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Calls for Papers and Contributions

Appel à contribution par la revue INHA consacrée au textile (source Clara Light): avant le 31 Mars 2015
Posted: Tuesday, December 16, 2014 - 11:19

Le prochain numéro thématique de Perspective. La revue de l’INHA<http://www.inha.fr/fr/ressources/publications/perspective.html> (à paraître en décembre 2016 et conçu en partenariat avec le Mobilier national-Manufactures nationales) portera sur les textiles à différentes époques et en différents lieux de production et d’usage. Il s’agira autant de rassembler un ensemble d’articles faisant état des recherches les plus récentes – voire en cours, comme c’est le cas en Suisse, en Allemagne et en France – que de suivre plusieurs fils singuliers qui ont parcouru le temps : de la broderie médiévale aux œuvres arachnéennes de Louise Bourgeois, en passant par les questions liées à la parure antique ou à la route de la soie... On profitera également de l’occasion pour interroger l’imagerie du métier à la manière dont Diego Velázquez l’aborda dans Les Fileuses (1657, Madrid, Museo Nacional del Prado), œuvre phare d’un corpus abondant qui appelle justement des travaux originaux au sein desquels le textile est envisagé comme lieu métaphorique et intermédial, la toile s’y révélant à la fois support et motif. Si les textiles fournissent pléthore d’objets et de sujets à l’histoire de l’art, cette dernière doit se déployer dans un dialogue interdisciplinaire avec l’histoire du travail, les études de genre, la muséologie, ou encore avec les recherches émanant de la culture matérielle, des études postcoloniales, de l’histoire économique voire de la géopolitique, notamment pour ce qui a trait à l’approvisionnement en matières premières. De même, la discipline est remarquablement renforcée lorsqu’elle profite des travaux en histoire des sciences et des techniques informant la fabrication des pièces manufacturées ou industrielles. L’histoire des artisans et des acteurs en général (des producteurs aux consommateurs) offre aussi des domaines de recherche particulièrement riches, des tisserands cévenols d’hier aux ouvriers bangladais d’aujourd’hui en passant par les visiteurs du Centre national du costume de scène de Moulins. D’ailleurs, dans le cadre d’une histoire dénationalisée de l’art!  , il est possible d’étudier, par exemple, la filière des cotonnades d’inspiration indienne dans l’Europe du xviiie siècle, la diffusion mondiale du prêt-à-porter made in China au XXe siècle, ou encore les avatars du tissu africain tel qu’il ressurgit dans l’art contemporain d’un Yinka Shonibare, mais tel qu’il existe aussi dans l’histoire au très long cours des toiles appliquées béninoises comme dans l’appropriation d’une pratique textile ancestrale par l’art contemporain maghrébin. Il est donc des mondes de plantation (semence, récolte), de confection (tissage, teinture, coupe), des circuits de commercialisation locaux et internationaux, et des usages multiples des textiles, à toutes les époques et en tous points de la planète. Depuis toujours, les artistes inventent leurs relations à la textilité comme trame idéelle et matérielle : des tissus méso-américains faits de plumes à la robe de viande de Jana Sterbak, sans oublier la relation ancienne et matricielle avec la peinture abstraite. Enfin, les travaux sur l’histoire des institutions du textile sont eux aussi encouragés : tant les manufactures multiséculaires que les fashion institutes franchisés telle Parsons The New School for Design, désormais établie à New York, Paris et Shangai ; ou encore les musées, qui, pour ce qui concerne les textiles, s’avèrent des lieux de conservation, de restauration et d’exposition, mais aussi parfois de re-fabrication de tissus anciens et de commande de créations contemporaines (Aubusson, Beauvais, les Gobelins). Les thèmes nombreux (archéologie du textile, culture imprimée de la broderie, théories de l’arabesque, processus d’échantillonnage, etc.) et les pièces variées (tapisseries, tapis, dentelles, vêtements, tissus d’ameublement, accessoires scénographiques, drapés sculptés, etc.) sont autant de pistes que nous souhaitons explorer dans des formats de textes très divers. Perspective souhaite en effet rassembler des études diachroniques dont les formes et les enjeux peuvent être multiples. Aussi, les propositions sont susceptibles d’aller de l’article synthétique et bref mettant en exergue tel aspect du textile (25 000 signes) au bilan historiographique concernant tel médium ou tel territoire de production, ou encore tel historien de l’art textile à l’instar d’Alois Riegl ou Gottfried Semper, voire telle période historique remarquable dont la spécificité matérielle, stylistique ou autre est encore à établir (45 000 signes). Cet appel à contributions ne prétend pas couvrir exhaustivement les sujets envisageables, par conséquent toutes les propositions sont bienvenues, même si nous souhaitons privilégier, autant que possible, une approche trans-périodes. Les projets, quelle que soit la langue car Perspective prend en charge les traductions, seront examinés par le comité scientifique du numéro, qui rassemble : Marc Bayard, Marion Boudon-Machuel, Catherine Breniquet, Pascale Charron, Rossella Froissart, Charlotte Guichard, Rémi Labrusse, Anne Lafont, Johanne Lamoureux, Philippe Malgouyres, Sara Martinetti, Nicole Pellegrin, Zahia Rahmani, Katie Scott, Philippe Sénéchal, Philippe Thiébaut, Merel van Tilburg et Tristan Weddigen. Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes et une biographie de 2 ou 3 lignes) à revue-perspective @inha.fr<mailto:revue-perspective@inha.fr> avant le 31 mars 2015. Bien cordialement, Clara Licht Mission de la communication Institut national d'histoire de l'art (INHA) http://www.inha.fr http://www.facebook.com/Institutnationaldhistoiredelart 2 rue Vivienne 75002 Paris

