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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : À quel(s) saint(s) se vouer ?
Posted: Friday, May 29, 2020 - 12:41

La Roche Guyon (95), 7 novembre 2020

Depuis 2011, les laboratoires CICC, puis AGORA (EA 7392) de l’Université de Cergy-Pontoise organisent annuellement une journée d’études, pluridisciplinaire même si l’Histoire y a été particulièrement représentée, au château de La Roche Guyon (95), avec l’aide, sous le patronage et en collaboration avec l’EPCC du Château, journée dont les actes sont ensuite publiés dans une collection spécifique au Château, « La Bibliothèque fantôme », d’abord aux éditions de l’Amandier (Paris) puis, depuis leur disparition, aux éditions de l’Œil (Montreuil). Depuis 2018, le thème de la journée est lié à la programmation annuelle des activités du Château.

Cette année, cette dernière est centrée sur la sainteté. Peut-être par esprit malin, nous avons emprunté le titre de notre journée à l’expression populaire  « À quel(s) saint(s) se vouer ? », ceci entre considération du nombre de saints spécialisés et parfois concurrents, existence de saints fantaisistes, conceptions différentes de ce qui peut être appelé sainteté selon les différentes religions, équivalents des saints dans le cadre de religions civiques ou politiques, etc.

La multiplicité des saints dans (ou « au sein de ») la catholicité serait à l’origine de l’expression, au XVIe siècle, et en ces temps d’épidémie où on a parfois vu écrit « porteurs saints », intéressant lapsus, on pourra se rappeler de Louis, Roch ou Sébastien invoqués face à la peste comme Jude, Lazare ou Sylvain face à la lèpre et Grégoire (le Grand), Côme ou Damien (séparément) en cas de maux d’estomac, quitte à dévier en rappelant des cumuls de fonction, comme pour sainte Rita patronne des étudiants qu’enseignants et chercheurs ont en général été, et patronne des cas désespérés ce que l’on ne commentera pas. On évitera peut-être également d’ajouter Glinglin, Frusquin, ou Phorien, deux fois saint dit-on, mais on pourra se rappeler de Guinefort, le saint Lévrier dont Jean-Claude Schmitt retraça l’histoire voici quatre décennies, et s’interroger sur des canonisations populaires étonnantes, éventuellement mal vues de l’Église catholique. On pourra aussi s’interroger sur la pérennité même du culte des saints, en remarquant qu’aucun d’entre eux ne semble avoir été chargé du Covid-19 ni par la piété spontanée, ni par les autorités ecclésiastiques, le Souverain Pontife ayant, dans ses prières publiques, préféré « s’adresser au Bon Dieu qu’à ses saints », selon une autre expression populaire. On pourra aussi s’interroger sur des sanctifications laïques, non pas celles des dictateurs, carrément divinisés, mais celles de grands noms, de personnages exemplaires, comme Léon Blum à la Libération – dans son Histoire de la IVe République,  Georgette Elgey disparue l’an passé, le disait « béatifié de son vivant » – ou, plus surprenant peut-être,  Ravachol, auquel est attachée la formule de Paul Adam, romancier aux opinions d’ailleurs erratiques : « un saint nous est né ». Mais il ne faudrait pas oublier non plus qu’existent des saints dans des religions autres que catholiques, romaine ou orthodoxe, sans compter les chrétientés orientales, avec des statuts et dans des perspectives différentes, par exemple dans le judaïsme, ou dans l’islam avec des contradictions rappelées par les 333 saints de Tombouctou et le saccage des mausolées par les intégristes radicaux en 2012…

On ne pourra évidemment prétendre faire le tour du sujet – de toute façon Albert Camus, par ailleurs bon candidat à la béatification laïque, disait en 1957, devant des réfugiés espagnols, que « si l’écrivain tient à lire ou à écouter ce qui se dit ou ce qui s’écrit, il ne sait plus alors à quel saint se vouer » – mais nous espérons que comme chaque année les communications apporteront des éclairages divers, d’un point de vue tant chronologique que thématique, et entreront en résonnance les unes avec les autres. Cet appel s’adresse aussi bien aux historiens qu’aux spécialistes de littérature, aux civilisationistes, du fait de la composition du laboratoire AGORA, aux sociologues et aux anthropologues du fait de la prochaine fusion d’une partie de ce même laboratoire dans une FRE préparant une UMR « Héritages : Patrimoine/s, Culture/s, Création/s » mais aussi, bien évidemment, aux théologiens, politistes, ethnologues, etc. sans nulle limitation disciplinaire.

*

Les propositions de communications sont à envoyer avant le 31 juillet 2020 à François Pernot ( françois.pernot@cyu.fr ) et Eric Vial ( eric.vial@cyu.fr ).

Le château assure la restauration, notre budget limite la possibilité de prise en charge des déplacements depuis des lieux trop lointains, mais en tout état de cause deux départs en voiture (très matinaux) depuis le sud de Paris sont prévus, avec retour le soir, afin d’assurer le co-voiturage d’intervenants.

En cas de nouveau confinement, peut-être ne saurions-nous pas à quels saints nous vouer, mais une solution serait évidemment trouvée, report ou colloque virtuel sur internet.

https://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/agora.html

Call for contributions: Gender Fluidity in Early-Modern to Post-Modern Children’s Literature and Culture (new deadlines)
Posted: Tuesday, May 26, 2020 - 21:49

Special Volume of 10-12 Research Articles Introduced and Edited by Sophie Raynard (Stony-Brook University) and Charlotte Trinquet du Lys (UCF)

Open Cultural Studies (ISSN 2451-3474). Publisher: De Gruyter Poland.

Contract date: 2/20/2020

Publication date: 1/15/2021

CALL FOR CONTRIBUTIONS: Manuscripts should not be longer than 8,000 words including bibliography. The concepts of non-binary, transgender, gender fluid, polygender, etc., in today’s conversations on sexual politics seem to be understood as new concepts as though the realities behind these neologisms do not necessarily encompass all of human history. Scholars in Children’s Literature and Culture Studies or Fairy Tales and Folklore studies, have always come across these representations of non-traditional gender expressions in early-modern literature as well as in historical accounts. Cross-dressing in particular is pervasive in that type of literature, and we know that cross-dressing characters abounded on the early-modern stage and were objects of fascination for their contemporaries. Today’s critics, especially feminists, have been capitalizing on the current interest in gender and sexuality studies and have successfully applied these new definitions to early-modern representations, thus bringing these texts to the forefront of the conversation on gender identity. With such provoking titles as “Gender Trouble,” “The Theatricality of Transformation,” “Erotic and Alien,” “New Bodies, Old Sins”, these studies have encouraged us to perceive and receive early-modern cross-dressing representations, no longer as individual aberrations or expressions of deviancy, but rather as part of a long cultural tradition of non-traditional gender identity and political transgression. By contrast some modern and post-modern popular culture productions dealing with the same issues of gender expression might not always be as progressive as they claim to be. Disney films in particular have consciously tackled the gender issue ever since they faced bitter criticism from feminist scholars, but the question remains whether they have been successful at addressing those biases. Just as early-modern specialists are bringing their own expertise to the table and illustrating the progressivism that always existed in old texts, it would also be opportune to reflect on contemporary productions. In this special issue, we invite scholars of children’s literature and films, and scholars of popular culture from the early-modern to the post-modern eras to explore the topics of gender roles and identity, showing in what ways and to what extent they can be viewed as socio-historical constructs, thus adding new perspectives to the ongoing discussions on sexual politics.

ABOUT THE ACADEMIC JOURNAL: Open Cultural Studies is a peer-reviewed, scholarly journal that explores the fields of Humanities, Social Sciences and Arts. It interprets culture in an inclusive sense, in different theoretical, geographical and historical contexts. As an Open Access journal, Open Cultural Studies is committed to increasing public access to scholarship that covers an entire range of social and cultural phenomena both within and beyond the academy. It aims, in particular, to enhance international collaboration among scholars by bringing together researchers from the Global North and the Global South. By bringing together experienced/high-profile and emerging and Third- and First-World scholars, the journal aims to contribute to a wider understanding of culture and promote both innovation and inclusion.

The number of downloads in the year 2019 was more than 18 000. Keeping with the trend, next volume should double that number.

The independent academic publisher De Gruyter has a history spanning back 270 years. De Gruyter group publishes over 1,300 new titles each year in the humanities, social sciences, STM and law, more than 700 subscription based or Open Access journals, and a variety of digital products.

HOW TO SUBMIT

1) Authors are kindly invited to send an abstract to the Guest Editors at the following email addresses: sophie.raynard@stonybrook.edu; ctrinquet@gmail.com

2) After acceptance of abstracts by editors, authors are kindly invited to register at De Gruyter’s paper processing system at: https://www.editorialmanager.com/culture/default.aspx and submit their contribution. -

-Every manuscript should be clearly marked as intended for this special issue and include the title: Gender Fluidity in Early-Modern to Post-Modern Children’s Literature and Culture.

