Announce

Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: « Paysage(s) »
Posted: Sunday, April 1, 2018 - 14:17

15, 16 et 17 novembre 2018

Organisé par l'UR CERES et l'Institut Catholique de Toulouse

Propositions: le 15 juin 2018

PRESENTATION

L’Equipe de Recherche Culture, Herméneutique et Transmission, équipe de recherche dépendant de l’UR CERES (Culture, Ethique, Religion et Société) de l’Institut Catholique de Toulouse organise les 15, 16 et 17 novembre 2018 un colloque international et interdisciplinaire, dans la lignée des deux précédents (« Chemin, cheminement », en 2012 ; « Histoire de l’Ecriture et Ecriture de l’H(h)istoire », en 2014), même si les communications sont pour la plupart centrées sur l’histoire, la littérature, religieuse et profane, et les arts.

La problématique reposera donc sur la notion de paysage et son évolution au cours des siècles, sur l’interprétation des paysages, le sens qu’on leur accorde, la transformation qu’ils subissent ou leur résistance à se révéler. Nous n’oublierons pas de traiter du paysage dans l’art, notamment en peinture, cinéma et musique, et de la façon dont il sert à révéler le processus de création de l’artiste.

Paysages anthropomorphisés qui évoluent au fil du temps et renvoient l’image d’un peuple posant ses marques dans des espaces autrefois vierges, ou demeurés en l’état qu’ils en deviennent fragiles et nécessitent une protection, sont autant de pistes de réflexion dont les supports peuvent relever de disciplines diverses.

« Un paysage est le fond du tableau de la vie humaine » Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)

Quoi de plus naturel, quand on s’intéresse au paysage, que de convoquer l’un des grands écrivains de la 2e moitié du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, à la fois ingénieur, botaniste, grand explorateur et fin connaisseur des îles et territoires français du bout du monde ?

Si l’on s’en tient à l’étymologie latine, le « paysage » désigne un « canton rural », le pagus, et pagere veut dire « ficher une borne en terre », donc par extension délimiter un territoire et ensuite, le panorama que le regard peut embrasser. Bien entendu, cette signification tout empreinte du pragmatisme romain nous entraîne loin, et dans le temps et dans l’espace, des évocations élégiaques et poétiques du paysage que l’on peut lire dans Paul et Virginie, paru en 1788, plus grand succès de l’auteur cité plus haut.

D’ailleurs, l’apparition tardive du mot (1549) correspond à une perception différente de l’espace par l’homme plus citadin, plus sensible aux contrastes entre lieux bâtis et lieux laissés au naturel, tels que l’homme de la Renaissance les perçoit et tente de les comprendre. Des liens se nouent entre l’homme et le monde qui l’entoure, l’invitant à un hommage au Créateur tout d’abord, puis à la représentation plus fidèle (mimesis) dans laquelle l’apparition de la perspective est sans doute la manifestation la plus caractéristique, notamment chez les grands peintres des XVeet XVIe siècles italiens, Masaccio et Piero della Francesca en tête.

Le paysage y devient un thème ou un sous-thème qui fait sens dans le tableau, comme le sentier qui court à l’arrière de La Joconde avant de remplir lui-même l’intégralité de la toile, comme les peintres vénitiens s’évertueront à l’employer. En littérature, les adjectifs qui accompagnent la description appartiennent souvent au vocabulaire émotionnel : on parle d’un paysage apaisant, hostile, désolé[1] et les tableaux paysagers laissent transparaître un état d’âme, une perception révélatrice des intentions qui accompagnent la transmission d’un réel reproduit. Ce phénomène de miroir de l’âme que représente la contemplation ouvre la voie à la quête spirituelle invitant à l’introspection, à la recherche de l’insaisissable ou, à la rêverie, au vagabondage de l’imaginaire.

La littérature et la peinture abondent en représentations qui, le plus souvent, sont porteuses d’une symbolique qui résulte souvent d’une approche religieuse, puis d’un signifiant apte à créer un récit, une fiction voire une atmosphère qui lui accordent quasiment un rôle de personnage.