Récit et vérité à l'époque classique III Colloque international : Enjeux, formes et motifs du portrait dans les récits de fiction et dans les récits historiques de l'époque classique (XVIIe-XVIIIe siècles): Marc HERSANT et Catherine RAMOND
Posted: Tuesday, December 9, 2014 - 22:28

Organisation: Marc Hersant (CERLL, CERR, Université d'Amiens) et Catherine Ramond (TELEM, Université Bordeaux 3)

Lieu du colloque : Université de Picardie Jules Verne, Amiens, jeudi 22, vendredi 23 et samedi 24 octobre 2015

L'époque classique, à l'image de la destinataire du cardinal de Retz à qui le mémorialiste en offre une superbe et célèbre galerie, "aime les portraits". Cette espèce de passion en forme de mode durable fait du portrait un modèle d'écriture qui traverse alors pratiquement tous les genres, que le portrait soit isolé, présenté en série ou intégré dans un continuum dans les récits historiques, les Mémoires, les autobiographies, les contes, les romans, l'épopée, etc. Dans le roman et dans le conte, il triomphe tout au long de la période, des portraits de l'Astrée à ceux du prologue des 120 Journées de Sodome, en passant par les célèbres séries qui ouvrent la Princesse de Clèves ou Candide et par les portraits aux proportions géantes de La Vie de Marianne. Chez les mémorialistes, il apparait comme une des formes fondamentales d'une histoire vécue dans la proximité de l'événement et des figures qui l'ont faite. Considéré comme un ornement indispensable du récit historique par certains représentants de l'histoire la plus séduisante (Mezeray), il est cependant brutalement rejeté par d'autres historiens comme Voltaire qui le considèrent comme la marque d'une tentation "fictionnelle". Utilisé pour rendre compte d'universaux humains ou "caractères" aussi bien que pour évoquer des singularités personnelles, il participe au premier chef à une espèce de glorification de l'individu de plus en plus évidente au cours des deux siècles qui nous occupent.

