Announce

Calls for Papers and Contributions

Héroïsme féminin, héroïnes et femmes illustres, XVIe et XVIIe siècles: une représentation sans fiction, Strasbourg, 28-30 janvier 2016 (source: F. Assaf)
Posted: Sunday, January 18, 2015 - 18:35

Il n’est sans doute pas innocent qu’en 1647, Vaugelas ouvre ses Remarques sur la langue française par une série de considérations sur la prononciation de héros, différentes d’ héroïne et d’ héroïsme : la famille lexicale est sur toutes les langues, au masculin comme au féminin. Si l’on en croit le lexicographe, le rapport entre les genres est d’équivalence lorsque le siècle s’achève. L’héroïne se définit comme une « fille ou femme qui a des vertus de héros, qui a fait quelque action héroïque » : la Pucelle d’Orléans, Judith, Lucrèce (Furetière, Dictionnaire Universel, 1690).On n’a jamais autant écrit sur les héroïnes et femmes illustres pendant le siècle qu’entre la Renaissance et 1650, où le dérivé féminin du grec herôs connaît une fortune extraordinaire ; tout y concourt, en un temps où la régente Anne d’Autriche fait l’objet d’éloges dithyrambiques, avant que la Fronde n’ait raison de cette inflation, tandis que le XVIIIe siècle s’ouvrira sur l’acte symbolique de la destruction sur ordre de Louis XIV (1711), quatre ans avant la fin du règne, des traces physiques de l’abbaye de Port-Royal des Champs, haut lieu de la geste héroïque collective des religieuses et des Solitaires qui ont vécu jusqu’au sacrifice la revendication de la liberté de conscience pendant toute la seconde moitié du siècle.

Que les XVIe et XVIIe siècles aient été ceux d’une reconnaissance autant que d’une exaltation d’un héroïsme féminin n’est pas une nouveauté : la fin des années 1970 a été marquée par le renouveau d’intérêt pour la vogue centenaire des éloges des femmes, à la suite de la diffusion grâce à l’imprimé du De Casibus de Boccace, ou au succès du De praexcellentia foeminei sexus de Cornelius Agrippa et de ses suiveurs; les Querelles des femmes qui ponctuent ces deux siècles sont désormais bien documentées, ainsi que la vogue pour les ouvrages consacrés aux femmes fortes et à leur réception en fiction, sur la scène ou en peinture. La recherche en histoire, histoire de l’art et histoire littéraire a mis en valeur le caractère particulièrement marquant de grandes figures féminines, reines, filles et soeurs de roi, grandes aristocrates prêtes à monter sur les barricades, dames de Lettres en leur salon ou saintes aux destinées extraordinaires.

Des illustres aux héroïnes, il n’y a qu’un pas, que la fiction a franchi aisément. Pour autant, il vaut la peine de revenir sur les modalités de qualification d’un héroïsme féminin hors du domaine de l’invention littéraire ou artistique, dans l’hypothèse d’une proximité plus étroite avec la vie morale et ses représentations dans une littérature non fictionnelle, à une période historique où la diffusion du néoplatonisme épurant le sentiment amoureux revivifie à terme les valeurs courtoises, où un augustinisme condamnant la vanité politique dont Charles Quint à l’Escurial reste sans doute l’image la plus frappante et où la crise des valeurs guerrières – celles qui qualifient le « héros » mi-homme, mi-dieu – avec les guerres de Religion a laissé une place inégalée jusqu’alors aux femmes, et non plus seulement à des femmes, sur le devant d’une société en pleine mutation.L’image du héros, au masculin comme au féminin, enregistre les mutations de l’idéal héroïque sur une longue durée. Si le héros est celui qui agit sur le champ de bataille, l’héroïne de la première modernité, quant à elle, ajoute à la prouesse militaire à laquelle elle ne répugne pas toujours, la piété, la sagesse, la culture, la chasteté et la beauté : autant de qualificatifs récurrents sous la plume d’Hilarion de Coste au long de ses Les éloges et les vies des reynes en 1630. Depuis les Guerres de religion,un capitaine(Brantôme),jusque bien au-delà de la Fronde, un sceptique (Montaigne), un augustinien (La Rochefoucauld), les chrétiens du « Petit Concile » (Fleury, Fénelon, La Bruyère), un libertin (Fontenelle), critiquent l’illusion de la gloire et de l’héroïsme guerrier, tandis que chez les mémorialistes la dénonciation de la morale de l’intérêt, des motifs privés et des passions négatives mine l’image héroïque des Grands et n’épargne ni les femmes ni les hommes. Comme un démenti opposé à la leçon générale issue du « monde », c’est dans une confrontation non moins violente avec les événements historiques, une fois qu’après la Fronde le pouvoir fut transféré aux mains d’un monarque absolu, que s’est développée la mise en mémoire de la résistance héroïque du couvent féminin de Port-Royal, sous l’autorité d’abbesses éminentes, à travers une multitude d’écrits conjuguant écriture personnelle et expression collective (Vies, Relations, correspondance).