Le Romantisme est sans doute le moment le plus significatif de la fusion entre homme et espace, du va-et-vient entre l’esprit et l’environnement, l’un en accord avec l’autre, l’un influençant la vision de l’autre. Il faut se souvenir de Rousseau, initiateur des Rêveries ou des « orages désirés » de Chateaubriand mais aussi d’un Lamartine sur les rives du lac du Bourget ou d’un Enfant du siècle égaré dans la forêt…

Plus près de nous, la photographie capte l’immensité d’un paysage et le cinéma le redécouvre et souvent l’attache à définir un genre : que serait le western sans les étendues poussiéreuses des vastes plaines du Colorado et les rochers de Monument Valley ? Différemment, les paysages infinis et mélancoliques d’Antonioni parlent de la solitude et de l’aporie des relations humaines, tandis que la caméra de l’intime de Bergman caresse les visages des actrices pour les métamorphoser en paysage intérieur…

Mais si le paysage est l’ensemble des éléments d’un pays comme le laisse entendre son suffixe, il est aussi pour celui qui regarde la possibilité de saisir un espace et de le qualifier. Les variations en fonction des époques sont étonnantes : le paysage montagnard redouté durant de longues périodes, devient au XVIIIe siècle lieu d’élévation de l’âme ; le désert, espace hostile pour les autochtones, se fait fascinant pour les Occidentaux comme en témoignent les récits de voyage laissés par les « explorateurs ».

Plus secret, le jardin concentre un micro paysage, une réduction ordonnée de la nature, tantôt clairement structurée, comme à Vaux-le-Vicomte, tantôt esthétiquement désordonnée, à l’anglaise, puis chargée de symboles, au Généralife, à Kyoto ou évanescent et impressionniste, à Giverny, onirique et paradisiaque dans le Paradou d’Emile Zola.

Attaché en premier lieu à la nature, à un site particulièrement représentatif, le terme évolue et s’étend au milieu « urbain », désignant un environnement construit par l’homme dans lequel il tente de trouver sa place, dépassé par sa propre création au fil des siècles.

Si la littérature policière, la science-fiction, la bande dessinée accordent aujourd’hui au paysage une place éminente, il faut néanmoins remarquer qu’il est souvent plus torturé, plus poisseux, plus étrange, voire étranger à l’homme dont le rapport au paysage, sorte d’introduction à la Nature, se construit dorénavant en termes de protection, d’environnement, d’écologie.

La notion de paysage peut, en outre, être envisagée à travers un prisme pédagogique ou didactique. Au sens premier du terme, le paysage est un objet d’étude, une porte d’entrée vers la science géographique ; il est également un outil d’apprentissage au service notamment de la pédagogie par projet ou de l’école hors les murs (sorties, classes vertes).

Dans ses acceptions figurées, il peut faire référence à la classe en tant que groupe d’individus aux profils divers (fonctionnement cognitif, différenciation pédagogique), théâtres d’enjeux sociaux et sociétaux (question du genre, autorité, gestion de classe), pour lequel les choix de l’enseignant sont déterminants (innovation pédagogique).

On le voit, le paysage est lié aux avancées intellectuelles et physiques de l’humain, à son bagage sensible, aux découvertes comme aux événements, si l’on songe au soin apporté par les stratèges quant à la configuration des lieux pour préparer un combat, mais aussi aux études des sociologues et des géographes sur les effets du paysage sur les comportements sociétaux.

Mais il est aussi des paysages invisibles, intérieurs, si personnels que nul hormis celui qui les porte ne peut en saisir la dimension, les paysages du souvenir, ceux dessinés par le poète sans souci d’une ressemblance avec un réel perceptible mais chargé d’une symbolique qui recrée un monde.

Il en est d’autres, évanescents, suggérés par l’envol des notes dans l’espace restituant l’immensité marine ou les fracas d’une ville moderne ; d’autres encore, si chargés d’histoire que le passé a plongé ses racines dans la moindre parcelle témoignant d’un moment si important qu’ils ont été figés, conservés pour éviter l’oubli, comme le sont les insulas pompéiennes, ou ces sinistres alignements de bâtisses couvrant le camp d’Auschwitz, ou espaces redécouverts sous la pioche de l’archéologue faisant resurgir pierres et traces d’une civilisation disparue, enfouie sous la terre.

 

CONTRIBUTIONS

Les contributions prendront la forme de communications en français de 20 minutes maximum.

Les propositions constituées d’un résumé (avec titre) de 500 mots environ et d’une brève notice biographique doivent être adressées à : Philippe DAZET-BRUN (philippe.dazet-brun@ict-toulouse.fr), Christophe BALAGNA (christophe.balagna@ict-toulouse.fr), Gérard DASTUGUE (gérard.dastugue@ict-toulouse.fr) et Karine WILTORD (karine.wiltord@ict-toulouse.fr).

