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Calls for Papers and Contributions

Appel à contributions : Voyage et scandale
Posted: Thursday, April 30, 2020 - 10:08

Ouvrage collectif

On a trop longtemps associé le voyage (réel ou fictionnel) à ses effets bénéfiques. Ainsi, il permettrait le décentrement, la découverte de l’Autre, la mise en perspective des cultures et religions : Homère, Apulée, Montaigne, Voltaire ou l’abbé Barthélémy ont fait école. Certains voyagent pour se soigner (Montaigne), pour retrouver le calme, voire l’inspiration, d’autres pour remonter aux sources culturelles. Mais, par exemple, avant ou derrière le Grand Tour (en lui-même moralement scandaleux, cf. Gilles Bertrand, Le Grand Tour revisité), n’y a‑t‑il pas déjà parfois l’ombre d’un scandale familial, ou au contraire le désir du scandale ? Ainsi, Flaubert et Maxime Du Camp, qui n’en sont pas à leurs premières frasques, embarquant pour l’Orient, espèrent bien se livrer à des facéties exotiques tout bonnement scandaleuses… Et si nous changions notre façon de voir, et envisagions le voyage sous l’angle du choc (cette surprise indignée devant une personne ou une œuvre non conformiste), choc individuel ou collectif, double syndrome de l’Inde et de Florence ? Ou encore si nous envisagions le voyage comme la découverte de ce qui semble incompréhensible, dérange profondément, que l’écrivain tente tout de même de saisir ?

Empruntons pour une fois les chemins scabreux (Dominique Bertrand parle d’« écriture traversière »), difficilement accessibles, jalonnés de difficultés qui incitent à trébucher, sur le chemin de la foi, de la morale et de la raison, des convenances et de l’éducation, et voyons comment le voyage met l’individu hors de lui, révèle une part innommable : il se sent libéré de ses chaînes et est tenté par le plongeon dans l’Inconnu, le grand mal. Quels sont ces écrivains-voyageurs qui créent autour d’eux une aura sulfureuse, dont la renommée les précède en faisant frissonner le public d’incompréhension, d’inquiétude ou de réprobation ? Quels sont ceux qui, grâce au scandale de leurs écrits ou de leurs actes ont permis la transformation d’un monde figé, ou au contraire, sont restés scandaleusement incompris ? Que rapportent ceux qui se font les échotiers des chroniques de cours étrangères scandaleuses ? Pensons aussi aux retours des enfants prodigues et les questions que soulèvent de telles expériences. Dans le récit scandaleux, y a-t-il intégration ou perpétuation de la différence ?

Les libertins, Don Juan et Casanova en tête, voyagent et séduisent, dans l’accumulation des conquêtes et des souffrances, comme preuves insatiables de l’existence, au grand dam de la Morale, mais aussi des bonheurs individuels. Sade fait deux voyages en Italie (et deux récits) avant de produire cette œuvre scandaleuse qu’est Juliette : le scandale est-il dans une civilisation italienne décadente ou dans l’expansion incontrôlée des instincts naturels ? L’Italie est bien « le territoire du désir anglo-saxon » (Yves Clavaron). Mais en France, des intellectuels du début du siècle (Gide, Montherlant…) profitent de l’« exotisme » du Maghreb pour assouvir leurs penchants sexuels réprimés en Europe sans que personne ne se récrie : la chaleur, la couleur exotiques recouvrent pudiquement les scandales viatiques. Un peu avant, Freud voyageait en Italie pour tenter de définir cet indicible scandaleux qu’est l’inconscient… Gauguin fatigué raconte dans Noa Noa comment il découvre Tahiti, y prend femme de treize ans et revit. Jean-Jacques Bouchard visite l’Italie en hérétique et homosexuel et laisse dans ses Confessions un « amas de raffinements d'obscénités ». James Joyce dans Ulysses fait, lui, scandale en 1922 avec une journée de l’errance sexuelle d’un homme chaste attendant sa Pénélope. Les figures mythiques et les parodies mythologiques sont convoquées pour dire le scandale de la guerre chez Claude Simon, par la puissance écrasante de la matière, son autonomie, sa putréfaction (La Route des Flandres, L’Acacia). Mais avec Céline, la farce, l’humour s’invitent dans le Voyage pour dénoncer la folie humaine (voyages sur L’Amiral Bragueton, L’Infanta Combitta et le San Tapeta – tout un programme sexuel), ou le scandale de l’injustice permanente dans Mort à crédit (exemple des torgnoles et du tricar, ou du voyage en Angleterre), scènes qui écœurent et font rire tout à la fois. Sur un mode plus poétique, Jules Romains (Les Copains) raconte, au cours d’un voyage à bicyclette, la scandaleuse atteinte aux bonnes mœurs organisée par une bande d’amis dans deux malheureuses sous-préfectures du Puy-de-Dôme. Plus récemment, Michel Houellebecq alimente la chronique des scandales médiatiques d’œuvres désenchantées, comme Lanzarote et Plateforme, par le traitement de sujets scandaleux (la pédophilie, le tourisme sexuel) ainsi que par la confusion de sa posture d’écrivain qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Céline...

Empan :

Les contributions en langue française porteront en priorité sur des textes d’écrivains voyageurs du XVIe siècle au XXIe siècle.

Les études portant sur des textes viatiques de fiction sont aussi bienvenues.

Les contributions pourront porter sur différents axes :

1. Scandales historiques et biographiques. Quels sont ces écrivains-voyageurs qui sont sujets de scandale ou qui révèlent un scandale, mais aussi qui font ou publient des récits des scandales liés à leur voyage (chroniques de cour…) ?

2. Scandale et littérature de voyage. Le rapport direct du voyage au scandale. Comment le voyage permet-il la libération scandaleuse, comme celle de l’eros peregrinus ? Ou quelle est au contraire la position du voyageur qui juge la scène estrange scandaleuse ?

3. Scandale, stylistique et psychocritique. Quel traitement subit la scène scandaleuse dans la littérature viatique (viol, cannibalisme…), et de quelle manière l’écrivain modifie-t-il (ou non) ses propres codes de bienséance – horresco referens – pour raconter ? L’écriture viatique impose‑t‑elle une mise en scène à la crudité première du scandaleux et fabrique-t-elle le scandale ?