 

C’est cette construction d’un héroïsme féminin et de ses critères à travers les textes, hors des seuls codes de la fiction, en particulier romanesques, et à travers les mémoires, les biographies, les ouvrages traitant d’histoire ou de morale, les correspondances,qui pourraitretenir l’attention à l’occasion du présent colloque. Cette problématique, signifiante dans l’histoire des représentations, questionne notre modernité. Il sepropose de reformuler une lecture féminine, mais pas nécessairement féministe, de l’engouement pour la figure féminine aux XVIe et XVIIe siècles, non seulement dans les représentations (femmes fortes, personnalités féminines historiques ou privées), mais aussi dans la réception de ces représentations, aussi bien à travers les faits et gestes qu’à travers un imaginaire collectif, en synchronie autant qu’en diachronie longue.

 

Les communications pourront concerner les champs suivants:

 

-Constellation lexicale et constellation imaginaire: naissance et usages du mot « héroïne », et ses variations, ses synonymes, les évolutions de ses emplois (héroïsme et gloire, héroïsme et vertu, héroïsme et mérite, héroïsme et divinisation des valeurs féminines, héroïsme et courage, héroïsme et grandeur, héroïsme et magnanimité...)

 

-Critères d’un héroïsme féminin v/s critères d’un héroïsme masculin : un héroïsme sans action d’éclat et sans gloire dans le monde ? Un héroïsme du quotidien et de l’humilité, sans coup d’éclat exceptionnel ? Un héroïsme de la prudence ? Comment la beauté se concilie-t-elle avec la notion d’héroïsme ?

 

- Inconscient et non-dits : Y a-t-il un discours moral particulier attaché à de telles constructions mentales ? Existe-t-il une démarcation masculin/féminin dans le combat contre les passions que recommandent les moralistes ou les grandes figures spirituelles ?

 

- Paradigmes et modèles :Comment, aux XVIe et XVIIe siècles, se constitue un modèle féminin d’héroïsme et de culture lettrée et mondaine ?Quelles sont les modalités d’élaboration d’un héroïsme féminin de plume ? Peut-on identifier un Panthéon des figures historiques de l’héroïsme féminin, littéraires et plastiques, Jeanne d’Arc, Marie Stuart ? Quelle part l’histoire contemporaine accorde-t-elle à la figure féminine héroïque ? Quels paradigmes la vie spirituelle et religieuse propose-t-elle, dans les confessions catholique et réformée, quel usage l’autorité, le fidèle en font-il ?

 

-Héroïsme et politique : peut-on parler d’un usage politique des héroïnes, comment se constituent leurs légendes, blanche ou noire selon les besoins, pour quelle fortune?

 

-Héroïsme et genre littéraires :comment se construire en héroïne, existe-t-il des stratégies discursives de l’écriture mémorialiste, épistolaire ou diariste chez les écrivaines des XVIe et XVIIe siècles ?

 

-Réception : Comment envisager en réception longue les tendances hagiographiques d’une historiographie de ces figures à l’époque contemporaine ? Quels sont les pièges et les points aveugles de l’héroïsme féminin de la première modernité ?

