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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Des pieds et des mains. Représentations culturelles, politiques et sociales en Europe (1450-1650)
Posted: Monday, June 15, 2020 - 14:38

Colloque organisé par Marie-Joëlle Louison-Lassablière (Université Jean Monnet, Saint-Étienne)

et Samuel Cuisinier-Delorme (Université Clermont Auvergne)

avec le soutien de l’IHRIM (UMR 5317).

Pôle Universitaire de Vichy – Vendredi 24 et samedi 25 septembre 2021

 

Pieds et mains permettent la relation à autrui, au monde et à Dieu. Comment la Renaissance appréhende-t-elle cette relation ? Les découvertes géographiques, médicales et techniques, l’avènement de nouveaux schémas de pensée et de nouvelles croyances, ainsi que les bouleversements sociaux qui en résultent ont-ils modifié la perception que l’homme se fait de ses pieds et de ses mains ? Nous proposons, lors de ce colloque, d’explorer de manière non limitative les domaines suivants :

1/ La dimension normative

La référence au pied ou à la main cherche-t-elle à véhiculer une norme ou à l’établir ?

On s’appuiera sur le système de mesures (pied, pouce), sur les codes de politesse (révérence, salut civil ou militaire), sur les codifications chorégraphiques ou théâtrales, sur les us et coutumes (cf. les accessoires qui habillent pieds et mains, comme chaussures et gants, et éventuellement ceux qui refusent cette norme, comme les moines déchaux).

Les autres peuples (notamment les peuples récemment découverts et/ou fantasmés, voire imaginaires, dont on moque les caractéristiques physiques ou auxquels on attribue des particularités étranges) sont-ils vus avec les mêmes attributs ? Le concept d’exotisme réside-t-il dans une dissemblance des pieds et des mains ?

Comment est perçu le handicap ? Dans cette optique, nous pourrons nous interroger, par exemple, sur le statut de l’estropié ou du manchot.

De la marginalité à la monstruosité : quels sont les critères qui stigmatisent le pied ou la main qui ne fonctionne pas selon les normes (statut de celui qui est né avec un pied bot ou qui est gaucher) ? Il s’agira, dans cette perspective, de réfléchir à ce que ces discriminations disent de la société où elles ont cours.

Enfin, quel intérêt y a-t-il à souligner l’anormalité ou l’irréalité de certains êtres par la difformité de leurs pieds ou de leurs mains (diable aux pieds fourchus, satyres aux pieds de bouc) ?

2/ La dimension sacrée et/ou symbolique

Comment s’impose le rôle sacré du pied ou de la main ? Nous étudierons ainsi ce qui relève de la tradition, de la croyance, de l’instrument de pouvoir.

De la main de Dieu, créatrice du premier homme, à la main du roi (qui guérit les écrouelles, qui adoube), du prêtre (qui bénit ou baptise) ou du juge (main de Justice, prestation de serment), quel pouvoir passe par la main ?

Est-ce la main ou le geste qui est signifiant ? Comment passe-t-on du corporel au symbolique ?

Comment s’exprime ce pouvoir dans le langage spécialisé, technique ou courant (ex. : « J’en mettrais ma main au feu », expression qui renvoie aux ordalies) ? On pourra également faire une étude linguistique des adages et expressions populaires comme témoignages des croyances et des superstitions liées à ce pouvoir réel ou supposé.

Si les animaux et les plantes ont des pieds, l’homme a aussi des mains : quelle part d’humain ou de divin recèle la main qui crée ? Est-elle vue comme la marque de la supériorité de l’homme sur les autres espèces ?

D’autres domaines pourront être pris en considération : la chiromancie, la physiognomonie ou le magnétisme (que suppose l’imposition des mains).

3/ La dimension humaniste

En quoi pieds et mains sont-ils perçus comme l’expression de l’individu tout entier, de sa personnalité profonde, voire de son âme ? Sont-ils la synecdoque du corps ? Que révèlent-ils ? Qu’occultent-ils ?

On pourra s’appuyer sur l’étude des représentations des pieds et des mains : planches de médecine, représentations en peinture et sculpture, gisants, etc.

Pieds et mains peuvent laisser une trace : l’empreinte. Quel(s) intérêt(s) offre-telle ?

Dans quelle mesure la vision des pieds et des mains est-elle conditionnée par une représentation mentale qu’infléchit la culture antique (influence de la Bible, de l’art grec ou romain, de la philosophie…) ?

 4/ La dimension créatrice, littéraire et artistique

La main n’est-elle qu’un outil, le pied un support ou un simple moyen de locomotion ? N’ont-ils pas un rôle au-delà d’une vision utilitaire qui relèverait d’une dimension créatrice et artistique ?

Le champ de la création est vaste, puisqu’il conviendrait de s’interroger sur les arts scéniques (théâtre, danse, marionnettes), l’écriture (l’œuvre imprimée risque-t-elle de perdre ce que le manuscrit avait d’unique ?), la peinture, les jeux (comme la mourre), ainsi que les activités physiques (escrime, jeu de paume…). On pourra alors se référer aux mythes de la création technique ou artistique, par exemple celui d’Héphaïstos (boiteux mais remarquable forgeron).

Dans la littérature et le théâtre, pieds et mains peuvent-ils avoir un rôle narratif ? Dans les œuvres dramatiques, nous pensons par exemple à la main qui tue. Ces parties du corps peuvent également être sources d’inspiration, comme dans les blasons, ces courts poèmes célébrant le corps féminin. Par ailleurs, comment pieds et mains peuvent-ils revêtir une fonction érotique ou maléfique dans un texte littéraire ?

Dans l’art, la fascination des peintres de la Renaissance pour les mains (par exemple, les études de Léonard de Vinci ou la Création d’Adam de Michel-Ange, où l’index de Dieu rejoint celui d’Adam) pourra être étudiée, dans la continuité des travaux de l’historien de l’art André Chastel, notamment dans son article « L’art du geste à la Renaissance » (in La Revue de l’Art, volume 75-1, 1987, pp. 9-16).

Danser n’est-ce pas, entre autres, « mouvoir & remuer les pieds [et] mains » pour citer partiellement la définition de Thoinot Arbaud dans son Orchésographie (1589) ? Nous pourrons alors nous interroger sur le placement des pieds et des mains et réfléchir à la dimension normative induite par les manuels chorégraphiques.

Ces pistes sont données à titre indicatif et ne sont pas limitatives. Certaines peuvent faire l’objet d’une étude croisée. Nous ne restreignons pas ce colloque à une aire géographique en particulier afin de permettre de réfléchir à cette thématique sur le plan européen.

*

Les propositions de communications en français, d’une longueur de 300 à 500 mots, assorties d’une courte notice bio-bibliographique, sont à adresser conjointement à Marie-Joëlle Louison-Lassablière (louison.lassabliere@libertysurf.fr) et Samuel Cuisinier-Delorme (samuel.cuisinier-delorme@uca.fr) avant le 1er septembre 2020.

Les notifications d’acceptation seront envoyées aux participants en octobre 2020.

*

Comité scientifique :

Samuel Cuisinier-Delorme, Université Clermont Auvergne

Anne-Valérie Dulac, Sorbonne Université

Caroline Fischer, Université de Pau et des Pays de l’Adour

Adeline Lionetto, Sorbonne Université

Marie-Joëlle Louison-Lassablière, Université Jean Monnet (Saint-Etienne)

Jean-Luc Nardone, Université Toulouse – Jean Jaurès.

 

Appel à communications : Décentrer Molière
Posted: Tuesday, June 9, 2020 - 10:49

(English version below)


14-16 avril 2022


Yale University – New York University


Les dernières décennies ont profondément transformé l’étude de Molière : abandonnant les figures
du saltimbanque mélancolique, du malade chronique ou de l’auteur romantique qui imprègnent
encore l’imaginaire collectif, les recherches sur le comédien-auteur font désormais la part belle à
ses collaborations, ses influences et ses sources, à la sociologie et aux conditions matérielles de son
théâtre, ainsi qu’aux approches interdisciplinaires. Ce renouvellement tend cependant à maintenir
Molière au centre de la réflexion : il demeure le point de fuite à partir duquel s’organisent la pensée,
les optiques interprétatives et les récits historiques.