- All papers will go through the Open Cultural Studies’ high standards, quick, fair and comprehensive peer-review procedure. Instructions for authors are available here. In case of any questions, please contact Guest Editors (sophie.raynard@stonybrook.edu; ctrinquet@gmail.com) or Managing Editor (katarzyna.grzegorek@degruyter.com).

3) As an author of Open Cultural Studies you will benefit from: - transparent, comprehensive and fast peer review managed by our esteemed Guest Editor; - efficient route to fast-track publication and full advantage of De Gruyter e-technology; - free language assistance for authors from non-English speaking regions.

UPDATED DEADLINES:

June 20, 2020: deadline for abstract submission

June 30, 2020: acceptance letter to contributors

Sept 30, 2020: deadline for paper submission. Review 1= 28 days. Review 2 = 14 days

Nov 15, 2020: deadline for peer-reviews

Dec 15, 2020: deadline for paper review according to the peer-reviews comments

Jan 5, 2021: deadline for paper second review if necessary

Jan 15, 2021: volume sent to press for formatting and copy-editing

Feb 15, 2021: deadline for proof revisions

Mar 2021: publication

CfP: Teaching the Early Modern in the Era of COVID-19
Posted: Saturday, May 23, 2020 - 18:28

In keeping with the Sixteenth-Century Journal Book Review Office’s tradition of sponsoring pedagogy essays in the SCJ and panels at the SCSC and other conferences, we will publish a special supplement to volume 51 (2020) devoted to teaching in the age of SARS CoV-19. This special Early Modern Classroom supplement will appear online at escj.org, open access, and articles will be posted as they become available, beginning in the summer of 2020. The published submissions will be peer reviewed. 

We invite submissions of ca. 1200-word essays that address any of the following questions:

What have you learned from shifting teaching to fully online platforms?  How will any lessons learned inform your teaching once face-to-face instruction resumes?

How does the early modern world specifically lend itself to online teaching?  What specific case studies work well in an online environment, or highlight issues that connect with the global pandemic?

What role does digital, shareable content play in your classes, either for analysis/discussion or as student-created projects?

Send submissions by June 15 to either wleeson@roanoke.edu or scj@roanoke.edu

Appel à contributions : Concevoir le décor de cinéma et de théâtre
Posted: Sunday, May 17, 2020 - 17:16

DOUBLE JEU n°18

Les décors de théâtre et de cinéma ont un passé commun. Longtemps, le vocabulaire employé au théâtre servit sur les plateaux de cinéma, et aujourd’hui encore des professionnels passent d’un atelier à l’autre. Pour ce nouveau numéro de Double Jeu consacré aux décors, pourquoi ne pas éveiller ces souvenirs communs, les circulations et transmissions de savoir-faire, d’inventions, mais aussi les écarts, les concurrences, le travail de distinction entre décorateurs de théâtre et décorateurs de cinéma ?

Nous proposons ainsi d’interroger la conception du décor de cinéma et de théâtre en France, jouant sur les sens du terme pour questionner à la fois les manières de penser et de fabriquer les décors. Il s’agira d’abord d’interroger les limites du terme : où commence, où s’arrête le décor ? Dans quelle mesure équivaut-il ou se distingue-t-il de la scénographie ? Du côté du théâtre, comme l’a relevé Marcel Freydefont, le mot « décor » est déclaré périmé dès les années 1960 et a connu une période de disgrâce[1]. On considère aujourd’hui le décor comme un élément du tout plus vaste qu’est la scénographie : il en est la partie construite et praticable par les acteurs, ou bien la partie peinte. Le terme a-t-il pour autant retrouvé une neutralité technique, ou conserve-t-il une connotation négative, associée à une esthétique platement réaliste ?

Au cinéma, le décor est traditionnellement défini à travers les spécialités et les outils de ceux qui le façonnent. Les diverses mutations technologiques invitent en effet constamment à interroger la nature du décor et sa place dans les films. Que ce soit en studios, en décors dits naturels ou dans le cadre d’une création numérique, le matériel technique influe sur l’appréhension de l’espace conçu. Sa fabrication impacte la manière de le penser et de le nommer. Comme Françoise Puaux le remarque en introduction du Décor de cinéma : « Le nom des artistes décorateurs varient en fonction de leur formation, des studios et des latitudes, art director ou production designer pour les anglo-saxons, architecte pour les germaniques, scénographes pour les latins, artistes-peintres pour les slaves »[2]. Dans ces conditions, au vu de la multiplicité des pratiques, comment concevoir le décor de cinéma ?

État de la recherche La recherche sur le décor a été un moyen de se distinguer d’une approche textocentriste et littéraire et a ainsi été fondatrice pour la discipline des études théâtrales. L’ouvrage de Denis Bablet Esthétique générale du décor de théâtre de 1870 à 1914[3] (1965) reste une référence importante tant du point de vue historique que méthodologique. L’intérêt porté au décor et à la scénographie s’est récemment renouvelé en empruntant deux grandes directions. Un travail historique, d’une part, tend à mieux documenter les pratiques décoratives et techniques des siècles passés, afin d’en faire valoir la richesse et souvent de dépasser les clichés apposés par les discours d’avant-garde sur le « décorativisme » de ces périodes. D’autre part, en parallèle de l’intérêt récent des éditeurs pour accueillir la parole des scénographes dans des ouvrages souvent richement illustrés (Richard Peduzzi, Yannis Kokkos par exemple), un important travail de réflexion sur la pratique de la scénographie contemporaine a émergé. Entre autres publications, notons les deux numéros successifs de la revue d’Études Théâtrales en 2012 qui se sont attachés à donner la parole aux scénographes, à mettre l’accent sur la qualité et la spécificité de leur geste et à questionner leurs relations avec le metteur en scène.

Les ouvrages consacrés au décor de cinéma, fortement ancrés dans des études historiques et techniques, suivent ces deux mêmes directions. Dès les années 1920, les chefs-décorateurs renommés prêtent une attention toute particulière à la bonne transmission de leur activité. Textes qui dépassent le simple exposé d’une pratique puisqu’ils interrogent le rôle du décor dans les films, tel l’ouvrage de Robert Mallet-Stevens, Le Décor moderne au cinéma (1928), où celui-ci décrit fidèlement les techniques de conception et propose parallèlement une esthétique pédagogique du décor de cinéma. Essai auquel on peut associer la somme Décor de films de Léon Barsacq (1970), L’Envers des décors de Georges Wakhévitch (1977) et l’étude illustrée de Max et Jacques Douy, Décors de cinéma (1993) ; ouvrages de référence, issus des premiers textes fondateurs, qui témoignent du désir des décorateurs de préserver leur histoire et leurs savoir-faire. Écrits qui offrent un aperçu précis de l’évolution du décor et ont aussi valeur de témoignage en réaction aux mutations techniques, industrielles et esthétiques contemporaines de leur publication. Quelques études plus récentes tels Les Chefs décorateurs (2000) de Peter Ettedgui, Le Décor au cinéma (2003) de Jean-Pierre Berthomé et Le Décor au cinéma (2008) de Françoise Puaux reviennent sur l’histoire du métier et sur l’évolution technique et esthétique des décors de cinéma. Tandis que des professionnels, tels Thierry Le Nouvel et Pascale Joanne Rabaud avec Chef décorateur pour le cinéma (2012) ou le décorateur italien Renato Lori pour Scénographie et réalisation des décors pour le cinéma (2016)[4], décrivent les tâches du décorateur dans le contexte actuel de réalisation des films. En dépit des avancées réalisées par ces ouvrages qui offrent un aperçu fidèle de la profession et de son histoire en interrogeant ses spécificités techniques, le travail des décorateurs et la pratique du décor en cinéma est encore un terrain de recherche à explorer et éclaircir. Réflexion attestée par l’émergence récente de plusieurs rencontres scientifiques consacrées aux métiers de la technique comme « Questions d’histoire des techniques et des métiers du cinéma et de l’audiovisuel », séminaire organisé par Kira Kitsopanidou et Sébastien Layerle (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3) ou la première rencontre annuelle « Chercher/Créer » (janvier 2020), qui interroge la place de la technique et des technicien.nes dans la recherche en France, co-organisée par Baptiste Heynemann (Commission Supérieure Technique de l’Image et du Son), Giusy Pisano (École nationale supérieure Louis-Lumière) et Réjane-Hamus-Vallée (Université d’Evry Paris Saclay).

Dès lors, dans la continuité de ces recherches, nous souhaitons initier une étude du décor en cinéma et au théâtre à partir de trois principaux axes d’étude destinés à définir, illustrer ou questionner sa conception.

1° Étudier les décors et leurs métiers : sources et méthodologie Pour cet axe, il s’agira de revenir sur la méthodologie d’étude mais aussi de gestion des diverses ressources mises à disposition dans les fonds d’archives. Quelles sources avons-nous à disposition pour étudier les décors, de leur conception à leur recyclage, réemploi ou destruction ?