Mais si le portrait a été très largement étudié par les spécialistes du récit "factuel" (au sens de Genette), où il abonde (galerie des portraits chez Retz, nombreux et célèbres portraits chez Saint-Simon) ainsi que par les spécialistes du roman (au moins pour le portrait galant du XVIIe siècle, car la description est parfois un peu en retrait dans les romans du XVIIIe siècle), cet élément important du récit n’a pas été jusqu'à présent l’objet d’une confrontation des deux pratiques d’écriture, qui ont certes des liens mais aussi des différences profondes, ne serait-ce qu’en raison du caractère référentiel des personnages d’un côté, et de leur caractère fictionnel de l’autre - même si bien sûr des personnages historiques réels peuvent apparaître dans la nouvelle historique ou dans des romans-Mémoires comme Cleveland. Cela amène à poser un certain nombre de questions, et parmi d'autres possibles, celles-ci : le traitement des portraits est-il semblable en histoire et en fiction ? Qu’en est-il des véritables personnages qui apparaissent dans les romans, chez Prévost ou Marivaux, ou encore des romans à clé qui travestissent d’authentiques portraits derrière des identités fantaisistes (comme dans L’Histoire amoureuse des Gaules de Bussy-Rabutin, par exemple) ? La pratique du portrait qui apparaît dans les genres intermédiaires que sont les nouvelles historiques ou les pseudo-mémoires est-elle plus proche de la pratique historique ou de la pratique fictionnelle ? Le jeu dialogique qui met en tension histoire et fiction tout au long de la période est-il particulièrement sensible dans l'écriture du portrait, à travers des brouillages résolus des frontières ou au contraire par des différenciations formelles marquées? Les écrivains qui ont pratiqué les deux champs du fictionnel et du factuel écrivent-ils leurs portraits de la même manière et avec les mêmes enjeux des deux côtés? Le portrait pose-t-il les mêmes questions aux théoriciens du roman et à ceux de l'écriture historique?

Telles sont quelques-unes des problématiques auxquelles ces journées de réflexion s’attacheront en mettant en dialogue de manière systématique spécialistes du récit de fiction et spécialistes du récit "historique" (au sens théorique d'un Ricœur) à l'époque classique. Le "dialogue" étant une part essentielle de la conception de ce colloque, chaque communication de vingt minutes sera suivie de dix minutes d'échange.

            Dans le cadre de ce programme "Récit et vérité à l'époque classique", deux événements scientifiques ont déjà été réalisés : sur les discours rapportés, à l'Université Bordeaux 3 (publication aux Presses de l'Université d'Artois, 2012, dans la seconde partie d'un volume intitulé Histoire, histoires) et sur la représentation de la vie psychique à l'Université Lyon 3 (publication dans la collection "Faux titre" chez Rodopi, fin 2014-début 2015). Ce colloque sur les portraits sera suivi de deux autres manifestations scientifiques qui concluront ce cycle de comparaisons entre narration fictionnelle et narration factuelle sous l'Ancien-Régime. Les communications, focalisées sur les XVIIe et XVIIIe siècles, peuvent "déborder" sur la fin du XVIe siècle (Monluc ou Montaigne, par exemple) et sur le début du XIXe siècle (Chateaubriand...). Enfin la réflexion peut être étendue à des auteurs étrangers ( Cervantès, Milton, Goldoni, Defoe, Richardson, Goethe, Gibbon par exemple...).

Les propositions de communications doivent nous parvenir au plus tard le 31 décembre 2014  et sont à adresser à :

Catherine RAMOND catherine.ramond@wanadoo.fr

et Marc HERSANT m.hersant@free.fr

 
Héroïsme féminin, héroïnes et femmes illustres, XVIe et XVIIe siècles : une représentation sans fiction Strasbourg, 28-30 janvier 2016 (source: F. Assaf)
Posted: Monday, December 8, 2014 - 17:02

Il n’est sans doute pas innocent qu’en 1647, Vaugelas ouvre ses Remarques sur la langue française par une série de considérations sur la prononciation de héros, différentes d’ héroïne et d’ héroïsme : la famille lexicale est sur toutes les langues, au masculin comme au féminin. Si l’on en croit le lexicographe, le rapport entre les genres est d’équivalence lorsque le siècle s’achève. L’héroïne se définit comme une « fille ou femme qui a des vertus de héros, qui a fait quelque action héroïque » : la Pucelle d’Orléans, Judith, Lucrèce (Furetière, Dictionnaire Universel, 1690).On n’a jamais autant écrit sur les héroïnes et femmes illustres pendant le siècle qu’entre la Renaissance et 1650, où le dérivé féminin du grec herôs connaît une fortune extraordinaire ; tout y concourt, en un temps où la régente Anne d’Autriche fait l’objet d’éloges dithyrambiques, avant que la Fronde n’ait raison de cette inflation, tandis que le XVIIIe siècle s’ouvrira sur l’acte symbolique de la destruction sur ordre de Louis XIV (1711), quatre ans avant la fin du règne, des traces physiques de l’abbaye de Port-Royal des Champs, haut lieu de la geste héroïque collective des religieuses et des Solitaires qui ont vécu jusqu’au sacrifice la revendication de la liberté de conscience pendant toute la seconde moitié du siècle.