Ne pourrait-on pas changer de point de vue, voire d’échelle ? Quelle histoire raconterait-on si l’on
adoptait la perspective de ses contemporain·e·s, libraires-éditeurs (notamment Ribou),
auteurs·trices (Desjardins, Somaize, Donneau…), artistes (Beauchamp, Charpentier, Chauveau…)
ou gazetiers (Subligny, Robinet…) ? Quelles nouvelles pistes se dessinent lorsque, au lieu de
présupposer le génie de Molière ou de présumer son succès, on le considère comme un acteur parmi
d’autres dans le champ littéraire des années 1660 ? Qu’observe-t-on en élargissant le cadrage, en
privilégiant des questions transversales (paramètres économiques, enjeux religieux, propagande et
historiographie, écriture du lointain et goût des voyages, jeu et scénographie, etc.) ou en abordant
ses pièces à partir d’autres champs d’études (musicologie, histoire de l’art, histoire du livre, arts du
spectacle, etc.) ?


Les 400 ans du comédien-auteur sont l’occasion de reconfigurer ce « moment Molière » par un
geste à la fois historiographique et méthodologique : mettre au premier plan les auteurs·trices,
corpus, pratiques, usages et approches souvent tenus en marge de la discussion critique ou limités
à des rôles ancillaires. Au lieu de réfléchir à partir de Molière et de son oeuvre, nous invitons ainsi
des communications qui s’appuient sur d’autres auteurs·trices, d’autres genres, d’autres arts,
d’autres lieux ou d’autres champs d’études. Très concrètement, il ne s’agit pas seulement d’enrichir
l’étude du Bourgeois gentilhomme par l’histoire du ballet, mais bien de partir de l’histoire du ballet
pour réinscrire Le Bourgeois gentilhomme dans une pratique et des usages plus larges ; d’étudier
les raisons pour lesquelles Chauveau a illustré les oeuvres de Molière et de cerner la place
qu’occupent ces gravures dans la production de l’artiste ; d’observer comment les gazettes traitent
de théâtre, de littérature et de musique en général afin de relire le discours qu’elles tiennent sur
Molière ; de repenser la première scène de La Comtesse d’Escarbagnas à l’aune des discours
contemporains sur le contrôle de l’information ; de comprendre que le Récit de la farce des
Précieuses ou l’édition du Cocu imaginaire ne sont pas de simples transcriptions des pièces, mais
des opérations éditoriales complexes qui dépassent de loin la seule question de Molière.


En décentrant Molière, ce colloque espère ainsi présenter des éclairages inédits sur la production
culturelle du XVIIe siècle, réévaluer le sens et la hiérarchisation de nos objets d’études, voire
déconstruire certains mythes et questionner l’évidence de certains récits établis. Moins qu’un
nouveau débat sur la légitimité du canon, il s’agit de visibiliser une histoire plurielle, soucieuse des
multiplicités et consciente de ses points aveugles. Le colloque sera également l’occasion de mettre
en scène, en voix ou en espace, dans leur totalité ou partiellement, des pièces issues de cette période
et rarement montées aujourd’hui.


Dans cette perspective, nous invitons des communications qui proposent de nouvelles manières
d’aborder Molière, son théâtre et son activité en adoptant un ou plusieurs des angles suivants :


– auteurs·trices, acteurs·trices, danseurs·euses, artistes, libraires… contemporain·e·s de
Molière ;


– pratiques et enjeux de la première modernité (fêtes de cour, historiographie, usages
publicitaires, querelle des femmes, réseaux d’échanges et de voyages, techniques de
scène…) ;


– genres non dramatiques (romans, nouvelles, poésie, mémoires, récits de voyage,
illustration, musique, danse…)


– aires géographiques et culturelles autres que la France ;


– méthodologies émergentes (études sur le handicap, sur le marketing, sur la culture visuelle,
sur le son…) et/ou concepts théoriques historiquement fondés ;


– construction du statut exemplaire de Molière dans la critique et dans la mise en scène ;
effets de champs que cette centralité produit sur les études dix-septiémistes et, plus
largement, littéraires et théâtrales ;


– propositions pratiques : atelier, lecture, intervention-spectacle, mise en scène…


Les langues du colloque sont le français et l’anglais.
Les propositions de communication (300 mots accompagnés d’une brève présentation de
l’auteur·trice) devront être envoyées avant le 1er février 2021 aux trois adresses suivantes :

 

christophe.schuwey@univ-ubs.fr


guyot@fas.harvard.edu


benoit.bolduc@nyu.edu


En fonction de leurs approches et de leurs objets d’études, les chercheurs et chercheuses
intéressé·e·s sont invité·e·s à considérer également le colloque « Retours sur Molière » qui se
tiendra en janvier 2022 à la Sorbonne et à la Comédie-Française, ainsi que les autres manifestations
annoncées sur le site Molière 2022 (http://moliere2022.org/).

 

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Call for Papers - International Conference


Decentering Molière


April 14-16, 2022


Yale University – New York University


The last few decades have profoundly altered Molière: scholars gradually laid aside the familiar
figures of the melancholic saltimbanque, the chronically sick jester, and the romantic author
forever stoking the collective imagination. Instead, recent studies of the author and actor begin with
his collaborations, his sources, and his influences, drawing our attention to the social and material
conditions of Molière’s practice, and from interdisciplinary perspectives. And yet, this shift keeps
Molière at the center: he remains the vanishing point around which critical and historical analysis
is constructed.


Can we find a more radical shift in our point of view? Recalibrate our scale? What histories might
we tell if we were to adopt the perspective not of Molière, but of his contemporaries—of publishers
(Ribou, for example), authors (Desjardins, Somaize, Donneau…), choreographers, composers, and
visual artists (Beauchamp, Charpentier, Chauveau…), or gazetteers (Subligny, Robinet…)? What
paths might we open if we think of Molière not as a genius, from the perspective of an established
legacy, but as one of many social actors in the literary field of the 1660s? What might we discover,
or discern more clearly, if we focus on cross-disciplinary historical practices (economic issues,
religious matters, propaganda, historiography, culture of travels, stage design…), and/or structure
our own histories according to multiple fields of study (musicology, art history, history of the book,
performance studies…)?


The four-hundredth anniversary of Molière’s birth provides a stage to rethink the Molière moment
on both historiographical and methodological levels. In particular, we hope to shift our attention to
those authors, writings, practices, and styles commonly confined to the margins of critical
discussion. Thus, instead of taking Molière as our starting point, we invite proposals focused on
other (less studied) writers, other genres (beyond drama), other arts (beyond belles lettres), other
places (beyond the theater), and other fields (beyond literary and drama studies). Rather than
inserting the history of ballet into a study of Le Bourgeois gentilhomme, for example, we might
begin with the history of ballet in order to inscribe Le Bourgeois gentilhomme into a larger history
of theatrical and social practice; we might consider Chauveau’s investment in illustrating Molière’s
plays from within the history of engraving and in terms of Chauveau’s own oeuvre; we might study
contemporary gazetteers’ attitudes toward literature, theater, and music generally, in order to
rethink journalistic attitudes toward Molière; we might rethink the first scene of La Comtesse
d’Escarbagnas
in terms of contemporary discourses on the control of information; or we might
work to think the Récit de la farce des Précieuses or the printed edition of Le Cocu imaginaire not
as simple transcriptions of dramatic texts, but as complicated editorial processes that extend far
beyond Molière himself.


By decentering Molière, this conference aims to shed unexpected light on the cultural production
of the seventeenth century. We hope to challenge the hierarchization of our objects of study,
deconstruct some well-established myths, and question the necessity of certain historiographical
narratives. Our hope is not to stage another debate concerning the legitimacy of the canon, but
rather to render visible a more complicated history, ever attentive to diversity (both within the
seventeenth century and within our own moment) and to our own inevitable blind spots. Also with
this aim, we very much intend the conference to furnish a space for the staging of rarely performed
seventeenth-century texts, whether read or performed, as fragments or in their entirety.