4. Scandale et mélange des genres. Le scandale peut-il être comique ? L’humour noir est-il de mise dans la littérature de voyage ? Quel(s) genre(s) et quel(s) ton(s) ressorti(ssen)t au scandale ? De nombreux sous-genres intègrent le voyage dans leur dynamique interne, comme pour une part de la littérature érotique. L’on pourra aussi considérer l’étude des voyages temporels qui, en déplaçant le scandale d’une époque à une autre, le rendent dicible.

5. Scandale et modernité. Quelle est la portée du scandale et de la transgression dans un monde où, comme le constatait Lévi-Strauss dans Tristes Tropiques, l’ici et l’ailleurs sont identiques ? « Ce que d’abord vous nous montrez, voyages, c’est notre ordure lancée au visage de l’humanité. » D’ailleurs, le voyage n’est-il pas lui-même devenu scandaleux, s’il est polluant, voire spéciste ? De ce fait, outre le dimension anthropocène, la prise en charge éthique du discours anti-voyage scandaleux trouve aussi sa place (« Quelques-uns achèvent de se corrompre par de longs voyages », La Bruyère).

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La proposition argumentée ne devra pas dépasser 3 500 signes (espaces comprises) et précisera dans quel(s) axe(s) elle souhaite s’insérer. Elle sera suivie d’une courte bio-bibliographie.

Les argumentaires sont à envoyer avant le 31 juillet 2020 à : voyagescandale-patrick@yahoo.com

 

La publication sera portée par le Centre de Recherche de Littérature de Voyage (CRLV) et le Centre Interdisciplinaires Études Littéraires Aix-Marseille (CIELAM), et éditée par les Éditions Classiques Garnier.

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Comité scientifique :

Jean-Christophe ABRAMOVICI (PR, Paris-Sorbonne CELLF).

Gaëtan BRULOTTE (PR, Chaire des Sciences humaines, Université de Louisiane à Lafayette, romancier).

Belinda CANNONE (MCF, essayiste, romancière, LASLAR, Caen).

Jean-Claude LABORIE (MCF HDR, Nanterre)

Patrick MATHIEU (MCF, CIELAM, Aix-Marseille) Dir.

Linda RASOAMANANA (MCF, CEREdI, Rouen).

Sylvie REQUEMORA (PR, CIELAM, Aix-Marseille).

Fatima SADIQI, (PR, Centre ISIS et Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, Maroc).

Frédéric TINGUELY (PR, Département de Français, Genève).

Call for contributions: Towards a Theory of Mediterranean Literature
Posted: Thursday, April 30, 2020 - 10:03

Editors: Angela Fabris, Albert Göschl, Steffen Schneider

Mediterranean studies flourish in literary and cultural studies, but if you look at the numerous publications on the subject, it is striking that the concepts of the Mediterranean and the theories and methods used in these are very disparate. Sometimes research focuses more on representations of the Mediterranean – landscape, history, cities – and sometimes more on the origins of authors or their cultural affiliations to the Mediterranean. Sometimes it is more a matter of overarching themes that are of current interest beyond the Mediterranean – migration, questions of inter- and transculturality, post-colonialism – and sometimes very specific aspects such as the Crusades or Mediterranean cities. Of course, we appreciate this fascinating diversity of important questions and topics; nevertheless, we believe that reflections on the foundations of this diverse research are essential to give a clear profile to Mediterranean literary studies. It is our conviction that this profile should be based upon the specific conditions and characteristics of (fictional) literature.

Particularly promising to us seems to be the access via the basic – perhaps least controversial – concept of the Mediterranean as a closely interwoven network of relationships between locally limited communities. Ever since the emergence of the modern concept of the Mediterranean, the idea of the connectedness of Mediterranean cultures has been at the heart of Mediterranean studies: this idea was already expressed by Michel Chevalier when he described the Mediterranean as a "lit nuptial entre l'Orient et l'Occident"; it manifested itself in the 20th century in the conviction of Mediterranean anthropologists that there are specific characteristics of the Mediterranean peoples and their ways of acting, and it underlies the whole magnificent tableau of Fernand Braudel’s opus magnum as well as Albert Camus' concept of the Southern thought ("La pensée du midi"). More recently, these notions of a Mediterranean unity and identity have come under criticism, which is not surprising given that they are the expression of a deeply colonial mentality. However, the critique has not led to an abandonment of the notion of connectedness, but rather to a reformulation under post-colonial and post-structural conditions: connectedness is now no longer conceived of as identity, but as a complex system of identities and differences, as a network linking entities of different size, power, history.

The most brilliant career has probably been that of a pair of terms introduced into Mediterranean research by Peregrine Horden and Nicholas Purcell: connectivity and fragmentation.  Both terms are applied not only in historical scholarship but also in other scientific approaches such as research on geography or biodiversity. The relation between the terms can be seen as complementary as well as antithetical, depending on the interpretation and the research interest. While connectivity refers to the character of the coherence of a system and its resilience as a network, fragmentation points to the factor of diversity and differentiation. The density of the Mediterranean produces a cultural area that can be described by these two factors. The Mediterranean is not a simple geographical or historical unity, but a multiplicity, a network of highly interconnected elements, each of which is different and individual.

Connectivity and fragmentation, if understood as heuristic concepts, might also be useful for Mediterranean literary studies. Indeed, they make it possible to formulate theoretically the diversity of Mediterranean literatures and their potential links within and outside the Mediterranean. As Sharon Kinoshita, among others, has pointed out, it is precisely the connectivity of literary works – their historical, geographical, intertextual references –­ that makes it necessary for Mediterranean literary studies to transcend the boundaries of national philologies, but also the boundaries of individual languages (Kinoshita: Medieval Mediterranean Literature, PMLA 120.2, 2009, 600-608). This raises the disturbing question of whether the connectivity of Mediterranean literature can or should be limited in some way by constructing an inside and an outside of the Mediterranean. One of the most interesting questions is therefore the connection between global and Mediterranean literatures.