 

 

Les propositions (300 mots) sont à envoyer avant le 15 février 2015 à

 

Gilbert Schrenck (gschrenck@wanadoo.fr)

Pascale Thouvenin (thouve@unistra.fr)

Anne Spica (anne-elisabeth.spica@univ-lorraine.fr)

 

Christian Belin (université Paul Valéry – Montpellier)

Didier Course (Hood College, MA)

Alain Cullière (université de Lorraine)

Delphine Denis (université Paris IV – Sorbonne)

Myriam Dufour Maître (université de Rouen)

Nadine Kuperty (université de Tel-Aviv)

Claude La Charité (université du Québec à Rimouski)

Jean-Charles Monferran (université de Strasbourg)

Silvia Mostaccio (université catholique de Louvain)

Benedetta Papasogli (Libera Universita Maria Santa Assunta, Rome)

Catriona Seth (université de Lorraine)

Appel à contribution avant le 31 MARS 2105: revue d'histoire du théâtre, 2016 (source: dramatica)
Posted: Thursday, January 15, 2015 - 08:58

Revue d’Histoire du Théâtre, 2016

 

Les commerces du théâtre

 

Léonor Delaunay et Martial Poirson

Calendrier :

 

Réception des propositions : 31 mars 2015.

Réception des articles : septembre 2015. 

Mise en forme et relectures : automne 2015.

Publication : début 2016.

Coordinateurs :

Léonor Delaunay et Martial Poirson

Partenariat Société d’Histoire du Théâtre – Paris 8

 

 

ARGUMENTAIRE

 

Afin d’inaugurer un chantier autour de la thématique « Théâtres de l’argent », la Revue d’Histoire du Théâtre se propose d’aborder le théâtre dans ses dimensions économiques ou plus spécifiquement marchandes. Les liens et les circulations qui se forment et se transforment entre l’art du théâtre et la marchandise y seront interrogés. Il s’agira de démontrer à partir d’objets concrets que l’art dramatique n’échappe pas à l’art de la transaction : il se fait scène d’exposition et d’exhibition des modes et des arts de vivre, tout en devenant lui-même objet de transaction marchande à part entière.

Dès l’âge classique, le « commerce » désigne à la fois l’art ritualisé et codifié de la conversation et celui de l’activité négociante. Le théâtre peut donc être envisagé comme terrain de la transaction économique – lui-même objet de négociation et de commercialisation ou lieu au centre duquel les marchandises se mettent en scène et se jouent des désirs des spectateurs. En effet, les scènes théâtrales ne sont pas hermétiques, à partir du XVIIIe siècle, à l’explosion de l’offre commerciale et de ses supports médiatiques : elles trouvent leur place dans les nouveaux schémas et modèles marchands qui convoquent les lieux de spectacle, les artistes, les groupes de presse, les entrepreneurs culturels et un public de consommateurs sensible aux goûts et aux tendances que la scène théâtrale expose. Les expositions universelles et foires commerciales en tout genre, mais aussi les métiers liés à la promotion des spectacles pourraient être analysés dans un tel cadre.

C’est donc à l’exploration de cette histoire souvent reléguée dans les non-dits de l’événement théâtral que sera consacré ce numéro qui envisage, dans une perspective sociale, matérielle et économique, allant de l’émergence d’une culture médiatique jusqu’aux nouvelles techniques de marketing, les relations entre spectacle et commerce à travers quatre configurations possibles qui impliquent de mobiliser des sources originales :

1.    1. Les stratégies promotionnelles visant à théâtraliser l’exhibition des biens et services commerciaux, en proposant des mises en scène de la marchandise ou de la prestation économique dans laquelle le théâtre peut devenir support publicitaire (voire les formes de théâtralisation du commerce). Le théâtre est alors considéré comme un opérateur de transaction, qui peut être érigé en véritable entreprise commerciale.

2.     2. Les lieux à la frontière du commerce et du théâtre, comme les foires, les expositions, les exhibitions, les parades, les cabarets, en tant qu’exemples parlants de ces dispositifs où s’entremêlent activité négociante et pratiques spectaculaires. Tout comme les activités qui convoquent compétences artistiques et commerciales, à l’exemple des bonimenteurs ou des bateleurs.