Proposals might adopt one (or several) of the following perspectives or methodologies:
- Authors, performers, composers, printers, booksellers… of the time of Molière;


- The practices and stakes of early modernity (royal festivities, historiography, publicity, la
querelle des femmes, exchange and travel networks, stage technologies…);


- Non-dramatic genres (novels, stories, poetry, memoirs, travelogues, illustrations, music,
dance…);


- Geographic and cultural contexts outside of France;


- New scholarly methodologies (disability studies, marketing studies, visual culture, sound
studies…), and/or theoretical concepts based in historical research;


- The construction of Molière as a point of reference within both criticism and theatrical
practice, and the effects of Molière’s centrality in the study of French seventeenth century,
and more broadly, on literary and theater studies, in France and beyond;


- And for practitioners: workshops, lectures, performance-lectures, or performances adopting
one or several of the above perspectives.


The languages of the conference will be French and English.
Proposals—300 words, accompanied by a brief biographical note—should be sent
before February 1, 2021 to:


christophe.schuwey@yale.edu


guyot@fas.harvard.edu


benoit.bolduc@nyu.edu


Interested scholars are also invited to apply to the conference “Retours sur Molière,” which will
take place in January of 2022 at the Sorbonne and the Comédie-Française; other events, too, can
be found listed on the official page of Molière 2022 (http://moliere2022.org)

CfP: New England Renaissance Conference (October 2020)
Posted: Thursday, June 4, 2020 - 10:12

Boston College

Saturday, October 24, 2020

Call for Papers

Theme: “Early Modern Europe: From Below, At The Margins, Behind The Scenes”

Despite revisionist studies of Early Modern Europe in past decades, the scholarly narrative still tends to privilege elite voices and sources. Instead, NERC 2020 invites papers from all fields on topics that have been overlooked or insufficiently explored.

Send abstract by August 15th (with academic affiliation and contact information) to: Franco Mormando (mormando@bc.edu; 617-552-6346)

Keynote Speaker: Marietta Camberari (MFA/Boston): “Strong Women of the Renaissance: A Preview of the Forthcoming MFA Exhibition”  

https://www.new-england-renaissance-conference.org/?page_id=241

CfP: RSA 2021 Dublin
Posted: Thursday, June 4, 2020 - 10:09

Submissions are now open for our 67th Annual Meeting, taking place in Dublin, Ireland, 7–10 April 2021. The deadline to submit individual paper proposals, lightning talks, panels, roundtables, and workshops is 15 August 2020: https://rsa.confex.com/rsa/2021/cfp.cgi

The RSA will continue to closely monitor the COVID-19 pandemic and related events, maintaining regular communication with our collaborators in Ireland. If circumstances render it unsafe or impossible for a large group to meet in Dublin next spring, we will cancel the meeting no later than 1 February 2021 and convert it into a virtual conference. Click here for details: https://www.rsa.org/page/RSADublin2021

Appel à communications : Profils et parcours des femmes dans les dynamiques de l’arc alpin (XVIe-début XIXe siècle)
Posted: Monday, June 1, 2020 - 00:29

Sion (Valais, Suisse, 4-5 juin 2021), avant le 1er sept. 2020

Comment écrire une histoire des régions alpines qui intègrerait de façon systématique des figures féminines et une analyse des relations de genre ? De quelle manière décrire les parcours de vie et les stratégies individuelles des hommes et des femmes entre espace public et espace privé ?

Ce colloque axé sur l’époque moderne et le XIXe siècle veut mettre en lumière l’agentivité ainsi que les rôles multiples des femmes, saisir les dynamiques de genre dans leur complexité au sein de la réalité territoriale particulière que représente le contexte alpin. Ces deux journées scientifiques, qui s’inscrivent dans le projet de recherche « Traces de vie vécues. Parcours d’hommes et de femmes au prisme des écrits du for privé (Tessin et Grisons – fin XVIIe-première moitié XIXe siècles) » élaboré par Miriam Nicoli et soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, s’articuleront autour de trois grandes problématiques :

1 – Un premier axe posera la question des implications féminines dans les contextes privés mais aussi institutionnels (exercice du pouvoir) et mettra en évidence des trajectoires de vie (laïques et religieuses) entre transgression et conformisme.

2 – Un deuxième axe abordera la problématique de la vie quotidienne, du travail et des stratégies migratoires dans des contextes de présence ou d’absence masculine : femmes cheffes de famille, femmes qui suivent leurs époux, femmes entrepreneures, etc.

3 – Un troisième axe étudiera plus précisément les dynamiques liées à la famille, à la parenté, et à la solidarité féminine (matriarcat, parenté spirituelle, réseaux de soutien), de soin (médecine, santé), avec une ouverture vers les thèmes de la sexualité (pratiques et conditions juridiques) ainsi que vers des contextes de conflits et de marginalité.

La dimension géographique constituera le fil rouge de ce colloque. La recherche historique a accordé une place importante à l’étude du rôle des femmes et des relations entre les sexes dans l’espace urbain. Ces deux journées de conférences ont pour objectif de recentrer les analyses sur l’espace alpin ainsi que préalpin, et de porter une attention particulière à la stratification sociale, ainsi qu’aux connexions entre montagne et plaine, centre et périphérie, cela également en termes de représentations.

Les contributeurs.trices seront également invité.e.s à réfléchir à la question des sources et de la méthodologie. La priorité sera accordée aux approches qui se fondent sur des écrits personnels féminins (journaux intimes, biographies, correspondance, livres de famille et comptables), mais aussi sur des témoignages et procès issus des sources judiciaires, conservés dans les archives. Le colloque présentera également l’opportunité de réfléchir aux thèmes liés à la literacy, en considérant les aspects critiques résultant de l’absence de sources textuelles explicites traitant des biographies des femmes.

Ce congrès entend finalement proposer une réflexion transversale et critique sur les parcours des femmes dans leur complexité entre adaptation à la norme, conflit ou rupture, afin de problématiser les modèles analytiques totalisants. Les histoires de vie, si elles sont habilement contextualisées avec des approches micro-historiques et sensibles aux problématiques de genre, représentent le lieu où les femmes sortent de l’anonymat et échappent au risque de la généralisation.

Procédures de présentation Les propositions de communication comprendront un titre et un résumé d’environ 2500 caractères, ainsi qu’une courte présentation personnelle (environ 2000 caractères, y compris la fonction, l’affiliation institutionnelle, les principales publications, le courrier électronique). Elles doivent être envoyées à Miriam Nicoli (miriam.nicoli@hist.unibe.ch) avant le 1er septembre 2020. Les candidat.e.s seront informé.e.s des résultats de la sélection au cours du mois de novembre 2020.

Les conférences dureront 20 minutes et pourront se faire en italien, en français et en anglais (les PowerPoint devront toutefois être traduits en anglais).

Les organisatrices souhaitent publier une sélection des contributions présentées, en tenant compte de l’avis du comité scientifique et des évaluateurs.rices externes. En ce sens, elles invitent les participant.e.s à proposer une recherche originale et inédite.

Modalités pratiques L’organisation du colloque prendra en charge deux nuits d’hôtel (si l’Université du/de la contributeur.trices ne les finance pas) et les repas, tandis que les frais de voyage devraient, dans la mesure du possible, être assumés par les participants.

Comité d’organisation Stefania BIANCHI, Archivio storico ticinese Jasmina CORNUT, Université de Lausanne Miriam NICOLI, Université de Berne

Comité scientifique Patrizia AUDENINO, Università degli Studi di Milano Dionigi ALBERA, Université d’Aix-Marseille Stefania BIANCHI, Archivio storico ticinese Jasmina CORNUT, Université de Lausanne Sandro GUZZI-HEEB, Université de Lausanne Miriam NICOLI, Université de Berne

Organisateurs: 

Dr. Stefania Bianchi (Archivio Storico Ticinese), Dr. Miriam Nicoli (Universität Bern), Jasmina Cornut (Université de Lausanne)

https://www.infoclio.ch/fr/cfp-profiles-and-life-trajectories-women-dynamics-alpine-arc-late-17th-%E2%80%93-first-half-19th-century

Jobs

Assistant Professor of French, George Washington University
Posted 1 Oct 2018 - 00:49
The Department of Romance, German and Slavic Languages and Literatures at The George Washington University invites applications for a tenure-track appointment to begin as early as Fall 2019 at the rank of Assistant Professor. 
 