Bien souvent l’historien du théâtre ou du cinéma n’a pas accès aux décors eux-mêmes, mais seulement à des photographies, lithographies, maquettes, ou parfois encore seulement à des descriptions. Quelles sont les conséquences historiographiques de ce rapport au décor par sa miniature ou sa médiatisation ?

Il serait également pertinent de se pencher sur les ouvrages des décorateurs-auteurs – dont l’existence remonte au moins au traité de Nicola Sabbattini, Pratique pour fabriquer scènes et machines de théâtre (1638) – et dont les publications ne cessent jusqu’à nos jours. Souvent exploités comme sources d’informations, ces ouvrages méritent également d’être étudiés pour eux-mêmes : quel est le lectorat visé par ces ouvrages ? Comment mettent-ils en scène le dévoilement de l’envers du décor ? Quelle esthétique du décor cherchent-ils à défendre et participent-ils à imposer ?

Enfin, au-delà de la figure du chef d’atelier, du décorateur en chef ou de l’artiste scénographe, il nous apparaît nécessaire de se pencher sur les sources concernant tous les corps de métiers convoqués lors de la réalisation d’un décor. De quels autres corps de métier sont-ils issus ? Quels savoir-faire importent-ils dans les champs du théâtre et du cinéma ?

Pistes : sources de l’histoire des décors ; pratiques et gestion de conservation ; histoire et usage de la maquette au théâtre et au cinéma ; signalement et description de fonds inexploités ; les décorateursauteurs et leurs ouvrages ; les métiers de la construction du décor.

2° Construire l'illusion Mais quelle est la nécessité des décors ? Dès 1913, Jacques Copeau a annoncé son retour au « tréteau nu » et son renoncement à l’idée de décor. En 1986, Alain Cavalier et Bernard Evein démontrent avec Thérèse comment un film peut se passer de toute figuration réaliste des lieux jusqu’à remplacer les murs par des toiles de tissus. Mais la pratique du décor ne disparaît pas pour autant et le besoin de construire une réalité pour y installer une fiction reste prédominant. Si le caractère nécessaire du décor peut en lui-même faire l’objet d’une interrogation, le problème ouvre au questionnement des variations du rôle dramaturgique accordé à la décoration en fonction des esthétiques. Quelles que soient les variations formelles, le décor peut toujours, d’une certaine manière, être interrogé à travers la question de l’illusion : quel type d’illusion, c’est-à-dire quel pacte à la fois cognitif et émotionnel, le décor cherchet- il à produire ou au contraire à défaire, dénoncer, déplacer… ? N’assiste-t-on pas de nos jours, en particulier grâce à l’usage des projections vidéo, à un retour du réalisme sur les scènes contemporaines, confinant parfois à un renouveau de l’illusionnisme tant décrié dans les années brechtiennes ?

Il est en tous cas certain, dans les domaines du théâtre comme du cinéma, que la notion d’illusion gagne à être interrogée en liant les aspects techniques et dramaturgiques. Si nous nous concentrons sur la question de la fabrication de l’illusion, force est de constater que l’histoire du décor de cinéma dépend en partie de son rapport à l’artifice et de sa capacité technique à reproduire ou non ce qu’on considère comme « naturel ». Les grandes périodes du décor de cinéma sont justement définies à la fois à l’aune du développement des techniques employées destinées à renforcer l’illusion, à faire toujours plus « vrai », et selon une remise en question systématique et générationnelle de cette fidélité mimétique à la « nature » ou à la « réalité ». Il s’agit ainsi pour ce second axe d’étude d’interroger à nouveaux frais le décor et son rapport au réel.

Pistes d’études possibles : le décor « naturel », le décor en studio, l’illusion au fil des courants esthétiques (expressionnisme allemand, Société Albatros, néo-réalisme italien, Nouvelle Vague… ; naturalisme, symbolisme, brechtisme, tréteau nu ou espace vide…) ; le refus du décor  

3° Transmission et interaction artistiques, culturelles et techniques des savoir-faire Pour ce dernier axe, nous proposons d’étudier les filiations entre les différents décorateurs et la nature de la transmission de gestes et pratiques de générations en générations. La construction des parcours professionnels mérite ainsi d’être étudiés dans leurs conséquences ; tout décorateur de cinéma a en effet d’abord été assistant avant de prétendre au poste de chef-architecte décorateur. Il s’agira, entre autres, de comprendre comment la personnalité du décorateur se renforce à l’aune de sa formation, d’interroger le partage du temps entre création et enseignement mais également l’influence des autres pratiques artistiques (art décor, design, peinture, arts plastiques, collaborations d'artistes…) dans la conception visuelle de spectacles ou films.

Pistes d’études possibles : Lazare Meerson ; Christian Bérard ; Jacques Saulnier ; Section décoration à l’IDHEC ; la transmission du savoir-faire dans les ateliers de décor des théâtres, hier et aujourd’hui ; les sections Scénographie à l’ENSATT, à l’école du TNS, à l’Académie de la Comédie-Française… (histoire, enseignants fondateurs, partis pris pédagogiques) ; disparition et recréation de savoir-faire

Les propositions d’articles, d’une longueur de 1500 à 2000 signes (espaces compris) accompagnées d’une présentation biobibliographique (800 signes maximum, espaces compris) doivent être envoyées avant le 15 septembre 2020 aux adresses suivantes : lea.chevalier@unicaen.fr / pierre.causse@unicaen.fr / valerie.vignaux@unicaen.fr

Les réponses seront adressées aux proposants le 1er octobre 2020 Les articles d’environ 30 000 signes seront à rendre pour le 15 janvier 2021.

Comité scientifique : Olivier Bara, PR, Université de Lyon-2, IHRIM - UMR 5317 Kira Kitsopanidou, PR, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 – IRCAV – EA 185 Giusy Pisano, PR, Louis-Lumière – IRCAV – EA 185

Double Jeu est la revue du département Arts du spectacle, de l’université de Caen-Normandie, https://journals.openedition.org/doublejeu/2277

Plutôt que de juxtaposer théâtre et cinéma, Double Jeu entend éprouver ces deux arts à des hypothèses, des problématiques, des regards qui leur soient communs, interroger l’un avec les concepts de l’autre et réciproquement ; et bien entendu se placer à leur articulation, là où des jonctions et des passerelles sont possibles, là où des frottements se font sentir, là où il y a du jeu.

Revue rattachée au LASLAR (Lettres, Arts du Spectacle, Langues Romanes – EA 4256) qui accueille chercheurs permanents et contributeurs occasionnels, afin d’instaurer entre les spécialistes des Arts du spectacle un dialogue aussi fructueux que celui qu’ont engagé depuis un siècle les praticiens et les créateurs.

Notes

1 Voir Marcel Freydefont, « Du décor à la scénographie », in Robert Abirached (dir.), Le Théâtre français du XXe siècle, Paris, L’Avant-Scène Théâtre, 2011, p. 613.

2 Françoise Puaux, Le Décor de cinéma, Paris, Cahiers du cinéma, 2008, p. 2.

3 Voir Denis Bablet Esthétique générale du décor de théâtre de 1870 à 1914, Paris, CNRS éditions, 1965.

4 Le même décorateur publie également Scénographie et réalisation des décors pour le théâtre en 2015, marque de la circulation des techniques, mais aussi de la nécessité de séparer les exposés pratiques.

 

Pistes bibliographiques  

Domaine cinématographique

ALBERA François, Albatros. Des russes à Paris, 1919-1929, Paris/Milan, Cinémathèque française/Mazzotta, 1995.

AYROLLES Jacques et LEMERIGE Françoise, « Profession : chef décorateur », Cinémathèque Les Conférences du conservatoire des techniques cinématographiques, [en ligne] CANAL-U, 5 décembre 2014.

BARSACQ Léon, Le Décor de film : 1895-1969, Paris, H. Veyrier, 1985.

BERTHOME Jean-Pierre, Le Décor au cinéma, Paris, Cahiers du cinéma, 2003.

DOUY Max et Jacques, Décor de cinéma : un siècle de studios français, Paris Edition du Collectionneur, 2003.

ETTEDGUI Peter, Les Chefs décorateurs, Paris, La Compagnie du Livre, 2000.

LE NOUVEL Thierry et RABAUD Pascale-Joanne, Chef-décorateur pour le cinéma, Paris, Eyrolles, 2012.

LORI Renato, Scénographie et réalisation des décors pour le cinéma, Rome, Gremese, 2016.

MALLET-STEVENS Robert, Le Décor au cinéma, Paris, Nouvelles Éditions Séguier, Carré Ciné, 1996.

PISANO Giusy, Serge Pimenoff, https://www.cinematheque.fr/sites-documentaires/pimenoff/index.php

PUAUX Françoise, Le Décor au cinéma, Paris, Cahiers du cinéma, 2008.