However, as obvious as the concepts of connectivity and fragmentation may be in historical studies, biology, etc., they cannot simply be applied to literature, because they refer to the real, material world; literary studies, on the other hand, are concerned with communicative processes, with signs and with mental reality. Although signs do refer to the world, it would reduce the potential of literary texts to understand them only as descriptions of or as statements about reality. Therefore, we encourage the contributors to ask what kind of connectivity and fragmentation literary texts produce, how they build and interrupt references (to the real world, to history, but also to other texts and discourses), how they create and deny communication, and how they take up and reflect literary and non-literary concepts of the Mediterranean.

From the editors' point of view, the following aspects appear to be particularly central – although we are of course open to further suggestions and approaches:

1. Critical analyses of the terms used to express Mediterranean unity and diversity (‘connectivity’ and ‘fragmentation,’ but also alternative and historical concepts)

2. Language: How are Mediterranean multilingualism, language contact situations, interference between languages realized in literature?

3. Form and genre: Are there specific forms of representing Mediterranean connectivity and fragmentation depending on literary genres? What is the role of literary form/genre in the formation of a Mediterranean literature?

4. Intertextuality and intermediality: intertextual references to literary and visual texts from the Mediterranean region and from elsewhere

5. Representation: How is the Mediterranean network, its history and presence, represented/narrated?

6. Social level: the social impact of texts within the Mediterranean, networks of persons and players such as editors, translators, authors in the production, distribution, and consumption of Mediterranean literature

7. Memory: the construction of social/cultural memories, and therefore, identity and otherness in literary works

8. And finally, to what extent does Mediterranean Literature create or actively dissociate the perspective of a Mediterranean Region?

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The book will be published by De Gruyter as a peer-reviewed publication (double blind and open access). If you are interested in participating we ask you to send us an abstract by June 1, 2020:

steffen.schneider@uni-graz.at, angela.fabris@aau.at, albert.goeschl@uni-graz.at             

Appel à contributions : Travel to, in, and from the Ottoman World and Turkish Republic
Posted: Thursday, April 30, 2020 - 09:53

Travel to, in, and from the Ottoman World and Turkish Republic

(SPECIAL ISSUE) Turkish Journal of History (Tarih Dergisi)

Guest Editors :

Prof. Gerald Maclean, University of Exeter

Dr. Metin Ünver, Istanbul University

Deadline: 30 June 2020 (essays)

For this special issue of Tarih Dergisi, the Turkish Journal of History, we invite original research addressing questions arising from travel to, in, and from the Ottoman Empire and Turkish Republic. Essays may focus on the place of travel writing in historiography. They may also address any and all aspects of travel. We particularly welcome studies of travel works in any format – books, manuscripts, letters, diaries, journals, reports, log-books, cartography, web-blogs – by Ottoman, Turkish, Arab, Asiatic and African travellers of any period. Essays need not, however, be restricted to conventional travelogues by individual travellers. We welcome studies concerned with modes of travel (pedestrianism, equestrian travel, trains, cars, planes, boats), and with questions involving mass travel (migrancy, nomadism, deportation).

Reviews of books on relevant topics published in Turkish or English since 2018 of no more than 2,000 words are also invited.

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Tarih Dergisi, the Turkish Journal of History, is the official publication of Istanbul University Faculty of Letters and is published in June and December of each year. It is an open access publication based on the Budapest Open Access Initiative and is archived online, free of charge, at the journal’s website.

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Submissions of no more than 8,500 words should not be under consideration for any other publication. They may be written in English or Turkish.

They will be subject to a double-blind peer review and should be submitted electronically in accordance with the guidelines to be found at the Tarih Dergisi website: . 

http://dergipark.org.tr/en/pub/iutarih

Call for contributions: French Historical Studies: Music and French History/La musique et l’histoire française
Posted: Monday, April 13, 2020 - 18:59

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on music in the Francophone world to appear in 2022.

The history of the music of France has traditionally been studied as a separate category without the same robust interest as other cultural artifacts such as film and literature. More recent scholarship illuminates the place of music in French society and suggests that more work should be done to sketch out the particular place of music in all its forms in French history.

This special issue of French Historical Studies proposes to take stock of and advance this historiographical renewal. What can the production and consumption of music tell us about the shifting nature of French identity and the relationships among various constituencies in French history?

We seek a wide range of approaches to reflect the variety of recent scholarship, which includes music from outside the Hexagon. We define music in the most inclusive way to cover art music, religious music, and popular music, as well as its producers, interlocutors, and audiences.

We encourage submissions that assess the changing spaces of musical production, development of music industries, variations in media (sound recording, video, and file sharing as examples), the conditions of circulation. Music remains ubiquitous today in France, but we should look beyond the notion of sonic wallpaper and understand the particular meanings ascribed to music throughout French history. What did music mean to medieval and prerevolutionary listeners, and whom was it for? How did technological changes transform the meaning of music? Does music serve as a form of citizenship for the French?

Submissions on all periods, from medieval to contemporary, are welcome. Transnational perspectives that look at music within global and connected histories are particularly encouraged, but there should be a Francophone aspect to that history to connect it with the journal’s scholarly interests. The journal is also interested in multimedia and digital opportunities for journal articles.

Queries about submission and other matters should be addressed to the guest editors: William Weber (william.weber@csulb.edu) and Jonathyne Briggs (jwbriggs@iun.edu).

To submit an article, visit www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. After registering, follow the submission instructions under “Instructions for Authors” on the website. Articles may be either in English or in French but must in either case conform to French Historical Studies style and must be accompanied by 150-word abstracts in both French and English. Manuscripts should be between 6,000 and 8,000 words. For any illustrations, musical scores, and audio clips, authors must obtain written permission for both print and online publication from the relevant persons or institutions.

The deadline for submissions is September 1, 2020.

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Les éditrices de French Historical Studies lancent un appel à articles pour un numéro spécial sur la musique, à paraître en 2022.

L’histoire de la musique a généralement été étudiée comme une catégorie à part. Elle n’a pas suscité le même intérêt parmi les historien(ne)s que d’autres objets culturels tels que les films ou la littérature. L’historiographie la plus récente éclaire la place de la musique dans la société française et suggère qu’il reste encore beaucoup à faire pour constituer un ensemble de connaissances historiques sur son rôle dans l’histoire.