Minimum Qualifications: Ph.D. in French with specialization in Medieval and/or Early Modern Literature and Culture by date of appointment; evidence of strong potential for scholarship as demonstrated by publications and/or works in progress; evidence of teaching excellence and innovative pedagogy; and native or near-native fluency in French and English. 

The complete application is in two parts. 1) Please complete the online faculty application at http://www.gwu.jobs/postings/55985 and upload current CV, statement of teaching and research interest, course evaluations, article-length writing sample, and cover letter outlining how your experiences match the basic qualifications 2) Please send three (3) letters of recommendation directly to RGSLLFrensearch@gwu.edu with the subject line of “Assistant Professor Position/YOUR NAME”. Review of applications will begin on November 9, 2018 and continue until position is filled. Only complete applications will be considered. Employment offers are contingent on the satisfactory outcome of a standard background screening. 

The University is an Equal Employment Opportunity Affirmative Action Employer that does not unlawfully discriminate in any of its programs or activities on the basis of race, color, religion, sex, national origin, age, disability, veteran status, sexual orientation, gender identity or expression or on any other basis prohibited by applicable law.  

ASSISTANT PROFESSOR OF FRENCH STUDIES
Posted 3 Sep 2018 - 18:08

SCRIPPS COLLEGE Claremont, CA 91711

 

Assistant Professor of French Studies

Beginning 2019-20

Scripps College, a women’s liberal arts college with a strong interdisciplinary tradition, invites applications for a tenure-track position in the department of French Studies at the rank of Assistant Professor to begin in fall 2019.

We are seeking candidates in the field of French Cultural Studies with an emphasis on French or Francophone Visual Culture (e.g. painting, sculpture, architecture but also, landscaping, ritual, performance, iconography, cinema, photography, bande dessinée, digital arts, new media, etc.). We will consider applicants working in any historical period and on any geographical area of France or the Francophone world. A secondary research interest in gender or queer studies is an asset.

The successful candidate will be a dynamic teacher-scholar with a demonstrated record of excellence in teaching all levels of French language as well as courses in literature and culture at the undergraduate level. The teaching load at Scripps is four courses per academic year, including one (and occasionally two) language courses.  Advising on senior theses is expected as well as participation in the Scripps Core Curriculum in Interdisciplinary Humanities. Native or near-native fluency in French and English is required. Ph.D. required. Preference will be given to applicants with a commitment to the College’s goal of improving higher education for underrepresented students.

Review of applications will begin October 15th, 2018 and applications must be received by November 19th, 2018 to be considered. Applicants should send a letter of application, C.V., detailed statement on their teaching philosophy, detailed statement on their research agenda, and three current letters of reference to Interfolio: https://apply.interfolio.com/54106.

Please no email submissions. Interviews will be held at the MLA Convention in Chicago.

For questions, please contact:

Professor Nathalie Rachlin Chair, Search Committee Scripps College 1030 Columbia Avenue Claremont, CA 91711 FrenchSearch@scrippscollege.edu

Scripps College is one of seven members of the Claremont Colleges Consortium located 35 miles east of Los Angeles. In a continuing effort to enrich its academic environment and provide equal educational and employment opportunities, Scripps College actively encourages applications from women and members of historically underrepresented groups.

Associate Professor, French and Francophone Studies
Posted 10 Jul 2018 - 01:10

Sydney, Australia

Deadline: 31 July 2018

Job Summary

UTS has a bold vision to be a world-leading university of technology. We are a dynamic and innovative university in central Sydney, consistently ranked the top young university in Australia. With a culturally diverse campus life and extensive international exchange and research programs, UTS prepares graduates for the workplaces of today and tomorrow.

Detailed Description

The School of International Studies, FASS, UTS, is seeking to appoint an Associate Professor in French and Francophone Studies to teach and research in the area of French Studies.This position will also provide the leadership role in mentoring, coaching and leading all the foreign languages courses in the School.

In this role, you will:

  • Teach in, and coordinate, the French Language & Culture curriculum, beginner through to upper levels
  • Participate in, and provide leadership for, areas pertaining to language and culture research and pedagogy in the French section, and across the language and culture programs in the School;
  • Attract high quality postgraduate research students and supervise postgraduate research projects;
  • Contribute to, and build research capacity in, the School by procuring competitive research grants, participating in or leading significant research projects, working with other staff to build research links and mentoring the research of other individuals and groups within the School/Faculty; and
  • Participate in a range of external engagement activities though involvement in any variety of consulting, public seminars, engagement with relevant industry, professional organisations, alumni activities, and other related tasks.

To be successful in this role, you will have:

  • A high level proficiency in French and English.
  • Demonstrated history of excellence in language curriculum development.
  • An excellent track record of publications and/or grants in the field, commensurate with opportunity.
  • Demonstrated research capability and higher research degree supervision, as shown through a research trajectory statement, in any of the areas of French language pedagogy, cultural studies or social science research.
  • A doctoral qualification in an area related to the position.
  • Demonstrated successful experience in French language and culture teaching and curriculum development, beginner through to upper-intermediate levels.

Fluency in a second European language relevant to the International Studies program would be of additional interest to the selection panel however is not essential.

Remuneration

Base Salary Range: $149,355 to $159,049 (Level D)

This role attracts 17% superannuation in addition to the base salary.

Our commitment to work/life support includes benefits such as flexible work practices, child care centres, generous parental leave and support to carers.

Whilst as Australia’s premier city, Sydney is consistently ranked in the top 10 cities worldwide for quality-of-living.

This position is full-time and appointment will be made on a continuing basis.

How To Apply

Prior to commencing your application for IRC112136, please review the Position Statement and the relevant selection criteria – Click on the apply link to be taken to the relevant page.You are required to address the selection criteria in your submission in a separate document.

Please note that only those applications submitted via the UTS online recruitment system will be accepted. Current UTS employees should apply through their UTS Employee Self Service function.

As you will be unable to save your application once started, please have all required documents and information available prior to commencing.

Please ensure that the file name for each document submitted includes IRC112136.

Specific enquiries or issues with your application may be directed to the UTS Recruitment Team at recruitment@uts.edu.au or on +61 (0) 2 9514 1080.

Please be advised that as part of the selection process that you may be requested to deliver a presentation, the audience for which may include individuals not on the Selection Panel.

Closing Date: Tuesday 31st July 2018 at 11.59pm (AEST)

Please note: We are only accepting on-line applications for this post, however, if you have a disability that makes it difficult for you to provide us with information in this way, please contact the Recruitment Team for assistance.

We are committed to diversity and social inclusion, evidenced by our WGEA Employer of Choice citation, Wingara Indigenous Employment Strategy and the UTS Access and Inclusion Plan. We welcome applications from women (particularly for senior and non-traditional roles), Indigenous Australians, people with disability, those who identify as LGBTIQ and applicants from culturally and linguistically diverse backgrounds.

Two Visiting Assistant Professor of French positions at Providence College (RI)
Posted 6 May 2018 - 21:00

The Department of Foreign Language Studies at Providence College invites applications for two visiting assistant professor positions in French to cover for sabbatical leaves. One position is for the full academic year 2018-19 beginning in August 2018 and the other is for the spring semester of academic year 2018-19 commencing in January 2019.

Essential Responsibilities: The teaching load for visiting faculty is four courses (12 credits) per semester.

Education and Experience Required: Requirements include a Ph.D. in French from an accredited institution, native/near native proficiency, demonstrated excellence in and enthusiasm for teaching French at all levels, and sincere interest in mentoring/ advising undergraduates.

Interested candidates for these positions must apply online through the Providence College employment website at https://careers.providence.edu

Qualified applicants should submit a cover letter, CV, statement of teaching philosophy, and graduate transcript. Applicants will be prompted to submit the names and email addresses of three reference providers who will receive an email from our on-line career site with a link and instructions on how to submit a letter of recommendation.

To ensure full consideration, applications must be received by May 15, 2018. Positions remain open until filled. Questions about the position(s) may be addressed to Dr. Patricia Lawlor, Professor of French (pmlawlor@providence.edu).