Que les XVIe et XVIIe siècles aient été ceux d’une reconnaissance autant que d’une exaltation d’un héroïsme féminin n’est pas une nouveauté : la fin des années 1970 a été marquée par le renouveau d’intérêt pour la vogue centenaire des éloges des femmes, à la suite de la diffusion grâce à l’imprimé du De Casibus de Boccace, ou au succès du De praexcellentia foeminei sexus de Cornelius Agrippa et de ses suiveurs; les Querelles des femmes qui ponctuent ces deux siècles sont désormais bien documentées, ainsi que la vogue pour les ouvrages consacrés aux femmes fortes et à leur réception en fiction, sur la scène ou en peinture. La recherche en histoire, histoire de l’art et histoire littéraire a mis en valeur le caractère particulièrement marquant de grandes figures féminines, reines, filles et soeurs de roi, grandes aristocrates prêtes à monter sur les barricades, dames de Lettres en leur salon ou saintes aux destinées extraordinaires.

Des illustres aux héroïnes, il n’y a qu’un pas, que la fiction a franchi aisément. Pour autant, il vaut la peine de revenir sur les modalités de qualification d’un héroïsme féminin hors du domaine de l’invention littéraire ou artistique, dans l’hypothèse d’une proximité plus étroite avec la vie morale et ses représentations dans une littérature non fictionnelle, à une période historique où la diffusion du néoplatonisme épurant le sentiment amoureux revivifie à terme les valeurs courtoises, où un augustinisme condamnant la vanité politique dont Charles Quint à l’Escurial reste sans doute l’image la plus frappante et où la crise des valeurs guerrières – celles qui qualifient le « héros » mi-homme, mi-dieu – avec les guerres de Religion a laissé une place inégalée jusqu’alors aux femmes, et non plus seulement à des femmes, sur le devant d’une société en pleine mutation.L’image du héros, au masculin comme au féminin, enregistre les mutations de l’idéal héroïque sur une longue durée. Si le héros est celui qui agit sur le champ de bataille, l’héroïne de la première modernité, quant à elle, ajoute à la prouesse militaire à laquelle elle ne répugne pas toujours, la piété, la sagesse, la culture, la chasteté et la beauté : autant de qualificatifs récurrents sous la plume d’Hilarion de Coste au long de ses Les éloges et les vies des reynes en 1630. Depuis les Guerres de religion,un capitaine(Brantôme),jusque bien au-delà de la Fronde, un sceptique (Montaigne), un augustinien (La Rochefoucauld), les chrétiens du « Petit Concile » (Fleury, Fénelon, La Bruyère), un libertin (Fontenelle), critiquent l’illusion de la gloire et de l’héroïsme guerrier, tandis que chez les mémorialistes la dénonciation de la morale de l’intérêt, des motifs privés et des passions négatives mine l’image héroïque des Grands et n’épargne ni les femmes ni les hommes. Comme un démenti opposé à la leçon générale issue du « monde », c’est dans une confrontation non moins violente avec les événements historiques, une fois qu’après la Fronde le pouvoir fut transféré aux mains d’un monarque absolu, que s’est développée la mise en mémoire de la résistance héroïque du couvent féminin de Port-Royal, sous l’autorité d’abbesses éminentes, à travers une multitude d’écrits conjuguant écriture personnelle et expression collective (Vies, Relations, correspondance).

C’est cette construction d’un héroïsme féminin et de ses critères à travers les textes, hors des seuls codes de la fiction, en particulier romanesques, et à travers les mémoires, les biographies, les ouvrages traitant d’histoire ou de morale, les correspondances,qui pourraitretenir l’attention à l’occasion du présent colloque. Cette problématique, signifiante dans l’histoire des représentations, questionne notre modernité. Il sepropose de reformuler une lecture féminine, mais pas nécessairement féministe, de l’engouement pour la figure féminine aux XVIe et XVIIe siècles, non seulement dans les représentations (femmes fortes, personnalités féminines historiques ou privées), mais aussi dans la réception de ces représentations, aussi bien à travers les faits et gestes qu’à travers un imaginaire collectif, en synchronie autant qu’en diachronie longue.