3.   3. Les aventures médiatiques et économiques qui convoquent le théâtre, en tant que lieu de spectacle, représentation esthétique et événement culturel et social, comme les théâtres des Grands Magasins, les théâtres liés à des groupes de presse, les théâtres touristiques…

4.     4. Les processus de commercialisation de l’offre théâtrale, puisant dans les ressorts des modes de diffusion et de commercialisation de la création à grande échelle. Considéré comme un produit commercial, le théâtre fait alors l’objet de techniques de vente de plus en plus sophistiquées de la part d’entrepreneurs, d’investisseurs, d’actionnaires ou de mécènes soucieux de valoriser leurs investissements et d’en multiplier les potentialités économiques.

 

Mots-clés : théâtre, spectacle, commerce, marchandise, transaction, argent, publicité

 

Envoyez vos propositions (300 mots), avec quelques lignes de CV, avant le 31 mars 2015, à :

 

Léonor Delaunay : leonor.delaunay@sht.asso.fr

Martial Poirson : martial.poirson@yahoo.fr

 
Global France, Global French
Posted: Monday, January 5, 2015 - 14:58
Global France, Global French Humanities Research Centre, Australian National University, Canberra, 21–23 October 2015
Proposals due by 5 March 2015
Confirmed keynotes Professor Dominic Thomas, University of California, Los Angeles Professor Charles Forsdick, University of Liverpool
In the eyes of many, France was the centre of the world throughout the modern age. Home of the Revolution and the Rights of Man, heart of a vast colonial empire, capital of the literary, fashion and art worlds, France, and Paris in particular, was at once historical and mythical. Today, following upon a sequence of ‘turns’, from the postcolonial to the global, this centre has given way to multiple centres, to conflicting and complementary sites of physical, economic and cultural exchange. As France has transitioned from a colonial power to a central member of the European Union, it has been forced to negotiate immigration policies, the rise of political extremism and the growing unrest over the linguistic, cultural and spatial borders that divide French society. Debates about French national identity rage in political and cultural sectors: while some seek to bolster a weakened idea of ‘Frenchness’, others, for example the signatories of the 2007 Littérature-monde manifesto, aim to redefine or ‘world’ that identity.
At the same time, the ‘global turn’ in French studies has encouraged scholars to re-examine French literature, language, culture and history through a new, decentred perspective. Recent criticism in literature and history, for example, has returned to early modern literary texts and spaces as well as to major historical events like the French Revolution, exploring the ways in which these traditions and events were not determined in a cultural vacuum, but, as Peter Hulme has noted, ‘were the product[s] of constant, intricate, but mostly unacknowledged traffic with the non-European world’.
The goal of this colloquium is to offer an image of global France and global French, past, present and future. How have French culture and politics been shaped by encounters with European neighbours and with the non-European world? How do contemporary migratory patterns and networks between France and the wider world compare to historical ones? How have neo-colonial practices been reshaped by globalized markets and transnational capital? How have various art forms allowed for the articulation of displacement, community and solidarity throughout French history and into the global present? In short, is the global a new horizon, or one that we are just discovering?
Our aim is to generate an interdisciplinary discussion among colleagues in a wide range of fields, including literature, film, linguistics, cultural studies, history, art history, philosophy, music and digital humanities. Topics for papers/panels include but are not limited to: • Global vs. local (cultures, histories, languages, art forms) • Migration: patterns and networks • Migration: language and policy • The European Union and French national identity • Multicultural, multilingual, multiethnic France/Paris • Colonial, postcolonial, neo-colonial flows and encounters • Translation among languages, cultures, media • The circulation of bodies, capital, ideas, linguistic forms, art forms • Borders: visible and invisible, inner and outer, real and imagined, linguistic and geopolitical • Travel, tourism, trade • Diasporas, past and present
Please send an abstract of 300 words and a CV (max 2 pages) to Leslie.Barnes@anu.edu.au. Papers can be in English or French. The deadline for abstracts is 5 March 2015
Avant le 15 Mars 2015: « La facétie sur les tréteaux : XVIe–XVIIe siècles »: (source Fabula)
Posted: Saturday, December 20, 2014 - 18:37