Providence College is a primarily undergraduate, liberal arts, Catholic institution of higher education conducted under the auspices of the Dominican Friars and seeks candidates who can affirm and contribute to its Mission and encourages the deepest respect for the essential dignity, freedom, and equality of every person. Committed to fostering academic excellence, the College provides a variety of opportunities for intellectual, social, moral, and spiritual growth in a supportive environment. Providence College believes that cultural and intellectual pluralism is essential to the excellence of its academic programs, and strives to foster an academic culture and campus community that attracts and supports the development of a stellar and diverse faculty reflecting the global environment in which we live and work. As our student body grows increasingly diverse, experience and commitment to teaching and mentoring students from a range of economic, social and cultural backgrounds is preferred. An AA/EOE, the College especially encourages the applications from women and persons of color.

Link to the posting: https://www.higheredjobs.com/details.cfm?JobCode=176710710&Title=Visiting%20Assistant%20Professor%20of%20French

 
St John’s College, Oxford SUPERNUMERARY TEACHING FELLOWSHIP IN FRENCH
Posted 1 Apr 2018 - 13:47

St. John’s College invites applications from suitably qualified candidates for a five-year fixed-term Supernumerary Teaching Fellowship in French (without membership of Governing Body), with effect from 1 October 2018.

 

This is a fixed-term career development post intended for candidates who are at an early stage of their academic career who have teaching and research interests in French Literature in any area from the Renaissance to the Enlightenment period. Applications for this post are particularly welcome from women and black and minority ethnic candidates, who are under-represented in academic posts in Oxford.

The person appointed will teach undergraduates in small groups for up to a maximum of eight hours each week averaged over the three eight-week terms and play a full part in the organization of teaching in French in St. John’s for undergraduates reading for the BA in Modern Languages and various Joint Schools. The Fellow will also be expected to share administrative and pastoral duties, teach French to English translation, participate in year abroad arrangements, in the undergraduate admissions process and in College Open Days and school visits.  No duties are required for the University, and the approval of the College must be sought before any are undertaken.  The fifth and final year of the appointment is a sabbatical year to permit the Fellow to further their research.

Candidates must be able to teach the Early Modern Literature (1530-1800) paper (Paper VII) and the pre-nineteenth century part of the Modern Literature (1715 to the present) paper (Paper VIII) together with appropriate Prescribed Authors. They must also be prepared to teach a significant part of the first year literature syllabus and to teach French to English translation. They must demonstrate an ability to teach effectively, to contribute to the organisation of the degree and some College administration and that they have the interpersonal skills necessary for the pastoral care of students. Course details are provided in the further particulars for the post.

The person appointed will have or will have obtained by 1 October 2018 a doctoral degree in French and will be expected to engage in original research.  The annual salary will be on the University’s Grade 6 for Academic Staff (currently £28,098 - £36,613). The Fellow will have rights to lunches and dinners without charge during those weeks of the year when the kitchen is open, the use of an office, and certain College benefits and allowances including teaching and research expenses (currently up to a maximum of £3,000 per year) and a housing allowance (currently £10,000 per year).  

The closing date for receipt of applications is noon on Wednesday 11 April. Further particulars for the post, including information about the application procedure, can be found here

(Foreign applicants, N.B.)

The appointment will be subject to the provision of proof of the right to work in the UK. Applicants who would need a work visa if appointed to the post are asked to note that under the UK’s new points-based migration system they will need to demonstrate that they have sufficient points, and in particular that: 

(i) they have sufficient English language skills (evidenced by having passed a test in basic English, or coming from a majority English-speaking country, or having taken a degree taught in English) 

and 

(ii) that they have sufficient funds to maintain themselves and any dependants until they receive their first salary payment. 

New Publications

Lire le théâtre. Pratiques et théories de la lecture du théâtre français des XVIe et XVIIe siècles (dir. Sandrine Berrégard)
Posted: 19 Jun 2024 - 04:28

Lire le théâtre. Pratiques et théories de la lecture du théâtre français des XVIe et XVIIe siècles, dir. Sandrine Berrégard, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, collection « Configurations littéraires », 2024.

 

Présentation de l’éditeur :

Ce volume collectif réfléchit sur les conditions de possibilité de la lecture du texte théâtral, conçue ou non en rapport avec la réalisation scénique. Paradoxale, la proposition s’avère néanmoins pertinente pour une approche nouvelle de l’acte lectorial et des différentes catégories de lecteurs des XVIe et XVIIe siècles. L’auteur, mais aussi l’éditeur et l’imprimeur, déploient des stratégies spécifiques, qui varient selon les usages et le public visé (honnête homme, amateur, savant, professionnel). C’est à étudier ces stratégies que travaillent les textes ici réunis..

Plus d'informations ici.

22 | 2024 – Sur les déclamations (dir. Blandine Perona), revue en ligne Exercices de rhétorique
Posted: 19 Jun 2024 - 04:19

22 | 2024 – Sur les déclamations (dir. Blandine Perona), revue en ligne Exercices de rhétorique (UGA Éditions, publication Cléo/OpenEdition) à l’adresse suivante :

https://journals.openedition.org/rhetorique/

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Exercices de rhétorique

Direction
francis.goyet@gmail.com
christine.noille@sorbonne-universite.fr
cecile.lignereux@univ-grenoble-alpes.fr

 

22 | 2024
Sur les déclamations

·         DOSSIER. La déclamation au début de l’époque moderne : une institution oratoire

Sous la direction de Blandine Perona

Blandine Perona

La déclamation au début de l’époque moderne : une institution oratoire [Texte intégral]

Sophie Conte

Les frontières de la déclamation dans l’Institution oratoire de Quintilien [Texte intégral]

Laurent Baggioni et Blandine Perona

La déclamation de Lucrèce : rhétorique, pédagogie et méditation de l’Histoire [Texte intégral]

Eric MacPhail

Érasme et la théorie de la déclamation [Texte intégral]

Christine Bénévent

Le statut de la declamatio dans les textes d’Érasme sur la théorie et la pratique épistolaires [Texte intégral]

Rémi Ordynski

Déclamation, lettre et consolation : le cas de la Déclamation sur la mort d’Érasme [Texte intégral]

Kees Meerhoff

L’éloge de l’éloquence (1523) par Philippe Melanchthon : une leçon par l’exemple [Texte intégral]

Aline Smeesters

Déclamations et disputes quodlibétiques à l’Université de Louvain : le cas de Petrus Nannius [Texte intégral]

Tristan Vigliano

Declamatio contra cæcum, declamatio contra cæcos : sur un opuscule de Juan Luis Vives [Texte intégral]

Catherine Schneider

Un pastiche du pseudo-Quintilien dans la Venise des Lumières : les Antilogies de Lorenzo Patarol (1743) [Texte intégral]

Léa Gariglietti

Battre du tambour dans la déclamation sophistique. Métaphore et polysémie de τυμπανίζειν dans le Theatrum veterum rhetorum de Louis de Cressolles (1620) [Texte intégral]

Emma Fayard

Déclamation et copia à l’heure du tweet : retour sur une expérience pédagogique [Texte intégral]

·         DOCUMENTS. Cinq déclamations

Coluccio Salutati

Déclamation de Lucrèce (s. d.) [Texte intégral]

Érasme

Apologie pour la déclamation à la louange du mariage (1519) [Texte intégral]

Érasme

La déclamation sur la mort, dans le genre consolatoire (1517) [Texte intégral]

Petrus Nannius

Déclamation quodlibétique sur l’éternité du monde (1549) [Texte intégral]

Juan Luis Vives

Pour la belle-mère, contre l'aveugle (1523) [Texte intégral]

L’Opéra du roi. La glorification de louis xiv sur la scène théâtrale (Pierre Béhar)
Posted: 19 Jun 2024 - 04:17

Pierre Béhar, L’Opéra du roi. La glorification de louis xiv sur la scène théâtrale, Hildesheim, Olms, 824 pages.
ISBN 978-3-487-16714-5
Site de l'éditeur: http://www.edition-olms.com

Women’s Stories in Le Mercure Galant (1672-1710) - Deborah Steinberger
Posted: 26 May 2024 - 05:51

Deborah Steinberger, Women’s Stories in Le Mercure Galant (1672-1710) . Feminine Fictions in an Early French Periodical, Amsterdam, AUP, 2024.