Ce numéro spécial de FHS voudrait faire le bilan de nos savoirs et les orienter vers des pistes de recherche nouvelles. Qu’est-ce que la production et la consommation de la musique nous disent de la nature évolutive de l’identité française et des relations entre ses divers constituants ?

Nous souhaitons que ce numéro de FHS reflète la grande variété des usages historiographiques de la musique, en France mais aussi dans le monde francophone. Notre conception de la musique embrasse une diversité de genres pour couvrir la musique populaire, classique ou religieuse, mais aussi ses producteurs et productrices, ses praticien(ne)s et ses différents publics.

Les propositions devront prêter attention aux différents espaces de la production musicale, au développement des industries de la musique, aux divers médias (enregistrement sonore ou vidéo, partage de fichiers, etc.) et aux conditions de leur circulation. La musique reste omniprésente dans la France d’aujourd’hui, mais il nous faut regarder au-delà de la musique d’ambiance et comprendre la signification particulière attribuée à la musique tout au long de l’histoire française. Que signifiait la musique pour les personnes au Moyen Age ou dans la France pré-révolutionnaire, et à qui était-elle destinée ? Comment les changements technologiques ont-ils transformé le sens de la musique ? La musique renvoie-t-elle à une forme de citoyenneté pour les Français(es) ?

Toutes les périodes de l’histoire entrent dans notre champ d’investigation, de l’époque médiévale à nos jours. Les perspectives transnationales, qui s’intéressent à la place de la musique au sein d’une histoire globale et connectée, sont particulièrement encouragées, à condition qu’elles intègrent une dimension francophone. FHS est également attentif aux possibilités d’intégrer des dimensions multimédia ou numériques aux articles.

Les propositions d’articles, ainsi que toutes vos questions, sont à adresser à nos éditeurs invités : William Weber (william.weber@csulb.edu) et Jonathyne Briggs (jwbriggs@iun.edu).

Pour soumettre un article, veuillez consulter www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. Après vous être enregistré(e), suivez les instructions de la section « Instructions for Authors ». Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français, mais, dans les deux cas, ils doivent être conformes au style de FHS, et doivent être accompagnés d’un résumé de 150 mots rédigé à la fois en français et en anglais. Les manuscrits doivent comporter entre 6 000 et 8 000 mots. Concernant les illustrations, les autrices et les auteurs doivent obtenir la permission écrite de les publier sous forme papier et digitale de la part des personnes dépositaires des droits sur ces images ou extraits sonores, ou de la part des responsables des institutions d’où les images et la musique sont originaires.

La date limite pour soumettre les articles est fixée au 1 septembre 2020.

 

Appel à communications : La Régence et la fête (1715-1723). Bilans et perspectives
Posted: Tuesday, March 31, 2020 - 18:26

Journées d’études — 12 & 13 juin 2020 Faculté des Lettres de Sorbonne Université

Journées organisées par le comité scientifique de la Compagnie Sensible, avec le soutien de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université, du Centre Roland Mousnier (UMR 8596, CNRS - Sorbonne Université) et de l’École nationale des Chartes.

Le séminaire « La Régence en fête (1715-1723) a reçu le parrainage de la Société d’étude du XVIIe siècle.

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Prise entre deux longs règnes qui ont durablement marqué la mémoire collective, la Régence de Philippe d'Orléans (1715-1723) semble au premier abord être une parenthèse singulière dans l’histoire de France. Si elle fut l’occasion d’expériences politiques et économiques inédites, elle a été décrite dès la fin du XVIIIe siècle comme une période favorable au développement festif du libertinage. Cette image a fait fortune, à différents niveaux, chez les historiens et les érudits du XIXe siècle et du premier xxe siècle, jusque dans des œuvres cinématographiques et littéraires récentes qui se sont aussi accordées à la dépeindre comme une période de trouble moral et de plaisir enjoué ; en témoigne le célèbre film de Bertrand Tavernier, Que la fête commence ! (1975). La figure controversée du Régent elle-même a suscité de nombreux fantasmes, derrière les murs du Palais-Royal dont les « soupers » ont nourri l’imagination des pamphlets et des mémorialistes. L’esprit Régence aurait ainsi été un esprit de fête, aboutissement logique de la fin du règne de Louis XIV, pleine de rigueurs et de privations, et annonce naturelle de celui, abondant en richesses et en plaisirs, de Louis XV.

Puisque c'est par cette réputation de parenthèse licencieuse que la Régence est parvenue jusqu'à nous, il conviendrait de l’examiner au prisme de ses pratiques festives. C’est à cet examen que s’est attaché, pendant deux ans, le séminaire Régence en fête. Une telle approche est encouragée par les travaux qui, depuis trente ans et particulièrement depuis le début des années 2000, ont entrepris de renouveler notre regard sur la Régence sans toutefois consacrer à la fête un propos exclusif[1]. Elle invite par ailleurs à faire entrer dialogue les sources historiques, les œuvres littéraires et les réalisations artistiques, qui offrent sur la notion de fête des éclairages complémentaires.

Une telle réflexion se situe pour l’essentiel dans le sillage de trois grandes approches qui semblent guider les recherches en sciences humaines sur les pratiques festives :

La première, historique, s'intéresse à la façon dont la fête, qu'elle soit aulique ou publique, joue un rôle central dans la construction d'une symbolique au service d'un projet politique. Elle le fait à partir du foisonnement qu'a constitué la période révolutionnaire d'une part, et des festivités du règne de Louis XIV d’autre part.

La deuxième, plus littéraire, s'appuie notamment sur l'imaginaire du carnaval et fait une lecture de la fête comme temps de la subversion de l'ordre établi, de renversement des valeurs, de licence et de libération des corps.

Enfin, la troisième, anthropologique, met en avant les rapports de la fête avec le sacré ; moment de communion avec le divin, les fêtes sacrées jouent un rôle important dans l'organisation du temps et du travail dans la société chrétienne.