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2018.

Réponse du comité scientifique : au plus tard le 30 juin 2018.

Comité scientifique :

Václava Bakešová (MCF HDR, Université Masaryk, Brno, République tchèque)

Christophe BALAGNA (MCF, ICT)

Sophie CASSAGNE (MCF, Université Toulouse-Jean Jaurès)

Gérard DASTUGUE (MCF, ICT)

Philippe DAZET-BRUN (PR, ICT)

Bernadette ESCAFFRE (MCF, ICT)

Philippe GONIN (MCF, Université de Bourgogne)

Bernadette MIMOSO-RUIZ (PR, ICT)

Karine WILTORD (MCF, ICT)

Frais de participation : 30 euros.

Les frais de transport et d’hébergement sont à la charge des intervenants.

Les déjeuners des jeudi et vendredi ainsi que le dîner du jeudi sont pris en charge par l’ICT.

 

NOTES

[1] « Il n’y a rien de plus difficile à consoler qu’un paysage désolé » (Pierre Dac).

 

Source: Fabula

CfP: WOMEN IN FRENCH UK 15th BIENNIAL CONFERENCE (WiF UK / CCWW)
Posted: Sunday, April 1, 2018 - 13:52

LEEDS 17-19 May 2019

 

CONFIRMED KEYNOTE SPEAKER: Leïla Slimani

CALL FOR PAPERS

The topic ‘Women and Power’ is a particularly pertinent one in France today.  Fifty years after May ’68, French society has seen a resurgence of politicised movements such as the ‘La Barbe’ or, more recently, the ‘Balance ton porc’ campaign against sexual harassment and sexism in public life. Equally, French feminist writing has played a pivotal role in challenging patriarchal literary, social and sexual norms, and much contemporary women’s writing in French continues to push the boundaries in its representation of the power relations governing women’s experiences. But where precisely does power in contemporary France lie? How is power gendered and what do its shifting fault lines tell us about women’s purchase on power? Can the emphasis on ‘l’égalité dans la différence’ in some currents of French feminism be reconciled with a genuinely egalitarian, power-sharing society? How is women’s relationship to power articulated according to class, generation or ethnicity? And what are the challenges and contradictions of women possessing power? The conference will focus on historical and contemporary instances of power (and powerlessness), empowerment (and disempowerment) in order to explore the contention that what constitutes women’s ‘power’ requires renewed investigation and theorizing. Further, it will suggest that this extensive area of investigation is best served by working across disciplinary boundaries. Papers from a variety of disciplinary perspectives and panels of an interdisciplinary nature are therefore encouraged, as are papers from graduate students and researchers outside the UK.  Papers should not last longer than 20 minutes.

Suggested broad areas for papers / panels include but are by no means limited to:

 

  • Spaces of power (including virtual spaces, the media, everyday life)
  • Women and power in theory and thought
  • Women in the political sphere (including representation, policy and forms of activism)
  • Women and the world of work (including academia)
  • Women and media production (including female-run publishing houses, female film directors, and translation)
  • Women and power in literature and film
  • Power, bodies and embodiment (including sex and sexuality, violence, and the politics of reproduction)
  • Power, language, voice and voicelessness (including oratory and laughter)
  • Power and marginalisation (colonialism, postcolonialism, race, ethnicity)
  • Power and the life course (including childhood, adolescence, motherhood and old age)

 

In partnership with our colleagues in WiF North America, WiF UK is furthering the One WiF, One Book project that began in 2017. The aim of this initiative is to help promote critical interest in less known French and francophone women writers and thus to increase the readership of their corpus.  The author for the 2019 conference is Claire Legendre and the text is L’Écorchée vive (2009). Proposals for papers or a panel on this author are welcomed.

The 2019 conference is run in association with London University’s Centre for the Study of Contemporary Women’s Writing (CCWW), based at the Institute for Modern Languages Research.

Proposals for papers, or for panels (consisting of three papers), in English or in French (300 words maximum) should be sent to ALL THREE PROGRAMME ORGANISERS (addresses below) by 1 September 2018. Proposals should be accompanied by a short CV (100 words maximum) and institutional affiliation.