What do women want to read? Jean Donneau de Visé, the founder and editor in chief of Le Mercure Galant, one of France’s first newspapers, was arguably the first journalist to ask this question and to recognize and capitalize upon the influence of female readers and their social networks. By including “custom content” and performing the act of listening to women, Le Mercure Galant situates itself as an intermediary, using the nouvelle as a vehicle to amplify women’s voices. These fictions, presented as true stories, depict incidents and situations that women often bore silently in real life: domestic violence, romantic betrayal, dishonor, or simply loneliness. By publishing these stories alongside its chronicle of historic events, the Mercure lends credence and prestige to depictions of the private life of anonymous individuals, exploiting the ostensibly anodyne genre of “women’s fiction” to disseminate modern ideas about women’s agency.

More info here.

Aurore Évain, « Jouer La Folle Enchère de Madame Ulrich », entretien réalisé par Caroline Mogenet, thaêtre [en ligne], mis en ligne le 13 mai 2024.
Posted: 22 May 2024 - 06:22

Aurore Évain, « Jouer La Folle Enchère de Madame Ulrich », entretien réalisé par Caroline Mogenet, thaêtre [en ligne], mis en ligne le 13 mai 2024.

 

La revue Thaêtre inaugure sa nouvelle série Autrices par un entretien entre Caroline Mogenet et Aurore Évain, sur la mise en scène d'une pièce de femme dramaturge du XVIIe siècle : La Folle Enchère de Madame Ulrich (1690).

À l’occasion du colloque-festival international « Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie », le 16 novembre 2023, Aurore Évain donne une représentation de La Folle Enchère de Madame Ulrich. Pour l’occasion, elle adapte sa mise en scène sous la forme d’une conférence-spectacle. Cette comédie d’intrigue au ton burlesque, jouée à la Comédie-Française en 1690, met en scène les déboires de Madame Argante, mère ridicule et pathétique dans son refus de vieillir. Elle est séduite par un petit comte qui n’est autre qu’Angélique, l’amante travestie de son fils Éraste. Madame Argante devient alors la dupe des deux amants et du valet qui rusent afin de lui soutirer de l’argent et permettre le mariage entre Éraste et Angélique. Satire des mœurs de l’époque, la pièce est aussi originale pour son inversion des rôles de sexe. La Subversive rythme la représentation d’intermèdes musicaux, mêlant Bach aux chants « pop rock » d’Eddy de Pretto, Mylène Farmer, Alain Bashung ou encore Jacques Higelin.

C’est dans le cadre de cette représentation que Caroline Mogenet fait la rencontre d’Aurore Évain. Axés autour de La Folle Enchère, leurs échanges ont pour objectif de comprendre les dispositifs scénographiques à l’œuvre derrière la mise en scène d’une autrice qui a été spoliée de son texte, attribué à tort à Florent Dancourt jusqu’à nos jours. L'entretien revient aussi plus largement sur la trajectoire réflexive d’Aurore Évain dans sa démarche de réhabilitation du matrimoine, et les défis que représente cette entreprise dans le monde de la recherche et des arts du spectacle.

 

Conferences and Colloquia

A la recherche de la princesse de @Montpensier
Posted: 23 Jan 2018 - 00:55
16 février et 26 mars 2018 (Montreuil)

Conférence-spectacle, d’après l’oeuvre de Madame de Lafayette

Sur un mode pédagogique et performatif, cette conférence-spectacle musicale souhaite éclairer l’oeuvre de Madame de Lafayette, présentée au programme du Bac L en 2018 et 2019.  

Nous ressusciterons l’esprit du Grand Siècle et plongerons le public dans l’écriture de Madame de Lafayette, en rendant vie à sa princesse, à travers le regard d’artiste et d’historienne que porte Aurore Evain sur cette oeuvre

Au fil du spectacle, elle dévoilera :

  • le sort réservé aux femmes dans l’Histoire littéraire.

  • les liens entre fiction, passions et politique,  habilement subvertis par Madame de Lafayette et toujours d’actualité.

 

À ses côtés, Anne Cosmao interprétera des extraits deLa Princesse de Montpensier et des textes de l’époque.

Amal Allaoui au chant et Marie Langlet, aux luth, théorbe et guitare, feront résonner les airs baroques avec des musiques d’aujourd’hui.

Réserver en ligne (attention, la représentation du 26 mars est complète)

  • 16 fév. à 14h30
  • 10 mars à 16h00 ( rencontre, entrée libre)
  • 26 mars à 20h30

Théâtre Berthelot de Montreuil

6 rue Marcelin Berthelot 93100 Montreuil

01 71 89 26 70

M° Croix-de-Chavaux – L9

 

Par la Compagnie La Subversive

Conception – mise en scène : Aurore EVAIN

Direction musicale : Amal ALLAOUI

Création lumières : Manuel LEROUEIL

Costumes : Magali SEGOUIN

Conseillère artistique : Isabelle GOMEZ

Avec Aurore EVAIN (Conférencière), Anne COSMAO (Jeu), Amal ALLAOUI (Chant) et Marie LANGLET (Luth, théorbe et guitare) 

En savoir plus : lafayette.lasubversive.org

Contact : Anne SEGAL

 

diffusion@lasubversive.org

Source: SIEFAR

Madame Acarie (1566-1618) Mystique, politique et société au lendemain des guerres de Religion
Posted: 23 Jan 2018 - 00:53

12-13 avril 2018 (Paris)

Colloque de l’Institut Catholique de Paris

Barbe Acarie est une figure majeure du milieu dévot parisien au tournant des XVIe et XVIIe siècles.

Mariée à l’un des principaux acteurs de la Ligue, gratifiée d’extases mystiques, elle fait de son hôtel du Marais un foyer de la réforme catholique, où se côtoient hommes et femmes, laïcs, religieux et prêtres séculiers, désireux d’oeuvrer à un renouveau spirituel conquérant qu’ils jugent indispensable dans la France d’Henri IV.

Souvent citée pour son rôle fondateur dans l’implantation du carmel thérésien en France, madame Acarie a été peu étudiée pour elle-même. Le quatre centième anniversaire de sa mort, le 18 avril 1618 au carmel de Pontoise, après quatre ans de vie religieuse sous le nom de soeur Marie de l’Incarnation, est l’occasion de mettre en lumière cette femme d’influence, considérée comme une sainte dès son vivant et béatifiée en 1791.

En effet, s’il est une notion qui revient souvent lorsqu’il est question de madame Acarie dans l’histoire religieuse de Paris, c’est celle d’influence, que l’on peut compléter par celle de réseau. Profondément inscrite dans le milieu ligueur, madame Acarie noue des amitiés spirituelles par lesquelles elle reçoit des influences diversifiées. Elle synthétise à sa manière ces influences, conjuguées à ses lectures, pour exercer à son tour une influence considérable sur son cousin Pierre de Bérulle.

Ces notions d’influence et de réseau méritent d’être clarifiées. Cela revient à poser la question du milieu dans lequel se meut madame Acarie, de son charisme personnel, de ses relations avec les membres de sa famille, avec ses directeurs spirituels, avec les jeunes femmes qui attendent la fondation du carmel réformé en France, puis avec les nouvelles communautés carmélitaines, avant qu’elle n’entre elle-même dans la vie religieuse. Les biographies de madame Acarie ainsi que les documents du procès de béatification nécessitent une relecture critique. Les liens entre mystique et politique, entre mystique et mission, dans le cadre de la coexistence confessionnelle organisée par l’édit de Nantes, seront mis en relief. L’on pourra aussi poser la question de l’exercice d’un magistère féminin informel, de type charismatique. Les aptitudes de madame Acarie pour les affaires temporelles seront présentées, de manière à donner un aperçu aussi complet que possible du personnage, qui n’est pas seulement une extatique, mais aussi une gestionnaire.

Ainsi pourront être croisées, au cours de ce colloque, les approches historiques, théologiques et littéraires.