Journée d’étude organisée dans le cadre des activités scientifiques du Labex Obvil (Observatoire de la vie littéraire), avec le soutien de la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme

Paris le 30 MAI 2015

L’élément le plus caractéristique sans doute de la posture adoptée par les promoteurs de la comédie, depuis sa renaissance au XVIe siècle jusqu’à la fin du XVIIe siècle, est la volonté de se distinguer des pratiques scéniques médiévales, de rompre avec les formes théâtrales d’inspiration farcesque. Conformément au projet de la Pléiade, Aristophane, et surtout Ménandre, Plaute et Terence, deviennent, à l’époque moderne, les modèles d’une comédie renouvelée, qui répudie le « badinage inutile » et les « paroles ridicules », et qui se présente d’abord et avant tout comme un « honnête » divertissement. Aussi, une des façons de concevoir la transition entre le théâtre du Moyen Âge et celui de la Renaissance est d’examiner la conversion des effets comiques « bas » et « grossiers » en éléments de langage très proches de l’esprit facétieux. Chez Cicéron, comme chez la plupart des penseurs humanistes, la facétie (entendue au sens premier de « bon mot ») doit éviter la bouffonnerie et l’obscénité ; elle doit maintenir le plaisir de la plaisanterie à l’intérieur des bornes posées par la décence. En cela, elle entre dans le paradigme de l’urbanitas, cette politesse raffinée et spirituelle fondée sur un idéal d’honnêteté ainsi que sur un ensemble de règles morales et esthétiques destinées à l’usage du gentilhomme.

 

Les titres mêmes de quelques-unes des premières comédies humanistes indiquent quelle place occupe ce registre sur la scène moderne. Le sous-titre de La Comédie Nephelococugie de Pierre Le Loyer (1579) précise qu’il s’agit d’une pièce « non moins docte que facecieuse ». De même, Pierre Larivey, le plus important auteur de comédie au XVIe siècle, qualifie ses six premières œuvres de « morales et facecieuses ». Ces indications, majeures sur le plan poétique, le sont tout autant au niveau de l’histoire des formes et des genres littéraires. Suivant la publication du De Sermone de Pontano (1509) et du Cortegiano de Castiglione (1528), où se donne à lire une définition de l’enjouement reposant sur l’emploi mesuré de la plaisanterie (facetudo), de nombreux recueils de narrations facétieuses sont publiés tout au long du XVIe siècle, dans la lignée du Liber facetiarum de Pogge – on peut citer, parmi les ouvrages les plus célèbres, Les Nouvelles récréations et joyeux devis de Bonaventure Des Périers (1558), ou encore  Les facétieuses journées de Gabriel Chappuys (1584). L’objet de cette journée d’étude sera de réfléchir au statut de la facétie au sein de la comédie renaissante et classique, de la question des frontières génériques à celle des emprunts textuels, en passant par les modalités performatives qui l’accompagnent et au travers desquelles elle contribue au spectacle théâtral.

Nous sollicitons des communications d’une vingtaine de minutes s’inscrivant dans la problématique décrite ci-dessus, et touchant plus spécifiquement à l’un ou l’autre des aspects suivants :

 

  • L’influence des modèles antiques (grecs, romains) et médiévaux ;
  • Les transferts littéraires, les échanges de pratiques textuelles d’une œuvre à l’autre, d’un genre à l’autre ;
  • Les éléments poétiques, stylistiques et rhétoriques mis en œuvre par la facétie ;
  • Le rôle que joue la facétie dans le cadre d’une théorie générale du rire sur la scène des XVIe et XVIIe siècles ;
  • Les phénomènes de récurrence des personnages, de circulation des thèmes et des motifs liés au facétieux ;
  • Le passage de la facétie racontée à la facétie jouée (la burla) ;
  • La prise en charge, par une instance énonciatrice, du discours facétieux ;
  • La vocation sociale de la facétie, les conditions de sa réception par le public de théâtre et la valeur qui lui est accordée.

 

Les propositions de communication, d’une longueur d’environ 300 mots, doivent être envoyées au plus tard le 15 mars 2015. Prière d’inclure votre nom, prénom, coordonnées ainsi que votre université d’attache.