TRAUNER Alexandre, Décors de cinéma, Paris, Jad/Flammarion, 1975. WAKHEVITCH Georges, L’Envers des décors, Paris, Robert Laffont, 1977.

Domaine théâtral

BABLET Denis, Esthétique générale du décor de théâtre de 1870 à 1914, Paris, Éditions du CNRS, 1965.

BOUCRIS Luc, DUSIGNE Jean-François et FOHR Romain (dir.), Scénographie, 40 ans de création, Montpellier, L’Entretemps, 2010.

BOUCRIS Luc, FREYDEFONT Marcel, LEMAIRE Véronique et SARTI Raymond (dir.), « Qu’est-ce que la scénographie ? Vol. II, Pratiques et enseignements », Études théâtrales, n°54-55, 2012/2-3.

BOURDIN Philippe et LE BORGNE Françoise (dir.), Costumes, décors et accessoires dans le théâtre de la Révolution et de l’Empire, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2010.

CHOLLET Jean, LEMAIRE Véronique et MAZLOUMAN Mahtab, Scénographes en France, 1975-2015 : diversité & mutations, Paris, Actes Sud, 2015.

CORNUAILLE Philippe, Les Décors de Molière 1658-1674, Paris, PUPS, 2015.

DANIELS Barry et RAZGONNIKOFF Jacqueline, Le Décor de théâtre à l’époque romantique : catalogue raisonné des décors de la Comédie-Française (1799-1848), Paris, Bibliothèque nationale de France, 2003.

FOHR Romain, Du Décor à la scénographie : anthologie commentée de textes sur l’espace scénique, Montpellier, L’Entretemps, 2014.

FREYDEFONT Marcel, « Du décor à la scénographie », in Robert ABIRACHED (dir.), Le Théâtre français du XXe siècle, Paris, L’Avant-Scène Théâtre, 2011, p. 613-648.

HAMON-SIREJOLS Christine, Le Constructivisme au théâtre, Paris, Éditions du CNRS, 1992.

JOIN-DIETERLE Catherine (dir.), L’Envers du décor : à la Comédie-Française et à l’Opéra de Paris au XIXe siècle, Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2012.

KOKKOS Yannis et BANU Georges, Yannis Kokkos, le scénographe et le héron, Arles, Actes Sud, 2004.

LEMAIRE Véronique et LESAGE Daniel, « Qu’est-ce que la scénographie ? Vol. I – Processus et paroles de scénographes », Études théâtrales, n°53, 2012/1.

LORI Renato, Scénographie et réalisation des décors pour le théâtre, trad. Valérie Pons, Saint-Denis-sur- Sarthon, Gremese, 2015.

PEDUZZI Richard, Là-bas, c’est dehors ; suivi de L’odeur du théâtre, Arles, Actes Sud, 2017.

SURGERS Anne, Scénographies du théâtre occidental, Paris, Armand Colin, 2017.

WILD Nicole, Décors et costumes du XIXe siècle. Tome I : À l’Opéra de Paris, Paris, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2014.

WILD Nicole, Décors et costumes du XIXe siècle. Tome II : Théâtres et décorateurs, collections de la bibliothèque-musée de l’Opéra, Paris, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2014.

Appel à communications : Retours sur Molière
Posted: Sunday, May 17, 2020 - 16:44

En janvier 2022, Molière aura 400 ans. Quatre siècles d’une notoriété prodigieuse qui s’est affirmée dès les premiers spectacles donnés à Paris à la fin des années 1650 et qui n’a cessé de s’amplifier au fil du temps, jusqu’à s’étendre à l’échelle planétaire. Quatre siècles aussi au cours desquels les discours sur l’auteur et sur l’oeuvre n’ont cessé de se multiplier. Devenu, sitôt disparu, objet de légendes, « l’auteur du Misanthrope » (pour reprendre la célèbre formule de Boileau) a nourri post mortem un discours critique dont l'intensité n'a pas faibli depuis les origines. Les rêveries sur l'homme et l'oeuvre y rivalisent avec la mobilisation et la recherche de documents et de preuves permettant de progresser dans la connaissance d’un comédien-poète et chef de troupe, autour duquel les légendes se sont à ce point multipliées qu’il a longtemps été difficile de démêler le vrai du faux.

C’est dans cet entre-deux que ce colloque voudrait situer la question qui l’anime, en considérant que, quatre cents ans après sa naissance, Molière est à la fois cet auteur construit au fil des siècles par les discours critiques et les infléchissements du goût, et ce comédien-poète fermement inscrit dans son temps, chef de troupe habile à mettre au point diverses stratégies esthétiques et économiques pour bâtir sa carrière et faire valoir son oeuvre. Le retour sur Molière, auquel nous convie l’occasion jubilaire, ne prend sens que s’il nous ramène aux origines de la création des comédies et si, dans un même mouvement, il nous fait porter un regard renouvelé sur la manière dont s’est élaborée notre conception de l’oeuvre.

Les trois journées s’inscriront ainsi sous le signe d’un double retour sur Molière : d’une part, un retour sur Molière et sa troupe au travail entre 1643, date de ses débuts comme comédien, et 1680, qui correspond à la fondation de la Comédie-Française, sept ans après sa mort ; d’autre part, et dans le prolongement chronologique du premier volet, un retour sur Molière auteur, au prisme du discours critique, dans l’étendue d’une période que nous avons choisi de faire courir de 1680 à 1980.

 

Volet I. Molière et sa troupe au travail (1643-1680)

La première partie du colloque donnera la parole aux chercheuses et chercheurs dont les contributions permettront d’éclairer les conditions et les modalités concrètes de l’activité du comédienpoète et de sa troupe, de la fondation de L’Illustre Théâtre à la création de la Comédie-Française. On s’intéressera à la manière dont ces circonstances permettent d’éclairer la forme et le contenu des comédies composées par Molière, en particulier sous les deux aspects suivants :

1. Les conditions concrètes de création (textuelle et scénique) des spectacles au sein de la vie théâtrale des années 1640-1670

o les conditions d’accueil ou de création des spectacles et leurs incidences sur l’activité de la troupe : configurations et aménagements des salles, modalités pratiques de la cohabitation avec les Italiens, contraintes logistiques et conditions économiques qu’imposent les visites, les fêtes de cour ou la prise en compte des demandes royales, organisation matérielle de la scène lors des pièces en musique et des ballets, conséquences du système des privilèges, etc.

o L’organisation au sein de la troupe : répartition des parts, attribution des rôles lors des créations et des reprises, formes de compositions collectives, pratiques de mises en scène (autrement qu’à travers L’Impromptu de Versailles), etc. Des comparaisons avec l’organisation des troupes rivales (répertoire, pratiques), par exemple celle de Dorimond, seront particulièrement bienvenues.

o Les relations de Molière et de ses comédiens avec les différentes instances de la vie théâtrale : autres troupes, autrices ou auteurs, protecteurs, décorateurs, musiciens, chanteurs, danseurs, etc. Sont également encouragées des propositions portant sur le parcours de ces musiciens et comédiens (comme Jodelet ou Brécourt) d’une troupe à l’autre.

o Les modes de diffusion des spectacles et des éditions : stratégies de programmation, de reprises, choix de programmes doubles (grande et petite comédie), modalités de lectures avant les créations, rôle des orateurs, liens avec les gazetiers, suivi des publications par Molière ou par d’autres que lui, parcours éditorial des textes non publiés du vivant de Molière ou non conservés (prologue du Favori), etc.

2. le répertoire non moliéresque joué par Molière et sa troupe

Molière et ses comédiens, on l’oublie trop souvent, ne jouaient pas que du Molière. Dès l’époque de L’Illustre Théâtre, des pièces de Rotrou, Tristan, Desfontaines, Magnon, Du Ryer, puis Gilbert, Scarron, Corneille, Desjardins, Donneau de Visé, etc. sont tantôt créées, tantôt reprises par la troupe.

Quels sont les critères (esthétiques, économiques, humains) qui ont présidé aux choix effectués dans ce répertoire non moliéresque ? Comment celui-ci a-t-il coexisté avec les comédies du chef de troupe ? Quelle influence a-t-il exercé sur les créations moliéresques, mais également sur les recettes du théâtre ? S'il est vrai qu'à partir de 1662 Molière ne jouait plus que dans ses propres comédies, comment la sélection des pièces "extérieures" se décidait-t-elle ? Molière semble-t-il avoir eu une voix prépondérante dans le choix de ce répertoire ?