Programme Organisers:

Shirley Jordan:             shirley.jordan@newcastle.ac.uk                       

Siobhán McIlvanney:               siobhan.mcilvanney@kcl.ac.uk                       

Jackie Clark:                            Jackie.clarke@glasgow.ac.uk

 

Appel à communications: Prédication et performance
Posted: Friday, March 30, 2018 - 18:55

COLLOQUE INTERDISCIPLINAIRE 

26-28 octobre 2018

Université de Calgary

Calgary, Alberta

Canada 

 

Le Department of Classics and Religion à l’Université de Calgary, en collaboration avec la réunion biannuelle du Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel et des Affects (CAHSA, www.cahsanet.org), sollicite des propositions pour un colloque interdisciplinaire sur le thème « Prédication et performance ». Le colloque se tiendra du 26 au 28 octobre 2018 à l’Université de Calgary à Calgary, Alberta, Canada.

 

L’importance non seulement religieuse mais culturelle, sociale, politique, littéraire et esthétique de la prédication est l’objet d’une attention croissante des chercheurs. Ce colloque s’inscrit dans ce renouveau d’intérêt pour l’étude de l’anthropologie et de l’histoire de la communication religieuse, et se veut l’occasion d’une analyse interdisciplinaire et comparative du rapport entre la prédication et la performance. Nous sollicitons des propositions portant sur toute période historique et toute tradition religieuse et examinant la manière dont la prédication, pour produire des sentiments religieux, participer à la formation des sujets et diffuser certains contenus, recourt à des éléments théâtraux, matériels, sensoriels, linguistiques, et affectifs.  

 

Les problématiques à explorer incluent, de manière non limitative :

 

Le contenu – Le rapport entre les multiples genres littéraires de l’éloquence de la chaire et leur contexte liturgique, politique, ou religieux

 

La scène – Les sites et les environnements matériels de la prédication

 

Le public – Le rapport entre la prédication et la réponse ou performance de ses auditeurs/spectateurs

 

Le prédicateur – La formation, la préparation, les méthodes de ceux qui prêchent ; leur ethos préalable (ou prédiscursif) – c’est-à-dire leur réputation préexistant au discours –, leur ethos interne (ou discursif) – c’est-à-dire la manière dont le locuteur se présente dans leur discours

 

L’affect – Les sentiments, émotions, et sensations physiques produits par la prédication et son contexte (la foule, le cadre, la musique, les effets spéciaux, etc.)

 

Les objets scéniques – L’usage lors de la prédication d’objets, la manière dont ils sollicitent les sens et suscitent des émotions, mettant en valeur le message ou facilitant la dévotion

 

Les perturbations – Les obstacles internes ou externes qui parasitent l’attention du public et/ou les stratégies mises en place pour diminuer les distractions

 

Les propositions peuvent être rédigées en anglais ou en français. (Bien que le colloque soit bilingue, il faut noter que certains éléments du programme seront en anglais, tels que l’accueil, la conférence principale, et un bon nombre des communications.) Les propositions, qui n’excéderont pas une page et comporteront un bref résumé biographique, doivent être envoyées par courriel avant le 1er mai 2018 aux adresses suivantes :

 

joy.palacios@ucalgary.ca et vandersp@ucalgary.ca

 

Comité organisateur :

 

Dr. Joy Palacios, University of Calgary

Dr. John Vanderspoel, University of Calgary

Dr. Emmanuelle Friant, Université de Montréal

Dr. Anne Régent-Susini, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

 

 

*** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** 

 

INTERDISCIPLINARY CONFERENCE ON:

 

Preaching as Performance

 

26-28 October 2018

University of Calgary

Calgary, Alberta

Canada

 

The Department of Classics and Religion at the University of Calgary, in conjunction with the biannual meeting of the Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel et des Affects (CAHSA, www.cahsanet.org), invites paper proposals for an interdisciplinary conference on the theme “Preaching as Performance.” The conference will take place October 26-28, 2018 at the University of Calgary in Calgary, Alberta, Canada.

 

Preaching and its impact as a cultural form of not only religious but also social, political, literary, and aesthetic value has become a growing area of scholarship. This conference aims to foster research on the anthropology and history of religious teaching and public communication by providing an occasion for the interdisciplinary and comparative analysis of preaching as a performance event. We welcome papers focused on any religious tradition or historical period that explore some aspect of the way preaching uses theatrical, material, sensory, linguistic, and affective resources to produce religious sentiment, form religious subjects, and transmit doctrinal messages.