Jeudi 12 avril 2018

9h15 Accueil Jean-Louis Souletie, doyen du Theologicum 9h30 Introduction David Gilbert, département patristique et histoire ecclésiastique, Theologicum

9h45 Diffusion et réception des Vies de Marie de l’Incarnation Eric Suire, Université Bordeaux III

10h15 Église, société et direction spirituelle dans la Vie de madame Acarie par André Duval Patrick Goujon, Centre Sèvres

10h45 Pause

11h00 Famille matérielle, famille imaginée : un mode de gouvernement spirituel à rebours de l’ordre social ? Sophie Houdard, Université Paris III

11h30 Les malheurs de La Belle Acarie François Trémolières, Université Rennes II

12h00 Discussion Madame Acarie en ses réseaux

14h30 Monsieur Acarie Robert Descimon, EHESS

15h00 Le cénacle de madame Acarie, à l’origine du réveil missionnaire de la France au XVIIe siècle, Catherine Marin, département patristique et histoire ecclésiastique, Theologicum

15h30 Pause

15h45 Dom Richard Beaucousin, une figure de la chartreuse de Paris dans l’itinéraire spirituel de madame Acarie Nathalie Nabert, ICP, faculté des Lettres

16h15 Le voyage en Lorraine de 1602. Circonstances, enjeux, conséquences Pierre Moracchini, Bibliothèque franciscaine des capucins, École franciscaine de Paris

16h45 Discussion

Vendredi 13 avril 2018

9h30 Barbe Acarie et la famille dévote Barbara Diefendorf, Boston University 10h00 Madame Acarie au regard des premières carmélites espagnoles Antoinette Gimaret, Université de Limoges

10h30 Pause

10h45 Théologie et mystique dans le cercle de madame Acarie Simon Icard, CNRS

11h15 Les expériences mystiques de Barbe Acarie dans son procès de canonisation Christian Renoux, Université d’Orléans

14h00 Un portrait inédit de madame Acarie par Simon Vouet Arnauld Brejon de Lavergnée, conservateur général du patrimoine 14h15 Table ronde 15h15 Conclusions Bernard Hours, Université Lyon III

Lieu : Institut Catholique de Paris, 21 Rue d’Assas, 75006 Paris

Source: SIEFAR

Femmes et mécénat, du Moyen Âge à la fin de l’Ancien Régime
Posted: 23 Jan 2018 - 00:52
Paris (17 mars 2018)

Journée d’études de la SIÉFAR

En hommage à Danielle Dubosc (1939-2017)

Universités Columbia/Reid Hall (4, rue de Chevreuse à 75006 Paris)

 

Programme

9h30 Accueil des participant-e-s

10h00 Introduction par Nathalie Grande(U. Nantes)

Les femmes mécènes dans le dictionnaire de la SIÉFAR

10h20 Kathleen Wilson–Chevalier (American U. Paris) 

Deux princesses mécènes des « Vies de Saint Louis », entre Moyen Âge et Renaissance

11h00Audrey Gilles-Chikhaoui (U. Aix-Marseille)

Formes du mécénat littéraire féminin au XVIe siècle

11h40 Table ronde autour des formes du mécénat féminin sous l’Ancien Régime, avec les interventions de Marie-Élisabeth Henneau (U. Liège), Nicole Pellegrin (IHMC/ENS) et Eliane Viennot(U. Saint-Étienne)

12h45 Déjeuner-buffet

14h00 AG de la SIÉFAR

15h00 Pause

 

15h30 Julie Piront (U. Liège/FNRS) 

Bâtir un monastère féminin : fondatrices et bienfaitrices au XVIIe siècle

16h10 Claudine Nédelec (U. Artois)

Femmes mécènes au XVIIe siècle : le cas de Marie de Hautefort

16h50 Conclusion par Agnès Cousson (U. Brest)

Comité scientifique et organisateur :

 

  • Danielle Haase-Dubosc † (U. Columbia/ SIÉFAR)
  • Nathalie Grande (U. Nantes/ SIÉFAR)
  • Claudine Nédelec (U. Artois/ SIÉFAR)
  • Julie Piront (U. Liège/ SIÉFAR)
« Le sang : montrer ou occulter ? »
Posted: 23 Jan 2018 - 00:35

3e Journée d'étude LECEMO (Paris 3)

« Le sang : montrer ou occulter ? »

 

« Le sang : représentations symboliques, scientifiques et sociales

dans l’Europe moderne

(France, Italie, Espagne, XVe-XVIIIe siècles) »

 

Vendredi 26 janvier 2018 , de 9 h à 17h30

 

Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle,
Salle Athéna
(4 rue des Irlandais – 75005 PARIS)

 

Organisation : Constance Jori, Jennifer Ruimi, Hélène Tropé

Source: Dramatica

 

SESSION DU MATIN

8h45 : Accueil des participants

9h00-9h10 - Ouverture par Laurent Creton, président du Conseil académique et

vice-président de la Commission de la recherche.

9h10-9h25 - Introduction à la journée d’étude : Elisabeth Belmas (Université Paris

13, IRIS, UMR 8156-U997, MSH Paris-Nord) – Corinne Lucas-Fiorato (Université

Sorbonne Nouvelle – Paris 3, CIRRI/LECEMO, EA 3979)

9h30-13h : Communications et débats

Le sang sur scène

Présidence : Hélène Tropé (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, CRES/

LECEMO, EA 3979)

9h30 – 10h00 : Christophe Couderc (Université Paris Ouest Nanterre La Défense),

« Exécutions et autres mises à mort sur la scène du théâtre espagnol du Siècle d’or »

10h00 – 10h30 : Delphine Sangu, (Université de Nantes), « L’esthétique du sang dans

le théâtre de Juan Pérez de Montalbán »

Discussions et pause

11h00 – 11h30 : Pierre Giuliani, (Université Catholique de Lyon, chercheur associé à

l’IHRIM ), « Notes sur le sang et les syllepses lexicales dans Phèdre de Racine »

11h30 – 12h00 : Zoé Schweitzer, (Université de Saint-Étienne) « Une boisson

irreprésentable ? Le sang des enfants dans les Thyeste écrits pour la scène (XVIIe-XVIIIe

siècles) »

Discussions et déjeuner

 SESSION DE L’APRÈS-MIDI

14h00-16h30 : Communications et débats

Visibilité du sang dans l’espace public

Présidence : Stanis Perez (MSH Paris Nord, Université Paris 13-SPC)

14h00 – 14h30 : Valentina Ponzetto, (FNS/ Université de Lausanne), « Valeur

dramaturgique, pathétique et morale du sang dans La Saignée de Thomas Garnier »

14h30 – 15h00 : Christophe Schuwey (Université de Fribourg / Université de Lausanne),

« Les débats sur la transfusion du sang dans les années 1660 : supports, formes et

publics »

Discussions et pause

15h30 – 16h00 : Erica Ciccarella (Université de Trente), « Sang et virginité dans les

Ragionamenti de l’Arétin »

16h00 – 16h30 : Sylvie Kleiman (Université Paris 8 – Vincennes-St Denis) : « Survivance

des théories humorales au XVIIIe siècle : le sang des mélancoliques »

16h30 – 17h00 - discussion finale et conclusion : Jennifer Ruimi (FNS/Université de Lausanne et Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, FIRL, EA 174)

Colloque "Histoire de l'édition juridique" - 25-26 janvier 2018 - Nanterre-Paris
Posted: 20 Jan 2018 - 21:03

L’histoire de l’édition juridique (XVIe – XXIe siècle).