 

Volet II. Molière auteur au prisme du discours critique (1680-1980)

Le second volet sera exclusivement consacré au discours critique tel qu’il s’est construit depuis les Jugements des savants sur les principaux ouvrages des auteurs (1686) d’Adrien Baillet, et durant les trois siècles suivants, c'est-à-dire approximativement jusqu'à l'essai de Gérard Defaux, Molière ou les métamorphoses du comique (1980), dernier ouvrage marquant que nous pouvons envisager avec une distance historique suffisante. Pour des raisons de format (le sujet nécessiterait un colloque entier), mais aussi parce qu’ils ont été documentés par différents ouvrages (Maurice Descotes, Les Grands Rôles du théâtre de Molière, Michel Corvin, Molière et ses metteurs en scène d’aujourd’hui, Gabriel Conesa et Jean Emelina (dir.), Les Mises en scène de Molière du XXe siècle à nos jours), le discours des praticiens et l’analyse des mises en scène de Molière à travers les siècles n'entrent pas dans la perspective du colloque. Il en ira de même pour les propositions portant sur les approches strictement biographiques et les appropriations fictionnelles de Molière et de son oeuvre, telles que la Vie de Grimarest ou Le Roman de Monsieur de Molière de Boulgakov, auxquelles différents colloques et ouvrages collectifs (Martial Poirson (dir.), Ombres de Molière ; Georges Forestier, Florence Naugrette, Marc Douguet, Elodie Bénard (dir.), Si Molière m’était conté…) ont été récemment consacrés.

Au cours de cette seconde partie du colloque, on cherchera ainsi à identifier les filtres au travers desquels l’oeuvre de Molière nous est parvenue, à dénouer les fils qui ont peu à peu construit et déconstruit cette oeuvre pendant trois siècles décisifs du point de vue de l’histoire littéraire et de l’histoire de la critique. Les participants sont invités à focaliser leurs propositions sur des auteurs et des ouvrages singuliers, mais également sur des courants critiques, des écoles de pensée, des concepts fétiches, des pièces privilégiées, etc. On pourra notamment tirer profit des données rassemblées au sein du projet de l’OBVIL consacré à Molière. Sont vivement encouragés à participer à cette réflexion des collègues spécialistes des XVIIIe, XIXe et XXe siècle qui seraient à même d’éclairer les conditions d’écriture de ces textes critiques, et la manière dont ils s’inscrivent dans leur temps et dans la trajectoire de leur auteur.

Parmi les fils conducteurs qui pourront présider au choix de tel auteur ou ouvrage critique, et en vue d’assurer en outre une continuité thématique en plus de la continuité chronologique entre les deux volets du colloque, on pourra, par exemple, privilégier la manière dont le discours critique se penche sur Molière comme comédien-poète et directeur de troupe, avant et après l’ouvrage de René Bray (Molière homme de théâtre, 1954), qui constitue sans doute un pivot dans la mise en oeuvre de ce discours. On pourra également se pencher sur l’importance accordée au paradigme moral (Molière est-il moral, immoral ou amoral ?) ou sur la préférence accordée aux “grandes comédies” face aux “petites comédies”, aux pièces en vers face aux pièces en prose, ainsi que sur le discours que suscite Molière aux lendemains de la Révolution française, à un moment où le positionnement par rapport aux auteurs “classiques” est éminemment politique. Des communications sur la réception critique (1680-1980) de certaines pièces particulièrement clivantes telles que Tartuffe ou Les Femmes savantes sont également bienvenues.

Comité d’organisation : Claude Bourqui (Université de Fribourg), Georges Forestier (Sorbonne Université), Bénédicte Louvat (Université Toulouse - Jean Jaurès), Lise Michel (Université de Lausanne), Agathe Sanjuan (Comédie- Française).

Comité scientifique : Benoît Bolduc (New York University), Mariane Bury (Sorbonne Université), Fabrice Chassot (Université Toulouse - Jean Jaurès), Jie Chen (Fudan University, Shangai), Jan Clarke (Durham University), Antoine Compagnon (Collège de France), Marc Escola (Université de Lausanne), Jean de Guardia (Université Grenoble-Alpes), John Lyons (University of Virginia), Laura Naudeix (Université de Rennes 2), Florence Naugrette (Sorbonne Université), Anne Piéjus (CNRS / Sorbonne Université), Alain Riffaud (Le Mans Université), Marine Roussillon (Université d’Artois), Guy Spielmann (Georgetown University), Pier Mario Vescovo (Università Ca’ Foscari, Venezia).

Les propositions de communication sont attendues d’ici au 30 septembre 2020 aux cinq adresses suivantes :

claude.bourqui@unifr.ch

georges.forestier@ sorbonne-universite.fr

benedicte.louvat@univ-tlse2.fr

lise.michel@unil.ch

agathe.sanjuan@comedie-francaise.org

 

En fonction de leurs approches et de leurs objets d’études, les chercheurs intéressés sont invités à considérer également le colloque “Décentrer Molière” organisé en avril 2022 par Sylvaine Guyot et Christophe Schuwey, ainsi que les autres manifestations annoncées sur le site Molière 2022 (http://moliere2022.org/).

Jobs

ST HUGH’S COLLEGE, OXFORD: The Powys Roberts Research Fellowship
Posted 23 Mar 2018 - 17:39

Applications are invited for the Powys Roberts Research Fellowship in European Literature at St Hugh’s College, Oxford, tenable from 1st October 2018. This is a fixed-term 3 year position intended for an individual who has recently completed a doctorate (that is, who has either submitted their thesis by the application deadline of 30th April 2018, or whose degree was awarded within the three preceding years), and who wishes to embark on an academic career. The post is open to those working in the fields of French & Francophone, German, or Italian Literature in any period.

 

The primary purpose of the Fellowship is research, and the postholder will be expected to use the period of the Fellowship to begin building an international research profile. He or she will normally be expected to offer some teaching for the College, under the direction of the Fellows in the subject, and/or to participate in the teaching and examining of the relevant Sub-Faculty as appropriate, up to an overall combined College and Faculty maximum of six hours per week in term. The postholder will have the ability to bring advanced research projects to fruition, excellent presentation skills, and the ability to contribute to a research community.

 

The basic stipend of the Fellow is currently £23,772 per annum, with free single accommodation, or a housing allowance of £9,260 per annum. The closing date for receipt of applications and references is Noon on 30th April 2018. More information on the role and how to apply can be found on the College website.

 

St Hugh’s College and the University of Oxford are equal opportunities employers

 

Source: H-France

Visiting Assistant Professor of French at Kansas State University
Posted 17 Mar 2018 - 18:42

The Department of Modern Languages at Kansas State University invites applications for a Visiting Assistant Professor of French for a one-year appointment, beginning in fall 2018. We seek a generalist with experience teaching beginner- and intermediate-level French language courses. Teaching load is 3/3 per academic year, including Composition and Grammar. The successful candidate will demonstrate the ability to integrate and teach literature and culture at all levels (from elementary language to advanced undergraduate courses). Minimum qualifications include: ABD or Ph.D. in French or related field with native or near-native proficiency in French and English. Candidates must be willing to participate in extra-curricular activities to promote recruitment and retention in the French major and minor. Field of specialization is open; however, preference will be given to those candidates with a demonstrated expertise in one of the following areas: translation and stylistics, Francophone culture and literature, cultural studies, or second language acquisition. The successful candidate will value multicultural perspectives in both teaching and research. Applicants must be currently authorized to work in the United States at the time of employment. Salary will be commensurate with experience and qualifications. 

Review of applications will begin April 6, 2018 and will continue until position is filled.  To apply lease submit letter of application addressing teaching philosophy, experience, and research interests to the attention of Dr. Melinda Cro, Search Committee Chair, along with vita, and transcripts (official or unofficial). Letters of recommendation will be requested at a later date. Preliminary interviews will be conducted via Skype.

  For more information and to apply: http://careers.k-state.edu/cw/en-us/job/503402/visiting-assistant-professor-french 

Kansas State University is an EOE of individuals with disabilities and protected veterans. Background check required.

Visiting Assistant Professor of French, Georgia Institute of Technology
Posted 14 Mar 2018 - 18:52

The School of Modern Languages in the Ivan Allen College of Liberal Arts at the Georgia Institute of Technology in Atlanta seeks a Visiting Assistant Professor of French beginning in August 2018. This position is full-time with a 2/2 teaching load and is renewable for up to two years.

The successful candidate will have (1) a PhD in hand by August 2018; (2) native-level competence in French; (3) an active research and publication agenda; and (4) documented evidence of successful instruction in teaching French from introductory language courses to upper-level, content-based courses. The candidate will join a vibrant French Program, which offers undergraduate majors and minors in French. Possible areas for interdisciplinary collaboration in teaching and research include but are not limited to applied linguistics, media, science and technology studies, digital humanities, intercultural communication, industry, and business. Involvement in one of the School’s intensive summer study abroad programs LBAT: Languages for Business and Technology may be a possibility.

Candidates should submit a statement of interest highlighting how they meet the job requirements, contact information for three references, including at least one who can address teaching qualifications, a current CV, and a recent writing sample to hiring@modlangs.gatech.edu in one single PDF document. Please ask your three recommenders to send their letters of recommendation separately to hiring@modlangs.gatech.edu.