Ce que nous appelons fête recouvre dans la société d'Ancien Régime des réalités complexes. Ces trois approches permettent d’en rendre partiellement compte ; elles demandent non seulement à être croisées, mais aussi complétées par d’autres perspectives pour offrir un panorama le plus fidèle possible des expériences de la fête à l'orée du siècle des Lumières, dans toute leur pluralité et, bien souvent, dans leur coexistence – alors même que les historiens de la fête s'accordent à penser que le xviiie siècle est le temps d’un affadissement des fêtes dont la Régence aurait été la première étape.

Quels sont les aspects du quotidien de la Régence qui se révèlent à la lumière des traces laissées par les fêtes, tant religieuses que profanes ? Que peut-on y lire des rapports d'une époque à la sensualité, au plaisir, à un certain art de vivre ? Comment la fête imbrique-t-elle vie culturelle et vie artistique ? Quel visage du peuple français et de ses divisions sociales peut-on découvrir à travers elle, miroir partiel d'une époque où la France n'est pas encore révolutionnaire mais commence à interroger le modèle absolutiste ? Les récits des fêtes, et leur publication, ont-ils été porteurs d’enjeux dès la Régence, ou au cours de l’histoire ? Quelles méthodologies adopter pour rendre compte de pratiques n'ayant pas ou peu laissé de traces dans les archives ou les sources imprimées ?

Au-delà de ces aspects théoriques, c'est la question de la matérialité de la fête qui doit être interrogée ; les quelques années qui séparent 1715 de 1723 constituent un empan idéal pour observer les transitions et continuités qui articulent entre eux les XVIIe et XVIIIe siècles du point de vue des pratiques culturelles que recouvre le moment de la fête ; processions, musique, danse, architecture de la fête, habillement, nourriture.

Construction mémorielle complexe, objet de recherche invitant au croisement des disciplines, sujet historique encore peu exploré, la fête sous la Régence doit permettre aux chercheurs en histoire et en littérature, en musicologie et en histoire des arts, débutants ou confirmés, d'échanger pour tenter de reconstruire ensemble le portrait de cette époque dont bien des aspects restent encore méconnus. Les communications pourront s’intéresser, sans exclusive, aux thèmes suivants :  

Mémoires et historiographie de la Régence : récits et légendes (XVIIIe-XXe siècles).

La Régence et ses fêtes (fêtes de cour, bal de l’Opéra, foires, fêtes dynastiques, etc.).

L’art de la fête dans le premier quart du XVIIIe siècle : permanences et ruptures.

Le problème des archives et la question des reconstitutions.

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Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots, sont à adresser jusqu’au 20 avril 2020, accompagnées d’une courte présentation bio-bibliographique, à Clément Van Hamme (clement.van_hamme@sorbonne-universite.fr) et Louise Noblet-César (louise.nobletcesar@hotmail.fr).

Les réponses seront données le 25 avril 2020, en vue d’une publication du programme définitif le 30 avril 2020.

UNE PUBLICATION DES ACTES EST ENVISAGÉE

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Organisation :

Alexandre Couturier (École nationale des chartes 2017) Louise Noblet-César (École Normale Supérieure 2014) Jean-Benoît Poulle (Sorbonne Université – CRM) Clément Van Hamme (Sorbonne Université – CELLF)

 

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[1] Emmanuel Le Roy Ladurie, « Réflexions sur la Régence (1715-1723) », French Studies, XXXVIII, 3, 1984, p. 286-305 ; Topographie du plaisir sous la Régence. Études sur le XVIIIe siècle, 26, 1998 ; Le Régent. Entre fable et histoire, Paris, CNRS, 2003 ; Alexandre Dupilet, La Régence absolue. Philippe d'Orléans et la Polysynodie (1715-1718), Paris, Champ Vallon, 2011 ; Laurent Lemarchand, Paris ou Versailles ? La monarchie absolue entre deux capitales (1715-1723), Paris, CTHS, 2014.

http://egenceenfete.fr/appel-a-communications

Jobs

Publications Manager at UCLA-CMRS
Posted 4 Jun 2017 - 11:25

Job Posting at UCLA Center for Medieval & Renaissance Studies

Requisition Number: 25897

Job Title: Editor, Principal Working Title: Publications Manager

The Publications Manager is responsible for all aspects of the UCLA Center for Medieval and Renaissance Studies (CMRS) publications program, including: negotiating agreements and contracts, identifying potential authors, contributors, or publishers; critically evaluating manuscript submissions and directing them to editorial board members or readers for peer review; editing, proofreading, and translating manuscripts for publication; and overseeing the publication production from manuscript submission to the delivery of digital print-ready files to the publisher.

CMRS’s internationally acclaimed publications include:

  • Viator: Medieval and Renaissance Studies (a scholarly journal published in three 400page issues per year);
  • Cursor Mundi: Viator Studies of the Medieval and Early Modern World (a series of book-length works, three to five volumes published per year);
  • Comitatus: A Journal of Medieval and Renaissance Studies (a graduate student journal published annually); and,
  • International Encyclopedia for the Middle Ages Online (approximately 100,000 words of text translated and edited per year).

As an integral member of the CMRS team, the Publications Manager works closely with:

  1. The CMRS Director and faculty to develop and implement new publication projects and digital publishing initiatives, as well as to provide them with one-to-one editorial assistance;
  2. The CMRS Assistant Director to plan publication-related budgets and programming;
  3. The Program Coordinator to integrate publications into CMRS’s conferences and events;
  4. The CMRS Publicity and Technical Specialist to promote CMRS publications through the web, social media, and other digital technologies; and
  5. The CMRS Financial Analyst to process revenue deposits and royalty and payments to readers and assistant editors.

For a list of required qualifications and to apply, see: mycareer.ucla.edu.

Application Deadline: 18 June 2017.

Visiting Assistant Professor (2017-2018), University of North Carolina at Greensboro
Posted 22 May 2017 - 23:51
Visiting Assistant Professor (2017-2018) in French and Francophone Studies. Apply by June 1st. 
 
The specific courses to be taught will depend on the qualifications of the finalist; the load for VAP is 3/3. The department is a vibrant one that promotes diversity and community engagement; please see our webpage for more details about our programs:  www.uncg.edu/llc.  Please see the generic ad at  https://jobsearch.uncg.edu/postings/3676.