Responsable : Vincent Dupuis (Université de Paris IV-Sorbonne)

Adresse : vincent.dupuis@mail.mcgill.ca

 

Graduate Students Conference at Rutgers: Transitions and Transgressions (deadline on January 18th, 2015)
Posted: Wednesday, December 17, 2014 - 18:20

The Department of French at Rutgers University

announces its

Interdisciplinary Graduate and Post-Graduate Conference

 

Transitions and Transgressions

 

Keynote speaker: Michèle H. Richman

Professor of Romance Languages at University of Pennsylvania

 

Friday, March 6 & Saturday, March 7, 2015

New Brunswick, NJ

 

         The Graduate Student Organization of the French Department at Rutgers University is pleased to announce an interdisciplinary conference that explores the concepts of transition and transgression in French and Francophone societies.

         The notions of transition and transgression have a contrasting and intricate relationship. Transition is generally described as a gradual movement devoid of violence and urgency, a process consisting of the accumulation of small adjustments, as depicted in the works of Ross Chambers (Room for Maneuver) and Michel de Certeau (The Practice of Everyday Life). Transition is often imperceptible, but it can also be explored and enjoyed: in recent years, for example, the French collective Transitions has used Donald Winnicott's concept of “transitional space” to redefine culture and literature as such a space, where experience can be played with, transformed, and shared.

         In contrast, transgression is often characterized as a movement of urgent violence. As theorized by Michel Foucault in “Préface à la transgression,” transgression is intent on destroying a limit, as it seeks to impose itself in the system that denies it inclusion. Transgression is typically embraced by modernity – and by modern aesthetics in particular; but thinkers such as Hélène Merlin-Kajman (founder of Transitions) have underlined the resulting paradox of institutionalized transgression, in which transgressive acts can no longer be instigated against a system that has already absorbed them.

Despite their contrasting dynamics, the concepts of transition and transgression share fundamental traits. They suggest a similar trajectory as they both move, albeit at different paces, toward a limit, a movement that is fueled by both power and desire.

         Our upcoming conference proposes to explore the broad and very rich concepts of transition and transgression in cultural, political, and aesthetic contexts. We invite papers that examine the ways in which these phenomena are represented through various artistic media such as literature, film, music and visual arts in the Francophone world. How do we define transitions and transgressions? How do they work? What is their relationship to one another? What new understandings do they bring to French and Francophone literature and culture across centuries? How does the work of critical theorists enlighten or challenge our conception of transgressions and transitions?

Possible themes include but are not limited to:

The sacred and the profane

Sexuality

Revolutions, rebellions, uprisings             

Taboos

Limits and horizons

Violence

ExcessArt as transgression

Art in transition

Transformations

Criminality

Morality/Immorality

Systems of Government

Social & economic changes

Capitalism and its discontents

Religion, faith, and apostasy

The private and the public

Immigration

Travel

Adaptability and alienation

The subaltern

Forbidden language

Hybridity, porosity

Exile

Independence and its discontents

Diasporas

Social and economic mobility

Geographical boundaries

Infiltrations

Liminality

Life transitions (childhood, adolescence, adulthood)

Colonization

Translation

Identities (gender, postmodern, postcolonial)

The conference will have a panel format. Presentations should last 15 to 20 minutes. We welcome papers in both French and English.

Abstracts of 250-400 words should be submitted to transgressionsrutgers2015@gmail.com before the 18th of January. The abstract should be preceded by a cover page with the following information:

- Name (Last, First)

- Academic affiliation

- Title (PhD/Masters Candidate, Post-Docs, Visiting Professor)

- Title of the paper

- Telephone number

- Email address

New Publications

La Haine du théâtre. Controverses européennes sur le spectacle. Vol. 1: Controverses et polémiques. Dir. François Lecercle et Clotilde Thouret
Posted: 8 Jul 2019 - 23:42

Littératures classiques, n° 98, 2019, 212 p.