 

Suggested areas of focus include but are not limited to:

 

Content – Relationship between sermonic genres and liturgical, political, or religious events in different traditions and periods.

 

Scene – The locations and environments of preaching. 

 

Audience – The relationship between preaching and audience response and performance.

 

Preacher – The training, performance methods, self-presentation, and reputation of those who preach.

 

Affect – The emotional impact of preaching and its environment (crowds, venue, music, special effects, etc.)

 

Props – The use of objects to activate the senses, augment the preacher’s message, or facilitate devotion during the preaching event.

 

Distractions – Internal or external obstacles to retaining audience attention and strategies adopted to enhance or promote preaching or the preacher.

 

Papers can be submitted in either English or French. (Note that although written communications related to the conference will in most cases be bilingual, some portions of the program will be in English, such as the welcome and keynote addresses.) Proposals of one page or less (including the author’s biographical information) should be sent by May 1, 2018 to the following email addresses:

 

joy.palacios@ucalgary.ca and vandersp@ucalgary.ca

 

 

Organizing Committee:

Dr. Joy Palacios, University of Calgary

Dr. John Vanderspoel, University of Calgary

Dr. Emmanuelle Friant, Université de Montréal

Dr. Anne Régent-Susini, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

 

Source: Joy Palacios

CfP: Magnificence in the 17th Century Performing Splendour in Republican and Princely Contexts
Posted: Thursday, March 29, 2018 - 15:59
Madrid 7-8 March 2019

  Organizers: Stijn Bussels, Bram Van Oostveldt, Gijs Versteegen, José Eloy Hortal Muñoz, Ana Diéguez Rodríguez (Leiden University, Leiden University Center for Arts in Society, Universidad Rey Juan Carlos, Instituto Moll)  

Abstract submission deadline: 1 May 2018.  

Participants are asked to send the title, a short curriculum and a summary in maximum 250 words. A selection of the presented papers will be published prior peer review.   Language: English  

Contact: s.p.m.bussels@hum.leidenuniv.nlgijs.versteegen@urjc.es  

Complete CFP (Appel à contribution intégral) :

http://www.acras17-18.org/Actualites/191308_Magnificence17century.pdf

 

Source: Dramatica

Appel à communications: Anciens et Modernes face aux pouvoirs: l’Église, le Roi, les Académies, 1687-1750
Posted: Thursday, March 29, 2018 - 15:57

Colloque international organisé par Christelle Bahier-Porte et Delphine Reguig

IHRIM UMR 5317 - Université de Lyon / Université Jean Monnet (Saint-Étienne)

Jeudi 20 et vendredi 21 Juin 2019

Le règne de Louis XIV met en place les conditions d’une institutionnalisation de la vie littéraire, en particulier avec la création des Académies. Portés par cette évolution, les auteurs se trouvent, à la fin du XVIIe siècle, conduits à tirer de la période une forme de bilan. Mais ils ne le font pas d’une manière consensuelle : le dynamisme du champ littéraire donne alors naissance à une controverse qui pose clairement les enjeux de la définition d’une littérature et d’une pensée modernes, c’est-à-dire actuelles, à partir de la double expérience esthétique antique et contemporaine. En interrogeant les valeurs littéraires, le conflit qui secoue les milieux culturels et savants en France, au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, constitue une transition majeure vers une conception renouvelée de la création et de la diffusion du savoir, dont la publication de l’Encyclopédie à partir de 1750 marquera une nouvelle étape.

La Querelle des Anciens et des Modernes est de fait l’un des épisodes les plus commentés par les historiens de la littérature et des idées. Paradoxalement, il est aussi l’un des moins connus. Le volume collectif Écrire et penser en Moderne (1687-1750) (dir. Chr. Bahier-Porte et Cl. Poulouin, Champion, 2015) et le livre de Larry Norman (The Shock of the Ancient, Chicago, The University of Chicago Press, 2011) ont récemment permis de mettre en évidence la complexité de ce lieu de mémoire qu’est devenu la Querelle. Leurs avancées montrent que la Querelle des Anciens et des Modernes ne se réduit pas à un conflit facteur de rupture radicale : elle réunit les acteurs du champ littéraire dans un débat dialectique particulièrement inventif en termes d’idées et de formes.