Les communications pourront concerner les champs suivants:

-Constellation lexicale et constellation imaginaire: naissance et usages du mot « héroïne », et ses variations, ses synonymes, les évolutions de ses emplois (héroïsme et gloire, héroïsme et vertu, héroïsme et mérite, héroïsme et divinisation des valeurs féminines, héroïsme et courage, héroïsme et grandeur, héroïsme et magnanimité...)

-Critères d’un héroïsme féminin v/s critères d’un héroïsme masculin : un héroïsme sans action d’éclat et sans gloire dans le monde ? Un héroïsme du quotidien et de l’humilité, sans coup d’éclat exceptionnel ? Un héroïsme de la prudence ? Comment la beauté se concilie-t-elle avec la notion d’héroïsme ?

- Inconscient et non-dits : Y a-t-il un discours moral particulier attaché à de telles constructions mentales ? Existe-t-il une démarcation masculin/féminin dans le combat contre les passions que recommandent les moralistes ou les grandes figures spirituelles ?

- Paradigmes et modèles :Comment, aux XVIe et XVIIe siècles, se constitue un modèle féminin d’héroïsme et de culture lettrée et mondaine ?Quelles sont les modalités d’élaboration d’un héroïsme féminin de plume ? Peut-on identifier un Panthéon des figures historiques de l’héroïsme féminin, littéraires et plastiques, Jeanne d’Arc, Marie Stuart ? Quelle part l’histoire contemporaine accorde-t-elle à la figure féminine héroïque ? Quels paradigmes la vie spirituelle et religieuse propose-t-elle, dans les confessions catholique et réformée, quel usage l’autorité, le fidèle en font-il ?

-Héroïsme et politique : peut-on parler d’un usage politique des héroïnes, comment se constituent leurs légendes, blanche ou noire selon les besoins, pour quelle fortune?

-Héroïsme et genre littéraires :comment se construire en héroïne, existe-t-il des stratégies discursives de l’écriture mémorialiste, épistolaire ou diariste chez les écrivaines des XVIe et XVIIe siècles ?

-Réception : Comment envisager en réception longue les tendances hagiographiques d’une historiographie de ces figures à l’époque contemporaine ? Quels sont les pièges et les points aveugles de l’héroïsme féminin de la première modernité ?

Les propositions (300 mots) sont à envoyer avant le 15 février 2015 à

Gilbert Schrenck (gschrenck@wanadoo.fr)

Pascale Thouvenin (thouve@unistra.fr)

Anne Spica (anne-elisabeth.spica@univ-lorraine.fr)

L'âme sous l'Ancien Régime (Joy PALACIOS): Date limite 15 DECEMBRE 2014!
Posted: Tuesday, December 2, 2014 - 06:55

Appel à communications pour un atelier du congrès 2015 de

L’Association des Professeur.e.s de Français des Universités et Collèges Canadiens

(Université d’Ottawa, du samedi 30 mai au vendredi 5 juin)

http://apfucc.net/

Atelier sur :

L’âme sous l’Ancien Régime

Si l’Ancien Régime est connu comme l’époque du triomphe de la Raison – raison d’État,

vraisemblance littéraire, et efflorescence des Lumières en philosophie – ce n’en est pas moins

une période où fleurissent les interrogations sur la nature de l’âme. Les auteurs de l’École

française de spiritualité, tels que Pierre de Bérulle ou Jean-Jacques Olier, cherchent une âme

anéantie et soumise à Dieu, tandis que dans le domaine des sciences René Descartes transforme

l’âme en laboratoire en disséquant le fonctionnement des passions qui l’animent. Pierre Corneille

et Jean Racine mettent en scène des âmes qui se sacrifient à leur devoir ou qui se déchirent sous

le poids d’un amour impossible tout en se cachant derrière les exigences de la bienséance. Au

siècle suivant, Jean-Jacques Rousseau essaie de « rendre [s]on âme transparente aux yeux du

lecteur », mais s’attarde sur des histoires qui dissimulent autant qu’elles révèlent. L’âme sous

l’Ancien Régime hante la rigueur, l’éclat, et l’exploration scientifique qui marquent le règne des

rois Bourbon.