Review of applications should begin on March 30, 2018 and continue until the position is filled.

Interviews will be conducted virtually in mid-April.

The School Of Modern Languages / Our Degree Programs

The School of Modern Languages emphasizes interactive learning and interdisciplinary study of languages and cultures. We offer an innovative B.S. degree in Applied Languages and Intercultural Studies (ALIS) as well as degrees in Global Economics and Modern Language (GEML) and International Affairs and Modern Languages (IAML). We are currently preparing to launch a Master’s program in Applied Languages and Intercultural studies and are planning an interdisciplinary MS in Global Media Cultures. The school is home to approximately 60 full- and part-time faculty members. The Ivan Allen College of Liberal Arts is recognized nationally and internationally for teaching and research examining the human context of engineering, science, and technology. Located in midtown Atlanta, Georgia Tech enrolls over 21,500 students and is consistently ranked as one of the top seven public universities in the country. A unit of the University System of Georgia, Georgia Tech is an AA/EO employer. Women and minorities are strongly encouraged to apply.

https://modlangs.gatech.edu/

Visiting position in French at Alfred University
Posted 1 Mar 2018 - 16:28

The Division of Modern Languages at Alfred University invites applications for a one-year position in French starting Fall 2018. The rank will be Visiting Assistant Professor or Visiting Instructor depending on qualifications. Teaching load: 3 courses per semester, all levels, including one elective in area of specialization. Ph.D. preferred, but ABDs will be considered.

Alfred University, located in rural New York State (about 75 miles south of Rochester), is a small, selective, comprehensive university with a student-centered focus and a long-standing tradition of excellence in liberal education and a strong commitment to social justice.

Application letter, CV, 3 letters of recommendation, and evidence of excellence in teaching (e.g. student or peer evaluations) should be e-mailed to humanresources@alfred.edu with "French" in subject line, or mailed to: Alfred University, Attention HR Office, 1 Saxon Drive, Alfred, NY 14802. Deadline for applications: March 15th. Direct inquiries for further information to Dr. Cecilia Beach, fbeach@alfred.edu

Alfred University actively subscribes to a policy of equal employment opportunity, and will not discriminate against any employee, student or applicant because of race, age, sex, color, sexual orientation, gender identification or expression, physical or mental disability, religion, ancestry or national origin, marital status, genetic information, military or veteran status, domestic violence victim status, criminal conviction status, political affiliation or any other characteristic protected by applicable law. Protected veterans, minorities and women are encouraged to apply.

Dean’s Postdoctoral Scholar in French
Posted 16 Feb 2018 - 14:00

Job ID: 42995 Location: Tallahassee, FL Department: Modern Languages and Linguistics | French Program

Responsibilities The French program in the Department of Modern Languages and Linguistics at Florida State University is seeking a postdoctoral fellow for two academic years beginning in Fall 2018. The successful candidate will be expected to teach two courses per semester for the French program and to be involved in research and in the activities of the French program.

We invite applicants whose research in contemporary French and Francophone Studies makes innovative connections across the disciplines and genres in areas including, but not limited to, translation studies, sociolinguistics, media studies, and digital humanities.

Qualifications Applicants should have degree in hand by May 2018.

Contact Info Please address questions about this position to Professor Aimée Boutin, Coordinator of the French Language Program, at aboutin@fsu.edu.

Pay Plan This is an OPS/temporary Job.

How To Apply If qualified and interested, apply to Florida State University at https://jobs.fsu.edu. If you are a current FSU employee, apply via myFSU > Self Service. Applicants are required to complete the online application with all applicable information. Applications must include education details even if attaching a Vita.

The application process includes an essay or statement of purpose detailing how the applicant’s research and critical outlook will contribute to and complement the French program and Winthrop-King institute.

To apply, submit an application package that includes a cover letter, a CV, a statement of purpose, a writing sample, and three confidential letters of recommendation.

**All documents should be uploaded as a single PDF. Only electronic applications are accepted.**

Request Letters of Reference This position requires that you have three confidential professional letters of recommendation submitted on your behalf. Applicants must follow the steps below to request these letters through our system: 1) After submitting your application, click the Return to Job Search link; 2) Click the My References link; 3) Click the Send/View Reference Request button next to the appropriate position; and 4) Follow the steps on that page to send your references a system generated email requesting they submit a letter of recommendation on your behalf. You may also return to the My References link and click on "Send/View Reference Request" to see if your references have responded, add additional references, or resend requests.

Open until filled Application review will begin March 19, 2018 and continue until the position is filled.

Affordable Care Act OPS employees are covered under the Affordable Care Act. OPS employees that meet certain criteria will be offered affordable health care coverage. For more information, please visit the following website regarding the Affordable Care Act, http://hr.fsu.edu/?page=benefits/insurance/insurance_home&ops=1.

Tobacco Free Campus Effective January 1, 2014, tobacco use, including simulated tobacco use, is prohibited on property, interior and exterior, owned or managed by Florida State University. This policy applies to all Florida State University students, employees, consultants, contractors, visitors, and external individuals.

Equal Employment Opportunity An Equal Opportunity/Access/Affirmative Action/Pro Disabled & Veteran Employer. FSU's Equal Opportunity Statement can be viewed at: http://www.hr.fsu.edu/PDF/Publications/diversity/EEO_Statement.pdf

Source: H-France

New Publications

Helena Taylor, Women Writing Antiquity: Gender and Learning in Early Modern France (OUP: 2024)
Posted: 13 May 2024 - 08:37

Helena Taylor, Women Writing Antiquity: Gender and Learning in Early Modern France (OUP: 2024)

Women Writing Antiquity argues that the struggle to define the female intellectual in seventeenth-century France lay at the centre of a broader struggle over the definition of literature and literary knowledge during a time of significant cultural change. As the female intellectual became a figure of debate, France was also undergoing a shift away from the dominance of classical cultural models, the transition towards a standardized modern language, the development of a national literature and literary canon, and the emergence of the literary field. This book explores the intersection of these phenomena, analyzing how a range of women constructed the female intellectual through their reception of Greco-Roman culture.

Women Writing Antiquity offers readings of known and less familiar works from a diverse corpus of translators, novelists, poets, linguists, playwrights, essayists, and fairy tale writers, including Marie de Gournay, Madeleine de Scudéry, Madame de Villedieu, Antoinette Deshoulières, Marie-Jeanne L'Héritier, and Anne Dacier. Challenging traditionally formalist and source-text orientated approaches, the study reframes classical reception in terms of authorial self-fashioning and professional strategy, and explores the symbolic value of Latin literacy to an author's projected identity. These writers used reception of Greco-Roman culture to negotiate the value attributed to different genres, the nature of poetics, the legitimacy of varied modes of authorship, the qualities and properties of French, and even how and by whom these topics might be debated. Women Writing Antiquity combines a new take on the literary history of the period with a retelling of the history of the figure of the 'learned woman'.

More info here.

Éthique et esthétique du paria, de l'origine du mot à son épiphanie romantique (Philippe Delorme)
Posted: 7 May 2024 - 08:26

Philippe Delorme, Éthique et esthétique du paria, de l'origine du mot à son épiphanie romantique (1673-1873), Paris, H. Champion, 2024.

La figure littéraire du paria mérite mieux que la négligence de la critique. Apparue à la fin du XVIIIe siècle grâce à Bernardin de Saint- Pierre, sa présence se remarque ensuite notamment chez Vigny ou Baudelaire. Bien que tous les grands auteurs ne la convoquent pas, elle peut se concevoir comme une figure essentielle et prééminente du romantisme. Elle possède le pouvoir d’irradiation propre à une figure littéraire d’exception, marquée par le déploiement d’un lyrisme de forte intensité. Surtout, la richesse de ses dimensions éthique et esthétique surprend par son actualité, et propose paradoxalement une vision du romantisme littéraire où prime sur le désenchantement l’absolu de la beauté.

Plus d'informations ici.

 

Palacios, Joy. "Antitheatrical Prejudice: From Parish Priest to Diocesan Rituals in Early Modern France."
Posted: 7 Mar 2024 - 12:10

Palacios, Joy. "Antitheatrical Prejudice: From Parish Priest to Diocesan Rituals in Early Modern France." Theatre Survey, no. 2 (2023): 117-49. https://doi.org/10.1017/S0040557423000121.  

Have you ever wondered why some priests refused sacraments to actors while others didn't?This article examines the question of how and why the idea of the actor as public sinner spread to some dioceses and not others by examining the diocesan Ritual, the liturgical handbook that gave parish priests instructions about how to conduct liturgical ceremonies and in which actors were sometimes listed as public sinners. Scholarship has tended to focus on the bishop and to figure his decision to list actors as public sinners as a top-down imposition. Based on an analysis of the Ritual's use in seminaries and parishes between 1640 and 1740, this article argues instead that antiactor action spread first among parish-level clergy as they experimented with ways to respond to new cultural figures, such as professional actors, for whom diocesan Rituals did not yet include specific instructions. This process of incremental liturgical innovation comes into view when the Ritual's status as a ceremonial object is considered and helps reconstruct antitheatrical sentiment's performance history.