La richesse de ces nouvelles lectures remet notamment en cause les clichés historiographiques qui majorent et surdéterminent le clivage entre les deux partis en prenant à la lettre les scénographies polémiques et en l’interprétant en termes institutionnels. Pour quoi et contre qui Anciens et Modernes se sont-ils affrontés ? L’enjeu du débat est-il de prendre position face aux pouvoirs ? Quelle est la position des Anciens et des Modernes face à l’institution religieuse ? S’agit-il de se situer dans les querelles théologiques alors en prise elles-mêmes avec la notion d’historicité ? Face au pouvoir politique, s’agit-il de privilégier l’entreprise de propagande monarchique ? Quels sont les véritables enjeux des batailles de fauteuil souvent relatées, non sans ironie, dans l’histoire de la Querelle ? Face au pouvoir académique, ne s’agit-il pas d’accepter et de légitimer l’autorité d’un nouveau corps social dont les fondements et les missions sont à définir ? Peut-on dégager un front commun dans ces débats ? Ceux que l’on qualifie d’Anciens ou de Modernes cherchent-ils à construire une unité ou bien cultivent-ils de subtiles nuances ? Peut-on continuer de penser et d’écrire que les Anciens favorisent le paganisme antique tandis que les Modernes défendent l’ordre chrétien de la monarchie absolue ? Les acteurs de la Querelle tiennent-ils un propos univoque et un discours assumé à l’égard des institutions ? La consistance ou les contradictions de ces positions éclaire-t-elle la nature profonde de la Querelle ? L’ardeur polémique entre les deux massifs occulterait-elle finalement une communauté d’intérêt entre Anciens et Modernes ? La géographie institutionnelle contemporaine se superpose-t-elle au paysage critique de la Querelle ? 

Par une relecture des textes publiés à l’occasion de la Querelle, l’ambition du colloque est de mettre à distance les interprétations datées qui externalisent les enjeux d’un débat essentiel pour la définition de l’idée de modernité. La Querelle, dont les nombreux soubresauts de 1687 à 1750 suggèrent déjà la pertinence des débats, pourrait au contraire apparaître comme un moment où les Belles Lettres accèdent à une visibilité sociale et où elles peuvent se développer de manière finalement autonome, sans composer avec les éventuels antagonismes partisans et notamment religieux. En évitant le recours immédiat aux filtres qui orientent la lecture, il s’agit de se demander si le conflit qui oppose Anciens et Modernes peut recouvrir avant tout des enjeux politiques internes : pour ses acteurs, le problème est peut-être moins d’obtenir la faveur des pouvoirs que de chercher soi-même à dominer le champ des « Lettres » encore neuf dans le paysage intellectuel de l’époque.

Les propositions pourront se présenter de manière thématique ou monographique, se consacrer à une problématique précise ou au cas d’un auteur particulier. Elles pourront également proposer des questionnements transversaux et conduire des enquêtes interdisciplinaires. On pourra par exemple explorer le rôle et le statut du christianisme de Perrault dans les débats, comme ceux de l’éventuelle proximité de Boileau avec Port-Royal.  On pourra également se demander si les positions théologiques et politiques des auteurs, plus ou moins consistantes, interviennent dans leur situation dans la polémique et influencent leurs choix poétiques (notamment en termes génériques). On pourra faire apparaître d’éventuelles discordances entre les choix individuels et l’inscription dans un parti singulier, dont bien des auteurs – La Fontaine, Fontenelle, Montesquieu, Marivaux… – ont déjà souligné la relativité.  On pourra encore questionner l’ambiguïté du rapport des représentants des deux camps aux différentes Académies qui constituent les différents théâtres de la Querelle et sont autant des lieux de reconnaissance, des tribunes, que des lieux de mise en scène. On pourra dans cette perspective, s’interroger sur le rôle précis accordé aux différentes Académies dans le conflit : si l’Académie des sciences, conduite par Fontenelle, semble dominée par les Modernes, qu’en est-il vraiment de l’Académie française et, plus encore, de l’Académie des Inscriptions, qui a suscité moins de commentaires ? On pourra de même se demander si les éventuelles déclarations d’intention de tel ou tel acteur se traduisent par des transgressions, des changements de camp plus ou moins assumés, des rencontres inattendues et des partages inavoués.