Un état des lieux

Jeudi 25 janvier 2018 - Université Paris Nanterre, Bâtiment B, salle de conférence

Vendredi 26 janvier 2018 - Ecole normale supérieure, Campus Jourdan, 48 bd Jourdan, 75014 Paris

 

De la naissance de l’imprimerie à la Révolution numérique que nous vivons actuellement, la culture des juristes est avant tout livresque. Et l’on se plaît à reconnaître que le Code civil est sans conteste un point de rupture dans l’histoire de l’édition juridique. Or si l’histoire de l’édition, du livre et de la lecture demeure un champ de recherche attesté, reconnu et fortement référencé depuis les années 1980, il faut humblement reconnaître que la recherche sur la production imprimée des livres de droit demeure pour beaucoup sous-estimée et peu développée. La prise de conscience pourtant chez les juristes d’un intérêt pour l’enseignement de leur discipline, puis pour ceux d’entre eux qui avaient laissé des traces théoriques comme pratiques , en métropole, dans les colonies, comme à l’étranger, ne pouvait pas négliger un axe essentiel de la transmission de la pensée juridique : l’étude du livre juridique et de son édition par laquelle il acquiert un statut autonome de relais incontournable du droit. Le moment est sans doute venu de réfléchir à un état des lieux de cette question selon les cinq axes des acteurs, des usages, des finalités, des formes et de la circulation de la littérature juridique.

 

programme

 

Jeudi 25 janvier 2018

Université Paris Nanterre

 

9h30 – Accueil des participants

10h – 10h15 Ouverture - Robert Carvais, CNRS Centre de théorie et analyse du droit

1re Session : Les acteurs de l’édition : juristes ou professionnels du monde du livre ?

Président : Frédéric Audren, CNRS - École de droit de Sciences Po

 

10h15 – 10h45

Xavier Prévost (Université de Bordeaux – IRM – EA 7434)

L’édition de la loi à l’époque moderne

à travers les recueils factices d’actes royaux de la Bibliothèque nationale de France

 

10h45 – 11h15

Yann-Arzel Durelle-Marc (Université Paris 13, CERAL)

L’entreprise éditoriale de l’Académie de Législation

(1800-1807 / an X-XIV de la République)

 

11h15 – 11H45

Laura Beck Varela (Universidad Autónoma de Madrid)

Livres juridiques pour l’ « indispensable marché catholique ».

Trajectoires et stratégies des Anisson entre Lyon, Madrid et Lisbonne (1645-1724)

 

11h45 – 12h

Pause-café

 

12h – 12h30

Viera Rebolledo-Dhuin (Université Versailles-Saint-Quentin - CHCSC– EA2448)

Chroniques de l’entre-soi des éditeurs de droit parisiens au milieu du XIXe siècle.

Co-éditions, faillites et suicides en chaînes.

 

12h30 – 13h

Charles Vallée (Président d'honneur des éditions DALLOZ,

Conseiller auprès de la direction générale du Groupe)

Quelques remarques sur l’histoire de Dalloz de 1824 à nos jours

 

13h – 14h : Déjeuner 

2e Session : Les publics et usages des livres et des revues juridiques

Présidente : Géraldine Cazals, Université de Rouen, IUF

 

14h – 14h30

Raphaële Mouren (Institut Warburg, Londres/Centre Gabriel Naudé, Enssib, Villeurbanne)

Collectionner les ouvrages juridiques ? Les bibliophiles des Lumières

 

14h30 – 15h

Clemmy Frierich (Université de Toulouse)

Editer le droit administratif au XIXe siècle.

De quoi les stratégies pour promouvoir les littératures administratives sont-elles le nom ?

 

15h – 15h30

Antoine Pelicand (CeRCriD - Université Jean Monnet – Saint-Etienne)

L’apport de l’édition juridique à la structuration des justices de paix (fin du XIXe siècle)

 

15h30 – 16h

Sebastiaan Vandenbogaerde (Université de Gand)

Les revues juridiques belges

 

16h – 16h30

Pause-café

 

3e Session : Le livre juridique : objet commercial et/ou intellectuel ?

Président : Jean-Yves Mollier, Université de Versailles Saint-Quentin

16h30 – 17h

Fatiha Cherfouh (Université Paris Descartes. Sorbonne Paris Cité)

Pour l’amour de la science ?

Enquête sur les motivations des créateurs de revues juridiques

 

17h – 17h30

Pierre-Nicolas Barenot (l’Université Jean Monnet – Saint Etienne - CeRCriD)

Inventer et réinventer les genres doctrinaux au XIXe siècle

 

17h30 – 18h

Carlos Herrera (Université de Cergy-Pontoise)

L’édition juridique comme stratégie théorique.

Le cas d’Edouard Lambert

 

18h – 18h30

Martine Kaluszynski (CNRS – Pacte, Université de Grenoble)

Le mouvement critique du droit en publica(c)tions :

la revue Procès, organe de réforme ou de révolution ?                            

 

Vendredi 26 janvier 2018

Ecole normale supérieure, Jourdan

9h Accueil des participants

4e Session : Les aspects formels (genre et configuration) du texte juridique

Président : Patrick Arabeyre, Ecole nationale des chartes

 

9h30 – 10h

Valérie Hayaert (Institut des Hautes Études sur la Justice, Paris)

Les rôles de l'image scientifique dans l'imprimé juridique (XVIe-XVIIe siècle):

arts de mémoire et diagrammes visuels

 

10h – 10h30

Quentin Epron (Université Panthéon-Assas – Institut Michel Villey)

L’âge des index (XVIe-XVIIe siècles)

 

10h30 – 10h45

Pause-café

 

10h45 – 11h15

Marie Houllemare (Université de Picardie)

La dynamique impériale de l’édition de recueils juridiques coloniaux au XVIIIe siècle

 

11h15 – 11h45

Guillaume Richard (Université Paris-Descartes)

Stratégies d’actualisation des ouvrages juridiques et conception pratique du droit

 

11h45 – 12h15

Robert Carvais (CNRS – CTAD – Université Paris Nanterre)

Les catalogues d’éditeurs juridiques

 

12h15 – 14h : Déjeuner

5e : La circulation du droit édité : diffusion et traduction

Présidente : Valérie Tesnière, CMH, EHESS

 

14h – 14h30

Sébastien Evrard (Université de Lorraine)

Un éditeur parisien dans le livre juridique des Lumières :

La veuve Desaint et la diffusion de ses publications (1765-1766)

 

14h30 – 15h

Annamaria Monti (Università Bocconi)

L’édition juridique italienne aux XIXe-XXe siècles

 

15h – 15h30

François Desseilles (Université de Liège)

Panorama de l’édition juridique en Belgique francophone

 

15h30 – 16h

John W. Cairns (University of Edinburgh)

Montesquieu in Edinburg

 

16h – 16h30

Pause- Café

16h30 – 18h : Table-ronde - Quel chantier pour une histoire des éditeurs juridiques ?

Présidente : Anne-Sophie Chambost (Université Jean Monnet, Saint Etienne, CerCriD)

Longtemps l’ouvrage de droit a été une telle évidence qu’on se contentait du lieu commun de « la culture juridique comme culture livresque » pour se concentrer sur son auteur et son contenu, sans considérer le livre dans sa matérialité, en tant qu’objet. Or pour certains sociologues du livre, celui-ci n’est pas tant écrit (contrairement au texte) qu’il est manufacturé : objet et discours, le livre est le produit du travail collectif d’un grand nombre d’acteurs, intermédiaires situés entre l’auteur et le lecteur. Dans ces conditions, entreprendre de faire l’histoire des formes de l’écriture juridique amène nécessairement à s’intéresser à la production matérielle du livre juridique et aux vecteurs de sa diffusion, bref cela suppose que les juristes ouvrent enfin le chantier d’une histoire des éditeurs juridiques. Ainsi, nous vous proposons de participer à une table ronde à vocation exploratoire sur les enjeux et les possibilités d’une histoire des éditeurs juridiques. Cette table ronde réunit des éditeurs juridiques, des représentants de bibliothèques universitaires mais aussi des historiens spécialistes de l’histoire du livre.

Avec

Valérie Tesnière (EHESS, CMH)

Sidonie Doireau (Directrice éditoriale), Emmanuelle Filiberti (Editions LGDJ – Lextenso)

Albert Rigaudière (Economica ) (sous réserve)

Fanny Bouteiller (Responsable d’édition, PUF)

Hélène Hoch (Directrice du marché universitaire et librairie, Directrice éditoriale, Dalloz)

Noëlle Balley, Alexandra Gottely, Cécile Cérède (Bibliothèque Cujas)

 

18h Conclusion - Jean-Louis Halpérin (ENS, Centre de théorie et analyse du droit)