Transparences du passé Les théâtres de la catastrophe (XVIe-XVIIe siècles/XXe-XXIe siècles) (Christian Biet)
Posted: 7 Mar 2024 - 12:04

Christian Biet, Transparences du passé Les théâtres de la catastrophe (XVIe-XVIIe siècles/XXe-XXIe siècles), éd. Olivier Neveux et Sophie Houdard-Biet, Rennes, PUR, 2023.

Comment le théâtre a-t-il fait en France après les guerres de Religion qui ont ensanglanté le XVIe siècle? Comment s’est-il emparé de la violence inscrite dans la mémoire du chaos juste passé? Par quels effets frappants saisit-il le public ? Par quels détours le raisonne-t-il ?

Massacres, guerres civiles anglaises, premiers génocides indiens, débuts de l’esclavage : la première modernité a consacré une part importante de son théâtre à représenter ces moments d’une extrême violence. La tragédie cherche alors des causes au chaos et des formes pour leurs mises en scène. Qu’elle en rejoue l’événement violent dans les pièces d’actualité ou qu’elle choisisse de le figurer dans des fictions lointaines, elle réfléchit une Histoire dont l’origine est le sang.

Christian Biet a défendu ce théâtre contre une histoire littéraire trop souvent oublieuse et cantonnée à la tragédie régulière classique. Il l’a édité, commenté, fait jouer. Dans cet ouvrage crucial, fruit de vingt années de recherche, il montre à partir de cas et de pièces, l’actualité de ce corpus pour un public du XXIe siècle. Car ce théâtre fonctionne pour nous à la manière d’un miroir sans tain, les revenants des catastrophes lointaines révèlent comme en transparence notre temps contemporain de l’après-catastrophe.

Avec le soutien du labex Les passés dans le présent ANR-11-LABX-0026-01, de l’Unité de recherche HAR (Histoire des arts et des représentations), de l’université Paris Nanterre, et de l’UMR 5317 – IHRIM (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités).

Plus d'informations ici.

Œuvres complètes. Tome IX B 1757-1758, éd. Berchtold (Jacques), Jacob (François), Martin (Christophe), Séité (Yannick)
Posted: 7 Mar 2024 - 11:59

Œuvres complètes. Tome IX B 1757-1758, éd. Berchtold (Jacques), Jacob (François), Martin (Christophe), Séité (Yannick), Paris, Classiques Garnier, 2024.

Dans cette période critique, Rousseau compose, traduit, donne un nouvel élan à sa pensée : dans la Lettre à D’Alembert, il prend congé du monde parisien ; dans des textes longtemps inédits, il s’explique sur le lien social, le devoir moral et, en marge d’Helvétius, sur la marche de l’esprit humain. Ce volume propose un établissement renouvelé de la plupart des textes présentés grâce à la mobilisation de nouvelles sources manuscrites, au réexamen de plusieurs autres déjà connues, et à l’adoption de principes d’édition adaptés au statut de chacun d’entre eux.

Plus d'informations ici.

 

Conferences and Colloquia

Les Italiens et la vie musicale à Paris, 1640-1750
Posted: 25 Nov 2017 - 20:42

Colloque international, 30 novembre-2 décembre 2017

Co-organisé par Barbara Nestola (CNRS, CMBV-CESR), Mélanie Traversier (Université Lille 3, IRHiS, IUF), Jean-François Lattarico (Université Lyon 3, CELEC). 

École nationale des chartes, salle Léopold-Delisle, 65 rue Richelieu, Paris, pour les  sessions du colloque

Institut Culturel Italien, 50 rue de Varenne, Paris, concert-spectacle, soirée du 1er décembre 2017

Vous retrouverez le programme ci-dessous.

Plus d’informations sur le site  : https://irhis.hypotheses.org/16297

 

Dans le souci d’articuler avec allégresse science et performance, le colloque sera ponctué par un concert-spectacle intitulé "Une soirée au salon", Institut Culturel Italien, Paris, 19h30, 1er décembre 2017.

Avec Julien Chauvin (violon et direction du Concert de la Loge), Eugénie Lefebvre (soprano), Camille Delaforge (clavecin), Julia de Gasquet (comédienne), Mélanie Traversier (comédienne), Thomas Cousseau (comédien). Mise en espace : Marie Bouhaïk-Gironès.

Présentation et réservation :

http://www.iicparigi.esteri.it/iic_parigi/fr/gli_eventi/calendario/2017/12/une-soiree-au-salon.html

 

Avec le soutien institutionnel :

CMBV-CESR

Institut Universitaire de France

IRHiS, Université Lille 3

Institut Culturel Italien, Paris

Ecole nationale des Chartes

CELEC, Université Lyon 3

Contact : melanie.traversier@univ-lille3.fr ; bnestola@cmbv.com

 

JEUDI 30 NOV. 2017

OUVERTURE DU COLLOQUE, 14h30-17h30

Solveig Serre, directrice du pôle recherche du CMBV, CNRS, CESR/CMBV

Barbara Nestola, CNRS, CESR/CMBV

Mélanie Traversier, Université Lille 3, IRHiS, IUF

 Session 1 : RÉCEPTION, ADAPTATION ET TRANSFORMATION DU MODÈLE ITALIEN AU XVIIe SIÈCLE PRÉSIDENCE • JEAN-FRANÇOIS LATTARICO

Bianca Maurmayr, Université Côte d’Azur, L’influence vénitienne sur la danse théâtrale française (1645-1654): pour une étude
des transferts culturels en danse

Michael Klaper, Université de Jena, Nuove prospettive sulla storia del Xerse di Francesco Cavalli in Francia

Don Fader, Université d’Alabama, 
Comment Giovanni Battista Lulli devint Jean-Baptiste Lully: la musique italienne comique de Lully comme représentation de lui-même dans ses premiers ballets de cour

 

VENDREDI 1er DÉC. 2017, 10h-17h30

Session 2 : LA CIRCULATION DES SOURCES: DESTINATAIRES ET USAGES PRÉSIDENCE • BARBARA NESTOLA 

Christine Jeanneret, Université de Copenhague, Les manuscrits de cantates romaines à Paris. Biographie des objets de musique

Alessio Ruffatti, Conservatoire d’Adria
, Le cantate di Luigi Rossi: un esempio di drammaturgia da camera alla corte francese

Graham Sadler, Conservatoire Royal de Birmingham, Marc-Antoine Charpentier et sa collection particulière de musique italienne

 

Session 3 : LE RÉPERTOIRE INSTRUMENTAL AU DÉBUT DU XVIIIe S. PRÉSIDENCE • THIERRY FAVIER


Joseba Berrocal, Cons. sup. de Castilla y Léon, Quando la viole volle essere la viola da gamba 

Pierre Pascal, Université de Lorraine, 
Une Europe italienne du violon? Le Manuscrit de Toulouse, témoin du terreau corellisant de la sonate française

 

Session 4 : TRANSFERTS CULTURELS ET PRATIQUES ARTISTIQUES PRÉSIDENCE • LAURA NAUDEIX 

Sara Elisa Stangalino, EFR/ERC PerformArt, Italia-Francia e «ritorno»: il caso dello Scipione Affricano di Nicolò Minato e Francesco Cavalli 

Emanuele De Luca, Université Nice Sophia Antipolis, «La Gerbe foudroyante»: François Riccoboni et le chant italien à la Comédie-Italienne de Paris au milieu du XVIIIe siècle 

Florence Raymond, Palais des Beaux-Arts de Lille, «Les barricades mystérieuses» d’Antoine Watteau et de ses émules. Réflexions historiographiques sur la dimension sonore et théâtrale des fêtes galantes

 

19h30 UNE SOIRÉE AU SALON CONCERT-SPECTACLE, INSTITUT CULTUREL ITALIEN DE PARIS

 

SAMEDI 2 DÉCEMBRE 2017, 10h-13h

Session 5 : VERS LA QUERELLE DES BOUFFONS: L’ITALIE VUE PAR LA FRANCE PRÉSIDENCE • MÉLANIE TRAVERSIER 

Jana Franková, Université Paris-Sorbonne, Monsieur «D.L.T.» et la réception de la musique italienne en France autour de 1715

Thierry Favier, Université de Poitiers
, Les concerts de la troupe italienne de la Royal Academy à Paris (1724): étude d’impact

Benjamin Straehli, Université Lille 3
, La référence aux Italiens dans les textes de Jean-Philippe Rameau antérieurs
à la querelle des Bouffons

Luisa Messina, Université de Palerme, La musique italienne à Paris à travers les romans libertins du XVIIIe siècle 

Jean-François Lattarico, Université Lyon 3, Conclusions

 
Si Molière m’était conté…
Posted: 23 Oct 2017 - 16:14
8, 9 et 10 novembre 2017
Université Paris-Sorbonne

Organisé par Georges Forestier, Florence Naugrette, Elodie Bénard et Marc Douguet.