Les propositions, accompagnées d’une présentation succincte, sont à adresser conjointement à Christelle Bahier-Porte (christelle.porte@univ-st-etienne.fr) et à Delphine Reguig (delphine.reguig@univ-st-etienne.fr) avant le 10 juillet 2018.

Comité scientifique : Christelle Bahier-Porte (Université de Lyon-Saint-Étienne), Emmanuel Bury (Sorbonne Université), Nicholas Cronk (University of Oxford), Sophie Houdard (Université Paris 3), Christophe Martin (Sorbonne Université), Larry Norman (The University of Chicago), Claudine Poulouin (Université de Rouen), Delphine Reguig (Université de Lyon-Saint-Étienne), Volker Schröder (Princeton University), Catherine Volpilhac (ENS de Lyon).

Source: Volker Schröder

New Publications

La Sphère privée à la Renaissance – « Les cachettes du cœur » (Bénédicte Boudou)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:20

Bénédicte Boudou, La Sphère privée à la Renaissance – « Les cachettes du cœur », Paris, Classiques Garnier, 2021.

L’émancipation des consciences à la Renaissance crée l’exigence d’une sphère privée propice au besoin d’intimité et d’introspection. Les « cachettes du cœur » sont un abri où penser par soi-même et où privilégier les gestes ordinaires, mais aussi l’examen de soi, l’amitié et l’autodétermination.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 483
Parution: 21/04/2021
Collection: Études et essais sur la Renaissance, n° 123
Série: Éthique et poétique des genres, n° 4
ISBN: 978-2-406-10677-7
ISSN: 2105-8814

Pour une autre poétique. Horace renaissant (Nathalie Dauvois)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:17

Nathalie Dauvois, Pour une autre poétique. Horace renaissant, Genève, Droz, 2021.

La théorie de la littérature a valorisé une généalogie et un modèle conceptuel unique, celui de la Poétique d’Aristote. L’objet de ce bref ouvrage est de suggérer que d’autres modèles théoriques ont compté, notamment à la Renaissance. Centré non plus sur la construction d’une intrigue, d’une histoire, mais sur le personnage, l’art poétique d’Horace place la voix, le discours, la « fiction de personne » au cœur de la création et de l’invention poétiques. Mais Horace est aussi un poète qui offre à la fois la théorie et la pratique d’une langue spécifiquement poétique. Enfin cette œuvre, entièrement à la première personne, permet de repenser la relation du poétique à l’éthique, de penser la littérature, et singulièrement la poésie, comme expérience.

Publication en ligne (en libre accès ou sur abonnement) :
https://humanisme-renaissance.droz.org/book/9782600062442

Voir le site de l'éditeur.

Des airs, des lieux et des hommes Les théories des climats à la Renaissance (Dorine Rouiller)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:10

Dorine Rouiller, Des airs, des lieux et des hommes Les théories des climats à la Renaissance, Genève, Droz, 2021.

Les théories antiques des climats subissent, à la Renaissance, une mise à l’épreuve sans précédent. La reconfiguration de l’espace à laquelle assiste et participe l’Europe des XVe et XVIe siècles ébranle cet ordre explicatif ancien, fondé sur une vision du monde désormais caduque qui délimitait des zones terrestres et définissait des rapports d’influence entre lieux et hommes. Loin pourtant d’être abandonnées, ces théories conservent leur emprise en se transformant. Sur le long chemin qui verra partiellement subsister cet ensemble composite jusqu’aux Lumières, la Renaissance est une période charnière qui permet de saisir la capacité de ces modèles à se maintenir en absorbant ce qui leur fait obstacle et en s’adaptant à des réalités nouvelles telles que l’habitabilité de la zone torride et l’existence du continent américain.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Mollesses renaissantes. Défaillances et assouplissement du masculin (dir. Daniel MAIRA, éd. Freya BAUR, Teodoro PATERA)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:07

Mollesses renaissantes. Défaillances et assouplissement du masculin. Sous la direction scientifique de Daniel MAIRA . Édité par Freya BAUR, Teodoro PATERA, Droz, 2021, 456 p. 49 €.

Disponible ne librairie et sur le site de l'éditeur.