Questions and informal inquiries may be directed to  ​Lisa Janvari (lajanvar@uncg.edu).

Applicants may send materials (vita and names/address​es​ of 3 references) to  ​Lisa Janvari by email, or may submit hard copy applications by mailing to:

University of North Carolina at Greensboro Department of  ​Languages, Literatures, and Cultures

P.O. Box 26170

Greensboro, NC 27402-6165

EOE AA/M/F/D/V"

 

Source: Women in French (Cybelle McFadden)

 

 

 

 

 

 

 

Lecturer level in French, Victoria University of Wellington, New Zealand
Posted 23 Mar 2017 - 15:48

Opening at Lecturer level in French, Victoria University of Wellington

 

For info: there is no tenure system in New Zealand

 

Applications are invited for the position of Lecturer in French. This is a permanent full time position and expected to commence either in July 2017 or February 2018. 

 

The successful applicant will be involved in teaching and administering French language and literature and culture courses at both undergraduate and postgraduate levels. The Lecturer will also be able to contribute to undergraduate and/or postgraduate teaching in Translation Studies or another language of relevance to the School. Academic staff in the School are normally expected to teach an average of 7-8 hours per week.

 

The successful applicant will be expected to maintain a high-quality research record consistent with the research strategy of the School and of the University and enhance the capacity to supervise MA and PhD theses in the School.

 

The successful applicant is to be a productive and collegial member of a team of experienced researchers and teachers. The areas of teaching competence and the research specialisations of the appointee must complement existing strengths in French and in the wider School, enhance the broader research strategies of the University and reinforce the School’s commitment to cross-programme collaboration and interdisciplinarity.  Therefore, a specialisation in translation studies or evidence of successful research and teaching across more than one language is a requirement for this role.

 

Further information can be obtained from Dr Sally Hill, Head of School, Languages and Cultures, email sally.hill@vuw.ac.nz, phone +64 4 463 5298.

 

Please complete the online application form and submit your CV and cover letter by attachment at

http://www.victoria.ac.nz/about/careers/current-vacancies

Chair of French (1776), Trinity College Dublin
Posted 7 Feb 2017 - 02:19

Trinity College Dublin, The University of Dublin is seeking to fill the following full-time academic position:

Professor of French (Chair of French 1776), Permanent contract, full time. Candidates must have a PhD in a Ph.D. in French and/or Francophone Studies broadly conceived and an internationally distinguished record of research and publication relating to French studies.

Appointment will be made on the Professorship Salary Scale at a point in line with Government Pay Policy (€106,516 - €136,276 per annum).

The successful applicants will be based on the main Trinity Campus, Dublin 2 or designated premises.

Closing Date:  12 Noon 9th March 2017

Post summary The School of Languages, Literatures and Cultural Studies at Trinity College Dublin is looking to make an appointment to the Chair of French (1776), one of the oldest Chairs of French in the world. The post is tenable from 1 September 2017 and arises following the retirement of Professor J. Gratton. The post holder will be expected to have and maintain a distinctive international profile of research excellence in French Studies.

This post is of international standing with previous holders including eminent scholars who have provided national and international leadership in the discipline. In making this appointment, the College is reaffirming its commitment to the role of languages in the humanities, and to the central role of the humanities in realising the academic and societal goals of a 21st century university.

Further information and application process details available at https://jobs.tcd.ie/pls/corehrrecruit/erq_search_package.search_form?p_company=1&p_internal_external=E

Trinity is an equal opportunities employer and we encourage and welcome applications from talented people from all backgrounds.

Source: Fabula

12-month Post-Doctoral Fellowship at Durham University
Posted 14 Dec 2016 - 13:08

The Institute of Medieval and Early Modern Studies at Durham University is pleased to announce details of a new post-doctoral fellowship to carry out research in the context of the Durham Priory Library Recreated digitisation project. Further information is attached and the online job advertisement is available here: http://bit.ly/2gfEfxg

 

We would be grateful if you could circulate it as widely as possible:

 

Zeno Karl Schindler Foundation/Durham University Post-Doctoral Fellowship

 

Deadline for applications: 12 noon, 9th January 2017

 

Interview date: 20th January 2017

 

Start date: 1st March 2017

 

Purpose: To conduct post-doctoral research in the context of the Durham Priory Library Recreated digitisation project. This project is a collaboration between Durham Cathedral and Durham University for the digitisation of 480 volumes of manuscripts and several dozen printed books belonging to the pre-Reformation Cathedral Library and dating from the seventh century AD onwards. The fellow will work on material that has been, or is being, digitised in one of five (overlapping) research areas:

 

(1) History of the Book;

(2) Community Living: Liturgy, Rules and Well-Being;

(3) Scholastic Learning and Philosophical Enquiry;

(4) Science, Knowledge and the Natural World;

(5) Digital Recreations

 

 

Institute of Medieval and Early Modern Studies

World Heritage Site Visitor Centre|7 Owengate|Durham|DH1 3HB

Tel: +44 191 334 6574 | Email: admin.imems@durham.ac.uk

 

New Publications

Charles du Bos, un homme sans oeuvre ? (Louis Pailloux)
Posted: 7 Mar 2024 - 11:36

Louis Pailloux, Charles du Bos, un homme sans oeuvre ?, Paris, H. Champion, 2024.

Ultime porte-voix d’un humanisme européen polyglotte autant qu’intensément cosmopolite, Charles Du Bos (1882-1939) a produit une « œuvre », très partiellement publiée, qui prend le parti de la mémoire longue et sans tapages de la transmission contre tout présentisme et tout formalisme. Une éthique de la responsabilité en acte l’emporte chez lui sur les jeux de l’esthétique pure. Cet ouvrage s’efforce de déterminer, d’une part, ce qu’a été « l’œuvre » dubosienne dans sa totalité problématique et, d’autre part, quel homme aura été ce Charles Du Bos, aussi profond que difficile et méconnu, qui attend posthumément (c’était là un pari dubosien) que nous lui conférions une véritable existence.

Plus d'informations ici.

Rousseau studies 8, "Rousseau : la force"
Posted: 7 Mar 2024 - 11:31

Rousseau studies, "Rousseau : la force", n°8, déc. 2023.