Présentation de l’éditeur :

Ce numéro se donne pour objectif de revenir sur l’histoire des controverses sur le théâtre en Europe, pour trois raisons : elle a été très inégalement explorée ; elle l’a surtout été du point de vue de l’histoire des idées ; enfin, elle n’a presque jamais été envisagée à une échelle européenne. Or l’hostilité contre le théâtre, relancée par la professionnalisation, s’est traduite, à partir des années 1570, par toute une série de crises à travers l’Europe ; elle a été entretenue par une ample production de traités et de pamphlets qui, très vivace jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, a eu des prolongements jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ces débats s’inscrivent dans un champ polémique plus large, dont les dynamiques et les épisodes particuliers sont essentiels du point de vue de l’histoire culturelle de la période ; ils possèdent notamment des points d’intersection avec les querelles littéraires, dont on connaît le rôle structurant dans l’espace politico-culturel.

Offrant un point de vue privilégié pour observer la circulation des idées religieuses, politiques, dramaturgiques, etc., dans l’espace européen, les controverses permettent également de cerner le rôle assigné au théâtre – et au spectateur – dans la société de l’époque et de voir comment cette pratique culturelle peut être instrumentalisée dans des luttes religieuses et politiques.

François LECERCLE est professeur émérite de littérature comparée à Sorbonne-Université. Il est notamment l’auteur de : Anecdotes dramatiques, de la Renaissance aux Lumières (PUPS, 2012), et de La Haine de Shakespeare (PUPS, e-theatrum mundi, 2018).

Clotilde THOURET est professeur de littérature comparée à l’université de Lorraine (Nancy) et auteur de : Seul en scène. Le Monologue dans le théâtre européen de la première modernité (Angleterre, Espagne, France ; 1580-1640) (Droz, 2010), et de Le Théâtre réinventé. La défense de la scène dans l’Europe de la première modernité (PUR, 2019).

Passions géométriques : Mélanges en l’honneur de Dominique Descotes, dir. A. Cusson
Posted: 3 Jul 2019 - 23:43

Études réunies et présentées par Agnès Cousson. Honoré Champion, coll. "Colloques, congrès et conférences – Le Classicisme N°22", 2019. ISBN 978-2-7453-5099-2. 606 p. 65€.

Les trente contributions réunies ici en hommage à Dominique Descotes offrent une illustration des préoccupations anthropologiques du Grand Siècle, lesquelles se confondent avec l’oeuvre scientifique et les centres d’intérêt de celui à qui elles sont offertes. Les « passions », ce sont celles du « moi » et de « l’amour-propre », dénoncées avec ardeur par Blaise Pascal, à qui Dominique Descotes a consacré la plupart de ses travaux. Aussi le « génie » clermontois est-il un « centre » de ce volume. Descartes, Mersenne, Fénelon, ou Nicole, pour ne citer que quelques noms, l’accompagnent et enrichissent les réponses aux questions soulevées. Les « passions » sont aussi celles représentées sur la scène théâtrale, source d’exacerbation des « concupiscences » ou au contraire catharsis, autre lieu de réflexions sur cette énigme qu’est l’homme, par l’illusion de la fiction. Enfin, la raison et la passion s’unissent chez l’enquêteur chargé de résoudre une affaire policière et de faire la lumière. C’est sans doute dans cette union des contraires que réside la profonde unité de l’ensemble.

https://www.honorechampion.com/fr/champion/11037-book-08535099-9782745350992.html

Bronwen McShea, APOSTLES OF EMPIRE: THE JESUITS AND NEW FRANCE
Posted: 2 Jul 2019 - 19:41

University of Nebraska Press, "France Overseas: Studies in Empire and Decolonization", 2019. ISBN hardcover: 978-1-4962-0890-3; ebook (EPUB): 978-1-4962-1447-8; ebook (PDF): 978-1-4962-1449-2. 378 p. $60.00; see below for discount.

Apostles of Empire is a revisionist history of the French Jesuit mission to indigenous North Americans in the seventeenth and eighteenth centuries, offering a comprehensive view of a transatlantic enterprise in which secular concerns were integral. Between 1611 and 1764, 320 Jesuits were sent from France to North America to serve as missionaries. Most labored in colonial New France, a vast territory comprising eastern Canada and the Great Lakes region that was inhabited by diverse Native American populations. Although committed to spreading Catholic doctrines and rituals and adapting them to diverse indigenous cultures, these missionaries also devoted significant energy to more-worldly concerns, particularly the transatlantic expansion of the absolutist-era Bourbon state and the importation of the culture of elite, urban French society.

