace le procès du mot autrice en quelques joutes oratoires qui déplacent le poids du ridicule du côté des maîtres du discours, les bien-pensant-bien-disant, sourds à la violence des rapports de domination mis en acte par leur langue châtiée.

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De Marguerite de Valois à la reine Margot. Autrice, mécène, inspiratrice, Catherine Magnien et Éliane Viennot (dir.)
Posted: 14 Aug 2019 - 23:10

Rennes, PUR, 2019. ISBN 978-2-7535-7650-6. 276 p. 25€.

Cet ouvrage examine certains des écrits de Marguerite de Valois ainsi que des textes de poètes, prosateurs et traducteurs qui l’entourèrent ou s’adressèrent à elle. Il s’intéresse également au foisonnement des œuvres inspirées par sa figure, du calomnieux pamphlet qui fit sa légende noire aux fictions télévisuelles des années 60 et 70, en passant par les écrits des princesses qui prirent la plume à son image, les dictionnaires qui colportèrent sa double réputation de femme savante et de débauchée, et les artistes qui la mirent en scène, au roman comme à l’opéra.

Avec le soutien de la Société Henri IV et du ministère de la Culture/Archives de France.

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Maîtresses et favorites, dans les coulisses du pouvoir du Moyen Âge à l'Époque moderne
Posted: 14 Aug 2019 - 23:07

Publications de l’Université de Saint-Etienne, coll. « L’école du genre », 2019. ISBN 978-2-86272-694-6. 364 p. 20€.

Le recueil d’études historiques proposé ici a pour ambition de reprendre le dossier trop longtemps galvaudé des maîtresses royales ou princières d’Ancien Régime, pour le soumettre aux questionnements conjoints de l’histoire politique et culturelle d’une part, de l’histoire des femmes et du genre d’autre part. Le sujet, qui renvoie à d’autres questions sur les coulisses du pouvoir et le poids réel ou fantasmé de l’entourage immédiat des princes, est toujours étonnamment d’actualité. Des chercheurs et des chercheuses tentent ici d’en analyser scientifiquement les configurations et les agissements, dans le passé comme dans le présent le plus immédiat. Loin des aspects anecdotiques souvent privilégiés, leurs contributions s’attachent à renouveler l’approche du phénomène, en l’abordant sur le long terme, dans un espace géographique relativement large, et à la lumière de plusieurs disciplines.

http://siefar.org/parution-de-la-siefar/