Qui s’aventure dans les écrits de Rousseau a tôt fait de lire ses développements sur la force qui ne fait pas droit et sur l’injonction du Contrat social concernant le citoyen qu’on « forcera à être libre ». Il peut alors se contenter de dévider les banalités que lui offre la pensée dominante ou aller plus loin. Il lira peut-être cette appréciation de Rousseau valable de tout temps : « Quand on a la force en main, et qu’on ne veut pas être juste, on laisse dire et l’on va son train », ou bien cette explication qui clarifie la situation : « J’appelle tyran l’usurpateur de l’autorité royale, et despote l’usurpateur du pouvoir souverain. Le tyran est celui qui s’ingère contre les lois à gouverner selon les lois ; le despote est celui qui se met au-dessus des lois-mêmes. Ainsi le tyran peut n’être pas despote, mais le despote est toujours tyran », avec laquelle il pourra faire quelque prolongement contemporain. Le thème de la force dans la pensée de Rousseau a cependant été peu traité et il a peu de chance d’être inscrit dans un colloque au moment où les nations du monde entier nous menacent d’offensive nucléaire. Le thème est pourtant important et sous-jacent en de nombreuses pages de Rousseau, qu’il soit à l’origine de sa réflexion sur l’inégalité de condition de l’homme moderne, ou dans son idéal de société régénérée selon le modèle spartiate. Le goût du philosophe pour la solitude et la rêverie est aussi un moyen de se garantir des hommes et de leur oppression, ressentie toute sa vie et concrétisée par les condamnations prononcées par plusieurs États contre lui. Rousseau n’a pas cédé et a donné aux générations futures ce « lait des forts » dont Nerval a parlé dans Les filles du feu. Il ne nous reste qu’à en retrouver le goût. Facile à dire, pas facile à faire.

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Le Fer ou le Feu. Penser la douleur après Descartes (Raphaële Andrault)
Posted: 7 Mar 2024 - 11:25

Raphaële Andrault, Le Fer ou le Feu. Penser la douleur après Descartes, Paris, Classiques Garnier, 2024.

Fondé sur un vaste ensemble de textes du xviie siècle, cet ouvrage s’attache à un moment important et méconnu dans l’histoire de la douleur. Il renouvelle l’analyse du « dualisme cartésien » et contribue à la réflexion contemporaine sur la nature de notre sensibilité et de nos émotions.

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Dans la fabrique des contes de Perrault (Pierre-Emmanuel Moog)
Posted: 7 Mar 2024 - 11:18

Pierre-Emmanuel Moog, Dans la fabrique des contes de Perrault, Paris, Classiques Garnier, 2024.

Les contes de Perrault comportent peu de surnaturel mais sont parsemés d’invraisemblances apparentes. Cet essai prête attention aux moindres anomalies stylistiques et narratives, en prenant en compte les mœurs du temps, pour mieux dégager les procédés de fabrication des contes et certains de leurs enjeux.

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Angélique Arnaud, Œuvres complètes. Tome II. Relation autobiographique, entretiens et textes divers - éd. Carr (Thomas M.), Lesaulnier (Jean), Pouge-Bellais (Françoise), Volongo (Anne-Claire)
Posted: 7 Mar 2024 - 11:13

Angélique Arnaud, Œuvres complètes. Tome II. Relation autobiographique, entretiens et textes divers - éd. Carr (Thomas M.), Lesaulnier (Jean), Pouge-Bellais (Françoise), Volongo (Anne-Claire), Paris, Classiques Garnier, 2023.

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Conferences and Colloquia

KNOWLEDGE IN CONTEXT: COLLOQUIUM BROCKLISS-JONES
Posted: 24 Jul 2017 - 18:32

September 22-23 2017

University of Oxford

In 1997, Laurence Brockliss (Magdalen College, Oxford) and Colin Jones (QMUL) published The Medical World of Early Modern France, a landmark in the history of medicine because of its integration of social and institutional history with intellectual history.  It established a vibrant new approach to the history of medicine and knowledge of the early modern period while also encouraging Anglo-French intellectual exchange.  As 2017 is the twentieth anniversary of this work’s publication and the year of Laurence Brockliss’s retirement, colleagues and former pupils have organized a colloquium in their honour.  Scholars from a range of historical disciplines (classical scholarship/antiquarianism, philosophy, and the natural sciences) will discuss the ways in which knowledge is contextualized in early modern Europe and Britain.  Participants are also from a variety of national perspectives and locations, demonstrating the range of Brockliss and Jones’s impact in integrating intellectual history with other sub disciplines of history.  

Organizers: Erica Charters, Floris Verhaart, François Zanetti

Registration: £40 (£20 for students/ECR/unwaged), to open 1 August.

For more details: http://www.wuhmo.ox.ac.uk/event/knowledge-context-colloquium-brockliss-jones

Sponsors : Magdalen College, Oxford; Society for the Social History of Medicine; Florida State University; Queen's University, Belfast; History Faculty, Oxford. 

 

 

 

Early Modern 'transformissions': Linguistic, Material, and Cultural Translation in England and France (c. 1470-1660)
Posted: 29 Jun 2017 - 18:07

The programme of the international conference, 'Early Modern 'transformissions': Linguistic, Material, and Cultural Translation in England and France (c. 1470-1660)' is now up on at http://www.translationandprint.com/transformissions17-programme

The conference will take place at the Université de Montreal on July 5-7, 2017, and will gather scholars of  translation, literary studies, book studies, cultural history, and digital humanities to examine the intersections between early modern translation and book culture in England and France. The programme includes a plenary address by Randall McLeod (University of Toronto), a workshop at the UdeM's Rare Book Library, and bilingual panels on the various forms and modes of 'transformission' in the early modern Anglo-French cultural zone. Please visit the website (www.translationandprint.com/transformissions17<http://www.translationandprint.com/transformissions17>) for more information.

Note that space is limited, so please contact Marie-Alice Belle (marie-alice.belle@umontreal.ca<mailto:marie-alice.belle@umontreal.ca>) if you are planning to attend.