Cet atelier se propose donc de tirer l’âme des ombres des XVIIe et XVIIIe siècles pour examiner

sa vie littéraire, religieuse et historique. Comment rendre compte du rôle de l’âme sous l’Ancien

Régime ? Quelle est son importance symbolique, mystique, politique, philosophique et

idéologique dans les écrits de l’époque moderne?

Selon le contexte, plusieurs pistes de réflexion pourront être envisagées, par exemple :

• L’âme théâtrale (l’âme en scène et/ou la théâtralité de l’âme)

• L’âme noble (honnêteté, gloire, devoir)

• L’âme nue (mysticisme, anéantissement, spiritualité)

• L’âme scientifique (objet et mécanisme de réflexion philosophique)

• L’âme narrative (mémoires, confessions, correspondance)

Nous invitons les propositions d’environ 300 mots. Veuillez envoyer vos propositions, ainsi

qu’une brève notice biographique, à joy_palacios@sfu.ca avant le 15 décembre 2014.

Responsable :

Joy Palacios – joy_palacios@sfu.ca

Simon Fraser University, Département de français

Date limite pour l’envoie des propositions : le 15 décembre 2014

(Notez que cet atelier aura lieu le 3 juin au plus tard pour que les participants puissent aussi

assister au colloque de la NASSCFL.)

Society for Seventeenth-Century French Studies Conference, 2-4 July 2015
Posted: Monday, December 1, 2014 - 22:33

CALL FOR PAPERS

The next conference of the Society for Seventeenth-Century French Studies will take place at the University of St Andrews.  In recognition of the tri-centenary of Louis XIV’s death, the theme is Kingship. Papers are invited on any aspect of this theme and need not be limited to Louis XIV. Possible subjects include:

·        Kings: Henri IV, Louis XIII and Louis XIV

·        Theories of Kingship; political theory

·        Kings and other rulers (Emperors, Popes)

·        Kingship and gender (Queens, Regents, la loi salique)

·        King/Queen figures in literature

·        King/Queen figures in theatre

·        King/Queen figures in art, dance and music

·        Contested kings; kings and contestation 

·        Satirical portrayals of king figures

·        French kings viewed from abroad

Proposals for papers (250-300 words) should be sent to the Secretary, Professor Richard Maber (r.g.maber@durham.ac.uk) by 31 January 2015. Please note that in order to present a paper at the conference, one must be a member of the Society.

The conference will include an organ recital of French baroque music and a hands-on visit to the library’s Special Collections, as well as local fish and chips and a conference dinner in the recently re-opened Byre Theatre.

Please note that the annual conference of Society for the Study of French History will also be held at the University of St Andrews, 28-30 June 2015. 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS

Cette année, le colloque de la Society for Seventeenth-Century French Studies aura lieu à l’Université de St Andrews. Le thème pour cette année (le tricentenaire de la mort de Louis XIV) sera la royauté et les rois (le “kingship”), sous toutes ses formes, y compris:

·        Les rois: Henri IV, Louis XIII et Louis XIV

·        La théorie de la royauté; la théorie politique

·        Les rois et d’autres “souverains” (empereurs, papes)

·        La royauté féminine (les reines/régentes, la loi salique)

·        Les rois/reines dans la littérature

·        Les rois/reines dans le théâtre

·        Les rois/reines dans l’art, la danse et la musique

·        Le pouvoir royal contesté

·        Les rois satirisés

·        Les rois français vus de l’étranger

Les propositions de communications sont à envoyer au Professor Richard Maber (r.g.maber@durham.ac.uk), avant le 31 janvier 2015. Pour présenter une communication au colloque, il faut être abonné à la Society for Seventeenth-Century French Studies.

 

Il y aura un concert de musique baroque pour orgue, un workshop aux Special Collections à la bibliothèque de recherche, ainsi que des fish’n’chips du quartier et un dîner au Byre Theatre.

 

NB Le colloque annuel de la Society for the Study of French History aura lieu également à l’Université de St Andrews, du 28 au 30 juin 2015.