Lieux :Université Paris-Sorbonne les 8 et 9 novembre

Maison de la Recherche les 9 et 10 novembre

Inscription gratuite et obligatoire avant le 6 novembre sur http://obvil.paris-sorbonne.fr/colloque-moliereUne pièce d'identité sera demandée à l'entrée.

Anecdotes, comédies dont Molière est le héros, romans, tableaux, films : la vie et l’œuvre de Molière sont génératrices d’histoires. La tentation de la fiction se manifeste dès les premiers textes qui lui sont consacrés, à commencer par les Nouvelles nouvelles (1663), où Donneau de Visé retrace le parcours fictif d’un auteur dont la réussite est bâtie sur la chance, l’absence de scrupules et des soutiens parmi les « gens de qualité » ou la Vie écrite par Grimarest (1705), « un des plus faux et des plus ennuyeux romans qui aient jamais paru », selon Jean-Baptiste Rousseau. Cette tendance s’accentue aux siècles suivants, où se développe le mythe moliéresque, relayé par les biographes et les critiques, mais aussi par les institutions culturelles, artistiques et scolaires.

Chercheurs et professionnels du théâtre évoqueront divers aspects de cette « mise-en-légende » de l’artiste, afin d’éclairer le rôle de la fiction dans la réception de Molière.

Programme: http://obvil.paris-sorbonne.fr/actualite/si-moliere-metait-conte/mer-08112017-0000

Constructing the equality of the sexes in the early modern period / Penser l’égalité des sexes à l’ancien régime
Posted: 8 Oct 2017 - 16:40

International Conference, 25th-26th October 2017

National University of Ireland, 49 Merrion Square, Dublin 2

 

Wednesday 25th October

 

* Margarete Zimmermann, Freie Universität Berlin (Emerita)

 ‘L’anachorétisme “mondain” de Gabrielle Suchon: un outil pour penser l’égalité’

 

* Derval Conroy, University College Dublin

‘Strategies of ambivalence: constructing equality in Gabrielle Suchon’s Traité de la Morale et de la Politique’ (1693)

 

* Key-note speaker:

Geneviève Fraisse, Centre national de recherche scientifique, Paris

‘L’opérateur égalité’

 

* Key-note speaker:

Marie-Frédérique Pellegrin, Université de Lyon 

 ‘Égalité, neutralité, différencialisme. Confronter Descartes, Malebranche et Poulain de la Barre’

 

 * Sarah Carvallo, École centrale de Lyon

  ‘Riolan et l’anthropologie médicale du sexe’

 

* Kathryn Hoffmann, University of Hawaii-Manoa

  ‘Difference and unstable gender in seventeenth-century France’

 

 

                    Thursday 26th October

 

 

*Jan Clarke, Durham University

‘The equality of women: theatre professionals in seventeenth-century France’

 

* Dan Carey, NUI Galway, & Gábor Gelléri, Aberystwyth University

 ‘Women and the Art of Travel, 1570-1800’

 

* Key-note speaker:

 Siep Stuurman, Utrecht University (Emeritus)

 ‘The emergence of a ‘sense of the global’ and the Enlightenment critique of colonialism

 

*Heidi Keller-Lapp, Eleanor Roosevelt College, University of California, San Diego

‘Writing Canadoises and Jesuitesses into being: Ursuline missionaries in seventeenth-century New France’

 

* Carol Baxter, Trinity College Dublin

‘Anti-equality narratives in Port-Royal: an equality strategy?’

 

* Danielle Clarke, University College Dublin

 ‘ “Their sex not equal seemed”’: concepts of equality in 17th-century English writing’

 

 

 Enquiries and registration to:

 Dr Derval Conroy, 

Associate Professor, French and Francophone Studies, UCD 

(derval.conroy@ucd.ie)

 

 

 

Graciously supported by the Equality, Diversity & Inclusion Research Fund, University College Dublin; 

Centre for Gender and Women’s History, Trinity College Dublin;

College of Arts and Humanities, University College Dublin; 

School of Languages, Cultures and Linguistics, University College Dublin; 

The Society for Renaissance Studies (UK)

La danse et les nations : identités, altérités, frontières (XVIIe-XIXe s.)
Posted: 1 Oct 2017 - 01:32

Vous pouvez télécharger ici https://hddanse.hypotheses.org/ le programme du colloque international: La danse et les nations : identités, altérités, frontières (XVIIe-XIXe s.) qui se tiendra à Paris, du 26 au 28 octobre 2017

Centré sur la danse théâtrale dans l’espace social et culturel européen entre le XVII et le XVIII siècles, ce colloque a pour objectif de discuter les différents aspects liés à la circulation de la danse en Europe et d’ouvrir la recherche sur les enjeux sémiotiques, politiques et sociaux de la danse en tant que signe, expression ou représentation d’une frontière plus au moins perméable entre identités culturelles.

Il réunira : 36 spécialistes 22 communications scientifiques 2 sessions de discussion collective 1 conférence-démonstration destinée au grand public 1 workshop théorico-pratique de contredanses 1 conférence-concert.

Tous les événements sont gratuits et ouverts au public.

Source: Dramatica

Minerve pensive: La réflexion sur la guerre au temps de Tristan L'Hermite
Posted: 15 Sep 2017 - 02:51

Association des Amis de Tristan L'Hermite

www.lesamisdetristan.org

Journée d'études organisée par Constance Griffejoen-Cavatorta

23 février 2018

Université Paris-Sorbonne Salle des Actes

            Seule l'enfance fut pour Tristan (1601-1655) un temps de paix. En effet, sa vie s'écoula durant des décennies tourmentées par les troubles et les violences, celles notamment des conflits religieux et des guerres menées contre la Maison d'Autriche.

         Cette journée sera d'abord l'occasion d'éclairer avec netteté l'importance de son éducation militaire et de sa participation aux multiples campagnes de la première moitié du XVIIè siècle. Il sera utile de restituer le "monde dur, chaotique, naturellement violent, livré à la fureur et à la sauvagerie" (Jean-Christian Petitfils) dans lequel il vécut.

         Gentilhomme de plume, Tristan aborde dans son œuvre le thème de la guerre. Celui-ci se déploie en maints écrits divers, dans les recueils poétiques où Tristan glorifie les vertus belliques, dans Le Page disgracié où sont envisagées avec douleur les horreurs des conflits, dans les tragédies qui donnent à entendre conseils de guerre et récits de bataille. En dépit de la diversité des genres pratiqués et des intentions affichées, il s'agira d'étudier en quoi le discours sur la guerre permet de saisir les tensions comme d'apprécier l'harmonie de l'œuvre tristanienne. En effet, au-delà de l'éloge et du blâme, on pourra analyser selon quelles modalités Tristan, traversant les voiles de la fiction théâtrale ou romanesque, passant outre les ancrages référentiels de la poésie encomiastique, questionne la guerre.

         À l'harmonie dans l'œuvre répondra l'harmonie dans le siècle, car l'analyse d'autres écrits et d'autres formes d'expression permettra d'explorer les prolongements et les enrichissements de ce questionnement. Les littéraires, les historiens, les historiens de l'art et les musicologues qui se rencontreront lors de cette journée pourront se demander comment la guerre a pu engendrer, loin de la rigidité d'une conception absolue, à l'écart de la soumission idéologique comme de la candeur pacifique, une réflexion nuancée, source d'une pensée morale.

PROGRAMME

MATIN

Président de séance : Emmanuel BURY (Paris-Sorbonne)

9h30 Accueil des participants

10h Introduction : Minerve pensive, Constance Griffejoen-Cavatorta (DYPAC, UVSQ)

10h30 La guerre sous Louis XIII, Olivier Chaline (Paris-Sorbonne)

11h Pause

11h15 La guerre comme marché : économie de la violence et doctrine de l'intérêt au temps de Tristan, Paul Vo-Ha (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

11h45 La guerre : un fil rouge dans le parcours personnel et littéraire de Tristan, Sandrine Berrégard  (CELAR, Université de Strasbourg)

12h15 Discussion

APRÈS-MIDI

Président de séance : Alain GÉNETIOT (Université de Lorraine)

14h45 Existe-t-il une intériorité de la guerre dans la poésie tristanienne ?, Sophie Tonolo (DYPAC, UVSQ)

15h15 Minerve dansante : images de la guerre dans les vers de ballet de Tristan, Thomas Leconte (CMBV)

15h45 Le motif du guerrier dans la culture emblématique de l’époque Louis XIII, Marie Chaufour (Université de Bourgogne)

16h15 Discussion