Marie-Alice Belle (Université de Montréal); Brenda Hosington (Université de Montréal/University of Warwick)

 

Habiller la norme. À propos des vêtements monastiques féminins: règlements, habitus, (r)habillages et lessivages (XVIe-mi-XXe s.)
Posted: 27 Jun 2017 - 19:47

Paris, 30 juin 2017

Jardin des Plantes, Grand amphithéâtre d’entomologie, 43 rue Buffon (Paris 5e), 14h-16h

Avec Nicole Pellegrin, Historienne et anthropologue (IHMC, CNRS-ENS)

«Au risque de se perdre», la moniale se devait d’être revêtue, de sa prise de voile à sa mort, d’un «saint habit» chargé de dire son appartenance à un sexe, à un ordre religieux, à un statut hiérarchique, à une fonction, voire à un lieu. Signe présumé de pauvreté consentie, de chasteté assumée, d’obéissance glorieuse et de vie nouvelle, le vêtement de religion est «modeste» et «réglé». Malgré d’innombrables variantes temporelles et géographiques, sa normativité mérite d’être confrontée à d’autres modes, plus actuelles mais tout aussi codifiées, qu’elles soient religieuses ou laïques.

À l’aide de textes règlementaires et (auto)biographiques, à l’aide plus encore ici de fictions littéraires, picturales et filmographiques qui mettent en scène saintes fondatrices, humbles converses et sœurs «dévoyées» ayant vécu entre le XVIe siècle et le concile de Vatican II, le parcours visuel proposé cherche à faire comprendre le jeu des rituels d’investiture et d’avilissement, mais aussi les contraintes matérielles de parures où le blanc doit être toujours plus blanc.

– Aboudrar (Bruno Nassim), Comment le voile est devenu musulman, Paris, Flammarion, 2014. – Arnold (Odile), Le corps et l’âme. La vie des religieuses au XIXe siècle, Paris, Seuil, 1984. – Diderot (Denis), La Religieuse (1796), diverses rééditions en poche dont celle d’Annie Colognat-Barrès, Paris, Pocket, 1997. – Henneau (Marie-Elisabeth), « Se vêtir au couvent quand on est femme ! », Quand l’habit faisait le moine, Bastogne, Musée de Piconrue, 2004, pp. 139-161. – Lambin (Rose), Le Voile des femmes. Un inventaire historique, social et psychologique, Berne, Peter Lang, 1999. – Muzzarelli (Maria Giuseppina), Histoire du voile. Des origines au foulard islamique, Paris, Belin, 2017. – Pellegrin (Nicole), «Quand le voile fait son cinéma», in Claude Coupry et Françoise Cousin (dir.), Lumières sur le blanc, Paris, Sépia et AFET, 2014, pp. 129-139. – Pellegrin (Nicole), «Au risque de se perdre» et «Les voilées de la Révolution», Modes Pratiques, n° 1 (« Normes et transgressions »), 2015, pp. 6-25, et n° 2 (« Sans la mode »), 2016, pp. 91-108.

Moniales et religieuses : espaces communautaires au féminin Ve-XVIIIe siècle
Posted: 27 Jun 2017 - 19:46

Vienne, 16-18 novembre 2017

Dès les origines orientales de la vie régulière, on rencontre des communautés de femmes. Cependant, l’historiographie ne leur a pas accordé l’attention soutenue dont ont bénéficié les monastères d’hommes. Leur inscription sociale et ecclésiale, l’origine et le nombre des sœurs, leurs pratiques liturgiques et leurs formes de vie : tout cela n’est connu que de manière fragmentaire, surtout pour les périodes hautes. A fortiori est-on peu renseigné sur la structure et l’aménagement des espaces de vie et de célébration. C’est pourquoi la fouille du site viennois de Saint-André-le-Haut apparaît comme exceptionnellement riche en données nouvelles, tout autant qu’en questions ouvertes. Il a semblé que le moment était bien choisi pour faire, à partir de ce cas remarquable, un bilan d’étape de la recherche sur les moniales et religieuses du double point de vue de l’archéologie et de l’histoire. Une chronologie longue, des origines à la suppression révolutionnaire des vœux de religion, s’est imposée comme une nécessité méthodologique pour montrer les continuités et identifier les scansions d’une histoire étonnamment variée.

Médiathèque Le Trente, auditorium

Organisé par : ArAr – Archéologie et Archéométrie, UMR 5138 – Lyon

Inscription obligatoire avant le 10 octobre 2017

Programme et formulaire d’inscription : http://siefar.org/moniales-et-religieuses/

Source: SIEFAR.org

Conférence en Sorbonne: La démarche allégorique dans les Fables d’Esope de Jean Baudoin (1631-1649)
Posted: 3 Jun 2017 - 18:51
Madame, Monsieur, chers collègues et amis,

 

Le mercredi 7 juin prochain, de 18h à 19h30, se tiendra la sixième séance du séminaire « Itinérances de la fable. Transmissions, transferts et transactions (III) », organisé dans le cadre du Labex Obvil de Sorbonne-Universités, par l’équipe du projet Fabula numerica.

Nous aurons le plaisir d’y accueillir Mme Delphine Amstutz (Université Paris-Sorbonne), qui proposera un exposé intitulé :

 

La démarche allégorique dans les Fables d’Esope de Jean Baudoin (1631-1649)

 

Veuillez noter que cette année, les séances de notre séminaire ont lieu en salle des Actes de la Sorbonne (entrée par le 54, rue Saint-Jacques, puis immédiatement à droite, en haut de la volée de marches, à côté du club des Enseignants et du service du courrier).

 

Les invités réguliers ou occasionnels qui ne disposent pas d'une carte d'étudiant peuvent écrire aux organisateurs pour obtenir un laisser-passer devenu nécessaire en raison des restrictions d’accès à la Sorbonne dans le cadre de l'état d'urgence. Merci d'écrire à cet effet àtiphaine.rolland@gmx.fr

 

En espérant vous accueillir nombreux à cette séance et avec nos plus cordiales salutations,

Patrick Dandrey, Antoine Biscéré et Tiphaine Rolland

Séminaire organisé en partenariat avec la Société des Amis de Jean de La Fontaine et l’équipe « Jouvences de la fable » du CELLF 16e-18e s. (UMR 8599).