New Publications

Le Roman au temps de Louis XIII (dir. Frank Greiner)
Posted: 24 Jun 2019 - 23:50

Classiques Garnier, coll. "Lire le XVIIe siècle", 2019. ISBN 978-2-406-08118-0. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08120-3. 400 p. 39€.

Résumé: Les dix-huit articles réunis dans ce recueil répondent à l’ambition de mieux faire connaître le roman français en une période féconde de son histoire littéraire. Le lecteur y trouvera de nombreux aperçus nouveaux sur des écrivains de premier rang, mais aussi sur des auteurs négligés et parfois oubliés.

https://classiques-garnier.com/le-roman-au-temps-de-louis-xiii.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_dinformation_Mai_2019&utm_medium=email

Jean-Baptiste Santeul, Œuvre poétique complète (éd. Guillaume Bonnet)
Posted: 24 Jun 2019 - 23:48

Tome I et II. Classiques Garnier, 2019. ISBN: 978-2-406-07287-4. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09447-0. 1720 p. 103€.

Résumé: Poète d’expression latine, Jean-Baptiste Santeul (1630-1697) fut en son temps mis au nombre des plus grands hommes de lettres français, mais c’est comme hymnographe de l’Église de France qu’il fut durablement apprécié. Ses œuvres poétiques donnent à voir les derniers feux d’un latin littéraire vivant.

https://classiques-garnier.com/oeuvre-poetique-complete.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_dinformation_Mai_2019&utm_medium=email

Jean Lesaulnier, Philippe de Champaigne et Port-Royal. Témoignages épistolaires
Posted: 24 Jun 2019 - 23:45

Classiques Garnier, coll. Univers Port Royal, 2019. ISBN 978-2-406-07202-7. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-07204-1. 159 p. 25€.

Résumé: Les historiens de Port-Royal ont souvent évoqué les relations de Philippe de Champaigne et de la célèbre abbaye. Cet ouvrage réunit lettres, relations, actes notariés et textes divers concernant Philippe et Jean-Baptiste de Champs et leurs rapports avec les deux monastères de Port-Royal de Paris et des Champs.

https://classiques-garnier.com/philippe-de-champaigne-et-port-royal-temoignages-epistolaires.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_dinformation_Mai_2019&utm_medium=email

Mazarine Pingeot, Les Enfants et les fous : Descartes et ses lectures contemporaines
Posted: 24 Jun 2019 - 23:39

Classiques Garnier, 2019. ISBN 978-2-406-08547-8. 253 p. 25€.

Résumé: En faisant dialoguer autour de cette catégorie double « les enfants et les fous », l’œuvre de Descartes, celle de Foucault et les objections d’ordre naturaliste, ce travail cherche à découvrir chez Descartes la pièce manquante qui permette de tenir ensemble le Cogito, le « nourrisson », et le fou.

https://classiques-garnier.com/les-enfants-et-les-fous-descartes-et-ses-lectures-contemporaines.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_dinformation_Mai_2019&utm_medium=email

Self-Commentary in Early Modern European Literature, 1400-1700, ed. F. Venturi
Posted: 18 Jun 2019 - 21:17

Brill, Intersections 62, 2019. ISBN 978-90-04-39659-3. $179. Available as an e-book.

This volume investigates the various ways in which writers comment on, present, and defend their own works, and at the same time themselves, across early modern Europe. A multiplicity of self-commenting modes, ranging from annotations to explicatory prose to prefaces to separate critical texts and exemplifying a variety of literary genres, are subjected to analysis. Self-commentaries are more than just an external apparatus: they direct and control reception of the primary text, thus affecting notions of authorship and readership. With the writer understood as a potentially very influential and often tendentious interpreter of their own work, the essays in this collection offer new perspectives on pre-modern and modern forms of critical self-consciousness, self-representation, and self-validation.

Contributors are Harriet Archer, Gilles Bertheau, Carlo Caruso, Jeroen De Keyser, Russell Ganim, Joseph Harris, Ian Johnson, Richard Maber, Martin McLaughlin, John O’Brien, Magdalena Ożarska, Federica Pich, Brian Richardson, Els Stronks, and Colin Thompson.