In Apostles of Empire Bronwen McShea accounts for these secular dimensions of the mission’s history through candid portraits of Jesuits engaged in a range of secular activities. We see them not only preaching and catechizing in terms that borrowed from indigenous idioms but also cultivating trade and military partnerships between the French and various Indian tribes. Apostles of Empire contributes to ongoing research on the Jesuits, New France, and Atlantic World encounters, as well as on early modern French society, print culture, Catholicism, and imperialism. McShea shows how the Jesuits’ robust conceptions of secular spheres of Christian action informed their efforts from both sides of the Atlantic to build up a French and Catholic empire in North America through significant indigenous cooperation.

Discount: Nebraska Press is offering the book at a 40% discount (so, a price of $36.00 instead of $60.00) if you use the code 6AS19 at checkout on the Press's website.  This code works in the USA and Canada.  For those outside North America, please call Combined Academic Publishers in the United Kingdom at +44 (0)1423 526350 and use the discount code CS40UNP.  (Further discount information may be found on the flyer here: https://www.academia.edu/38003712/Apostles_of_Empire_The_Jesuits_and_New_France

https://www.nebraskapress.unl.edu/university-of-nebraska-press/9781496208903/

The Seventeenth Century, Virtual Special Issue: Britain in Europe in the Seventeenth Century
Posted: 2 Jul 2019 - 19:35

There has never been a more appropriate time to emphasize the intimate interconnectedness that has always existed between Britain and continental Europe, in every aspect of life.  This Virtual Special Issue offers, with free access, a selection of 20 articles that have been chosen to illustrate both the importance and the diversity of such relationships during the early modern period; and also their reciprocity, a fact that is easily overlooked in critical analysis whose primary focus is on Britain. 

These articles include perspectives from France, Italy, Spain, Poland, the Netherlands, the German states, Bohemia, and the Holy Roman Empire, as well as from Britain. The wide range of subject-areas covered frequently overlap, but they form five broad groupings:

Court culture – both in the elaborate court entertainments and in art collecting – and its close relationship to international politics (articles by David Norbrook, Axel Saähler, Toby Osborne, Markus Klinge, and Kevin Chovanec).

Diplomacy (Melanie Ord).

The interchange of religious, political, and philosophical ideas (Alan Rudrum, Christopher Tilmouth, Marco Barducci on Cromwell in Italy, Rady Roldan-Figueroa, Marco Barducci on Grotius in England, and Leigh Penman).

Literary cross-currents (Martin Wiggins, William Poole, C.R. Joby, Giulio Pertile, and Nigel Smith).

Finally, trading relations (Giada Pizzoni), and what one might call economic migrants, from English actors in Paris (Alan Howe) to the wide involvement of British exiles in Poland (Antoni Krawczyk).

As an international and interdisciplinary journal it is a central principle of The Seventeenth Century that the study of every aspect of the period is enriched by an awareness of the wider perspectives that contribute to its fertile complexity.  This selection of articles is drawn from the full range of the journal’s rich archive, and offers an indication of the scope and depth of its coverage in all areas.

Richard Maber

General Editor, The Seventeenth Century

https://think.taylorandfrancis.com/17cvsi/

Clément Duyck, Poétique de l’extase. France, 1601-1675
Posted: 24 Jun 2019 - 23:55

Classiques Garnier, coll. "Lire le XVIIe siècle, 2019. ISBN 978-2-406-08132-6. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08134-0. 649 p. 58€.

Résumé: Cet ouvrage met en lumière en France au xviie siècle une littérature composée de traités de spiritualité, de récits (auto)biographiques et de poésie lyrique, qui fait de l’extase la condition éthique, critique et affective dont dépend le sens de son propre discours.

https://classiques-garnier.com/poetique-de-l-extase-france-1601-1675.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_dinformation_Mai_2019&utm_medium=email