Dans Il Libro del Cortegiano de Baldassare Castiglione, le personnage du comte Louis de Canossa s’en prend aux courtisans mous et efféminés qui se crêpent les cheveux, s’épilent les sourcils et se fardent comme les femmes les plus lascives. Tout risque d’avilissement d’une plénitude virile est ainsi à exécrer. La virilité réclame au XVIe siècle une posture éthique, physique et rhétorique à laquelle tous les hommes sont appelés à se conformer. Cette injonction à un idéal de virilitas génère toutefois des masculinités jugées ratées et défaillantes. Les contributions de ce volume abordent les discours sur la mollesse masculine à la Renaissance, leurs enjeux idéologiques et leurs usages métaphoriques dans des domaines variés comme les traités de poétique, la médecine, le droit, la religion, ou la fiction. Toutes ces incarnations d’une masculinité perçue comme déviante et insuffisante interagissent avec l’idéal dominant de virilité pour le confirmer, mais aussi – et c’est l’objet de ce volume – pour l’assouplir et façonner un idéal qui va au-delà de l’opposition entre le dur et le mol.

 

Réforme, Humanisme, Renaissance (RHR), n° 92, 2021/1
Posted: 1 Feb 2022 - 05:04

Réforme, Humanisme, Renaissance (RHR), n° 92, 2021/1

Informations en ligne

Éditorial  (p.7)

Michel Renaud, Marie-Luce Demonet, In Memoriam Guy Demerson (p.9)

William Kemp, In Memoriam Hendrik Vervliet (p.17)

John O’Brien, Un poème latin de La Boétie et ses variantes : L’épitaphe sur la mort du marquis de Beaupréau (p.29)

Sylvie Laigneau-Fontaine, L’épithalame de Nicolas Bourbon pour Jeanne de Navarre : du mariage réel au mariage idéal (p.49)

Philippe de Lajarte, Entre dispersion et centralité : l’invention du sujet dans les Essais (p.73)

William Kemp, Jean de Tournes, Sébastien Gryphe et Robert Granjon à Lyon en 1543 et après (p.95)

Astrée Ruciak, De la révélation du mal à la piperie : les procédés hyperboliques dans quatre discours démonologiques au tournant des XVIe et XVIIe siècles (Bodin, Boguet, Le Loyer et De Lancre) (p.117)

Marie-Aude Toussaint, Nommer pour dénoncer dans les récits des Saint-Barthélemy. Simon Goulart et Jean de Léry (p. 135)

Véronique Montagne, Définir, diviser et énumérer : l’exemple des anatomies de la Renaissance (p.155)

Marie Cézard-Leyral, « Les faictz sont masles, les parolles femelles » : entre le Vocabulista (1542) et le Berlaimont (1558), la piquante répartie de la Bonne response a tout propos (1547) (p.171)

Carine Roudière-Sébastien, Bâtir des châteaux en Italie ou le songe de Jean Du Bellay. Une lecture de la Sciomachie de François Rabelais (p.193)

Julien Chauffour, La Satyre ménippée et son Supplement : la reconstruction érudite d’un genre ou le pamphlet du déguisement (p.211)

André Bayrou, Peut-on encore aimer les Amours de la Renaissance ? La hantise des abus sexuels dans l’étude de la poésie (p.231)

THÈSES SOUTENUES

Ugo Pais, Recherches de Christofle de Beaujeu : la poésie dans l’Histoire ? Édition critique des Amours (1589) (p.251)

Antonin Godet, Édition critique du Parnasse des Poètes François modernes Contenant leurs plus Riches et Graves sentences discours descriptions et doctes enseignemens
de Gilles et Galliot Corrozet (1571, 1572, 1578) (p. 255)

COMPTES RENDUS

Les cinq sens entre Moyen Âge et Renaissance : enjeux épistémologiques et esthétiques, dir. Olga Anna Duhl et Jean-Marie Fritz (J. Laubner, p. 263), Brenton Hobart, La peste à la Renaissance. L’imaginaire d’un fléau dans la littérature au xvie siècle (É. Berriot-Salvadore, p. 265), Phillip J. Usher, Exterranean. Extraction in the Humanist Anthropocene (P.-E. Pichot, p. 267), Valerio Del Nero, Juan Luis Vives. Scritti politico- filosofici (T. Vigliano, p. 271), Juliette Ferdinand, Bernard Palissy. Artisan des réformes entre art, science et foi (M. Yvernault, p. 272), Dominique Brancher, Quand l’esprit vient aux plantes. Botanique sensible et subversion libertine (XVIe-XVIIe siècles) (V. Giacomotto-Charra, p. 276)